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Seibt, Gustav
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Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 5 articles de l'auteur.
Gustav Seibt sur l'opinion publique européenne animée par la crise
Le sauvetage du budget public grec anime les citoyens allemands comme aucune autre question de politique européenne ne l'avait fait auparavant. L'historien Gustav Seibt y voit la première lueur d'une opinion publique européenne et écrit dans le quotidien progressiste de gauche Süddeutsche Zeitung : "Les détails du système de retraite grec intéressent passionnément les Allemands. Les éléments relatifs à la fraude systématique aux statistiques et aux subventions, pratiquée par Athènes et supportée par Bruxelles, revêtent un caractère explosif à coloration démocratique. … Ni une conscience linguistique et culturelle commune ni la fiction d'une communauté de destins historique ne peuvent être projetées aussi facilement du niveau national vers le niveau européen. Mais cela signifie que l'Europe en tant que 'projet' doit pouvoir, plus encore que les démocraties établies sur le modèle de l'Etat-nation, se fier à son succès matériel. Si le nationalisme de l'euro, qui se désinhibe et se déchaîne dans les journaux à sensation et dans les commentaires des lecteurs postés sur les sites Internet des journaux, est domestiqué et politisé, alors cela pourrait devenir une importante force motrice pour l'Europe. D'une manière ou d'une autre, le 'projet élitiste' de l'Europe est terminé : l'Europe a maintenant peut-être encore une chance de devenir un projet populaire. Mais ainsi sont les choses quand les masses gagnent en influence sur la politique : cela semble ne pas pouvoir se passer sans démagogie."
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Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Élargissement de l'UE, » Politique Européenne, » Constitution de l´UE, » Budget, » Politique Economique, » Grèce, » Europe
La religion comme matière obligatoire ?
A Berlin, on débat actuellement de la possibilité de faire de la religion une matière obligatoire dans les écoles publiques. Le quotidien Süddeutsche Zeitung estime qu'un cours de religion bien fait vaut mieux qu'un pseudo-sécularisme. "Les Eglises chrétiennes réagissent à de telles réflexions en se prononçant très favorablement pour un cours public de religion sur l'islam. La liberté de religion devrait être quelque chose de positif. Elle ne se réalise pas dans l'absence d'obstacles mais nécessite plutôt de réelles possibilités, notamment dans l'éducation. En outre, une éthique purement profane est moins neutre qu'il n'y paraît au premier abord. Tant que la composante musulmane de la société est globalement plus pieuse que les chrétiens, qui n'ont de religieux que leur nom, aucun sécularisme d'Etat ne peut avoir l'effet d'une reconnaissance. C'est ce que nous connaissons, en gros, avec les querelles relatives aux caricatures ou aux lectures de Rushdie dans les mosquées. Des individus postchrétiens et athées y testent la liberté d'expression de façon provocatrice en lisant Voltaire en terrain étranger. Ces personnes ont un sens précis de ce genre d'asymétries. Elles manient notamment le double standard dans l'évaluation de la croix et du foulard."
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Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Religion, » Intégration, » Allemagne
L'adieu au communisme italien
A la suite des récentes élections législatives italiennes, les communistes ne sont plus représentés dans les deux chambres du Parlement. Gustav Seibt ne trouve pas cet événement regrettable d'un point de vue politique, mais plutôt d'un point de vue culturel. "En Italie, le communisme était une vraie culture. Chaque été, avait lieu la 'Feste dell' Unita', où les gens ne se contentaient pas de manger et boire sur des bancs. Ils chantaient, dansaient et jetaient un coup d'oeil au stand proposant les gros livres de la maison d'édition Einaudi. Les écrivains, acteurs et réalisateurs montaient sur scène pour lancer des débats. Presque tous les éléments qui ont permis de façonner la culture italienne de l'après-guerre, y compris au niveau international, trouvent leurs racines dans cette culture communiste, qui constituait une approche différente de son pays d'origine."
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Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Italie
Gustav Seibt et l'anthropologie de la société allemande de l'après-guerre
"Les thèmes de la guerre aérienne et de la fuite ont été dissociés l'un de l'autre en l'espace d'une décennie", constate le critique littéraire et historien allemand Gustav Seibt. "Personne n'a encore réfléchi à l'anthropologie de la société de l'après-guerre en Allemagne. Mais quiconque tenterait d'écrire sur ce thème devrait prendre pour point de départ l'absence de toit et la fuite, des situations vécues par un grand nombre de personnes. Ces expériences ne sont-elles pas profondément ancrées dans la couche la plus visible de la société ? Dans ces centaines de milliers de maisons, dans leur propreté impeccable, dans leur uniformité déracinée, glacée et leurs pièces surchauffées ? Dans les zones piétonnes et les centres commerciaux, dans l'ordre impeccable, la stabilité et la solidité des conditions de vie ? Nos voisins ont l'impression que les Allemands attachent plus d'importance à une maison où ils se sentent à l'aise qu'à un bon repas. Cela peut, si je ne me trompe pas, également constituer une réponse à l'abandon et à la privation de domicile, qui n'ont pas été exprimés sans raison dans les slogans intellectuels des années 50."
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Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Architecture / Cités, » Littérature, » Culture Populaire, » Histoire, » Allemagne
Monarchie et identité nationale
Gustav Seibt félicite les Britanniques pour leur reine et les Européens pour leurs monarchies. "La reine Elizabeth a connu personnellement tous les Premiers ministres britanniques depuis Winston Churchill et s'est entretenue avec eux semaine après semaine. On n'aura sans doute jamais idée du rôle que cette relation a pu jouer dans l'histoire du pays, mais son effet disciplinaire sur les novices du pouvoir a dû être considérable. Les monarchies historiques et appréciées participent également au succès des Constitutions démocratiques du monde moderne. L'Etat belge n'existerait sans doute plus sans la Maison royale de Belgique, et la démocratie espagnole doit à l'intervention courageuse de son roi d'avoir survécu à une tentative de putsch franquiste".
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Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Société, » Europe