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Brandstätter, Helmut

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Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 4 articles de l'auteur.


Kurier - Autriche | 06.12.2011

La pression salutaire des agences de notation

L'agence de notation Standard & Poor's a menacé lundi de dégrader la note souveraine des six pays de la zone euro bénéficiant de la note maximale, dont l'Allemagne et l'Autriche. En Autriche, cette annonce a ravivé le débat sur l'introduction de la règle d'or budgétaire, à laquelle se sont opposés jusque-là les partis d'opposition FPÖ et BZÖ. La pression des agences de notation est justifiée, estime le quotidien libéral Kurier : "Les mesures susceptibles d'imposer la discipline budgétaire dans la zone euro sont extrêmement urgentes. Cela peut signifier l'atteinte à la souveraineté de tous les Etats, mais pas forcément. La contrainte à la discipline budgétaire est judicieuse aujourd'hui déjà et va dans le sens des citoyens, notamment des plus jeunes. Car la majeure partie des dépenses de l'Etat est fixée, pour les salaires et les revenus, pour les retraites, pour le remboursement de nos dettes. … La marge de manœuvre pour les mesures à venir, dans l'éducation par exemple, est minime. Les mesures d'appréciation, comme on les appelle, sont passées de 32 pour cent du budget à 23 pour cent au cours des quatre dernières années. De ce point de vue, nous devons remercier les agences de notation. L'opposition doit par ailleurs réfléchir de nouveau à la règle d'or budgétaire."

Kurier - Autriche | 13.07.2011

Remettre les banques à leur place

Les banques internationales et les agences de notation, responsables de la crise de l'euro, doivent dorénavant être mises sous tutelle, estime le quotidien de centre-gauche Kurier : "On spécule massivement depuis quelques jours contre l'Italie sans que les données économiques du pays ne se soient détériorées. Les ministres des Finances se réunissent donc - pour quoi faire ? Ils spéculent pour savoir si une faillite de la Grèce ne serait pas effectivement une option. Certaines places boursières ont déjà interdit les 'ventes à découvert' pour certaines actions. C'est possible donc. Même l'économie financière doit accepter les contraintes de la politique. Pour cela, la Commission et les gouvernements de l'UE doivent enfin établir des règles claires. Les citoyens doivent pouvoir sentir la présence de l'Europe comme un pouvoir gouvernemental qui s'oppose aux spéculateurs. La volonté est enfin là ; nous voulons désormais voir des résultats."

Kurier - Autriche | 25.10.2010

Helmut Brandstätter sur l'identité, l'intégration et le patriotisme

Pour pouvoir donner du sens au débat sur l'intégration, il faut également déterminer l'objectif de cette dernière, c'est-à-dire ce que l'identité peut apporter, écrit Helmut Brandstätter dans le quotidien Kurier, où il avance l'idée d'un patriotisme moderne : "A quoi nous identifions-nous aujourd'hui ? A l'UE ? Pas vraiment. …. Mais qu'est-ce au juste qu'un Autrichien ? Quelqu'un qui se sent ici chez lui, qui entend y vivre durablement, accepte les lois et les traditions et qui est prêt à contribuer à la collectivité, à l'Autriche. Mais le patriotisme pris comme un sentiment collectif positif ne peut naître que d'un projet d'avenir. C'est ce projet que la fédération et les länder doivent s'attacher à développer, au lieu de mener d'absurdes querelles de préséance. Et ce projet ne peut avoir qu'un objectif, à savoir comment encourager le développement de la science, de la recherche, de l'économie, de la culture et du sport, et les afficher sur la scène internationale de telle sorte que l'Autriche reste attractive. Attractive pour des individus qui pensent pouvoir y exercer leurs talents et accomplir davantage de choses qu'ailleurs. Ce serait un patriotisme moderne, une conscience autrichienne dotée de chances d'avenir."

Kurier - Autriche | 05.10.2010

L'Europe reléguée par l'Asie

Un sommet réunira cette semaine à Bruxelles 46 Etats asiatiques et européens pour la huitième rencontre du Dialogue Asie-Europe (ASEM). Le quotidien Kurier y voit un triste événement pour l'Europe : "Un observateur chinois, indien ou vietnamien doit sûrement être plié en quatre en suivant le débat européen. Il y est question de l'augmentation des retraites, de la réduction du temps de travail et des universités au sein de la concurrence internationale. Dans la plupart des pays asiatiques, on se préoccupe de l'augmentation de la croissance, de nouvelles méthodes de production et d'investissements à l'étranger. … Mais nous continuons de faire comme si de rien n'était. Si l'on veut étudier dans une université compétitive, on peut bien aller à Bombay, cela ne coûte en outre pas très cher. Et l'on trouve partout à Shanghai des emplois dans lesquels on travaille 24 heures sur 24. Compétitivité est le mot-clé. Nous n'avons plus le temps de chercher à voir sur quel point nous pouvons soutenir le rythme au niveau international. Cela fait longtemps que ce n'est plus le cas pour les salaires, et ce sera aussi bientôt fini pour les universités. Ne resteront que les Mozartkugel [spécialité de chocolats autrichiens] peut-être ?"

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