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Végel, László


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Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 4 articles de l'auteur.


Mozgo Vilag - Hongrie | 19.11.2010

László Végel déplore l'absence de travail de mémoire en Serbie

Il y a un peu plus de dix ans, en octobre 2000, Slobodan Milošević, président de Serbie puis président de la République fédérale yougoslave, était renversé après plusieurs semaines de grandes manifestations. Un nouveau système n'a toutefois pas remplacé l'ancien, estime l'écrivain serbe d'origine hongroise László Végel, dans la revue mensuelle de centre-gauche dédiée aux questions sociales et culturelles, Mozgó Világ : "Le travail de mémoire n'ayant connu que des avancées timides en Serbie, il reste peu tangible. C'est l'impasse ! Le niveau de vie a légèrement augmenté et il n'y a plus de règlements de comptes politiques. Mais est-ce ce pour quoi des centaines de milliers de personnes ont manifesté il y a dix ans ? … Seuls les nouveaux riches en ont profité. Ceux qui occupent le devant de la scène en Serbie sont ceux que le capitalisme a enrichis à l'époque de Milošević. De leur côté, les politiques sont impuissants, l'Etat est faible. … Si l'ancien système a été renversé, on attend toujours qu'un nouveau le remplace. Les grands espoirs ont cédé le pas à des mesures limitées et incertaines, émaillées de pauses persistantes et désagréables. La Serbie vit dans une période de transition durable."

Mozgo Vilag - Hongrie | 13.08.2009

László Végel sur les contradictions de la Serbie

Dans la revue mensuelle consacrée aux sciences sociales et à la littérature Mozgo Vilag, l'écrivain László Végel évoque les deux visages de la Serbie : "La propagande des médias a libre cours en Serbie. La télévision publique suggère aux Serbes depuis un certain temps d'être accueillants et chaleureux envers les étrangers. … L'hospitalité et la cordialité sont pour ainsi dire des obligations patriotiques. … Mais la nouvelle apparence de la Serbie présente deux visages. Le pays veut d'un côté récupérer le Kosovo, et de l'autre adhérer à l'Union européenne. Dans une conversation franche, même le nationaliste le plus fervent reconnaît que cela est impossible. Mais peu de gens oseront le dire publiquement. … Tandis que le pays veut tisser d'étroites relations avec la Russie et l'Union européenne, l'UE est blâmée dans les discours publics et la Russie est encensée. Si l'on déclare autre chose, on n'est pas patriote. … Il n'y a pas non plus de parti moderne de gauche en Serbie. La coalition gouvernementale est tout aussi à droite que l'opposition. La différence réside uniquement dans l'intensité du 'programme national'. Derrière la Serbie éclairée se cache aussi une sombre Serbie."

Népszabadság - Hongrie | 28.07.2008

Horizon UE

Dans le quotidien Népszabadság, l'écrivain et essayiste László Végel analyse la situation politique actuelle en Serbie suite à l'arrestation du criminel de guerre présumé Radovan Karadžić: "Si l'on considère la capture de Radovan Karadžić à travers le prisme de la vie politique en Serbie, on butte sur une somme de contradictions. … Ce n'est pas la question du nationalisme qui divise la Serbie aujourd'hui, mais plutôt le Kosovo et la stratégie d'adhésion à l'UE. Comment peut-on concilier ces deux aspects ? … Si la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo devait devenir une condition à l'adhésion de la Serbie à l'Union européenne, dans ce cas, les négociations d'adhésion ne risqueraient-elles pas d'aboutir à une impasse ? Personne n'ose plus se poser cette question délicate, bien que celle-ci ait une grande importance. … L'arrestation de Radovan Karadžić a été une véritable claque pour le nationalisme serbe. Pour les partis au gouvernement, la gestion du nationalisme ne constitue pourtant pas une priorité. Celui-ci fait aussi partie du passé, disent-ils. Ce n'est pas l'explication du passé qui a conduit à l'arrestation de Karadžić mais le fait que l'UE en avait fait une condition à l'adhésion à l'UE européenne."

Neue Zürcher Zeitung - Suisse | 19.11.2007

Laszlo Vegel et l'orientation contradictoire des Serbes

L'écrivain Laszlo Vegel, qui vit actuellement à Berlin, appartient à la minorité hongroise de Serbie. Dans une interview réalisée par Jörg Platsch, il évoque les rapports qu'entretiennent les Serbes avec l'Europe et la Russie. "La majorité souhaite se rapprocher de l'Europe. Cette orientation est un héritage de l'époque de Tito : nous avions alors un style de vie occidental, le comité central comptait en son sein des partisans de Heidegger et un million de personnes travaillaient à l'étranger. En même temps, nous partagions les valeurs de l'Est, avec un système de parti unique et une dictature douce. Les communistes étaient partiellement tournés vers l'Occident. Les anticommunistes d'aujourd'hui sont tournés vers l'Est (...) Vladimir Poutine symbolise cet ancien idéal de l'Europe de l'Est remis au goût du jour : le nationalpopulisme. Il séduit les altermondialistes, les anticapitalistes romantiques et les nationalistes. Même les opposants de Poutine se sentent attirés. Il n'a pas fallu longtemps pour passer d'un système de parti unique à un système pluripartite, le changement de mentalité est bien plus long. Tous nos partis sont de petits ou grands adeptes du féodalisme. La tradition féodale est très vivace dans le postcommunisme. Notre passé fait encore partie de notre avenir."

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