Comment venir à bout du plastique ?

La formation de nappes de déchets plastique dans les océans et la décision de la Chine de stopper les importations de déchets, en vigueur depuis le début de l'année, poussent la Commission européenne à envisager de nouvelles mesures, comme la possible adoption d'une taxe pour réduire l'omniprésence du plastique. Une proposition qui ne fait toutefois pas l'unanimité.

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Der Tagesspiegel (DE) / 11 janvier 2018

Une bonne idée

Der Tagesspiegel salue la proposition de taxe sur le plastique :

«Car le problème des déchets plastique est une calamité telle qu'il justifie à lui seul une intervention politique. Les choses vont empirer encore du fait que la Chine n'accepte plus d'ordures en provenance d'Europe. ... Le plastique bon marché est une plaie depuis longtemps, il forme d'immenses îlots sur les océans et fait suffoquer les animaux, qui meurent dans d'atroces souffrances. Il est donc impératif de tout faire pour éviter les déchets plastique, et d'améliorer leur recyclage. Aujourd'hui déjà, certains cafés récompensent les clients qui apportent leur propre tasse en leur accordant un prix préférentiel. Parallèlement, l'UE ferait bien de percevoir une redevance sur l'emballage plastique des tomates et d'autres produits.»

Corriere della Sera (IT) / 12 janvier 2018

Le Pacifique infesté par le plastique du boom chinois

L'Europe aura beau multiplier les mesures de lutte contre le plastique, celles-ci resteront inutiles tant que rien ne changera ailleurs, écrit Corriere della Sera :

«La Chine reste le problème numéro un. Il y a dix ans déjà, Pékin avait essayé d'interdire les sachets plastique. Mais les magasins ont tout bonnement ignoré l'interdiction. Le rythme effréné du développement économique de ces dernières années a porté un coup fatidique à l'environnement. Les services de livraison de repas, très répandus dans les grandes villes et qui enregistrent 20 millions de commandes chaque jour, produisent à eux seuls 60 millions d'emballages en plastique qui sont jetés sans être recyclés. Les fleuves chinois sont saturés d'ordures, déversées ensuite dans le Pacifique. Pékin envisage des mesures draconiennes et a interdit l'importation de déchets, pour se concentrer sur le traitement de ses propres poubelles. Mais il se pourrait que cette mesure arrive trop tard.»

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