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Dams, Jan
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Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 5 articles de l'auteur.
Davantage de temps pour les Etats endettés
En injectant des liquidités, la BCE aide indirectement les pays européens endettés, lesquels bénéficient ainsi de plus de temps pour résoudre la crise, estime le quotidien conservateur Die Welt : "On pouvait observer ces derniers jours où s'oriente une partie des fonds : par exemple dans des emprunts d'Etat espagnols. Les taux d'intérêts pour ces titres ont donc fortement chuté provisoirement. La BCE aide ainsi non seulement les banques, mais aussi indirectement et consciemment les pays en difficulté de la zone euro, qui peuvent alors accéder plus facilement aux liquidités. Mais ceux qui s'imaginent qu'en inondant les marchés, la banque centrale pourrait offrir une véritable solution à la crise, ne saisissent pas encore toute l'ampleur du problème. … Car l'Europe dans son ensemble ne se trouve pas dans un équilibre stable. Dans des pays tels que la Grèce et le Portugal, les salaires sont beaucoup trop élevés par rapport à la faible compétitivité de leur économie. … La BCE leur a laissé une nouvelle fois un peu de temps, qu'ils doivent enfin utiliser pour clarifier ces questions."
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Des milliards pour sauver les pays endettés
La crise de la dette de la Grèce et du Portugal coûtera beaucoup d'argent au contribuable européen et pourrait entraîner l'effondrement de l'euro, estime le quotidien conservateur Die Welt : "Il n'est pas donc pas étonnant qu'aucun politique responsable ne veuille risquer une telle chose. Mais cela ne durera pas éternellement. Si les Grecs et les Portugais ne maîtrisent pas leurs problèmes avec l'aide de l'UE, il n'y a que peu d'alternatives : soit les contribuables nord-européens, par crainte pour leur propre prospérité, proposent leurs milliards aux pays pauvres du sud, soit des mouvements comme les Vrais Finlandais font en sorte que l'UE ferme sa manne financière et contraignent ces Etats à sortir de l'UE. Ces deux alternatives coûteront des milliards aux contribuables européens. La politique européenne devra se montrer sage et patiente si elle veut surmonter cette crise."
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Le report des paiements grecs est immoral
Le ministre grec des Finances Giorgos Papakonstantinou a demandé lundi un allongement des délais de remboursement et des taux d'intérêt plus faibles pour les crédits contractés par la Grèce auprès de l'UE et du FMI. Le quotidien conservateur Die Welt redoute que le pays fuie ses responsabilités : "Si l'UE accorde aux Grecs un délai pour le remboursement de ses dettes, elle favorise les créanciers privés du pays. On rembourse ainsi avec l'argent du contribuable des investisseurs qui se sont largement enrichis avec ces prêts. En 2013 au plus tard, les contribuables européens détiendront plus de la moitié de toutes les dettes grecques. … Il n'est pas possible que, comme lors de la crise financière, le contribuable assume à lui seul les coûts d'une débâcle provoquée par la politique d'endettement irresponsable d'Athènes et par l'octroi aveugle de crédits par les banques. Le report des échéances - s'il est accepté - ne peut être que la première étape vers une restructuration des finances grecques, d'autant qu'il ne suffira pas à résoudre les problèmes. La deuxième étape doit être d'obtenir un renoncement de la dette des créanciers privés. C'est un impératif de morale économique."
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Une plus grande franchise est nécessaire
La publication des tests de résistance de seulement 30 banques environ n'éliminera pas l'insécurité sur les marchés de capitaux, estime le quotidien conservateur die Welt : "Il y a deux raisons à cela. Premièrement, la récente perte de valeur des emprunts d'Etat européens, qui s'est accéléré avec la crise grecque au printemps, n'a pas encore été étudié par les enquêtes de stabilité. Les conséquences pour les portefeuilles financiers des banques ne sont donc pas reflétés dans les résultats des tests. Deuxièmement, ont justement participé aux études près de 25 banques qui sont considérées comme représentatives du système en Europe. Les caisses d'épargne espagnoles y ont aussi peu leur place que la majorité des Landesbanken allemandes, depuis longtemps mal en point. … Si les investisseurs sur les marchés financiers devaient au final de nouveau croire que les banques ne menacent pas la stabilité des Etats européens, la transparence devrait alors aller bien au-delà du petit nombre d'établissements déjà testés. La publication des tests de résistance des banques ne serait donc pas plus qu'un premier pas."
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Merkel paye sa prise de position prématurée
Le groupe américain General Motors (GM) réfléchit manifestement à l'éventualité de ne pas vendre finalement le constructeur automobile allemand Opel. Le quotidien conservateur Die Welt commente ces mouvements de balancier : "Soutenu par le gouvernement américain, le colosse n'envisage plus de se laisser imposer une décision par l'une de ses petites filiales en Europe et par le gouvernement fédéral. Dans l'intérêt de sa propre survie, celui qui était autrefois le plus grand groupe automobile du monde veut s'assurer l'accès à Opel, voire même conserver éventuellement l'entreprise. Et c'est normal : au final, le nombre d'emplois aux Etats-Unis qui dépendent de la survie de ce géant est bien plus important que celui qui dépend de l'existence d'Opel en Allemagne. A présent, [la chancelière allemande Angela] Merkel paye le fait que, contrairement à sa prudence habituelle, elle se soit cette fois positionnée de façon précoce, pour des raisons de tactique électorale. Sans nécessité, la chancelière s'est largement privée de toute option de négociation avec GM. Au final elle serait même prête à céder à toutes les exigences des Américains. Car une autre solution que la vente à Magna et aux Russes de Sberbank la ferait apparaître comme perdante."
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