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Sládek, Jiří
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Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 5 articles de l'auteur.
Une question de prestige pour Merkel
Le Bundestag allemand se prononce ce jeudi sur le projet de renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF). La majorité devrait être assurée car les sociaux-démocrates et les Verts de l'opposition ont annoncé leur intention de l'approuver. Il n'est toutefois pas encore certain que la coalition libérale-conservatrice de la chancelière Angela Merkel trouve dans ses propres rangs la majorité nécessaire de 311 voix. Pour le journal économique Hospodářské noviny, ce vote est une question de prestige pour la chancelière : "Merkel a besoin d'un résultat satisfaisant. Pour cela, il faudrait que le nombre de députés du gouvernement votant oui soit supérieur à celui de l'opposition. C'est ce que Merkel escompte. Par précaution, elle a toutefois déjà annoncé qu'un résultat moins bon ne serait pas une raison pour poser la question de confiance. … Et même si le fonds de stabilité remporte également l'approbation des autres pays de la zone euro, cela ne déclenchera pas vraiment l'euphorie. Pour les analystes, le plan arrive trop tard et ne couvre pas les risques des économies faibles que sont l'Espagne ou l'Italie."
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Une débâcle électorale pour Merkel
L'élection mercredi de Christian Wulff à la présidence de l'Allemagne a été mouvementée et le résultat final n'est apparu qu'à l'issue du troisième scrutin. Pour le journal économique Hospodářské noviny, cela montre que la chancelière Angela Merkel est arrivée au point le plus bas de sa carrière politique : "Pour Merkel, cela a représenté un coup terrible. Bien que le chef d'Etat de l'Allemagne joue plutôt un rôle d'ordre symbolique, son élection était un test pour l'autorité de la chancelière et celui-ci n'a pas été très concluant. Alors que la coalition gouvernementale disposait sur le papier de la majorité [à l'Assemblée fédérale élisant le président], le favori de la chancelière, Wulff, n'a pas pu s'imposer en deux tours. … Déjà, les élections en Rhénanie-du-Nord - Westphalie avaient abouti à une défaite cuisante et avaient entaché la popularité de Merkel. … Les Allemands ne lui font plus confiance et ne sont plus convaincus que Merkel soit la personne la mieux adaptée pour résoudre les problèmes économiques."
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Un signe déplaisant pour l'Europe
Les élections présidentielles en Allemagne ce mercredi mettent également en jeu l'avenir de l'Europe selon le journal économique Hospodářské noviny : "Merkel a des raisons d'être nerveuse. Toute complication confirmerait la cohésion insuffisante au sein de la coalition et affaiblirait sa position. La menace est importante. Merkel ne sera soulagée que lorsque le camp au gouvernement aura imposé son candidat Christian Wulff lors du premier tour. Elle pourrait alors se consacrer de nouveau à la politique étrangère et à la monnaie commune européenne. … A une période où l'Europe a besoin de leaders politiques déterminés qui montrent la voie pour sortir de la crise, une indisposition passagère de Berlin serait un signe de mauvais augure. C'est pourquoi le reste de l'Europe suit ces élections présidentielles avec intérêt."
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Changement de direction prévisible
Pour le journal économique Hospodářské noviny, le changement de direction au sein des socio-démocrates allemands n'est pas une surprise: "Les résultats des sondages incroyablement bas ont obligé le SPD à agir. Désormais ce sont Frank-Walter Steinmeier et Franz Müntefering, deux proches de l'ancien chancelier Gerhard Schröder qui doivent stopper la chute libre. La responsabilité de la baisse a été imputée à l'actuel président Kurt Beck que les Allemands considèrent comme imprévisible. Ils lui reprochent surtout de tergiverser en permanence sur la collaboration avec l'extrême gauche au niveau fédéral. ... Le SPD sent que ses adversaires veulent l'éclipser. La chancelière Angela Merkel lui vole ses électeurs du centre avec sa politique sociale. Le parti de gauche marxiste chasse pour sa part avec succès sur les rives gauches de l'électorat du SPD. En Sarre, die Linke devance entre-temps le SPD dans les sondages. La question est de savoir comment il faut réagir."
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Deux scrutins régionaux changent la donne en Allemagne
Jiri Sladek analyses les conséquences du scrutin régional de Hesse sur la politique nationale. "Ces élections sont tout d'abord un test de popularité pour les élections parlementaires du Bundestag qui se tiendront l'année prochaine, et en particulier pour la CDU [Union chrétienne-démocrate] et le SPD [Parti social-démocrate], qui forment la grande coalition. Pendant la campagne, les deux camps ont joué la carte du populisme. Les conservateurs se sont concentrés sur la sécurité intérieure et la fermeté envers les immigrés. La gauche, quant à elle, a axé sa campagne sur le salaire minimal. C'est surtout ce dernier thème qui a suscité l'intérêt des électeurs. (...) Le SPD peut désormais être confiant au niveau fédéral et poser d'autres exigences pour atténuer certaines conséquences des réformes sociales mises en places."
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