Le gouvernement Orbán met les ONG sous pression

Budapest veut barrer la route aux ONG financées par l'étranger. Une nouvelle loi est notamment censée obliger dorénavant à davantage de 'transparence financière' les institutions soutenues par l'investisseur américain d'origine hongroise George Soros. Leur seule raison d'être est de jeter l’opprobre sur le gouvernement, écrivent certains commentateurs. D'autres pointent les ramifications de plus en plus tentaculaires de l'administration Orbán.

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Nézőpontok (HU) / 14 janvier 2017

La calomnie comme programme

Les organisations bénéficiant du soutien financier de Soros ont toutes pour mission de discréditer le gouvernement hongrois, critique le politologue Dániel Deák sur le blog proche du gouvernement Nézőpontok :

«Une quantité imposante de documents attestent déjà l’ampleur de l’influence médiatique et politique du réseau d’ONG exploité par George Soros. … Le soutien financier de Soros va de pair avec des attentes exigeantes. On lit par exemple sur la page d’accueil de la fondation Soros que le 'projet Hongrie' se donne pour objectif d’ancrer durablement la pensée politique libérale dans la société, et appelle ses organisations à faire pression. ... Ce n’est donc pas le fruit du hasard si ces ONG ont, à plusieurs reprises, mené des campagnes de diffamation concertées contre des politiques au pouvoir.»

hvg (HU) / 16 janvier 2017

Les Hongrois doivent se liguer contre le Fidesz

L'emprise du parti au pouvoir Fidesz est perceptible dans tous les domaines de la vie quotidienne, déplore le chroniqueur Árpád Tóta W. dans l’hebdomadaire hvg, après l’annonce du gouvernement :

«Tu peux toi aussi avoir affaire un jour au régime, c'est possible à tout instant. Peut-être le jour où quelqu’un de ta famille sera abandonné sans soins palliatifs sur un lit d’hôpital moisi. Ou le jour où un quelconque protégé du Fidesz s'intéressera à ton emploi, voire à ton commerce, à ta maison, à ton épouse. Peut-être toute ton existence s'en trouvera-t-elle bouleversée : elle sera interdite, nationalisée, confisquée ou distribuée à quelques parents d'aspirants-représentants écervelés. Où iras-tu alors porter plainte ? Qui paiera tes frais d'avocat, qui t'aidera à clamer l'injustice sur la place publique ? ... Nous devons nous insurger contre eux car nous sommes majoritaires ! La solidarité l’a déjà emporté en des temps plus difficiles.»

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