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Bauchmueller, Michael

Michael Bauchmüller est le correspondant parlementaire du "Süddeutsche Zeitung" où il est responsable des thèmes de l'environnement, de l'énergie et des transports. Il a terminé l'Ecole de journalisme de Cologne et a fait des études d'économie politique à l'université de Cologne. Il vit à Berlin avec sa femme et son fils.


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L'auteur a publié 1 article sur euro|topics


1.  Article | 08.02.2007

La protection du climat: la connaissance des causes augmente tandis que les efforts stagnent

Des découvertes scientifiques, des caprices météorologiques de plus en plus graves, des soucis croissants même dans le secteur économique ont fait passé le sujet à la première place de l'ordre du jour de l'Union européenne sous la présidence allemande. Michael Bauchmüller sur la protection de l'environnement et du climat. » suite


Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 5 articles de l'auteur.


Süddeutsche Zeitung - Allemagne | 09.12.2011

La protection climatique renforce la Chine

La Chine a laissé entrevoir lors du sommet sur le climat de Durban qu'elle était prête à des compromis, tandis que les Etats-Unis continuent à bloquer le moindre accord. Les concessions chinoises sur la protection climatique pourraient entraîner un transfert du pouvoir économique, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Le calcul tactique est clair : si les prix du pétrole, du gaz ou du charbon augmentent, cette majoration touchera plutôt les économies qui gaspillent ces ressources. Si au contraire de nombreux Etats s'accordent sur la protection climatique, cela créera de nouveaux débouchés, même pour les éoliennes et les machines rentables venant de Chine. Cela tisse ainsi un scénario particulièrement intéressant pour les heures décisives de la conférence. La Chine peut donc se ranger, avec ses alliés indien, brésilien et sud-africain, du côté de l'Union européenne et de la plupart des pays en développement. La politique climatique restant liée à la politique économique, les influences ne seraient pas les seuls facteurs à évoluer dans la lutte contre le réchauffement de la planète."

Süddeutsche Zeitung - Allemagne | 03.02.2010

L'accord sur le climat au Mexique menacé

Plus de 50 Etats ont déposé leurs objectifs nationaux de lutte contre le réchauffement de la planète auprès du secrétariat de l'ONU pour le climat, comme cela avait été convenu lors de la Conférence sur le climat de Copenhague. Mais cet agrégat d'objectifs autodéterminés témoigne de l'échec collectif, estime le quotidien progressiste de gauche Süddeutsche Zeitung : "Tous les engagements pour la protection climatique ont été remplacés. Les conséquences de cette situation sont déjà perceptibles pour certains pays, et le seront dans un délai prévisible pour tous les autres. Les technologies qui permettent une croissance sans combustion de matières premières finales sont connues et expérimentées. … Si des pays comme le Japon ou les Etats de l'UE ne prennent même pas d'initiative ou si Barack Obama devait échouer avec sa loi sur le climat, il n'y aura pas non plus d'accord au Mexique. Mais le Japon est bien plus préoccupé actuellement par la crise économique que par le climat, l'Union européenne a – tout comme le gouvernement allemand d'ailleurs – abandonné tout leadership dans la protection climatique et les perspectives d'une loi sur le climat aux États-Unis se sont obscurcies. Le fait que le Mexique, le prochain hôte du sommet, soit l'unique pays émergent à se taire sur ses objectifs climatiques, en dit long."

Süddeutsche Zeitung - Allemagne | 24.03.2009

Les cheikhs et Daimler transforment le secteur automobile

L'émirat arabe d'Abou Dhabi achète des parts dans le groupe allemand Daimler. Avec le projet de développer en commun des voitures électriques, on abandonne une voie longtemps tracée, écrit le Süddeutsche Zeitung : "C'est la voie de la combustion, et de l'exploitation des ressources fossiles. Le moment est plus que jamais arrivé de passer à autre chose. … Actuellement, on idéalise souvent volontiers la crise en la présentant comme une chance. Celle-ci offre surtout des chances à ceux qui ne les ont pas saisies jusqu'à présent - souvent délibérément. Il est remarquable que deux entreprises (Daimler et le fonds Aabar) qui ne peuvent plus se fier à leur modèle commercial actuel coopèrent désormais. Les cheikhs redoutent la fin brutale de leur richesse avec le déclin de l'extraction de pétrole. Daimler doit craindre de son côté de ne plus pouvoir écouler ses moteurs traditionnels. Cette crise transformera le secteur, au-delà même de l'avenir de General Motors, d'Opel ou Chrysler, en dépit des aides publiques et des primes à la casse, tant elles freinent le changement."

Süddeutsche Zeitung - Allemagne | 03.12.2008

La dilution des objectifs européens de protection de l'environnement

L'industrie automobile ne devra respecter le strict cahier des charges en matière de protection de l'environnement qu'en 2015, soit trois ans plus tard que la date prévue. Le quotidien Süddeutsche Zeitung critique le compromis que le Parlement européen et les Etats membres ont trouvé lundi dernier. "Il se peut qu'en matière de protection de l'environnement personne ne soit allé jusqu'à présent plus loin que l'UE. Un objectif pour l'industrie automobile reste un objectif, même s'il ne sera valable que trois ans plus tard. Mais celui-ci est déjà tellement dilué qu'il ne fait pas vraiment figure d'exemple pour la communauté internationale. Au contraire, une telle pusillanimité met à jour l'agitation des Européens. ... Sur le chemin de l'Europe écologique, chaque Etat a ses réserves. Ce sont ces réserves qui constituent le plus petit dénominateur commun. Ce n'est pas ainsi que l'Europe deviendra écologique."

Süddeutsche Zeitung - Allemagne | 09.08.2007

Le droit de grève remis en cause ?

"La grève des conducteurs de train n'a pas encore commencé qu'elle compte déjà parmi les conflits sociaux les plus grotesques de l'après-guerre. Un nombre ridiculement petit d'employés divise tout le personnel d'une entreprise pour une revendication absurde, à savoir une augmentation salariale de 31 %. Les économistes chiffrent déjà le préjudice à plusieurs centaines de millions d'euros et le gouvernement en appelle aux partenaires sociaux. Toutefois, ces derniers ont renoncé à négocier - jugeant les chances de succès minimes", écrit Michael Bauchmüller. Le journaliste commente l'interdiction de grève prononcée le 8 août par le tribunal de Nuremberg. "Il s'agit des fondements du système économique allemand. Si la liberté de coalition [droit de se syndiquer et de faire grève] n'était plus un droit fondamental absolu, à quelle occasion pourrait-on la faire valoir ? Quelles devraient être les revendications des travailleurs, quels moyens devraient-ils employer, à combien devraient-ils s'y mettre pour avoir encore le droit de faire grève en Allemagne ?"

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