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Bocca, Giorgio


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Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 4 articles de l'auteur.


La Repubblica - Italie | 20.05.2010

Vers une démocratie autoritaire en Italie

La commission judiciaire du Sénat italien a approuvé un projet de loi qui limite l'écoute des conversations téléphoniques et interdit la publication de leur contenu dans les médias. Si la loi devait entrer en vigueur, des sanctions élevées menaceraient les journalistes contrevenants. Le quotidien de centre-gauche La Repubblica s'en indigne : "Contrairement aux sultans qui dissimulent l'épée avec laquelle il s'élancent sur l'ennemi, le Cavaliere [le Premier ministre Silvio Berlusconi] veut que tout le monde sache que c'est lui qui a usé de son argent et de ses pouvoirs pour éliminer les voix critiques de la piste. … Silvio Berlusconi est physiquement et spirituellement le contraire des grands dictateurs du siècle dernier. Une comparaison avec Mussolini, Hitler et Staline n'atteindrait même pas le niveau d'un vaudeville. … Il a construit de manière légale un empire télévisuel avec les privilèges et les abus légaux dans lesquels les grands patrons du bâtiment sont passés maîtres. Celui qui s'oppose au système, celui qui se met en travers, est chassé. C'est ce qu'on appelle une démocratie autoritaire."

La Repubblica - Italie | 03.01.2007

La peine capitale et la fin des dictatures

Suite à l'exécution de Saddam Hussein, le gouvernement italien a demandé à l'ONU d'instaurer un moratoire sur la peine de mort. Cette demande a provoqué la riposte du gouvernement irakien, qui a rappelé le sort réservé à l'ancien dictateur italien Benito Mussolini, assassiné en 1945 après un simulacre de procès. Comme l'ensemble de la presse italienne, l'éditorialiste Giorgio Bocca conteste ce parallèle historique. "L'exécution de Mussolini n'est politiquement assimilable à la pendaison de Saddam Hussein que dans les grandes lignes. La disparition de Mussolini a marqué l'épilogue violent et dramatique d'une tyrannie et permis l'avènement d'un pays libre (...). L'exécution barbare de Saddam Hussein n'est pas le début d'une libération, elle n'empêche pas la terreur de perdurer et la violence de se répéter. C'est en ce sens que l'on peut considérer cette exécution comme une erreur".

La Repubblica - Italie | 02.11.2006

Naples connaît un regain de criminalité

Le journaliste et écrivain Giorgio Bocca analyse l'emprise de la Camorra, la mafia locale, sur la ville. "Pour le moment la criminalité a gagné. Naples a touché le fond. Elle est arrivée à la limite au-delà de laquelle toute cohabitation est impossible. Naples a quelque chose que la plupart des villes italiennes ne connaissent pas : la plèbe, comme Alexandrie, comme Calcutta, comme Bombay où un nombre sans fin de personnes survivent plutôt que vivent. Où chaque jour des foules énormes se mettent en marche cherchant la survie sans bien savoir où la trouver. A Milan, à Turin, il y a des pauvres, mais à Naples c'est la plèbe qui est l'alliée naturelle de la délinquance (...). La Camorra a dans cette ville une fonction décisive : assurer la survie des marginaux. Les formes de complicité avec la Camorra qui s'est appropriée l'immense majorité des biens publics napolitains, sont innombrables, infinies et surtout inconscientes."

La Repubblica - Italie | 06.09.2006

Demande d'exhumation du corps de Mussolini

Un petit fils de Mussolini demande l'exhumation du 'Duce' afin d'élucider les circonstances de sa mort. Selon l'Histoire officielle, le Duce a été capturé et abattu par des partisans italiens le 28 avril 1945. Le journaliste et écrivain italien Giorgio Bocca s'oppose à cette requête. "Le corps du Duce était le fascisme : sans le corps du Duce, il n'y aurait pas eu le fascisme, cela aurait été tout autre chose (...). La demande d'exhumation du cadavre est inutile et stupide. Peu importe que le Duce ait été fusillé devant les grilles d'une villa du lac de Côme ou qu'il soit mort nu dans la chambre où il venait de passer sa dernière nuit. Ce petit-fils du Duce, Guido, n'a toujours pas compris, arrivé à l'âge de la retraite, pourquoi les Italiens, nous 'les sales porcs de partisans', avons pu fusiller son aïeul qui était le père de la nation, le plus beau, le plus puissant et le plus adoré du temps de notre jeunesse."

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