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Ramoneda, Josep
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Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 4 articles de l'auteur.
Josep Ramoneda sur la signification de la ville pour l'identité européenne
Alors que la nation, en tant que concept d'union, est une image relativement fermée, le vivre-ensemble en ville offre toute l'ouverture dont l'Europe a besoin, écrit Josep Ramoneda dans le quotidien progressiste de gauche El País : "La ville est avant tout un endroit qui dispose d'une identité ouverte. Un endroit dans lequel on peut trouver parmi tous les étrangers qui le constituent un dénominateur commun. C'est une identité minimale qui ressemble beaucoup à celle qui est nécessaire à l'établissement d'une conscience européenne. Une identité basée sur la reconnaissance de l'autre et qui comporte les mêmes éléments de la culture urbaine : la souveraineté partagée entre les étrangers, la solidarité politique, la diversité, le conflit en tant que vecteur de chance et de changement, ainsi que les négociations et le dialogue comme moyens d'aborder l'autre. Sans qu'il y ait besoin de s'incliner devant une … divinité, que ce soit la patrie ou la religion correspondante."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Pas de retour vers une politique nationaliste
Face à la hausse des chiffres du chômage, des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent en Espagne contre les immigrés. El País met en garde contre les politiques populistes qui, à l'approche des prochaines élections régionales, pourraient attirer les voix des électeurs avec des discours xénophobes. "Par delà les raisons morales, il y aussi des motifs politiques et économiques. Et le protectionnisme patriotique serait une catastrophe dans ces deux domaines. La réponse au néolibéralisme ne doit pas être recherchée dans la reconstruction des bastions nationaux mais dans le cosmopolitisme réformiste qui passe par le renforcement des institutions politiques au niveau international et par la capacité de ces institutions à contrôler le pouvoir économique. Nous serons mal préparés à ce changement de paradigme si nous succombons aux anciennes tentations d'endogamie et de la logique d'exclusion. Mais la tentation est grande pour les politiques et elle croît à mesure que la date des élections approche."
» article intégral (lien externe, espagnol)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Immigration, » Intégration, » Espagne
Josep Ramoneda et l'enterrement de l'héritage de mai 1968
L'écrivain espagnol Josep Ramoneda revient sur la question de l'héritage de mai 1968, très présente dans la récente élection présidentielle française. "Nicolas Sarkozy a annoncé lors de la campagne l'enterrement de mai 68 mais, une fois président de la République, il n'a pas pris la peine d'organiser des funérailles. (...) Sarkozy a commis deux erreurs. La première est typique des Français : ils ne se rappellent pas que d'autres événements [révolte des étudiants à Berkeley, à Berlin, ...] se sont passés ailleurs qu'en France en 68. La deuxième est propre à la droite : elle ne se rend pas compte que le capitalisme, grâce à sa capacité de mutation (qui a été l'une des raisons de sa supériorité sur le communisme) et la droite libérale ont été les principaux bénéficiaires de 68. (...) Pourquoi Sarkozy s'est-il donc présenté comme le fossoyeur de 68 ? (...) Etant donné que son terrain de culture est la droite, il était facile pour lui d'aller chercher la cible de sa rupture morale dans la mythologie de gauche. Telle était la fonction de mai 68 dans son discours."
» page d'accueil (lien externe, El País)
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Quelle stratégie européenne face à la Russie ?
Le journaliste et essayiste espagnol Josep Ramoneda déplore la mansuétude affichée par les puissances occidentales à l'égard de Moscou. "Après l'assassinat de Politkovskaïa, est-ce que tout va continuer de la même façon ? Je crains que ce soit le cas, et que les choses n'iront pas plus loin que les protestations diplomatiques rituelles et les déclarations de confiance envers la justice russe. Du pur sarcasme. Pourquoi une telle peur de Poutine ? La raison a priori objective que m'ont donnée en privé des dirigeants de la droite et de la gauche européennes est la peur de la Russie. L'Union soviétique était une bombe à retardement dont l'explosion aurait pu faire sauter le monde entier. Poutine a été capable de mettre de l'ordre et d'éviter le chaos. Nos dirigeants démocrates ne voient pas d'un mauvais oeil les dirigeants autoritaires lorsqu'il s'agit de résoudre des conflits sur des territoires étrangers."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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