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Rossi, Guido
Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 5 articles de l'auteur.
Guido Rossi met en garde contre le lobbying de Facebook et consort
Le groupe Internet Facebook veut s'immiscer dans la campagne électorale américaine au moyen d'une fondation qu'il vient de créer. Le Facebook Political Action Committee est censé accorder des dons de campagne aux politiques qui reconnaissent "la valeur des innovations". Dans le journal économique Il Sole 24 Ore, le juriste Guido Rossi met en garde contre une influence accrue du secteur Internet : "Le Web a définitivement investi le terrain et s'insinue dans la sphère politique. Si l'ampleur des dévastations n'est pas encore prévisible, les dangers pour la démocratie sont toutefois incontestables. Cette technologie a mis à mal l'un des droits les plus anciens et les plus inaliénables, à savoir celui de la propriété intellectuelle, des droits d'auteur à la protection juridique de la vie privée en passant par les brevets. Il est préoccupant que les mêmes sociétés technologiques revendiquent aujourd'hui le droit de déterminer l'avenir politique et économique. … La mise en garde contre un usage dépourvu de sens critique d'un média qui contribue à l'aliénation de l'identité culturelle et sociale de l'individu semble être définitivement oubliée. Si la justice était jusque-là tentée de discipliner Internet, ce sera dorénavant Internet qui pliera le monde à sa volonté et le dominera."
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Guido Rossi sur le lien entre peine de mort et capitalisme
La nouvelle de l'exécution de Troy Davis aux Etats-Unis le 22 septembre, en dépit de doutes sérieux quant à sa culpabilité, a disparu dans l'avalanche de nouvelles funestes provenant des marchés financiers. Il existe toutefois un lien direct entre ces deux informations, estime le juriste Guido Rossi dans le journal économique Il Sole 24 Ore : "Le lien est évident, parce que l'incapacité de résoudre la crise est partout attribuée à la faiblesse des dirigeants et des institutions politiques. On souligne en Europe le déficit de la politique, mais on prend peu en compte les torts que le capitalisme financier a causés à la démocratie américaine. Peur, droits bafoués et la fossé insupportable entre riches et pauvres ne sont pas uniquement dus à l'absence de leaders européens ou à l'incapacité politique d'Obama au niveau du droit international et des droits de l'homme. ... Il faut principalement rechercher la cause dans le déclin de la culture occidentale, dominée par un principe de cupidité qui touche tout le tissu de la société civile. La culture du capitalisme a tué les droits de l'homme. La solution des problèmes n'est donc pas dans l'élaboration permanente de remèdes économiques, mais dans un nouveau ius gentium, un Droit des gens. Un droit qui donne la possibilité à la culture européenne de resurgir en revendiquant les droits fondamentaux de sa civilisation."
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Google fait d'Internet un système féodal
La reprise par Google de la branche téléphonie mobile de Motorola est pratiquement passée inaperçue, bien qu'elle marque une évolution dangereuse, estime le journal économique Il Sole 24 Ore : "La puissance du Web, que se partagent les puissants maîtres Google, Apple, Microsoft et quelques autres, attaque depuis toujours le principe fondamental du droit de propriété des biens matériels et immatériels (tel que les droits d'auteurs et les brevets). … Ce principe a aujourd'hui été détruit par la technologie du Web. Par ailleurs, le droit des cartels traditionnel a été bouleversé dans la guerre des dominants pour la suprématie. Ils ont pourtant le même but unique : le gain. La liberté d'Internet peut entre leurs mains être instrumentalisée de manière dangereuse si elle ne fait l'objet d'aucun contrôle, démocratique ou autre. Internet est passé du monde de la liberté à un système féodal."
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Seule Pékin peut sauver l'Occident
Après la dégradation de la note souveraine américaine, les bourses asiatiques enregistrent ce lundi des pertes significatives. Seule une aide de la Chine à l'Occident pourrait freiner cette dégringolade, estime le journal économique libéral Il Sole 24 Ore : "Nous assistons au déclin chaotique de plusieurs siècles de suprématie occidentale. Curieusement, la Chine est absente des propositions globales pour éviter le déclin. Pékin s'en tient à juste titre à son rôle et exploite les doutes quant à la note souveraine américaine pour remettre en cause la prétention du dollar à être la monnaie de réserve mondiale. Dans le cadre de faillites publiques réelles et menaçantes, l'UE paye maintenant l'erreur de ne pas avoir communautarisé à temps ses dettes. Etablir des eurobonds aurait été nettement plus sûr que des emprunts publics individuels. L'Europe étant le plus grand marché de la planète, de tels titres auraient constitué un investissement judicieux pour la Chine."
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La fin du capitalisme de marché
Le quotidien La Repubblica publie un extrait d'un discours que le juriste et expert en droit des entreprises Guido Rossi tient aujourd'hui dans le cadre de la conférence sur le droit civil international de la Fondation Courmayeur. Il demande dans celui-ci la mise en place d'un nouveau cadre juridique pour l'économie capitaliste : "Les multiples modifications du système international des entreprises qui ont été introduites par la lex mercatoria moderne, la loi de l'économie de marché, n'ont pas pu empêcher les crises qui ont touché les sociétés et les marchés financiers dans leur ensemble. … La crise est en réalité bien plus profonde car la forme des grandes sociétés par actions ne s'est pas seulement affranchie des catégories juridiques traditionnelles sur la base desquelles elles avaient été initialement créées, mais aussi toutes les dernières tentatives de régulation, en partie récentes et en partie inspirées d'autres législations, que l'on regroupe sous le terme vague de Corporate Governance, c'est-à-dire une direction d'entreprise responsable. … Les vieilles formules sont dépassées. La société par actions touche à sa fin. Un nouveau phénix doit renaître de ses cendres. Un nouveau paradigme scientifique aussi éloigné que possible des formules creuses du capitalisme social de marché ou de quoi que ce soit de semblable."
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