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Archives / Revue de Presse | 16.07.2008

 

À LA UNE

Crise au cœur de l'Europe

Crise au cœur de l'Europe

 

Le Premier ministre belge, Yves Leterme, a démissionné 100 jours seulement après sa prise de fonction. Son gouvernement n'est pas parvenu à résoudre la querelle entre les différents groupes de populations en Belgique pour une plus grande autonomie. Quelle est l'importance, pour le reste de l'UE, de cette crise étatique au cœur de l'Europe  ? » suite

Extraits des publications suivantes:
Süddeutsche Zeitung - Allemagne, Postimees - Estonie, La Repubblica - Italie, NRC Handelsblad - Pays-Bas, De Standaard - Belgique

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Le quotidien Süddeutsche Zeitung estime que la crise gouvernementale en Belgique aura des répercussions sur toute l'Europe. "Si l'on recherche les causes de la crise qui vient de reprendre en Belgique, on peut difficilement éluder la responsabilité du chef du gouvernement belge et de ses agissements malheureux. … Mais avant de commencer à dénigrer l'incapacité politique de la petite Belgique, il faudrait réfléchir au point suivant : si les Flamands réclament avec véhémence une plus grande autonomie régionale et que les Wallons s'y opposent farouchement, toutes les manœuvres politiques sont toutefois bien empreintes d'aspirations profondes à l'autodétermination, l'identité et l'appartenance. La quête difficile des Belges d'un nouvel équilibre intérieur n'est pas un folklore local. Cela concerne toute l'Europe." (16.07.2008)

Postimees - Estonie

Le quotidien estonien Postimees pressent les importantes difficultés que la crise gouvernementale en Belgique risque de poser à l'Union européenne : "La Belgique est le pays le plus décentralisé de toute l'Union européenne. Les régions de la Flandre et de la Wallonie disposent de leur propre Parlement et de leur propre gouvernement mais la querelle linguistique s'est considérablement aggravée aux cours des dernières années. Tout d'abord, il leur a fallu 200 jours pour former un nouveau gouvernement qui n'en a tenu que 100. L'Europe occidentale est-elle toujours aussi convaincue, après les développements en Belgique, qu'il n'y a qu'en Europe de l'Est où les gouvernements sont instables ? Ou bien va-t-on maintenant déléguer une mission de l'OSCE en Belgique pour enquêter sur d'éventuelles violations des droits de l'homme ? Il est déjà suffisamment ironique de constater que la paralysie d'un Etat membre de l'UE peut bloquer l'Union toute entière. Dans certains processus, la participation et l'approbation de tous les membres sont en effet nécessaires. De ce point de vue, la situation en Belgique est aussi intéressante pour nous en Estonie." (16.07.2008)

La Repubblica - Italie

Le quotidien La Repubblica redoute que la Belgique sous sa forme actuelle "ne disparaisse de la carte de l'Union européenne. … A l'horizon politique se profile un gouvernement francophone, on évoque le nom de Didier Reynders, vice-Premier ministre et ministre des Finances, et président des libéraux francophones. … Le débat politique national connaît en même temps une évolution qualitative, passant du niveau fédéral actuel, avec les négociations des partis au gouvernement sur les entités fédérales, au niveau communautaire, avec les négociations directes des Communautés entre elles. En raison d'une situation économique difficile et d'un des plus hauts taux d'inflation de l'UE, cela pourrait être la dernière opération de sauvetage visant à empêcher la disparition de la Belgique en tant qu'Etat." (16.07.2008)

NRC Handelsblad - Pays-Bas

La Belgique, Etat multinational, pourrait être un exemple pour l'Europe, écrit le poète Benno Barnard dans le quotidien interrégional NRC Handelsblad : "De nombreuses personnes pensent que la fin de la Belgique serait une bonne idée malgré tout. Ils alimentent ainsi le plus grand monstre de l'histoire européenne moderne. Ce monstre est le nationalisme ethnique, qui mange dans la main du Vlaams Belang. … La Belgique offre tous les avantages d'un Etat plurinational. Nous, les habitants d'un pays situé à la frontière du monde germanique et romain, sommes de véritables Européens par notre situation, notre culture et notre histoire. … Les tensions sont fâcheuses mais elles favorisent notre démocratie. … Et je n'ai pas encore évoqué le regard légèrement romantique que je porte sur la Belgique comme modèle pour une possible Europe réunie : une Europe brouillonne, contradictoire et perpétuellement irritée. C'est ce à quoi ressemble la réalité d'un Etat multinational. A la Belgique, en gros." (16.07.2008)

De Standaard - Belgique

Après la démission du Premier ministre belge, Yves Leterme, le quotidien De Standaard évoque les possibles sorties de crise : "Il est désormais plus clair que jamais que le pays qui se nomme Belgique doit être complètement rénové. Qu'un nouveau dialogue approfondi doit être établi dans les relations entre les Communautés entre elles, et dans les relations entre le gouvernement fédéral, les Communautés et les communes. … Les consultations que le roi Albert a de nouveau recueillies hier n'ont des chances de succès, que si la Cour et tous les membres de l'Etat concernés n'acceptent de prendre en considération que le pays doit évoluer d'un modèle fédéral déséquilibré à un modèle confédéral solidaire. Sinon, nous nous heurterons, avec ou sans Leterme, aux limites de notre système actuel. Redéfinir ces limites est la meilleure garantie d'une politique sociale, économique et écologique qui soit orientée vers les besoins de la Flandre, de Bruxelles et de la Wallonie. C'est-à-dire de tous les Belges." (16.07.2008)

POLITIQUE

Fakt - Pologne

L'index de Sarkozy

Le président polonais, Lech Kaczyński, a promis à Paris à son homologue français, Nicolas Sarkozy, qu'il ratifierait le traité de Lisbonne. Dans une tribune adressée au tabloïd conservateur Fakt, le journaliste télé Kamil Durczok s'irrite pourtant de l'attitude de Sarkozy à l'égard de la Pologne. "Le ton adouci du communiqué consécutif à la rencontre à Paris des présidents français et polonais, n'a pas dissipé la mauvaise impression laissée par Nicolas Sarkozy ces derniers jours, lorsqu'il pointait avec force agitation un index accusateur. … L'homme politique français a commis une plus grosse erreur que ce que l'on pourrait penser. La Pologne n'est en effet pas la seule à avoir vu l'index accusateur, c'est aussi le cas de tous les petits pays de l'UE. … Aucun petit pays n'aime recevoir de leçons de pays plus grands ou plus puissants. Mais il se trouve que c'est le président d'un pays à qui l'on vient de confier la présidence de l'UE, cela est doublement insupportable et détériore les prévisions pour les six prochains mois." (16.07.2008)

Gândul - Roumanie

Pas de danger pour les Roms

Le recensement des empreintes digitales des Roms en Italie a soulevé une "vague d'indignation" écrit le quotidien Gandul. Selon le journal, il n'y a pas lieu de s'énerver : "Les Roms n'ont rien à craindre car leur recensement en Italie est inoffensif au vu des pratiques d'autres pays européens. En Grande-Bretagne, les immigrés clandestins doivent s'acquitter d'une 'caution' pour ne plus avoir à vivre dans des camps de réfugiés comme des veaux dans une étable. Après le paiement, ils sont certes 'libres', mais doivent porter un bracelet électronique qui permet de suivre chacun de leurs mouvements. … Il est intéressant de voir aussi qu'avec l'ensemble de mesures italiennes, c'est moins la collecte d'empreintes digitales qui est mise en avant que le regroupement général des données – non seulement des Roms roumains mais aussi de tous les nomades en Italie. En ce qui concerne les Roms roumains, la Commission européenne ne peut pas accuser l'Italie de discrimination ethnique ni raciste. … Les Roms n'ont rien à craindre mais ils ne peuvent pas non plus se faire d'illusions. En Roumanie, il est clair que le président, le chef du gouvernement et son cabinet ont connaissance des mesures qui concernent les Roms. … Mais personne ne bouge le petit doigt. … En ce qui concerne les Roms, l'opinion publique en Roumanie estime bien plus qu'il est positif 'que l'on fasse quelque chose, ça fera peut-être un peu moins de Roms qui volent'." (16.07.2008)

die tageszeitung - Allemagne

Echange transatlantique de données

Les Etats-Unis et l'UE préparent actuellement un accord transatlantique de protection des données visant à légitimer la transmission d'informations personnelles privées. Cet accord prévu serait "un désastre sur le plan juridique pour la protection des données", écrit le quotidien de gauche, die tageszeitung. "Dans l'arsenal législatif de l'UE, ... il existe une brèche qui permet la transmission d'informations sur l'origine ethnique, l'appartenance à un syndicat, la vie sexuelle et les convictions politiques. Ce n'est malheureusement pas une blague. ... Les défenseurs de cet accord argumentent que l'échange de données avec les Etats-Unis se fait déjà de toute façon depuis les attaques du 11 septembre 2001 - simplement jusqu'à présent, il n'était soumis à aucune règle. Cet argument est ridicule. Il est largement temps de mettre fin à ce dysfonctionnement car, dans leur lutte contre le terrorisme constitutionnel, les Etats-Unis ont quitté depuis longtemps le domaine du tolérable sur le plan constitutionnel." (16.07.2008)

Die Presse - Autriche

Qui protège la force de protection ?

La Cour pénale internationale (CPI) a certes lancé un mandat d'arrêt contre le président du Soudan Al-Bachir, l'ONU retire pourtant simultanément 200 hommes de ses troupes de casques bleus de la province du Darfour frappée par la guerre civile. Cette intervention irréfléchie renforce tout autant Al-Bachir et la puissance protectrice du Soudan qu'est la Chine, écrit le quotidien Die Presse : "Au Darfour, on a un besoin urgent de chacun des collaborateurs de l'ONU, si ce n'est pas pour la protéger des crimes de guerre que ce soit au moins pour constater le crime de guerre. … En tout cas, c'est là un signe accablant d'impuissance. … Encouragée par son 'succès', la Chine, protectrice du Soudan, met apparemment tout en œuvre pour que l'ONU suspende les procédures de la CPI. … Si Bachir met à exécution sa menace de laisser - encore une fois la situation - dégénérer au Darfour, les Etats occidentaux risquent de montrer eux aussi leur faiblesse. Ce serait la dernière pièce manquante au puzzle intitulé 'échec de la communauté internationale au Darfour'." (16.07.2008)

RÉFLEXIONS

El País - Espagne

Un avion sans piste d'aterrissage

Le sociologue allemand Ulrich Beck commente dans le quotidien El País les débats sur un retour à l'énergie nucléaire : "Une satyre à la fois amusante et terrible vient de commencer. Sa thèse est la suivante : les catastrophes climatiques et les crises pétrolières font disparaître les dangers de l'énergie nucléaire. … Les acteurs devant garantir la sécurité et la rationalité (Etat, science, industrie) jouent désormais un rôle très ambivalent. Ce ne sont plus des gardiens mais plutôt des suspects ; ils ne sont plus des gestionnaires du risque mais responsables de celui-ci. Ils exigent de la population qu'elle monte dans un avion pour lequel il n'existe pas encore de piste d'atterrissage. … Qu'arriverait-il si la radioactivité provoquait des démangeaisons ? … Des explications seraient certainement rapidement avancées pour designer des causes autres que le nucléaire à ces irritations cutanées. Nous pouvons supposer que ce type d'explications n'aurait que peu de chances de se maintenir si les gens … en venaient à se gratter en permanence. La politique et la société se trouveraient alors dans un rapport totalement nouveau face aux risques modernes importants. Et plus tard, nous nous rendrions compte en termes culturels de ce sur quoi nous sommes en train de discuter et de débattre." (16.07.2008)

Expresso - Portugal

Des chefs de gouvernement désemparés

Le monde est dans un état pitoyable et les chefs d'Etat et de gouvernement européens restent perplexes face aux problèmes mondiaux écrit l'écrivain Miguel Sousa Tavares dans l'hebdomadaire Expresso : "Le prix du pétrole brut est deux fois plus élevé qu'il y a un an ; les prix des aliments … ont augmenté de 30 pour cent ; les taux d'intérêts n'ont jamais été aussi élevés ; le chômage augmente et des immigrants venant d'd'Afrique tentent quand même leur chance en Europe et poussent Bruxelles à établir des directives inhumaines. L'Iran teste des missiles, … l'OTAN s'enlise dans une guerre sans fin en Afghanistan. … Les géants d'Orient (l'Inde et la Chine) se développent rapidement et les ressources mondiales ne suivent pas. … Des milliers d'hectares de la forêt amazonienne sont transformés en champs de soja et des terres fertiles en Afrique sont utilisées pour des monocultures qui servent à produire des biocarburants. L'UE ne sait pas ce qu'elle doit faire de la Turquie, des immigrants, du traité de réforme de l'UE, de l'Irlande et de la Pologne ou d'un continent africain où un criminel tel que Robert Mugabe (président du Zimbabwe) continue d'être traité comme un chef d'Etat. … La seule décision que la Commission européenne ait prise en matière de politique étrangère a été de reconnaître l'indépendance du Kosovo, décision qu'elle va d'ailleurs regretter. Voilà dans quel état se trouve le monde. … Il n'a fallu que quelques photos du sommet du G8 pour se rendre compte que jamais un groupe aussi incompétent de chefs d'Etat n'a eu à trouver des solutions à des problèmes aussi nombreux et d'une telle gravité." (14.07.2008)

ÉCONOMIE

El Mundo - Espagne

La bulle immobilière espagnole a-t-elle explosé ?

Le plus grand groupe immobilier espagnol Martinsa-Fadesa s'est déclaré insolvable. Sur les Bourses, cette nouvelle a déclenché un effet domino sur le secteur de la construction et de l'immobilier. Face à cette déclaration d'insolvabilité, certains politiques exigent une aide de l'Etat. Le quotidien El Mundo s'y oppose : "Martinsa-Fadesa est le groupe immobilier qui compte le plus grand nombre de mètres carrés construits (28 millions) dans ce pays et possède 170.000 logements en cours de construction … Les experts redoutent que la déclaration de Martinsa ne soit la première déclaration de faillite d'une longue série dans ce secteur. … L'une des questions qui doit être analysée est la relation pécheresse entre des groupes immobiliers et des instituts financiers qui ont mis d'importantes sommes d'argent à la disposition d'entreprises dont la solvabilité était douteuse. … Il n'est pas justifié qu'à présent le gouvernement soutienne financièrement un secteur qui a agi avec aussi peu de transparence." (16.07.2008)

Irish Independent - Irlande

L'Irlande doit abandonner l'euro

Dans un contexte de récession larvée en Irlande, l'économiste David McWilliams se demande s'il ne serait pas mieux de quitter la zone euro. "Si un économiste de Mars atterrissait en Irlande, il verrait immédiatement que le pays est prisonnier d'un arrangement monétaire qui rend notre récession bien plus forte que nécessaire. C'est un fait économique, pas un slogan politique. L'euro est aujourd'hui un élément du problème, pas un élément de la solution. … Nous nous retrouvons dans la situation étrange de ne pas pouvoir relancer notre économie en imprimant des billets ou en contractant des dettes. … Il en résulte que le chômage va considérablement augmenter au cours des prochaines années et que les prix des maisons vont diminuer bien plus que nécessaire. … Quand une économie est en chute libre, il est de la responsabilité démocratique d'un gouvernement élu de faire quelque chose. En période de crise, il faut prendre en considération des idées qui seraient perçues comme extrêmes en temps normal." (16.07.2008)

Kapital - Bulgarie

Des versements de subventions erronés

On s'inquiète de plus en plus en Bulgarie d'avoir jusque là mal compris et mal rempli les conditions pour les bénéficiaires de l'aide agricole. Il apparaît seulement maintenant que des demandeurs ayant reçu des subventions pour plusieurs entreprises ont enfreint les directives. L'hebdomadaire Kapital écrit : "Dans près de 30 pour cent des cas, une personne avec une participation dans différentes entreprises a touché plusieurs fois des subventions. Si l'on devait en arriver à des sanctions, toutes les grandes entreprises dans les filières de la viande, du poisson et du lait seraient concernées. Le pire scénario comprend également le remboursement des subventions. … Même si Bruxelles poursuivait les développements en Bulgarie de manière trop critique, il y aurait de bonnes raisons pour cela. Suite à des inspections économiques, Sofia s'est vue adresser quatorze recommandations dont personne n'a tenu compte. Si elles avaient été suivies, les 125 millions d'euros alloués dans le cadre [du programme d'adhésion à l'UE] SAPARD n'auraient pas été gelés." (16.07.2008)

CULTURE

Gazeta Wyborcza - Pologne

La France invite la culture de l'Europe

Le quotidien Gazeta Wyborcza parle de la "Saison culturelle européenne" qui se déroule en France et à laquelle sont invités des artistes des 26 autres Etats membres de l'Union européenne. "Le semestre de la présidence française de l'UE pourrait apporter un changement profond à la culture. Un pays qui, durant des années, a fait partie des centres culturels les plus influents, qui a lancé des tendances, qui, depuis André Malraux, a toujours eu des ministres de la Culture exceptionnels, veut reprendre son rôle de mécène et de dirigeant des autres Etats membres. Avec la 'Saison culturelle européenne', ... la France entend prouver qu'elle a toujours des chances d'être effectivement un dirigeant de l'UE et pas seulement d'en porter le titre. … Reste la question de savoir si ces projets et ces expositions rapprocheront vraiment les artistes européens les uns des autres, si ces manifestations aideront à comprendre la spécificité et les besoins de l'art européen. … La France devra peut-être reconnaître pour la première fois qu'elle devrait parler, juger et conseiller moins souvent mais plutôt davantage écouter ?" (16.07.2008)

MÉDIAS

Delo - Slovénie

La une controversée

Le magazine New Yorker a publié en couverture de son dernier numéro, une caricature montrant Barack Obama, le candidat démocrate à la présidentielle des Etats-Unis, déguisé en militant extrémiste musulman, ce qui a déclenché une vague d'indignation dans les médias américains. Le quotidien Delo s'intéresse, à cette occasion, au rôle des médias d'aujourd'hui : "Il est triste pour la profession en voie d'extinction qu'est le journalisme de constater que seule la satire parle des problèmes vraiment graves de la société. Des problèmes que ne relatent plus les médias dits sérieux, qui ne sont plus que des supports de publicité servant les intérêts des propriétaires de ces mêmes journaux. … Au lieu d'utiliser délibérément le préjugé recherché comme principal sujet journalistique, … ils ont tous assailli le magazine qui a osé montrer ce stéréotype. … Pourtant, depuis que les conseillers dans l'entourage d'Obama, qui se veut le candidat des changements, ont condamné la une du New Yorker, l'observateur neutre de cette folie électorale doit se poser la question suivante : mais où [donc] se cachent les changements." (16.07.2008)

 

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