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Kasparov, Garry
Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 5 articles de l'auteur.
L'Europe muette face à la dictature de Poutine
Le quotidien progressiste italien Corriere della Sera publie une lettre ouverte de l'ancien champion du monde d'échecs et chef de l'opposition russe Garry Kasparov, texte qui s'apparente à un acte d'accusation contre l'Europe : "Le 2 mars 2008, Dmitri Medvedev a été élu président de Russie. Il est cependant difficile de ne pas écrire 'élu' entre guillemets. En Russie, la démocratie et les élections sont deux choses bien différentes. Le lendemain, ce fut encore pire : les personnalités politiques de l'Ouest ont applaudi cette ascension au pouvoir frauduleuse. ... Nous, dans l'opposition, nous avions espéré de la part des pays libres démocratiques une critique sévère contre le retour de l'arbitraire et du despotisme en Russie. ... Mais le monde libre a laissé entendre que la démocratie est une fiction, un prétexte pour les échanges commerciaux. ... Le point culminant de l'immunité de Poutine fut la marche des troupes russes en Géorgie, déclenchée dès lors que l'Ossétie du Sud avait fourni le moindre prétexte. Poutine n'a pas eu à craindre la réaction de l'Occident. La véritable catastrophe qui lui a permis ce bain de sang remonte au 3 mars 2008, lorsque la communauté internationale gâcha la dernière chance de sonner l'alarme face à la dictature de Poutine."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Russie, » Europe
Garry Kasparov sur les chances d'Obama en Russie
Garry Kasparov, ancien champion du monde d'échecs et actuel président de la coalition l'Autre Russie, analyse dans le quotidien Die Welt comment Barack Obama, le président américain récemment élu, peut briser la propagande du Kremlin contre les Etats-Unis : "Sa victoire signifie la fin d'une image traditionnelle de l'Amérique qui nous vient encore de l'époque soviétique. … Malheureusement, beaucoup en Russie préfèrent parler du racisme en Amérique plutôt que de prendre conscience du racisme et de la xénophobie dans notre propre pays. Mais la seule chose qui va vraiment compter, c'est de voir si Obama va se comporter différemment. Il aura peu de temps. Sa 'fenetre d'opportunité' ne va s'ouvrir que brièvement. Les crises auxquelles nous sommes confrontés sont en effet trop grandes pour que l'état de grâce du nouveau président américain puisse durer. Montrer qu'il ne considère pas le peuple russe comme un ennemi pourrait être un bon départ. Comme dans la plupart des Etats autoritaires, Poutine ne représente pas non plus la majorité des citoyens. La propagande du Kremlin travaille dur pour présenter l'Amérique comme son adversaire. Obama pourrait briser cette position erronée en se prononçant face au reste du monde contre les dirigeants dictatoriaux en Russie, et ce de manière encore plus distincte que dans le discours qu'il a donné après sa victoire."
» article intégral (lien externe, allemand)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Russie, » Amérique du Nord
Garry Kasparov face à Poutine le parrain
Pour comprendre le régime de Vladimir Poutine, le Russe Garry Kasparov, ancien champion d'échecs devenu opposant politique, ne recommande pas les grands classiques de la politologie, mais les oeuvres de l'écrivain américain Mario Puzo. "Si vous êtes pressé, vous pouvez également regarder les DVD, car les oeuvres de Mario Puzo ont été adaptées au cinéma. Commencer par sa trilogie 'Le Parrain' serait un bon début", écrit Kasparov dans un article initialement publié par le 'Wall Street Journal' et repris par le quotidien allemand. "Les historiens discernent dans le Kremlin d'aujourd'hui des emprunts à 'l'Etat corporatif' de Mussolini, aux juntes latino-américaines et au parti révolutionnaire pseudo-démocratique du Mexique, le PRI. Toutefois, un fan de Puzo comprendra mieux le régime de Poutine : sa hiérarchie stricte, le chantage et les intimidations, l'omerta - et surtout l'argent qui coule à flot. En d'autres termes, nous avons affaire à une mafia. Si un membre du milieu se rebelle contre le parrain, il est mort."
» article intégral (lien externe, allemand)
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L'opposition peut-elle croître en Russie ?
Pourquoi quelques milliers de manifestants ont-ils fait paniquer le gouvernement russe et provoqué une violente intervention de la police le week-end dernier à Moscou ? Eduard Steiner, correspondant du quotidien en Russie, s'est entretenu à ce sujet avec Garry Kasparov, un des dirigeants du mouvement d'opposition 'L'autre Russie'. "Quelques milliers de personnes constituent une rupture de la conscience, d'autant plus qu'elles risquent gros. L'Etat a peur qu'elles soient soudainement dix fois plus nombreuses à descendre dans la rue. (...) Nos manifestants représentent un large spectre démographique. Les gens craignent que le pays tout en entier tombe en morceaux s'ils manifestent. Ils ont peur qu'en cas de disparition du système corrompu, la situation s'aggrave et 1991 ne se répète. C'est un traumatisme psychologique qui puise ses racines très profondément."
» article intégral (lien externe, allemand)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Russie
Tous les textes disponibles de » Eduard Steiner
Garry Kasparov décrit une Russie multiculturelle
Dans un entretien réalisé par Reinhard Meier, le Russe Garry Kasparov, membre de l'opposition et ancien champion du monde d'échecs, formule une hypothèse quant à l'évolution de l'identité russe. "Un débat fait actuellement rage en Russie à propos de ce qui est spécifiquement russe. Je me considère moi-même comme russe. La plupart des gens en Russie m'identifient vraisemblablement comme un champion d'échecs soviétique, mais également comme quelqu'un qui est fier de l'Etat russe. Je suis né à Bakou, dans l'ancienne république soviétique de l'Azerbaïdjan - ce qui revient à peu près à un Britannique né en Inde ou un Français à Alger, puis je suis allé vivre à Moscou lorsque l'empire s'est effondré. Je crois qu'une définition de la 'russitude' s'imposera à plus long terme. Il ne s'agira pas d'une appartenance ethnique étroite. Il s'agira plutôt de savoir si l'on s'identifie à la Russie et à sa culture en général - un peu comme les Américains et leur melting pot."
» page d'accueil (lien externe, Neue Zürcher Zeitung)
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