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Schiavone, Aldo
Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 5 articles de l'auteur.
L'Italie fonde un nouveau parti populaire de droite
Le nouveau parti "Peuple de la liberté" vient d'être créé à Rome, à partir du parti post-fasciste Alleanza Nazionale dissous samedi dernier et du parti Forza Italia du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi. Dans le quotidien progressiste de gauche La Repubblica, Aldo Schiavone commente la longue absence de parti conservateur populaire en Italie : "Par rapport à toutes les grandes démocraties occidentales, c'est une anomalie absolue et un manque qui s'explique par les traumatismes dont l'Italie a soufferts au début du 20e siècle. … Avec le parti du peuple comme élément déterminant de la normalisation démocratique du pays, la droite se trouve aujourd'hui face à une perspective différente. … Tradition, monde, nation, certes, mais avec de nouvelles approches. … C'est là que les avis divergent. … Il y a d'une part la position ouverte de Gianfranco Fini, l'ex-leader du parti Alleanza Nazionale, et les opinions locales plutôt que globales, néo-guelfes [pro-Vatican], comme celles du ministre des Finances Giulio Tremonti, placées sous la bannière de l'Eglise."
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Aldo Schiavone sur la fin de l'harmonie en Italie
La crise économique mettra bientôt fin à l'harmonie entre les Italiens et leur Premier ministre, Silvio Berlusconi, prétend Aldo Schiavone dans l'éditorial du journal progressiste de gauche La Repubblica : "Pour la première fois depuis longtemps, peut-être même depuis son entrée en politique, se présente une situation dans laquelle Silvio Berlusconi est en train de perdre l'adhésion d'une partie importante de la population qui l'avait suivi jusqu'à présent. Pendant 15 ans, notre Premier ministre a toujours raconté la même histoire sans la moindre variation : la sienne. Il a su devenir sa propre représentation symbolique, la statue vivante de sa réussite, de sa volonté de vivre. ... Berlusconi n'a pas transformé le pays. Il a simplement su profiter au bon moment d'une grande vague sur laquelle il a surfé avec entrain, utilisant au mieux les graves erreurs de ses adversaires. Cette époque est révolue. Nous devons apprendre à vivre en toute hâte avec la récession. Nous devons abolir les privilèges, développer de nouvelles stratégies de consommation et surtout ouvrir grand les yeux devant la gravité de la situation. Cela est justement absolument hors du champ de vision du président du Conseil, et anthropologiquement parlant, hors de portée de sa culture."
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Ces commandements qui nous séparent
Aldo Schiavone commente dans le quotidien La Repubblica l'asymétrie établie par Benoît XVI entre la valeur de la liberté et celle de l'unification dans le discours qu'il a tenu dimanche au Collège des Bernardins à Paris. "Le pape a dévoilé la véritable vocation de son mandant : faire appel à la raison avant le cœur, élaborer un concept théologique qui réconcilie l'Eglise avec la modernité, la foi avec la raison. … La voie du salut doit être l'association des principes de liberté et de lien. La situation se complique du fait que l'Eglise considère les formations spécifiques de ces principes - qui concernent la famille, la vie, la mort, le rôle de la femme - comme la conséquence directe de l'absolu, en tant qu'écho direct et irrévocable de la parole de Dieu. Cela conduit à une asymétrie indissoluble qui compromet la possibilité d'une nouvelle alliance entre la raison et la foi : tandis que le concept de liberté caractérise la constitution historique de l'humanité et peut toujours être remise en question, le concept de lien par l'intérmédiaire duquel l'Eglise revendique la souveraineté d'interprétation, a une origine surnaturelle, nous avons donc à nous incliner devant lui."
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Le souffle victorieux de la peur
Le quotidien La Repubblica se consacre au phénomène de peur qui s'est étendu dans la société italienne et dans d'autres sociétés occidentales : "Nous ne sommes pas les seuls à avoir très peur. L'Histoire est pleine d'exemples de sociétés paralysées par la peur, poursuivies par des cauchemars. … Paradoxalement, nos sociétés, du moins de ce côté du globe, sont les plus sûres de toute l'histoire. Pourtant, la peur continue de grandir. Oui, elle est attisée, chaque fois qu'on gagne on pense à une possible perte. … La vague de peur, pour ce qui est de l'Occident, a déferlé dans le discours public, l'association politique-peur caractérise le climat intellectuel actuel. Les partis de droite en ont tiré profit, essentiellement en Amérique et en Italie. Bush a construit sa carrière sur le fantôme du terrorisme et Berlusconi n'a pas hésité à utiliser à son avantage le frisson de peur qui est passé sur le pays. La capacité à prêter une voix à la peur italienne a permis à la droite de devenir un parti populaire qui s'enracine sous la forme d'un blocus social et culturel, et face auquel la gauche reste impuissante. Il n'est pas facile pour la gauche de l'espoir de faire face à l'axe de la peur de la droite, d'opposer l'ouverture et la liberté face aux restrictions et à la restauration, mais il faudra le faire."
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Comment améliorer l'éducation scolaire en Italie ?
Le professeur d'histoire de droit Aldo Schiavone réfléchit sur le rôle de l'école en Italie. "Le vrai problème de l'instruction en Italie est le conflit entre la fonction sociale de l'école et le repérage précoce des enfants les plus doués. On a longtemps considéré l'école comme un outil pour la diffusion homogène du savoir, afin de garantir la solidarité et l'égalité entre les classes sociales. (...) A partir des années 1970, le système a changé la pratique égalitaire en nivellement vers le bas : syndicalisation des rapports éducatifs et méfiance envers l'évaluation ont retourné ce modèle. (...) Aujourd'hui la croissance économique et sociale du pays doit passer par la valorisation des talents. Ce n'est plus la démocratie qui doit pénétrer dans l'école, mais au contraire, c'est l'école qui doit garantir la vie même de la démocratie, qui nécessite savoirs, diversité, et sens critique."
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