Dans le quotidien El País, Francisco J. Laporta s'étonne du fait qu'apparemment nous ne recherchions pas les coupables de la crise économique que nous traversons : "Dans l'économie de marché, il se passe des choses dont personne n'est responsable. C'est le royaume de l'impunité. Cela est certes contraire à certaines des opinions que nous nous forgeons habituellement, très souvent guidées par une quête obsessionnelle, voire parfois obscène, de la responsabilité. Qu'il y ait une erreur dans le système juridique, un accident d'avion, un problème avec le système de santé, une erreur sociale, un vieux crime historique ou un cas de corruption, les détectives privés, les experts en rumeurs, les juges des gros titres (ou ceux qui aimeraient le devenir), les témoins zélés et officieux, les journalistes d'investigation et l'opinion publique en général se lancent immédiatement à la recherche des coupables pour leur faire passer un mauvais quart d'heure. Malheur à celui qui se trouve au mauvais endroit au mauvais moment. Il peut s'attendre à ce qu'on le mette en pièces, peu importe le rôle qu'il ait pu jouer dans cette affaire. Le royaume de la vie économique semble toutefois immunisé contre les mises en accusations. Il y a des crises, des récessions, de la pauvreté, du chômage, et quoi d'autre encore, mais personne n'en est à l'origine. Elle s'est provoquée elle-même." (12.11.2008)
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