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Mucchetti, Massimo


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Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 5 articles de l'auteur.


Corriere della Sera - Italie | 13.08.2009

Les Etats-Unis vainqueurs du litige fiscal

Selon le quotidien conservateur et libéral Corriere della Sera, les Etats-Unis l'ont emporté dans le litige fiscal avec la Suisse. La banque UBS doit fournir ses données-client à Washington : "Pour sauver UBS de l'engorgement des valeurs toxiques en dollars, l'aide de la Réserve fédérale [banque centrale américaine] a été nécessaire. … L'Amérique de [Barack] Obama, qui n'est plus l'Amérique dérégulée de [George W.] Bush et de [Bill] Clinton, présente désormais la facture. Et plus encore. Car si Berne n'avait pas libéré les nains de Zurich des chaînes dorées de leurs secrets [bancaires], le gouvernement américain aurait retiré à UBS sa licence pour exercer ses activités à Wall Street. La Suisse semble ainsi lâcher du lest, mais on ne sait pas encore dans quelle mesure. La banque et le gouvernement suisse risquent [ainsi] de s'exposer à des plaintes de la part de leurs clients. Il est question de plusieurs milliers de noms dévoilés [de fraudeurs fiscaux]. Ce ne sont donc pas tous ceux qui ont été demandés. Mais c'est peut-être assez pour porter vraiment atteinte … au secret bancaire."

Corriere della Sera - Italie | 18.06.2009

La fin du laissez-faire

D'après le quotidien conservateur et libéral Corriere della Sera, la réforme des marchés financiers d'Obama constitue une rupture avec la politique de ses prédécesseurs : "Obama ne veut pas que le gouvernement des Etats-Unis ait une nouvelle fois à choisir entre le sauvetage et la catastrophe totale. C'est pourquoi il attribue à la banque centrale américaine, la Fed, la mission d'empêcher l'accumulation de risques systémiques au sommet des institutions financières et met ainsi sens dessus dessous la doctrine de laissez-faire de ses prédécesseurs républicains et démocrates. … Comme toujours, le problème se cache dans la réalisation : … y aura t-il un président de la Fed qui, grâce à ses nouveaux pouvoirs, interdira la réduction du capital quand les années fastes seront de retour et que Wall Street réclamera sa part du gâteau ?"

Corriere della Sera - Italie | 04.05.2009

Mise en garde contre toute euphorie chez Fiat

Après l'entente pour une alliance avec le constructeur américain Chrysler, le PDG de Fiat Sergio Marchionne envisage de racheter le constructeur allemand Opel. Le quotidien Corriere della Sera met en garde contre une trop grande euphorie : "Marchionne appuie sur l'accélérateur car la crise offre des opportunités qui ne se reproduiront pas de sitôt. … Mais les caisses sont vides. La crise a provoqué une rapide croissance de l'endettement. … Le retour de Fiat aux Etats-Unis n'a rien d'une promenade de santé. … Et Opel ? Le plus petit des constructeurs automobiles allemands appartient au groupe GM [General Motors] qui est au bord de la faillite. … Dans les négociations avec Chrysler, Fiat avait l'avantage d'être seule. En Allemagne, il y a par contre un autre candidat : le sous-traitant automobile autrichien Magna. Magna propose 5 milliards d'euros, Fiat apparemment 750 millions d'euros. … Avec l'entreprise américaine, Fiat s'enrichit d'un marché et d'un appareil de production qui n'entre pas en conflit avec le sien. Avec le constructeur [allemand], il existe en revanche un plus grand recouvrement des secteurs d'activités."

Corriere della Sera - Italie | 22.04.2008

L'Italie cède au patriotisme économique

Quelques jours après la victoire de Silvio Berlusconi aux législatives italiennes, Air France-KLM a retiré son offre de rachat de la compagnie aérienne Alitalia. "Silvio Berlusconi a fait de la défense de l'italianité d'Alitalia contre l'annexion française un argument payant auprès des électeurs", regrette Massimo Micchetti. "La compagnie nationale est considérée depuis au moins quinze ans comme un corbillard romain gouverné par un triumvirat de gestionnaires incompétents, de syndicats corporatistes et de partis politiques clientélistes. Jusqu'à récemment, sa faillite n'aurait pas empêché de dormir les petits entrepreneurs de la Lombardie [Nord de l'Italie] qui ne demandaient qu'à pouvoir voler à moindre coût avec le maximum de ponctualité et de confort, peu importe la compagnie ou l'aéroport (...). Au premier trimestre 2008, l'éventualité que le vert du drapeau italien ne se transforme en bleu français sur nos avions a fait changer le public d'avis".

Corriere della Sera - Italie | 11.10.2006

Alitalia au bord de la faillite

"La fête est finie, l'Etat s'en va", note le journaliste Massimo Mucchetti à propos de la débâcle financière de la compagnie aérienne nationale Alitalia, évoquée par le chef du gouvernement italien Romano Prodi lors d'une rencontre avec les syndicats mardi 10 octobre. "Si les prévisions sont justes, les caisses seront définitivement vides en mars prochain et une fois les caisses vides, ce sera la fin des illusions. Alitalia désargentée, la Commission européenne, en empêchant la recapitalisation par l'Etat, pourra céder la compagnie aux 'alliés' [notamment Air France] (...). Or sans une forte compagnie de référence, aucun des grands aéroports italiens ne pourra devenir un hub [plate-forme de correspondance] sur le modèle de Paris, Francfort, Amsterdam et Londres (...). La dernière heure d'Alitalia peut représenter une opportunité pour ceux qui veulent investir et prouver leur capacité à entreprendre, sinon 'vive la France', et n'en parlons plus."

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