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Herrmann, Ulrike


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Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 4 articles de l'auteur.


taz - Allemagne | 14.02.2012

Les Portugais ensemble face à la crise

A Lisbonne, 300.000 personnes ont manifesté ce week-end contre la politique d'austérité du gouvernement conservateur. Bien que les Portugais se trouvent dans une situation comparable à celle des Grecs, ils parviendront à sortir de la crise parce qu'ils mènent des actions collectives, estime le journal de gauche tageszeitung : "En quoi la situation est-elle différente de celle de la Grèce. Là-bas il n'y a jamais de vraies grandes manifestations car le camp des ouvriers est trop largement divisé. Les employés du secteur privé envient les fonctionnaires qui gagnent bien mieux leur vie. Et chaque secteur ne voit que ses propres intérêts. Ainsi, les fonctionnaires employés dans les services de ferry ont fait grève, paralysant ainsi le tourisme, sans avoir discuté de leur action avec les syndicats. En Grèce, tout le monde se bat contre tout le monde. … En revanche, les Portugais ne manifestent pas seulement de manière collective, ils s'attaquent aussi aux réformes ensemble. Le gouvernement et l'opposition collaborent pour assainir le pays. Ce qui serait inimaginable en Grèce fonctionne parfaitement au Portugal, quand il y a une augmentation des impôts, ceux-ci sont vraiment prélevés."

taz - Allemagne | 05.01.2012

Une dispute risible par rapport à la BCE

Le nouvel économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE) sera le Belge Peter Praet, a annoncé mardi la BCE. Pour la première fois, ce poste ne sera donc pas occupé par un Allemand. Dans les cercles gouvernementaux allemands, on disait préalablement que seul un économiste en chef allemand pourrait empêcher que l'on ait recours à la planche à billets pour sauver l'euro. Le quotidien de gauche taz se moque de ce nationalisme relatif au personnel de la BCE : "Le fait que l'économiste en chef de la BCE soit allemand ne jouait et ne joue toujours aucun rôle. C'est pourquoi cela ne change rien que personne n'ait voulu confier cette tâche à Jörg Asmussen et que celui-ci ait dû se contenter du poste de 'ministre des Affaires étrangères' de la BCE. Car quel que soit l'intitulé d'un poste, c'est au final la majorité qui décide à la BCE. Et l'Allemagne est loin de disposer de la majorité. … Au Conseil général de la BCE, les directeurs des banques centrales respectives des pays de la zone euro ont chacun une voix - la petite Malte comme la grande Allemagne. La Banque fédérale allemande devrait donc conclure des alliances avec d'autres banques centrales si elle entend s'imposer. Mais tous les partenaires potentiels ont pris leurs distances aujourd'hui."

taz - Allemagne | 18.12.2008

On ne peut pas aller plus bas

Le quotidien allemand die tageszeitung écrit : "En Allemagne, les taux directeurs vont aussi connaître une baisse inédite. La Banque centrale européenne ne va pas pouvoir faire autrement que de suivre la Réserve fédérale américaine, dont les taux atteignent désormais presque zéro pour cent. En effet, même si la Banque centrale de Francfort aime se présenter comme la puissante protectrice de l'euro fort, il n'y a pas d'autonomie en matière de politique monétaire. … Il devient de plus en plus évident que le monde se dirige vers une crise économique d'une gravité exceptionnelle, nécessitant des mesures tout aussi exceptionnelles. C'est la raison pour laquelle la Banque centrale va ouvrir grand ses vannes. Mais cette mesure produira-t-elle les effets escomptés ? Le pessimisme est de mise, car jusqu'à présent, aucune baisse des taux d'intérêt n'a jamais stimulé l'économie. En outre, la limite absolue est en vue : les taux ne peuvent pas descendre en dessous de 0,0 pour cent. Les banques centrales, si puissantes en apparence, sont quasi impuissantes. Ce vide ne peut être comblé que par les gouvernements. Il faut qu'ils soutiennent la demande par des paquets conjoncturels. Mais la chancelière [Angela] Merkel se contente de laisser passer le temps."

taz - Allemagne | 24.05.2007

La justice européenne condamne le dumping social

Ulrike Herrmann est partagée au sujet de la victoire - provisoire - des syndicats européens. "Dans la pratique, il existe de nombreuses manières de contourner la nouvelle directive. Il suffit que les employés se déclarent en tant qu'indépendants sous contrat pour pouvoir offrir leurs services à n'importe quel prix. De nombreux carreleurs d'Europe de l'Est travaillant comme entrepreneurs individuels en Allemagne s'en sont déjà rendu compte. (...) C'est une situation schizophrène : la main d'oeuvre bon marché est autorisée à produire des biens pour l'Allemagne dans son propre pays, mais malheur à elle si elle vient en Allemagne pour proposer ses services à bas prix. Cette schizophrénie dissimule un combat des faibles contre les plus faibles. On ne peut pas en vouloir aux employés à bas salaires d'Europe de l'Est de défendre leurs emplois contre leurs concurrents plus pauvres de l'étranger. Sans les accords tarifaires, ils n'auraient aucune chance. Ce qui est cruel, c'est que cette victoire signifie que les perdants vont perdre de nouveau."

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