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Avramescu, Catalin
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Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 5 articles de l'auteur.
Catalin Avramescu et la micro-anarchie
Le philosophe roumain Catalin Avramescu réfléchit à ce que l'urbanisme moderne laisse percevoir de la société roumaine. "L'urbanisme moderne est le facteur décisif qui a changé le visage de la société occidentale et en a fait ce qu'elle est aujourd'hui. Il consiste à mettre en réseau des points, des lignes et des signes. (...) C'est ainsi que les urbanistes roumains ont commencé. A l'époque de Cuza, les villages ont été subdivisés en secteurs ; sous Pache Protopopescu, Bucarest a été dotée de boulevards, et sous Carol I les gares ont reçu leurs premiers tableaux horaires. (…) Nous vivons aujourd'hui dans un tissu social qui semble s'effilocher. Nous nous glissons dans les trous des clôtures pour accéder aux bâtiments publics, les voitures se garent sur les trottoirs, les horaires d'ouverture ne sont plus respectés, les boutons des ascenseurs sont bloqués, et des caractères manquent à certaines inscriptions. Partout autour de nous s'étend une micro-anarchie. C'est sur ce point que nous devons commencer la réforme de notre société - l'origine primitive du chaos. Notre pays manque de direction."
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Les cent jours de la Roumanie dans l'UE
Trois mois après l'adhésion de la Roumanie à l'Union européenne, Catalin Avramescu fait le bilan. "Peut-on déjà constater des améliorations 100 jours à peine après notre adhésion ? En réalité, tout va mal. On nous a parlé de stabilité, et tout ce que nous avons récolté, c'est le chaos institutionnel. (...) On nous avait dit que nous aurions des représentants au Parlement européen, mais nous devons attendre presque un an avant de pouvoir élire nos députés européens. (...) La contribution de la Roumanie aux institutions européennes est pour l'instant limitée à la formation d'un groupe parlementaire d'extrême droite avec les Bulgares. Reste maintenant à savoir où est passé l'argent : ne nous avait-on pas promis que les euros couleraient à flot ? Les politiciens nous avaient même affirmé qu'il serait difficile d'administrer cette énorme somme. Nous avons versé une contribution de près 300 millions d'euros à l'UE. Et qu'avons-nous eu en retour ? C'est bien simple : rien du tout."
» article intégral (lien externe, roumain)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Élargissement de l'UE, » Politique Européenne, » Roumanie
Pour Catalin Avramescu, la Roumanie n'est pas européenne
Même après l'adhésion de son pays à l'UE, le philosophe Catalin Avramescu trouve que la Roumanie n'a pas grand-chose d'européen. "Depuis quinze ans, nous nous disons : la Roumanie n'a pas l'habitude des 'réformes'. Ou encore, on évoque une 'transition'. Aujourd'hui, cette transition se nomme 'adhésion' ou 'intégration'. Peu importe son nom, l'objectif est le même : se plier aux normes européennes. Pour quel résultat ? Notre gouvernement, notre économie et notre société évoquent une République soviétique. Depuis peu, nous nous répétons que nous appartenons à la 'famille européenne'. Il me semble au contraire que nous faisons partie de l'espace postsoviétique, avec les mêmes oligarques, le même type de scandales, le même type d'émigration. En revanche, quand on se rend à Vilnius ou à Prague, on est vraiment en Europe : ces villes ressemblent à Vérone ou à Glasgow."
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Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Élargissement de l'UE, » Politique Intérieure, » Roumanie
Catalin Avramescu dénonce la corruption des hommes d'affaires roumains
En Roumanie, les oligarques, des hommes d'affaires multimillionnaires, sont étroitement liés aux partis nationaux, soit en étant à leur tête, soit en les soutenant financièrement. Le philosophe roumain Catalin Avramescu édicte des règles afin de séparer politique et monde des affaires. "Nous sommes dans une situation telle qu'il est désormais difficile de faire la différence entre le gouvernement roumain et la Chambre de commerce de Bucarest. Nous sommes dirigés par les rois du bitume, les princes de l'énergie, les aristocrates de l'importation de véhicules (...) Au début des années 90, il paraissait sensé que le pays soit dirigé par des hommes d'affaires. A l'époque, les arguments étaient les suivants : quiconque possède une fortune, constituée de préférence à l'Ouest, est forcément compétent. Un homme d'affaires riche à ce point ne peut être corrompu. Après deux décennies, plus personne n'y croit. Les hommes d'affaires se sont révélés être les champions de la corruption en Roumanie."
» article intégral (lien externe, roumain)
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Catalin Avramescu et l'abus de biens publics en Roumanie
Le philosophe roumain Catalin Avramescu déplore dans un essai que de nombreux Roumains abusent encore des biens publics, comme à l'époque du communisme. "Dans ce pays, nous avons tous l'impression que l'Etat s'est immiscé dans notre vie privée et qu'il a détruit l'individualisme. Nous sommes persuadés qu'il est notre ennemi et que la réforme urgente à mettre en oeuvre pour rétablir un tant soit peu de civilité dans la société est une réforme de l'Etat. Je suis tout à fait d'accord avec la conception selon laquelle l'Etat roumain - notamment dans sa variante stalinienne - a causé du tort à ses citoyens. Toutefois il n'est pas faux de dire qu'en Roumanie, l'individu a toujours abusé des biens publics. De fait, notre Etat collectiviste fonctionnait comme la propriété privée de la famille Ceaucescu. En conséquence de quoi les paysans travaillaient pour leur compte avec le matériel du kolkhoze, et les ouvriers complétaient leur salaire avec des pièces volées à l'usine. Les maçons crépissaient nos maisons avec des matériaux volés sur les chantiers, et le médecin de l'hôpital considérait son cabinet comme sa propriété privée."
» article intégral (lien externe, allemand)
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