Des solutions à la crise de la dette
L'UE a élaboré des programmes de sauvetage de plusieurs milliards pour la Grèce, l'Irlande et le Portugal mais d'autres pays de la zone euro sont désormais en difficulté. La discipline budgétaire est-elle préférable à la mutualisation des dettes ? Qui paiera pour tout cela ? La presse européenne s'interroge.

Neue Zürcher Zeitung - Suisse | mercredi, 22. février 2012
Déclarer la faillite immédiate aurait été plus profitable pour la Grèce et la zone euro, estime le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung, jugeant probable "que dans un ... » suite
Déclarer la faillite immédiate aurait été plus profitable pour la Grèce et la zone euro, estime le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung, jugeant probable "que dans un futur assez proche, la Grèce devienne insolvable, se retire de l'Union monétaire et souffre pour rien d'ici-là. A moins que le plan d'aide à la Grèce ne transforme peu à peu la zone euro en une Union de transfert dont la réserve devra être garantie par des versements de plus en plus élevés, sans que cela ne tire de la misère les régions en difficulté. Ces deux perspectives sont peu réjouissantes. Une fois de plus, les politiques européens jouent la montre. Il aurait été plus courageux et plus prometteur de déclarer Athènes en faillite, engager de véritables négociations de désendettement et aboutir au moins à la suspension de l'adhésion de la Grèce à la zone euro. Il ne reste donc plus qu'a espérer que la Grèce guérisse, mais cela relève quasiment du miracle."
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Rzeczpospolita - Pologne | mercredi, 22. février 2012
En contrepartie de l'aide de plusieurs milliards qui lui sera apportée, la Grèce devra remplir de strictes conditions et se soumettre au contrôle d'auditeurs externes. Le pays perd ainsi complètement et inutilement sa souveraineté, met en garde le quotidien conservateur Rzeczpospolita : » suite
En contrepartie de l'aide de plusieurs milliards qui lui sera apportée, la Grèce devra remplir de strictes conditions et se soumettre au contrôle d'auditeurs externes. Le pays perd ainsi complètement et inutilement sa souveraineté, met en garde le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "Cela revient à renoncer à une part essentielle de souveraineté, dans le déni des traités européens. … Un réaménagement structuré et organisé du pays produirait de meilleurs résultats mais ni les politiciens grecs ni les citoyens n'en ont eu le courage. Plutôt que de travailler plus, ils ont préféré opter pour le semi-esclavage ou la révolte. L'Union a contraint la Grèce à approuver un contrôle externe et permanent de son budget. … On peut dire ce qu'on veut de ces conditions, mais une chose est certaine : aucun pays souverain n'accepterait une telle chose, même un pays qui se serait considérablement engagé pour le renforcement d'une Europe commune."
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NRC Handelsblad - Pays-Bas | mercredi, 22. février 2012
Les conditions imposées à la Grèce par l'Europe dans le cadre du programme de sauvetage font de facto du pays une colonie, met en garde le quotidien libéral NRC Handelsblad : » suite
Les conditions imposées à la Grèce par l'Europe dans le cadre du programme de sauvetage font de facto du pays une colonie, met en garde le quotidien libéral NRC Handelsblad : "Le traité de paix de Versailles en 1919, dans lequel les alliés avaient contraint l'Allemagne à verser des réparations insoutenables, a eu au final l'effet inverse. Il serait donc judicieux que des pays aujourd'hui considérés comme colonialistes lèvent le pied et cessent de remuer le couteau dans la plaie. Le ministre des Finances [néerlandais], Jan Kees de Jager, ne l'a pas compris. Avant même les négociations sur l'octroi d'une aide de 130 milliards d'euros, il préconisait 'la présence permanente de la Troïka à Athènes'. Inutile. La Grèce est déjà sous curatelle. … Il juge en outre 'malvenu' que des élections anticipées aient lieu en Grèce en avril. … Ce n'est pas seulement une question de style quand on humilie le vaincu. Il convient également de présenter cette humiliation comme un compromis. Une position trop dure est le terreau de la vengeance."
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Lidové noviny - République tchèque | mercredi, 22. février 2012
Plus personne ne peut prendre au sérieux le deuxième plan de sauvetage prétendu d'Athènes, déplore le quotidien conservateur Lidové noviny : » suite
Plus personne ne peut prendre au sérieux le deuxième plan de sauvetage prétendu d'Athènes, déplore le quotidien conservateur Lidové noviny : "L'objectif officiel de ce programme d'aide est le suivant : relancer l'économie, augmenter la compétitivité et réduire le fardeau de la dette. C'est exactement le contraire qui peut en ressortir. Qui va encore investir dans un pays qui sombre ? … On a raison de craindre que la Grèce ne soit pas en mesure de tenir ses promesses. Les deux grands partis traditionnels, qui se relayent au pouvoir depuis des générations et qui ont été les seuls à parapher les conditions du plan de sauvetage, n'obtiendront d'après les sondages qu'un tiers des voix aux prochaines élections. On pourrait presque croire que ce plan a été ficelé de sorte qu'Athènes se trouve contrainte au final à quitter la zone euro."
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euinside - Bulgarie | mardi, 21. février 2012
Le programme d'aide de l'UE d'un montant de 130 milliards d'euros plonge l'Etat grec en faillite au mieux dans un coma artificiel, estime le site euinside : » suite
Le programme d'aide de l'UE d'un montant de 130 milliards d'euros plonge l'Etat grec en faillite au mieux dans un coma artificiel, estime le site euinside : "Imaginez un patient qui a besoin d'une opération vitale dont tout le monde sait, si du moins elle réussit, qu'elle laissera ensuite le patient dans un coma artificiel. Quelque chose de semblable s'est produit hier avec la Grèce. Après une 'opération' de près de 13 heures, on a branché la machine cœur-poumon et le patient respire, mais il est totalement dépendant des autres. Selon ce scénario optimiste, il devrait être en mesure de respirer de lui-même d'ici deux ans et de marcher tout seul d'ici huit ans. Personne n'a encore voulu évoquer de scénario pessimiste après la nuit difficile à Bruxelles. C'est Olli Rehn, commissaire européen à l'Economie et à la Monnaie, qui a le mieux résumé la situation en déclarant, épuisé mais soulagé après sa nuit blanche : 'J'ai appris ces deux dernières années et cette nuit que marathon était vraiment un mot grec.'"
» article intégral (lien externe, bulgare)
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Gazeta Wyborcza - Pologne | mercredi, 22. février 2012
L'économiste polonais Krzysztof Rybiński a créé le fonds Eurogeddon, avec lequel les investisseurs pourront gagner de l'argent grâce à la crise de l'euro. Une entreprise hasardeuse avec des idées simples, estime Grzegorz Zalewski, expert boursier auprès de la banque BOŚ, dans une tribune au quotidien libéral Gazeta Wyborcza : » suite
L'économiste polonais Krzysztof Rybiński a créé le fonds Eurogeddon, avec lequel les investisseurs pourront gagner de l'argent grâce à la crise de l'euro. Une entreprise hasardeuse avec des idées simples, estime Grzegorz Zalewski, expert boursier auprès de la banque BOŚ, dans une tribune au quotidien libéral Gazeta Wyborcza : "Ce faisant, Rybiński remet sa réputation en jeu. S'il ne parvient pas à vendre ce fonds de manière avantageuse, ses collègues du secteur ne le prendront plus au sérieux. Il a déjà annoncé ce fonds Eurogeddon depuis un certain temps, mais le résultat final me déçoit. Je pensais que ce serait un produit qui interpellerait mon intérêt intellectuel. Mais il ne s'agit que d'un fonds d'investissement simple, pour ne pas dire primitif, qui prospère grâce à des 'short positions' [ventes à découvert] ou l'achat d'or. Sincèrement, cela ressemble à un produit amateur peu raffiné."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Le Monde - France | lundi, 20. février 2012
L'acharnement de l'Eurogroupe à sauver le poids plume grec révèle la fragilité du socle sur lequel repose la monnaie unique, analyse le quotidien de centre-gauche Le Monde : » suite
L'acharnement de l'Eurogroupe à sauver le poids plume grec révèle la fragilité du socle sur lequel repose la monnaie unique, analyse le quotidien de centre-gauche Le Monde : "L'épreuve [que la Grèce] traverse montre que la zone euro est encore à la recherche d'une formule mêlant flexibilité, discipline et solidarité susceptible de fonctionner. La zone euro est encore dans les limbes : elle n'est pas suffisamment intégrée pour que son éclatement soit inconcevable, elle l'est déjà trop pour qu'un éclatement soit tolérable. En vérité, la meilleure garantie de sa survie réside dans le coût de son éventuel éclatement. … Mais, si la zone euro entend être autre chose qu'un mariage raté qui ne subsiste qu'en raison du coût affolant qu'entraînerait un partage des actifs et des dettes, elle doit s'édifier sur quelque chose de beaucoup plus positif."
» article intégral (lien externe, français)
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Naftemporiki - Grèce | mardi, 21. février 2012
On vient peut-être d'éviter un défaut de paiement d'Athènes mais les Grecs restent plongés dans l'incertitude, souligne le journal économique conservateur Naftemporiki : » suite
On vient peut-être d'éviter un défaut de paiement d'Athènes mais les Grecs restent plongés dans l'incertitude, souligne le journal économique conservateur Naftemporiki : "La décision de l'Eurogroupe met fin à une longue période de trouble et d'incertitude quant à l'évolution de notre économie et de nos rapports avec les partenaires européens. Mais elle ne garantit aucunement l'avènement d'un chapitre plus favorable d'une histoire qui dépasse 'une simple crise de la dette'. En d'autres termes, même si nous sommes désespérément en quête d'une lueur d'espoir, nous ne devrions pas tirer de conclusions hâtives ni trouver de réconfort là où il n'y en a pas. La seule chose que nous pouvons attendre avec certitude, ce sont les prochaines élections. Cette perspective nous aidera sûrement à nous sentir mieux."
» article intégral (lien externe, grec)
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Cinco Días - Espagne | mardi, 21. février 2012
Le nouveau programme de sauvetage est loin de résoudre les problèmes de la Grèce, estime le journal économique Cinco Días : » suite
Le nouveau programme de sauvetage est loin de résoudre les problèmes de la Grèce, estime le journal économique Cinco Días : "Après le grand numéro de cirque qu'ont donné les politiques européens ces derniers mois pour parvenir à s'entendre, le soutien apporté par les pays de la zone euro est naturellement une bonne nouvelle. Pourtant le problème grec est loin d'être résolu. Vu le chemin de croix du pays depuis le début de la crise politique et économique ainsi que la gestion catastrophique qu'Athènes en a fait, on comprend que la Grèce n'a pas seulement besoin d'une solution économique mais aussi d'un profond renouvellement politique. Contrairement au soutien économique, celui-ci ne peut pas intervenir par un contrôle extérieur ou des injections financières. Il faut davantage pour cela un processus de maturation et même dans certains cas la création de nouvelles structures et institutions. Il faut du temps."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Der Standard - Autriche | mardi, 21. février 2012
L'accord trouvé à Bruxelles permettra de réduire les taux pour la Grèce mais aussi pour le candidat à la faillite portugais, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard, ce qui générera selon lui des profits moins important pour l'Allemagne : » suite
L'accord trouvé à Bruxelles permettra de réduire les taux pour la Grèce mais aussi pour le candidat à la faillite portugais, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard, ce qui générera selon lui des profits moins important pour l'Allemagne : "Les bailleurs de fonds apporteront dans le cadre de ces aides européennes des prix encore plus avantageux aux Grecs, avec des taux en baisse. … [Le Premier ministre portugais] Passos Coelho en profitera aussi indirectement. Les taux d'intérêt appliqués au Portugal qui sollicite lui-même des aides de plusieurs milliards, chuteront bientôt de la même façon. Ce n'est que justice. Car les Etats les mieux notés comme l'Allemagne ne s'en sortaient en fait pas si mal dans ces 'programmes d'aide' : d'une part grâce aux profits générés par les taux d'intérêt, de l'autre car la crise des pays du Sud leur permet de se financer eux-mêmes par asymétrie à des taux extrêmement réduits sur les marchés. D'après une étude menée par des économistes de Cologne, l'Allemagne a réussi à économiser 45 milliards d'euros, sans travailler, en passant uniquement par les marchés. Cela révèle l'enchevêtrement pratiquement indissoluble et souvent paradoxal qui existe dans la zone euro."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Blog A Europa desalinhada - Portugal | lundi, 20. février 2012
Le problème principal de la Grèce est la persistance du système clientéliste, estime le chroniqueur grec Kostas Karkagiannis dans le blog Blog A Europa desalinhada : » suite
Le problème principal de la Grèce est la persistance du système clientéliste, estime le chroniqueur grec Kostas Karkagiannis dans le blog Blog A Europa desalinhada : "Peut-être en avez-vous un peu assez de la crise grecque, et c'est d'ailleurs aussi le cas des politiciens de poids en Europe. Vous pensez sans aucun doute que les problèmes grecs sont de nature financière : un manque de compétitivité, une dette et des déficits gigantesques, un secteur public contre-productif. Vous avez raison, mais ce n'est que la partie emergée de l'iceberg. Le cœur du problème réside tout d'abord dans l'anarchie et le mauvais fonctionnement de la justice, puis dans l'existence d'un système clientéliste basé sur les faveurs politiques, les échanges de bon procédés, la corruption et un appareil bureaucratique monstrueux qui ne fait que servir ses propres intérêts, écrase l'esprit d'entreprise et met à l'épreuve la population grecque. … En Grèce, le contrat social en vigueur depuis 35 ans déjà (voire plus) repose sur le principe que le citoyen vote pour un certain parti en échange d'un emploi dans la fonction publique (pour le menu fretin) ou d'un marché public d'un montant exagérément élevé (pour les gros poissons)."
» article intégral (lien externe, portugais)
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Le Soir - Belgique | samedi, 18. février 2012
Le Premier ministre italien Mario Monti a informé jeudi le Vatican que des impôts seraient à l'avenir prélevés aussi sur le patrimoine immobilier de l'Eglise. Un chef de gouvernement européen exauce enfin les vœux des citoyens et abolit les vieux privilèges, se réjouit le quotidien de centre-gauche Le Soir : » suite
Le Premier ministre italien Mario Monti a informé jeudi le Vatican que des impôts seraient à l'avenir prélevés aussi sur le patrimoine immobilier de l'Eglise. Un chef de gouvernement européen exauce enfin les vœux des citoyens et abolit les vieux privilèges, se réjouit le quotidien de centre-gauche Le Soir : "Les temps sont très durs pour les populations européennes. Mais les économies imposées ne seront tolérables que si elles sont justes, proportionnelles aux moyens de chacun. L'austérité doit être éthique et pour ce faire les dirigeants doivent montrer que chacun est mis à contribution et que les privilèges sont combattus. ... Les révolutions populaires démarrent toujours sur un sentiment d'injustice et d'inégalités flagrantes. Ce sont les dirigeants qui doivent être courageux, en ciblant justement et sans 'protections' les mesures qu'ils imposent. Ils n'en seront que plus légitimes et plus respectés. Impossible ? Monti, chaque jour, nous démontre le contraire. Il permet désormais de penser qu'un basculement est possible en imposant une manière, digne, résolue mais juste de gérer cette crise sans précédent."
» article intégral (lien externe, français)
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The Times - Royaume-Uni | lundi, 20. février 2012
Après de longues négociations, les Etats de la zone euro semblent s'être mis d'accord lors de leur rencontre ce lundi pour accorder à la Grèce un deuxième programme de sauvetage de 130 milliards d'euros. Un crédit destiné avant tout à sauver l'Allemagne, estime le quotidien conservateur The Times : » suite
Après de longues négociations, les Etats de la zone euro semblent s'être mis d'accord lors de leur rencontre ce lundi pour accorder à la Grèce un deuxième programme de sauvetage de 130 milliards d'euros. Un crédit destiné avant tout à sauver l'Allemagne, estime le quotidien conservateur The Times : "Compte tenu des dégâts que pourrait causer à l'Allemagne une sortie de la Grèce [de la zone euro], il est dans son intérêt économique que le pays reste attaché à la monnaie unique. Il faudrait pour cela que la zone euro - en premier lieu l'Allemagne - finance le déficit commercial grec jusqu'à ce que le pays ait compensé ses énormes carences de compétitivité. Certains économistes estiment que cela est tout bonnement impossible si la Grèce reste dans la zone euro et ne peut pas dévaluer sa monnaie. Même les optimistes reconnaissent que cela pourrait durer dix ans. Il est difficile de croire que les Allemands soient prêts à payer aussi longtemps la facture - même si les Grecs cèdent l'intégralité de leur direction économique à Berlin."
» article intégral (lien externe, anglais)
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ABC - Espagne | vendredi, 17. février 2012
Le fait qu'un allié et connaisseur de l'Allemagne tel que le président grec Karolos Papoulias attaque aussi violemment le ministre allemand des Finances préoccupe le quotidien conservateur ABC : » suite
Le fait qu'un allié et connaisseur de l'Allemagne tel que le président grec Karolos Papoulias attaque aussi violemment le ministre allemand des Finances préoccupe le quotidien conservateur ABC : "Il est vrai bien sûr que la presse tabloïd allemande ne cesse de répandre des absurdités sur le 'peuple fainéant ' et lui recommande de 'vendre ses îles' ou de 'vendre l'acropole aux enchères'. Mais les politiques allemands ont toujours appelé au respect et à la réserve. Certains politiques grecs ont par contre joué le jeu de la presse et se sont laissés aller à une campagne haineuse contre les Allemands. Les images de drapeaux allemands en flammes ou de caricatures de Merkel en uniforme SS n'encouragent pas la solidarité allemande. La haine primitive pourrait l'emporter sur l'amitié européenne dont Papoulias est l'incarnation la plus visible. L'UE à été forgée pour bannir la haine à l'issue de deux grandes guerres. Ne permettons pas d'attiser à nouveau la haine contre les autres pour échapper à notre responsabilité et à nos carences."
» informations complémentaires (lien externe, espagnol)
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Kathimerini - Grèce | jeudi, 16. février 2012
L'Allemagne n'est pas seulement la patrie de politiques comme Schäuble et Merkel, des individus peu appréciés en Grèce actuellement, c'est aussi celle de Goethe, Marx, Brecht et Thomas Mann. Dans le quotidien conservateur Kathimerini, la chroniqueuse Xenia Kounalaki appelle ses compatriotes à ne pas généraliser la colère contre les Allemands : » suite
L'Allemagne n'est pas seulement la patrie de politiques comme Schäuble et Merkel, des individus peu appréciés en Grèce actuellement, c'est aussi celle de Goethe, Marx, Brecht et Thomas Mann. Dans le quotidien conservateur Kathimerini, la chroniqueuse Xenia Kounalaki appelle ses compatriotes à ne pas généraliser la colère contre les Allemands : "Ceux qui sont familiers de la culture allemande, qui ont des amis allemands et disposent de liens sentimentaux avec l'Allemagne, ne comprennent pas cette fureur. Assimiler les déclarations du ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, ou les articles désagréables du journal Bild à tout le peuple allemand ou à l'ensemble de la presse allemande, c'est commettre une généralisation tout aussi injuste que celle du Grec fainéant, qui passe sa journée au café et vit au-dessus de ses moyens. … Il est tout simplement ridicule que certains tentent de réduire la tradition de tout un pays à des comparaisons aussi malheureuses, telles que les équations suivantes : Allemagne actuelle = IVe Reich, Goebbels = Schäuble, Hitler = Merkel."
» article intégral (lien externe, grec)
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Correio da Manhã - Portugal | vendredi, 17. février 2012
La crise actuelle au Portugal est de nature économique mais aussi culturelle, estime le journal à sensation Correio da Manhã : » suite
La crise actuelle au Portugal est de nature économique mais aussi culturelle, estime le journal à sensation Correio da Manhã : "Il suffit de voir les réactions indignées quant au nouveau système de mobilité géographique dans le service public. L'idée du gouvernement, c'est qu'un fonctionnaire doit déménager ailleurs s'il n'y a pas de travail là où il se trouve. Là où on a besoin de lui. Rien de plus simple en fait : si l'on doit choisir entre chômage et mutation, de surcroît dans un pays tout petit, aucun homme raisonnable n'hésiterait. Surtout si celui-ci a une famille à nourrir. Mais on a au Portugal une vision des choses particulières : le rêve d'un Portugais moyen est de vivre au premier étage d'un bâtiment, travailler au deuxième, passer ses vacances au troisième et finalement écouler sa retraite dans l'hospice du quatrième. Et quand l'heure viendra, autant que les pompes funèbres se trouvent au cinquième. … Ce n'est pas le pays qui est difficile à réformer, mais les mentalités des habitants."
» article intégral (lien externe, portugais)
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Naftemporiki - Grèce | jeudi, 16. février 2012
Les requêtes effectuées par plusieurs pays de la zone euro pour que la politique grecque s'engage à une austérité durable et que l'Europe continue de s'impliquer dans le processus démocratique de la Grèce sont sèchement rejetées par le journal économique conservateur Naftemporiki : » suite
Les requêtes effectuées par plusieurs pays de la zone euro pour que la politique grecque s'engage à une austérité durable et que l'Europe continue de s'impliquer dans le processus démocratique de la Grèce sont sèchement rejetées par le journal économique conservateur Naftemporiki : "Le Premier ministre italien, Mario Monti, est un Européen de plus à avoir exprimé son opinion sur la situation politique en Grèce. Il s'est indirectement prononcé contre des élections anticipées, et pour la formation d'un gouvernement de technocrates selon le modèle italien. … Les erreurs catastrophiques que nous avons commises dans l'accumulation des dettes et la résolution de la crise de la dette sont connues. Mais nous n'avons pas de créanciers en matière de démocratie car on nous doit tout. Il s'agit là d'un 'bien' produit par la première fois par notre pays il y a des milliers d'années et dont les composantes fondamentales ont été généreusement redistribuées dans le monde."
» article intégral (lien externe, grec)
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Blog Nachdenkseiten - Allemagne | jeudi, 16. février 2012
Grâce au pacte budgétaire adopté à Bruxelles le 31 janvier, l'UE entend remédier aux déséquilibres économiques. Ce pacte a pourtant été taillé sur mesure aux besoins allemands, critique Jens Berger dans le blog Nachdenkseiten : » suite
Grâce au pacte budgétaire adopté à Bruxelles le 31 janvier, l'UE entend remédier aux déséquilibres économiques. Ce pacte a pourtant été taillé sur mesure aux besoins allemands, critique Jens Berger dans le blog Nachdenkseiten : "Pourquoi la Commission européenne estime-t-elle par exemple que des avoirs nets à l'étranger négatifs de plus de 35 pour cent du PIB constituent un déséquilibre alors qu'il n'existe même pas de valeur limite pour des avoirs nets à l'étranger positifs ? … Des Etats comme l'Allemagne, de par leur position dominante à l'étranger, sont sans aucun doute massivement dépendants de l'évolution économique des pays dotés de positions négatives. Si les gens protestent, les Allemands pourraient faire une croix sur leurs revendications et leurs actifs à l'étranger, ce qui aurait bien sûr des conséquences négatives pour l'économie du pays. ... L'Europe doit devenir plus allemande. Mais qui achètera encore les exportations allemandes si l'Europe devient plus allemande et sa population de moins en moins fortunée ?"
» article intégral (lien externe, allemand)
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Rzeczpospolita - Pologne | jeudi, 16. février 2012
D'après les premières estimations de l'institut statistique européen Eurostat, le PIB de la zone euro a diminué de 0,3 pour cent au quatrième trimestre 2011 par rapport au trimestre précédent. Ce recul est certes plus faible que prévu mais cela ne veut pas dire que la crise de l'euro est révolue, met en garde le quotidien conservateur Rzeczpospolita : » suite
D'après les premières estimations de l'institut statistique européen Eurostat, le PIB de la zone euro a diminué de 0,3 pour cent au quatrième trimestre 2011 par rapport au trimestre précédent. Ce recul est certes plus faible que prévu mais cela ne veut pas dire que la crise de l'euro est révolue, met en garde le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "Cela veut-il dire que les analystes ont exagéré, comme toujours, en avançant des prévisions de crise aussi sombres ? Il faut pourtant se rappeler qu'aucun des problèmes à l'origine de la crise n'a été résolu. Le spectre d'une faillite de la Grèce hante toujours les marchés. Et on dit de plus en plus que c'est bientôt le tour du Portugal. On ne constate en outre aucun progrès dans les économies nationales de l'Italie et de l'Espagne. L'endettement, qui continue de s'accroître au gré des années de crise, ne pourra pas être résorbé aussi facilement - même en ayant recours à des programmes d'austérité radicaux."
» article intégral (lien externe, polonais)
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El País - Espagne | mardi, 14. février 2012
Dans la campagne électorale pour les élections présidentielles françaises, les deux principaux candidats doivent être conscients que c'est l'Allemagne qui préside aux destinées de l'Europe, estime le quotidien de centre-gauche El País : » suite
Dans la campagne électorale pour les élections présidentielles françaises, les deux principaux candidats doivent être conscients que c'est l'Allemagne qui préside aux destinées de l'Europe, estime le quotidien de centre-gauche El País : "La crise économique et financière européenne transforme également les règles du jeu politique à l'intérieur du pays et contraint même Paris à reconnaître un état de fait : c'est Merkel qui détermine la marche à suivre, même si la France s'efforce de se présenter sous le jour le plus flatteur possible. Les candidats devraient en prendre note. …. Nicolas Sarkozy et François Hollande ne jurent que par un thème : l'Allemagne. Hollande se présente toutefois comme l'homme fort face à la chancelière. Ne disposant pas de remède miracle contre la crise de la zone euro, le candidat socialiste a juré une nouvelle fois qu'il serait en mesure de changer la relation avec l'Allemagne. Il a indiqué être capable de contraindre Merkel à renégocier le pacte de stabilité que celle-ci vient juste d'imposer à ses partenaires."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Magyar Narancs - Hongrie | mercredi, 15. février 2012
Pour sortir de la crise économique, l'Europe a choisi la voie du keynésianisme, constate l'ancien directeur de banque Péter Felcsuti dans l'édition en ligne de l'hebdomadaire de centre-gauche Magyar Narancs. Il doute toutefois que ce soit la bonne voie : » suite
Pour sortir de la crise économique, l'Europe a choisi la voie du keynésianisme, constate l'ancien directeur de banque Péter Felcsuti dans l'édition en ligne de l'hebdomadaire de centre-gauche Magyar Narancs. Il doute toutefois que ce soit la bonne voie : "Nous devons savoir que toute crise émerge à cause d'une perte de confiance et prend fin lorsque cette confiance revient. Si l'augmentation des dépenses des Etats amène une demande plus élevée, la confiance revient, l'opération peut alors être qualifiée de réussie. Mais si cela échoue, le malade décède, ou sombre du moins dans un long coma. … En réaction à la crise économique et financière, les Etats européens ont appliqué la méthode keynésienne, ce qui a amené de nombreux pays de l'UE à s'endetter gravement suite à l'augmentation des dépenses. Les fonds publics injectés dans l'économie n'ont pas rétabli la confiance des acteurs économiques. Ainsi, l'économie n'a pu être relancée et les recettes fiscales n'ont pu augmenter. La hausse de l'endettement public a fait des banques les principaux acheteurs d'emprunts d'Etat. En réaction, les banques ont restreint l'octroi de crédits, ce qui a été un choc supplémentaire pour l'économie réelle. Ce processus a depuis tourné au cercle vicieux."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Il Sole 24 Ore - Italie | mercredi, 15. février 2012
La rencontre exceptionnelle prévue ce mercredi entre les ministres des Finances de la zone euro a été annulée par le chef de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker car la Grèce n'a pas encore rempli toutes les conditions pour bénéficier d'un deuxième programme d'aide. Une telle sévérité est incroyable, estime le journal économique Il Sole 24 Ore : » suite
La rencontre exceptionnelle prévue ce mercredi entre les ministres des Finances de la zone euro a été annulée par le chef de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker car la Grèce n'a pas encore rempli toutes les conditions pour bénéficier d'un deuxième programme d'aide. Une telle sévérité est incroyable, estime le journal économique Il Sole 24 Ore : "Sommes-nous trop sévères avec la Grèce ? L'Europe commence à avoir des doutes. Mais le non de l'Allemagne et de la Commission européenne ne permet aucune objection. Les nouvelles conditions pour bénéficier du programme d'aide s'élevant à 130 milliards d'euros sont indispensables. La révolte à Athènes, le désespoir des gens n'impressionnent pas les vertueux du Nord. La collision entre l'intransigeance aveugle de certains acteurs et les efforts herculéens exigés des Grecs sans le moindre délai n'a pas encore provoqué de court-circuit. Mais cela pourrait être pour bientôt. Pour le moment, seule une réunion est tombée à l'eau. Mais le temps pour éviter la catastrophe est compté."
» article intégral (lien externe, italien)
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Blog Coulisses de Bruxelles - France | mardi, 14. février 2012
L'ex-Premier ministre grec Giorgos Papandreou s'est excusé pour la corruption dans son pays lors d'un discours prononcé dimanche soir devant le Parlement à Athènes. Jean Quatremer salue cette autocritique dans son blog Coulisses de Bruxelles : » suite
L'ex-Premier ministre grec Giorgos Papandreou s'est excusé pour la corruption dans son pays lors d'un discours prononcé dimanche soir devant le Parlement à Athènes. Jean Quatremer salue cette autocritique dans son blog Coulisses de Bruxelles : "'Notre système politique est responsable collectivement de tous les fonctionnaires que nous avons embauchés par favoritisme, des privilèges que nous avons accordés par la loi, des demandes scandaleuses que nous avons satisfaites, des syndicalistes et des hommes d'affaires que nous avons favorisés et des voleurs que nous n'avons pas mis en prison'. Ces quelques extraits de son discours nous ont été fournis par des internautes grecs. Il y a sans doute plus, mais, curieusement, on n'en trouve pas trace dans les dépêches des agences, ce qui est regrettable. Car ce n'est pas tous les jours qu'un ancien chef de gouvernement reconnait solennellement la responsabilité collective de l'élite politique dans la faillite de son pays et la corruption généralisée des mœurs politiques. ... Pauvre Grèce !"
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Sme - Slovaquie | mardi, 14. février 2012
Ce n'est pas la contestation violente contre la politique d'austérité à Athènes qui constitue le danger principal pour la démocratie grecque, estime le quotidien libéral Sme, mais l'indisposition à gagner moins d'argent : » suite
Ce n'est pas la contestation violente contre la politique d'austérité à Athènes qui constitue le danger principal pour la démocratie grecque, estime le quotidien libéral Sme, mais l'indisposition à gagner moins d'argent : "Il existe dans la politique grecque des courants extrêmement polarisés à gauche et à droite, prêts à lutter violemment pour leurs objectifs. Mais ce qui est plus préoccupant aujourd'hui, c'est que les intérêts des extrémistes coïncident avec ceux des puissants syndicats de la fonction publique. Dans les rues se trouvent aujourd'hui ceux qui ont jusqu'à maintenant le plus profité de subventions européennes, d'un marché déformé et d'une économie inefficace. On peut comprendre l'irritation de ces individus, dont les revenus vont probablement baisser de moitié, voire plus s'ils sont contraints de payer des impôts. Mais ces revenus correspondront alors à la performance économique réelle du pays. Le risque réside dans l'indisposition à se contenter de moins d'argent."
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Svenska Dagbladet - Suède | mardi, 14. février 2012
L'arrogance n'est pas de mise vis-à-vis des Grecs, estime le quotidien conservateur Svenska Dagbladet, même si l'exaspération est tentante devant les rues en flammes : » suite
L'arrogance n'est pas de mise vis-à-vis des Grecs, estime le quotidien conservateur Svenska Dagbladet, même si l'exaspération est tentante devant les rues en flammes : "Ne comprennent-ils donc rien ? Les caisses sont vides. Les revenus de l'Etat sont faibles, les dépenses trop élevées. Sans crédit d'urgence, le pays sera confronté à un défaut de paiement chaotique. … Il faut en même temps se garder de toute arrogance. La Suède est un pays différent, ce qui n'exclut toutefois ni la mauvaise gestion ni les protestations contre l'austérité. En même temps, les difficultés que nous avons connues pendant la crise suédoise des années 1990 ont été une brise légère comparée à la tempête qui attend la Grèce pendant de nombreuses années encore. Salaires, retraites, impôts : rien ne sera épargné. Pas étonnant que les individus voient l'avenir avec désespoir (il est malheureusement caractéristique que les gauchistes incendiaires exploitent la situation à leur propre avantage). Mais les Grecs méritent aussi notre compassion."
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Le Figaro - France | mardi, 14. février 2012
L'Europe a clairement sa part de responsabilité dans la situation de la Grèce, estime le politologue Giorgos Prevelakis dans le quotidien conservateur Le Figaro : » suite
L'Europe a clairement sa part de responsabilité dans la situation de la Grèce, estime le politologue Giorgos Prevelakis dans le quotidien conservateur Le Figaro : "N'est-il pas pour autant imprudent d'opposer l'europe à la Grèce, comme s'il s'agissait de deux entités clairement séparées ? Ce serait oublier que trente ans de vie commune au sein de l'union européenne et soixante ans au sein de l'otan ont tissé des liens étroits entre les acteurs grecs et l'ensemble euro-atlantique. Entre l'état surdimensionné, le clientélisme, la corruption, l'incompétence de l'administration et le manque de compétitivité, on découvre aujourd'hui les faiblesses de la société grecque. Est-ce seulement la faute des Grecs ? N'a-t-on pas toléré, voire encouragé, le clientélisme et la distribution de la rente européenne pour éviter des débordements politiques qui auraient pu menacer le rôle de la Grèce dans le dispositif militaire occidental ?"
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taz - Allemagne | mardi, 14. février 2012
A Lisbonne, 300.000 personnes ont manifesté ce week-end contre la politique d'austérité du gouvernement conservateur. Bien que les Portugais se trouvent dans une situation comparable à celle des Grecs, ils parviendront à sortir de la crise parce qu'ils mènent des actions collectives, estime le journal de gauche tageszeitung : » suite
A Lisbonne, 300.000 personnes ont manifesté ce week-end contre la politique d'austérité du gouvernement conservateur. Bien que les Portugais se trouvent dans une situation comparable à celle des Grecs, ils parviendront à sortir de la crise parce qu'ils mènent des actions collectives, estime le journal de gauche tageszeitung : "En quoi la situation est-elle différente de celle de la Grèce. Là-bas il n'y a jamais de vraies grandes manifestations car le camp des ouvriers est trop largement divisé. Les employés du secteur privé envient les fonctionnaires qui gagnent bien mieux leur vie. Et chaque secteur ne voit que ses propres intérêts. Ainsi, les fonctionnaires employés dans les services de ferry ont fait grève, paralysant ainsi le tourisme, sans avoir discuté de leur action avec les syndicats. En Grèce, tout le monde se bat contre tout le monde. … En revanche, les Portugais ne manifestent pas seulement de manière collective, ils s'attaquent aussi aux réformes ensemble. Le gouvernement et l'opposition collaborent pour assainir le pays. Ce qui serait inimaginable en Grèce fonctionne parfaitement au Portugal, quand il y a une augmentation des impôts, ceux-ci sont vraiment prélevés."
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Ta Nea - Grèce | lundi, 13. février 2012
L'adoption dans la douleur du programme d'austérité au Parlement grec a stimulé les marchés lundi matin. Mais contrairement à la chancelière allemande, Angela Merkel, le vice-chancelier, Philipp Rösler, et le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, continuent d'évoquer ouvertement une faillite éventuelle de la Grèce voire une sortie du pays de la zone euro. C'est la raison pour laquelle les réformes adoptées doivent être rapidement mises en œuvre pour éviter la faillite, demande le quotidien de centre-gauche Ta Nea : » suite
L'adoption dans la douleur du programme d'austérité au Parlement grec a stimulé les marchés lundi matin. Mais contrairement à la chancelière allemande, Angela Merkel, le vice-chancelier, Philipp Rösler, et le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, continuent d'évoquer ouvertement une faillite éventuelle de la Grèce voire une sortie du pays de la zone euro. C'est la raison pour laquelle les réformes adoptées doivent être rapidement mises en œuvre pour éviter la faillite, demande le quotidien de centre-gauche Ta Nea : "Rien n'est encore définitif. Nous avons encore un long chemin devant nous avec de nouveaux sacrifices, encore plus douloureux que ceux consentis jusque-là. Il y a toutefois un espoir de réussite. Nous devons regarder devant nous tout en apprenant des erreurs de ces deux dernières années : en finir avec les revers comme ce fut le cas lors du premier programme d'austérité. Les grandes réformes doivent être mises en œuvre pour envoyer le message nécessaire à la communauté internationale. Le plus important, c'est que l'on prenne enfin les mesures drastiques contre la fraude fiscale. … Les citoyens ne sont pas opposés aux sacrifices, mais ils réclament justice."
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | mardi, 14. février 2012
L'adoption par les députés grecs du plan d'austérité a été imposé et ne correspond pas à la conviction intime de la plupart d'entre eux, estime le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung. Le journal doute que les réformes puissent ainsi passer : » suite
L'adoption par les députés grecs du plan d'austérité a été imposé et ne correspond pas à la conviction intime de la plupart d'entre eux, estime le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung. Le journal doute que les réformes puissent ainsi passer : "Au sein des deux principaux partis, PASOK et Nea Dimokratia, il n'y a même pas - malgré l'adoption du plan de rigueur - de consensus minimum sur ce qui doit être fait pour sauver le pays. Cela suffit à rendre inefficaces les mesures ordonnées par les créancier. La mise en place d'un commissaire budgétaire étranger et d'un compte bloqué destinés au paiement de la dette ne serviront pas à grand-chose. En outre, ces mesures d'austérité sont avant tout ressenties comme un diktat étranger et les politiques peuvent facilement reporter la responsabilité de leurs erreurs et de leurs omissions sur d'autres. La motivation pour un changement profond doit finalement venir de l'intérieur et être aussi soutenue par la population. On est toutefois loin de ce grand effort national en Grèce."
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Der Spiegel - Allemagne | lundi, 13. février 2012
L'Allemagne ne parviendra pas à sortir l'UE de la crise sans les Français et les Britanniques, écrit l'historien britannique Timothy Garton Ash dans le magazine hebdomadaire Der Spiegel, comparant l'Europe à une voiture dont la chancelière allemande Angela Merkel serait la conductrice réticente : » suite
L'Allemagne ne parviendra pas à sortir l'UE de la crise sans les Français et les Britanniques, écrit l'historien britannique Timothy Garton Ash dans le magazine hebdomadaire Der Spiegel, comparant l'Europe à une voiture dont la chancelière allemande Angela Merkel serait la conductrice réticente : "L'Allemagne s'est jusque-là avérée être une conductrice prudente, nerveuse et pas particulièrement habile. … On peut s'amuser des facéties de Sarkozy sur le siège passager ('Non, non, ma chérie! Tout droit, tout droit!') mais il a pourtant la bonne idée. Le fait que David Cameron, dans cette phase déterminante, se trouve sur le siège arrière - voir même dans le coffre - défie toute description. Au début de la semaine dernière, Merkel à une nouvelle fois souligné combien l'Allemagne espérait que la Grande-Bretagne, avec sa libre économie de marché nord-européenne, revienne au cœur des affaires européennes. … Il serait peu clairvoyant, voire même idiot, que la Grande-Bretagne abandonne l'Allemagne alors que celle-ci vient d'assumer un rôle aussi déterminant pour l'Europe - un rôle qu'elle n'a pas cherché à assumer, pour lequel elle est mal préparée et où elle aurait bien besoin d'aide."
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Trouw - Pays-Bas | lundi, 13. février 2012
Les spéculations sur une sortie de la Grèce de la zone euro ont réussi à faire pression sur Athènes, estime le quotidien social-chrétien Trouw, pour qui cela représente un espoir : » suite
Les spéculations sur une sortie de la Grèce de la zone euro ont réussi à faire pression sur Athènes, estime le quotidien social-chrétien Trouw, pour qui cela représente un espoir : "Les prises de position publiques affirmant qu'une sortie de la Grèce ne serait pas une catastrophe montrent aussi que la zone euro retrouve peu à peu confiance en elle. Aujourd'hui domine la conviction que l'euro survivrait à une faillite de la Grèce, qu'un échec de celle-ci ne créerait pas une spirale pour Rome, Madrid et Lisbonne. Personne ne peut donner de garantie, mais on croit visiblement davantage que les mesures d'urgence auront un effet au niveau national et européen, comme les nouveaux accords des pays de la zone euro. Peut-être que beaucoup pensent également que l'époque de la peur a assez duré. … Si les crises ne passent pas facilement, il est toujours utile de passer du pessimisme à l'optimisme."
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La Stampa - Italie | lundi, 13. février 2012
Les violentes protestations qui ont eu lieu en Grèce sont le prix à payer pour la corruption dévastatrice de la politique et devraient être une leçon pour l'Italie, met en garde le quotidien libéral La Stampa : » suite
Les violentes protestations qui ont eu lieu en Grèce sont le prix à payer pour la corruption dévastatrice de la politique et devraient être une leçon pour l'Italie, met en garde le quotidien libéral La Stampa : "Nous devrions attentivement suivre les évènements en Grèce car ceux-ci pourraient se révéler instructifs. Les leaders des deux principaux partis se sont entendus avec le Premier ministre technocrate sur le caractère inévitable de nouveaux sacrifices. Mais les individus sont à bout car ces sacrifices ont jusque-là été inégalement répartis. Nous avons affaire à un appareil politique complètement corrompu qui fait reposer les charges sur les plus faibles, c'est-à-dire ceux qui ne font pas partie des catégories professionnelles protégées ou de la clientèle des partis. Il a paru plus aisé aux députés d'accroître la pression fiscale que de s'attaquer au corporatisme. Pire encore, l'incapacité à supprimer les privilèges bloque toute tentative de relancer l'économie."
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To Vima Online - Grèce | lundi, 13. février 2012
Les grandes manifestations en Grèce contre le programme d'austérité ont généré des émeutes à Athènes et dans d'autres villes. Plusieurs bâtiments ont brûlé, la police s'est opposée aux manifestants à coups de matraque et de grandes quantités de gaz lacrymogène. Ces images d'apocalypse montrent ce qui attend la Grèce en cas de faillite incontrôlée, estime le journal en ligne de centre-gauche To Vima : » suite
Les grandes manifestations en Grèce contre le programme d'austérité ont généré des émeutes à Athènes et dans d'autres villes. Plusieurs bâtiments ont brûlé, la police s'est opposée aux manifestants à coups de matraque et de grandes quantités de gaz lacrymogène. Ces images d'apocalypse montrent ce qui attend la Grèce en cas de faillite incontrôlée, estime le journal en ligne de centre-gauche To Vima : "Ce que nous avons vécu dimanche augure un avenir sombre, similaire voire pire à la situation en Argentine il y a dix ans. Même ceux qui sont partisans d'une annulation de la dette et d'une déclaration d'insolvabilité ont reconnu le danger. … Un défaut de paiement incontrôlé mènerait vraisemblablement à la violence aveugle et au chaos. C'est pourquoi il faut éviter la faillite."
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Dagens Nyheter - Suède | lundi, 13. février 2012
La loi d'austérité est logique car la Grèce a vécu trop longtemps au-dessus de ses moyens, estime le quotidien libéral Dagens Nyheter, qui enjoint les Grecs à faire des efforts : » suite
La loi d'austérité est logique car la Grèce a vécu trop longtemps au-dessus de ses moyens, estime le quotidien libéral Dagens Nyheter, qui enjoint les Grecs à faire des efforts : "Les salaires ont grimpé après l'introduction de l'euro et la part de la performance économique attribuée aux prestations sociales a doublé en dix ans. L'alternative à une coupe des dépenses publiques serait de sortir de la crise grâce aux exportations. Mais comme l'a déjà souligné le professeur américain Ricardo Hausmann, la Grèce 'ne produit aucune machine, aucune électronique et aucun produit chimique'. Pour combler l'énorme déficit de la balance des paiements, la base des exportations doit être élargie. Pour cela, il faut du temps. Les Etats baltes se sont vu imposer un régime sévère pour lutter contre leur crise. Après de graves difficultés, l'Irlande est de nouveau sur les rails. La Grèce ne peut pas être un cas impossible à résoudre. Mais même avec le soutien de l'UE, elle devra fournir des efforts pendant de nombreuses années."
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Correio da Manhã - Portugal | lundi, 13. février 2012
La dictature de l'austérité imposée Bruxelles ne fera qu'appauvrir les Grecs, ce qui se répercutera sur l'UE, estime le journal à sensation Correio da Manhã : » suite
La dictature de l'austérité imposée Bruxelles ne fera qu'appauvrir les Grecs, ce qui se répercutera sur l'UE, estime le journal à sensation Correio da Manhã : "Ce qu'il reste de ce énième programme d'austérité draconien, c'est l'image des émeutes sur la place Syntagma, au cœur d'Athènes. Le même jour, le ministre des Finances allemand a prévenu les Grecs qu'ils ne pouvaient pas continuer à rester un 'puits sans fond'. La Troïka impose une dose supplémentaire d'appauvrissement, avec réduction des salaires et augmentation du chômage. L'Europe s'est laissé berner par les politiques grecs ces dix dernières années : ceux-ci ont profité de l'euro facile et bon marché pour endetter le pays au-delà des limites. Désormais, l'Europe ne propose plus que l'austérité. Et le refus de cette méthode douloureuse engendre encore plus de pauvreté. Si l'UE n'offre aucun espoir aux citoyens, elle sera bientôt au bord du désastre."
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Hospodárske noviny - Slovaquie | vendredi, 10. février 2012
L'accord soutiré à la Grèce donne juste un peu d'air au pays endetté, estime le journal économique Hospodárske noviny : » suite
L'accord soutiré à la Grèce donne juste un peu d'air au pays endetté, estime le journal économique Hospodárske noviny : "Les politiques à Athènes n'avaient pas le choix et ont dû satisfaire les conditions de la Troïka. Le pays aurait été dans le cas contraire menacé de faillite, ce qui aurait de nouveau mis en difficulté toute la zone euro. La Grèce a besoin d'une aide de 130 milliards. Les coûts de cette aide sont énormes : chômage élevé, chute de la production industrielle, coupes dans les retraites et les salaires, réductions budgétaires, croissance en berne, troubles sociaux et stabilité politique artificiellement maintenue. On a procédé pour cela à une décote partielle de la dette et évité la faillite. On a de nouveau racheté du temps, mais on ne sait pas jusqu'à quand. Les expériences de ces deux dernières années laissent toutefois penser que le répit sera court."
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Tages-Anzeiger - Suisse | vendredi, 10. février 2012
Compte tenu des expériences précédentes, il y a peu d'espoir que la Grèce parvienne à mettre en œuvre les objectifs d'austérité promis, estime le quotidien libéral Tages-Anzeiger, pour lequel ce deuxième programme d'aide est surtout censé apaiser les créanciers privés : » suite
Compte tenu des expériences précédentes, il y a peu d'espoir que la Grèce parvienne à mettre en œuvre les objectifs d'austérité promis, estime le quotidien libéral Tages-Anzeiger, pour lequel ce deuxième programme d'aide est surtout censé apaiser les créanciers privés : "En raison de toutes ces incertitudes, on peut supposer que ce nouveau plan d'aide à la Grèce du FMI et des pays de la zone euro vise d'abord les créanciers privés d'Athènes. Ces derniers devront décider ces prochaines semaines s'ils sont d'accord pour procéder à une décote 'volontaire' et échanger leurs emprunts d'Etat grecs actuels par de nouveaux titres dépréciés de moitié et sur de plus longues durées de remboursement. Cet échange et le désendettement envisagé de 100 milliards d'euros de la Grèce n'a des chances de réussir que si les créanciers privés sont convaincus au moins jusqu'au mois prochain que le pays méditerranéen en crise repose sur une base financière stable."
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Les Echos - France | vendredi, 10. février 2012
Après l'acceptation par les partis grecs du programme d'austérité, le pays ainsi que l'Europe doivent désormais retrouver le chemin de la croissance, recommande le journal économique libéral Les Echos : » suite
Après l'acceptation par les partis grecs du programme d'austérité, le pays ainsi que l'Europe doivent désormais retrouver le chemin de la croissance, recommande le journal économique libéral Les Echos : "Si le pays a retrouvé un peu d'air, il doit maintenant réapprendre à respirer, c'est-à-dire à fabriquer davantage de richesses pour pouvoir rembourser davantage d'argent. Inutile de s'impatienter : le processus sera très long. Il prendra au moins une décennie. Et il ne concerne pas seulement la Grèce. Car c'est toute l'Europe qui tourne durablement au ralenti. ... Il est bien sûr indispensable que tous les pays européens reviennent sur une trajectoire budgétaire soutenable dans le temps, sans être à la merci des hoquets des investisseurs. C'est l'objectif du 'paquet budgétaire' européen adopté formellement fin janvier. Mais ce paquet ne suffira pas. Si l'Europe s'enfonce dans sa décennie perdue, les comptes publics de ses pays membres resteront dans le rouge foncé."
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Tous les textes disponibles de » Jean-Marc Vittori
Il Sole 24 Ore - Italie | vendredi, 10. février 2012
Le directeur de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a confirmé jeudi que la BCE maintiendrait son taux directeur au niveau de un pour cent et ne participerait pas à la décote de la Grèce. La BCE est bien trop passive, déplore le journal économique Il Sole 24 Ore : » suite
Le directeur de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a confirmé jeudi que la BCE maintiendrait son taux directeur au niveau de un pour cent et ne participerait pas à la décote de la Grèce. La BCE est bien trop passive, déplore le journal économique Il Sole 24 Ore : "Ce qui attend la BCE est clair. A la fin du mois aura lieu la deuxième injection de liquidités à long terme censée donner de nouvelles impulsions au système bancaire. La BCE semble pourtant être un peu trop passive. Elle ne fait rien de concret, elle s'adapte seulement aux circonstances. Elle donne de l'argent mais seulement dans la quantité demandée par les banques. La BCE est en outre contrainte de rester neutre vis-à-vis des différents pays. Elle laisse le marché décider de l'échange d'emprunts publics contre des liquidités. Mais la BCE donne ainsi l'impression de ne pas honorer sa tâche principale, à savoir gérer les attentes inflationnistes, la base de la politique monétaire. … Draghi a plusieurs fois attiré l'attention sur la grande incertitude de la situation. On ignore seulement ce que la BCE est prête à faire. Non seulement la BCE ne prend aucune initiative, mais elle semble ne pas vouloir non plus se tourner vers l'avenir."
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Naftemporiki - Grèce | vendredi, 10. février 2012
Les ministres des Finances de la zone euro ont demandé jeudi soir de nouvelles garanties à Athènes avant de décider mercredi de la mise en place du nouveau programme d'aide. Le journal économique conservateur Naftemporiki se demande quel objectif suivent ainsi les partenaires européens : » suite
Les ministres des Finances de la zone euro ont demandé jeudi soir de nouvelles garanties à Athènes avant de décider mercredi de la mise en place du nouveau programme d'aide. Le journal économique conservateur Naftemporiki se demande quel objectif suivent ainsi les partenaires européens : "Où veulent-ils en venir ? Est-ce une nouvelle manœuvre avant le vote sur l'austérité prévu au Parlement grec [dimanche], afin d'éviter toute attitude négative éventuelle des députés grecs ? … Il est certain que cette attitude ne cesse d'éloigner les Grecs de l'idée et de la philosophie européenne. … Par ailleurs, les Grecs ont de moins en moins peur que leur pays sorte de la zone euro. … Cela montre la disposition croissante d'un peuple à prendre lui-même en main son destin si nécessaire."
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Süddeutsche Zeitung - Allemagne | jeudi, 9. février 2012
Les perpétuels atermoiements des politiques grecs sont irresponsables et hypocrites, déplore le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : » suite
Les perpétuels atermoiements des politiques grecs sont irresponsables et hypocrites, déplore le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Le degré d'irresponsabilité atteint vis-à-vis de leur peuple mais aussi des partenaires de l'UE est devenu indescriptible. … Alors que transparence et sincérité seraient de mise, la machinerie de partis grecque propose des jeux d'intérêts opaques et répand des demi-vérités sur l'état réel du pays et le rôle des sauveteurs. On ne peut tirer qu'une seule conclusion de ce type de communication de crise : … il faut d'urgence un mauvais bougre qui prononce enfin le mot terrible de faillite. Les créanciers provoquent la Grèce (en menaçant de la placer sous la tutelle de Bruxelles). Et la politique grecque provoque par son laxisme néfaste. Le résultat, c'est que agressivité augmente de deux côtés."
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De Morgen - Belgique | jeudi, 9. février 2012
Les mesures d'austérité déjà mises en œuvre ont généré en Grèce des pertes de revenus et des problèmes sociaux trop importants, estime le quotidien de centre-gauche De Morgen, qui estime que l'Europe mène actuellement le pays à la misère : » suite
Les mesures d'austérité déjà mises en œuvre ont généré en Grèce des pertes de revenus et des problèmes sociaux trop importants, estime le quotidien de centre-gauche De Morgen, qui estime que l'Europe mène actuellement le pays à la misère : "En l'espace de quelques mois seulement, la chute de la Grèce l'a mené au niveau d'un pays du quart-monde. … Le plan de rigueur grec se base en grande partie sur des impôts supplémentaires pour des salariés qui n'ont plus de marge de manœuvre, encore moins la capacité de relancer l'économie. … Le projet européen est basé sur l'idée que la solidarité et la collaboration sont préférables à la concurrence ou à la guerre. Ce à quoi nous assistons aujourd'hui en Grèce n'a pratiquement plus rien à voir avec le rêve européen. … Le moment est venu pour l'Europe de prouver la force de son projet. Mais on y parviendra en aidant les grecs de façon intelligente et humaine, pas en leur mettant le couteau sous la gorge."
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Ta Nea - Grèce | mercredi, 8. février 2012
L'Allemagne est partagée sur la question grecque, analyse dans le quotidien de centre-gauche Ta Nea le chroniqueur Giannis Politis : » suite
L'Allemagne est partagée sur la question grecque, analyse dans le quotidien de centre-gauche Ta Nea le chroniqueur Giannis Politis : "Il y a deux Allemagne et deux écoles de pensée pour sauver la Grèce. La première, nous la connaissons tous. C'est celle promue par Angela Merkel, son entourage au gouvernement et les banques. Ils se comportent à notre égard comme des moines protestants : d'abord le châtiment et l'humiliation, la rédemption vient ensuite. … Mais même l'ardeur religieuse avec laquelle la chancelière poursuit sa rigoureuse stratégie s'est révélée infructueuse. Heureusement, il y a aussi l'autre Allemagne - celle de Helmut Schmidt et de ses sympathisants, fidèles partisans de l'idée européenne. Aux côtés de grands médias, cette Allemagne demande que cesse la farce du sauvetage présumé de la Grèce et propose de reconstruire le pays à l'aide d'un nouveau plan Marshall. … L'actuel leadership ne détient manifestement pas la seule vérité en Allemagne."
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De Volkskrant - Pays-Bas | mercredi, 8. février 2012
Si la commissaire européenne Neelie Kroes et le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, évoquent ouvertement une sortie de la Grèce de la zone euro, une faillite de la Grèce reste risquée, met en garde le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : » suite
Si la commissaire européenne Neelie Kroes et le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, évoquent ouvertement une sortie de la Grèce de la zone euro, une faillite de la Grèce reste risquée, met en garde le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "Dans les pays du Nord, la crise de l'euro est présentée comme une question de discipline budgétaire. Pourtant un pays en difficulté comme l'Espagne a toujours scrupuleusement respecté les règles. Le problème fondamental de la zone euro est l'énorme différence de productivité entre les pays du Nord et ceux du Sud. La Grèce est un cas extrême, mais l'Espagne et le Portugal aussi auront beaucoup de mal à porter leur économie au niveau de celle de l'Europe septentrionale. … Ce vice de construction de l'euro rend l'Europe du Nord coresponsable de la crise. On demande à juste titre à la Grèce de régler les choses de manière plus rigoureuse qu'auparavant. Mais on peut aussi s'attendre à ce que le Nord se montre solidaire. On ne peut pas faire porter le poids de la crise aux seuls Grecs."
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To Vima Online - Grèce | mercredi, 8. février 2012
Athènes devrait suspendre immédiatement les négociations avec les créanciers et la troïka pour ouvrir la voie à un plan B avec les Américains, écrit le quotidien en ligne de centre-gauche To Vima : » suite
Athènes devrait suspendre immédiatement les négociations avec les créanciers et la troïka pour ouvrir la voie à un plan B avec les Américains, écrit le quotidien en ligne de centre-gauche To Vima : "Après les pressions extrêmes de ces deux derniers jours et l'idée d'un 'compte bloqué', y a-t-il vraiment encore quelqu'un en Grèce qui croie que les termes 'sauvetage' et 'solidarité' ont un quelconque lien avec ce que l'on exige - pistolet sur la tempe - d'Athènes ? … La Grèce a encore la force de tout faire sauter. C'est l'unique moyen qui lui reste. Que se passerait-il ensuite ? Après une descente aux enfers - processus de toute façon inévitable - les mêmes personnes qui font chanter et détruisent le pays aujourd'hui reviendront pour négocier à nouveau. … La seule tâche du gouvernement grec serait désormais d'élaborer des mécanismes spéciaux pour remédier le jour venu à l'ampleur du choc. Il doit se tourner vers d'autres acteurs internationaux comme les Etats-Unis, lesquels ont du reste toujours gardé le silence."
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Pravda - Slovaquie | mercredi, 8. février 2012
L'Europe met trop la Grèce sous pression, estime le quotidien de gauche Pravda, qui met en garde contre une explosion sociale qui pourrait ébranler tout le continent : » suite
L'Europe met trop la Grèce sous pression, estime le quotidien de gauche Pravda, qui met en garde contre une explosion sociale qui pourrait ébranler tout le continent : "L'image que l'on présente des Grecs à l'opinion publique européenne est incroyable. Les nouvelles de l'avancée des négociations du gouvernement grec avec les créanciers sont toujours émaillées des commentaires de personnalités politiques et d'investisseurs qui se montrent mécontents des progrès réalisés. Les phrases sont toujours les mêmes : Athènes n'avance pas, les réformes sont insuffisantes. On est par contre beaucoup moins loquaces sur l'ampleur des coupes qui touchent déjà les salaires et les retraites, et dans quelle mesure les dépenses publiques et aussi les dettes ont déjà été rognées. Le véritable problème, ce sont les attentes irréalistes des instigateurs de ce 'programme d'assainissement'. L'austérité pure ne conduit pas à la croissance mais peut en revanche faire exploser la difficile situation sociale."
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Il Sole 24 Ore - Italie | mercredi, 8. février 2012
Neelie Kroes a exprimé ce que pensent de nombreuses personnes, estime le journal économique Il Sole 24 Ore : » suite
Neelie Kroes a exprimé ce que pensent de nombreuses personnes, estime le journal économique Il Sole 24 Ore : "Derrière les propos de la vice-présidente de la Commission Neelie Kroes se cache une impatience manifeste vis-à-vis de l'attitude de la Grèce. Les Pays-Bas notamment, peut-être plus encore que l'Allemagne ou que la Finlande, caressent l'idée d'abandonner Athènes à son sort. La prise de position de la commissaire européenne n'est plus une tentative de faire pression sur le gouvernement de Papademos. Dans certains cercles européens, l'amertume est désormais de mise. On n'a plus confiance dans les hommes politiques grecs. On craint que les élections anticipées du mois d'avril ne fassent que dégrader la situation du pays surendetté."
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Cinco Días - Espagne | mardi, 7. février 2012
La chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Nicolas Sarkozy, ont accru lundi leurs pressions sur la Grèce pour que celle-ci mette en œuvre les réformes promises. L'Europe ferait bien de réfléchir bientôt aux conséquences d'une faillite de la Grèce, estime le journal économique Cinco Días : » suite
La chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Nicolas Sarkozy, ont accru lundi leurs pressions sur la Grèce pour que celle-ci mette en œuvre les réformes promises. L'Europe ferait bien de réfléchir bientôt aux conséquences d'une faillite de la Grèce, estime le journal économique Cinco Días : "La zone euro a besoin d'un plan d'urgence pour pouvoir parer à une possible déflagration venant de Grèce. La récente provocation d'Athènes trouvera vraisemblablement une solution provisoire. Dans le cas contraire, les banques grecques feront faillite. Le reste de la zone euro a donc besoin d'un plan pour éviter une propagation de la panique dans le monde financier. Les partisans de la ligne dure en Europe, Allemagne en tête, ont perdu patience en raison des promesses non tenues du gouvernement grec. … Mais les autres pays européens sont-ils vraiment prêts à jeter l'éponge ? Le cas échéant, ce ne serait pas seulement une faillite du gouvernement grec."
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Financial Times Deutschland - Allemagne | mardi, 7. février 2012
En demandant la création d'un compte bloqué pour la Grèce, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Nicolas Sarkozy, tentent une nouvelle fois de priver Athènes de sa souveraineté financière. Ce compte, à laquelle la Grèce n'aura pas accès, est censé garantir le remboursement des intérêts des créanciers. Cette requête est tout aussi irréalisable que celle d'un commissaire budgétaire et ne sert qu'à préparer la faillite de l'Etat, analyse le journal économique libéral Financial Times Deutschland : » suite
En demandant la création d'un compte bloqué pour la Grèce, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Nicolas Sarkozy, tentent une nouvelle fois de priver Athènes de sa souveraineté financière. Ce compte, à laquelle la Grèce n'aura pas accès, est censé garantir le remboursement des intérêts des créanciers. Cette requête est tout aussi irréalisable que celle d'un commissaire budgétaire et ne sert qu'à préparer la faillite de l'Etat, analyse le journal économique libéral Financial Times Deutschland : "Personne ne souhaite au final se voir reprocher de ne pas avoir tout fait pour empêcher la première faillite d'un membre de la zone euro. … Faire des demandes impossibles à satisfaire est donc plus confortable, pour Angela Merkel notamment, que de devoir continuer à défendre une aide à la Grèce peu populaire en Allemagne. Si dans le pire des cas les Grecs devaient échouer, ils seraient eux-mêmes responsables de leur faillite et de leur sortie de la zone euro. Car ils auront rejeté le commissaire budgétaire et le compte bloqué (ainsi que les autres réformes et programmes d'austérité)."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Jornal de Negócios - Portugal | dimanche, 5. février 2012
La Chine et l'Inde seront les prochaines victimes de la crise de l'euro si elles ne réorientent pas leur politique économique, estime l'économiste Stephen Roach dans le journal économique Jornal de Negócios : » suite
La Chine et l'Inde seront les prochaines victimes de la crise de l'euro si elles ne réorientent pas leur politique économique, estime l'économiste Stephen Roach dans le journal économique Jornal de Negócios : "Mais aucune des deux économies n'implosera d'elle-même. Il faudrait une déstabilisation supplémentaire pour provoquer un tremblement de terre. Une possibilité évidente serait un effondrement problématique de l'Union monétaire européenne. Si cela devait se produire, la Chine et l'Inde (tout comme la plupart des économies dans le monde) se trouveraient face à de graves difficultés. … L'Occident s'est laissé séduire par l'économie politique d'une fausse prospérité et a galvaudé son pouvoir. L'Asie - poussée par la stratégie et la stabilité - a construit sur la base des forces qu'elle s'est découvertes. Mais elle doit désormais se réinventer. La stagnation sur le mode japonais qui sévit dans le monde développé oblige l'Asie jusqu'à présent dépendante de l'étranger à se concentrer sur la demande intérieure. La pression à laquelle sont actuellement soumises la Chine et l'Inde renforce cette nécessité."
» article intégral (lien externe, portugais)
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De Tijd - Belgique | lundi, 6. février 2012
La Grèce ne doit en aucun cas sombrer dans un défaut de paiement désorganisé, estime le journal économique De Tijd : » suite
La Grèce ne doit en aucun cas sombrer dans un défaut de paiement désorganisé, estime le journal économique De Tijd : "L'Europe poursuit elle-même une politique désespérée car elle mise sur une méthode unilatérale qui ne fonctionne pas. C'est pourquoi les dirigeants européens devraient faire preuve de responsabilité et placer le pays sous tutelle tout en le soutenant, de sorte que la situation actuellement désespérée ne se détériore pas. Mais cette volonté existe-t-elle ? On peut en douter. … Même si la Grèce approuve les réformes, cela ne fera que reporter et non résoudre le problème de la dette. Un véritable coup de poker se déroule en ce moment avec la Grèce. On peut se demander si tous les partis savent vraiment ce qui est en jeu. Il ne s'agira plus seulement de la Grèce si le pays est en défaut de paiement en mars. Il s'agira de toute la zone euro."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Imerisia - Grèce | dimanche, 5. février 2012
Le chef du gouvernement grec, Lucas Papademos, veut s'assurer ce lundi l'approbation politique des partis grecs pour les mesures d'austérité supplémentaires que la Troïka demande à Athènes. Le journal économique Imerisia juge les pressions européennes insupportables : » suite
Le chef du gouvernement grec, Lucas Papademos, veut s'assurer ce lundi l'approbation politique des partis grecs pour les mesures d'austérité supplémentaires que la Troïka demande à Athènes. Le journal économique Imerisia juge les pressions européennes insupportables : "Permettrons-nous que ces technocrates sévères, impitoyables et insignifiants mettent le feu à la société grecque et mènent à la révolte ? Car si l'on y regarde de plus près, la Troïka veut nous pousser à rejeter cette nouvelle tranche de crédit et mener le pays au défaut de paiement. … Ces individus sont dangereux, pas seulement pour la Grèce mais aussi pour toute l'Europe car, comme le souligne le président de la Deutsche-Bank, Josef Ackermann, et d'autres économistes et politiques sérieux : si la Grèce s'effondre, c'est toute l'Europe qui est en danger. … C'est la raison pour laquelle Merkel, Sarkozy et Juncker devraient cesser de nous menacer de manière aussi éhontée - élément qui ne fait en outre qu'irriter un peu plus nos concitoyens. Ces trois personnages devraient s'efforcer de trouver avec le gouvernement grec une solution avantageuse pour l'Europe et la Grèce."
» article intégral (lien externe, grec)
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Tous les textes disponibles de » Thanasis Lirtsogiannis
La Repubblica - Italie | lundi, 6. février 2012
Pour pouvoir débloquer de nouveaux crédits à la Grèce, les créanciers demandent à Athènes de dresser immédiatement une liste comportant les réformes inaccomplies sur le marché du travail et en matière de fiscalité. Les politiques ne sont toutefois pas prêts aux réformes et le sort du pays est scellé, estime le quotidien de centre-gauche La Repubblica : » suite
Pour pouvoir débloquer de nouveaux crédits à la Grèce, les créanciers demandent à Athènes de dresser immédiatement une liste comportant les réformes inaccomplies sur le marché du travail et en matière de fiscalité. Les politiques ne sont toutefois pas prêts aux réformes et le sort du pays est scellé, estime le quotidien de centre-gauche La Repubblica : "La Grèce redevient un risque pour les marchés financiers. Après une semaine relativement positive pour les bourses européennes, le Premier ministre grec, Lucas Papademos, se présente aujourd'hui les mains quasi vides. Si les négociations se poursuivent pour obtenir de nouvelles aides, elles sont particulièrement mal engagées en raison de l'absence d'unité des politiques grecs. Si les partis aux gouvernements ne se sont pas entendus d'ici le 13 février, l'insolvabilité de la Grèce sera certaine et la faillite publique inévitable."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Dinheiro Vivo - Portugal | dimanche, 5. février 2012
Le Premier ministre italien, Mario Monti, a appelé mercredi dernier les jeunes Italiens à s'habituer à l'idée de ne pas avoir d'emploi de longue durée. Cela empêche la perspective d'une vie stable à long terme, critique le journal économique en ligne Dinheiro Vivo : » suite
Le Premier ministre italien, Mario Monti, a appelé mercredi dernier les jeunes Italiens à s'habituer à l'idée de ne pas avoir d'emploi de longue durée. Cela empêche la perspective d'une vie stable à long terme, critique le journal économique en ligne Dinheiro Vivo : "Il a suscité l'émoi en Italie la semaine dernière en déclarant : 'Quel ennui d'avoir toute sa vie le même travail. C'est une bonne chose de changer de poste et d'affronter de nouveaux défis.' Monti, un strict technocrate, veut faire passer un message : ne vous attendez pas à ce que l'Etat vous donne ce qu'il a donné à vos parents. … Cette déclaration a entraîné dans son sillage un chœur de protestations. Enfants, parents et grands-parents se sont plaints - les uns parce qu'ils sont au chômage et cherchent la stabilité, les autres car ils ont la stabilité et ne veulent pas la perdre. La question a explosé sur les médias sociaux. Mais outre les nombreux dérapages verbaux, certaines personnes ont attiré l'attention sur un point justifié : 'Il est peut-être ennuyeux de travailler toujours au même endroit, mais les banques privilégient les clients ennuyeux quand elles accordent des crédits.'"
» article intégral (lien externe, portugais)
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Trends Tendances - Belgique | vendredi, 3. février 2012
Lors des négociations sur la résolution de la crise de la dette, les chefs d'Etat et de gouvernement européens oublient qu'à long terme, ce sont les jeunes Européens qui paieront la facture, critique le professeur d'économie Bruno Colmant dans le journal économique Trends Tendances : » suite
Lors des négociations sur la résolution de la crise de la dette, les chefs d'Etat et de gouvernement européens oublient qu'à long terme, ce sont les jeunes Européens qui paieront la facture, critique le professeur d'économie Bruno Colmant dans le journal économique Trends Tendances : "La dette est, en effet, une hypothèque sur la prospérité des générations futures, ce qui constitue un incontestable déni de démocratie. Nos communautés européennes seront donc immanquablement confrontées à de robustes débats idéologiques qu'une conjoncture bienveillante avait permis de camoufler depuis 30 ans. Les prochaines années seront affectées d'une tension croissante entre le capitalisme individuel et des forces collectivistes caractérisées par une répression financière, fiscale et inflationniste. Ces frictions seront accentuées par des tensions sociales, elles-mêmes alimentées par des dislocations générationnelles, qu'on constate déjà dans de nombreux pays. Car, dans tous les scénarios envisagés, la jeunesse est sacrifiée."
» article intégral (lien externe, français)
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De Volkskrant - Pays-Bas | vendredi, 3. février 2012
Le pacte budgétaire adopté lors du dernier sommet européen oblige les pays de la zone euro à éliminer leurs déficits budgétaires, écrit le quotidien libéral De Volkskrant, qui redoute que le corset d'austérité européen aggrave encore la crise : » suite
Le pacte budgétaire adopté lors du dernier sommet européen oblige les pays de la zone euro à éliminer leurs déficits budgétaires, écrit le quotidien libéral De Volkskrant, qui redoute que le corset d'austérité européen aggrave encore la crise : "L'Europe continue d'avancer vers une crise encore inédite. La prosternation devant les exigences allemandes prépare le terrain à la stagnation économique et au chaos social. … Il faut éliminer les déséquilibres entre les économies nationales et améliorer notre compétitivité. Mais au lieu de cela, on continue de peser sur l'économie. … Après la Grèce, ce sera au tour du Portugal. Le pays a ruiné son économie en suivant les ordres allemands et ne pourra jamais rembourser ses dettes. … Et après le Portugal, il n'y a qu'un pas vers l'Espagne. L'Europe n'a aucune raison de s'estimer soulagée. Pour reprendre les mots du Premier ministre Rajoy : le pire est à venir."
» informations complémentaires (lien externe, néerlandais)
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Tous les textes disponibles de » Steven Adolf
Le Point - France | jeudi, 2. février 2012
Les primes de risque pour les emprunts publics italiens sur dix ans ont atteint mercredi leur niveau le plus faible depuis octobre 2011. Les investisseurs semblent refaire confiance à l'Italie et le pays devient ainsi le modèle du sauvetage de l'Europe, se réjouit l'hebdomadaire Le Point : » suite
Les primes de risque pour les emprunts publics italiens sur dix ans ont atteint mercredi leur niveau le plus faible depuis octobre 2011. Les investisseurs semblent refaire confiance à l'Italie et le pays devient ainsi le modèle du sauvetage de l'Europe, se réjouit l'hebdomadaire Le Point : "La doublette des Super Mario, Monti et Draghi, a entrepris de transformer l'Italie et la zone euro. ... L'Italie ouvre la voie à la réforme des modèles de croissance à crédit de l'Europe du Sud et des institutions de la zone euro. La thérapie de choc engagée par Mario Monti peut lever les doutes sur la capacité des pays méditerranéens à convertir leur modèle économique vers la production, l'investissement et l'innovation. La politique monétaire mise en œuvre par Mario Draghi est à même de concilier l'austérité requise par l'indispensable désendettement des États et la croissance. Toutes deux ont l'immense mérite de rappeler qu'il reste des marges de manœuvre. La crise des pays déficitaires et de la zone euro découle de modèles économiques et d'institutions obsolètes qu'il ne dépend que des Européens de transformer."
» article intégral (lien externe, français)
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Magyar Hírlap - Hongrie | mercredi, 1. février 2012
Le gouvernement hongrois a bien fait d'approuver le pacte budgétaire de l'UE, estime le quotidien ultraconservateur Magyar Hírlap : » suite
Le gouvernement hongrois a bien fait d'approuver le pacte budgétaire de l'UE, estime le quotidien ultraconservateur Magyar Hírlap : "Pour le citoyen moyen, ce qui se passe à Bruxelles est difficilement compréhensible. Le problème jusque-là pour la Hongrie - ou plutôt pour le gouvernement - résidait dans l'immixtion de l'UE dans des affaires hongroises comme l'indépendance des médias et de la Banque centrale, voire dans les questions relatives à la législation démocratique. Désormais, nous devrons aussi élaborer notre budget selon les conditions de l'Union européenne. Le gouvernement a toutefois pris la bonne décision. Il a tenu compte des intérêts des investisseurs, des marchés et de l'UE, ce qui constitue le meilleur moyen de revenir en Europe. Pas seulement en Europe - disons le clairement - mais même dans le cadre législatif de l'Union européenne."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Tous les textes disponibles de » Csaba Szajlai
Mladá fronta Dnes - République tchèque | mercredi, 1. février 2012
Le "non" du Premier ministre tchèque Petr Nečas au pacte budgétaire de l'UE est paradoxal, car le gouvernement poursuit en fait les mêmes objectifs que ceux établis dans le traité, écrit le quotidien libéral Mladá fronta Dnes : » suite
Le "non" du Premier ministre tchèque Petr Nečas au pacte budgétaire de l'UE est paradoxal, car le gouvernement poursuit en fait les mêmes objectifs que ceux établis dans le traité, écrit le quotidien libéral Mladá fronta Dnes : "L'esprit et les termes du pacte budgétaire contredisent la décision de Nečas. Le traité ne prive personne de souveraineté mais il introduit automatiquement des sanctions pour les budgets déséquilibrés. C'est exactement ce à quoi nous aspirons [en République tchèque]. … Nečas doit toutefois tenir compte de la puissante aile eurosceptique du Parti démocratique civique ODS, dont le roi et porte-parole s'avère être le président Václav Klaus. Celui-ci sait comment exercer ses compétences de la façon la plus exhaustive possible. … Nečas sait bien que les avantages du pacte l'emportent. Il lui est cependant difficile de convaincre ses collègues, et il n'en a d'ailleurs pas vraiment envie. C'est pourtant ce qu'il doit faire s'il veut mener une action responsable."
» informations complémentaires (lien externe, tchèque)
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Tous les textes disponibles de » Martin Komárek
24 Chasa - Bulgarie | mardi, 31. janvier 2012
La Bulgarie a signé le pacte budgétaire de l'UE. Mais pour respecter sur le long terme les nouvelles règles budgétaires et pouvoir en profiter, le pays le plus pauvre de l'UE devra mener des réformes draconiennes, estime le quotidien 24 Chasa : » suite
La Bulgarie a signé le pacte budgétaire de l'UE. Mais pour respecter sur le long terme les nouvelles règles budgétaires et pouvoir en profiter, le pays le plus pauvre de l'UE devra mener des réformes draconiennes, estime le quotidien 24 Chasa : "En adhérant au pacte budgétaire, la Bulgarie s'est engagée à suivre une politique budgétaire raisonnable. Qu'en est-il toutefois de l'obligation d'introduire des réformes importantes ? La réforme des retraites aurait déjà dû être adoptée depuis trois ans, la réforme de la santé n'est même pas encore vraiment débattue et la réforme administrative se limite à fermer ici et là des bureaux et des institutions. Sans réformes, le pacte budgétaire européen ne nous apportera pas plus de prospérité ni plus de compétitivité. Il pourrait toutefois servir de base aux dirigeants pour que ceux-ci s'affichent en véritables réformateurs. Il leur suffit d'en avoir la volonté."
» article intégral (lien externe, bulgare)
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Lietuvos rytas - Lituanie | mercredi, 1. février 2012
Le pacte budgétaire n'est pas vraiment nécessaire, juge le quotidien libéral Lietuvos rytas : » suite
Le pacte budgétaire n'est pas vraiment nécessaire, juge le quotidien libéral Lietuvos rytas : "Nos grands politiques ne cessent de répéter que la Lituanie adhérera au pacte budgétaire car celui-ci est nécessaire au pays. … Il serait certes déraisonnable de nier qu'il est important de maîtriser ses dettes. Il est toutefois difficile de dire si la Lituanie a pour cela réellement besoin d'un nouveau traité international. Pour tout nouveau traité, il convient de se rappeler la devise 'Le diable est là où on ne l'attend pas'. La semaine dernière, les ministères des Finances et de l'Economie ont même averti que certaines dispositions du traité pourraient être désavantageuses pour la Lituanie. Par ailleurs, on ignore encore tout de la version finale du traité."
» article intégral (lien externe, lituanien)
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À la une de mardi, 31. janvier 2012
Lors du sommet européen de lundi, les Etats de l'UE à l'exception de la Grande-Bretagne et de la République tchèque ont adopté le pacte pour ... » suite
Lors du sommet européen de lundi, les Etats de l'UE à l'exception de la Grande-Bretagne et de la République tchèque ont adopté le pacte pour une plus grande discipline budgétaire. Le traité ne va pas vraiment au-delà des lois existantes, critiquent certains commentateurs. D'autres jugent qu'il menace l'essor économique.
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Blog Charlemagne's Notebook - Royaume-Uni | mardi, 31. janvier 2012
Le Pacte budgétaire adopté à Bruxelles pourrait compliquer les problèmes économiques par temps de crise, redoute le blogueur Charlemagne sur le site Internet du magazine hebdomadaire libéral-conservateur The Economist : » suite
Le Pacte budgétaire adopté à Bruxelles pourrait compliquer les problèmes économiques par temps de crise, redoute le blogueur Charlemagne sur le site Internet du magazine hebdomadaire libéral-conservateur The Economist : "Les chefs de gouvernement ont-ils obtenu quelque chose d'utile pour stopper la crise lors de ce nouveau sommet ? Leur nouveau 'Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'Union économique et monétaire' vise surtout à établir des budgets équilibrés parmi les Etats membres. Cela peut ressembler à une mesure disciplinaire utile lors d'une période économique favorable. Mais beaucoup redoutent que des mesures d'austérité pro-cycliques ne fassent qu'aggraver la récession qui se dessine et compliquer davantage l'assainissement budgétaire. Cela explique peut-être pourquoi les politiques se sont pour une fois hâtés d'évoquer une stratégie pour la croissance et l'emploi."
» article intégral (lien externe, anglais)
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La Stampa - Italie | mardi, 31. janvier 2012
La règle d'or et les sanctions automatiques pour les pays régulièrement déficitaires décidées dans le pacte budgétaire ne permettront pas vraiment de résoudre la crise européenne de la dette, estime le quotidien libéral La Stampa : » suite
La règle d'or et les sanctions automatiques pour les pays régulièrement déficitaires décidées dans le pacte budgétaire ne permettront pas vraiment de résoudre la crise européenne de la dette, estime le quotidien libéral La Stampa : "Le pacte budgétaire recoupe de manière confuse les règles économiques et budgétaires que l'UE vient d'adopter après de longues négociations. … Pour l'essentiel, le pacte n'ajoute pour ainsi dire rien aux règles existantes, hormis d'imposer la règle d'or budgétaire dans la législation des différents pays, au mieux dans leur Constitution. … Il n'y a pas de raison de croire que l'Europe soit incapable de surmonter la crise, mais le sommet hier n'est pas parvenu à dissiper l'impression de confusion suscitée jusque-là par les gouvernements européens. Espérons que le prochain sommet changera la donne."
» article intégral (lien externe, italien)
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El País - Espagne | mardi, 31. janvier 2012
Le sommet européen de lundi à Bruxelles a une nouvelle fois douché les attentes, critique le quotidien de centre-gauche El País : » suite
Le sommet européen de lundi à Bruxelles a une nouvelle fois douché les attentes, critique le quotidien de centre-gauche El País : "17 sommets ont été convoqués depuis le début de la crise financière. Tous dans le but de mettre fin à la crise de l'euro. On n'est pourtant même pas parvenu à régler les problèmes de la Grèce. Hier, on a une nouvelle fois reporté la décision sur une décote des dettes grecques. Cela ne fait pas particulièrement preuve d'une grande compétence. Le problème du financement de la dette de pays comme l'Italie, l'Espagne ou même la France reste en outre irrésolue. L'essor économique sera impossible - comme l'assainissement budgétaire - tant que les primes de risque [des emprunts publics] resteront au-dessus de 300 points (comme c'est le cas en Espagne et en Italie)."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Financial Times Deutschland - Allemagne | mardi, 31. janvier 2012
La libre économie de marché a amélioré la vie des gens depuis qu'elle existe, estime Alan Greenspan, ex-directeur de la Réserve fédérale américaine dans le journal économique libéral Financial Times Deutschland. En outre, la cupidité et l'inégalité ne sont pas des particularités capitalistes : » suite
La libre économie de marché a amélioré la vie des gens depuis qu'elle existe, estime Alan Greenspan, ex-directeur de la Réserve fédérale américaine dans le journal économique libéral Financial Times Deutschland. En outre, la cupidité et l'inégalité ne sont pas des particularités capitalistes : "Au siècle dernier, la croissance économique provoquée par la concurrence entre les marchés a généré des ressources qui ont largement dépassé le minimum nécessaire pour survivre. Même au sein d'économies nationales très orientées sur la concurrence comme l'économie américaine, cet excédent a été principalement utilisé pour améliorer la qualité de vie : progrès dans le domaine de la santé, espérance de vie plus élevée doublée de systèmes de retraite, un système général d'éducation et des conditions de travail largement améliorées. Nous avons utilisé une grande part de cette augmentation de richesse considérable, générée par nos économies de marché, pour nous acheter ce que beaucoup qualifieraient de niveau supérieur de civilité. … Avidité et cupidité sont associées au capitalisme et souvent attaquées. Elles font en réalité partie de la nature humaine et apparaissent dans tous les systèmes économiques."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Alan Greenspan
Basler Zeitung - Suisse | mardi, 31. janvier 2012
Lors du Forum économique mondial à Davos, les participants se sont demandé si les sciences économiques jouaient un rôle dans la crise économique qui perdure. Au lieu de chercher la responsabilité des analyses manquées auprès des scientifiques, la politique devrait d'abord balayer devant sa porte, estime l'économiste bâlois Rolf Weder, dans le journal conservateur Basler Zeitung : » suite
Lors du Forum économique mondial à Davos, les participants se sont demandé si les sciences économiques jouaient un rôle dans la crise économique qui perdure. Au lieu de chercher la responsabilité des analyses manquées auprès des scientifiques, la politique devrait d'abord balayer devant sa porte, estime l'économiste bâlois Rolf Weder, dans le journal conservateur Basler Zeitung : "Les sciences économiques montrent depuis des décennies que le marché ne peut pas fonctionner correctement si les droits de propriété sont inexistants comme c'est le cas pour les biens internationaux communs (par exemple les mers ou le climat). Pour cette raison, la discipline requiert constamment de la politique qu'elle introduise les projets de réglementation au niveau mondial. Mais chacun préfère leur tourner le dos. Ainsi, on subventionne les industries halieutiques dans le monde entier à hauteur de plusieurs milliards au lieu de les taxer et de réduire la surpêche. A mon avis, les participants au Forum de Davos feraient mieux de se pencher sur de tels sujets plutôt que de débattre de notre discipline et d'un mouvement perpétuel dans la crise de la dette et de l'euro."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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À la une de lundi, 30. janvier 2012
Athènes a rejeté la proposition allemande visant à mettre en place un "commissaire budgétaire" censé contrôler les finances grecques. Pour certains commentateurs, le pays surendetté ... » suite
Athènes a rejeté la proposition allemande visant à mettre en place un "commissaire budgétaire" censé contrôler les finances grecques. Pour certains commentateurs, le pays surendetté doit quitter la zone euro s'il refuse de se soumettre. D'autres doutent que les mesures coercitives allemandes servent à quelque chose.
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Público - Portugal | vendredi, 27. janvier 2012
En proposant en décembre des crédits en euro à des taux faibles, la Banque centrale européenne (BCE) n'a pas compensé les désavantages financiers des pays en difficulté de la zone euro, estime l'investisseur américain George Soros dans le quotidien Público : » suite
En proposant en décembre des crédits en euro à des taux faibles, la Banque centrale européenne (BCE) n'a pas compensé les désavantages financiers des pays en difficulté de la zone euro, estime l'investisseur américain George Soros dans le quotidien Público : "La prétendue solution relègue la moitié de la zone euro au statut de pays du Tiers-monde fortement endettés en devises étrangères, avec l'Allemagne à la place du FMI pour lui imposer une discipline budgétaire stricte. Cela va conduire à des tensions économiques et politiques susceptibles d'entraîner l'éclatement de l'UE. … Ma proposition consiste à utiliser le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et le Mécanisme européen de stabilité (MES) pour protéger la BCE contre le risque d'insolvabilité lié aux nouveaux bons du Trésor italien et espagnol qu'elle achèterait aux banques commerciales. … Pour la première fois dans cette crise, les autorités européennes entreprendraient une opération pour laquelle elles disposent des ressources voulues. Au vu de cette bonne surprise, l'humeur de marchés changerait. Car les marchés eux aussi ont leur humeur ; c'est d'ailleurs ce que les autorités doivent comprendre pour faire face aux crises financières."
» article intégral (lien externe, portugais)
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | vendredi, 27. janvier 2012
Lors du Forum économique mondial de Davos, le chef de gouvernement britannique, David Cameron, a demandé plus de rapidité et de détermination pour résoudre la crise de l'euro. Pour y parvenir en préservant l'aspect social, le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung préconise le modèle des pays nordiques : » suite
Lors du Forum économique mondial de Davos, le chef de gouvernement britannique, David Cameron, a demandé plus de rapidité et de détermination pour résoudre la crise de l'euro. Pour y parvenir en préservant l'aspect social, le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung préconise le modèle des pays nordiques : "En raison d'un Etat-providence hypertrophié, la Suède et la Finlande ont connu au début des années 1990 une crise économique et bancaire de gravité comparable à celle que connaissent aujourd'hui les Etats européens en difficulté. Malgré tout, ces pays sont à nouveau aujourd'hui parmi les plus riches et les plus performants économiquement d'Europe, sans pour autant avoir sacrifié leur cohésion sociale. … Concevoir que l'Europe nécessite pour l'avenir une capacité réformatrice permanente et une certaine cohésion sociale comporte des implications intéressantes. Si le succès économique nécessite par exemple certaines inégalités professionnelles, un trop gros fossé entre l'élite et le reste de la population nuit en revanche à la croissance. De la même façon, accroître unilatéralement l'imposition des classes moyennes a un effet contre-productif."
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La Repubblica - Italie | jeudi, 26. janvier 2012
Si la crise de l'euro est le thème principal à Davos, le sauvetage économique de l'Europe ne doit toutefois pas faire oublier le projet politique européen, estime l'historien Timothy Garton Ash dans une tribune au quotidien de centre-gauche La Repubblica : » suite
Si la crise de l'euro est le thème principal à Davos, le sauvetage économique de l'Europe ne doit toutefois pas faire oublier le projet politique européen, estime l'historien Timothy Garton Ash dans une tribune au quotidien de centre-gauche La Repubblica : "Si l'on réussit à sauver l'euro, ce sera un triomphe de la peur, non de l'espoir. L'espoir a alimenté d'autres grands moments du projet européen. Cette fois-ci, c'est la peur qui incite l'Allemagne et d'autres à se borner au strict nécessaire. La peur que le coût de l'échec dépasse celui de l'alternative peu attirante du sauvetage des pays en difficulté. … Mais il ne faut pas voir l'euro comme une initiative qui se substitue au projet politique supérieur qui a jusque-là servi de noyau et de catalyseur. La politique de la peur suffira peut-être à sauver l'euro. Mais ce dont l'Europe a besoin aujourd'hui c'est d'une politique de l'espoir."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Polityka Online - Pologne | jeudi, 26. janvier 2012
La chancelière allemande, Angela Merkel, a clairement fait savoir mercredi lors du sommet économique de Davos que l'Allemagne ne peut pas sauver l'euro seule. Le site d'information de centre-gauche Polityka Online partage cet avis : » suite
La chancelière allemande, Angela Merkel, a clairement fait savoir mercredi lors du sommet économique de Davos que l'Allemagne ne peut pas sauver l'euro seule. Le site d'information de centre-gauche Polityka Online partage cet avis : "L'Allemagne est peut-être le membre le plus important de la zone euro, mais elle reste malgré tout trop faible pour sauver seule la monnaie unique. Le PIB de notre voisin occidental ne représente pas même le cinquième de celui de l'Union et environ un quart de celui de la zone euro. Les espoirs que l'on place dans l'Allemagne deviennent de plus en plus irrationnels. Ce pays a certes énormément profité de l'intégration et doit naturellement faire tout son possible pour sauver l'euro. On ne peut toutefois pas lui demander d'assumer la moindre charge dont on l'accable. Il est en outre dans l'intérêt de la Pologne que l'Allemagne [en tant que partenaire commercial principal] ne soit pas elle-même confrontée à de graves problèmes dans la prise en charge des coûts de la crise européenne."
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The Times - Royaume-Uni | jeudi, 26. janvier 2012
Si l'effondrement de plusieurs Etats de l'UE et la possible disparition de l'euro sont les thèmes principaux du Forum économique mondial, les prévisions pour l'Europe sont toutefois largement moins sombres qu'il y a encore quelques semaines, estime le quotidien conservateur The Times : » suite
Si l'effondrement de plusieurs Etats de l'UE et la possible disparition de l'euro sont les thèmes principaux du Forum économique mondial, les prévisions pour l'Europe sont toutefois largement moins sombres qu'il y a encore quelques semaines, estime le quotidien conservateur The Times : "Pourquoi ? Ce n'est pas grâce aux dirigeants politiques, toujours déchirés entre la volonté d'une Union consolidée et la peur de se voir sanctionnés par les électeurs. C'est surtout grâce à l'action de la Banque centrale européenne. Les banques, directement menacées par une pénurie de crédit, se sont vu proposer en décembre par la BCE des crédits sur trois ans pour des montants illimités. Depuis, ce plan de crédit a permis d'injecter 489 milliards d'euros dans un système au bord de la faillite. Comparable au plan Paulson aux Etats-Unis en 2008, il permet aux banques de couvrir leurs besoins urgents de liquidités tout en maintenant leur offre de crédits aux consommateurs et aux entrepreneurs."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Der Standard - Autriche | mercredi, 25. janvier 2012
La ministre autrichienne des Finances, Maria Fekter (ÖVP), encore opposée lundi à l'accroissement de la dotation du Mécanisme européen de stabilité (MES), est revenue mardi sur sa position et juge désormais cette éventualité "envisageable" et "consensuelle". Ces revirements permanents nuisent aussi à l'UE, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : » suite
La ministre autrichienne des Finances, Maria Fekter (ÖVP), encore opposée lundi à l'accroissement de la dotation du Mécanisme européen de stabilité (MES), est revenue mardi sur sa position et juge désormais cette éventualité "envisageable" et "consensuelle". Ces revirements permanents nuisent aussi à l'UE, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Le gouvernement autrichien croit manifestement pouvoir encore dissimuler la gravité de la situation au moyen de demi-vérités et de formules d'apaisement. Cette stratégie a été démasquée au plus tard au moment du fiasco grec, pour lequel aucune promesse n'a encore été honorée. Les programmes d'aide se succèdent tandis que les chances de remboursement s'amenuisent. Ce qui est vraiment préoccupant, c'est que ces manœuvres de diversion nuisent non seulement à la crédibilité du gouvernement - même si celui-ci s'en charge très bien avec sa politique intérieure - mais aussi à la confiance dans l'Union dans son ensemble."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Andreas Schnauder
Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | mercredi, 25. janvier 2012
Tandis que l'Italie et le FMI ont indiqué vouloir doter le Mécanisme européen de stabilité (MES) de plus de 500 milliards d'euros, l'Allemagne hésite. A juste titre, estime le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung, qui demande la mise en œuvre de réformes avant de débloquer des fonds : » suite
Tandis que l'Italie et le FMI ont indiqué vouloir doter le Mécanisme européen de stabilité (MES) de plus de 500 milliards d'euros, l'Allemagne hésite. A juste titre, estime le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung, qui demande la mise en œuvre de réformes avant de débloquer des fonds : "Pourquoi le fonds de secours 'permanent' devrait-il être renforcé si les Grecs, les Irlandais, les Portugais, les Espagnols et les Italiens épargnent et réforment autant qu'on ne cesse de le prétendre ? L'Allemagne a de bonnes raisons d'hésiter à approuver l'extension demandée du MES jusqu'à 1.000 milliards d'euros. La politique de sauvetage de l'euro, pas vraiment réussie jusque-là, ne vient pas appuyer la thèse selon laquelle les marchés se laissent impressionner par de gros chiffres. … Les élites d'Athènes semblent ne pas être disposées à se passer de leurs propres avantages, ni à lutter contre la corruption et la fraude fiscale. L'UE paiera de toute façon même si la Grèce ne fait rien. Et qui met-on au pilori ? A qui demande-t-on 'plus d'Europe' ? A la BCE et aux pays forts, Allemagne en tête."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Holger Steltzner
Les Echos - France | mercredi, 25. janvier 2012
Mario Draghi, le nouveau directeur de la BCE, est entré en fonctions il y a trois mois en pleine crise européenne de la dette. L'une de ses premières mesures a permis de sauver provisoirement l'euro, écrit le journal économique libéral Les Echos : » suite
Mario Draghi, le nouveau directeur de la BCE, est entré en fonctions il y a trois mois en pleine crise européenne de la dette. L'une de ses premières mesures a permis de sauver provisoirement l'euro, écrit le journal économique libéral Les Echos : "Son coup de maître, le fameux 'LTRO', en témoigne, le novice s'est rapidement émancipé. Ce prêt accordé aux banques européennes pour trois ans et assorti d'un taux quasi symbolique de 1 pour cent est en effet sans précédent. Et à en juger par ses premiers résultats, il semble diablement efficace. Avec l'injection de près de 500 milliards d'euros dans le système bancaire qui en a résulté fin décembre, Mario Draghi a fait coup double. D'abord, il a évité au continent un accident majeur en fournissant un ballon d'oxygène à des banques au bord de l'asphyxie. Ensuite, il a réglé au moins temporairement l'épineuse question du financement des Etats de la zone euro."
» article intégral (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » François Vidal
Il Sole 24 Ore - Italie | mercredi, 25. janvier 2012
Un fonds de secours fortement doté est une condition indispensable pour obtenir des aides supplémentaires auprès des partenaires internationaux, juge le journal économique Il Sole 24 Ore, approuvant ainsi la position de la directrice du FMI, Christine Lagarde : » suite
Un fonds de secours fortement doté est une condition indispensable pour obtenir des aides supplémentaires auprès des partenaires internationaux, juge le journal économique Il Sole 24 Ore, approuvant ainsi la position de la directrice du FMI, Christine Lagarde : "Montre-moi l'argent et je te croirai. Cette requête propre à Thomas l'incrédule est typique des marchés financiers. Elle se fait malheureusement plus pressante en raison des promesses non tenues par l'UE. Il y a déjà deux mois, les dirigeants politiques annonçaient que le volume du Fonds européen de stabilité financière (FESF) pourrait être porté jusqu'à 1.000 milliards d'euros grâce à l'effet de levier et autres mécanismes financiers. Mais réaliser la multiplication miraculeuse des pains n'est pas donné à tout le monde. La promesse n'a pas été honorée. L'heure de vérité est maintenant venue. Si l'Europe veut pouvoir compter sur l'aide du FMI et du G20, et c'est son désir le plus cher, elle devra montrer qu'elle est capable de fournir la meilleure prestation financière possible."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Tous les textes disponibles de » Alessandro Leipold
Tages-Anzeiger - Suisse | mercredi, 25. janvier 2012
Les routiers ont bloqué le trafic mardi dans plusieurs régions d'Italie pour protester contre l'augmentation des prix du carburant, des péages d'autoroute et des charges sociales. Le quotidien libéral Tages-Anzeiger voit dans cette grève et dans celles annoncées prochainement la première offensive d'envergure contre le gouvernement de Mario Monti : » suite
Les routiers ont bloqué le trafic mardi dans plusieurs régions d'Italie pour protester contre l'augmentation des prix du carburant, des péages d'autoroute et des charges sociales. Le quotidien libéral Tages-Anzeiger voit dans cette grève et dans celles annoncées prochainement la première offensive d'envergure contre le gouvernement de Mario Monti : "Le pire cependant, c'est que cette grève met à nu l'isolement politique de Monti le technocrate. Sa grande faiblesse réside dans l'absence de soutien politique au sein de la société. Le lobby des routiers n'est pas le seul à l'avoir remarqué ; les groupes d'intérêts comme la mafia et les populistes de la Lega Nord ou de L'Italie des valeurs défieront Monti de plus en plus souvent. Si les grands partis prennent aussi leur distance par la suite, il en sera bientôt fini du gouvernement Monti. Celui-ci a désormais un besoin urgent de réussites économiques. Ce sera aussi déterminant pour le sauvetage de l'Union monétaire. C'est la raison pour laquelle la pression s'accroît désormais sur les autres pays de l'UE, notamment l'Allemagne, afin de saluer le cap réformateur emprunté par Monti et desserrer un peu l'étau de la rigueur."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Luciano Ferrari
The Times - Royaume-Uni | mercredi, 25. janvier 2012
Représentants économiques, experts et politiques du monde entier se retrouvent ce mercredi au Forum économique mondial de Davos, en Suisse. Outre le thème principal officiel, à savoir le transfert du pouvoir économique vers l'Est et le Sud, les répercussions de la crise de l'euro occuperont une place centrale, estime le quotidien conservateur The Times : » suite
Représentants économiques, experts et politiques du monde entier se retrouvent ce mercredi au Forum économique mondial de Davos, en Suisse. Outre le thème principal officiel, à savoir le transfert du pouvoir économique vers l'Est et le Sud, les répercussions de la crise de l'euro occuperont une place centrale, estime le quotidien conservateur The Times : "L'Europe est de nouveau au centre de l'attention. Il n'y a pas de tâche économique plus urgente et plus importante que de trouver une solution durable à la crise de l'euro. Bien que les politiques européens aient fait des avancées prudentes en ce sens, ils cherchent encore la réponse. Une disparition confuse de l'euro aurait des conséquences catastrophiques pour tous les délégués à Davos, quel que soit le pays qu'ils représentent. … Si un progrès quelconque pouvait être fait pour remédier à la crise de la dette, alors les montagnes enneigées auront vu quelque chose de positif."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Cinco Días - Espagne | mardi, 24. janvier 2012
La Banque centrale espagnole a indiqué lundi qu'elle s'attendait à une croissance négative de 1,5 pour cent pour 2012. Le FMI devrait annoncer des chiffres similaires aujourd'hui. Pour le journal économique de centre-gauche Cinco Días, l'Espagne et l'Italie ne sont pas en mesure de soutenir l'austérité prescrite par Bruxelles : » suite
La Banque centrale espagnole a indiqué lundi qu'elle s'attendait à une croissance négative de 1,5 pour cent pour 2012. Le FMI devrait annoncer des chiffres similaires aujourd'hui. Pour le journal économique de centre-gauche Cinco Días, l'Espagne et l'Italie ne sont pas en mesure de soutenir l'austérité prescrite par Bruxelles : "Par manque de volonté ou en raison de difficultés financières, l'Espagne et l'Italie - et peut-être la France - ne pourront pas respecter les objectifs d'assainissement budgétaire. Dans les deux cas, un programme conjoncturel serait nécessaire, doublé d'un renforcement du fonds de secours pour éviter de nouveaux risques liés au remboursement de la dette - même si l'Allemagne et les Pays-Bas y sont encore opposés. … Ni l'Espagne ni l'Italie ne sont jusque-là parvenues à réduire leur déficit budgétaire respectif de plus d'un point par an. … Il est aberrant de demander aujourd'hui à l'Espagne de réduire d'un seul coup son déficit de 8,2 à 3,2 pour cent du PIB en moins de deux ans. Cela pourrait en outre plonger l'économie dans un dangereux cercle vicieux."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Il Sole 24 Ore - Italie | mardi, 24. janvier 2012
Les ministres des Finances des Etats de la zone euro se sont entendus lundi soir à Bruxelles sur le traité établissant le Mécanisme européen de stabilité (MES). Celui-ci doit remplacer en juillet de cette année le fonds de secours temporaire, le FESF, et mettre 500 milliards d'euro à disposition des pays endettés de la zone euro. Le MES est une étape décisive pour sortir de la crise, juge le journal économique Il Sole 24 Ore : » suite
Les ministres des Finances des Etats de la zone euro se sont entendus lundi soir à Bruxelles sur le traité établissant le Mécanisme européen de stabilité (MES). Celui-ci doit remplacer en juillet de cette année le fonds de secours temporaire, le FESF, et mettre 500 milliards d'euro à disposition des pays endettés de la zone euro. Le MES est une étape décisive pour sortir de la crise, juge le journal économique Il Sole 24 Ore : "Il y a dans le FESF une erreur fondamentale qui ne peut être corrigée que par le nouveau MES. Les crédits proposés aux Etats en difficulté pèsent sur le budget national des différents pays. … La répartition se fait selon les garanties de crédit accordées. Le MES est en revanche une institution financière pourvue d'un capital versé par les différents Etats de la zone euro. Les statuts prévoient en outre que le MES puisse garantir lui-même les emprunts du fonds. Cette formule pourrait soulager les pays en difficulté du poids des obligations déjà émises par le FESF."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Tous les textes disponibles de » Isabella Bufacchi
Ta Nea - Grèce | lundi, 23. janvier 2012
Le gouvernement grec a publié dimanche sur Internet une liste de 170 pages comportant les noms de 4.152 fraudeurs fiscaux, dont des anciens politiques, des artistes et des sportifs. Ils doivent au total à l'Etat grec 15 milliards d'euros environ. Le quotidien de centre-gauche Ta Nea demande un plan concret pour récupérer ces dettes : » suite
Le gouvernement grec a publié dimanche sur Internet une liste de 170 pages comportant les noms de 4.152 fraudeurs fiscaux, dont des anciens politiques, des artistes et des sportifs. Ils doivent au total à l'Etat grec 15 milliards d'euros environ. Le quotidien de centre-gauche Ta Nea demande un plan concret pour récupérer ces dettes : "Cette liste est impressionnante. … Les deux questions qui se posent maintenant le sont tout autant. Premièrement, pourquoi l'Etat a-t-il permis que cette montagne de dettes, déjà bien haute, s'élève davantage, et pourquoi n'a-t-il pas réagi plus tôt ? Deuxièmement, quelle sanction appliquer à ceux qui ne veulent toujours pas payer - ce qui sera probablement le cas pour la plupart d'entre-eux ? Pour répondre à la première question, il faut chercher les responsables. Et pour la deuxième, il suffit de fixer les peines. C'est le seul moyen pour que cette liste, en plus d'être impressionnante, serve aussi à quelque chose."
» article intégral (lien externe, grec)
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | vendredi, 20. janvier 2012
Dans le débat européen sur la démocratie et la prospérité, il ne faut pas oublier le maintien de la paix comme moteur d'une entente européenne, rappellent les politologues Dirk Leuffen et Hanno Degner dans le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : » suite
Dans le débat européen sur la démocratie et la prospérité, il ne faut pas oublier le maintien de la paix comme moteur d'une entente européenne, rappellent les politologues Dirk Leuffen et Hanno Degner dans le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Avec la lutte contre la crise de la dette publique, l'histoire à succès qu'a connu l'Union européenne jusqu'à ce jour semble être arrivée à un tournant. La crise comporte au moins deux menaces pour la paix. D'une part, la désintégration de la communauté met en péril le fondement institutionnel de la coopération pacifique. D'autre part, les limitations de la démocratie engendrées par les marchés financiers mondialisés constituent un danger pour la paix. La contestation politique dans chaque pays prend d'ores et déjà une tournure de plus en plus violente, et il n'est pas exclu qu'une perturbation prolongée des structures démocratiques favorise l'instabilité et menace la paix entre les Etats. ... 'L'alliance salutaire' de la prospérité, la démocratie et la paix a constitué le modèle à succès de l'Europe d'après-guerre. Il nous appartient désormais de la préserver."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Dirk Leuffen, » Hanno Degner
Süddeutsche Zeitung - Allemagne | vendredi, 20. janvier 2012
Les Etats-Unis ont refusé la demande du Fonds monétaire international de disposer de plus d'argent dans la lutte contre la crise de la dette européenne. Le FMI doit maintenant aller chercher l'argent du côté des pays émergents, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : » suite
Les Etats-Unis ont refusé la demande du Fonds monétaire international de disposer de plus d'argent dans la lutte contre la crise de la dette européenne. Le FMI doit maintenant aller chercher l'argent du côté des pays émergents, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Dans la primaire républicaine, tout candidat qui proposait le slogan 'No bail-out for Europe' - aucune aide pour l'Europe - pouvait espérer remporter tous les suffrages. Obama mettrait en péril ses chances de remporter les élections s'il injectait du capital américain dans le FMI. Restent alors les alliés potentiels, outre les pays hors zone euro comme la Grande-Bretagne, à savoir la Chine, l'Inde et le Brésil. Ce sont justement ces pays émergents dont l'Europe a tenté, récemment encore, de freiner l'influence au FMI. Les nouveaux riches exigeront un certain prix avant de tendre la main aux anciens riches. La Chine, par exemple, demandera certainement un retrait de l'embargo sur les armes. ... Ceci donne un avant-goût de l'ampleur des conséquences d'une crise de la dette qui s'envenime depuis trois ans en Europe."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Nikolaus Piper
Hospodářské noviny - République tchèque | vendredi, 20. janvier 2012
La République tchèque ne se comporte pas de manière rationnelle envers l'Europe dans la crise actuelle, regrette Jacques Rupnik, politologue français natif de Prague, dans un entretien accordé au journal économique Hospodářské noviny : » suite
La République tchèque ne se comporte pas de manière rationnelle envers l'Europe dans la crise actuelle, regrette Jacques Rupnik, politologue français natif de Prague, dans un entretien accordé au journal économique Hospodářské noviny : "Il est aussi dans l'intérêt de la République tchèque que la crise soit résolue le plus vite possible. Si la zone euro se disloque, cela aura des conséquences considérables pour le pays. Mais il n'est pas seulement question de finances ici ; les conséquences sont surtout de nature politique. Elles reposent sur la question de notre orientation à long terme, de ceux que nous voulons suivre. Si l'on prend nos distances du courant principal européen, on ne peut pas venir déplorer que les autres décident pour nous. Il faut savoir si l'on veut rester dans l'Europe et participer aux décisions, ou bien en sortir et voir ce qui se passe. Mais on ne peut en aucun cas rester en retrait, tout en voulant avoir voix au chapitre."
» informations complémentaires (lien externe, tchèque)
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Tous les textes disponibles de » Jacques Rupnik
Lidové noviny - République tchèque | jeudi, 19. janvier 2012
L'adhésion de la République tchèque au pacte budgétaire sera votée par la population à l'occasion d'un référendum. Cette décision a été prise mercredi par le gouvernement, contre la volonté de son partenaire de coalition pro-européen TOP 09 du ministre des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg. Pour le quotidien conservateur Lidové noviny, ce référendum est une victoire pour les opposants à l'euro : » suite
L'adhésion de la République tchèque au pacte budgétaire sera votée par la population à l'occasion d'un référendum. Cette décision a été prise mercredi par le gouvernement, contre la volonté de son partenaire de coalition pro-européen TOP 09 du ministre des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg. Pour le quotidien conservateur Lidové noviny, ce référendum est une victoire pour les opposants à l'euro : "C'est en tous cas une bonne avancée, même s'il y a encore beaucoup à faire pour qu'il soit mis en œuvre. TOP 09 pourrait déclencher une grave crise gouvernementale, même si cela reste peu vraisemblable. Il est également nécessaire de négocier avec les sociaux-démocrates [dans l'opposition] sur le déroulement du référendum. Il se peut que dans cinq ou sept ans, la zone euro soit totalement différente et qu'un référendum devienne superflu. Mais même ainsi, la journée d'hier a constitué une victoire pour ceux qui veulent conserver la couronne tchèque. Et un référendum aura un caractère obligatoire beaucoup plus durable que la déclaration d'un gouvernement qui ne survivra probablement pas aux prochaines élections."
» informations complémentaires (lien externe, tchèque)
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Le Monde - France | mardi, 17. janvier 2012
Les Etats européens se laissent monter les uns contre les autres par les agences de notation au lieu de se concentrer sur les points forts de l'Europe, déplore le conseiller de dirigeants d'entreprise Edouard Tétreau, dans le quotidien de centre-gauche Le Monde : » suite
Les Etats européens se laissent monter les uns contre les autres par les agences de notation au lieu de se concentrer sur les points forts de l'Europe, déplore le conseiller de dirigeants d'entreprise Edouard Tétreau, dans le quotidien de centre-gauche Le Monde : "La balkanisation de l'Europe par S&P : quel bonheur de pouvoir, à l'abri derrière un bureau londonien, jouer l'Allemagne contre la France, l'Espagne contre la Grande-Bretagne, l'Italie contre l'Autriche. L'Europe rêvée des agences serait-elle une Europe en guerre ? En attendant cette promesse, l'Europe comblerait de bonheur lesdites agences si elle devenait enfin une Europe ruinée. Au-delà de l'apparence, rien ne serait plus atroce pour le business des agences qu'une Europe prospère, dont les Etats, les entreprises et les ménages seraient si riches qu'ils se passeraient des marchés financiers, et donc des agences. L'horreur absolue serait un système où les banques européennes ne fassent plus de spéculation, mais leur métier d'origine, transformant l'abondante épargne des Européens en des fonds propres pour les entreprises, et des prêts bien rémunérés pour les Etats et les collectivités locales. De vraies banques qui seraient capables d'envoyer paître les courtiers de Wall Street et de leur annexe, la City de Londres."
» article intégral (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Edouard Tétreau
Delo - Slovénie | mercredi, 18. janvier 2012
Les responsables de tous les partis slovènes siégeant au Parlement sont parvenus mardi à un accord de principe pour ancrer constitutionnellement la règle d'or budgétaire. Le plafond de la dette publique doit toutefois encore être déterminé. Le quotidien de centre-gauche Delo voit dans cette règle une avancée dans la bonne direction : » suite
Les responsables de tous les partis slovènes siégeant au Parlement sont parvenus mardi à un accord de principe pour ancrer constitutionnellement la règle d'or budgétaire. Le plafond de la dette publique doit toutefois encore être déterminé. Le quotidien de centre-gauche Delo voit dans cette règle une avancée dans la bonne direction : "Voilà pour la première fois depuis longtemps une première petite mesure signalant aux marchés financiers nerveux que l'on tente en Slovénie de reprendre le contrôle des finances publiques. Les politiques ont étonnamment semblé s'entendre hier. … Les critiques voient dans la dite 'règle d'or' une mesure qui ne créera ni croissance économique ni nouveaux emplois à court terme. … Ces critiques s'attendent même au phénomène inverse, car le plafonnement de la dette ne serait qu'un mal nécessaire en période de crise financière nationale et européenne. Mais sans cette règle, nous suivrions très vite les PIIGS et sombrerions dans la spirale incontrôlable de la dette et de taux d'intérêt exponentiels."
» article intégral (lien externe, slovène)
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Tous les textes disponibles de » Miha Jenko
Hospodářské noviny - République tchèque | mardi, 17. janvier 2012
Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a critiqué lundi l'agence de notation Standard & Poor's pour avoir déclassé neuf pays de la zone euro et a qualifié les agences "d'instrument du capitalisme financier américain". Pour le journal économique Hospodářské noviny, Olli Rehn est paranoïaque : » suite
Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a critiqué lundi l'agence de notation Standard & Poor's pour avoir déclassé neuf pays de la zone euro et a qualifié les agences "d'instrument du capitalisme financier américain". Pour le journal économique Hospodářské noviny, Olli Rehn est paranoïaque : "Revenons sur le premier jour de cette dégradation : 1. La France n'a eu aucun problème à émettre des titres obligataires. 2. Les marchés d'actions européens ont été légèrement en hausse. 3. Moody's a maintenu la note maximale de la France à AAA. 4. Le commissaire européen Rehn est devenu fou. Les trois premiers points concordent avec l'évaluation du Fonds monétaire international selon laquelle 'des mesures résolues et un soutien global peuvent permettre d'éviter une nouvelle phase de crise'. A une condition bien sûr : que l'Europe n'attrape pas le SPOR - Syndrome paranoïaque d'Olli Rehn."
» informations complémentaires (lien externe, tchèque)
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Tous les textes disponibles de » Petr Honzejk
Hospodárske noviny - Slovaquie | lundi, 16. janvier 2012
Le déclassement de la France par l'agence de notation Standard & Poor's contribue une nouvelle fois à renforcer considérablement l'Allemagne et à compliquer un peu plus le sauvetage de l'euro, estime le journal économique libéral Hospodárske noviny : » suite
Le déclassement de la France par l'agence de notation Standard & Poor's contribue une nouvelle fois à renforcer considérablement l'Allemagne et à compliquer un peu plus le sauvetage de l'euro, estime le journal économique libéral Hospodárske noviny : "L'Allemagne est le seul pays européen dont la note n'a pas été diminuée et dont la perspective reste à la fois jugée stable. Mais ce n'est pas tout, l'Allemagne hérite aussi d'une plus grande influence politique. L'équilibre en Europe ne cesse de se reporter aux dépens de la France affaiblie. Cela aura des conséquences pour la situation politique du pays. La perte du triple A pour Sarkozy pourrait marquer la fin de son rêve présidentiel. Son adversaire socialiste, François Hollande, ne se prive pas de critiquer la gestion de crise européenne. L'union et l'efficacité dans la résolution des problèmes de la zone euro devraient être encore plus limitées dorénavant."
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Il Sole 24 Ore - Italie | lundi, 16. janvier 2012
Après la dégradation des notes de crédit de plusieurs pays de la zone euro, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) risque aussi de perdre sa note maximale. Dorénavant, seule la Banque centrale européenne peut s'avérer vraiment utile, estime le journal économique Il Sole 24 Ore : » suite
Après la dégradation des notes de crédit de plusieurs pays de la zone euro, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) risque aussi de perdre sa note maximale. Dorénavant, seule la Banque centrale européenne peut s'avérer vraiment utile, estime le journal économique Il Sole 24 Ore : "Pour surmonter la crise, il faudra des signaux plus clairs de la part de l'Europe. On ne peut se fier ni aux moyens des fonds de secours - FESF ou Mécanisme européen de stabilité (MES) - ni à l'espoir que les banques rachètent de la dette publique sous la contrainte des gouvernements des différents pays. La somme qui est en jeu est trop élevée pour cela. Pour restaurer la confiance des investisseurs et enrayer le déclin du marché financier européen, il n'y a qu'une seule possibilité : une participation renforcée et plus transparente de la BCE, c'est-à-dire pouvoir accorder des aides directes aux pays surendettés."
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | lundi, 16. janvier 2012
Les agences de notation sont le dernier moyen pouvant permettre de limiter la dette publique des Etats européens, estime le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : » suite
Les agences de notation sont le dernier moyen pouvant permettre de limiter la dette publique des Etats européens, estime le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Une épuration rapide des dettes et une augmentation de la compétitivité seraient préférables à une réduction du coût salarial unitaire. Mais cela devrait être difficile, notamment à la périphérie de l'Europe. Premièrement, l'austérité massive génère un cercle vicieux de récession conjoncturelle et par là même une pression croissante sur la nécessité de faire des économies. Deuxièmement, les politiques sont toujours partagés entre deux groupes d'électeurs, les contribuables d'un côté et les bénéficiaires de prestations sociales de l'autre. Pour éviter de trop heurter l'un ou l'autre groupe, la seule issue envisagée est souvent de s'endetter davantage. Mais cette voie est heureusement de plus en plus bloquée, notamment grâce aux marchés financiers et aux agences de notation. Ceux-ci constituent l'un des derniers grands correctifs pour nous faire adopter enfin un cap stable."
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Sega - Bulgarie | dimanche, 15. janvier 2012
En raison des bouleversements économiques et sociaux sur le plan international, le monde occidental n'a pas besoin de moins de capitalisme et plus de morale, estime le chroniqueur Diyan Bojidarov dans le quotidien Sega : » suite
En raison des bouleversements économiques et sociaux sur le plan international, le monde occidental n'a pas besoin de moins de capitalisme et plus de morale, estime le chroniqueur Diyan Bojidarov dans le quotidien Sega : "Il est de plus en plus clair aujourd'hui que le capitalisme doit être plus juste. … Certaines théories populaires demandent ainsi une implication plus forte de l'Etat, une répartition des richesses, des programmes sociaux, une amélioration du système électoral, des référendums et la garantie du pluralisme : c'est-à-dire la transformation de l'environnement social. Tout cela est possible, mais n'avons-nous pas davantage besoin de nouvelles valeurs et d'une morale neuve ? Nous qui sommes situés en périphérie de l'Occident, savons par expérience qu'un changement de système ne peut oblitérer la cupidité et la mentalité du 'chacun pour soi' sur la route du pouvoir. Pendant le totalitarisme et le communisme, il n'y avait pas moins de corruption, d'immoralité, d'injustice et d'idiotie que dans notre actuelle société démocratique et capitaliste. Un système a produit [l'ancien dirigeant communiste bulgare] Jivkov et l'autre Berlusconi, deux dirigeants dépourvus de valeurs morales. Tant que nous n'aurons pas reconnu cette crise comme une crise de la morale, rien ne changera."
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Welt am Sonntag - Allemagne | dimanche, 15. janvier 2012
La dégradation de la note souveraine de neuf pays de la zone euro est principalement liée à la politique malhonnête des Européens depuis le déclenchement de la crise financière, estime le journal conservateur Welt am Sonntag : » suite
La dégradation de la note souveraine de neuf pays de la zone euro est principalement liée à la politique malhonnête des Européens depuis le déclenchement de la crise financière, estime le journal conservateur Welt am Sonntag : "Quasiment tous les politiques européens importants se sont laissés guider par deux principes au cours des trois ans et demi passés. Premièrement, en demander le moins possible aux électeurs sur le court terme et inévitablement, dissimuler aussi longtemps que possible les prochaines exigences. Deuxièmement, se défausser de toute responsabilité pour les problèmes en incriminant au choix les banques, les spéculateurs, les agences de notation, les Américains - ou bien tous en même temps. Ou même les marchés, ces 'monstres' amorphes (selon l'ancien président allemand Horst Köhler). … On en vient presque à espérer que l'agence de notation européenne si souvent réclamée soit finalement créée. Soit celle-ci aboutirait aux mêmes conclusions que les trois grandes agences de notation américaines, soit elle serait à la botte des politiques. … Dans les deux cas, les responsables à Berlin et Paris, Madrid et Rome, auraient une excuse en moins."
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À la une de vendredi, 13. janvier 2012
L'Italie et l'Espagne ont pu se financer jeudi sur le marché obligataire à des taux nettement inférieurs à ceux pratiqués fin 2011. Les taux des ... » suite
L'Italie et l'Espagne ont pu se financer jeudi sur le marché obligataire à des taux nettement inférieurs à ceux pratiqués fin 2011. Les taux des titres espagnols à trois ans sont passés de 5,2 à 3,4 pour cent, les titres italiens à un an de 5,9 à 2,7 pour cent. Si certains commentateurs attribuent ce succès aux nouveaux gouvernements des deux pays et à la politique monétaire de la BCE, d'autres appellent à rester prudent.
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Protagon - Grèce | vendredi, 13. janvier 2012
La participation de l'économie privée à la décote accordée en octobre dernier à la Grèce n'avance pas vraiment d'après les médias. Sur le site Internet Protagon, l'économiste Giannis Varoufakis estime que c'était dès le départ une mauvaise idée que de compter sur la participation des banques et des investisseurs privés : » suite
La participation de l'économie privée à la décote accordée en octobre dernier à la Grèce n'avance pas vraiment d'après les médias. Sur le site Internet Protagon, l'économiste Giannis Varoufakis estime que c'était dès le départ une mauvaise idée que de compter sur la participation des banques et des investisseurs privés : "Ici, en Grèce, pays plus touché que tout autre par la crise, on continue de présenter la participation du secteur privé comme la stratégie principale pour sortir de la crise ! … Cette stratégie est pourtant erronée dès le départ. … Depuis juillet dernier, cela n'a fait qu'accroître et aggraver la crise. … On peut se demander quelle est l'alternative. L'émission d'euro-obligations par la Banque centrale européenne serait pour la Grèce et la zone euro l'unique chance de surmonter ensemble la crise."
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Mladá fronta Dnes - République tchèque | vendredi, 13. janvier 2012
En République tchèque, une dispute a éclaté entre le président, Václav Klaus, et le ministre des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, sur la nécessité de se soumettre ou non aux règles plus strictes de l'UE. Le quotidien libéral Mladá Fronta Dnes appelle à la modération, car la République tchèque n'a pas d'autre choix que de participer : » suite
En République tchèque, une dispute a éclaté entre le président, Václav Klaus, et le ministre des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, sur la nécessité de se soumettre ou non aux règles plus strictes de l'UE. Le quotidien libéral Mladá Fronta Dnes appelle à la modération, car la République tchèque n'a pas d'autre choix que de participer : "Schwarzenberg menace de retirer son parti du gouvernement si la République tchèque ne se soumettait pas aux mesures d'austérité de l'UE. De son côté, Klaus menace de ne pas ratifier le traité. … Ici se manifeste une différence fondamentale dans l'attitude vis-à-vis de l'Europe et de l'UE. … Le vice-Premier ministre, Schwarzenberg, est avant tout européen. Séparer le pays de l'Europe est pour lui une catastrophe. Klaus est aux abois, il redoute une union fiscale et l'évolution vers une fédération qu'il veut éviter à tout prix. … Quand les directives seront contraignantes pour nous, quand nous aurons introduit l'euro, nous ne risquerons plus rien avec notre signature. … Nous n'avons en outre pas d'autre alternative."
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Il Sole 24 Ore - Italie | jeudi, 12. janvier 2012
La chancelière allemande Angela Merkel a félicité mercredi le Premier ministre italien Mario Monti, lors de la visite de ce dernier à Berlin, pour les "mesures exceptionnellement importantes et remarquables mises en œuvre". Berlin ne fait que prodiguer de belles paroles à Rome, s'indigne le journal économique Il Sole 24 Ore : » suite
La chancelière allemande Angela Merkel a félicité mercredi le Premier ministre italien Mario Monti, lors de la visite de ce dernier à Berlin, pour les "mesures exceptionnellement importantes et remarquables mises en œuvre". Berlin ne fait que prodiguer de belles paroles à Rome, s'indigne le journal économique Il Sole 24 Ore : "Si de belles paroles suffisaient à protéger la monnaie unique, alors la crise serait résolue depuis longtemps. Et l'euro n'aurait pas atteint hier une nouvelle valeur minimale. Monti sait qu'il n'ira pas loin avec les propos mielleux d'Angela Merkel. Il a un besoin immédiat d'éléments qui réduiront les primes de risque pour les emprunts d'Etat et favoriseront la croissance. Mais Merkel continue de tourner autour du pot. … Si une chancelière allemande parle beaucoup d'Europe sans rien dire ni entreprendre, et si elle veut contrôler la politique budgétaire d'autres pays sans envisager la moindre contrepartie, alors l'Europe est vraiment mal en point."
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Pravda - Slovaquie | jeudi, 12. janvier 2012
La taxation des opérations financières débattue actuellement par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel est le projet le plus à même de freiner les spéculateurs, estime Brigita Schmögnerová, ancienne vice-présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), dans le quotidien de gauche Pravda : » suite
La taxation des opérations financières débattue actuellement par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel est le projet le plus à même de freiner les spéculateurs, estime Brigita Schmögnerová, ancienne vice-présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), dans le quotidien de gauche Pravda : "Une étude de l'institut autrichien pour la recherche économique montre qu'une taxe de 0,05 pour cent réduirait de 60 à 70 pour cent les opérations réalisées sur les produits dérivés. … Parallèlement, une taxe à ce taux apporterait 200 milliards d'euros dans les caisses des pays de l'UE, et même 500 milliards par an à l'échelle mondiale. La proposition faite en septembre de l'année dernière par la Commission européenne, qui prévoyait bien sûr une taxe limitée à 0,01 pour cent, est donc nettement en deçà. Mais même dans ce cas, cela réduirait les transactions de 30 pour cent et générerait plus de 50 milliards d'euros supplémentaires pour le budget européen. La mise en place d'une telle taxe ne serait pas compliquée. Quant au risque élevé d'évasion fiscale, il y aurait également une solution : la fusion de deux bourses, celles de New-York (NYSE Euronext) et de Francfort (Deutsche Börse), actuellement vérifiée par les instances de régulation. Il reste maintenant à savoir si le sommet européen de janvier adoptera déjà cette taxe."
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Tous les textes disponibles de » Brigita Schmögnerová
Kaleva - Finlande | mercredi, 11. janvier 2012
Lors d'une émission de dette, l'Allemagne a collecté 3,9 milliards d'euros avec un intérêt négatif de 0,01 pour cent en moyenne. Les banques ont donc payé pour prêter leur argent à l'Etat au lieu d'empocher des intérêts comme c'est généralement le cas. C'est un signe évident de la perte de confiance des banques, estime le quotidien libéral Kaleva : » suite
Lors d'une émission de dette, l'Allemagne a collecté 3,9 milliards d'euros avec un intérêt négatif de 0,01 pour cent en moyenne. Les banques ont donc payé pour prêter leur argent à l'Etat au lieu d'empocher des intérêts comme c'est généralement le cas. C'est un signe évident de la perte de confiance des banques, estime le quotidien libéral Kaleva : "La réaction des banques en dit cette fois plus long sur la méfiance croissante qu'ils éprouvent les uns envers les autres que la crise de la zone euro. Les banques préfèrent placer leur argent de manière sûre même si cela leur rapporte moins au lieu de se le prêter les uns les autres. Les placements auprès de la BCE effectués lundi ont atteint la somme record de plus de 460 milliards et vont dans ce sens. En fin d'année, la crise financière a connu une pause. A l'avenir la tournure de la situation dépendra beaucoup de la disposition des pays de l'UE à se mettre d'accord sur des réglementations plus strictes concernant leur discipline budgétaire. La chancelière allemande, Angela Merkel, déclarait lundi que celles-ci pourraient être définies fin janvier. Espérons-le."
» article intégral (lien externe, finnois)
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À la une de mardi, 10. janvier 2012
La chancelière Angela Merkel et le président Nicolas Sarkozy ont préparé lundi à Berlin le prochain sommet consacré à la crise de l'euro. A l'ordre du jour : » suite
La chancelière Angela Merkel et le président Nicolas Sarkozy ont préparé lundi à Berlin le prochain sommet consacré à la crise de l'euro. A l'ordre du jour : le sauvetage de la Grèce et la taxe Tobin. Mais avec leurs idées non abouties, ils perdent un temps précieux, estiment les commentateurs, qui mettent en garde contre la crise imminente.
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Les Echos - France | mardi, 10. janvier 2012
Le duo franco-allemand a de nouveau manqué l'occasion de prendre des mesures énergiques pour lutter contre la catastrophe imminente, regrette le journal économique libéral Les Echos : » suite
Le duo franco-allemand a de nouveau manqué l'occasion de prendre des mesures énergiques pour lutter contre la catastrophe imminente, regrette le journal économique libéral Les Echos : "Le premier [signe], on l'a vu, est l'imminence d'un défaut grec. Le second est la montée de la défiance vis-à-vis de tous les pays de la zone euro à l'exception de l'Allemagne : hier, pour la première fois, des investisseurs ont prêté à des taux négatifs à Berlin, autrement dit ils ont préféré payer l'Etat allemand pour placer leurs liquidités auprès de lui plutôt que de prendre le risque de les conserver ailleurs. Le troisième est le gel des transactions entre banques, celles-ci ne se faisant plus confiance entre elles. Le quatrième est le repli sur le court terme : pour les Etats comme pour les entreprises, les horizons de prêt se raccourcissent. Un sursaut massif est indispensable pour éviter que tout le système financier européen ne se grippe et n'entraîne le continent dans l'abîme. Il sera vite trop tard."
» article intégral (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Nicolas Barré
Sme - Slovaquie | mardi, 10. janvier 2012
La crise de la dette actuelle montre selon le quotidien libéral Sme que la politique européenne n'a presque pas changé depuis le XIXe siècle et qu'elle continue d'être un concert des grandes puissances : » suite
La crise de la dette actuelle montre selon le quotidien libéral Sme que la politique européenne n'a presque pas changé depuis le XIXe siècle et qu'elle continue d'être un concert des grandes puissances : "Les grands imposent leur point de vue et leurs intérêts, sans aucun égard pour les petits et très souvent à leur détriment. Un aspect positif comparé au XIXe siècle est que les intérêts des grands et des petits se distinguent moins souvent dans leur fondement. Mais par exemple la perte de la souveraineté reste un sujet sensible. ... Le rôle joué par l'Allemagne ne surprend personne. Les Allemands restent l'oncle riche capable de payer pour tout. Il est donc logique qu'il préfère parler plus des dépenses de son argent effectuées par les autres."
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La Vanguardia - Espagne | mardi, 10. janvier 2012
Après la rencontre de Merkel et de Sarkozy, il apparaît clairement que l'Allemagne poursuivra le cap de l'austérité cette année. Un rôle-clé revient donc à la BCE pour que l'Europe reste attrayante pour les investisseurs, estime le quotidien La Vanguardia : » suite
Après la rencontre de Merkel et de Sarkozy, il apparaît clairement que l'Allemagne poursuivra le cap de l'austérité cette année. Un rôle-clé revient donc à la BCE pour que l'Europe reste attrayante pour les investisseurs, estime le quotidien La Vanguardia : "Si l'Allemagne ne veut pas endosser le rôle de la locomotive - et elle a ses raisons pour cela - le marché intérieur européen doit être mobilisé d'urgence. On entend souvent de la BCE que la zone euro est une Union économique et monétaire, mais seule la deuxième facette s'est concrétisée - et encore, avec bien du mal. … Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, met en garde contre la tentation des investisseurs étrangers de ne pas faire confiance au pacte européen de stabilité. On ne peut bien sûr pas leur proposer en échange de leur investissement en Europe une hypothèque à Alicante, ils ont besoin de plus. Ils leur faut d'abord un prix intéressant, c'est-à-dire un euro plus bas que maintenant, et la perspective d'un retour sur investissement, car une politique monétaire flexible garantit à long terme la croissance. La BCE joue ici un rôle important."
» informations complémentaires (lien externe, espagnol)
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Lidové noviny - République tchèque | mardi, 10. janvier 2012
La rencontre franco-allemande qui a eu lieu à Berlin lundi a augmenté la pression exercée sur les autres pays de l'UE pour engager des réformes en les contraignant à prendre des décisions rapides, résume le quotidien conservateur Lidové noviny : » suite
La rencontre franco-allemande qui a eu lieu à Berlin lundi a augmenté la pression exercée sur les autres pays de l'UE pour engager des réformes en les contraignant à prendre des décisions rapides, résume le quotidien conservateur Lidové noviny : "Nous n'avons plus beaucoup de temps à consacrer à un débat sérieux sur la question existentielle, à savoir une limitation de la souveraineté concernant la participation au noyau dur de l'intégration européenne. La chancelière et le président souhaitent faire passer le traité sur une Union budgétaire d'ici fin janvier. ... Laissons de côté le fait qu'aucun des projets ne permet de résoudre la crise de la dette. Le contrôle des budgets est avant tout censé calmer le public allemand. La taxe sur les transactions financières doit aider Sarkozy à prolonger son mandat. La pression est énorme et nous, les Tchèques, devons décider de ce que nous voulons. Il s'agit de prendre des mesures concrètes vers un gouvernement économique commun."
» informations complémentaires (lien externe, tchèque)
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Rzeczpospolita - Pologne | mardi, 10. janvier 2012
La rencontre de la chancelière Angela Merkel et du président Nicolas Sarkozy ne contribue pas au sauvetage de la zone euro, selon le quotidien conservateur Rzeczpospolita : » suite
La rencontre de la chancelière Angela Merkel et du président Nicolas Sarkozy ne contribue pas au sauvetage de la zone euro, selon le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "Ils ne savent pas où prendre l'argent pour sauver l'Espagne et l'Italie si cela devait s'avérer nécessaire. Ils n'ont pas de plan de secours pour la Grèce au cas où les négociations avec les créanciers visant à réduire la dette resteraient infructueuses. Ils craignent la recapitalisation des banques et évitent en même temps de se poser la question de l'utilité des aides accordées aux Etats de l'UE en faillite. De temps en temps, ils imaginent une sorte de gouvernement économique permettant un contrôle accru de la gestion économique des autres pays de l'euro. Mais ils évitent de créer un autre pilier budgétaire de l'UE, à savoir le transfert d'argent vers les pays moins compétitifs. Leur stratégie utilisée jusqu'ici est une stratégie de l'échec."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Diário Económico - Portugal | mardi, 10. janvier 2012
La chancelière allemande, Angela Merkel, et la directrice du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, débattent ce mardi à Berlin de l'avenir de la Grèce. Helena Cristina Coelho, vice-rédactrice en chef du journal économique Diário Económico, espère dans son article que la route tracée par Merkel surmontera les difficultés et conduira hors de la crise : » suite
La chancelière allemande, Angela Merkel, et la directrice du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, débattent ce mardi à Berlin de l'avenir de la Grèce. Helena Cristina Coelho, vice-rédactrice en chef du journal économique Diário Económico, espère dans son article que la route tracée par Merkel surmontera les difficultés et conduira hors de la crise : "Il y va de l'avenir de la Grèce mais aucun décisionnaire ne parle grec ou ne vit à Athènes. Ils se trouvent tous à Berlin, Paris, Bruxelles ou Washington et se heurtent apparemment à de gros problèmes quant il s'agit de démêler le sac de nœuds dans lequel l'économie grecque s'est empêtrée. Comme si les difficultés financières ne suffisaient pas à Athènes, Angela Merkel [lors de sa rencontre avec Sarkozy lundi] est remontée sur l'estrade et a montré les Grecs du doigt. La dette grecque doit être restructurée rapidement faute de quoi le prochain versement du programme de sauvetage pourrait ne pas être effectué. … Il ne reste qu'à espérer que Merkel abandonne son rôle de leader et qu'au lieu de faire les gros yeux, elle sorte le pays de la crise. Car les décideurs forment désormais un axe stratégique qui ne doit pas nécessairement être l'axe du mal."
» article intégral (lien externe, portugais)
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Tous les textes disponibles de » Helena Cristina Coelho
Lidové noviny - République tchèque | lundi, 9. janvier 2012
Le ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, a lors d'une interview mis en garde l'Allemagne contre une tendance mégalomane dans la défense de l'euro. Les petits Etats n'apprécient pas trop que Merkel et Sarkozy s'associent, déterminent la politique ensemble et communiquent simplement les résultats aux autres, a-t-il déclaré au magazine d'information Der Spiegel. Le quotidien conservateur Lidové noviny salue Schwarzenberg pour son discours sans ambigüité : » suite
Le ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, a lors d'une interview mis en garde l'Allemagne contre une tendance mégalomane dans la défense de l'euro. Les petits Etats n'apprécient pas trop que Merkel et Sarkozy s'associent, déterminent la politique ensemble et communiquent simplement les résultats aux autres, a-t-il déclaré au magazine d'information Der Spiegel. Le quotidien conservateur Lidové noviny salue Schwarzenberg pour son discours sans ambigüité : "Tout tourne autour de Berlin. Les autres Etats ne sont des partenaires égaux qu'en théorie. Ils ne rentrent dans le collimateur que s'ils refusent leur accord aux Allemands. Jamais encore la position de Berlin n'avait été aussi claire : 'Si vous n'êtes pas avec nous, vous êtes contre nous.' … Schwarzenberg a raison quand il dit que l'euro n'est qu'un instrument sans lequel l'Europe pourra tout de même survivre. Berlin n'a pas encore décidé du sort de l'euro. On ferait preuve de naïveté si l'on déclarait dans ces conditions qu'on ne peut aller que dans le sens de l'Allemagne et que les autres alliés ne sont pas importants."
» informations complémentaires (lien externe, tchèque)
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Le Soir - Belgique | vendredi, 6. janvier 2012
Le cours de l'euro est passé jeudi par moments au-dessous des 1,28 dollars, son cours le plus bas depuis septembre 2010. L'euro faible illustre la mauvaise situation de la monnaie unique, estime le quotidien Le Soir : » suite
Le cours de l'euro est passé jeudi par moments au-dessous des 1,28 dollars, son cours le plus bas depuis septembre 2010. L'euro faible illustre la mauvaise situation de la monnaie unique, estime le quotidien Le Soir : "La nouvelle réjouit peut-être les entreprises qui exportent en dehors de la zone euro. Mais elle atterre le reste du monde. Car c'est le signe, un de plus, que l'Europe s'enfonce toujours davantage dans une crise à laquelle elle est incapable d'apporter un embryon de réponse convaincante. Les turbulences nécessitent sans doute des solutions à long terme, comme la mise en place d'une politique budgétaire à l'échelle européenne. Mais – et on est fatigué de le dire –, à court terme, il y a un incendie à éteindre. ... Les sommets ... ont attisé le feu plutôt que le circonscrire. En exigeant toujours plus de rigueur budgétaire, ce qui aggrave récession et déficit. Et en refusant tout mécanisme efficace de solidarité, tel le rachat d'obligations par la BCE ou la création d'euro-obligations."
» article intégral (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Pierre-Henri Thomas
taz - Allemagne | jeudi, 5. janvier 2012
Le nouvel économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE) sera le Belge Peter Praet, a annoncé mardi la BCE. Pour la première fois, ce poste ne sera donc pas occupé par un Allemand. Dans les cercles gouvernementaux allemands, on disait préalablement que seul un économiste en chef allemand pourrait empêcher que l'on ait recours à la planche à billets pour sauver l'euro. Le quotidien de gauche taz se moque de ce nationalisme relatif au personnel de la BCE : » suite
Le nouvel économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE) sera le Belge Peter Praet, a annoncé mardi la BCE. Pour la première fois, ce poste ne sera donc pas occupé par un Allemand. Dans les cercles gouvernementaux allemands, on disait préalablement que seul un économiste en chef allemand pourrait empêcher que l'on ait recours à la planche à billets pour sauver l'euro. Le quotidien de gauche taz se moque de ce nationalisme relatif au personnel de la BCE : "Le fait que l'économiste en chef de la BCE soit allemand ne jouait et ne joue toujours aucun rôle. C'est pourquoi cela ne change rien que personne n'ait voulu confier cette tâche à Jörg Asmussen et que celui-ci ait dû se contenter du poste de 'ministre des Affaires étrangères' de la BCE. Car quel que soit l'intitulé d'un poste, c'est au final la majorité qui décide à la BCE. Et l'Allemagne est loin de disposer de la majorité. … Au Conseil général de la BCE, les directeurs des banques centrales respectives des pays de la zone euro ont chacun une voix - la petite Malte comme la grande Allemagne. La Banque fédérale allemande devrait donc conclure des alliances avec d'autres banques centrales si elle entend s'imposer. Mais tous les partenaires potentiels ont pris leurs distances aujourd'hui."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Ulrike Herrmann
Corriere della Sera - Italie | mardi, 3. janvier 2012
Il y a dix ans, le 1er janvier 2002, l'euro entrait en circulation. La crise de la dette obscurcit un anniversaire qui devrait toutefois être célébré, notamment en renforçant l'intégration européenne et en émettant des eurobonds, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : » suite
Il y a dix ans, le 1er janvier 2002, l'euro entrait en circulation. La crise de la dette obscurcit un anniversaire qui devrait toutefois être célébré, notamment en renforçant l'intégration européenne et en émettant des eurobonds, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "Les avantages dont ont bénéficié les pays de l'Union économique et monétaire (UEM) avec l'euro l'emportent largement sur les inconvénients. A l'extérieur de l'UEM, l'euro est devenu l'une des devises les plus importantes dans les réserves des banques centrales et sur les marchés financiers. … Mais il convient désormais de renforcer au sein de l'Union le mécanisme européen de stabilité et de réduire les taux d'intérêt extrêmement élevés pour les emprunts d'Etat des pays endettés. Outre d'autres mesures, l'introduction d'euro-obligations est pour cela nécessaire. L'Europe doit comprendre que le processus d'intégration ne doit pas marquer le pas. … Stabilité financière et incitation à la croissance doivent aller de pair. C'est la réponse européenne à la crise et espérons-le, celle du prochain sommet européen."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Tous les textes disponibles de » Alberto Quadrio Curzio
À la une de lundi, 2. janvier 2012
Le Danemark a succédé au 1er janvier à la Pologne pour assumer la présidence de l'UE au cours des six prochains mois. La chef ... » suite
Le Danemark a succédé au 1er janvier à la Pologne pour assumer la présidence de l'UE au cours des six prochains mois. La chef du gouvernement, Helle Thorning-Schmidt, a fait du sauvetage de l'euro son objectif prioritaire. Pour certains commentateurs, c'est trop en demander au Danemark, qui ne dispose pas de la monnaie unique. D'autres estiment toutefois qu'en tant que membre constructif de l'Union, il saura empêcher la désintégration de celle-ci.
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Politiken - Danemark | lundi, 2. janvier 2012
Pendant ses six mois de présidence, le Danemark doit empêcher que l'UE ne se désintègre, estime le quotidien de centre-gauche Politiken : » suite
Pendant ses six mois de présidence, le Danemark doit empêcher que l'UE ne se désintègre, estime le quotidien de centre-gauche Politiken : "Nous vivons dans une nouvelle Europe et le Danemark dispose au cours des six prochains mois de la grande opportunité de préserver cette Europe. … Il y a un risque accru de division - risque qui n'a pas vraiment été dissipé par le rejet britannique de participer au pacte devant établir une discipline budgétaire renforcée. L'UE est désormais divisée en trois groupes : les 17 pays de la zone euro, les neuf pays (dont le Danemark) qui veulent se rallier au pacte, et la Grande-Bretagne, qui suit un cap dissident. Empêcher que l'UE ne se désintègre davantage sera un critère déterminant pour évaluer le succès de cette présidence. Pour le rôle de médiateur du Danemark, il pourra être utile que nous ne fassions pas partie de l'Union monétaire. … La communauté européenne représente davantage que son économie et que sa monnaie : il en va de la paix, de la liberté et des valeurs européennes."
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La Stampa - Italie | lundi, 2. janvier 2012
En période de crise de l'euro, il est absurde de transmettre la présidence de l'UE à un pays qui ne fait pas partie de l'Union monétaire, estime le quotidien libéral La Stampa : » suite
En période de crise de l'euro, il est absurde de transmettre la présidence de l'UE à un pays qui ne fait pas partie de l'Union monétaire, estime le quotidien libéral La Stampa : "Après la Pologne, le Danemark. En pleine tempête de l'euro, c'est à nouveau un pays qui ne fait pas partie de la zone euro et donc qui ne dispose pas du poids nécessaire pour agir efficacement contre la crise de la dette européenne qui assume la présidence de l'UE. La priorité à l'ordre du jour de ce semestre, c'est l'accord intergouvernemental visant à établir le nouveau pacte budgétaire. La question concerne en premier lieu les pays de la zone euro. Copenhague entend ici faire le médiateur entre le club des pays de la zone euro et les pays disposant de leur propre monnaie. … C'est toutefois le tandem Merkel-Sarkozy qui continuera à prendre les décisions importantes. Au grand dam des autres pays, d'autant que les décisions du duo semblent être essentiellement marquées par des considérations politiques nationales."
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Blog Coulisses de Bruxelles - France | lundi, 2. janvier 2012
Le pire prophète de l'année 2011 est le démographe français Emmanuel Todd, estime Jean Quatremer dans son blog Coulisses de Bruxelles, pour avoir prédit la fin de l'euro avant la fin de l'année : » suite
Le pire prophète de l'année 2011 est le démographe français Emmanuel Todd, estime Jean Quatremer dans son blog Coulisses de Bruxelles, pour avoir prédit la fin de l'euro avant la fin de l'année : "Qui a dit : 'je serais très étonné que l'euro, dans sa forme actuelle, survive à l'année 2011' ? L'inénarrable Emmanuel Todd, le 4 janvier 2011. Ce démographe est devenu le 'docteur doom' hexagonal. ... Le problème de la prédiction, surtout lorsqu'on prétend jouer à Madame Soleil, c'est qu'on court le risque d'être démenti par les faits. Et là, c'est le cas : l'euro est toujours là et bien là. ... Oser donner une date quant à la disparition de la monnaie unique relève de la bêtise pure et simple, surtout lorsque l'on sait qu'aucune monnaie ne s'est effondrée sous les coups de boutoir des marchés. Une monnaie c'est une volonté politique."
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À la une de mercredi, 28. décembre 2011
Dans le monde arabe le peuple s'est soulevé, le Japon a connu une catastrophe nucléaire et l'Europe a sombré dans la crise de la dette : » suite
Dans le monde arabe le peuple s'est soulevé, le Japon a connu une catastrophe nucléaire et l'Europe a sombré dans la crise de la dette : pour la presse, l'année 2011, riche en évènements, a été historique à tout point de vue.
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Berlingske - Danemark | mercredi, 28. décembre 2011
Malgré la sombre année 2011, le quotidien conservateur Berlingske entrevoit des perspectives plutôt engageantes pour les douze prochains mois : » suite
Malgré la sombre année 2011, le quotidien conservateur Berlingske entrevoit des perspectives plutôt engageantes pour les douze prochains mois : "C'est justement lorsqu'on croyait avoir surmonté le pire que le sol s'est dérobé sous certains pans de l'économie mondiale, que le chômage a augmenté et que l'édifice de la zone euro dans son ensemble a été remis en question. … La situation aux Etats-Unis n'a pas été plus rose. … A cela se sont ajoutés le massacre totalement insensé en Norvège, la catastrophe naturelle au Japon et des dizaines d'affaires et de scandales politiques fatigants et déprimants. … Si l'on y regarde de plus près, il ne faut pas perdre espoir. L'économie américaine commence à se ressaisir. … En Europe, malgré la crise profonde, se dessine une volonté politique de résoudre les problèmes de la dette et de s'engager mutuellement pour une politique économique plus responsable."
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Diário de Notícias - Portugal | mardi, 27. décembre 2011
Cette année a été particulièrement difficile pour le Portugal et l'UE, même si cette dernière ne s'effondrera pas, estime l'ancien chef d'Etat portugais Mário Soares dans le quotidien Diário de Notícias : » suite
Cette année a été particulièrement difficile pour le Portugal et l'UE, même si cette dernière ne s'effondrera pas, estime l'ancien chef d'Etat portugais Mário Soares dans le quotidien Diário de Notícias : "Cela a été une très mauvaise année pour le Portugal, les marchés financiers nous ayant dégradé en classification spéculative (imaginez-vous donc !). Mais elle a aussi été mauvaise pour l'UE. … Heureusement, l'UE ne disparaîtra pas pour autant de la carte et ne sera pas non plus intégrée dans une sorte d''improbable Etat européen', même si l'avenir direct n'apportera visiblement pas de répit immédiat. L'Europe ne sombrera pas dans l'abîme, comme le prédisent les oiseaux de mauvais augure. … Comme on le sait, la crise est en réalité mondiale et touche chaque pays d'une manière ou d'une autre. C'est peut-être la raison pour laquelle la pression est si forte pour tenter de préserver l'Union de l'effondrement. Car celle-ci est devenue au cours des 50 dernières années une référence pour la planète."
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Valeurs actuelles - France | mercredi, 28. décembre 2011
2011 a été l'année des opportunités manquées et des échecs économiques, pour lesquels les politiques sont les premiers responsables, estime le politologue Olivier Duhamel dans le magazine hebdomadaire conservateur Valeurs actuelles : » suite
2011 a été l'année des opportunités manquées et des échecs économiques, pour lesquels les politiques sont les premiers responsables, estime le politologue Olivier Duhamel dans le magazine hebdomadaire conservateur Valeurs actuelles : "'Annus horribilis', l'expression caractérise l'année 2011. Nous y subissons deux crises dures, la défiance à l'égard de la zone euro, l'entrée en récession. Et nos dirigeants en sont largement responsables. Premier exemple, le storytelling tragi-comique sur la notation AAA de la France. ... L'histoire a mal tourné, nos apprentis sorciers ont, malgré eux, ajouté de la défiance à la défiance. Deuxième exemple, la succession des sommets européens et leurs échecs constants quant à leur objectif immédiat, briser le cercle vicieux de cette même défiance. ... La France demande de la solidarité et promet la discipline dans l'avenir. L'Allemagne, l'inverse. Pour éviter le blocage, on bricole compromis sur compromis. Du coup, la défiance s'accroît, la récession s'installe."
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Capital - Roumanie | mercredi, 28. décembre 2011
La crise de la dette européenne a entraîné une remise en question primordiale de l'élite politique, estime le journal économique Capital : » suite
La crise de la dette européenne a entraîné une remise en question primordiale de l'élite politique, estime le journal économique Capital : "Nous estimons bien sûr que l'année 2011 n'a pas été satisfaisante sur le plan économique. Nous nous empressons d'évaluer quelque chose comme mauvais et décevant. Mais nous devrions aussi nous efforcer de voir pour une fois cette année de manière positive. Celle-ci nous a permis de comprendre certaines choses sans quoi nous n'aurions même plus été en mesure de résoudre nos problèmes. Nous avons compris que nous ne pouvions pas simplement réagir à la pression des marchés de capitaux par de l'argent facile et des promesses. … Au cœur de l'effondrement mondial, l'élite politique des pays industrialisés a manifestement remarqué qu'on ne pouvait plus simplement s'endetter et promettre la belle vie. Le moment de prendre conscience d'une réalité douloureuse, qui ne doit pas être dissimulée davantage, est venu : nous devons faire des sacrifices et changer la manière de fonctionner des pays industrialisés."
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To Vima Online - Grèce | vendredi, 23. décembre 2011
Le cliché des Grecs paresseux qui ont vécu au-dessus de leurs moyens et qui sont responsables de la crise de l'euro doit très vite disparaître, demande le journal de centre-gauche en ligne To Vima : » suite
Le cliché des Grecs paresseux qui ont vécu au-dessus de leurs moyens et qui sont responsables de la crise de l'euro doit très vite disparaître, demande le journal de centre-gauche en ligne To Vima : "Nous devons comprendre que la poursuite de cette intox représente un crime lourd contre l'avenir du pays. … Nous ne pouvons plus accepter que dans la conscience des citoyens européens, l'élargissement de la crise soit principalement lié à la responsabilité des Grecs. … C'est incroyable que cette intox se répète même chez nous. … Les dégâts pour la Grèce et les Grecs sont énormes. Peut-être ce ravage est-il plus important que celui causé par la crise de la dette elle-même. Cela provient du fait que les gouvernements de certains pays ne sont pas les seuls à subir l'influence de cette intox, mais toute la population européenne. … Les Allemands ont une fois de plus réussi à créer le 'super méchant' imaginaire responsable de tous les maux. La Grèce doit se débarrasser de ce modèle."
» article intégral (lien externe, grec)
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Corriere della Sera - Italie | jeudi, 22. décembre 2011
Il n'est pas certain que les prêts à faible taux proposés par la BCE désamorcent la menace de paralysie du crédit et restaurent la confiance dans la gestion de crise européenne, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere delle Sera : » suite
Il n'est pas certain que les prêts à faible taux proposés par la BCE désamorcent la menace de paralysie du crédit et restaurent la confiance dans la gestion de crise européenne, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere delle Sera : "Quand un seul spectacle est donné dans une ville, la salle est assurément pleine. Ainsi, les banques se sont pressées hier au comptoir de la BCE. … Les tickets se sont vendus comme des petits pains. Mais il n'est pas dit que les banques se serviront de ces 500 milliards d'euros pour soulager l'étranglement des crédits ou racheter des emprunts d'Etat. Les banques administreront ces liquidités à l'image de citoyens qui n'ont plus confiance. Elles redoutent que les autorités leur imposent de nouvelles contraintes entraînant la dévalorisation de leurs titres, ou commettent de nouvelles erreurs dans la gestion politique de la crise. Les acteurs publics et privés en Europe ne se font plus confiance mutuellement, même si les ordinateurs de la BCE ont (électroniquement) émis 500 milliards. La réaction négative des marchés l'a clairement montré hier."
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Die Welt - Allemagne | jeudi, 22. décembre 2011
En injectant des liquidités, la BCE aide indirectement les pays européens endettés, lesquels bénéficient ainsi de plus de temps pour résoudre la crise, estime le quotidien conservateur Die Welt : » suite
En injectant des liquidités, la BCE aide indirectement les pays européens endettés, lesquels bénéficient ainsi de plus de temps pour résoudre la crise, estime le quotidien conservateur Die Welt : "On pouvait observer ces derniers jours où s'oriente une partie des fonds : par exemple dans des emprunts d'Etat espagnols. Les taux d'intérêts pour ces titres ont donc fortement chuté provisoirement. La BCE aide ainsi non seulement les banques, mais aussi indirectement et consciemment les pays en difficulté de la zone euro, qui peuvent alors accéder plus facilement aux liquidités. Mais ceux qui s'imaginent qu'en inondant les marchés, la banque centrale pourrait offrir une véritable solution à la crise, ne saisissent pas encore toute l'ampleur du problème. … Car l'Europe dans son ensemble ne se trouve pas dans un équilibre stable. Dans des pays tels que la Grèce et le Portugal, les salaires sont beaucoup trop élevés par rapport à la faible compétitivité de leur économie. … La BCE leur a laissé une nouvelle fois un peu de temps, qu'ils doivent enfin utiliser pour clarifier ces questions."
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | jeudi, 22. décembre 2011
Les crédits à taux préférentiels proposés par la Banque centrale européenne ont été fortement sollicités mercredi. Le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung doute que les banques investissent ces liquidités dans des emprunts d'Etat : » suite
Les crédits à taux préférentiels proposés par la Banque centrale européenne ont été fortement sollicités mercredi. Le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung doute que les banques investissent ces liquidités dans des emprunts d'Etat : "Cela peut au premier abord sembler positif de prêter désormais des liquidités à un taux de un pour cent et d'investir dans des titres avec des rendements de plusieurs pour cent. Mais les banques ont depuis longtemps abandonné l'illusion qui voulait que les emprunts d'Etat soient des titres sans risque. Plus d'un établissement financier européen serait heureux de pouvoir se débarrasser de ses grosses réserves de bons du trésor italiens ou espagnols, et quasiment aucun ne songe à investir dans ceux-ci actuellement. Les banques savent en outre qu'aura lieu bientôt le prochain test de résistance des banques mené par l'Autorité bancaire européenne (ABE). … Il est donc plus probable que les banques aient recours aux prêts sur le long terme de la BCE pour leurs opérations quotidiennes, dont fait aussi partie l'octroi de crédits, et s'en servent pour montrer patte blanche au régulateur."
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Rzeczpospolita - Pologne | jeudi, 22. décembre 2011
L'énorme offre de crédits débloquée par la Banque centrale européenne peut apaiser les marchés et contribuer à sauver l'euro, estime le quotidien conservateur Rzeczpospolita : » suite
L'énorme offre de crédits débloquée par la Banque centrale européenne peut apaiser les marchés et contribuer à sauver l'euro, estime le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "On ignore juste si les banques joueront le jeu et décideront par exemple de racheter des obligations souveraines italiennes ou espagnoles, ou bien si elles s'efforceront de limiter leur prise de risques. Si elles investissent dans les pays endettés, cela pourrait apaiser la situation sur les marchés, ce qui à son tour améliorerait assurément la confiance des investisseurs. Dans le cas contraire, les anciens problèmes resurgiraient. L'actuel soutien des établissements financiers par la BCE est spectaculaire car le volume des prêts s'est avéré deux fois plus élevé que la prévision initiale. En outre, porter le délai de remboursement à trois ans donne le temps nécessaire aux banques comme aux investisseurs."
» article intégral (lien externe, polonais)
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euinside - Bulgarie | mardi, 20. décembre 2011
Le ministre bulgare des Finances, Simeon Djankov, a refusé que le pays participe au fonds du FMI pour sauver l'euro. Il a déclaré lundi ne pas comprendre pourquoi un pays pauvre et discipliné sur le plan financier devrait aider les Etats endettés. Le site euinside déplore le manque de solidarité du gouvernement : » suite
Le ministre bulgare des Finances, Simeon Djankov, a refusé que le pays participe au fonds du FMI pour sauver l'euro. Il a déclaré lundi ne pas comprendre pourquoi un pays pauvre et discipliné sur le plan financier devrait aider les Etats endettés. Le site euinside déplore le manque de solidarité du gouvernement : "La position bulgare ne reflète pas seulement l'absence de ressources budgétaires, mais aussi le rapport déficient du gouvernement vis-à-vis de l'Europe et de l'UE, sans parler du fonds de secours. Si le parti au gouvernement Gerb soutient des positions au niveau européen, c'est seulement sur l'ordre de la centrale du Parti populaire européen [conservateur]. On présente à l'opinion publique bulgare des thèses populistes et europhobes faciles, censées plaire aux retraités et aux chômeurs. ... Epargner l'argent des impôts est certes exemplaire, mais songe-t-on aux entreprises bulgares qui travaillent au sein de la zone euro ? Epargne-t-on par ailleurs réellement les ressources fiscales ? Qu'est-ce qui est préférable : verser de l'argent au FMI pour sauver l'euro ou bien affecter ces fonds au budget hypertrophié de la police ?"
» article intégral (lien externe, bulgare)
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Tous les textes disponibles de » Ralitsa Kovacheva
Le Temps - Suisse | mardi, 20. décembre 2011
L'UE voulait renforcer de 200 milliards d'euros les aides du FMI destinées aux pays endettés de la zone euro, mais la Grande-Bretagne a annoncé lundi qu'elle refusait de fournir sa contribution. Le conflit avec les Britanniques n'est toutefois pas un problème grave, estime le quotidien libéral Le Temps : » suite
L'UE voulait renforcer de 200 milliards d'euros les aides du FMI destinées aux pays endettés de la zone euro, mais la Grande-Bretagne a annoncé lundi qu'elle refusait de fournir sa contribution. Le conflit avec les Britanniques n'est toutefois pas un problème grave, estime le quotidien libéral Le Temps : "La crise entre la France et la Grande-Bretagne est l'élément le plus inattendu de cette fin d'année, mais aussi le plus banal en un certain sens. Tous les dix ans, un psychodrame éclate entre les deux puissances maritimes. ... Dans quelques mois, on trouvera une formule, on lancera une passerelle - ou une bouée - pour se rabibocher et établir un mécanisme permettant aux uns et aux autres de garder la face et de reprendre la coopération. Personne ne veut vraiment rejeter la Grande-Bretagne, facteur de libéralisme et d'équilibre, vers [le] grand large. ... Et le premier ministre mobilisera le courage d'affronter les plus virulents de ses eurosceptiques."
» article intégral (lien externe, français)
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Il Sole 24 Ore - Italie | mardi, 20. décembre 2011
La stabilité financière dans la zone euro n'a jamais été autant menacée depuis la faillite de la banque Lehman Brothers à l'automne 2008. C'est ce qui ressort du rapport sur la stabilité financière publié lundi par la Banque centrale européenne (BCE). Celle-ci redoute manifestement les répercussions négatives du projet de recapitalisation forcée des banques, analyse le journal économique libéral Il Sole 24 Ore : » suite
La stabilité financière dans la zone euro n'a jamais été autant menacée depuis la faillite de la banque Lehman Brothers à l'automne 2008. C'est ce qui ressort du rapport sur la stabilité financière publié lundi par la Banque centrale européenne (BCE). Celle-ci redoute manifestement les répercussions négatives du projet de recapitalisation forcée des banques, analyse le journal économique libéral Il Sole 24 Ore : "Ce n'est pas la première fois que la BCE émet des doute quant aux projets de l'Autorité bancaire européenne (ABE) pour la recapitalisation des banques. Celle-ci demande aux banques européennes d'accroître de neuf pour cent leur dotation en capital propre d'ici mi-2012. Cela pourrait inciter les banques à revendre des actifs ou à réduire l'octroi de crédits aux familles et aux entreprises. Dans son rapport d'hier, la BCE demande aux autorités bancaires nationales d'empêcher que la recapitalisation n'entraîne une raréfaction du capital étranger, ce qui provoquerait à son tour une sclérose des crédits dans l'économie réelle."
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Corriere della Sera - Italie | lundi, 19. décembre 2011
Le débat se poursuit après les décisions du sommet de crise de Bruxelles, en vue du sauvetage de l'euro. Celles-ci ne vont pas dans la bonne direction, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : » suite
Le débat se poursuit après les décisions du sommet de crise de Bruxelles, en vue du sauvetage de l'euro. Celles-ci ne vont pas dans la bonne direction, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "N'étant scellées par aucun traité européen officiel, elles ne peuvent être mises en œuvre ni par la Commission européenne ni par d'autres institutions communautaires. Il n'existe ainsi aucun mécanisme contraignant permettant de faire respecter les nouvelles règles budgétaires. … Et même si la chancelière allemande, Angela Merkel, le président français, Nicolas Sarkozy, et le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, ont tenté de se servir de la crise de la dette pour suivre leur objectif politique de l'intégration européenne, leur incapacité à atteindre ce but n'empêchera pas la réduction des taux d'intérêt pour les emprunts d'Etat des pays en difficulté. Les primes de risque pourront être réduites si les différents pays prennent des mesures pour assainir leurs budgets. … Le tandem Merkel-Sarkozy doit reconnaître qu'il a pris la mauvaise voie. L'Europe a besoin de réformes adaptées aux différents pays. Une nouvelle tentative dans le sens de l'Union fiscale et de l'intégration politique ne servira à rien."
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Upsala Nya Tidning - Suède | dimanche, 18. décembre 2011
La Suède n'étant pas membre de la zone euro, le nouveau pacte de stabilité européen adopté le 9 décembre lors du sommet européen fait débat. Sur les quatre partenaires de coalition, d'obédience de centre-droit, seuls les libéraux soutiennent ouvertement le pacte de stabilité, les autres partis restant quant à eux réservés. Le quotidien libéral Upsala Nya Tidning se rallie au camp des sceptiques : » suite
La Suède n'étant pas membre de la zone euro, le nouveau pacte de stabilité européen adopté le 9 décembre lors du sommet européen fait débat. Sur les quatre partenaires de coalition, d'obédience de centre-droit, seuls les libéraux soutiennent ouvertement le pacte de stabilité, les autres partis restant quant à eux réservés. Le quotidien libéral Upsala Nya Tidning se rallie au camp des sceptiques : "Qu'en sera-t-il d'une Union où le noyau interne assume la responsabilité de la monnaie unique et décide donc en matière d'impôts, de marché du travail et de politique économique générale, tandis que les autres pays sont contraints d'accepter en principe les décisions ? Quelle est la pérennité d'un ordre où les voix de tous les pays et de tous les citoyens européens n'ont même plus pour la forme le même poids ? Combien de temps la centralisation d'autant de compétences sera-t-elle acceptée avant que des grandes réformes démocratiques ne lui succèdent ?"
» article intégral (lien externe, suédois)
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Tous les textes disponibles de » Håkan Holmberg
La Repubblica - Italie | vendredi, 16. décembre 2011
Le magazine d'information américain Newsweek a consacré cette semaine sa couverture à Angela Merkel avec le titre "Achtung! It's Angela", et accuse les atermoiements de la chancelière allemande d'avoir aggravé la crise de la dette en Europe. L'écrivain allemand Peter Schneider approuve cette analyse dans le quotidien de centre-gauche La Repubblica : » suite
Le magazine d'information américain Newsweek a consacré cette semaine sa couverture à Angela Merkel avec le titre "Achtung! It's Angela", et accuse les atermoiements de la chancelière allemande d'avoir aggravé la crise de la dette en Europe. L'écrivain allemand Peter Schneider approuve cette analyse dans le quotidien de centre-gauche La Repubblica : "L'Allemagne sympa, l'image attrayante et agréable de la Coupe du monde de football 2006. … Ça, c'était avant. L'image qui resurgit aujourd'hui, c'est celle de la méchante Allemagne. Il est certainement très pratique pour les pays qui doivent assainir leurs finances et leur planification budgétaire de ressortir cette image négative de l'Allemagne. Rejeter la faute sur les méchants Allemands est d'un côté le moyen le plus simple de détourner l'attention de leurs propres erreurs. … De l'autre, il est tout à fait fondé que les partenaires européens reprochent à Angela Merkel de ne pas avoir fait au bon moment ce que l'on attendait d'elle. Cela a débuté par la crise grecque. Berlin a d'abord indiqué qu'il ne fallait pas aider Athènes, avant de revenir sur cette position. La chancelière a joué la montre, jusqu'à ce que les coûts du sauvetage finissent par être triplés."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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The Economist - Royaume-Uni | vendredi, 16. décembre 2011
En apposant son veto lors du sommet européen la semaine dernière, le Premier ministre britannique, David Cameron, s'est isolé et s'est mis dans une situation politique difficile, redoute le magazine hebdomadaire économique-libéral The Economist : » suite
En apposant son veto lors du sommet européen la semaine dernière, le Premier ministre britannique, David Cameron, s'est isolé et s'est mis dans une situation politique difficile, redoute le magazine hebdomadaire économique-libéral The Economist : "Sarkozy a déclaré que Cameron voulait transformer la City de Londres en quelque chose qui ressemblerait aux îles Caïmans. La Grande-Bretagne cherche à se ménager un avantage compétitif 'inacceptable', s'est emporté le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, pourtant allié proche de la Grande-Bretagne. Le gouvernement Cameron est donc pris en étau entre un pacte pour l'euro hostile d'un côté, une grogne politique nationale et une pression croissante pour tenir un référendum [sur l'adhésion à l'UE] qui ne peut être gagné de l'autre. Quoi qu'on en dise à Westminster, la politique dans cette crise gagne un nouveau niveau. Les rapports de la Grande-Bretagne à l'Europe sont désormais indissociables de la survie de l'euro. C'est la seule véritable leçon du sommet de Bruxelles. Les prochains évènements pourraient mettre à l'épreuve les capacités diplomatiques du gouvernement, mais aussi son imagination."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Wprost Online - Pologne | vendredi, 16. décembre 2011
L'Italie surendettée doit actuellement rembourser pour ses emprunts d'Etat sur cinq ans des taux d'intérêt moyens de 6,47 pour cent. C'est la valeur maximale appliquée à des obligations italiennes depuis l'introduction de l'euro. La défiance des investisseurs est toutefois compréhensible, estime le portail d'information conservateur Wprost Online : » suite
L'Italie surendettée doit actuellement rembourser pour ses emprunts d'Etat sur cinq ans des taux d'intérêt moyens de 6,47 pour cent. C'est la valeur maximale appliquée à des obligations italiennes depuis l'introduction de l'euro. La défiance des investisseurs est toutefois compréhensible, estime le portail d'information conservateur Wprost Online : "Il faut bien comprendre que la Grèce, le Portugal et l'Italie se trouvent aujourd'hui au bord de la faillite parce qu'ils ont toujours pu compter sur la bénédiction de l'euro accordée par Bruxelles. Ils auraient sinon dû se serrer la ceinture bien plus tôt. Quelles garanties avons-nous donc que ces pays assainissent complètement leurs budgets, si ceux-ci peuvent continuer au final à tendre la main et à solliciter les aides européennes ? Il est préférable de s'attirer les foudres des eurocrates plutôt que celles du peuple dans les rues de Rome et d'Athènes. Peut-on dans une telle situation vraiment s'étonner de l'attitude des investisseurs ? Le fait que certains veulent bien acheter des obligations italiennes est en soi déjà étrange."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Právo - République tchèque | jeudi, 15. décembre 2011
Le gouvernement tchèque continue à hésiter à accepter les dernières décisions prises au sommet européen concernant le sauvetage de l'euro. Ce faisant, il retombe dans les vieilles erreurs, se comporte de manière opportuniste et inconséquente, critique le quotidien de gauche Právo : » suite
Le gouvernement tchèque continue à hésiter à accepter les dernières décisions prises au sommet européen concernant le sauvetage de l'euro. Ce faisant, il retombe dans les vieilles erreurs, se comporte de manière opportuniste et inconséquente, critique le quotidien de gauche Právo : "Le comportement à Bruxelles du Premier ministre Petr Nečas a été le prolongement de l'attitude opportuniste de la scène politique de la République tchèque, non seulement face à l'UE, mais aussi face au monde extérieur en général. Alors que dans d'autres pays les discussions concernant les possibilités de sauvetage de l'euro allaient bon train à la veille du sommet, le silence régnait à ce sujet en République tchèque. Et lorsqu'un politique tchèque avait raison par le passé en critiquant l'UE, il ne proposait pas de solution mais se limitait à la remarquable narquoise 'Nous l'avons toujours dit'. … Comment se peut-il que nous nous servions des centaines de milliards de l'UE mais que nous lui refusions toute solidarité lorsqu'elle nous demande de l'aide ?"
» informations complémentaires (lien externe, tchèque)
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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | jeudi, 15. décembre 2011
Le secrétaire général du Parti libéral allemand (FDP), Christian Lindner, a donné sa démission mercredi. Un nouveau revers pour la coalition libérale-conservatrice qui ne doit pas déstabiliser le gouvernement d'Angela Merkel en pleine crise de l'euro, met en garde le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : » suite
Le secrétaire général du Parti libéral allemand (FDP), Christian Lindner, a donné sa démission mercredi. Un nouveau revers pour la coalition libérale-conservatrice qui ne doit pas déstabiliser le gouvernement d'Angela Merkel en pleine crise de l'euro, met en garde le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Car s'il y a bien quelque chose que l'élite politique allemande, au-delà des limites des partis, de la coalition et de l'opposition, ne peut pas se permettre dans les semaines voire les mois à venir, c'est la dissolution prématurée de son Parlement et des élections anticipées. Sinon, on se trouverait soudain face au cas de figure prédit par Merkel au Parlement en matière de formation de confiance et de stabilité en Europe, et à face à ce que la période nécessite d'ici 2013. … La chancelière a relevé le défi historique de supprimer 'la création défectueuse de l'euro'. … Mais elle doit aussi prendre parti pour savoir si les considérations politiques, des partis et de la coalition, doivent se baser sur sa politique européenne, ou sur la représentation courageuse d'une chancelière sûre d'elle."
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Público - Portugal | mercredi, 14. décembre 2011
L'idée d'une Europe unie ne doit pas être abandonnée par temps de crise, estime Ian Buruma, professeur spécialisé dans les questions de démocratie et de droits de l'homme, dans le quotidien Público : » suite
L'idée d'une Europe unie ne doit pas être abandonnée par temps de crise, estime Ian Buruma, professeur spécialisé dans les questions de démocratie et de droits de l'homme, dans le quotidien Público : "Le problème est que l'UE n'est ni un Etat-nation ni une démocratie. Il n'y donc pas de 'peuple européen' prêt à faire les sacrifices voulus lors des moments difficiles. Les riches Allemands et Hollandais ne veulent pas payer pour les imprudences économiques qui ont conduit les Grecs, les Portugais et les Espagnols dans la situation dans laquelle ils se trouvent aujourd'hui. Ils moralisent au lieu de faire preuve de solidarité, comme si tous les problèmes des pays du sud de l'Europe étaient dus à une paresse innée de leurs peuples. … Il faut d'abord convaincre les habitants des pays riches du Nord qu'il est de leur intérêt de renforcer l'UE - ce qui est véritablement le cas. Ce sont eux qui ont bénéficié le plus de l'euro, il leur a permis d'exporter à bas prix vers les pays du Sud de l'Europe. … La démocratie peut sembler un rêve inaccessible dans une communauté de 27 Etats-nations. Sauf à renoncer à construire une Europe plus unie, ce sont là des propositions qui méritent d'être examinées."
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Dnevnik - Slovénie | jeudi, 15. décembre 2011
Les pays membres de l'UE d'Europe orientale sont aujourd'hui des élèves modèles en matière de discipline budgétaire, alors que les pays de l'Ouest redoutaient le contraire lors de l'élargissement de l'UE. C'est pourtant les anciens membres qui menacent aujourd'hui d'entraîner la faillite de l'Europe, constate le quotidien de centre-gauche Dnevnik : » suite
Les pays membres de l'UE d'Europe orientale sont aujourd'hui des élèves modèles en matière de discipline budgétaire, alors que les pays de l'Ouest redoutaient le contraire lors de l'élargissement de l'UE. C'est pourtant les anciens membres qui menacent aujourd'hui d'entraîner la faillite de l'Europe, constate le quotidien de centre-gauche Dnevnik : "La crainte que nous détruisions l'Europe, anéantissions l'euro et pillions les fonds structurels était considérable. La question était seulement de savoir qui de la Bulgarie, de la Roumanie, de la Pologne, de la Hongrie ou de la Slovénie serait le fautif. C'est la raison pour laquelle Bruxelles avait fixé des conditions aussi rigoureuses à l'adhésion à l'UE. Nous avons honoré ces conditions de manière disciplinée et obéissante. Nous, les citoyens des nouveaux Etats de l'UE, sommes les Européens les plus disciplinés et tentons fanatiquement de compenser nos budgets, souvent à nos propres dépens. La Grèce et l'Italie ont complètement déboussolé l'UE avec l'aide des banques françaises et allemandes. … Ce sont donc les anciens Etats membres qui ont conduit l'Europe au bord de la faillite."
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Der Standard - Autriche | mercredi, 14. décembre 2011
Le Conseil national autrichien débattra ce mercredi lors d'une session extraordinaire des décisions du dernier sommet européen et de l'inscription de la règle d'or budgétaire dans la Constitution. Mais pour le quotidien de centre-gauche Der Standard, il faudrait à la place des mesures d'austérité publiques privilégier une politique salariale qui se base sur la productivité réelle des différents pays : » suite
Le Conseil national autrichien débattra ce mercredi lors d'une session extraordinaire des décisions du dernier sommet européen et de l'inscription de la règle d'or budgétaire dans la Constitution. Mais pour le quotidien de centre-gauche Der Standard, il faudrait à la place des mesures d'austérité publiques privilégier une politique salariale qui se base sur la productivité réelle des différents pays : "Nous, les Autrichiens, mais également les Allemands, présentons un excédent des comptes courants par rapport aux autre pays de l'UE. Au total, les Allemands et nous avons donc produit davantage que nous n'avons consommé et investi. Nous n'avons donc pas vécu au-dessus mais en dessous de nos moyens. Mais l'Union monétaire ne peut être stable que si tous vivent conformément à leurs possibilités. Des accords salariaux plus élevés sont indispensables en Autriche et en Allemagne, pas pour des raisons d'équité, mais pour garantir la stabilité de l'UE. Il faut sinon s'attendre à un désastre européen."
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Kathimerini - Grèce | mardi, 13. décembre 2011
Si chaque sommet européen ne fait qu'entériner de nouvelles mesures d'austérité, l'Europe méridionale notamment sombrera dans la récession et l'euroscepticisme augmentera, estime le quotidien conservateur Kathimerini : » suite
Si chaque sommet européen ne fait qu'entériner de nouvelles mesures d'austérité, l'Europe méridionale notamment sombrera dans la récession et l'euroscepticisme augmentera, estime le quotidien conservateur Kathimerini : "La discipline germanique semble ne pas être en mesure de préserver les peuples européens de la pauvreté et de l'incertitude. Lors du récent sommet, les mots-clés croissance, cohésion, convergence n'ont même pas été entendus. … Nous voyons progressivement que la démocratie et la vision historique de la convergence disparaissent de l'Europe. L'euroscepticisme sera la prochaine étape. Quel peuple qui souffre soutiendra-t-il un vague projet historique et non la nécessité directe de se nourrir et de se loger. … L'europhobie va trouver un terrain fertile. Les Européens ne pourront pourtant sauver les grands acquis de la démocratie et de l'Etat-providence au XXIe siècle qu'en privilégiant l'entente et la cohésion."
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Hospodářské noviny - République tchèque | mercredi, 14. décembre 2011
Le gouvernement tchèque doit décider ce mercredi s'il ira dans le sens du sommet européen et participera au crédit destiné à renforcer le Mécanisme européen de stabilité (MES). Tout semble indiquer que Prague le rejettera. Le journal économique Hospodářské noviny appelle néanmoins à regarder plus loin que le bout de son nez : » suite
Le gouvernement tchèque doit décider ce mercredi s'il ira dans le sens du sommet européen et participera au crédit destiné à renforcer le Mécanisme européen de stabilité (MES). Tout semble indiquer que Prague le rejettera. Le journal économique Hospodářské noviny appelle néanmoins à regarder plus loin que le bout de son nez : "Les politiques tchèques - notamment le Premier ministre et le président - font comme si la République tchèque pouvait faire cavalier seul sur le plan économique et politique. Le président Klaus a même donné l'impression qu'il se réjouissait de l'effondrement de l'euro, car cela confirmerait qu'il avait raison depuis le début. … Rejeter le crédit serait suicidaire. La politique tchèque retrouverait ainsi ses vieux démons : elle s'efforcerait de participer le moins possible aux œuvres communautaires tout en s'employant à bénéficier le plus possible de l'Union."
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Libération - France | mercredi, 14. décembre 2011
Le pacte budgétaire pourvu de sanctions automatiques sur lequel se sont entendus vendredi à Bruxelles les pays de l'UE, à l'exception de la Grande-Bretagne, est insuffisant et arrive trop tard, estime François Heisbourg, expert en stratégie et politique de sécurité, dans le quotidien de centre-gauche Libération : » suite
Le pacte budgétaire pourvu de sanctions automatiques sur lequel se sont entendus vendredi à Bruxelles les pays de l'UE, à l'exception de la Grande-Bretagne, est insuffisant et arrive trop tard, estime François Heisbourg, expert en stratégie et politique de sécurité, dans le quotidien de centre-gauche Libération : "Comme d'habitude, nos pays continuent à agir comme si les demi-mesures permettaient de gagner du temps, alors que le temps joue contre l'euro : les mesures décidées le 9 décembre n'offrent pas un tremplin suffisant pour préparer en temps utile la suite des opérations. La politique actuelle de la BCE aurait créé de l'oxygène, si elle avait été appliquée il y a deux ans, au début de ce qui n'était encore que la crise grecque. L'annonce du nouveau traité lors des réunions «décisives» de l'automne 2010 ou du printemps 2011 aurait peut-être calmé le jeu sur une durée suffisante pour entreprendre les réformes de fond. ... Le général Mac Arthur disait que la cause des guerres perdues pouvait être résumée par quatre mots : trop peu, trop tard."
» article intégral (lien externe, français)
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Turun Sanomat - Finlande | mercredi, 14. décembre 2011
Le principe de décision majoritaire exigé par le sommet européen pour le Mécanisme européen de stabilité (MES) est rejeté notamment par les sociaux-démocrates en Finlande. Le SDP, qui participe au gouvernement, a des scrupules d'ordre constitutionnel. La Finlande doit toutefois honorer ses responsabilités dans la résolution de la crise de l'euro, estime le quotidien libéral Turun Sanomat : » suite
Le principe de décision majoritaire exigé par le sommet européen pour le Mécanisme européen de stabilité (MES) est rejeté notamment par les sociaux-démocrates en Finlande. Le SDP, qui participe au gouvernement, a des scrupules d'ordre constitutionnel. La Finlande doit toutefois honorer ses responsabilités dans la résolution de la crise de l'euro, estime le quotidien libéral Turun Sanomat : "Aspirer à la pleine unanimité est une politique étrangère à la Finlande. Cela ne fait qu'inciter à privilégier les alternatives les plus lentes dans la résolution de la crise économique. Les marchés ne fonctionnent pas ainsi. … Le SDP devrait donc rester fidèle à sa ligne habituelle et ne pas céder au populisme nationaliste qui se manifeste dans l'UE. Celui-ci ne fait que créer de nouveaux problèmes au lieu de trouver des solutions communes. La Finlande ne pourra ni empêcher ni surmonter une récession si elle mène la politique de l'autruche et s'emploie à dire toujours non. On ne peut pas être à la fois à l'intérieur et à l'extérieur de la zone euro."
» article intégral (lien externe, finnois)
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Politiken - Danemark | mercredi, 14. décembre 2011
Le gouvernement et le Parlement du Danemark débattent depuis le sommet européen de la semaine dernière de l'adhésion au pacte pour l'euro. La position du Parti socialiste populaire au pouvoir est beaucoup plus critique que celle de ses partenaires de coalition, la Gauche radicale et les sociaux-démocrates. Mais pour le quotidien de centre-gauche Politiken, il manque dans l'accord des mesures visant à stimuler la croissance : » suite
Le gouvernement et le Parlement du Danemark débattent depuis le sommet européen de la semaine dernière de l'adhésion au pacte pour l'euro. La position du Parti socialiste populaire au pouvoir est beaucoup plus critique que celle de ses partenaires de coalition, la Gauche radicale et les sociaux-démocrates. Mais pour le quotidien de centre-gauche Politiken, il manque dans l'accord des mesures visant à stimuler la croissance : "On a oublié la croissance dans ce nouveau pacte. Celui-ci se concentre uniquement sur les économies. Il est pourtant important que les pays d'Europe septentrionale, qui disposent de la marge de manœuvre nécessaire dans leur budget, relancent la consommation, pour que les pays d'Europe méridionale sortent eux-mêmes de la crise grâce à leur propre productivité. Si le pacte ne prend pas cela en compte, toute l'Europe se verra imposer une politique d'austérité qui anéantira globalement la consommation : un suicide politico-financier contrôlé."
» article intégral (lien externe, danois)
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Göteborgs-Posten - Suède | mercredi, 14. décembre 2011
Le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, a sollicité mardi devant le Parlement un plus grand délai de réflexion sur la question de se rallier ou non au nouveau pacte pour l'euro. Pour le quotidien Göteborgs Posten, ce serait dans l'intérêt de la Suède : » suite
Le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, a sollicité mardi devant le Parlement un plus grand délai de réflexion sur la question de se rallier ou non au nouveau pacte pour l'euro. Pour le quotidien Göteborgs Posten, ce serait dans l'intérêt de la Suède : "L'objectif du pacte est d'empêcher la formation de déficits budgétaires trop conséquents. De telles règles ont été introduites en Suède lors de la crise des années 1990 et ont contribué à donner au pays les finances publiques les plus saines du continent. Si la Suède se rallie au pacte, il n'y aura pas besoin de modifier la politique économique suédoise. Cet élément suffit à dire oui. Il est dans l'intérêt de la Suède de ne pas générer une Europe à deux vitesses, dans laquelle une certaine minorité serait à la traîne. Mais la raison déterminante en faveur du oui, c'est la politique économique. Au cœur de l'UE réside le marché intérieur, garantissant la liberté de circulation pour les individus, les marchandises, les services et le capital."
» article intégral (lien externe, suédois)
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Financial Times Deutschland - Allemagne | mardi, 13. décembre 2011
En apposant son veto à la modification des traités européens, David Cameron abandonne le leadership britannique en Europe, critique Jonathan Powell, chef de cabinet de l'ancien Premier ministre Tony Blair, dans le journal économique-libéral Financial Times Deutschland : » suite
En apposant son veto à la modification des traités européens, David Cameron abandonne le leadership britannique en Europe, critique Jonathan Powell, chef de cabinet de l'ancien Premier ministre Tony Blair, dans le journal économique-libéral Financial Times Deutschland : "Nous sommes dans le fond comme des Norvégiens dépourvus de pétrole, contraints à subir les décisions européennes sans pouvoir les influencer. Bien sûr, nous pouvons mettre un veto sur certaines questions. Mais pour la plupart des décisions relatives au marché intérieur, la majorité qualifiée est nécessaire. Combien de temps encore les 26 autres membres accepteront-ils la politique d'obstruction d'un seul membre, lequel ne cesse d'avoir recours à la politique du veto ? … Les gouvernements britanniques des deux [grands] partis s'étaient opposés à une Europe à deux vitesses pour une bonne raison : nous ne voulions pas perdre de pouvoir sur le continent auquel nous appartenons. En 200 ans, depuis la bataille de Waterloo, nous avons entrepris d'énormes efforts pour préserver notre leadership en Europe. Tourner le dos au continent revient aujourd'hui à trahir cette histoire."
» article intégral (lien externe, allemand)
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The Guardian - Royaume-Uni | mardi, 13. décembre 2011
Si le veto opposé par Cameron à l'UE a enchanté le Parti conservateur, le Parlement s'est en revanche prononcé majoritairement en faveur de l'UE lors du débat de lundi, estime le quotidien de centre-gauche The Guardian : » suite
Si le veto opposé par Cameron à l'UE a enchanté le Parti conservateur, le Parlement s'est en revanche prononcé majoritairement en faveur de l'UE lors du débat de lundi, estime le quotidien de centre-gauche The Guardian : "Cameron a réalisé vendredi [lors du sommet de Bruxelles] quelque chose d'aberrant, pas le haut-fait qu'a célébré son parti ce week-end. Il est clairement préoccupé par les forces qu'il a déchaînées. … Le veto de Cameron a fait exulter son parti, mais on semble progressivement reconnaître qu'il mène la Grande-Bretagne vers un monde imaginaire. Les échanges d'hier à la chambre des Communes ont été la voix d'un Parlement qui, en dépit de l'agitation, refuse de cautionner une politique isolationniste. Il y a plus de soutien pour le rapprochement que pour la dérive. A juste titre. Cameron n'aurait jamais dû quitter la table des négociations. Il faut désormais le contraindre à y retourner."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Mladá fronta Dnes - République tchèque | mardi, 13. décembre 2011
Le président tchèque, Václav Klaus, s'est opposé lundi à ce que son pays participe financièrement au renforcement du fonds de sauvetage de l'euro. Selon lui, cela coûterait au pays dix pour cent de ses réserves en devises. Le quotidien libéral Mladá fronta Dnes soutient Klaus : » suite
Le président tchèque, Václav Klaus, s'est opposé lundi à ce que son pays participe financièrement au renforcement du fonds de sauvetage de l'euro. Selon lui, cela coûterait au pays dix pour cent de ses réserves en devises. Le quotidien libéral Mladá fronta Dnes soutient Klaus : "C'est une question de principe. L'opinion publique tchèque veut aussi peu disposer de l'euro que les entreprises du pays. Même une partie de la zone euro n'en veut plus. Les sondages montrent que la majorité des Allemands souhaiterait revenir au deutsche mark. Il suffirait de nouvelles élections pour que Merkel soit balayée, et nous serions étonnés de voir la rapidité avec laquelle s'effondrerait la zone euro. Et nous devons malgré tout apporter une aide de 90 milliards de couronnes [3,5 milliards d'euros] à un euro qui empêche l'essor de l'Europe ? Au moyen d'un prêt qu'on ne nous remboursera jamais ? … Ce serait nous tirer une balle dans le pied."
» informations complémentaires (lien externe, tchèque)
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Naftemporiki - Grèce | mardi, 13. décembre 2011
Ce mardi, six règles du pacte de stabilité européen entrent en vigueur pour les Etats surendettés de la zone euro. La Commission européenne peut dorénavant intervenir si un pays, même s'il n'est pas encore surendetté, affiche déjà de graves déséquilibres économiques. Ce nouvel ensemble de règles ne change pas grand-chose, estime le journal économique conservateur Naftemporiki : » suite
Ce mardi, six règles du pacte de stabilité européen entrent en vigueur pour les Etats surendettés de la zone euro. La Commission européenne peut dorénavant intervenir si un pays, même s'il n'est pas encore surendetté, affiche déjà de graves déséquilibres économiques. Ce nouvel ensemble de règles ne change pas grand-chose, estime le journal économique conservateur Naftemporiki : "Le grand défi ne semble pas avoir obtenu la réponse appropriée. Et le fait que les nouvelles règles entrent en vigueur à partir d'aujourd'hui ne change rien à la situation. ... Pour s'en convaincre, il suffit de se pencher sur le comportement des marchés hier ou d'écouter les commentaires de Moody's. L'agence évoque toujours la dégradation préventive de plusieurs pays ou de la zone euro dans son ensemble, et remet en cause l'avenir de l'euro. On mène un mauvais combat avec des armes inadaptées. La question qui persiste, c'est de savoir combien d'erreurs l'Europe actuelle pourra supporter au plus profond de la crise."
» article intégral (lien externe, grec)
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Les Echos - France | mardi, 13. décembre 2011
Il serait possible de surmonter la perte de la note souveraine maximale de la France, a déclaré lundi le président français Nicolas Sarkozy dans un entretien accordé au quotidien Le Monde. Il a ainsi alimenté les spéculations selon lesquels la perte du triple A était imminente. Le journal économique libéral Les Echos appelle au calme : » suite
Il serait possible de surmonter la perte de la note souveraine maximale de la France, a déclaré lundi le président français Nicolas Sarkozy dans un entretien accordé au quotidien Le Monde. Il a ainsi alimenté les spéculations selon lesquels la perte du triple A était imminente. Le journal économique libéral Les Echos appelle au calme : "L'œil fixé sur le thermomètre, on scrute notre triple A, déjà paraît-il perdu aux yeux des marchés. N'était la charge politique du sujet à la veille de présidentielle, il n'y aurait pas à en faire un tel drame, et pour plusieurs raisons : divers autres triples A européens essuient eux aussi une augmentation rampante de leurs taux (Finlande, Autriche, Pays-Bas...). L'Allemagne elle-même vient d'éprouver quelques difficultés à placer son dernier emprunt. Les Etats-Unis, dégradés en AA+ il y a peu, continuent de vivre leur vie grâce à l'intervention de la Réserve fédérale, à leur statut de finance dominante, et malgré leur passagère impuissance politique. Mais si l'Europe ne parvient pas à surmonter la sienne, le thermomètre des agences ne le lui pardonnera pas."
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Kaleva - Finlande | mardi, 13. décembre 2011
Dans un entretien accordé après le sommet européen de la semaine dernière, la ministre finlandaise des Finances, Jutta Urpilainen, a rejeté pour des raisons constitutionnelles le principe de décision majoritaire dans le cadre du Mécanisme européen de stabilité (MES). Le Premier ministre juge en revanche nécessaire de participer au MES, tout comme le quotidien libéral Kaleva : » suite
Dans un entretien accordé après le sommet européen de la semaine dernière, la ministre finlandaise des Finances, Jutta Urpilainen, a rejeté pour des raisons constitutionnelles le principe de décision majoritaire dans le cadre du Mécanisme européen de stabilité (MES). Le Premier ministre juge en revanche nécessaire de participer au MES, tout comme le quotidien libéral Kaleva : "L'exigence d'unanimité dans la prise de décision a contribué à paralyser les procédures de l'UE. Cela a permis qu'un seul Etat, pour atteindre ses propres objectifs, puisse faire capoter pendant un certain temps tout le processus décisionnel. Ce qui est important, c'est de comprendre ce qui est dans l'intérêt de la Finlande. Pour un pays comme le nôtre dépendant du commerce extérieur, il n'est pas vraiment avantageux de s'isoler. Un effondrement de l'euro ne serait pas non plus profitable, aussi attractives que puissent sembler la Suède et sa couronne. Le gouvernement doit se demander comment resserrer les rangs et afficher clairement la ligne derrière laquelle devra se ranger tout le cabinet."
» article intégral (lien externe, finnois)
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Delo - Slovénie | mardi, 13. décembre 2011
Le veto britannique à l'encontre des nouveaux plans de l'UE peut aussi être perçu comme une initiative démocratique et citoyenne, estime le quotidien de centre-gauche Delo : » suite
Le veto britannique à l'encontre des nouveaux plans de l'UE peut aussi être perçu comme une initiative démocratique et citoyenne, estime le quotidien de centre-gauche Delo : "Même si les Britanniques n'ont jamais cessé de créer des problèmes et de compliquer les choses avec leur attitude eurosceptique, on ne peut pas leur reprocher de ne pas s'être engagés pour une Union libre, d'envergure et ouverte au monde. Et ce sont des objectifs qui en valent la peine. C'est d'autant plus vrai dans la crise actuelle, à l'heure où la grande majorité des 'citoyens européens moyens et démocrates' leur donnent raison. Ceux-ci portent le même regard sceptique sur Bruxelles que les Britanniques. En revanche, les sauveteurs autoproclamés de l'euro et de l'UE, au nom de 'l'efficacité', veulent désormais les priver de ce zeste de citoyenneté européenne, et même du droit à la souveraineté nationale."
» article intégral (lien externe, slovène)
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Népszabadság - Hongrie | samedi, 10. décembre 2011
L'accord pour une plus grande discipline budgétaire adopté par les chefs d'Etat et de gouvernement européens vendredi à Bruxelles ouvre la voie à une véritable Union fiscale, estime le quotidien de centre-gauche Népszabadság : » suite
L'accord pour une plus grande discipline budgétaire adopté par les chefs d'Etat et de gouvernement européens vendredi à Bruxelles ouvre la voie à une véritable Union fiscale, estime le quotidien de centre-gauche Népszabadság : "Le pacte plaît aux Français car il prive les institutions européennes, la Commission et le Parlement européen de certaines compétences. Mais il plaît aussi aux Allemands car il entérine la discipline budgétaire, établit constitutionnellement la règle d'or et sanctionne tous ceux qui enfreignent les nouvelles règles. En outre, les budgets nationaux devront être présentés à l'UE avant d'être adoptés. Cela porte atteinte à la souveraineté nationale mais soulève aussi des questions économiques. L'Union monétaire ne pourra cependant survivre à la crise qu'en prenant la forme d'une Union fiscale. Cela signifie que les Etats de l'UE prêts à coopérer peuvent créer un nouveau marché intérieur, une nouvelle instance commune de surveillance financière et un nouveau centre financier, à l'aide d'une politique sociale et fiscale harmonisée."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Trud - Bulgarie | dimanche, 11. décembre 2011
L'accord de rigueur budgétaire conclu vendredi à Bruxelles par tous les Etats de l'UE à l'exception de la Grande-Bretagne n'a pas apaisé les marchés financiers internationaux, critique le quotidien Trud : » suite
L'accord de rigueur budgétaire conclu vendredi à Bruxelles par tous les Etats de l'UE à l'exception de la Grande-Bretagne n'a pas apaisé les marchés financiers internationaux, critique le quotidien Trud : "'Verboten' ! Le plus germanique de tous les mots est devenu le mot d'ordre des budgets européens. Les déficits sont interdits, les dettes sont interdites. … Sinon ? Les primes de risque liées aux emprunts d'Etat italiens se situent toujours autour de 6,55 pour cent - juste en dessous de celles de la Grèce, de l'Irlande et du Portugal lorsque ceux-ci avaient sollicité l'aide financière européenne. La seule et unique chose qui intéresse les marchés financiers désormais est de savoir comment se financeront les pays menacés ces trois prochains mois, lorsque l'Union fiscale sera en cours de ratification. … Dans la partie de poker sur la crise de la dette, le moment viendra où la formule française 'rien ne va plus' sera de mise. Celle-ci est au moins aussi connue que le 'verboten' allemand. Alors toutes les cartes seront posées sur la table, et quelqu'un devra payer."
» article intégral (lien externe, bulgare)
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Der Standard - Autriche | lundi, 12. décembre 2011
Lors du sommet européen de vendredi, le Premier ministre britannique David Cameron a rejeté la modification des traités européens visant à imposer une discipline budgétaire plus stricte. La Grande-Bretagne montre une fois de plus qu'elle se base sur les Etats-Unis pour définir sa politique financière, écrit le quotidien de centre-gauche Der Standard : » suite
Lors du sommet européen de vendredi, le Premier ministre britannique David Cameron a rejeté la modification des traités européens visant à imposer une discipline budgétaire plus stricte. La Grande-Bretagne montre une fois de plus qu'elle se base sur les Etats-Unis pour définir sa politique financière, écrit le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Londres a même quelques atouts en main. Le maintien de l'euro ne l'intéresse pas, des médias tels que l'Economist ou le Financial Times, tout deux très lus sur le continent, prédisent sa fin depuis des années. Si les Britanniques continuent à miner la force politique de l'UE (condition sine qua non à un euro fort), Bruxelles se trouvera lentement mais sûrement paralysée. Dans la guerre économique et financière entre les Etats-Unis et l'Europe, cela joue un rôle important. Pour reprendre une image antique : il semble que la Grande-Bretagne soit le cheval de Troie des intérêts financiers anglo-saxons ayant pénétré l'UE. Paris dissimule ses faiblesses en s'alliant à Berlin. On est en droit de douter que Berlin tienne tête aux Britanniques."
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Mladá fronta Dnes - République tchèque | lundi, 12. décembre 2011
Le président tchèque, Václav Klaus, a appelé jeudi lors d'une visite officielle à Prague de son homologue russe, Dmitri Medvedev, à un renforcement important des relations entre les deux pays. Avec en toile de fond la position hésitante de la République tchèque vis-à-vis du pacte budgétaire adopté vendredi lors du sommet européen, l'ex-ministre des Affaires étrangères tchèque Cyril Svoboda s'inquiète des intentions de Klaus, dans le quotidien libéral Mladá fronta Dnes : » suite
Le président tchèque, Václav Klaus, a appelé jeudi lors d'une visite officielle à Prague de son homologue russe, Dmitri Medvedev, à un renforcement important des relations entre les deux pays. Avec en toile de fond la position hésitante de la République tchèque vis-à-vis du pacte budgétaire adopté vendredi lors du sommet européen, l'ex-ministre des Affaires étrangères tchèque Cyril Svoboda s'inquiète des intentions de Klaus, dans le quotidien libéral Mladá fronta Dnes : "Le président tchécoslovaque Edvard Beneš voulait en 1943 que la nouvelle République devienne un pont entre Est et Ouest après la Seconde Guerre mondiale. C'est allé de travers pour nous. Nous avons été intégrés au bloc de l'Est. Aujourd'hui non plus, nous n'avons pas besoin d'un tel pont. Nous sommes déjà en dehors du courant principal européen. Ce n'était pas le cas auparavant. Nous nous comportions différemment. Nous avons participé à la construction de la politique européenne. Aujourd'hui, nous agissons en râleurs. Mais cela peut encore changer. Les Etats qui veulent renforcer l'Union européenne se comportent de manière responsable. Même s'il s'agit là d'une tâche ardue et complexe, il vaudra la peine de la relever."
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Libération - France | samedi, 10. décembre 2011
Si les sommets se succèdent pour résoudre la crise de l'euro, cela fait pourtant longtemps que l'Europe a délégué ses compétences, analyse l'écrivain Mathieu Lindon dans le quotidien de centre-gauche Libération : » suite
Si les sommets se succèdent pour résoudre la crise de l'euro, cela fait pourtant longtemps que l'Europe a délégué ses compétences, analyse l'écrivain Mathieu Lindon dans le quotidien de centre-gauche Libération : "Quelle injustice, quelle cAAAtastrophe : la dette qu'on s'apprêtait à léguer à nos enfants, voici qu'il va falloir s'en occuper nous-mêmes. Aucun des vingt-sept chefs d'Etat ou de gouvernement européens n'a d'idée pour sortir de la situation. C'est l'Europe de Babel qui devient l'Europe de la Méduse. ... Même les experts ne savent pas ce qu'il faut faire, la seule chose sur laquelle ils soient d'accord est que ce que font les Etats est une idiotie. On a concédé de la souveraineté à l'Europe, mais l'Europe, de fait, l'a concédée aux marchés, si bien qu'elle n'en a plus non plus, de souveraineté. Jusqu'à présent, on était du bon côté des marchés et maintenant que ça tourne, on se rend soudain compte que leur pouvoir n'est pas dépourvu d'inconvénients."
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Handelsblatt - Allemagne | vendredi, 9. décembre 2011
Les décisions de Bruxelles mènent inévitablement à une Europe à deux vitesses, critique le journal économique-libéral Handelsblatt : » suite
Les décisions de Bruxelles mènent inévitablement à une Europe à deux vitesses, critique le journal économique-libéral Handelsblatt : "L'Europe n'a toujours pas saisi la gravité de la situation. C'est d'autant plus catastrophique que même la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Nicolas Sarkozy, avaient placé la barre très haut pour ce sommet de crise de deux jours à Bruxelles. … Mais le plus grave, c'est que la voie empruntée par Merkel et Sarkozy entérine de facto la conception d'une Europe à deux vitesses et disperse les Etats membres. Jusqu'à présent, on était toujours parvenu à maintenir tout le monde dans le même bateau et à trouver des solutions pour l'ensemble des pays de l'UE. Mais tout cela est révolu. La réalité concrète et tout autant amère, c'est que les 17 pays de la zone euro veulent adopter des règles plus strictes de contrôle budgétaire via leur propre traité, en acceptant les pays de l'UE disposés à les rejoindre. Difficile de diviser davantage l'Europe."
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Il Sole 24 Ore - Italie | vendredi, 9. décembre 2011
Les créanciers privés ne seront plus appelés à l'avenir à participer à une décote de la dette des pays en difficulté. Cette initiative arrive toutefois trop tard, estime le journal économique libéral Il Sole 24 Ore : » suite
Les créanciers privés ne seront plus appelés à l'avenir à participer à une décote de la dette des pays en difficulté. Cette initiative arrive toutefois trop tard, estime le journal économique libéral Il Sole 24 Ore : "La proposition la plus surprenante concerne l'exclusion des créanciers privés de toute action de sauvetage qui s'inscrira dans le cadre du futur Mécanisme européen de stabilité (MES). C'est un grand revirement de la part de Merkel, car la participation du secteur privé au sauvetage des pays endettés était jusque-là un fondement incontournable de sa gestion de crise. … Il existe en effet de nombreux éléments indiquant que l'exigence d'une éventuelle participation du privé au remboursement des dettes ne contribue pas à faire baisser les taux d'intérêt associés aux emprunts d'Etat des pays périphériques, en dépit des rigoureuses mesures d'austérité adoptées par ceux-ci. Cela signifie également que nous ne serions pas aujourd'hui au bord de l'effondrement du système financier européen si ce changement de cap avait été envisagé plus tôt. … Il est à craindre que cette proposition arrive trop tard car le mal est fait."
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NRC Handelsblad - Pays-Bas | vendredi, 9. décembre 2011
Les 17 Etats de la zone euro et six autres pays ont décidé d'adopter leur propre traité. La Grande-Bretagne et d'autres pays ne veulent pas se joindre à l'initiative. Cela entraînera la partition de l'Europe, estime le quotidien libéral NRC Handelsblad : » suite
Les 17 Etats de la zone euro et six autres pays ont décidé d'adopter leur propre traité. La Grande-Bretagne et d'autres pays ne veulent pas se joindre à l'initiative. Cela entraînera la partition de l'Europe, estime le quotidien libéral NRC Handelsblad : "La division semble logique. Car pourquoi les pays non-membres de la zone euro devraient-ils se prononcer sur des règles que le groupe central s'est appliqué à lui-même ? Mais d'un point de vue politique, il convient de voir qui s'est réellement opposé à l'initiative, à savoir le Premier ministre britannique, David Cameron. Bien que le pays ne participe pas à l'euro, le gouvernement britannique a un avis clair sur l'euro. Quand il est question de discipline budgétaire, Cameron se range derrière Merkel. Mais à l'instar de ses prédécesseurs, il s'oppose à toute avancée de la centralisation européenne aux dépens des Etats-nations. … La Grande-Bretagne pourrait par la suite s'associer au traité, mais il faut reconnaître que les chances sont plutôt faibles. Nous devrons nous habituer à l'idée qu'il existera bientôt deux Europe."
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Libération - France | vendredi, 9. décembre 2011
Suite aux décisions du sommet européen à Bruxelles, le quotidien de centre-gauche Libération appelle désormais à une intégration politique renforcée en Europe : » suite
Suite aux décisions du sommet européen à Bruxelles, le quotidien de centre-gauche Libération appelle désormais à une intégration politique renforcée en Europe : "La crise de la dette est le signe que les marchés ne croient pas à la pérennité d'une monnaie sans Etat, c'est-à-dire sans pouvoir politique et économique fédéral capable d'imposer aux Etats fédérés une discipline commune et de les aider financièrement en cas de besoin. Une partie des responsables politiques européens, notamment en Allemagne, l'ont parfaitement compris, en demandant la création des 'Etats-Unis d'Europe'. Ce serait le seul moyen de donner une légitimité démocratique à la zone euro. A l'heure où les pays vont perdre leur souveraineté budgétaire, il faut associer le Parlement européen et les Parlements nationaux."
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Correio da Manhã - Portugal | jeudi, 8. décembre 2011
L'ex-Premier ministre portugais José Sócrates a déclaré le week-end dernier lors d'une conférence à Paris qu'il était puéril que des petits pays comme le Portugal et l'Espagne remboursent complètement leurs dettes. Ses déclarations sont indécentes, s'indigne le journal à sensation Correio da Manhã : » suite
L'ex-Premier ministre portugais José Sócrates a déclaré le week-end dernier lors d'une conférence à Paris qu'il était puéril que des petits pays comme le Portugal et l'Espagne remboursent complètement leurs dettes. Ses déclarations sont indécentes, s'indigne le journal à sensation Correio da Manhã : "Il a déclaré par la suite que ce n'était pas le sens qu'il voulait prêter à ses propos. Il aurait voulu dire que c'est une idée puérile que de rembourser 'entièrement et sans délai' des dettes à l'étranger. Quelles qu'aient pu être les intentions de cet individu, il relativise ainsi le fait que des pays ont des dettes et surtout qu'il est important de les rembourser et d'honorer ses obligations. D'un seul coup, il a détruit les principes élémentaires du droit international comme l'honnêteté et le respect des promesses. Ce n'est peut-être rien de particulier de la part d'un individu pour lequel la fonction de Premier ministre n'était rien de plus qu'un jeu puéril."
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Naftemporiki - Grèce | mercredi, 7. décembre 2011
Le Parlement grec a approuvé dans la nuit de mardi à mercredi le budget 2012, lequel prévoit entre autres de nouvelles augmentations d'impôts, des coupes drastiques dans le service public et des privatisations. Le journal économique conservateur Naftemporiki qualifie ces nouvelles mesures d'étape importante pour la sortie de crise : » suite
Le Parlement grec a approuvé dans la nuit de mardi à mercredi le budget 2012, lequel prévoit entre autres de nouvelles augmentations d'impôts, des coupes drastiques dans le service public et des privatisations. Le journal économique conservateur Naftemporiki qualifie ces nouvelles mesures d'étape importante pour la sortie de crise : "Il s'agit d'un budget qui comporte des mesures importantes, aussi bien pour les recettes que pour les dépenses de l'Etat. … Les objectifs se basent sur des prévisions optimistes concernant l'évolution du PIB. Ils se basent également sur des réformes structurelles dont la troïka juge la mise en œuvre absolument nécessaire. ... Car ces réformes doivent surtout générer les conditions pour permettre au pays de consolider son budget."
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Expansión - Espagne | jeudi, 8. décembre 2011
Un grand nombre d'Etats européens ne veulent pas suivre le compromis décidé lundi par l'Allemagne et la France. Les décisions européennes échouent toujours à cause de la mésentente, déplore le journal économique libéral-conservateur Expansión : » suite
Un grand nombre d'Etats européens ne veulent pas suivre le compromis décidé lundi par l'Allemagne et la France. Les décisions européennes échouent toujours à cause de la mésentente, déplore le journal économique libéral-conservateur Expansión : "Hier encore, on a pu constater que les pays de l'UE sont incapables de s'accorder sur un plan d'action clair. Alors que Paris assurait que le tandem franco-allemand ne quitterait pas le sommet qui débute aujourd'hui à Bruxelles tant qu'une réelle solution ne serait pas trouvée à la crise, Berlin tempérait déjà les attentes, certains partenaires de l'alliance n'ayant manifestement pas encore reconnu le sérieux de la situation. L'Allemagne a en outre raison de critiquer la bureaucratie bruxelloise, qui voulait édulcorer les propositions franco-allemandes avant même le début du sommet. Mais pour les marchés, le pessimisme allemand représentait hier un signal peu encourageant. Avec inquiétude, ils constatent que l'Europe trébuche de nouveau sur les mêmes pierres d'achoppement, à savoir la mésentente et les intérêts contradictoires."
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De Tijd - Belgique | jeudi, 8. décembre 2011
Les chefs d'Etat et de gouvernement sont condamnés à réussir lors du sommet qui débute aujourd'hui, estime le journal économique De Tijd : » suite
Les chefs d'Etat et de gouvernement sont condamnés à réussir lors du sommet qui débute aujourd'hui, estime le journal économique De Tijd : "Ce que tout le monde craignait devient peu à peu réalité. La récession s'immisce dans la zone euro. … Les mesures d'austérité vont peser très lourd sur les économies nationales de la zone euro. … En outre, la crise de l'euro et la récession se renforcent mutuellement. La confiance disparaît tant dans l'Union européenne que dans l'économie. Il est ainsi à craindre que nous aboutissions à une spirale négative. Cette évolution doit à tout prix être enrayée, car c'est la voie la plus rapide vers la dépression économique. 2012 sera sans conteste une année difficile sur le plan économique. Elle sera plus ou moins difficile selon ce que les dirigeants européens mettront sur la table aujourd'hui et demain. Si le sommet devait une fois encore échouer, il faudra craindre le pire pour la zone euro. En fait Bruxelles n'a pas le choix : elle a le devoir de réussir."
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Tous les textes disponibles de » Jean Vanempten
Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | jeudi, 8. décembre 2011
Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a estimé que la modification des traités européens envisagée par Berlin et Paris n'était pas nécessaire. L'Allemagne a alors mis en garde contre les 'combines de Bruxelles'. Des propos exagérés, estime le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : » suite
Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a estimé que la modification des traités européens envisagée par Berlin et Paris n'était pas nécessaire. L'Allemagne a alors mis en garde contre les 'combines de Bruxelles'. Des propos exagérés, estime le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Le Belge avait le devoir de proposer un modèle dans lequel tous les Etats s'y retrouvent. C'est également sa fonction, en tant que passerelle institutionnelle entre la zone euro et le reste de l'UE, de maintenir la boutique tant que cela est possible. C'est ce qu'il a essayé de faire, en tant que courtier sincère, et c'est ce qui explique la grogne de Berlin. … Elle [Merkel] sait également que l'objectif à long terme - une union de stabilité basée sur les modifications des traités - ne sera réalisable que si l'on accepte dans un premier temps des demi-mesures telles que Van Rompuy les propose, c'est-à-dire sans laisser retomber la pression et sans déresponsabiliser les 'mauvais élèves'."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Rzeczpospolita - Pologne | jeudi, 8. décembre 2011
La chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Nicolas Sarkozy, ont appelé mercredi dans une lettre commune le président conseil européen, Herman Van Rompuy, à soutenir le projet de modification des traités européens afin de surmonter la crise de la dette. Les formulations obscures que comporte cette missive recèle néanmoins un certain potentiel de conflit, redoute le quotidien conservateur Rzeczpospolita : » suite
La chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Nicolas Sarkozy, ont appelé mercredi dans une lettre commune le président conseil européen, Herman Van Rompuy, à soutenir le projet de modification des traités européens afin de surmonter la crise de la dette. Les formulations obscures que comporte cette missive recèle néanmoins un certain potentiel de conflit, redoute le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "La lettre contient des passages qui peuvent susciter l'émoi. Premièrement, il est suggéré que les 17 pays de la zone euro ainsi que d'autres 'Etats disposés à le faire' ratifient le nouveau traité, mais pas l'ensemble des 27 membres de l'UE. Deuxièmement, s'il est proposé de prendre des sanctions automatiques en cas de dépassement du seuil de trois pour cent du déficit public, il est par contre aussi précisé que l'Eurogroupe peut décider de rejeter les sanctions. Cela revient à dire qu'on n'établira pas de sanctions automatiques."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Tous les textes disponibles de » Marek Magierowski
WOZ - Die Wochenzeitung - Suisse | jeudi, 8. décembre 2011
A l'occasion du congrès des sociaux-démocrates allemands (SPD) en début de semaine, de nombreux orateurs ont critiqué la gestion de la crise de l'euro de l'actuelle coalition libérale-conservatrice. Le SPD a pourtant sa part de responsabilité dans la débâcle financière, estime l'hebdomadaire de gauche WOZ : » suite
A l'occasion du congrès des sociaux-démocrates allemands (SPD) en début de semaine, de nombreux orateurs ont critiqué la gestion de la crise de l'euro de l'actuelle coalition libérale-conservatrice. Le SPD a pourtant sa part de responsabilité dans la débâcle financière, estime l'hebdomadaire de gauche WOZ : "Ils demandent tous aujourd'hui des règles plus strictes pour les marchés financiers mais, à l'exception du parti de gauche Die Linke, passent obstinément sous silence le fait que c'est la politique allemande qui a ouvert la voie aux transactions bancaires à risque. La coalition SPD-Verts [au pouvoir de 1998 à 2005], avec sa politique de dérégulation, a déroulé le tapis rouge pour le capitalisme financier. … Il y a eu un plan de soutien des marchés financiers avec une trentaine de projets de lois qui ont toutes été adoptées, telles que le soutien des titrisations, l'autorisation des produits dérivés, des hedgefonds et des ventes à découvert, ou les exonérations fiscales pour les Fonds Commun de Créances (FCC) extérieurs au bilan des banques. Ils n'ont vu que des opportunités et ont occulté les risques. Même avec l'accord qui a permis de former la grande coalition de 2005 entre SPD et CDU (avec Steinbrück comme ministre des Finances), on a poursuivi la dérégulation des marchés financiers et le démantèlement de la surveillance bancaire."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Jornal de Negócios - Portugal | mercredi, 7. décembre 2011
Les systèmes de protection sociale en Europe et ailleurs ont été conçus au départ pour des circonstances économiques et démographiques largement différentes de la réalité actuelle. Les gouvernements ont fait des promesses à trop d'individus pendant trop longtemps, analyse l'économiste américain Michael Jay Boskin dans le journal économique Jornal de Negócios : » suite
Les systèmes de protection sociale en Europe et ailleurs ont été conçus au départ pour des circonstances économiques et démographiques largement différentes de la réalité actuelle. Les gouvernements ont fait des promesses à trop d'individus pendant trop longtemps, analyse l'économiste américain Michael Jay Boskin dans le journal économique Jornal de Negócios : "Ce problème fondamental se manifeste maintenant dans la dynamique de dette insoutenable de ces pays. L'adhésion à l'euro, qui a permis temporairement un emprunt massif à faible taux d'intérêt, a seulement aggravé la dette. La réforme de la protection sociale est la seule solution permanente à la crise en Europe. Certains espèrent qu'avec l'aide des gouvernements nationaux, de la Banque Centrale Européenne, du Fonds Monétaire International et du Fonds Européen de Stabilité Financière, les trous dans la digue de financement de la dette souveraine vont être temporairement comblés et que les banques européennes vont reconstituer leur capital. Mais cela fonctionnera seulement si les réformes structurelles rendent ces économies beaucoup plus compétitives. Elles doivent à la fois alléger la pression fiscale et réduire la congestion des paiements de transfert. Trop de gens recueillent des avantages issus de ceux qui travaillent et paient des impôts."
» article intégral (lien externe, portugais)
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Právo - République tchèque | mercredi, 7. décembre 2011
Alors que l'Europe connaît l'un des moments les plus dramatiques de son histoire d'après-guerre, cela ne semble intéresser personne à Prague. Le politologue Jiří Pehe critique dans le quotidien de gauche Právo le silence de la République tchèque dans la crise de l'euro : » suite
Alors que l'Europe connaît l'un des moments les plus dramatiques de son histoire d'après-guerre, cela ne semble intéresser personne à Prague. Le politologue Jiří Pehe critique dans le quotidien de gauche Právo le silence de la République tchèque dans la crise de l'euro : "Le président Klaus a une explication à cela : l'Europe est dominée par Sarkozy et Merkel et personne ne nous demande notre avis. Reste à savoir pourquoi. Parce qu'il n'existe aucune politique claire en matière de relations avec l'Europe. Qu'est-ce que l'Europe peut penser du fait que nous ayons deux secrétaires d'Etat pour l'Europe, un pro-européen et l'autre pas si pro-européen. A qui l'Europe peut-elle poser la question à Prague ? … De plus, l'europhobie du président Klaus ne constitue pas une plate-forme de discussion constructive. Le ministre des Affaires étrangères polonais Radosław Sikorski a montré dernièrement à Berlin que tous les Etats de l'UE ont quelque chose à dire. … Reste à espérer qu'à l'avenir personne n'écrira de manière offensée et typiquement tchèque, comment il a été une fois encore décidé de notre sort sans notre avis. Cette fois-ci, nous ne pouvons nous en prendre qu'à nous-mêmes."
» informations complémentaires (lien externe, tchèque)
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Magyar Nemzet - Hongrie | mercredi, 7. décembre 2011
Les agences de notation américaines mènent contre l'Europe une guerre qu'il faut achever au plus vite, demande le quotidien conservateur Magyar Nemzet : » suite
Les agences de notation américaines mènent contre l'Europe une guerre qu'il faut achever au plus vite, demande le quotidien conservateur Magyar Nemzet : "Au cours des 15 dernières années, une bonne vingtaine de pays au moins ont été mal évalués : il y a des Etats dont la note souveraine a dû être revue de cinq à dix crans à la hausse ou à la baisse pour que celles-ci correspondent au moins après coup à la réalité. … Les deux agences de notation new-yorkaise Standard & Poor's et Moody's tentent visiblement de renforcer les Etats-Unis dans la compétition mondiale. Elles savent très bien qu'elles ne peuvent que nuire à l'Europe en procédant à leurs dégradations. Et c'est aussi leur objectif réel. Nous avons affaire à une guerre économique entre les Etats-Unis et l'Europe. … L'initiative de Standard & Poor's s'apparente ici à un bombardement de masse. … L'UE doit reprendre la main en interdisant immédiatement les évaluations de pays et en créant une agence de notation européenne."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Cinco Días - Espagne | mercredi, 7. décembre 2011
En menaçant de dégrader la note souveraine de 15 pays de la zone euro, l'agence de notation Standard & Poor's se tire une balle dans le pied, juge le journal économique de centre-gauche Cinco Días : » suite
En menaçant de dégrader la note souveraine de 15 pays de la zone euro, l'agence de notation Standard & Poor's se tire une balle dans le pied, juge le journal économique de centre-gauche Cinco Días : "Quelle que soit la qualité de l'analyse - et celle-ci aussi est controversée - Standard & Poor's multiplie les maladresses durant la crise et commet de graves erreurs. … Personne ne veut se ranger derrière les théories du complot antieuropéennes. Ce serait absurde. Pas même derrière l'accusation selon laquelle l'initiative de Standard & Poor's ne serait qu'une manœuvre de diversion qui profiterait aux spéculations de l'agence sur ses propres fonds. Non, rien de tel. Mais vu la gestion peu crédible de la crise jusque-là, nous nous accordons la liberté journalistique de noter les agences de notation. Notre résultat pour Standard & Poor's : obligation pourrie avec perspective négative."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Libération - France | mercredi, 7. décembre 2011
L'agence de notation Standard & Poor's a placé 15 pays de la zone euro sous observation accrue sans attendre les résultats du sommet européen de la fin de semaine. Nous ne sommes plus dirigés par les politiques mais par les acteurs économiques, estime le quotidien de centre-gauche Libération : » suite
L'agence de notation Standard & Poor's a placé 15 pays de la zone euro sous observation accrue sans attendre les résultats du sommet européen de la fin de semaine. Nous ne sommes plus dirigés par les politiques mais par les acteurs économiques, estime le quotidien de centre-gauche Libération : "Exécutif, législatif, judiciaire. ... La crise économique a balayé ce vieux schéma. Depuis trois ans qu'elle dure, ses épisodes marquants, son tempo ironique rappellent à quel point il est désormais obsolète. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel annoncent, satisfaits et en grande pompe, leurs projets européens ? Quelques heures plus tard, une agence de notation les balaye et les ridiculise, en plaçant la zone euro sous surveillance négative. Au schéma fondateur de la démocratie succède désormais une nouvelle organisation des forces, brutale : un nouveau pouvoir, économique, sans contre-pouvoir capable de le limiter ni même de le réguler, domine tous les autres et dicte sa loi."
» article intégral (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Nicolas Demorand
Financial Times Deutschland - Allemagne | mercredi, 7. décembre 2011
Les marchés financiers sont restés placides mardi face à la menace de dégrader la note de 15 pays de la zone euro, lancée la veille par l'agence de notation Standard & Poor's. Les agences ont perdu de leur pouvoir, analyse le journal économique libéral Financial Times Deutschland : » suite
Les marchés financiers sont restés placides mardi face à la menace de dégrader la note de 15 pays de la zone euro, lancée la veille par l'agence de notation Standard & Poor's. Les agences ont perdu de leur pouvoir, analyse le journal économique libéral Financial Times Deutschland : "Les dégradations notamment, qu'elles soient réelles ou restent à l'état de menaces, ne provoquent pas vraiment d'onde de choc sur les marchés si ceux-ci s'attendent de toute façon au pire. En outre, personne n'est plus vraiment convaincu qu'une dégradation aille automatiquement de pair avec des taux accrus pour un pays endetté, du moins plus depuis la dégradation des Etats-Unis. … Pour les agences de notation en revanche, la crise actuelle de la zone euro pourrait se transformer en crise de leur propre secteur. Pour cela, il n'y a même pas besoin de quelconques réactions politiques comme la demande d'une régulation accrue ou la mise en place d'une agence de notation européenne spécifique. Les conditions dans lesquelles les informations sur une éventuelle dégradation des pays de la zone euro parviennent actuellement à l'opinion publique suffisent à saper la confiance dans le professionnalisme des agences de notation."
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La Repubblica - Italie | mercredi, 7. décembre 2011
La discipline budgétaire et les rigoureux objectifs d'austérité préconisés par l'Allemagne et la France ne suffiront pas à résoudre la crise de la dette européenne, met en garde le prix Nobel d'économie américain Joseph E. Stiglitz dans le quotidien de centre-gauche La Repubblica, à la veille du sommet européen : » suite
La discipline budgétaire et les rigoureux objectifs d'austérité préconisés par l'Allemagne et la France ne suffiront pas à résoudre la crise de la dette européenne, met en garde le prix Nobel d'économie américain Joseph E. Stiglitz dans le quotidien de centre-gauche La Repubblica, à la veille du sommet européen : "Passe encore le fait d'accuser leurs compatriotes du sud de débauche budgétaire, ou, dans le cas de l'Espagne et de l'Irlande, d'avoir laissé dominer les libres-marchés sans prévoir l'issue d'un tel choix. En revanche, cela ne règle pas le problème actuel : les dettes immenses, qu'elles soient le fruit d'erreurs de calcul privées ou publiques, doivent être gérées dans le cadre de l'euro. Les compressions dans le secteur public aujourd'hui ne règlent en rien les débauches budgétaires d'hier ; elles ne font que pousser les économies vers des récessions un peu plus profondes. Les dirigeants européens le savent. Ils savent qu'il y a un besoin de croissance. Mais plutôt que de s'attaquer aux problèmes du moment et de déterminer une formule pour la croissance, ils préfèrent se livrer à des homélies sur ce que le gouvernement précédant aurait dû faire. Un moyen de trouver satisfaction en sermonnant autrui, mais qui ne résoudra pas les problèmes de l'Europe - et qui ne sauvera pas l'euro."
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Finanz und Wirtschaft - Suisse | mercredi, 7. décembre 2011
Lors du sommet européen de jeudi et de vendredi à Bruxelles, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE veulent adopter de nouvelles mesures pour établir davantage de stabilité financière en Europe. Mais tant qu'il n'y aura pas d'union fiscale, la Banque centrale européenne (BCE) devra s'impliquer davantage, préconise l'économiste Thomas Straubhaar dans le journal économique Finanz und Wirtschaft : » suite
Lors du sommet européen de jeudi et de vendredi à Bruxelles, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE veulent adopter de nouvelles mesures pour établir davantage de stabilité financière en Europe. Mais tant qu'il n'y aura pas d'union fiscale, la Banque centrale européenne (BCE) devra s'impliquer davantage, préconise l'économiste Thomas Straubhaar dans le journal économique Finanz und Wirtschaft : "La BCE doit d'abord éteindre l'incendie. Il faut ensuite veiller à donner les moyens nécessaires à la lutte contre l'incendie dans un délai et une forme appropriés. Pour cela, il faut l'intervention d'instruments de politique monétaire intelligents. Ceux-ci devraient permettre à la BCE, en cas d'effondrement, de stériliser [accompagner de certaines mesures] le plus rapidement possible les crédits qu'elle garantit en rachetant d'anciens emprunts d'Etat, afin d'étouffer dans l'œuf les menaces d'inflation. A long terme, l'Union fiscale, dotée d'une règle d'or budgétaire rigoureuse et de sanctions automatiques, ainsi qu'un FESF conçu comme un fonds de sauvetage au financement commun, devront faire en sorte que l'Europe ne soit pas seulement une union de transfert et de responsabilité, mais aussi une union de stabilité."
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Expansión - Espagne | mardi, 6. décembre 2011
L'Allemagne et la France font avancer l'idée d'un gouvernement économique de la zone euro, salue le journal économique libéral Expansión, en demandant des mesures supplémentaires : » suite
L'Allemagne et la France font avancer l'idée d'un gouvernement économique de la zone euro, salue le journal économique libéral Expansión, en demandant des mesures supplémentaires : "Remettre en ordre les budgets publics ne suffira pas pour nous sortir de la zone à risque. Nous avons besoin d'urgence d'une stratégie commune qui impulse la relance. Nous avons besoin d'urgence de réformes structurelles qui éliminent les différences entre les pays. ... Nous avons donc besoin d'urgence de soutenir la discipline budgétaire au moyen d'une politique économique qui rétablisse une croissance stable. Une véritable union économique doit désormais emboîter le pas à la politique budgétaire commune."
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Financial Times - Royaume-Uni | mardi, 6. décembre 2011
Si les traités européens devaient être renégociés, la Grande-Bretagne doit absolument être présente, estime le quotidien libéral-conservateur Financial Times. Le pays risquerait sinon ... » suite
Si les traités européens devaient être renégociés, la Grande-Bretagne doit absolument être présente, estime le quotidien libéral-conservateur Financial Times. Le pays risquerait sinon d'être "évincé de la négociation des traités, ce qui pourrait avoir des conséquences pour l'adhésion de la Grande-Bretagne à l'UE. Il n'est pas dans notre intérêt national que Cameron ne fasse pas partie du cercle restreint des décideurs. Il se peut que la Grande-Bretagne doive remettre en cause sa relation à l'UE, mais ce n'est pas le moment. Clôturer la City de Londres de fil de fer barbelé n'est pas la bonne stratégie. Quelles que soient les solutions trouvées pour sauver la zone euro, il est dans l'intérêt de la Grande-Bretagne de garantir l'intégrité du marché unique, même dans une Union qui comprend des pays membres et non-membres de la zone euro. Mais pour défendre ce point, il faut une certaine autorité morale. Si nous appuyons maintenant sur la pédale de frein, nous nous tirerons une balle dans le pied."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Lidové noviny - République tchèque | mardi, 6. décembre 2011
Dans les négociations avec la chancelière allemande Angela Merkel à Paris, Nicolas Sarkozy a capitulé sur tous les points, critique le quotidien conservateur Lidové noviny : » suite
Dans les négociations avec la chancelière allemande Angela Merkel à Paris, Nicolas Sarkozy a capitulé sur tous les points, critique le quotidien conservateur Lidové noviny : "Jeudi dernier, Sarkozy appelait encore au retour de la démocratie dans l'Union monétaire. Hier, il a approuvé que des sanctions soient automatiquement appliquées aux pays dont le déficit dépasse trois pour cent du PIB. Le traité de Lisbonne doit être modifié dans ce sens. Paris n'a imposé aucune de ses propres idées. Ni les euro-obligations, ni le rôle accru de la Banque centrale européenne. … Si une surveillance automatique peut apaiser les électeurs allemands, il ne faut toutefois pas s'attendre à ce que cela renouvelle la confiance des investisseurs dans la zone euro. Cette atteinte fondamentale à la souveraineté des pays de la zone euro ne résoudra pas les graves problèmes de l'Union monétaire."
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Les Echos - France | mardi, 6. décembre 2011
La Cour de justice de l'UE pourra à l'avenir contrôler le respect du pacte de croissance et de stabilité, et il n'y aura plus de décote comme en Grèce. C'est une étape importante vers le sauvetage de l'euro, estime le journal économique libéral Les Echos : » suite
La Cour de justice de l'UE pourra à l'avenir contrôler le respect du pacte de croissance et de stabilité, et il n'y aura plus de décote comme en Grèce. C'est une étape importante vers le sauvetage de l'euro, estime le journal économique libéral Les Echos : "On sait depuis longtemps que l'Europe est championne pour inventer des règles, et encore plus pour les violer. Ni les forces économiques ni a fortiori la réalité politique ne se laissent ficeler dans un traité ou dompter par la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne. Le point fondamental est ailleurs. Il réside dans l'engagement pris par les deux plus grands pays de la zone euro que l'expérience désastreuse du traitement de la dette grecque ne sera pas renouvelée. Cela peut sembler technique, mais c'est une avancée qui change radicalement le paysage et qui, s'il est permis d'être pour une fois un peu optimiste, constitue la première étape d'un plan ... de nature à sauver la zone euro. La première étape, formalisée hier, est cruciale : il n'y aura plus de participation forcée du secteur privé à la restructuration de la dette d'un Etat de la zone euro."
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Die Welt - Allemagne | mardi, 6. décembre 2011
C'est une bonne chose que la France et l'Allemagne fassent pression pour réformer les traités européens avant même le sommet européen jeudi et vendredi, écrit le quotidien conservateur Die Welt : » suite
C'est une bonne chose que la France et l'Allemagne fassent pression pour réformer les traités européens avant même le sommet européen jeudi et vendredi, écrit le quotidien conservateur Die Welt : "On écrit souvent que les marchés n'auraient plus confiance dans certains gouvernements de la zone euro. Mais ce qui est plus grave encore, c'est la perte de confiance entre les gouvernements européens. Les pays donateurs ne croient tout simplement plus à ce que leur promettent Athènes et Rome. C'est la raison pour laquelle la chancelière n'a pas d'autre solution que d'exiger des conditions béton ou de se servir du marché comme levier. … Les nouvelles propositions franco-allemandes de modification des traités européens sont donc un pas de plus sur la corde raide de l'euro. Si un rapprochement sur le plan fiscal est d'ores et déjà inéluctable, alors les pays donateurs doivent au moins avoir la garantie que les pays problématiques ne retomberont pas dans les affres d'une politique irresponsable."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Diário de Notícias - Portugal | mardi, 6. décembre 2011
L'histoire de l'introduction accélérée de l'euro a déjà été oubliée pour mieux pouvoir s'en prendre à l'Allemagne, analyse le quotidien Diário de Notícias : » suite
L'histoire de l'introduction accélérée de l'euro a déjà été oubliée pour mieux pouvoir s'en prendre à l'Allemagne, analyse le quotidien Diário de Notícias : "On va jusqu'à prétendre que l'Allemagne aspire aujourd'hui à l'hégémonie européenne au moyen de règles monétaires et financières strictes, pour réussir là où ses divisions blindées avaient échoué. Si cet argument suscite un grand émoi, il est néanmoins tout simplement erroné. Après la réunification allemande, l'existence d'une économie hautement compétitive au cœur de l'Europe a fait frémir les pays voisins. … Ainsi est née l'idée d'associer ce géant économique à une monnaie unique (de la même façon que les habitants de Lilliput voulaient attacher Gulliver) pour lier son destin à une intégration européenne approfondie. Même si cela nous coûte de l'admettre aujourd'hui, il faut rappeler que l'Allemagne avait alors proposé une voie entièrement différente. Il fallait d'abord que tous avancent dans le sens d'une harmonisation fiscale, adoptent une gestion responsable de leurs dépenses publiques pour ensuite progresser prudemment vers une Union monétaire, laquelle serait alors basée sur une politique financière synchronisée. Mais personne à l'époque ne voulait construire