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Oanta, Daniel
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Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 5 articles de l'auteur.
La croissance en trompe-l'oeil de la Roumanie
Le président roumain, Traian Băsescu, a violemment critiqué la récente décision des banques autrichiennes de limiter l'octroi de crédits de leurs filiales en Europe de l'Est. Elles auraient d'abord fait des profits énormes avant de réduire de manière injuste leurs crédits. Băsescu n'a toutefois raison que sur un point, estime Daniel Oanta sur le site de blogs Voxpublica : "Le président a confirmé un truisme, à savoir que la Roumanie dépend de l'argent étranger. Il y a une raison simple à cela : le taux d'épargne national ne suffit pas à la croissance économique. La conséquence de l'adhésion à l'UE a été une croissance dopée, qui a généré un grand déséquilibre macro-économique. … Nous avons ici affaire à une sorte de cercle vicieux. On facilite d'abord l'accès au capital étranger et cela génère une croissance économique malsaine, car celle-ci se base sur une consommation exagérée. Il faut ensuite corriger cela si fortement qu'on provoque récession et marasme économique. Nous avons d'abord rempli notre réservoir d'essence et mis les gaz, mais quand il a fallu conduire normalement, nous avons connu un véritable fiasco."
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Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Marchés Financiers, » Autriche, » Roumanie
L'UE, un trou noir
Echec des négociations sur le budget de l'UE, Etats membres fortement endettés et euro menacé : le lustre passé de l'Union européenne est terni, estime la plate-forme de blogs Voxpublica : "L'UE et son célèbre slogan 'Unie dans la diversité' s'apparente aujourd'hui à une maison où chaque résident agit selon son bon vouloir. Le seul dénominateur commun désormais, c'est l'absence d'alternative - on ne sait où aller. En outre, tous se doivent mutuellement d'énormes sommes d'argent qui ne figurent que dans la comptabilité. Les habitants semblaient s'être pliés aux règles, en rangeant méthodiquement leur fourbi respectif dans le placard pour ne laisser affleurer que les trois pour cent autorisés. Cette époque est depuis longtemps révolue, car la triche et l'indulgence se sont généralisées. … il n'y a pas si longtemps de cela, la zone euro était encore un club de qualité, avec un menu alléchant et un code vestimentaire ; mais elle ressemble de plus en plus aujourd'hui à un troquet malfamé. … L'UE n'est plus une jeune étoile ; elle est en phase d'implosion et se transforme en trou noir. Nous ne pouvons ni la quitter ni rester en dehors."
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Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Européenne, » Budget, » Europe
Bienvenue dans le club des endettés d'Europe de l'Est
La Roumanie a contracté mercredi un emprunt d'un montant total de près de 20 milliards d'euros, dont la plus grosse partie (13 milliards) vient du Fonds monétaire international. Le quotidien Cotidianul évoque l'insouciance du gouvernement face à cette immense montagne de dettes. "Nous ne sommes plus seuls, nous avons intégré le club exclusif des endettés de cette partie de l'Europe. Et il y a même mieux. En mai, déclare [le président roumain] M. Băsescu, le leu atteindra au cœur de la crise l'apogée de sa gloire, après que les premières traites du crédit auront été virées. … Le mémorandum du FMI va désormais devenir la bible de l'exécutif. Dès que nous en connaîtrons le contenu, les décisions gouvernementales des deux prochaines années ne constitueront pas de surprise majeure. D'un point de vue économique, l'opinion publique peut analyser l'efficacité et l'opportunité du crédit à deux indicateurs - stabilité des cours et relance de l'activité de crédits. Si les attentes n'étaient pas satisfaites, ce serait un accord ridicule."
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Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Budget, » Marchés Financiers, » Roumanie
Acheter des produits nationaux
Le chef du gouvernement roumain Traian Basescu veut échanger sa Golf Volkswagen allemande contre une Dacia produite en Roumanie et appelle ses concitoyens à acheter des produits nationaux pour lutter contre la récession. Le journal Cotidianul note à ce sujet : "Traian Basescu a raison. L'origine des dégâts collatéraux actuellement perceptibles dans l'industrie nationale ne se trouve pas en Roumanie, ces dégâts sont provoqués par les importations. Dans ces conditions, les subventions de l'Etat visant à aider les entreprises à continuer à produire, sont non seulement raisonnables mais obligatoires. ... Il est en outre certain que pour une période déterminée, le modèle d'une croissance économique basée sur la consommation, les dettes et les importations, ne fonctionnera plus. Pour minimiser les effets négatifs de la crise mondiale, la Roumanie doit réduire sa dépendance vis-à-vis des financements étrangers en diminuant ses importations. ... D'ici-là, achetez autant de produits roumains que vous le pouvez comme le dit également Basescu. Certes, cela ne fera pas tout mais ce sera déjà ça."
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Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Commerce, » Consommation, » Politique Economique, » Roumanie
Prix du pétrole en hausse ou pure spéculation ?
Daniel Oanta évoque la spéculation sur le marché international du pétrole : "La Roumanie a ses propres réserves de pétrole, d'une valeur d'environ 45 milliards d'euros. Elle peut encaisser le choc pétrolier relativement facilement et ne devrait en aucun cas se laisser diriger par les prix internationaux des carburants. … Mais les conséquences de l'évolution galopante du prix du carburant vont conduire à une hausse générale des prix qui s'accompagnera d'une augmentation des prix des denrées alimentaires et d'une dévalorisation de la monnaie nationale, le leu. Cette hausse a aussi des conséquences sur la croissance. … En outre, la hausse du prix du pétrole est largement dû à la spéculation. Le marché a été inondé de milliards d'euros et à présent, les spéculateurs qui ont fait le mauvais choix tentent de se rétablir sur le marché du pétrole. Le nouveau prix n'a rien à voir avec la demande. Il y a assez de pétrole sur le marché, il n'y a pas de crise et les réserves sont plus que suffisantes."
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