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Élet és Irodalom - Hongrie | mercredi, 5. novembre 2008

György Ivány sur le souhait d'un Etat fort

Face à la crise financière mondiale, le mythe de l'Etat fort connaît une renaissance, analyse György Ivány dans l'hebdomadaire progressiste de gauche Élet és irodalom : "Il serait aberrant de voir l'origine de la crise dans la nature humaine. L'homme, qu'il soit agent de change, chaudronnier, afghan ou africain, est ainsi : quand il en a la possibilité, il augmente ce qu'il a ou ce qu'il croit avoir. Les acteurs du marché ont tout simplement – dans le cadre légal de l'Etat et sous son contrôle – agi dans leurs intérêts. Pendant ce temps, les gouvernements, les législateurs, les banques centrales et les autorités de surveillance des établissements bancaires n'ont pas fait leur devoir. Ils ont négligé de défendre les intérêts à long terme de la communauté par rapport aux intérêts de quelques uns – par des lois, des contrôles et des régulations. Dans certains cas, c'est même l'inverse qui s'est produit. Ils ont suivi des objectifs à court terme, comme des requins de la bourse. … Pour maîtriser la crise, il faut prendre des mesures étatiques radicales. … L'extension de la garantie pour les dépôts d'épargne et les injections de capitaux pour les banques pourraient – selon les mots de l'économiste Milton Friedman – être plus dangereux que la maladie elle-même. Mais maintenant, l'Etat doit intervenir, que ça lui plaise ou non."

» Ensemble de la revue de presse de mercredi, 5. novembre 2008

 

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