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Richter, Nicolas


Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 4 articles de l'auteur.


Süddeutsche Zeitung - Allemagne | 29.11.2010

Wikileaks affaiblit la diplomatie

Les nouvelles révélations de la plate-forme Internet Wikileaks n'apportent rien et affaiblissent la diplomatie, écrit le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Où est donc l'intérêt supérieur dans la divulgation de documents américains, que doivent-ils dénoncer ? L'hypocrisie de la diplomatie ? La politique d'intérêt des Américains ? Le fait que Guido Westerwelle soit le chef de la diplomatie [allemande] ? … C'est une bonne chose de s'opposer aux cachotteries des autorités. Quand les médias le font, ils peuvent filtrer, classer les informations, protéger les droits de la personne. Quand Wikileaks met en ligne de grandes quantités de documents bruts, il n'y a pas de garanties semblables. Ce n'est plus une fuite contrôlée, comme le revendique Wikileaks, mais une rupture de digue. La technologie le permettant, n'importe qui peut aujourd'hui publier des documents, exposer ses collègues ou ses employeurs. Mais un ministère des Affaires étrangères qui s'impose aussi en interne un usage diplomatique constant ne fonctionne pas. Pas plus qu'un individu qui ne peut plus écrire ce qu'il pense à personne."

Süddeutsche Zeitung - Allemagne | 25.09.2008

Surmondialisée et sous-régulée

L'organisation internationale manque de règles obligatoires dans tous les domaines, écrit le quotidien Süddeutsche Zeitung, "bien que tout semble circuler facilement par delà toutes les frontières jour et nuit : que ce soit des matières premières, du gaz naturel, de l'argent, des informations ou des armes. La planète est surmondialisée et sous-régulée depuis longtemps. … Le monde a non seulement besoin d'un nouvel ordre juridique mais aussi de nouvelles institutions. Le découpage du Conseil de sécurité semble vieux de 200 ans ; des pays émergents comme la Chine, l'Inde et le Brésil occupent toujours les places les moins chères dans le G8. De meilleures institutions sont continuellement ignorées : il est caractéristique que personne ne parle ces jours-ci d'Ecosoc, le Conseil social et économique des Nations unies. … Il ne suffira pas de prolonger les conférences tant qu'il n'y aura pas de consensus fondamental parmi les Etats menant les débats. … L'intérêt national - qui est souvent financier - passe avant les autres, et la frustration de l'intransigeance des autres incite pendant ce temps à rechercher des solutions nationales ou régionales plutôt que mondiales."

Süddeutsche Zeitung - Allemagne | 20.02.2008

Le Liechtenstein rejette les méthodes du fisc allemand

Selon Nicolas Richter, "[les affaires de fraude fiscale] montrent que le royaume des ombres de la finance doit disparaître. Toutefois, au Liechtenstein, la fraude fiscale est en quelque sorte considérée comme un droit acquis. Elle donne au secret bancaire une bonne place dans la Constitution. Dans tous les cas, des réformes vont être appliquées si les instances étrangères découvrent les plus gros abus. (...) Le gouvernement fédéral doit proposer à la principauté d'ouvrir des négociations sur un accord global de collaboration judiciaire, mais aussi faire comprendre que les sanctions commerciales doivent s'appliquer si le pays persiste à ignorer les normes européennes. (...) L'Europe n'est pas régie par un système à la carte. Quiconque souhaite profiter de l'ouverture des frontières et de la sécurité juridique de l'UE doit également être prêt à communiquer des informations sur des délinquants présumés."

Süddeutsche Zeitung - Allemagne | 28.02.2007

La justice internationale en débat

Nicolas Richter compare l'action de la justice internationale vis-à-vis des massacres perpétrés à Srebrenica et au Darfour. "La justice pénale internationale intervient désormais plus tôt, alors que les crimes sont toujours d'actualité au Darfour, et plus seulement quand tout est terminé - comme ce fut le cas en ex-Yougoslavie. Mais c'est le seul point positif qui ressort lorsque l'on met en parallèle Srebrenica et le Darfour. (...) Lors d'un sommet international qui s'est tenu à New York fin 2005, l'ONU a trouvé un accord sur un principe de 'responsabilité commune'. Chaque Etat doit préserver son peuple des désastres, et s'il n'est pas à la hauteur, l'ONU doit intervenir. Le principe autrefois sacré de souveraineté de l'Etat trouve ici ses limites - mais seulement en théorie. Le cas du Soudan montre qu'un régime qui massacre son peuple depuis plusieurs années peut manipuler l'ONU. Même les magistrats de La Haye sont découragés - ils n'ont pas de police pour emprisonner les suspects (...). L'ONU demeure incapable d'empêcher les crimes les plus abominables commis en son sein."

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