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Navara, Luděk
Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 3 articles de l'auteur.
Luděk Navara sur l'attitude envers les crimes tchèques
Les restes de 15 Allemands vraisemblablement tués après la fin de la guerre ont été découverts dans le village tchèque de Dobronin au début de la semaine. Des communiqués semblables se sont multipliés ces derniers temps et donnent à réfléchir au commentateur Luděk Navara. Celui-ci écrit dans le quotidien libéral Mladá fronta Dnes : "Longtemps encore après la guerre, on disait sans réellement plaisanter : 'un bon Allemand est un Allemand mort'. 'Les Allemands ont fait plus de mal que les Tchèques', disait-on. Mais quels Allemands ? Et quels Tchèques ? Divise-t-on les choses entre bien et mal ? Seuls les Allemands étaient-ils mauvais ? Et tous les Tchèques bons ? … Les Allemands retrouvés ici ont probablement été les victimes de la vengeance ordinaire, comme leurs compatriotes de Brno ou d'Usti. Que les choses soient claires, il s'agit bien ici de meurtres. … Il serait bien que nous sachions combien de tombes de ce genre existent encore en République tchèque. Ce serait important pour nous tous. Nous devons apprendre à connaître l'histoire, la comprendre, nous réconcilier avec elle et apprendre à vivre avec elle. C'est aussi une forme de justice. Et nous la devons aux défunts."
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Pas d'alternative à l'étude sur le communisme
L'Institut pour l'étude des régimes totalitaires en République tchèque se voit sans cesse confronté à de nouvelles attaques. Les communistes demandent à ce qu'il soit dissout, d'autres se formalisent du fait que l'institut désigne nommément les coupables présumés de l'époque, tels que Milan Kundera. Le quotidien progressiste Mladá fronta Dnes prend la défense de l'institut : "Le problème ce n'est pas l'institut ou la manière de procéder des historiens qui y sont. Le principal problème, c'est l'histoire en elle-même qui est étudiée par cette administration. Cette histoire ignoble, suscitant parfois le dégoût, que nous avons dû vivre et que malheureusement nous vivons toujours. Et que nous devrions encore vivre si l'institut n'existait pas. La République tchèque est un pays dans lequel on ne peut rien garder secret. Il y aurait de toute façon quelqu'un pour trouver des documents tels que ceux concernant Kundera et ils n'échapperaient donc pas à sa divulgation."
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Travail de mémoire en République tchèque
On a rendu public ces jours-ci les dossiers des anciens services communistes d'espionnage militaire de Tchécoslovaquie et les noms des personnes qui y sont consignés ont été mis en ligne. Entre autres, quatre députés en fonction ainsi que des militaires haut placés y figurent. Quant à savoir s'ils étaient en réalité des indics ou bien des victimes des informateurs de la police secrète, les dossiers ne le disent pas. "Ces informations sont malgré tout intéressantes", commente le quotidien libéral Mladá fronta DNES. "Pas pour les noms. Mais plutôt parce qu'elles révèlent la profondeur du cloaque dans lequel le régime communiste nous a mené. ... Attendons que les députés du Parlement aient ouvert toutes les archives, comme ils nous l'ont promis. C'est le meilleur usage que l'on puisse en faire."
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