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Ungváry, Krisztián


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Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 3 articles de l'auteur.


Komment - Hongrie | 05.03.2012

Le Fidesz bloque l'ouverture des archives

En Hongrie, la coalition gouvernementale ultraconservatrice du Fidesz et du KDNP a rejeté le 20 février une proposition de loi du parti écologiste d'opposition, le LMP, visant à ouvrir les archives des services secrets communistes. Un refus condamnable, estime l'historien Krisztián Ungváry sur le portail d'opinion Komment : "Au cours des vingt dernières années, les forces politiques ont toutes été pareillement responsables du fait que les Hongrois doivent désormais vivre dans le mensonge, sans pouvoir connaître leur passé. … On peut sérieusement se demander pourquoi les partis au gouvernement s'opposent à l'ouverture des archives de l'ancienne police politique alors qu'ils font passer la création d'une journée de commémoration en l'honneur des victimes du communisme pour une affaire personnelle. … On peut difficilement se défaire de l'impression que dans ces gestes anticommunistes notables, les partis au gouvernement ne sont pas motivés par des considérations morales, seulement par des intérêts politiques."

Élet és Irodalom - Hongrie | 19.05.2006

Le passé d'informateurs des intellectuels

Les anciens informateurs de la police politique communiste (Stasi) se justifient souvent en affirmant qu'on les a forcés à collaborer. En citant en exemple des scientifiques renommés, l'historien Krisztian Ungvary avance que leur marge de manoeuvre était, somme toute, relativement grande. Lorsque les historiens Gyorgy Ranki, Ferenc Glatz et le spécialiste en littérature Mihaly Szegedy-Maszak ont tout simplement refusé de collaborer avec la Stasi, cela n'a eu aucune conséquence grave pour leur carrière. En revanche, c'est de son plein gré que l'historien Karoly Vigh a espionné son célèbre collègue Domokos Kosary. "Les archives sont constellées de récits qui prouvent qu'il n'y avait pas que des traîtres, mais aussi des hommes courageux sous la dictature. Plusieurs témoignages ont été conservés pour la postérité, qui montrent comment les choses fonctionnaient à l'époque de Kádár [premier secrétaire du parti communiste de 1956 à 1988]. Tôt ou tard, ils sortiront au grand jour. Il en va de l'intérêt de la société hongroise que les victimes et les coupables de ces histoires soient enfin connus."

Élet és Irodalom - Hongrie | 03.03.2006

L'Eglise et le passé d'informateur de certains de ses membres

Voilà quelques semaines, l'historien Krisztian Ungvary dévoilait le passé d'informateur pour la police politique de l'évêque Laszlo Paskai et ouvrait, ce faisant, un débat passionné qu'il résume ici. "A juste titre, le pays demande que non seulement les anciens informateurs, mais également leurs supérieurs de l'époque, soient démasqués. Cependant, le silence des évêques concernés, qui protègent encore aujourd'hui leurs oppresseurs, freinent cette quête de la vérité (...). Eux seuls peuvent donner les noms des anciens espions qui sont aujourd'hui à la tête de l'économie et de la politique du pays (...). Mais il semblerait que le régime de János Kádár ne soit toujours pas révolu. Beaucoup portent toujours le poids de la dictature et obéissent encore aux ordres qui leur avaient été donnés à l'époque. Raconter leur histoire pourrait leur permettre de se libérer du joug de la dictature (...). Une série d'affaires spectaculaires montre que la société est prête à leur pardonner". 

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