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Lilla, Mark
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Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 2 articles de l'auteur.
Mark Lilla sur la religion et la politique
Bien que les idées critiques de la religion soient répandues, la religion n'a toujours pas disparu de la vie politique, estime le philosophe américain Mark Lilla : "Le premier [préjugé] c'est qu'il existe depuis toujours une dissension entre l'Eglise et l'Etat, raison pour laquelle il faudrait bannir toutes les apparences religieuses de la vie publique. Le deuxième [préjugé] est encore plus extravagant. … Il stipule qu'un jour on ne trouvera plus la religion que dans les écritures religieuses. Mais ces deux légendes sont fausses. La mutation ayant eu lieu aux XVIe et XVII siècles, avec ses guerres, ses rejets idéologiques et sa 'fin de l'ordre [mondial] existant', ne présageait rien de bon pour la religion. On s'est saisi de cette pensée [critique de la religion] ; elle a été présente notamment chez [les philosophes David] Hume, Jean-Jacques Rousseau et chez toute une armée d'idéologues du siècle des Lumières. Elle s'est ancrée pour toujours dans l'idéologie du XXe siècle. Le siècle dernier, avec ses deux catastrophes qu'ont été le nazisme et le communisme, n'a fait qu'étayer cette séparation [entre Etat et Eglise]."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Marl Lilla et le "sommeil profond" des Etats-Unis
Pour le politologue américain Mark Lilla, les attentats du 11 septembre n'ont pas eu l'effet d'un électrochoc, comme cela a été beaucoup dit, mais plutôt d'un sédatif brutal qui a plongé l'intellect de l'Amérique dans un sommeil profond. "Elle marche, elle tient debout, elle parle, mais ses yeux sont vitreux, et son regard est vide. Je ne fais pas partie de ces gens qui en imputent la faute au gouvernement Bush. Notre gouvernement n'est qu'un symptôme de notre état, et non sa cause. Plusieurs milliers de personnes ont perdu la vie dans les attentats du 11 septembre, mais les changements du climat politique qui ont suivi n'ont aucun rapport plausible avec les sentiments de tristesse, de colère, de vengeance ou de peur qui régnaient alors (...). Telle une victime traumatisée qui regarde désormais son environnement avec méfiance et hostilité, les Etats-Unis ont réagi aux attentats en se détournant de la réalité, aussi bien en matière de politique intérieure qu'extérieure. Cette régression intellectuelle, alliée à un engagement militaire, est la meilleure recette pour une catastrophe".
» article intégral (lien externe, allemand)
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