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Minchew, Ognjan
Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 4 articles de l'auteur.
La fête nationale divise la Bulgarie
La Bulgarie a célébré le 3 mars sa fête nationale. Le quotidien Dnevnik analyse les débats historico-politiques qui entourent ce jour : "Le 3 mars, le jour où la Bulgarie a été libérée de la domination ottomane, continue de nous diviser dans notre considération de notre propre histoire : la partie russophile de la société bulgare interprète cette libération comme un argument catégorique soutenant notre appartenance éternelle à un espace dominé par la Russie sur le plan syncrétique, idéologique et géopolitique. Pour les libéraux et les démocrates pro-occidentaux, la guerre russo-turque de 1878 n'est qu'une 'guerre coloniale russe', dont l'arrogance a atteint son apogée en 1944 sous l'occupation soviétique. Celle-ci avait été saluée par les communistes bulgares comme une deuxième libération. Elle a pourtant privé l'Etat bulgare de son indépendance pendant un demi-siècle."
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La Bulgarie tente de rassurer Bruxelles
Après la démission du ministre bulgare de l'Intérieur Roumen Petkov pour une affaire de corruption, le gouvernement a été remanié le 22 avril. De nouveaux ministres ont été nommés à l'Intérieur, à la Défense, à la Santé et à l'Agriculture. Le Premier ministre Sergueï Stanichev a également annoncé la création d'un poste de vice-Premier ministre chargé des fonds européens qui revient à Meglena Plougtchieva, actuelle ambassadrice de la Bulgarie en Allemagne. Ognian Mintchev commente ce remaniement. "Ces nouvelles nominations montrent l'impuissance du gouvernement, de la coalition comme du Premier ministre. Il avait une chance la possibilité d'imposer son point de vue. Toutefois, ces nominations ne sont qu'un mauvais compromis entre les fractions du Parti socialiste [dont était issu Roumen Petkov] et le président Georgi Parvanov. Le seul aspect positif est la nomination de l'ambassadrice Meglena Plougtchieva. Elle devra faire la médiation entre les institutions bulgares et l'UE, ce qui pourra permettre de renouveler l'image de la Bulgarie dans l'UE."
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L'UE gèle le versement des subventions à la Bulgarie
En raison de soupçons de fraude, l'UE a suspendu le 7 mars le versement de près de 140 millions d'euros de subventions au secteur agricole. Les fonds d'autres programmes (Phare, Ispa) ont été également gelés. Ognan Minchev livre ses impressions. "La Bulgarie a beaucoup de mal à respecter les normes et procédures institutionnelles de l'UE. L'ingérence oligarchique de l'élite économique dans les affaires de l'Etat a pris des proportions criminelles, car cette élite s'est enrichie avec l'argent de la nation. (...) Pendant le processus de privatisation des biens d'Etat, cette tendance s'est vérifiée dans les pays d'Europe Centrale et de l'Est. Mais contrairement à la Bulgarie, après que la propriété a changé de main, les nouvelles élites économiques ont conclu un contrat social pour utiliser, à l'avenir, l'argent de manière régulière et légale. En Bulgarie, l'oligarchie s'y est opposée."
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La Russie sait jouer de sa puissance politique
A l'occasion de la visite ce jeudi 17 janvier du président russe Vladimir Poutine en Bulgarie, des contrats relatifs à des projets énergétiques ambitieux, mais controversés, devraient être signés. L'un d'entre eux porte notamment sur le tracé du pipeline South Stream. Ognian Minchev estime que ces projets permettent tout d'abord de préserver le pouvoir russe dans l'ancienne zone d'influence soviétique. "Les 'contours malléables' de l'Europe et les petits pays éreintés par les années de transition postcommunistes forment un territoire qu'il serait très facile de déstabiliser et de modifier. (...) La Russie voit que le contrôle de l'énergie lui échappe, si bien qu'elle essaie de récupérer les anciens Etats satellites grâce à des investissements massifs. Mais la faible influence géopolitique de l'Europe et l'enlisement des Etats-Unis dans le conflit irakien expliquent également l'empressement de la Russie."
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