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Kopeinig, Margaretha
Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 5 articles de l'auteur.
L'Europe n'est plus capable d'agir
Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE veulent proposer une solution de sauvetage de la Grèce mercredi lors d'un sommet exceptionnel et apaiser les marchés financiers. Le quotidien libéral Kurier doute cependant globalement de la capacité d'action politique de l'Europe : "La gestion de crise et décisionnelle au sein de l'UE ne peut certainement pas continuer ainsi. Quand les dirigeants diront-ils aux gens l'Europe à laquelle ils aspirent ? Continuer à bricoler, risquer la fin de l'Union monétaire ou établir un régime commun avec un transfert de démocratie vers le Parlement européen ? Si l'on n'y répond pas rapidement, les gouvernements devront craindre leurs citoyens : soit des populistes nationalistes, soit un mouvement 'Occupy Brussels', des individus qui veulent une Europe forte. Ils demanderont : vous êtes-vous endormis ? Avez-vous hypothéqué notre avenir ? Tant que chaque chef de gouvernement ne fera que tenir compte de la politique intérieure, l'Europe restera le jouet d'autres puissances. Au détriment de tous les citoyens européens."
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Juncker a raison
Lors du sommet européen à Bruxelles, les 27 chefs d'Etat et de gouvernement se sont entendus sur un mécanisme de crise permanent pour la zone euro. L'UE est toutefois loin d'être sortie d'affaire, estime le quotidien Kurier : "Après tout le battage des dirigeants et leur pusillanimité, le sommet engendre un compromis sur les mécanismes de crise de l'UE. On peut se demander si celui-ci stabilisera l'euro et l'Union monétaire sur la durée. Pas seulement parce que le marché continue de spéculer contre l'euro, mais parce que la question de la survie de l'UE n'est pas encore élucidée : … Il est étonnant que ce ne soit plus - comme avant - les grands qui répondent à cette question dans l'UE, mais le chef de gouvernement d'un petit pays : le chrétien-démocrate luxembourgeois Jean-Claude Juncker. La crise de la zone euro n'est pas la conséquence d'un excédent mais d'un déficit d'intégration et de coordination au sein de l'UE, déclare-t-il, en reprochant ouvertement à ses homologues leur 'mauvaise gestion de la crise de l'euro', et 'l'attention démesurée qu'ils accordent à leur propre agenda de politique intérieure', c'est-à-dire leur populisme. Juncker a raison, son appel à davantage d'Europe devra être entendu au plus tard lors de la prochaine crise."
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L'UE et la Russie dépendent l'une de l'autre
Lors du sommet UE-Russie de lundi à Bruxelles, l'Union européenne a ouvert la voie d'une adhésion de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Les deux parties ont signé un accord visant à supprimer les obstacles au commerce. C'est une avancée importante, estime le quotidien Kurier, car l'UE et la Russie dépendent l'une de l'autre : "A l'ère de l'optimisme, l'UE pouvait encore se permettre de considérer en Russie exclusivement les fournisseurs de matières premières et d'énergie, et ignorer cet empire gigantesque, ou le critiquer en raison de leurs idéaux différents. Les développements mondiaux consécutifs à la crise économique et financière changent le regard que l'on porte sur les voisins : les ennemis deviennent des partenaires. Non par altruisme, mais par intérêt et pour en retirer des bénéfices mutuels. … Moscou a besoin de ce rapprochement et d'une stratégie de modernisation, de même que les entreprises européennes ont besoin de nouvelles possibilités d'investissement. L'UE fait bien de négocier rapidement le contrat de coopération avec la Russie, et d'assouplir le régime des visas. Si cela pouvait s'accompagner d'un renouvellement social et de la fin de formes de pouvoir autoritaires, cela serait bénéfique aux deux parties."
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L'UE doit affronter une tâche herculéenne
La Commission européenne nouvellement élue va au devant de gros problèmes et de grands défis, écrit le quotidien Der Kurier : "Si l'institution de Bruxelles veut continuer à être le moteur, la fournisseuse d'idées et l'usine à concepts de l'UE, elle devra dire la vérité aux membres et aux citoyens sur la situation de l'Union : la vieille promesse de prospérité des décennies passées, ce sentiment de raison d'être, ne suffit plus. L'UE ne fait pas seulement face à une forte concurrence avec les Etats-Unis, la Chine et les autres pays émergents, mais aussi à un grand débat sur le partage et la justice. La pauvreté et le marché du travail seront à l'ordre du jour. C'est cela, et pas n'importe quelle promesse, qui constitue l'agenda secret - inquiétant ? - de la nouvelle Commission, le défi qui se présente à elle."
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Une augmentation des salaires des fonctionnaires européens jugée immorale
L'augmentation des salaires des plus de 35.000 fonctionnaires européens a déclenché de vives discussions au sein de l'UE. Les exigences en matière de rémunération des fonctionnaires seraient démesurées en ces temps de crise, écrit le quotidien der Kurier : "Avant de procéder à des critiques de fond, il faut prendre certaines données en considération : l'examen d'entrée est très difficile, sur 3000 candidats au concours [procédure de sélection de l'UE], au maximum 30 d'entre eux sont admis ; ils doivent maîtriser parfaitement l'anglais et le français ainsi qu'une autre langue de l'EU. Le profil demandé et le salaire au sein de l'administration européenne correspondent aux normes internationales. Bon, très bien. En période de crise, il est [néanmoins] démesuré d'exiger l'ajustement annuel des salaires prévu par la loi, soit une augmentation de 3,7 pour cent pour 2010. Les fonctionnaires européens ont un emploi sûr et un revenu adéquat. Il n'en va pas du respect de la loi, mais d'une optique et d'une certaine morale."
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