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Ene, Ioana
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Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 4 articles de l'auteur.
Băsescu, pas une promesse d'avenir
Après le congrès du parti PDL, le président roumain Traian Băsescu a annoncé la rupture avec les libéraux démocrates, car la favorite de Băsescu n'a pas été choisie comme nouvelle chef de parti. Pour le portail d'information Ziare, la volonté de Băsescu de fonder un nouveau parti n'est pas prometteuse : "Traian Băsescu devrait admettre qu'il ne dispose ni de la popularité ni de la crédibilité pour créer un nouveau parti. S'il n'y a pas eu suffisamment de voix pour le destituer l'été dernier, c'est seulement parce que l'USL proposait un spectacle europhobe inquiétant. La plupart de ceux qui ont voté pour Băsescu ne l'ont pas fait à l'époque pour sa personne, mais juste pour préserver l'Etat de droit et garantir l'appartenance à l'Europe. … Il faut un nouveau dirigeant, une nouvelle vision et une nouvelle forme de politique pour que celle-ci redevienne crédible. Il est certain que personne ne peut empêcher Băsescu de donner des conseils à un nouveau mouvement conservateur. Mais s'il veut le marquer de son sceau, cela l'anéantirait."
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La Roumanie s'éloigne de Schengen
Le chef de la Commission européenne José Manuel Barroso a demandé vendredi au gouvernement roumain de mettre rapidement à disposition de la Cour constitutionnelle les listes électorales exigées. Elles doivent permettre de rendre un jugement quant à la validité du référendum sur la destitution du président Traian Băsescu. Vu la réaction brusque du gouvernement roumain, le portail d'information Ziare craint les pires conséquences : "Une chose est sûre : la Roumanie peut oublier son adhésion à l'espace Schengen cette année. Jusqu'à l'été, seuls les Pays-Bas s'étaient exprimés contre, mais aujourd'hui les détracteurs sont plus nombreux, Allemagne en tête. Si l'USL [alliance gouvernemental] continue à agir de la sorte, le rapport de justice supplémentaire annoncé pour cette année sera aussi désastreux que celui du mois de juillet. Il est alors très probable que l'adhésion à l'espace Schengen soit reportée de plusieurs années. Si le gouvernement de Ponta continue à se montrer aussi entêté face à la Commission européenne et se la met à dos, on pourrait assister à un précédent horrible : le recours à l'article 7 du traité européen, qui prévoit la suspension des droits."
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Le nouveau gouvernement doit faire ses preuves
La Roumanie dispose d'un nouveau gouvernement. Le Parlement a validé le cabinet de l'Union de centre-gauche USL lundi avec 284 voix sur 460. Malgré une grande majorité, le gouvernement du Premier ministre Victor Ponta n'est pas au bout de ses peines, estime le portail d'information Ziare : "Il est primordial pour les élections législatives en automne que la nouvelle Union USL sache comment se portera l'économie. Jusqu'à maintenant, Ponta n'a toujours pas trouvé de solutions pour indiquer comment il entend maintenir l'équilibre entre ses promesses de revenir à l'ancien salaire des fonctionnaires, les demandes de sa clientèle affamée et les exigences des crédits internationaux. … La justice aussi sera un test difficile pour le nouveau gouvernement car Titus Corlăţean, absolument pas ravi de son nouveau mandat de ministre de la Justice, a les mains liées. Il y a d'une part les conditions européennes pour entrer dans l'espace Schengen, de l'autre les députés sociaux-démocrates qui veulent rétablir l'immunité complète pour ne pas être inquiétés sur le plan pénal. … Dans ces conditions, les six mois qui restent au Premier ministre pourraient paraître horriblement longs. Car il doit prouver qu'il maîtrise la situation."
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Les politiciens cautionnent la fraude fiscale
Le nouveau Premier ministre roumain, Mihai Răzvan Ungureanu, a déclaré la guerre vendredi à la fraude fiscale. La lutte contre ce fléau devrait permettre de générer une augmentation de 1,5 pour cent du PIB en l'espace de deux mois. Le site d'information Ziare doute qu'Ungureanu y parvienne : "Les mannes fiscales ne sont pas perdues pour le budget au niveau de produits comme l'alcool ou les légumes. Cela ne représente rien. La grande fraude fiscale concerne le frêt de marchandises transitant par camions ou bateaux. Cela n'a jamais constitué un mystère pour les gouvernements de ces 20 dernières années. … Le problème, c'est que les instigateurs de cette grande escroquerie fiscale disposent d'un très bon réseau politique. Ils sont en outre les principaux sponsors des partis, corrompent des individus occupant des postes clés et bénéficient ainsi d'une large protection multipartite. Le défi de Mihai Răzvan Ungureanu ne consistera donc pas à dépister les grands fraudeurs fiscaux, mais à obtenir le soutien politique nécessaire pour pouvoir véritablement les traquer - et ce en pleine année électorale, alors que les partis ont encore plus besoin de fonds qu'à l'accoutumée"
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