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Schönau, Birgit


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Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 2 articles de l'auteur.


Die Zeit - Allemagne | 13.03.2009

Birgit Schönau sur le manque de critique vis-à-vis de l'Italie

Dans l'hebdomadaire Die Zeit, Birgit Schönau critique l'indifférence quasi générale des pays étrangers face à la politique douteuse du président italien Silvio Berlusconi : "L'Italie a perdu la tête. Un pays sans avenir et sans espoir, sans passé et sans gêne. Un pays sans gouvernement et sans opposition. Un pays dans lequel à la fois tout est possible et rien ne l'est.  Un pays comme un mauvais présage. Les choses peuvent donc aller ainsi quand la politique est définitivement dépolitisée, que la justice ne garantit plus le droit et la télévision n'apporte plus d'information. C'est ce à quoi ressemble un membre fondateur de l'UE quand celui-ci sort complètement des rangs de la démocratie, et qu'aucun des autres pays européens n'ose dire quelque chose. Quand Berlusconi a formé son gouvernement en 1994, les ministres belges et grecs ont refusé de serrer la main à leurs homologues néofascistes italiens. Tout cela est terminé, tout est rentré dans l'ordre. Désormais, les diplomates descendent à la cave hocher de la tête…. Il semble ne pas y avoir d'alternative. Aucune issue. Un peuple entier porte son attention sur ce que Berlusconi et les berlusconistes feront ensuite. Personne ne les arrêtera, les jalons de leur victoire sont déjà posés depuis longtemps. Mais si les pays étrangers les prenaient au sérieux au lieu de les considérer, avec le sourire, comme typiquement italiens, ce serait un premier pas."

Süddeutsche Zeitung - Allemagne | 03.09.2008

Les gros moyens du football

Le quotidien Süddeutsche Zeitung s'inquiète de l'influence exercée par des investisseurs disposant de gros moyens de financement dans les championnats européens. "L'Italie a dépensé en tout 450 millions d'euros sur le marché des transferts, l'Angleterre encore plus grâce aux réserves de gaz et de pétrole à Abou Dhabi et en Russie. La Liga espagnole et la Bundesliga [la plus haute division allemande] ne peuvent pas suivre. Peut-être aussi parce qu'elles ne peuvent pas mobiliser des chefs de gouvernement comme [le Premier ministre italien] Silvio Berlusconi. Celui-ci a invité à déjeuner en Sardaigne le propriétaire de Chelsea, Roman Abramovitch, par une belle journée d'août. … Deux jours plus tard, [l'attaquant] Andreï Chevtchenko faisait son retour à l'AC Milan. Les Italiens ont jusqu'à présent tenu les investisseurs étrangers à l'écart du football. … Avec Abramovitch, seuls Berlusconi et le magnat du pétrole de l'Inter [le club de foot de Milan] Massimo Moratti peuvent suivre, mais la concurrence inégalement plus pauvre aimerait malgré tout ne pas rester en retrait. … Coûte que coûte."

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