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Busse, Nikolas
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Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 5 articles de l'auteur.
L'UE ignore une corruption scandaleuse
L'UE a blâmé la Bulgarie et la Roumanie en raison de défauts considérables dans la lutte contre la corruption. Il est toutefois trop tard pour des sanctions d'ordre juridique, critique le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Le délai pour cela a expiré à la fin de l'année dernière, sans que les deux pays ne se soient sérieusement rapprochés des normes habituelles d'administration de la justice sur le Vieux Continent. La Commission européenne qui a soigneusement documenté tous les manquements année après année, annonce désormais qu'elle n'a pas non plus l'intention de prendre de sanctions supplémentaires. Tout cela ne constitue pas un scandale moins grave que l'attitude irresponsable des Etats de l'UE avec le pacte de stabilité de l'euro, mais contrairement à la crise économique, cela ne semble pas avoir de conséquences. L'UE témoigne une certaine patience à l'égard de la Bulgarie et de la Roumanie, comme s'il s'agissait d'une réforme agraire quelque part en Afrique, et non du fait que les citoyens de 25 autres Etats membres doivent continuer à partager leur système juridique avec deux pays dotés de manière avérée d'un Etat corrompu et inefficace."
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Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Européenne, » Roumanie, » Bulgarie
Chypre bloque l'adhésion de la Turquie à l'UE
L'UE a ouvert mercredi le chapitre de négociation sur la sécurité alimentaire avec la Turquie. Ainsi, pour le dernier jour de sa présidence de l'UE, l'Espagne a donné une impulsion tout au mieux symbolique dans les négociations d'adhésion, estime le journal conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Il n'y a plus que trois chapitres de négociation qui ne soient pas bloqués d'une manière ou d'une autre par l'UE. Huit chapitres primordiaux, de la liberté de circulation des marchandises à l'agriculture, ont été bloqués il y a quatre ans par l'ensemble des Etats membres de l'UE à cause d'une dispute douanière entre l'UE et la Turquie. En effet, la Turquie refuse d'étendre son union douanière avec l'UE à Chypre. D'autres chapitres ne peuvent pas être ouverts car quelques Etats membres s'y sont opposés, Chypre en tête. Si l'UE continue d'ouvrir un à deux chapitres tous les six mois, alors les négociations avec la Turquie seront dans une impasse au plus tard à la fin de l'année prochaine."
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Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Élargissement de l'UE, » Europe, » Turquie
L'Allemagne hésite en raison de la Cour constitutionnelle
Le gouvernement fédéral allemand laisse en suspens le montant des aides qu'il a l'intention d'accorder à la Grèce. L'attitude eurosceptique de la Cour constitutionnelle est l'une des raisons qui expliquent ce flou, estime le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il défend ainsi le gouvernement contre ceux qui lui reprochent d'être trop hésitant : "Dans le débat public passionné, on a occulté le fait que les questions constitutionnelles ont dès le début joué un rôle prépondérant dans l'attitude allemande vis-à-vis de la Grèce. Comme peut-être aucun de ses prédécesseurs, le gouvernement tente de déterminer sa politique de telle sorte que les juges de Karlsruhe n'aient rien à y redire. Cela va jusqu'au choix des mots de la chancelière et de ses ministres. Le point de départ de toutes les réflexions a été l'estimation interne que le droit européen n'accorde au gouvernement qu'une marge de manœuvre particulièrement limitée pour accorder des aides à un Etat tiers de la zone euro. … Ce n'est pas le sort de la Grèce ou le poids de ses intérêts qui devraient être perçus comme déterminants pour la politique allemande, mais plutôt la stabilité de la monnaie commune ainsi que la solvabilité des banques et des assurances allemandes. … Aucun autre Etat membre ne connaît une telle limitation par une Cour constitutionnelle de la politique européenne menée au niveau national."
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Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Budget, » Allemagne, » Grèce
Les 27 à Lisbonne pour adopter le mini-traité
Nikolas Busse met en garde contre tout excès d'optimisme, en ce qui concerne le devenir du traité de réforme européen. "Après le sommet, il restera des obstacles difficiles à franchir. En effet, le traité doit être ratifié par les 27 Etats membres, et l'UE a déjà eu de nombreuses surprises dans ce domaine. Personne ne peut dire aujourd'hui dans quelle disposition d'esprit seront les pays l'année prochaine. Gordon Brown peut-il se permettre de renoncer à un référendum au Royaume-Uni ? Et si les Irlandais, les Danois ou un autre peuple disent non ? Nicolas Sarkozy recueillera-t-il la majorité des trois cinquièmes à l'Assemblée nationale ?"
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Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Constitution de l´UE, » Europe
Veut-on vraiment lutter contre le réchauffement climatique ?
"Le protection du climat est une invention européenne", écrit Nikolas Busse. "Aucune autre communauté d'Etats ne s'est mobilisée aussi rapidement et dans une aussi large mesure pour parvenir à un accord mondial sur les émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, ce sont aujourd'hui les pays européens qui portent la responsabilité la plus lourde dans le protocole de Kyoto, le traité international pour la lutte contre le réchauffement climatique. (...) La difficulté majeure pour les Européens est de déterminer ce qui se passera après 2012. Aucun traité n'est encore prévu pour succéder au protocole de Kyoto. Lors de la dernière conférence des Nations unies sur le climat, qui s'est tenue à Nairobi en novembre 2006, les délégations n'ont pas pu s'entendre sur la date de lancement des négociations d'un nouveau traité. Les pays en développement sont les moins enclins à se laisser imposer des restrictions. (...) C'est pourquoi la Commission européenne propose de réfléchir seule à une solution pour l'après-2012."
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