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Rodrik, Dani


Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 5 articles de l'auteur.


Világgazdaság - Hongrie | 03.11.2010

Dani Rodrik sur les pays en développement moteurs de l'économie mondiale

Si les pays en développement deviennent le moteur de l'économie mondiale, la politique mondiale est en danger, écrit Dani Rodrik, professeur d'économie politique à l'université d'Harvard, dans le journal économique Világgazdaság : "Une économie mondiale au sein de laquelle les pays en développement possèdent un poids bien supérieur contribuera-t-elle à un mode de gouvernance mondiale favorisant un environnement économique ouvert ? Jusqu'à présent, les pays émergents n'ont pas fait montre du mode de direction globale qui suggère une réponse affirmative à cette question. Les institutions mondiales d'aujourd'hui - le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et l'Organisation mondiale du commerce - sont encore en majeure partie le produit de la suprématie américaine. … Ces institutions reflètent les intérêts américains. … Jusqu'à aujourd'hui, des pays tels que le Brésil, la Chine, l'Inde et l'Afrique du Sud se sont montrés peu intéressés à participer à la mise en place de systèmes mondiaux et préfèrent garder leur position de profiteurs. … Si le nœud de l'économie mondiale se déplace largement vers les pays en développement, le processus ne se fera pas … sans difficultés."

Világgazdaság - Hongrie | 25.11.2009

Le FMI doit changer sa manière de penser

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a éconduit les propositions qui consistaient à taxer le flux international des capitaux d'origine spéculative. Cette réaction provient de la décision du Brésil de taxer les entrées de capitaux à court terme à hauteur de deux pour cent, afin d'éviter la formation d'une bulle spéculative. Dani Rodrik, professeur à Harvard, critique cette intervention dans le journal économique Világgazdaság : "Là, le nouvel FMI nous rappelle un peu trop l'ancien. … La réaction du FMI face aux taxes du Brésil témoigne des progrès du fétichisme de la finance. … Il ne s'agit plus seulement des intégristes de l'économie de marché. … C'est tout l'éventail politique qui accuse un manque d'imagination. A propos des contrôles de capitaux, John Maynard Keynes a dit notoirement : 'Ce qui passait pour l'hérésie est à présent l'orthodoxie.' C'était à l'aube de l'ère Bretton-Woods, en 1945. L'ironie veut que nous revenions, plus de 60 années après, à ces mêmes dispositions d'esprit."

Világgazdaság - Hongrie | 22.10.2009

Le protectionnisme nuit à tout le monde

Dans le journal économique Világgazdaság le professeur d'Harvard Dani Rodrik règle ses comptes avec les fausses promesses du protectionnisme, qui ne ferait qu'amplifier les crises économiques : "Pendant la crise financière, il y avait un chien qui n'aboyait pas : le protectionnisme. Malgré quelques braillements, il est remarquable que les gouvernements aient en effet élevé peu de barrières commerciales pour limiter les importations. Le monde économique est tout aussi ouvert qu'il l'était avant la crise. … Comme [l'économiste britannique] John Maynard Keynes l'avait reconnu, les restrictions commerciales peuvent protéger ou créer des emplois pendant une récession. Mais ce qui est souhaitable dans des conditions extrêmes pour un seul pays peut avoir des répercussions extrêmement négatives pour l'économie mondiale. Si tous érigent des barrières commerciales, les échanges commerciaux s'effondrent. Personne n'y gagne. C'est pourquoi la bagarre fatale dans la politique commerciale pendant les années 30 a fortement aggravé la Grande Dépression. … Le fait que le monde ne soit pas tombé dans l'abîme protectionniste pendant la crise, comme cela a été le cas dans les années 30, est dû essentiellement aux programmes sociaux que les conservateurs et les fondamentalistes du marché voudraient bien supprimer."

Világgazdaság - Hongrie | 01.07.2009

Dani Rodrik sur la mondialisation à l'ère de la crise financière

Dans le journal économique Világgazdaság, l'économiste politique Dani Rodrik de l'université de Harvard écrit que l'économie américaine commence à remonter doucement la pente : "En revanche, les problèmes de l'économie mondiale ne font que commencer. Si la mondialisation n'est pas corrigée comme il se doit, les pays riches comme les pays pauvres vont au devant de perspectives conjoncturelles sombres. ... De gros efforts et une grande créativité seront nécessaires pour combler les profondes fissures dans la mondialisation creusées par la crise financière. … L'histoire nous apprend qu'il est difficile d'établir et de maintenir l'ordre économique mondial s'il n'y a pas de puissance économique dominante. La période de l'entre-deux-guerres, qui avait connu une crise de direction similaire, n'a pas seulement conduit à un effondrement de la mondialisation mais également à une guerre mondiale. Il ne pourrait donc pas y avoir plus en jeu que dans la correction de l'économie mondiale. Si ce processus est mal réalisé, des conséquences inimaginables pourraient en découler. … En réalité, le meilleur moyen de sauver la mondialisation consiste à ne pas la pousser trop loin."

Világgazdaság - Hongrie | 22.05.2009

Dani Rodrik sur les conséquences possibles de la crise économique et financière

Dani Rodrik, économiste à Harvard, évoque dans le journal économique Világgazdaság les possibles changements de l'économie mondiale suite à la crise financière et économique. "Dans quelques années, l'économie mondiale ne devrait plus beaucoup ressembler à celle d'aujourd'hui. … Dans le monde en développement, il existe de manière tendancielle trois variantes de croissance. La première est une croissance stimulée par les crédits étrangers. La deuxième est une croissance dérivée d'un boum des matières premières. La troisième est une croissance entraînée par une restructuration économique et une diversification dans de nouveaux produits. … Les difficultés potentielles des pays dans le dernier modèle de croissance fournissent des raisons de s'inquiéter. Ces pays devront réaliser des modifications considérables de leur politique pour s'adapter aux nouvelles réalités d'aujourd'hui. Les deux premiers modèles de croissance ont inévitablement une fin malheureuse. Les crédits étrangers peuvent permettre pendant un moment aux consommateurs et aux gouvernements de vivre au-dessus de leurs moyens, mais c'est une stratégie imprudente de se reposer sur des capitaux étrangers. … Une croissance stimulée par des prix élevés des matières premières est également une source potentielle de crise, pour des raisons similaires. … Il n'est donc pas surprenant que les pays qui ont eu une croissance continue sur le long terme pendant les six dernières décennies soient ceux qui suivaient une autre stratégie : la promotion de la diversification des produits industriels et d'autres marchandises modernes."

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