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Berschens, Ruth


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Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 4 articles de l'auteur.


Handelsblatt - Allemagne | 18.08.2011

Un gouvernement économique illégitime

Le gouvernement économique proposé par Merkel et Sarkozy n'a pas de légitimité sur le plan démocratique sans réforme du traité de Lisbonne, estime le journal économique libéral Handelsblatt : "Les députés doivent s'engager de leur plein gré à transposer rapidement dans les projets budgétaires nationaux les mesures d'austérité supplémentaires demandées par la Commission européenne. C'est certainement raisonnable d'un point de vue politico-financier. … Mais cela va clairement à l'encontre de la légitimation démocratique. On ne doit pas tout simplement faire sauter le droit souverain du Parlement à décider du budget. Si les parlements nationaux ne peuvent plus l'exercer, le Parlement européen doit prendre leur place. Il lui manque toutefois la base légale pour cela. Le traité de Lisbonne garantit toujours la souveraineté nationale de la politique financière et économique. Emprunter des chemins de traverse pour contourner le traité de Lisbonne ne peut être une solution. La zone euro doit ancrer elle-même sa politique économique et financière commune dans le traité, et le plus tôt sera le mieux."

Handelsblatt - Allemagne | 07.01.2011

La taxe spéciale hongroise est justifiée

Plusieurs grandes entreprises ont protesté contre la taxe spéciale pour les groupes étrangers qui est entrée en vigueur le 1er janvier. Elle a été instaurée par le gouvernement hongrois en octobre dernier pour lui permettre de redresser son budget. Le journal économique libéral Handelsblatt estime qu'elle est justifiée : "Le Premier ministre hongrois fait exactement ce que l'UE attend de tous les Etats membres très endettés, il rétablit son budget national. Cette année déjà, il souhaite rabaisser le déficit sous la limite européenne des trois pour cent et, en cela, il précède déjà largement la plupart des Etats de la zone euro. La population souffre énormément de cette politique de rigueur, les retraites et les salaires de la fonction publique ont été diminués de manière drastique et la TVA a subi une énorme hausse. Que les grandes entreprises apportent également leur contribution à la maîtrise de la crise est bien le minimum. Depuis que la crise financière a éclaté, la Hongrie dépend des crédits de plusieurs milliards du FMI et de l'UE. Le pays veut sortir au plus vite de cet état de dépendance et retrouver sa compétitivité internationale."

Handelsblatt - Allemagne | 10.11.2010

Le marché énergétique européen n'intéresse pas les investisseurs

Le commissaire européen à l'Energie Günther Oettinger demande au secteur de l'énergie la construction de nouvelles centrales et lignes électriques. C'est ce qui ressort du programme stratégique de l'UE "Energie 2020" qui sera présenté ce mercredi. Le journal Handelsblatt doute que l'économie se plie à ces souhaits : "EON par exemple n'a plus grand-chose à retirer du marché énergétique européen. Le groupe a annoncé en début de semaine qu'il privilégiait les investissements dans les pays émergents, et a ainsi opposé indirectement un strict refus au projet d'extension coûteux d'Oettinger en Europe. La Commission européenne ne doit pas s'en étonner. Les entreprises énergétiques trouvent en Europe des conditions d'investissement que l'on peut tout à fait qualifier de peu attractives. Les conséquences de la crise financière et la diminution démographique étouffent durablement la croissance économique dans de nombreux Etats de l'UE. … En Europe méridionale, en France et dans les PECO, le prix de l'électricité est régulé par l'Etat. … Oettinger serait plus convaincant s'il aspirait à moyen terme à sortir des sources d'énergie fossiles qui nuisent au climat. Ce n'est pas le cas. C'est pourquoi l'électricité qui circulera dans les nouveaux réseaux de l'UE proviendra toujours du charbon, et pas seulement de l'éolien."

Handelsblatt - Allemagne | 06.09.2010

L'UE exerce un contrôle homogène sur les banques

Avec la décision de l'UE d'établir une instance de supervision financière européenne, les différents règlements relatifs aux prestations financières au sein de l'UE seront enfin centralisés, se réjouit le journal économique libéral Handelsblatt : "La Banque centrale allemande devrait aussi s'estimer heureuse que l'UE démêle enfin la pelote des lois nationales sur les marchés financiers et la file sur le même écheveau, d'autant que les législateurs nationaux produisent toujours de nouvelles contradictions. … La création d'une supervision financière européenne est notamment une bonne nouvelle pour les contribuables. Ceux-ci souffrent de la facture de plusieurs milliards liée aux énormes carences de la surveillance nationale qui ont été constatées pendant la crise financière. … Les instances de supervision bancaire européenne devront à l'avenir mettre un terme aux activités à risques lorsqu'une grande banque connaît des difficultés - et devront si nécessaire s'opposer à la volonté d'une autorité de surveillance nationale passive."

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