Sie haben keinen Flash Player installiert oder verwenden eine zu alte Version. Die aktuelle Version können Sie unter www.adobe.com herunterladen.
L'historien Marius Oprea explique dans l'hebdomadaire Observatorul cultural pourquoi le passé est encore si vivace dans son pays : "Aucun officier de la Securitate, l'ex-police secrète communiste, n'a jamais été jugé. Aucun militant du parti n'a eu jusqu'à présent à assumer la responsabilité de ses actes devant un tribunal, ou perdu son rang de dignitaire pour les faits, les crimes ou les abus commis par le passé. Je dois livrer aujourd'hui un diagnostic impitoyable. … Les coupables encaissent aujourd'hui leurs retraites en toute tranquillité d'esprit, et celles-ci sont naturellement bien plus élevées que celles de leurs victimes. Même les morts disposent d'une tombe dans un cimetière militaire ou dans un cimetière honorifique – avant de mourir, les malades sont pris en charge selon leur grade dans les cliniques attentionnées du ministère de l'Intérieur. … L'absence de distance a poussé la Roumanie dans les bras de ceux qui regardent le communisme avec nostalgie. Et ceux-ci sont assurément plus nombreux que ce que les ex-militants du parti et les membres de la sécurité n'auraient osé espérer dans les jours de décembre de 1989. … Les uniques véritables réformes sont la liberté de la presse et le pluralisme politique, mais elles sont aussi noyautées par l'omniprésence d'une mafia postcommuniste bien organisée, qui contrôle de larges pans des médias et des politiques, quelque soit le parti auquel ces derniers appartiennent. Le communisme n'a pas disparu en Roumanie, il a seulement été privatisé. Il semblait être mort, s'être suicidé en 1989 mais ce n'était en réalité qu'une mort apparente. Son cerveau, son dictateur, son idéologie sont bien morts, mais les cellules sont encore vivantes."
» article intégral (lien externe, roumain) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Histoire, » Roumanie Tous les textes disponibles de » Marius Oprea
» Ensemble de la revue de presse de jeudi, 18. septembre 2008
Marquer cette page d'un signet sur
Pour recevoir gratuitement euro|topics ou vous désabonner à la lettre d'information, inscrivez votre adresse e-mail: