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Ortega, Andrés


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Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 5 articles de l'auteur.


El País - Espagne | 18.02.2008

Dossier

Andrés Ortega est inquiet pour l'avenir de ce nouvel Etat. "Au-delà de la déclaration d'indépendance, il faut constater que le Kosovo se trouve dans un état de dépendance. Le pays n'est ni prêt ni viable. Le Kosovo a besoin de l'aide internationale à tous les niveaux - économique, militaire, policier et administratif - pour subsister et se transformer en un Etat digne de ce nom. (...) Cette indépendance est un échec européen ; ce ne sera sans doute pas le dernier, car il reste encore beaucoup de questions à résoudre dans ce long et sanglant démembrement de la Yougoslavie, dont les morceaux, paradoxalement, veulent, dans un avenir d'interdépendance, se réunir dans une Union européenne qui se remplit peu à peu de petits Etats ethniquement homogènes. (...) Ainsi est né en Europe un nouvel Etat dépendant. Il n'y a pas de quoi s'en féliciter."

Foreign Policy Edición Española - Espagne | 05.11.2007

Andrés Ortega décrit la nouvelle réalité européenne

Andrés Ortega, directeur de l'édition espagnole de la revue 'Foreign Policy', s'intéresse à la manière dont les migrations de populations construisent une nouvelle Europe. "Les premiers élargissements de l'UE n'avaient pas entraîné d'importants déplacements de personnes, alors qu'ils les autorisaient. Ceux-ci n'ont pas non plus eu lieu au moment de l'entrée du Portugal et de l'Espagne, contrairement aux peurs françaises de l'époque (...). A l'inverse, la récente incorporation de 12 pays a provoqué d'importants mouvements de population au sein de l'UE. Des mouvements qui avaient peut-être été retenus jusque-là par la guerre froide. Et à ces déplacements viennent s'ajouter l'arrivée d'immigrés maghrébins, asiatiques, africains et latino-américains. (...) Les nouvelles migrations sont en train de transformer d'une manière inédite la réalité de l'UE, la composition de ses sociétés nationales, voire l'idée de frontières."

El País - Espagne | 14.05.2007

Le Kosovo, casse-tête des Européens

Andrés Ortega invite la communauté internationale à régler avec la plus grande prudence la question du statut du Kosovo. "Etant donné l'impatience de Washington et de Londres, le Kosovo (...) peut devenir rapidement un nouvel Etat européen. Mais cela risque de se solder par un nouveau conflit, une division ou un 'trou noir' en Europe. Ce n'est pas pour cela que l'OTAN a fait la guerre, mais pour éviter un nettoyage ethnique. Le Conseil de sécurité de l'ONU va commencer à discuter une proposition occidentale de résolution, qui s'appuie sur l'idée d'une 'indépendance supervisée' par la communauté internationale (...). Si la Russie n'oppose pas son véto (ce qui semble impossible, et ce malgré les pressions exercées sur Moscou), l'UE présentera un front uni et les problèmes diminueront. Mais si la Russie oppose son véto, un énorme problème peut se créer : Pristina annoncera unilatéralement son indépendance, les Américains et les Britanniques s'empresseront de reconnaître ce nouvel Etat et l'UE sera divisée."

El País - Espagne | 19.03.2007

Andrés Ortega vante le glorieux passé de l'UE

Le journaliste espagnol Andrés Ortega, spécialiste des relations internationales, regrette que la réussite du projet européen soit masqué par les crises actuelles. "Un triste anniversaire. Voilà ce que l'UE s'apprête à célébrer dimanche prochain lorsque seront commémorés les 50 ans du Traité de Rome. Il s'agit pourtant d'une construction sans précédent dans l'histoire, du plus grand apport réalisé par l'Europe aux systèmes politiques depuis l'Etat nation, d'un grand succès original à maints points de vue - y compris en terme de paix et de prospérité - au sein d'une union qui a su privilégier la volonté sur l'obligation afin de préserver les identités. Les architectes politiques de l'après-Deuxième guerre mondiale ont vu juste. Mais désormais, il manque une vision : l'Europe qui s'est développée contre le mur de la guerre froide ne peut désormais plus se construire contre rien, et doit apprendre à le faire de manière positive."

El País - Espagne | 23.10.2006

Andrés Ortega et la mémoire du passé

Le journaliste espagnol Andrés Ortega analyse la manière dont les pays affrontent leur passé. "Les peuples doivent réussir à se réconcilier avec leur histoire et apprendre à la connaître, sous ses bons et ses mauvais aspects. Hannah Arendt, dont on commémore aujourd'hui le centenaire de la naissance, faisait une différence entre le pardon, nécessaire pour les sociétés divisées, et l'oubli d'un mal dont nous voulons nous débarrasser. Sans la mémoire de ce mal, il perdurera, mais sans pardon, il ne sera pas possible de renouer avec une vie politique normale. Le pardon est donc une forme de réconciliation interne (et externe) qui nous débarrasse du passé tout en conservant son souvenir. Et l'intérêt très fort que certaines régions ou pays manifestent aujourd'hui pour leur passé semble, en fait, masquer une peur de l'avenir."

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