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Plenel, Edwy
Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 4 articles de l'auteur.
La panne du gouvernement de droite
Le camp de droite en France a déçu ses électeurs, écrit le journal en ligne Mediapart suite aux mauvais résultats dans les sondages de l'UMP, le parti au gouvernement : "A mi-mandat, la machinerie de la présidence Sarkozy, ce mélange d'omniprésence revendiquée et d'omnipotence assumée, s'est durablement enrayée. La mécanique est grippée, et le mécano lui-même semble déstabilisé ou dépassé. ... La séquence qui s'achève, ce mois de mars 2010, avec les deux tours des élections régionales, met en scène le divorce du pouvoir avec son propre électorat. La droite doute, et ne s'en cache plus. François Fillon, le premier ministre humilié et malmené, est désormais portraituré en présidentiable, voire en recours. ... Si elle peut espérer en profiter dans les urnes régionales, la gauche n'est pourtant aucunement responsable de cette impopularité croissante."
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L'oeuvre d'Aimé Césaire a des échos actuels
Le chroniqueur Edwy Plenel estime que le message véhiculé par l'oeuvre d'Aimé Césaire, écrivain français décédé le 17 avril, est toujours valable de nos jours. "Césaire, c'est d'abord la révolte de l'universel contre l'Occident qui le trahit. Contre une Europe qui se trahit elle-même. Contre une civilisation qui se fait barbarie. Contre une culture qui se déshonore. (...) Lire Césaire aujourd'hui, c'est donc prendre la mesure de l'extrême actualité du refus du colonialisme, comme une boussole pour nos temps troublés et incertains. Qu'est-ce qui était en jeu alors et qui l'est encore, sinon l'humanisme, l'universalisme et le souci du monde ? (...) Et si, loin de paraître dérisoires, [les mots] n'ont rien perdu de leur force, c'est bien parce qu'ils résonnent dans notre présent, de l'Irak à l'Afghanistan en passant par le Proche-Orient, avec, au cœur de cette nouvelle croisade civilisatrice, cette banalisation et cette officialisation nord-américaines de la torture (...)."
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Edwy Plenel s'inquiète d'une nouvelle guerre des religions
Le chroniqueur français Edwy Plenel s'oppose aux critiques trop radicales de l'islam, comme celles formulées par le journaliste italien Magdi Allam ou le député populiste néerlandais Geert Wilders. "La condamnation globale de l'islam en tant que tel – et non plus des actes politiques commis par des minorités violentes qui s'en réclament – n'est pas moins condamnable que l'attitude similaire à l'égard des autres grandes religions. Tout monothéisme a connu ses intolérants, ses inquisiteurs et ses sectaires. (...) Sous l'apparente provocation, qui encourage les extrémistes du camp d'en face, c'est donc un refrain haineux qui s'installe envers ceux qui pratiquent cette religion, les musulmans d'Europe, nos concitoyens. Et ce serait la vraie victoire d'Oussama Ben Laden que notre Occident judéo-chrétien finisse par lui ressembler en adoptant des haines parallèles où l'Autre musulman, réduit à son identité religieuse, deviendrait l'ennemi vital."
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Une nouvelle ère politique en France ?
Pour le journaliste français Edwy Plenel, qui tient une chronique régulière dans le quotidien belge depuis quelques mois, la candidate Ségolène Royal peut d'ores et déjà savourer une grande victoire. "Peut-être qu'elle ne sera pas présidente de la République française au soir du dimanche 6 mai. Mais elle a déjà réussi cet exploit de prouver qu'elle pouvait l'être. Qu'elle avait l'étoffe et la compétence, le caractère et la dignité, la profondeur de champ et la hauteur de vue. (...) La liberté dérange toujours, tant il lui faut être farouche et fière pour s'imposer. Quel que soit le résultat de dimanche, Ségolène Royal a déjà imposé la sienne. Mais, contrairement à ce qu'affirment ceux que cette nouveauté bouscule, elle ne l'a pas fait en s'émancipant des siens, en renonçant à ses principes ou en évoluant selon les modes. Ses réflexes, ses réparties et ses colères, le disent : elle est de gauche sans état d'âme."
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