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Végh, Attila


Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 2 articles de l'auteur.


Nagyítás - Hongrie | 16.06.2010

Attila Végh sur la superficialité de l'information

Le poète, philosophe et essayiste Attila Végh se penche dans l'hebdomadaire conservateur Nagyítás sur la valeur de l'information à l'heure de la soi-disant ère de la communication : "Soyons clairs : l'information n'est en aucun cas plus importante que l'esprit. L'information n'est même pas importante. … Un rude coup a déjà été porté au cinéma d'auteur il y a 20 ans lorsque les logos des chaînes de télévision ont commencé à figurer constamment à l'écran. (Cela en dit long sur notre monde actuel, que le terme grec 'logos' ait été transformé en 'logo', de la même façon que le 'dasein' [terme allemand : existence] soit devenu le 'design'. La digne poursuite du déclin à travers lequel l'opéra est devenu l'opérette et l'éthique, l'étiquette. … La fonction de l'information consiste à maintenir notre attention en surface pour ne pas la faire sombrer en profondeur. Par exemple sur la vie d'un autre individu (ou notre propre vie). … Aujourd'hui, nous ne nous appliquons pas à communiquer entre nous, mais à échanger des informations. Etre bien informé est l'une des conditions principales de notre vie actuelle. L'information est indispensable pour rester concurrentiel dans notre société."

Nagyítás - Hongrie | 03.02.2010

Attila Végh sur le rapport altéré au temps

L'être humain actuel est tombé hors du temps, écrit le poète et philosophe Attila Végh dans l'hebdomadaire socio-politique et littéraire Nagyítás: "Aujourd'hui, l'être humain ne comprend ni le grand ni le petit temps. Le grand temps tend vers la spiritualité, l'éphémère et le sens de la vie. Par conséquent, l'être humain d'aujourd'hui s'est détourné du sens de la vie, il s'est soustrait à cette aspiration. Nous ne sommes plus en mesure de remplir notre destinée parce que nous sommes devenus des êtres trop civilisés et prisonniers d'un large mécanisme. Mais nous ne percevons pas non plus le petit temps, le sens de l'instant. Nous sommes dans l'impossibilité de vivre le moment, qui est certes éphémère, mais aussi infini. Il nous échappe sans qu'on le remarque. … Aussi nous vengeons nous sur l'entre-temps, le temps du quotidien (nous avons encore accès à lui). Nous sentons que nous vivons une vie détournée, laissée intacte par l'être. Par conséquent, nous avons souvent recours à l'astuce suivante : nous étendre dans cette existence détournée. Le dictateur dans l'être humain moyen abat les philosophes. … L'être humain est trop lâche pour se confronter à ceux qui lui font entrevoir ses insuffisances. C'est pour cela qu'il les tue. … La vengeance de l'esprit réside dans le fait que l'esprit du temps mort nous hante dans nos actions."

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