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Nye, Joseph S.
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Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 3 articles de l'auteur.
Joseph Nye sur le style de direction des hommes et des femmes
La qualité d'un dirigeant ne dépend en aucune façon de son sexe, analyse le politologue américain Joseph Nye dans le quotidien Público, mais le monde serait plus pacifique si davantage de femmes étaient aux commandes : "C'est moins en terme de commandement héroïque qu'en terme d'un encouragement à la participation dans l'ensemble d'une organisation, d'un groupe, d'un pays ou d'un réseau que doivent être considérés les dirigeants. La question de la pertinence du style - savoir quand utiliser les compétences dures ou souples - s'applique autant aux hommes qu'aux femmes, et ne devrait pas être occultée par les stéréotypes classiques liés au genre. Dans certaines circonstances, il serait bon que les hommes agissent d'une manière 'plus féminine' ; dans d'autres, les femmes devraient adopter une position 'plus masculine'. Ce ne sera pas la question du genre qui déterminera nos choix cruciaux entre guerre et paix pour notre avenir, mais bien la capacité des dirigeants à combiner les éléments de pouvoir dur et souple afin de produire des stratégies intelligentes. Ces décisions seront prises tant par les hommes que par les femmes. Mais Pinker [psychologue de Harvard] a probablement raison lorsqu'il note que les parties du monde qui sont en retard en matière de maîtrise de la violence sont aussi celles qui sont en retard en matière de renforcement des capacités des femmes."
» article intégral (lien externe, portugais)
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Joseph Nye sur les visions prudentes d'Angela Merkel
Les critiques fusent sur le manque de leadership au sein des Etats européens. La chancelière allemande Angela Merkel est souvent visée car elle ne semble pas parvenir à établir une vision de l'Europe, contrairement à Helmut Kohl. Le politologue américain Joseph Nye remet pourtant en cause ces critiques dans le quotidien Público : "Sans vision il est difficile de mener autrui où que ce soit. ... Mais il faut être prudent en matière de vision. Un leader croit parfois que sa vision va permettre de résoudre tous les problèmes, alors que si elle est trop ambitieuse ou erronée, elle peut être dangereuse. ... Merkel avance à petits pas pour défendre l'euro. Elle a dû faire face au scepticisme de l'opinion publique quant à l'utilisation des fonds allemands pour secourir la Grèce. Sa coalition était divisée sur cette question et son parti a perdu des élections régionales. Si elle avait agi avec moins de retenue, elle aurait sans doute perdu encore davantage de soutien, mais ce qu'elle a fait n'a pas suffi à rassurer les marchés. Fin octobre, elle a néanmoins formulé une vision de l'avenir de l'Europe. ... Nous saurons dans les mois qui viennent si elle n'a pas attendu trop longtemps pour cela et si sa vision est la bonne."
» informations complémentaires (lien externe, portugais)
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Joseph S. Nye sur la fin des meilleurs aspects de la mondialisation
Dans le journal économique Világgazdaság, l'économiste américain Joseph S. Nye se demande si la crise économique signifie la fin de la mondialisation. "Cette année, l'économie mondiale se contractera pour la première fois depuis 1945 et certains économistes prévoient que la crise actuelle pourrait signifier le début de la fin de la mondialisation. Une conjoncture économique difficile se traduit souvent par des mesures protectionnistes - chaque pays accusant le voisin et agissant pour protéger l'emploi. Dans les années 1930, ces politiques 'du chacun pour soi' ont aggravé la situation. Si les responsables politiques ne parviennent pas à éviter le protectionnisme, le passé risque de se répéter. Ironiquement, ces sombres perspectives ne signifieraient pas pour autant la fin de la mondialisation. ... La mondialisation a plusieurs visages, et même si les économistes ont tendance à la confondre avec l'économie mondiale, d'autres dimensions de la mondialisation ont aussi une incidence - pas forcément bénigne - sur notre vie quotidienne. La forme la plus ancienne de mondialisation est environnementale. ... A moins que les gouvernements ne coopèrent pour stimuler leurs économies et pour résister au protectionnisme, le monde pourrait découvrir que la crise économique actuelle ne signifie pas la fin de la mondialisation, mais seulement la fin de ses meilleurs aspects, en nous laissant avec le pire des mondes possibles."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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