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Visniec, Matéi
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Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 5 articles de l'auteur.
Matei Vişniec sur le dégoût des Roumains pour la politique
La Roumanie n'a pas de dirigeants : la coalition au gouvernement s'est écroulée il y a un mois parce que les partis roumains avaient été accusés de fraudes à la veille des élections présidentielles. Les causes de la pagaille actuelle résident dans les traditions de la société roumaine, estime le metteur en scène expatrié en France Matei Vişniec dans un entretien accordé au quotidien Evenimentul Zilei : "Je fais partie d'une génération qui pensait que le communisme était le plus grand mal qui soit. Maintenant, je constate qu'une société libre peut également se développer en empruntant une autre trajectoire du mal, dans laquelle les êtres humains ne souffrent pas des mêmes maux que sous le communisme, mais souffrent malgré tout. Si je devais quantifier le poids de la contrariété que ressentent les Roumains actuellement, et le dégoût qu'ils ont ressenti pendant la période Ceauşescu, alors je serais près de penser que ce poids est le même. … Je pourrais dire que la démocratie est une partition que les peuples jouent de manière différente, selon leur culture, leur histoire et leurs coutumes locales. … Nous, les Roumains, nous effectuons un mélange de la culture romane et de la culture slave parce que nous sommes une 'île romane dans une mer slave', à laquelle s'ajoutent en outre les traditions balkaniques et orientales. Nous interprétons la partition démocratique en choisissant le kitsch le plus affreux, le plus grotesque et le plus démesuré de tous les autres interprètes."
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Matéi Visniec et les intellectuels face à la terreur stalinienne
La Roumanie commémore actuellement le 70e anniversaire du début de la vague de terreur stalinienne, au cours de laquelle des milliers de personnes ont perdu la vie. Selon l'auteur roumain Matéi Visniec, "lorsque l'on évoque le souvenir d'un tel drame, il faut également se souvenir de ceux qui l'ont provoqué. Et les partis communistes occidentaux, de même que les formations qui ont hérité de leurs idées et de leurs électeurs, ne devraient pas oublier à quel point ils étaient aveugles et stupides à l'époque. Quand, comment nous rappellerons-nous de l'effrayante incompétence métaphysique de la majorité des intellectuels européens qui ne pouvaient pas être à la fois antifascistes et antistaliniens ? Quand, comment nous rappellerons-nous de l'inconscience de certains grands noms, comme Jean Cocteau qui sortait de temps en temps des sentences comme : 'Les dictateurs contribuent à promouvoir la protestation dans l'art, sans eux l'art disparaîtrait.' Le fait de se souvenir que la manipulation des intellectuels européens a permis au dictateur [Staline] d'assassiner sans scrupule pourrait être un geste salutaire."
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Le tourisme culturel, une invention française
Le 60e festival de théâtre d'Avignon a débuté vendredi 6 juillet. L'acteur d'origine roumaine Matei Visniec, installé à Paris, admire ce concept. "Les touristes ne viennent pas seulement pour se dorer au soleil, ils veulent également profiter de la vie culturelle. Près de 1 800 festivals se déroulent en France pendant l'été, sous toutes les formes possibles (...) Toute l'Europe a repris ce concept de tourisme culturel en s'inspirant du modèle français. L'Allemagne est fière de son festival Wagner à Bayreuth, Vienne de son grand festival de danse Impulstanz. Tous ces festivals européens sont unis par une symbiose émotionnelle entre patrimoine architectural et création artistique. Nombre de représentations se tiennent dans les cathédrales ou les châteaux d'Europe, remplissant ces vieux murs de vie. Lorsque les concerts retentissent dans ces cathédrales séculaires, on prend conscience de la formidable concentration de culture qui existe sur ce petit continent."
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Matei Visniec et la culture de la guerre en Europe
L'écrivain roumain Matei Visniec, établi en France, commente l'argument avancé par les Polonais dans la querelle autour du système de vote européen, selon lequel la Pologne compterait aujourd'hui plus d'habitants s'il n'y avait pas eu autant de morts pendant la guerre. "L'idée qui voudrait que les morts puissent avoir leur mot à dire sur la construction européenne me semble extrêmement intéressante. Il est tout aussi palpitant de tenter de d'imaginer le point de vue des morts, car l'Union européenne est en premier lieu une réaction à la culture de la guerre qui a régné en Europe pendant 2000 ans. Quitte à chercher le fondement de l'Europe, autant ne pas le chercher dans un document, mais dans les couches successives de morts. Où que l'on creuse en Europe, on tombe sur des ossements et sur d'innombrables fosses communes. (...) Les morts veulent nous faire passer un message que nous n'entendons que difficilement : soyez moins égoïstes, nationalistes, moins orgueilleux, moins sourds aux malheurs des autres, soyez plutôt heureux d'être en vie !"
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Matéi Visniec confronte communisme et capitalisme
L'écrivain roumain Matéi Visniec, basé à Paris, s'est entretenu avec un communiste français à propos de certains points de vue divergents en Europe de l'Est et de l'Ouest. "Nos communistes n'ont rien à voir avec les vôtres (...), me dit cet ami français (...) Je ne peux pas prononcer le mot 'communisme' sans qu'un frisson d'épouvante me parcoure (...) Les bourreaux des anciens pays communistes ont souvent eu la vie sauve, certains sont morts tranquillement dans leur lit, aucun tribunal international n'a été réuni après la chute du communisme pour les juger. (...) A ce moment, mon ami s'enflamme. Et les victimes du capitalisme, me demande-t-il, ne comptent-elles pas ? Le capitalisme, qui traite les hommes comme du bétail et transforme les citoyens en consommateurs, qui a substitué l'âme des hommes à l'obsession de l'argent. Les victimes du capitalisme et du colonialisme n'attendent-elles pas qu'on leur rende justice ?"
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