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Kertesz, Imre
Né en 1929; écrivain; 2002
Prix Nobel de littérature.
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Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 4 articles de l'auteur.
Imre Kertész sur une Europe ouverte et forte
L'Europe est accablée par son histoire, écrit le prix Nobel de littérature Imre Kertész sur le portail culturel Litera. Mais l'Europe du futur sera forte, sûre d'elle et ouverte : "Dans un sens plus élevé, le salut de l'être humain se situe en dehors de son existence historique – et non pas dans l'évitement d'expériences historiques, mais au contraire, en les vivant, en se les appropriant et en s'identifiant tragiquement à elles. Seul le savoir peut soulever l'être humain au-delà de l'histoire. À une époque où l'histoire totalitaire omniprésente, décourageante nous enlève tout espoir, le savoir reste la seule issue digne, le seul bien. … Une civilisation qui ne définit pas clairement ses valeurs ou qui les abandonne est vouée à la déchéance. … Nous sommes livrés à nous-mêmes et ni des guides célestes ni des guides terrestres ne nous dirigent ; nous devons nous créer nos propres valeurs, jour après jour, … qui au final, permettent … de constituer une nouvelle culture européenne. Lorsque je pense à l'Europe future, je m'imagine une Europe forte, sûre d'elle, qui soit toujours prête à négocier, mais ne soit jamais opportuniste. N'oublions pas que l'Europe renaquît grâce à une décision héroïque : lorsqu'Athènes s'est résolue à s'opposer aux Perses."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Pour Imre Kertész, l'Europe représente la liberté de connaissance
Le prix Nobel de littérature Imre Kertész s'entretient avec Jörg Path au sujet des 'gouffres de l'apocalypse' en Europe, tels qu'il les a décrits dans son discours prononcé à la conférence 'Perspektive Europa' organisée à Berlin début juin. "Je ne donnerai pas d'arguments politiques. La politique, c'est comme le football : chacun croit y comprendre quelque chose. Mais je crois que les gouffres ne se sont pas refermés, pas même en Yougoslavie. Et il peut s'en ouvrir partout. Les récentes attaques terroristes à Londres ont montré à quel point tout est fragile : la civilisation, la vie quotidienne. Il faut avoir conscience de l'aspect dramatique de la vie. Chaque jour, chaque moment. L'Europe est une belle entité, sage et forte, depuis l'époque de la Grèce antique. Je crois que l'Europe représente ce qu'aucune civilisation ne peut représenter : la liberté de connaissance. La liberté pure et simple. Il ne faut pas la trahir."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Jörg Plath
Imre Kertesz et l'antisémitisme européen
Dans une interview menée par Eszter Raday, l'écrivain hongrois Imre Kertesz, Prix Nobel de Littérature en 2002, analyse les causes de l'antisémitisme européen. "Dans les pays démocratiques, la nouvelle version de l'antisémitisme est la critique dirigée contre Israël - en particulier lorsqu'Israël est réellement critiquable, ce qui arrive d'ailleurs à d'autres Etats qui n'ont pas à lutter pour leur survie. On assiste à l'apparition d'un nouveau langage, que j'appellerais l'euro-antisémitisme. Pour un euro-antisémite, il n'est pas contradictoire d'honorer la mémoire des victimes de l'Holocauste et de tenir des propos antisémites dans la phrase suivante, sous prétexte de critiquer Israël. On l'a tant répété que c'en est presque devenu un lieu commun : le souvenir de l'Holocauste est nécessaire afin qu'il ne se reproduise jamais. Mais depuis Auschwitz, il ne s'est rien passé qui réfute Auschwitz. Au contraire. Avant Auschwitz, Auschwitz était inimaginable. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Puisque Auschwitz a réellement existé, il est entré dans notre imaginaire et fait désormais partie de nous. Les horreurs que nous pouvons imaginer parce qu'elles ont réellement existé peuvent se reproduire".
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Kertész et l'identité juive
L'écrivain hongrois Imre Kertész, rescapé d'Auschwitz et prix Nobel de littérature, livre une réflexion sur sa judéité à l'occasion de la publication de deux nouveaux ouvrages. "Etre juif n'est pas pour moi une religion, et je ne suis pas sioniste. Mes parents étaient juifs, mais c'est du fait de l'Holocauste que je suis devenu juif. Quand j'ai visité Israël, je me suis promené avec mon ami Appelfeld, l'écrivain, dans le quartier orthodoxe de Jérusalem. Alors qu'il évoluait à l'aise, je me suis senti angoissé, timide. Je n'appartenais pas à cette communauté. J'étais juif, mais différent d'eux, différent des autres, différent de moi. Il semble que je sois un juif d'une autre espèce. De quelle espèce ? D'aucune. Il y a longtemps que je ne cherche plus ni ma patrie ni mon identité. L'Holocauste a créé une nouvelle espèce de juifs, pour qui être juif n'est ni une identité religieuse ni une appartenance communautaire, mais avant tout un devoir moral".
» informations complémentaires (lien externe, français)
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