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Sedlarska, Vesselina


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Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 4 articles de l'auteur.


Sega - Bulgarie | 15.05.2011

Les Bulgares se plaignent pour survivre

Lors d'une interview, le Premier ministre bulgare Boïko Borissov a demandé aux journalistes de cesser leurs jérémiades, dans le cadre d'une augmentation minime des retraites. Selon le quotidien Sega, le Premier ministre devrait plutôt se réjouir que le peuple se lamente : "C'est notre manière de survivre. C'est la forme bulgare de la connaissance de soi, notre thérapie. Et ce qui échappe à l'occidental tout au plus sur le divan d'un psychothérapeute est exprimé par le Bulgare de manière saine : par des jérémiades. Se lamenter est donc une sorte d'autodéfense. Quelqu'un qui se plaint ne proteste pas, ne crie pas de slogans, ne renverse aucun gouvernement. … Il est tellement pauvre qu'il préfère s'économiser des efforts qui lui coûteraient trop d'énergie. Il est comme la mouche prise dans une toile d'araignée : il lutte pour sa survie plutôt que de lutter contre l'araignée. Et certains ont même organisé leur vie de manière à pratiquement ne même pas avoir à y être présents. … Ils passent leur vie à se plaindre parce qu'elle est ainsi plus facile à supporter."

Tema - Bulgarie | 22.11.2010

Vesselina Sedlarska sur la désaffection politique des citoyens

Déçus, de plus en plus de Bulgares tournent le dos à la politique dans leur pays et se replient sur eux-mêmes, analyse la chroniqueuse Vesselina Sedlarska dans la revue hebdomadaire Tema, pour laquelle ce processus ne fait que garantir de nouvelles déceptions politiques : "Les citoyens qui se replient sur eux-mêmes, c'est le rêve de tout gouvernement. Ils se lamentent en silence. Dans leur cercle d'amis, ils râlent et se plaignent juste pour montrer qu'ils comprennent ce qui se passe autour d'eux, mais surtout pour se démarquer des puissants et mettre leur altérité à l'épreuve. Ils se tourmentent et se consolent en se disant qu'ils n'ont rien à se reprocher. Mais les choses en restent là. Ils ne protestent pas. Ils n'exercent aucune pression. Ils ne cherchent pas de responsables. Ils sont assurément les chouchous des puissants et de tous ceux qui veulent le devenir. Car les partisans du repli sur soi font comme s'ils n'avaient aucun espoir. Ils en ont pourtant. Et quand quelqu'un se fait passer pour leur messie, ils sont prêts à le croire."

Novinar - Bulgarie | 29.10.2010

Vesselina Sedlarska recommande la légalisation du crime organisé

Dans une tribune au Wall Street Journal, l'investisseur et multimilliardaire américain George Soros s'est prononcé en faveur de la légalisation de la marijuana aux Etats-Unis. On pourrait tout autant légaliser le crime organisé en Bulgarie, écrit Vesselina Sedlarska dans le quotidien Novinar, en retournant les arguments de Soros : "La police et le parquet dépensent des millions d'euros du contribuable pour lutter contre une engeance qu'on ne peut empêcher : le crime organisé. La majeure partie des arrestations se produisent dans ce domaine. On donne beaucoup d'argent aux policiers, aux enquêtes, à l'essence, aux productions vidéo et à la subsistance des accusés, qui entrent par la suite en politique plutôt que d'aller en prison. Reprenons les termes de Soros : réguler et imposer le crime organisé permettrait d'économiser aux contribuables les milliards de leva impartis aux poursuites pénales et à la détention, tout en rapportant plusieurs milliards de recettes annuelles. Le crime, la violence et la corruption liés au crime organisé diminueraient … et la police pourrait se concentrer sur les petits délits, ceux qui tracassent vraiment les citoyens."

Tema - Bulgarie | 09.08.2010

Le problème des Roms nécessite une solution paneuropéenne

Considérant la décision du gouvernement français de renvoyer dans leur pays d'origine les Roms entrés illégalement, le magazine hebdomadaire Tema demande à la place une solution paneuropéenne : "Les problèmes qui viennent des Roms sont normalement plus que banaux. Pour en venir à bout, les autorités se cachent toutefois derrière des raisons hautaines et hypocrites. Il en est ainsi en Bulgarie, au niveau régional et national. Et il en est ainsi en France également. … Un débat paneuropéen sur le problème rom, qui devient de plus en plus européen, pourrait mettre en évidence les formules qui fonctionnent dans les différents pays, regrouper les ressources et établir un nouveau départ, qui promette de vraies solutions. Sinon rien ne changera. Nous envoyons les Roms en Europe et l'Europe nous les renvoie. Ce qui est idiot dans un tel voyage, c'est qu'il ne mène nulle part."

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