La polémique autour des Roms
Avec l'expulsion des Roms, la France a déclenché un débat sur la situation de la minorité la plus importante au sein de l'UE. La Commission européenne s'en est mêlée et menace la France d'une procédure en manquement. Suivez ici les voix et les commentaires dans la presse européenne.

Adevărul - Roumanie | mercredi, 1. décembre 2010
Des associations de Roms ont manifesté mardi à Bucarest contre un projet de loi du PDL, le parti au gouvernement, visant à utiliser de nouveau le terme Tzigane au lieu du terme Rom dans le discours officiel. Cela permettrait ainsi d'éviter une confusion avec le terme Roumain ou la ville italienne de Rome. Le quotidien Adevărul trouve cela absurde : » suite
Des associations de Roms ont manifesté mardi à Bucarest contre un projet de loi du PDL, le parti au gouvernement, visant à utiliser de nouveau le terme Tzigane au lieu du terme Rom dans le discours officiel. Cela permettrait ainsi d'éviter une confusion avec le terme Roumain ou la ville italienne de Rome. Le quotidien Adevărul trouve cela absurde : "Ordonner l'utilisation de certains termes par la loi est une conception autoritaire. Mussolini a à l'époque du fascisme essayé d'imposer aux Italiens l'utilisation de certaines formes d'expression. De la même manière, Ceauşescu avait promulgué un décret pour que nous nous qualifiions les uns les autres de 'camarades'. … Ceci n'a rien donné. Les gens parlaient de manière spontanée. Simplement, Mussolini et Ceauşescu étaient les chefs de régime dictatoriaux. M. Prigoană [du PDL] est député dans une démocratie. Sa farce législative pourrait bien trouver de nombreux partisans. C'est bien là le problème. Mais c'est notre problème et non celui de M. Silviu Prigoană."
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Helsingin Sanomat - Finlande | dimanche, 28. novembre 2010
En raison de l'importante vague de froid, la ville d'Helsinki a débloqué des fonds pour 40 Roms d'un camp de caravanes afin de payer leur retour en Roumanie. Ils doivent pourtant en principe être aidés sur place et recevoir une aide de l'UE, estime le quotidien libéral Helsingin Sanomat : » suite
En raison de l'importante vague de froid, la ville d'Helsinki a débloqué des fonds pour 40 Roms d'un camp de caravanes afin de payer leur retour en Roumanie. Ils doivent pourtant en principe être aidés sur place et recevoir une aide de l'UE, estime le quotidien libéral Helsingin Sanomat : "Par cette décision, Helsinki déplace le problème en tout cas temporairement vers l'extérieur. Ce serait une honte pour la ville et tout le pays si les mendiants venaient à mourir dans le froid ou près d'un feu dans leur camp. Cela peut toujours arriver mais pas à Helsinki. … Mais des décisions sporadiques d'expulsions ou de paiement de billets ne résoudront en rien le problème des Roms. Une décision doit être trouvée au niveau de l'UE et des fonds suffisants doivent pour cela être débloqués. Mais se contenter de distribuer de l'argent n'aidera pas les Roms si aucun contrôle n'est mis en place parallèlement pour vérifier si ces sommes servent réellement à payer le voyage de retour des Roms dans leur pays d'origine. … C'est une honte pour l'ensemble de l'UE qu'un groupe aussi important de personnes puisse déambuler sur son territoire à la recherche d'un endroit qui leur permettrait de trouver les conditions indispensables à une vie décente."
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Trud - Bulgarie | lundi, 22. novembre 2010
Lors du sommet de l'OTAN à Lisbonne, le président français Nicolas Sarkozy a pour la première fois conditionné l'adhésion de la Bulgarie à l'espace Schengen à un recul de la corruption dans le pays. Dans une lettre ouverte parue dans le quotidien Trud, Guéorgui Charabov répond à Sarkozy sur un ton à la fois ironique et irrité : » suite
Lors du sommet de l'OTAN à Lisbonne, le président français Nicolas Sarkozy a pour la première fois conditionné l'adhésion de la Bulgarie à l'espace Schengen à un recul de la corruption dans le pays. Dans une lettre ouverte parue dans le quotidien Trud, Guéorgui Charabov répond à Sarkozy sur un ton à la fois ironique et irrité : "Eh, Sarko, qu'avons-nous fait pour mériter ça ? On te dit bonjour et tu nous réponds au revoir. … C'est injuste ! Quand l'été dernier tu as chassé nos Roms de Paris, toute l'Europe s'en est prise à toi, condamnant une violation des droits de l'homme et une discrimination. Que ne t'ont-il jeté à la figure. Nous, les Bulgares, nous étions les seuls de ton côté. Nous te disions de les expulser. Nous n'avions aucun problème avec la France. Mais nous en avons un aujourd'hui : nous devons mettre le holà à la corruption et au crime pour pouvoir intégrer l'espace Schengen. Et toi, mon ami ? Es-tu parvenu à contenir l'immigration illégale en France ? Protèges-tu bien la frontière méridionale de la sainte Union européenne ?"
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Blog Aktuálně.cz - République tchèque | jeudi, 4. novembre 2010
Les enfants roms en République tchèque fréquentent principalement des écoles spéciales, malgré les critiques persistantes de l'étranger. Cela ne correspond absolument pas à leurs aptitudes, critique le président de la Ligue des droits de l'homme David Zahumenský dans son blog sur le portail Aktuálně.cz, où il appelle à mettre fin à cette pratique : » suite
Les enfants roms en République tchèque fréquentent principalement des écoles spéciales, malgré les critiques persistantes de l'étranger. Cela ne correspond absolument pas à leurs aptitudes, critique le président de la Ligue des droits de l'homme David Zahumenský dans son blog sur le portail Aktuálně.cz, où il appelle à mettre fin à cette pratique : "Il n'est pas satisfaisant que l'on veille toujours à occuper pleinement ces écoles. Car on n'y produit des gens qui à l'avenir présenteront une dépendance superflue aux aides publiques. Voulons-nous vraiment continuer à maintenir ce modèle inadéquat ? La clé du problème rom réside dans l'éducation. Il est indispensable que le gouvernement mette enfin en œuvre des dispositions préparées depuis longtemps, comme cela fonctionne dans d'autres pays. Mais le ministre de l'Education Dobeš s'y refuse. La discrimination des Roms dans l'accès à l'éducation, pour laquelle la République tchèque a déjà été condamnée il y a trois ans par la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg, subistera donc."
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Právo - République tchèque | vendredi, 22. octobre 2010
La forte peine prononcée à l'encontre de quatre néonazis tchèques, condamnés de 20 à 22 ans de prison pour avoir incendié la maison d'une famille rom, a majoritairement suscité l'incompréhension sur les forums Internet du pays. Même le président Václav Klaus a estimé que ce verdict lui semblait trop dur. Le quotidien de gauche Právo est ulcéré par cette attitude : » suite
La forte peine prononcée à l'encontre de quatre néonazis tchèques, condamnés de 20 à 22 ans de prison pour avoir incendié la maison d'une famille rom, a majoritairement suscité l'incompréhension sur les forums Internet du pays. Même le président Václav Klaus a estimé que ce verdict lui semblait trop dur. Le quotidien de gauche Právo est ulcéré par cette attitude : "Cet incendie criminel a dépassé les limites de tous les actes de violence racistes commis jusque-là. Il avait été planifié longtemps à l'avance, ses auteurs sont des activistes néonazis avérés et le crime dans son ensemble remplit les caractéristiques d'un acte terroriste. La justice a montré avec ces peines sévères que les pouvoirs publics ne toléreront pas la terreur néonazie en République tchèque. Reste à savoir ce qu'en pensera l'opinion publique. … L'attitude adoptée par rapport au verdict du tribunal sera le révélateur du niveau de racisme en République tchèque."
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Lidové noviny - République tchèque | jeudi, 21. octobre 2010
Quatre jeunes néonazis ont été condamnés mercredi en République tchèque à de lourdes peines de 20 à 22 ans de prison pour tentative de meurtre. Ces jeunes avaient incendié en 2009 un immeuble habité par des Roms. Le quotidien conservateur Lidové noviny salue la décision sévère du juge : » suite
Quatre jeunes néonazis ont été condamnés mercredi en République tchèque à de lourdes peines de 20 à 22 ans de prison pour tentative de meurtre. Ces jeunes avaient incendié en 2009 un immeuble habité par des Roms. Le quotidien conservateur Lidové noviny salue la décision sévère du juge : "Certains pourraient dire que les quatre jeunes n'ont pas eu de chance, qu'ils ont été arrêtés rapidement et qu'ils ont été condamnés pour l'exemple. Après tout, ils n'étaient pas les premiers à commettre des agressions racistes allant jusqu'au meurtre. Et alors ? Des personnes qui jettent des cocktails Molotov sur des maisons dans lesquelles dorment des enfants, ne peuvent pas s'attendre à autre chose qu'un jugement exemplaire. Il faut aussi que les individus qui seraient tentés d'en faire autant le comprennent."
» informations complémentaires (lien externe, tchèque)
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Novinar - Bulgarie | mercredi, 13. octobre 2010
Après les expulsions contestées de Roms en France, le Parlement français a adopté en première lecture un projet de loi qui devrait faciliter l'expulsion de Roms à l'avenir. Le parti minoritaire libéral DPS a protesté contre cette décision au Parlement bulgare. Ce parti espère ainsi s'assurer les suffrages des Roms lors des élections municipales de l'automne prochain, suppose le quotidien Novinar : » suite
Après les expulsions contestées de Roms en France, le Parlement français a adopté en première lecture un projet de loi qui devrait faciliter l'expulsion de Roms à l'avenir. Le parti minoritaire libéral DPS a protesté contre cette décision au Parlement bulgare. Ce parti espère ainsi s'assurer les suffrages des Roms lors des élections municipales de l'automne prochain, suppose le quotidien Novinar : "Quoi qu'il en soit, il y a au moins quelqu'un qui réagit en Bulgarie aux textes de loi discriminatoires votés par le Parlement français. Il serait toutefois préférable que ces explications n'émanent pas d'un parti en particulier, mais du gouvernement lui-même. Le silence des dirigeants continue d'accentuer le trou noir qui se forme entre les ghettos de Roms, le reste du pays et l'Europe. Lors des prochaines élections, nous observerons les voix des Roms se porter massivement sur un parti en particulier. … Les dirigeants ne devront pas se plaindre alors d'avoir fermé les yeux sur le traitement que la France réserve à leurs propres ressortissants."
» article intégral (lien externe, bulgare)
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Salzburger Nachrichten - Autriche | mercredi, 13. octobre 2010
En Autriche, deux petites filles ont été expulsées vers le Kosovo bien que leur mère soit à l'hôpital. C'est seulement l'un des nombreux exemples témoignant du manque de discernement avec lequel on traite la question de l'immigration en Europe, estime le quotidien Salzburger Nachrichten : » suite
En Autriche, deux petites filles ont été expulsées vers le Kosovo bien que leur mère soit à l'hôpital. C'est seulement l'un des nombreux exemples témoignant du manque de discernement avec lequel on traite la question de l'immigration en Europe, estime le quotidien Salzburger Nachrichten : "La France rase les campements de Roms et expulse des citoyens européens de son territoire. L'Italie intercepte les réfugiés africains en haute mer, là où ceux-ci ne peuvent formuler des demandes d'asile, et les renvoie en Libye, où on les enferme comme des criminels. On entend des histoires similaires en Suisse et en Suède quant au traitement des réfugiés. Mais qu'est-ce qui nous effraie tant ? Le fait est que les systèmes de soins et de santé en Europe et en Autriche s'effondreraient s'ils étaient privés de la main-d'œuvre étrangère. … Malheureusement, on réalise de trop bons bénéfices politiques en exploitant cette question à la fois difficile et importante pour l'avenir. Il ne faut pas l'abandonner aux politiques, car ceux-ci sont justement sur le point de mettre en l'air tout notre avenir."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Helsingin Sanomat - Finlande | mardi, 12. octobre 2010
Ce mardi débute à Bucarest une conférence de l'UE de deux jours sur la question des Roms. Le quotidien Helsingin Sanomat estime qu'il existe un problème Rom au sein de l'Union et que celui-ci est intrinsèque : » suite
Ce mardi débute à Bucarest une conférence de l'UE de deux jours sur la question des Roms. Le quotidien Helsingin Sanomat estime qu'il existe un problème Rom au sein de l'Union et que celui-ci est intrinsèque : "A l'Ouest, on gaspille beaucoup d'énergie à ruminer sur la manière dont on peut faire disparaitre les Roms du paysage, alors qu'à l'Est, pays d'origine des Roms, on manque de moyens pour améliorer la situation. L'Union européenne doit avoir recours à l'argent plutôt qu'à la force pour résoudre ce conflit. Le fonds social de l'Union a constitué une réserve de 2,25 milliards d'euros pour l'amélioration des conditions des groupes de population défavorisés pour les années 2007 à 2013. La Roumanie n'a utilisé qu'un pour cent de cette somme et la Bulgarie cinq pour cent. Lorsque l'argent ne leur suffit plus, il semble que ces pays manquent de volonté plutôt que de moyens pour améliorer les conditions des Roms. Il est grand temps que l'Union européenne les secoue. Nul besoin de 'groupe d'intervention' pour le faire, l'Union dispose des moyens économiques pour exercer une pression."
» article intégral (lien externe, finnois)
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The Independent - Royaume-Uni | lundi, 11. octobre 2010
A Belgrade, environ un millier de personnes ont participé à une parade homosexuelle autorisée suite à la pression exercée par l'UE. 5.000 policiers ont protégé les participants contre une dizaine de milliers d'opposants au défilé. Ces derniers ont causé des dégâts dans la ville et attaqué la police qui a riposté avec des gaz lacrymogènes. Le fait que ce défilé ait pu avoir lieu montre la pression que l'UE peut exercer, estime le quotidien de centre-gauche The Independent : » suite
A Belgrade, environ un millier de personnes ont participé à une parade homosexuelle autorisée suite à la pression exercée par l'UE. 5.000 policiers ont protégé les participants contre une dizaine de milliers d'opposants au défilé. Ces derniers ont causé des dégâts dans la ville et attaqué la police qui a riposté avec des gaz lacrymogènes. Le fait que ce défilé ait pu avoir lieu montre la pression que l'UE peut exercer, estime le quotidien de centre-gauche The Independent : "Les leçons à tirer de cet événement sont claires. Quand l'Europe met en œuvre cette combinaison de pression diplomatique et financière que l'on nomme 'soft power', cela peut influer sur l'attitude qu'observeront des gouvernements tiers désireux d'intégrer l'UE, à l'égard de minorités souvent très impopulaires. C'est la raison pour laquelle l'Europe doit désormais user de cette pression concernant d'autres minorités dans la région, à commencer par les Roms et les handicapés physiques et mentaux. … L'Europe a échoué à l'égard de ces trois groupes quand, pour des raisons politiques, elle a décidé d'accepter la Roumanie et la Bulgarie dans son club. Avec le recul, presque tout le monde à Bruxelles estime que c'était une décision erronée. … Comme le montre la gay pride de Belgrade, les positions gouvernementales n'évoluent dans la bonne direction que lorsque l'Europe est vigilante."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Savon Sanomat - Finlande | jeudi, 7. octobre 2010
Mercredi, un groupe de travail du ministère de l'Intérieur finlandais a déclaré une interdiction de mendicité dans les espaces publics. Cette décision est la conséquence des débats de plusieurs mois relatifs au nombre croissant de Roms d'Europe de l'Est pratiquant la mendicité. Le quotidien Savon Sanomat trouve cette interdiction justifiée : » suite
Mercredi, un groupe de travail du ministère de l'Intérieur finlandais a déclaré une interdiction de mendicité dans les espaces publics. Cette décision est la conséquence des débats de plusieurs mois relatifs au nombre croissant de Roms d'Europe de l'Est pratiquant la mendicité. Le quotidien Savon Sanomat trouve cette interdiction justifiée : "L'Union européenne garantit à tous les citoyens des Etats membres le droit de se déplacer librement sur le territoire de l'Union. Même les mendiants venus de Roumanie disposent ainsi d'une légitimation de leur migration persistante vers le nord. Les Finlandais eux-mêmes font une utilisation intense de ce droit, mais ils ne mendient pas comme ces hôtes indésirables. ... Mendier n'est plus très courant depuis des décennies déjà en Finlande, et c'est pour cela qu'il est si triste et si dur de devoir l'observer. ... Si la tolérance et la générosité sont trop répandues, elles peuvent avoir des conséquences inattendues, qui sont le contraire de ce que les défenseurs du droit attendent de la largeur d'esprit. L'issue actuelle des élections en Suède des démocrates anti-immigration donne à la Finlande un avant-goût de l'orientation que prendra le climat social si la liberté est trop importante."
» article intégral (lien externe, finnois)
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Die Presse - Autriche | jeudi, 30. septembre 2010
Dans le litige sur l'expulsion des Roms, la Commission européenne a renoncé à engager une procédure en infraction contre la France suite aux suspicions de discrimination ethnique contre les Roms. Paris devra seulement prouver que sa législation garantit aux citoyens de l'UE les droits liés à la liberté de circulation dans l'Union. Il est embarrassant que l'UE fasse machine arrière, critique le quotidien Die Presse : » suite
Dans le litige sur l'expulsion des Roms, la Commission européenne a renoncé à engager une procédure en infraction contre la France suite aux suspicions de discrimination ethnique contre les Roms. Paris devra seulement prouver que sa législation garantit aux citoyens de l'UE les droits liés à la liberté de circulation dans l'Union. Il est embarrassant que l'UE fasse machine arrière, critique le quotidien Die Presse : "Il existe depuis mercredi au moins le risque important que la Commission européenne perde de vue l'essentiel. Si celle-ci n'est plus capable d'imposer le droit communautaire, c'est alors la crédibilité de toute l'Union qui est ébranlée. L'évolution politique de ces derniers mois, au cours desquels ce ne sont par exemple que deux pays - l'Allemagne et la France - qui ont donné le ton dans la crise financière, est un fait accepté par Bruxelles. Que la politique du pouvoir sape le droit ou la justice, cela semble ne plus avoir d'importance. Le président de la Commission, José Manuel Barroso, s'est transformé en marionnette qui procède à des compromis là où il ne devrait pas y en avoir : dans l'égalité devant le droit de chaque citoyen de l'UE, mais aussi de chaque Etat."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tema - Bulgarie | mardi, 28. septembre 2010
En expulsant les Roms originaires de Bulgarie et de Roumanie, la France a également attiré l'attention sur la pauvreté écrasante qui est le réel problème de ces deux nouveaux venus dans l'UE, écrit le magazine hebdomadaire Tema : » suite
En expulsant les Roms originaires de Bulgarie et de Roumanie, la France a également attiré l'attention sur la pauvreté écrasante qui est le réel problème de ces deux nouveaux venus dans l'UE, écrit le magazine hebdomadaire Tema : "Grâce à Sarkozy, les eurocrates se sont rendus compte que des discours superficiels lors de conférences sur l'intégration des Roms ne suffisent pas pour avancer. Si nous n'agissons pas maintenant de manière stratégique, nous mettons en danger les fondements de l'Europe unie. Et les stratégies ne doivent pas s'orienter uniquement vers l'amélioration des conditions de vie pour les Roms, mais vers l'évolution sociale globale des Etats de l'UE les plus en retard, la Bulgarie et la Roumanie. … Nos concitoyens à la peau mate fuient la misère de leur propre pays et cherchent refuge dans l'Europe convenable. Mais les Bulgares mieux formés et plus fidèles à la loi ne le font-ils pas depuis longtemps ? Et n'y a-t-il pas derrière tout cela une seule et même cause ? La pauvreté humiliante et l'incapacité de l'Etat à garantir à ses citoyens une vie décente."
» informations complémentaires (lien externe, bulgare)
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Postimees - Estonie | lundi, 27. septembre 2010
Dans les médias estoniens, on utilise de plus en plus fréquemment le mot "Roms" au lieu du terme estonien "mustlane" (tzigane) pour des raisons relevant du politiquement correct. Mais ce n'est pas un choix particulièrement judicieux, estime le quotidien Postimees : » suite
Dans les médias estoniens, on utilise de plus en plus fréquemment le mot "Roms" au lieu du terme estonien "mustlane" (tzigane) pour des raisons relevant du politiquement correct. Mais ce n'est pas un choix particulièrement judicieux, estime le quotidien Postimees : "Ce mot n'a pas une bonne consonance en estonien, notamment dans le langage parlé et avec les terminaisons des déclinaisons correspondantes. Il évoque les mots 'romu' [vieille voiture], 'roomamine' [ramper] ou 'rohmakus' [sans-gêne]. … Certes, on entend parfois dire que les membres de cette minorité vivant en Estonie préfèrent être désignés par le terme de 'Roms', et en définitive c'est ce terme qui a été choisi comme qualificatif officiel. Mais il ne faut pas oublier toutefois que le mot 'tzigane' n'a pas de connotation négative en estonien, et c'est aussi ce que confirment les linguistes de l'Institut de la langue estonienne."
» article intégral (lien externe, estonien)
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Sol - Portugal | vendredi, 24. septembre 2010
D'après les médias, la Commission européenne envisage d'ouvrir une procédure en manquement à l'égard de la France, en raison de l'expulsion massive des Roms. L'hebdomadaire Sol demande que l'on reste objectif dans ce débat : » suite
D'après les médias, la Commission européenne envisage d'ouvrir une procédure en manquement à l'égard de la France, en raison de l'expulsion massive des Roms. L'hebdomadaire Sol demande que l'on reste objectif dans ce débat : "La question rom n'est pas aussi linéaire que les deux camps veulent la présenter. D'un côté, la persécution d'un peuple … est mise au pilori par les droits de l'homme et la législation européenne. D'un autre, une partie terriblement importante de cette population s'en tient à des usages qui menacent la soi-disant civilisation. Et comme la société n'est pas prête à leur imposer avec la fermeté nécessaire une attitude qui n'enfreigne pas les droits des autres, une réaction raciste se produit presque naturellement d'un côté. Et de l'autre, un antiracisme populiste. … Pour accepter les tziganes sans racisme ni populisme, nous devons trouver un moyen de ne pas nous réfugier dans une sorte de syndrome de Stockholm."
» article intégral (lien externe, portugais)
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Heti Világgazdaság - Hongrie | vendredi, 24. septembre 2010
A compter du 1er janvier 2011, la Hongrie assumera pour six mois la présidence de l'UE. Pendant cette période, ce pays devrait accorder la priorité dans son agenda à la question de l'intégration des Roms, estime l'hebdomadaire de centre-gauche Heti Világgazdaság : » suite
A compter du 1er janvier 2011, la Hongrie assumera pour six mois la présidence de l'UE. Pendant cette période, ce pays devrait accorder la priorité dans son agenda à la question de l'intégration des Roms, estime l'hebdomadaire de centre-gauche Heti Világgazdaság : "Le récent scandale autour de l'expulsion de Roms originaires d'Europe de l'Est hors de France offre à la future présidence hongroise de l'UE une occasion idéale de définir sa vraie mission, à savoir améliorer la situation des Roms, en Europe comme en Hongrie. S'il y a un sujet qui s'intègre bien dans la stratégie politique du parti hongrois au gouvernement, le Fidesz, c'est bien celui-là. … L'intégration des Roms ne fonctionne pas, depuis la Pologne jusqu'à la Macédoine. Dans la partie occidentale de l'Europe, la question des Roms ne laisse pas non plus indifférent. Et quand nous voyons l'argent de poche que les Roms expulsés de France emportent en Roumanie, une solution au problème rom ne devrait pas non plus échouer pour des motifs financiers."
» informations complémentaires (lien externe, hongrois)
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La Repubblica - Italie | jeudi, 23. septembre 2010
Considérant les expulsions de Roms en France, l'historien français Jacques le Goff appelle au dialogue dans le quotidien de centre-gauche La Repubblica, en se référant aux racines de l'Europe : » suite
Considérant les expulsions de Roms en France, l'historien français Jacques le Goff appelle au dialogue dans le quotidien de centre-gauche La Repubblica, en se référant aux racines de l'Europe : "En tant qu'historien, je pense que l'histoire millénaire de l'Europe a été marquée par la multitude de peuples, le mélange des cultures et leur intégration progressive. L'Europe est née du mélange de ce qu'on appelle les peuples romains, gallo-romains et hispano-romains … avec les 'Barbares', un mot aujourd'hui banni du vocabulaire des historiens. Heureusement, nous ne méprisons plus aujourd'hui quiconque n'appartient pas à une culture soi-disant supérieure : les historiens et tous ceux qui exercent une influence sur la société devraient montrer que la caractéristique particulière de l'Europe est sa capacité à intégrer en respectant l'altérité. Bien sûr, les problèmes d'intégration des étrangers qui surgissent aujourd'hui dans toute l'Europe sont également liés au nombre croissant d'immigrés ces dernières années. Mais nous ne devons pas oublier qu'à la fin de l'Antiquité et au Moyen Âge, le nombre de Barbares, Celtes, Germains et Slaves qui se déplaçaient en Europe était bien plus élevé."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Blog Antes pelo Contrário - Portugal | mardi, 21. septembre 2010
Depuis l'expulsion de Roms de France, un débat s'est enflammé au Portugal sur le racisme dans le pays. Daniel Oliveira décrit l'attitude générale dans son blog Antes pelo Contrário pour l'hebdomadaire Expresso : » suite
Depuis l'expulsion de Roms de France, un débat s'est enflammé au Portugal sur le racisme dans le pays. Daniel Oliveira décrit l'attitude générale dans son blog Antes pelo Contrário pour l'hebdomadaire Expresso : "Bien sûr que je ne suis pas raciste. Mais je ne m'interdis pas certaines paroles du fait du 'politiquement correct'. Car qui peut nier que les tziganes volent, vivent aux frais de l'Etat, ne respectent pas les lois et ne veulent pas travailler ? … Que les musulmans … sont intolérants et ne respectent pas les femmes ? … Que ce sont presque toujours les Africains qui nous agressent dans la rue, … qui ne peuvent pas gouverner leur propre pays et émigrent donc par millions ? … Je ne suis pas raciste, mais lorsque je lis ces sagesses populaires … ne suis-je pas forcé de ne voir que des parasites et des criminels partout dans le monde, à l'exception des blancs ? Je sais que l'ironie n'est pas facile à transmettre. Mais j'espère qu'elle passe aussi facilement que tout ce baratin … que l'on peut entendre partout dans ce pays, où chacun 'a même un ami noir', alibi de sa tolérance."
» article intégral (lien externe, portugais)
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Galamus - Hongrie | mercredi, 22. septembre 2010
Le parti radical de droite Jobbik a récemment avancé l'idée de pénaliser la négation de la "criminalité tzigane", au même titre que la négation de l'holocauste et des crimes du communisme. Le philosophe Ferenc L. Lendvai explique sur le portail d'opinion Galamus, de gauche, pourquoi ce concept est tabou : » suite
Le parti radical de droite Jobbik a récemment avancé l'idée de pénaliser la négation de la "criminalité tzigane", au même titre que la négation de l'holocauste et des crimes du communisme. Le philosophe Ferenc L. Lendvai explique sur le portail d'opinion Galamus, de gauche, pourquoi ce concept est tabou : "Ce parti et ses sympathisants sont depuis longtemps vexés parce que le terme de 'criminalité tzigane' n'est pas convenable en société. Pourquoi ce terme n'est-il donc pas convenable ? Il pourrait être en soi une désignation courante … pour un phénomène. Pour ce qui est du sens, il a en fait deux significations. Il désigne d'une part la criminalité qui se produit dans le cercle des Roms. … Il se rapporte d'autre part au segment des actes criminels principalement commis par des Roms. … La signification première des mots est souvent détournée, précisément lorsqu'on les utilise pour commettre des abus. C'est justement le problème avec le concept de 'criminalité tzigane'. Il a été tellement rabaissé au titre de mot d'ordre raciste que l'on se garde bien de l'utiliser, même si c'est sans arrière-pensée raciste et en étant de bonne volonté."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Hospodářské noviny - République tchèque | mercredi, 22. septembre 2010
A la veille des élections municipales tchèques en octobre, de plus en plus d'affiches électorales dénigrent des groupes marginaux, tels que les Roms, en les faisant passer pour fainéants et stupides. On peut lire sur celles-ci que ceux qui ne travaillent pas n'ont aucun droit à des aides. Le journal économique Hospodářské noviny condamne cela comme de la propagande : » suite
A la veille des élections municipales tchèques en octobre, de plus en plus d'affiches électorales dénigrent des groupes marginaux, tels que les Roms, en les faisant passer pour fainéants et stupides. On peut lire sur celles-ci que ceux qui ne travaillent pas n'ont aucun droit à des aides. Le journal économique Hospodářské noviny condamne cela comme de la propagande : "Lorsque le Premier ministre Nečas a commenté l'expulsion des Roms de France motivée par des intérêts politiques, il a également évoqué le problème des Roms en République tchèque dont les causes sont différentes ici car elles sont d'ordre social et liées à la formation. Mais en quoi le programme du [parti de Nečas] ODS insiste-t-il sur le travail et la formation ? La société capitaliste produit des groupes marginaux qui, pour des raisons les plus diverses, se retrouvent dans une misère existentielle. … L'idée selon laquelle les sans-abri, les Roms et autres bénéficiaires de l'aide sociale ou chômeurs de longue durée sont eux-mêmes responsables de leur pauvreté parce qu'ils sont stupides et fainéants est un stéréotype dangereux. D'autant plus lorsque cette conception devient la base de la politique officielle."
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Blog Del alfiler al elefante - Espagne | mardi, 21. septembre 2010
Dans le litige entre la commissaire européenne à la Justice et aux Droits fondamentaux Viviane Reding et le président français Nicolas Sarkozy, Lluís Bassets se place du côté de la commissaire. Il écrit dans son Blog Del Alfiler al Elefante : » suite
Dans le litige entre la commissaire européenne à la Justice et aux Droits fondamentaux Viviane Reding et le président français Nicolas Sarkozy, Lluís Bassets se place du côté de la commissaire. Il écrit dans son Blog Del Alfiler al Elefante : "Mme Reding s'est peut-être mal exprimée : la délimitation avec la Seconde Guerre mondiale n'était pas nette. Mais à part cela, elle ne s'est trompée sur rien d'autre. … Il y a peu de pays en Europe dans lesquels une seule personne puisse passer outre le gouvernement, le parti de la majorité et les institutions en fonction de ses propres intérêts personnels. Ce comportement est lié au pouvoir du président français et encore plus au pouvoir que Sarkozy s'accorde. Ce dernier bénéficie de la solidarité de ses collègues au Conseil européen mais ses actions et sa réaction sont profondément antieuropéennes. Sur le plan moral, il rabaisse les valeurs fondamentales européennes, sur le plan légal, il méprise les traités et sur le plan politique, il revendique le caractère intouchable de la France et se place au-dessus des institutions et des partenaires de coalition européens. Il vaudrait mieux soutenir les erreurs de Reding qu'insister sur le droit de Sarkozy."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Magyar Nemzet - Hongrie | samedi, 18. septembre 2010
L'expulsion de Roms originaires d'Europe de l'Est hors de France n'est pas seulement un problème social et moral, il est aussi de nature sémantique. Dans les démocraties libérales, de nombreux concepts ont perdu leur valeur, écrit Anikó Fázsy, rédactrice en chef de la revue littéraire Nagyvilág dans le supplément hebdomadaire du journal conservateur Magyar Nemzet : » suite
L'expulsion de Roms originaires d'Europe de l'Est hors de France n'est pas seulement un problème social et moral, il est aussi de nature sémantique. Dans les démocraties libérales, de nombreux concepts ont perdu leur valeur, écrit Anikó Fázsy, rédactrice en chef de la revue littéraire Nagyvilág dans le supplément hebdomadaire du journal conservateur Magyar Nemzet : "Le flux permanent de paroles dans les médias et leurs agressions verbales émoussent les individus et les rendent indifférents. En effet, pour attirer l'attention, il faut constamment avoir recours à des formulations ronflantes et pratiquer l'exagération. Les émotions sont exacerbées tout en créant des conditions évoquant un état de guerre. En raison de ces exagérations constantes, la langue dévie. Le but n'est pas de permettre la compréhension mais de susciter le jugement. Afin de faciliter nos orientations, ces phénomènes doivent être étiquetés. Et des analogies doivent être créées entre des phénomènes qui ne sont pas comparables. Il est vraiment difficile de comprendre le monde. Mais la volonté d'expliquer la réalité en un seul mot principal, en un seul adjectif témoigne de paresse intellectuelle voire même de méchanceté."
» informations complémentaires (lien externe, hongrois)
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El País - Espagne | vendredi, 17. septembre 2010
La Commission de l'UE est restée sur sa position ouvertement critique à l'encontre de la politique française vis-à-vis des Roms malgré les attaques acerbes du président Nicolas Sarkozy. Totalement en contradiction avec de nombreux autres politiques européens éminents, le quotidien de centre-gauche El País écrit : » suite
La Commission de l'UE est restée sur sa position ouvertement critique à l'encontre de la politique française vis-à-vis des Roms malgré les attaques acerbes du président Nicolas Sarkozy. Totalement en contradiction avec de nombreux autres politiques européens éminents, le quotidien de centre-gauche El País écrit : "L'expulsion de Roms ordonnée cet été par le gouvernement français Nicolas Sarkozy a déclenché une crise au sein de l'Union européenne d'une ampleur quasiment jamais inégalée. … Face à la passivité avec laquelle l'Europe a assisté voici deux ans au recensement des Roms en Italie initié par Berlusconi, le populisme de Nicolas Sarkozy a reçu hier une réponse adéquate de la part de la Commission européenne. Celle-ci est en contradiction ouverte avec le pitoyable soutien apporté par la majorité des chefs d'Etat et de gouvernement du Conseil de l'UE qui ont opté pour un pragmatisme diplomatique mesuré."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Der Standard - Autriche | vendredi, 17. septembre 2010
Si l'UE passe son temps à polémiquer sur des questions de politique intérieure, le projet d'une Europe forte reste à l'état de vision, déplore le quotidien de centre-gauche Der Standard : » suite
Si l'UE passe son temps à polémiquer sur des questions de politique intérieure, le projet d'une Europe forte reste à l'état de vision, déplore le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Il était caractéristique que jeudi, lors du sommet de l'UE, les Etats membres se soient surtout querellés sur un problème interne, le traitement des Roms, bien qu'il devrait s'agir en réalité du positionnement de l'Europe dans le monde. La déclaration finale était déjà prête : on peut y lire que l'UE veut être 'un acteur mondial efficace'. … Mais l'unité ne règne en revanche [que] lorsqu'il s'agit de s'opposer à Bruxelles. Les tensions entre les Etats de l'UE vont encore s'accroître dans le contexte des négociations à venir sur la planification des finances d'ici 2020. Tant que l'étroitesse d'esprit régnera et que les questions de politique intérieure prédomineront, le projet d'une Europe forte sur la scène internationale restera à l'état de vision."
» article intégral (lien externe, allemand)
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The Independent - Royaume-Uni | vendredi, 17. septembre 2010
La comparaison effectuée par la commissaire de l'UE Viviane Reding entre la politique de la France à l'encontre des Roms et l'Allemagne nazie est, selon le quotidien de centre-gauche The Independant, dans un certain sens justifié : » suite
La comparaison effectuée par la commissaire de l'UE Viviane Reding entre la politique de la France à l'encontre des Roms et l'Allemagne nazie est, selon le quotidien de centre-gauche The Independant, dans un certain sens justifié : "D'un certain point de vue, la comparaison était juste : prendre les Roms dans le collimateur et les condamner collectivement, est un acte aussi monstrueux que l'attaque d'Hitler contre les tziganes, ou les juifs ou toute autre tentative d'un gouvernement de faire des boucs émissaires de groupes entiers … Ceux qui ont maintenant été expulsés par Sarkozy et Berlusconi ne sont plus protégés depuis l'effondrement du bloc postcommuniste et ont migré vers des pays où leurs chances de survivre était meilleures. Ils sont les plus pauvres parmi les pauvres et portent une étiquette autour du cou qui leur garantit la discrimination. Ceux qui s'attaquent politiquement à ces victimes sans défense, devrait avoir honte."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Hospodářské noviny - République tchèque | vendredi, 17. septembre 2010
Derrière l'échange de coups qui a eu lieu lors du sommet européen sur l'expulsion par la France des Roms se cache un différend plus profond, d'après le journal économique Hospodářské noviny : » suite
Derrière l'échange de coups qui a eu lieu lors du sommet européen sur l'expulsion par la France des Roms se cache un différend plus profond, d'après le journal économique Hospodářské noviny : "Les grands pays européens ont-ils le droit d'être traités de manière privilégiée ? A Prague, tout le monde se rappelle encore les paroles de l'ancien président Chirac qui disait que la République tchèque avait raté une bonne occasion de se taire [lorsqu'elle s'était prononcée en faveur de la guerre en Irak]. A présent nous entendons des voix françaises dans les débats sur les Roms selon lesquelles personne n'a de leçon à donner à la France. … Paris se réclame pour elle le droit de revendiquer le respect de sa législation. La Commission européenne de son côté est tout à fait dans son droit quand elle vérifie que personne n'est discriminé à cause de ses origines. … Les pays de petite et de moyenne importance devraient défendre la Commission européenne car elle est la garante des traités, des règles sur lesquels tous s'étaient mis d'accord. Il ne s'agit pas ici d'une discussion abstraite. Autrefois la France de Chirac et l'Allemagne de Schröder s'étaient élevées contre des mesures qui sanctionnaient leur politique d'endettement. Les 27 ressentent aujourd'hui encore jusqu'où cette orientation a mené l'Union."
» article intégral (lien externe, tchèque)
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Novinar - Bulgarie | mercredi, 15. septembre 2010
La commissaire européenne à la Justice, Viviane Reding, est entrée en conflit avec la France en raison de l'expulsion des Roms par cette dernière, pourtant la Bulgarie ne prend toujours pas position sur la question rom, critique le quotidien Novinar : » suite
La commissaire européenne à la Justice, Viviane Reding, est entrée en conflit avec la France en raison de l'expulsion des Roms par cette dernière, pourtant la Bulgarie ne prend toujours pas position sur la question rom, critique le quotidien Novinar : "Tandis que Bucarest n'hésitait pas à hausser le ton contre Paris et à revendiquer le respect des droits des citoyens roumains expulsés, Sofia a fait preuve d'un silence assourdissant. Les quelques politiques qui ont eu le courage de prendre position se sont contentés de bredouiller quelques propos d'écoliers de cours préparatoire et ont tenté de donner raison à tout le monde. Face à ce comportement dépourvu de personnalité, la position ferme de Reding provoque une impression inhabituelle. En fait, elle a fait ce que notre gouvernement aurait dû faire depuis longtemps, taper du poing sur la table et rappeler que nos Roms ne sont pas seulement bulgares mais aussi citoyens de l'UE et qu'en tant que tels ils ont des droits, dont celui d'être protégés des discriminations."
» article intégral (lien externe, bulgare)
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Gazeta Wyborcza - Pologne | mercredi, 15. septembre 2010
Les critiques émises par la commissaire européenne Viviane Reding à l'encontre des expulsions de Roms hors de France est tout à fait justifiée, écrit le quotidien libéral Gazeta Wyborcza : » suite
Les critiques émises par la commissaire européenne Viviane Reding à l'encontre des expulsions de Roms hors de France est tout à fait justifiée, écrit le quotidien libéral Gazeta Wyborcza : "'C'est une honte !' La commissaire européenne Viviane Reding a ainsi enfin dit toute la vérité sur les expulsions des Roms hors de France. Le problème le plus grave dans ce pays n'est pas le chômage ou la criminalité des Roms mais la tentative de donner aux Français le sentiment qu'ils sont menacés par les étrangers. … Le président Nicolas Sarkozy a pris des leçons de Silvio Berlusconi. La coalition du Premier ministre italien a remporté les dernières élections en effrayant les Italiens avec une immigration de masse et une criminalité croissante alors même que les statistiques à cette période indiquaient un léger recul."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Tous les textes disponibles de » Tomasz Bielecki
Der Standard - Autriche | mercredi, 15. septembre 2010
Contrairement au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, la commissaire européenne à la Justice Viviane Reding a clairement critiqué la politique menée par la France vis-à-vis des Roms, approuve le quotidien Der Standard : » suite
Contrairement au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, la commissaire européenne à la Justice Viviane Reding a clairement critiqué la politique menée par la France vis-à-vis des Roms, approuve le quotidien Der Standard : "Si l'on s'en était tenu à … Barroso, la gifle destinée à Paris n'aurait pas été si violente. Il y a une semaine, il est parvenu lors de son 'discours sur l'état de l'Union' devant le Parlement européen à ne pas prononcer une seule fois le mot Rom. Reding s'était montrée aussi à ce moment-là très réservée, respectant l'orientation de son maître qui ne veut jamais entrer en conflit avec des chefs d'Etat et de gouvernement, encore moins avec l'irascible Nicolas Sarkozy. Reding a corrigé cela, d'une manière si claire qu'elle n'a pas d'égal et sans se préoccuper du fait qu'il s'agit de ses collègues de parti. C'est ainsi que les politiques doivent parler quand les droits fondamentaux sont en jeu et non uniquement lorsque l'on se trouve confronté à une xénophobie primitive, mais bien lorsque cela arrive sous un prétexte bureaucratique comme l'a fait le gouvernement parisien. Le populiste Sarkozy qui a voulu détourner l'attention des scandales en se servant de boucs émissaires est celui qui subit les plus grands torts."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Thomas Mayer
De Standaard - Belgique | mercredi, 15. septembre 2010
L'annonce selon laquelle la Commission européenne va poursuivre la France en justice pour sa politique envers les Roms est une initiative qui aurait dû être prise depuis longtemps, estime le quotidien De Standaard : » suite
L'annonce selon laquelle la Commission européenne va poursuivre la France en justice pour sa politique envers les Roms est une initiative qui aurait dû être prise depuis longtemps, estime le quotidien De Standaard : "La Commission européenne ne peut pas ignorer les actions de la France. Le respect de l'égalité et de la dignité de tous les individus est l'essence même du projet européen, c'est la raison d'être de l'Union. L'UE n'est pas en premier lieu une zone de libre-échange. C'est une communauté de valeurs. … Nous n'avons pas le droit de nous éloigner des valeurs fondamentales même d'un millimètre. Personne ne doit avoir l'impression qu'il serait acceptable de jouer, ne serait-ce qu'un tout petit peu, avec les droits des citoyens. … La France, pays fondateur de l'Union européenne, fait preuve de manière éhontée d'irrespect vis-à-vis de la Commission européenne. L'attitude française est imprégnée d'arrogance, Paris a menti sans vergogne à la Commission. Cela a des répercussions sur le projet européen dans son ensemble … et c'est inacceptable."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Tous les textes disponibles de » Evita Neefs
The Daily Telegraph - Royaume-Uni | mercredi, 15. septembre 2010
Avec sa politique sur les Roms, le président français Nicolas Sarkozy fait du zèle auprès des rangs de l'extrême droite pour dissimuler l'échec de sa politique de réforme, écrit le quotidien conservateur The Daily Telegraph : » suite
Avec sa politique sur les Roms, le président français Nicolas Sarkozy fait du zèle auprès des rangs de l'extrême droite pour dissimuler l'échec de sa politique de réforme, écrit le quotidien conservateur The Daily Telegraph : "Le fait que Sarkozy ait dû faire un tel écart en direction de la droite reflète les difficultés que son gouvernement rencontre. … La période Sarkozy à l'Elysée a procuré un magnifique spectacle, particulièrement avec Carla Bruni à ses côtés. Désormais toutefois … apparaît le risque que l'on se souvienne plutôt des gros titres dans les tabloïds que de ses prestations législatives. Il était arrivé au pouvoir en tant que réformateur et avait promis une longue liste de mesures qui devaient remettre la France … économiquement et socialement sur pied. Mais il a cédé devant l'opposition. Sa réforme sur les retraites qui élève l'âge minimum de la retraite à 62 ans, déjà vertigineux, sera selon ses propos le dernier grand projet avant qu'il ne s'attelle à remonter ses résultats dans les sondages et à remporter les prochaines élections."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Financial Times Deutschland - Allemagne | mercredi, 8. septembre 2010
Le discours du président de la Commission européenne José Manuel Barroso sur la situation de l'UE est critiqué par le journal économique libéral Financial Times Deutschland. Il le trouve éloigné des citoyens, inconséquent est faible: » suite
Le discours du président de la Commission européenne José Manuel Barroso sur la situation de l'UE est critiqué par le journal économique libéral Financial Times Deutschland. Il le trouve éloigné des citoyens, inconséquent est faible: "Dans son discours, Barroso a certes demandé le respect des droits de l'homme sous des applaudissements nourris, sans toutefois mentionner les expulsions massives de citoyens roumains de l'UE menées par Sarkozy. … Il lui manque en même temps le talent pour s'adresser directement aux citoyens. Le discours de Barroso était destiné aux députés et non aux citoyens - il n'a fait que parler d'eux. A la place, il a préféré exacerber le cliché selon lequel l'Europe voudrait toujours plus de pouvoir et d'argent. … Il devrait également dispenser des conseils de rigueur et expliquer comment l'argent de la Communauté peut être utilisé efficacement - que ce soit au niveau des subventions agricoles de plusieurs milliards, des subventions structurelles ou bien des 35 agences de l'UE disséminées dans toute l'Europe. L'occasion se présentera à l'automne quand sa Commission présentera ses projections budgétaires pour les prochaines années ; ce sera alors un discours sur 'l'état de l'Union' qui mérite son nom."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Delo - Slovénie | mercredi, 8. septembre 2010
Les eurodéputés ont réprimandé le président de la Commission José Manuel Barroso en raison de son silence sur l'expulsion des Roms hors de France. Le quotidien Delo se joint aux critiques, mais rappelle aussi la responsabilité des députés : » suite
Les eurodéputés ont réprimandé le président de la Commission José Manuel Barroso en raison de son silence sur l'expulsion des Roms hors de France. Le quotidien Delo se joint aux critiques, mais rappelle aussi la responsabilité des députés : "Avec le traité de Lisbonne, le Parlement européen a été plus étroitement associé au mécanisme de décision, car conjointement avec le Conseil de l'Union européenne, il décide désormais de près de 90 pour cent de la législation. C'est pourquoi les députés ne pourront plus se limiter aux critiques à l'avenir, aussi justifiées soient-elles. Ils devront également assumer leur part de responsabilité pour la situation de l'Union. C'est pourquoi le bilan sur la situation de l'UE, qui sera délivré dans un an par le président de la Commission, dépendra également beaucoup du rôle et de la collaboration des députés au Parlement européen."
» article intégral (lien externe, slovène)
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Mladá fronta Dnes - République tchèque | lundi, 6. septembre 2010
Le président français Nicolas Sarkozy a invité à participer ce lundi à un sommet sur l'immigration à Paris. L'un des thèmes principaux devrait être la question rom. Le quotidien libéral Mladá fronta Dnes considère comme une ironie du sort que la polémique autour des Roms soit justement déclenchée par Sarkozy : » suite
Le président français Nicolas Sarkozy a invité à participer ce lundi à un sommet sur l'immigration à Paris. L'un des thèmes principaux devrait être la question rom. Le quotidien libéral Mladá fronta Dnes considère comme une ironie du sort que la polémique autour des Roms soit justement déclenchée par Sarkozy : "Par un 'Hongrois' aux racines judéo-françaises dont le nom est courant chez les Roms. Ce patronyme est composé du mot 'sár' (boueux) et 'köz' (rue transversale) et désigne celui qui le porte comme un individu vivant dans un ghetto boueux, correspondant également à sa condition sociale. ... Dans la région de Žitný ostrov [dans le sud de la Slovaquie où vivent des membres de la minorité hongroise] on dit encore aujourd'hui : 'Quoi que tu fasses, tu resteras toujours un Sárközi' - une victime de ton environnement. Sarkozy est resté, du moins au sens moral du terme, un 'Sárközi'."
» informations complémentaires (lien externe, tchèque)
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Adevărul - Roumanie | vendredi, 3. septembre 2010
Cela ne sert à rien d'expulser les Roms, estime le quotidien Adevărul, on doit les amener à changer de mentalité : » suite
Cela ne sert à rien d'expulser les Roms, estime le quotidien Adevărul, on doit les amener à changer de mentalité : "Les communistes roumains avaient déjà tenté de contrôler les tziganes qui se déplacent avec leur famille de lieu en lieu. Ils ont cru qu'ils devaient construire des habitations en périphérie des villages. Mais ils ont été surpris de constater que les tziganes dormaient dans des tentes et installaient leurs chevaux dans les habitations. A présent, les Français les renvoient dans les maisons qu'ils n'ont pas, parce qu'ils sont nomades, même s'ils se déplacent en avion et non plus en chariotes. Et c'est ce qui constitue le grand défi de la France et de l'Europe : modifier la mentalité d'une ethnie qui vit dans un monde moderne mais selon des règles sociales séculaires, voire millénaires. … C'est la seule façon de faire diminuer la criminalité et d'éviter que n'augmente le trafic aérien transportant des tziganes d'un lieu à un autre."
» article intégral (lien externe, roumain)
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Frankfurter Rundschau - Allemagne | vendredi, 3. septembre 2010
L'UE réagit avec beaucoup trop d'hésitation aux expulsions de Roms par la France, écrit le quotidien de centre-gauche Frankfurter Rundschau : » suite
L'UE réagit avec beaucoup trop d'hésitation aux expulsions de Roms par la France, écrit le quotidien de centre-gauche Frankfurter Rundschau : "La Commission de l'UE à Bruxelles a la réputation douteuse d'éviter régulièrement d'entrer en conflit avec les Etats membres. C'est particulièrement vrai lorsque les Etats sont grands et puissants. Pourtant cette autorité pourrait se positionner avec assurance contre ces gouvernements. Si seulement elle osait le faire. Mais elle n'ose pas, comme les expulsions massives de Roms hors de France le montrent. Le comportement de la Commission est indigne. Elle nourrit de grandes réserves à l'encontre de l'initiative du gouvernement français de Nicolas Sarkozy mais elle ne les exprime pas de manière offensive. Et Barroso, le chef de la commission, se tait."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Dagens Nyheter - Suède | vendredi, 3. septembre 2010
La ministre suédoise déléguée aux Affaires européennes, Birgitta Ohlsson, a vivement critiqué la politique française d'expulsion des Roms. Pourtant, l'indignation suscitée par la France peut paraît bien hypocrite car les Suédois sont encore bien plus durs à l'encontre des Roms, estime le quotidien suédois de centre gauche Dagens Nyheter : » suite
La ministre suédoise déléguée aux Affaires européennes, Birgitta Ohlsson, a vivement critiqué la politique française d'expulsion des Roms. Pourtant, l'indignation suscitée par la France peut paraît bien hypocrite car les Suédois sont encore bien plus durs à l'encontre des Roms, estime le quotidien suédois de centre gauche Dagens Nyheter : "Dans sa critique de la politique français, Ohlsson a usé de grands mots. C'est justifié, mais la police française n'expulse même pas les Roms pendant les trois premiers mois. … [Il est] important que la Commission européenne ait commencé à réagir et que les commissaires Cecilia Malmström et Viviane Reding interrogent Paris sur ce qui se passe dans ce pays. Les expulsions de masse en France sont extrêmement regrettables, de même que la politique ignoble menée par la Bulgarie et la Roumanie contre les Roms de leur pays. Toutefois, pour être crédible dans ses critiques, la Suède doit d'abord balayer devant la porte du Rosenbad [siège du gouvernement]."
» informations complémentaires (lien externe, suédois)
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Le Jeudi - Luxembourg | jeudi, 2. septembre 2010
La politique française à l'égard des Roms est intolérante et rappelle des temps révolus, critique l'hebdomadaire Le Jeudi : » suite
La politique française à l'égard des Roms est intolérante et rappelle des temps révolus, critique l'hebdomadaire Le Jeudi : "En quelques mois, pour des raisons bassement politiques, les dirigeants actuels de notre voisin, la France, ont fait de leur pays une tache de honte sur la carte universelle des droits humains. A tel point que même le pape s'en est ému. ... Pour remettre à flot un président qui, si les Français votaient aujourd'hui, serait largement battu par tous les ténors de l'opposition socialiste, les conseillers de l'Elysée n'ont trouvé d'autre parade que d'aller brouter intensément sur les terres de l'intolérance. Et de brandir deux menaces dignes de ces temps où appartenir à un peuple était suffisant pour être envoyé dans un camp de la mort : la stigmatisation d'un peuple, en l'occurrence des Roms, et la déchéance de la nationalité française."
» article intégral (lien externe, français)
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Blog Aktuálně.cz - République tchèque | jeudi, 2. septembre 2010
En raison de la politique exercée par la France concernant les Roms, le président tchèque Václav Klaus et le ministre des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg ont reproché au président français Nicolas Sarkozy ses tendances racistes. Le journaliste Jiří Pehe conseille cependant aux Tchèques dans son blog sur aktualne.cz de balayer d'abord devant leur propre porte : » suite
En raison de la politique exercée par la France concernant les Roms, le président tchèque Václav Klaus et le ministre des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg ont reproché au président français Nicolas Sarkozy ses tendances racistes. Le journaliste Jiří Pehe conseille cependant aux Tchèques dans son blog sur aktualne.cz de balayer d'abord devant leur propre porte : "Un certain vice-premier ministre Čunek a bien péroré également sur les [Roms en tant que] concitoyens 'bronzés'. … Schwarzenberg et la majorité des politiques tchèques n'ont rien entrepris non plus lorsque la mairesse de Chomutov a fait collecter l'argent des loyers dus par les Roms et n'a pas hésité à s'attaquer à leurs prestations sociales. Le gouvernement Topolánek a organisé l'expulsion des employés étrangers au moment où la crise est apparue et les a renvoyés par avion chez eux, comme les Français le font avec les Roms. … Des millions d'immigrés vivent en France. Quand la République tchèque disposera elle aussi de la même composition ethnique au sein de sa population, les propos critiques adressés aux Français présumés racistes seront plus crédibles. Mais jusqu'à présent, nous vivons dans un pays où les enfants des Roms sont envoyés dans des écoles spéciales et les Roms parqués dans des ghettos de banlieue."
» article intégral (lien externe, tchèque)
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Hospodářské noviny - République tchèque | mercredi, 1. septembre 2010
La tuerie de Bratislava lundi, au cours de laquelle une famille de cinq Roms a notamment été tuée, recèle vraisemblablement un mobile raciste, selon les enquêtes de la police. Le journal économique Hospodářské noviny dresse un portrait sombre de la situation des Roms en Europe centrale et orientale : » suite
La tuerie de Bratislava lundi, au cours de laquelle une famille de cinq Roms a notamment été tuée, recèle vraisemblablement un mobile raciste, selon les enquêtes de la police. Le journal économique Hospodářské noviny dresse un portrait sombre de la situation des Roms en Europe centrale et orientale : "En République tchèque, il y a plus de 300 campements roms repoussés en périphérie. Au cours des dernières années, les policiers hongrois n'ont pas recherché très activement les meurtriers de Roms. Tous les gouvernements à Bratislava tentent de résoudre d'une manière ou d'une autre la situation des Roms. Mais on n'y a pas trouvé de recette miracle, pas plus qu'en Hongrie ou en République tchèque. … Les relations entre les Roms et la population majoritaire sont particulièrement compliquées. En Hongrie, le Jobbik est devenu le troisième parti et a obtenu 17 pour cent des voix avec ses propos ouvertement anti-Roms et antisémites. Nous devons parler de la problématique rom et désigner les choses par leur nom. Et nous ne devons pas laisser ce débat aux partisans du Jobbik ou à d'autres groupes similaires dans les autres pays d'Europe centrale et orientale."
» article intégral (lien externe, tchèque)
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Sme - Slovaquie | mardi, 31. août 2010
Un fou furieux a commis un véritable massacre lundi dans un lotissement de la banlieue de Bratislava. Lourdement armé, il a assassiné cinq membres d'une famille rom, tué ensuite deux autre individus et en a blessé plus d'une douzaine d'autres avant de se suicider. Le quotidien libéral Sme remarque que l'on ne voit normalement de telles images que dans des films ou des bulletins d'information de CNN : » suite
Un fou furieux a commis un véritable massacre lundi dans un lotissement de la banlieue de Bratislava. Lourdement armé, il a assassiné cinq membres d'une famille rom, tué ensuite deux autre individus et en a blessé plus d'une douzaine d'autres avant de se suicider. Le quotidien libéral Sme remarque que l'on ne voit normalement de telles images que dans des films ou des bulletins d'information de CNN : "Mais cela nous est arrivé lundi. La tuerie de Devínska Nová Ves est une tragédie. Il incombe à l'Etat d'élucider les motifs de ce massacre le plus rapidement possible et de tout faire pour que cela ne se reproduise pas. Même si cela est une tâche très difficile et quasiment impossible lorsqu'un tireur devient complètement fou. Pour le moment, nous ne pouvons que faire des spéculations. Où le tireur a-t-il acquis ces armes ? Qu'est-ce qui l'a poussé à commettre cet acte horrible ? … Mais la question principale est toute simple : comment redonner un sentiment de sécurité aux habitants de Devínska Nová Ves, à nos Roms et en fait à nous tous ?"
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Libération - France | mardi, 31. août 2010
L'écrivaine française Sara Vidal prend fait et cause pour les Roms en France dans le quotidien de centre-gauche Libération : » suite
L'écrivaine française Sara Vidal prend fait et cause pour les Roms en France dans le quotidien de centre-gauche Libération : "J'ai vu chaque matin arriver des princesses : en longues jupes scintillantes, avec leur ceinture et leurs boucles d'oreille étincelantes, leurs châles brodés de sequins … parlant, riant, ensemble. ... Je devinais d'où elles venaient, de ces bidonvilles improvisés, de ces maisons squattées sans eau ni électricité et leur brillance chaque matin, leurs 'belles robes' comme nous disions enfants quand nous nous déguisions, n'en étaient que plus magiques. ... Où est la délinquance ? Les mises en danger permanentes dont il est du devoir de nos ministres (police, immigration, justice) de nous protéger ? Ah ! oui la mendicité. Pas beau, ça, la mendicité, donc la paresse, trafic d'enfants, etc. La fouille des poubelles : faire de l'argent avec des fils de cuivre ... un comble ! ... La délinquance : occuper des terrains privés sans autorisation. Terrains en déshérence de la SNCF, no man's land d'usines fermées, petits bois, maisons inhabitées et squattées."
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Gândul - Roumanie | vendredi, 27. août 2010
La politique à l'égard des Roms du président français Nicolas Sarkozy est même critiquée par la Chine, mais pour des motifs déloyaux, estime le quotidien Gândul. Mais il n'y a pas non plus d'unanimité au sein de l'UE : » suite
La politique à l'égard des Roms du président français Nicolas Sarkozy est même critiquée par la Chine, mais pour des motifs déloyaux, estime le quotidien Gândul. Mais il n'y a pas non plus d'unanimité au sein de l'UE : "Les critiques les plus acerbes envers la République française se trouvent dans la presse chinoise. Pas parce que celle-ci se soucie du sort des tziganes, mais parce que la Chine peut désormais ridiculiser la 'différence entre la parole et les actes dans le domaine des droits de l'homme en Occident'. … Certains demandent une 'stratégie européenne' pour ces groupes ethniques. Une telle stratégie serait selon eux difficile à esquisser, d'autant plus que l'UE n'a même pas trouvé de soutien suffisant pour une stratégie énergétique ou une politique étrangère [commune]."
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Népszabadság - Hongrie | vendredi, 27. août 2010
Le président français Nicolas Sarkozy a rendu les immigrés roms responsables de l'augmentation de la criminalité en France, analyse le quotidien de centre-gauche Népszabadság. Mais cela ne relève que d'une campagne électorale anticipée et viciée : » suite
Le président français Nicolas Sarkozy a rendu les immigrés roms responsables de l'augmentation de la criminalité en France, analyse le quotidien de centre-gauche Népszabadság. Mais cela ne relève que d'une campagne électorale anticipée et viciée : "Au palais de l'Elysée, on dit que Sarkozy n'a pas déclaré la guerre aux Roms roumains et bulgares, mais à la 'criminalité'. S'il était vraiment question de criminalité, ces mesures seraient tout à fait acceptables. Mais seuls les campements roms sont la cible de la campagne du chef de l'Etat français. … La moitié du continent a déjà compris que Sarkozy menait une campagne électorale précoce en expulsant les Roms vers leurs pays."
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Süddeutsche Zeitung - Allemagne | vendredi, 27. août 2010
La France organise le 6 septembre une rencontre interministérielle sur l'immigration illégale. Y participeront l'Italie, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Espagne et la Grèce. Le rôle de cette assemblée exclusive est uniquement de relativiser la liberté d'installation des Roms au sein de l'UE, critique le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : » suite
La France organise le 6 septembre une rencontre interministérielle sur l'immigration illégale. Y participeront l'Italie, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Espagne et la Grèce. Le rôle de cette assemblée exclusive est uniquement de relativiser la liberté d'installation des Roms au sein de l'UE, critique le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Les principaux pays d'origine des Roms - Roumanie, Bulgarie, Hongrie, Slovaquie - ne sont pas invités. Bruxelles semble désemparée ; elle vérifie si l'exclusion de milliers de Roms de la France vers la Bulgarie et la Roumanie est légitime, alors qu'officiellement 'on ne peut être expulsé simplement parce qu'on est Rom'. Il est donc demandé à la France et à l'Italie de faire ce qui est normal, mais qui semble manifestement ne pas l'être : respecter les 'droits fondamentaux'. … Un continent qui a connu l'holocauste ne doit à aucun prix se laisser aller de nouveau à juger la valeur de ses citoyens et à les répartir en catégories, en individus désirables et indésirables, et au final en individus de valeur et dépourvus de valeur."
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Dnevnik - Bulgarie | jeudi, 26. août 2010
L'eurodéputé socialiste bulgare Kristian Vigenin a critiqué mercredi l'attitude de l'UE quant à l'expulsion des Roms bulgares de France et demandé la création d'un poste de commissaire européen en charge des minorités. Mais la Bulgarie doit prendre elle-même en main ses problèmes de minorités, écrit le quotidien Dnevnik : » suite
L'eurodéputé socialiste bulgare Kristian Vigenin a critiqué mercredi l'attitude de l'UE quant à l'expulsion des Roms bulgares de France et demandé la création d'un poste de commissaire européen en charge des minorités. Mais la Bulgarie doit prendre elle-même en main ses problèmes de minorités, écrit le quotidien Dnevnik : "On ne peut pas tout simplement transférer les obligations des gouvernements nationaux à l'égard de leurs citoyens vers de quelconques et obscures structures paneuropéennes. Les Roms sont l'un des problèmes les plus graves de la Bulgarie. Nous devons trouver des solutions pour cela et non des moyens de déplacer les choses hors du pays. … Le problème, ce ne sont pas seulement les tziganes, mais la 'tziganisation'. La question est de savoir si les Bulgares intégreront la minorité rom dans les fondements de la vie civilisée comme un élément à priori constitutif de la nation, ou si la minorité parviendra à accaparer la majorité ; si nous serons en mesure de civiliser lentement mais sûrement ce ghetto, ou bien si ce ghetto fera progressivement partie de nous."
» article intégral (lien externe, bulgare)
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Die Presse - Autriche | jeudi, 26. août 2010
Le 6 septembre aura lieu à Paris un sommet ministériel international sur le thème de la politique d'asile et de l'immigration illégale. Ce sommet est une ingérence dans la politique d'immigration de l'UE, critique le quotidien Die Presse : » suite
Le 6 septembre aura lieu à Paris un sommet ministériel international sur le thème de la politique d'asile et de l'immigration illégale. Ce sommet est une ingérence dans la politique d'immigration de l'UE, critique le quotidien Die Presse : "Ce n'est pas seulement un coup de poing symbolique porté contre les efforts de Bruxelles pour coordonner la politique d'immigration au niveau de l'UE - en outre de la part de l'un des membres les plus puissants de l'UE. Cela ouvre aussi la voie au moins vers une remise en question de l'un des principes fondamentaux principaux de l'UE : la liberté pour les citoyens de l'UE de pouvoir séjourner où ils le veulent au sein de l'Union. Malgré toutes les critiques que l'on peut adresser à l'égard de Bruxelles - même concernant l'échec de l'intégration des Roms - les tentatives de solution pour une politique d'immigration ne fonctionnent pas si l'on fait cavalier seul. Ce serait une bonne chose que d'autres Etats de l'UE, comme la présidence belge du Conseil, le rappellent aux Français. En ne participant pas au sommet de Paris, par exemple."
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Tous les textes disponibles de » Susanna Bastaroli
La Stampa - Italie | mardi, 24. août 2010
La France est critiquée de toutes parts pour l'expulsion des Roms, sauf par l'Italie. Le ministre de l'Intérieur Roberto Maroni s'est prononcé lundi en faveur de l'expulsion de citoyens de l'UE si ces derniers constituent une charge pour le système social du pays d'accueil. Mais même si c'est le cas, l'expulsion serait illégale, écrit le quotidien libéral La Stampa : » suite
La France est critiquée de toutes parts pour l'expulsion des Roms, sauf par l'Italie. Le ministre de l'Intérieur Roberto Maroni s'est prononcé lundi en faveur de l'expulsion de citoyens de l'UE si ces derniers constituent une charge pour le système social du pays d'accueil. Mais même si c'est le cas, l'expulsion serait illégale, écrit le quotidien libéral La Stampa : "Il serait erroné de voir ce qui se passe en France et ce que Maroni pense faire en Italie comme l'unique résultat d'une 'défense anachronique de sa propre identité', voire pire, de clichés dépassés à l'égard des tziganes. Il existe aussi et avant tout un problème de légalité. … La Commission européenne fait bien de condamner l'Italie et la France. Mais la même Commission rappelle que les citoyens de l'UE ayant migré dans la communauté européenne, à l'instar des Roms, doivent subvenir par eux-mêmes à leurs propres besoins et ne doivent pas vivre aux crochets du réseau de sécurité sociale s'ils ont besoin d'une assurance maladie et ne doivent constituer aucun danger pour la sécurité publique. Ce sont quatre points essentiels. Mais même si ceux-ci n'étaient pas respectés, il serait impossible de procéder à des expulsions."
» article intégral (lien externe, italien)
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Tous les textes disponibles de » Michele Brambilla
Magyar Nemzet - Hongrie | samedi, 21. août 2010
Il y a encore dix ans, l'expulsion de Roms d'Europe de l'Est par la France aurait déclenché un tollé dans toute l'Europe, estime le quotidien conservateur Magyar Nemzet. Mais aujourd'hui, on accorde plus de valeur à l'ordre qu'à la liberté : » suite
Il y a encore dix ans, l'expulsion de Roms d'Europe de l'Est par la France aurait déclenché un tollé dans toute l'Europe, estime le quotidien conservateur Magyar Nemzet. Mais aujourd'hui, on accorde plus de valeur à l'ordre qu'à la liberté : "Au nom du politiquement correct, les médias auraient … mis en garde contre une progression de la xénophobie. Les organisations de défense des droits de l'homme se seraient mobilisées - à l'époque dans un grand fracas - pour protéger les colonies roms illégales. Et au final, l'expulsion des Roms aurait été empêchée. Etant donné les défis du XXIe siècle, notamment l'immigration et la crise mondiale, les libéraux combatifs sont toutefois restés silencieux ces dernières années. … Le politiquement correct et la conception absolue de la liberté sont passés toujours plus à l'arrière-plan. A la perspective du déclin qui la menace, l'Europe a appris à ne pas respecter seulement l'ordre, mais également l'Etat."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Tous les textes disponibles de » Gábor Stier
România Liberă - Roumanie | vendredi, 20. août 2010
La France a commencé jeudi à expulser des Roms vers la Roumanie. Dans ce contexte, le quotidien conservateur România Liberă cherche les raisons de l'échec de l'intégration des Roms en Roumanie : » suite
La France a commencé jeudi à expulser des Roms vers la Roumanie. Dans ce contexte, le quotidien conservateur România Liberă cherche les raisons de l'échec de l'intégration des Roms en Roumanie : "Nous défendions aussi l'identité culturelle des tziganes sur fond délicat de multiculturalisme. Les autorités de Bucarest, le chef de l'Etat Băsescu en tête, évoquaient le caractère nomade de la culture tzigane et l'injustice des solutions collectives. Mais c'est précisément la raison pour laquelle les programmes d'intégration ne fonctionnent pas : il ne suffit pas de réserver quelques terrains de campus universitaires [pour les Roms], de financer des logements sociaux et d'organiser chaque année quelques dizaines de séminaires d'envergure. Si l'on veut intégrer quelqu'un, il ne s'agit pas de cultiver l'idée et les joies des cultures nomades, mais de les transformer, aussi énorme que cela puisse paraître. Le multiculturalisme n'est rien d'autre qu'une énorme tromperie intellectuelle, qui n'a rien à voir ni avec la 'tolérance', ni avec 'l'ouverture'. Il contribue en revanche énormément à saper la culture dominante."
» article intégral (lien externe, roumain)
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Tous les textes disponibles de » Cristian Campeanu
Helsingin Sanomat - Finlande | vendredi, 20. août 2010
Comme dans d'autres pays européens, un débat sur l'intégration des Roms en provenance d'Europe de l'Est a aussi lieu en Finlande. Le pays a bien intégré la minorité, écrit le directeur d'Amnesty international Finlande, Frank Johansson, dans le quotidien Helsingin Sanomat. Celui-ci attend donc un plus grand engagement des Finlandais sur la question des Roms : » suite
Comme dans d'autres pays européens, un débat sur l'intégration des Roms en provenance d'Europe de l'Est a aussi lieu en Finlande. Le pays a bien intégré la minorité, écrit le directeur d'Amnesty international Finlande, Frank Johansson, dans le quotidien Helsingin Sanomat. Celui-ci attend donc un plus grand engagement des Finlandais sur la question des Roms : "La directive européenne portant sur l'antiracisme et la lutte contre les discriminations n'est pas efficacement appliquée et la situation des Roms n'est pas prise en compte dans l'utilisation des fonds structurels. C'est le manque de volonté politique qui est responsable de cette situation. Susciter une volonté politique et briser le cercle vicieux de la pauvreté présuppose que l'on puisse entendre la voix des pauvres. … La Finlande a bien plus amélioré la situation des Roms vivant sur son territoire que ne l'ont fait la plupart des autres pays. C'est pourquoi la Finlande devrait s'impliquer activement auprès des instances européennes afin d'imposer les droits fondamentaux des minorités roms. Le gouvernement devrait mettre à disposition son soutien politique et des ressources suffisantes pour des activités en ce sens en Finlande."
» article intégral (lien externe, finnois)
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La Repubblica - Italie | jeudi, 19. août 2010
Le président français Nicolas Sarkozy se sert de l'expulsion des Roms pour lancer sa campagne électorale pour les élections présidentielles de 2012, estime le quotidien de centre-gauche La Repubblica : » suite
Le président français Nicolas Sarkozy se sert de l'expulsion des Roms pour lancer sa campagne électorale pour les élections présidentielles de 2012, estime le quotidien de centre-gauche La Repubblica : "Tout a commencé en juillet après des affrontements opposant des policiers à des gens du voyage dans la commune de Saint-Aignan. Le gouvernement a alors déclaré la guerre aux Roms et commencé à effectuer des contrôles dans les campements. Ce qui s'apparentait à un prétexte fait néanmoins partie d'une stratégie élaborée sur le long terme. Peu de temps après, à l'occasion cette fois-ci de troubles à Grenoble, Sarkozy avait évoqué la possibilité de retirer la nationalité française à certains délinquants d'origine étrangère. Le président est fermement décidé à faire de la sécurité le thème central du débat politique. … Il n'a pas besoin de réagir aux critiques. Les sondages sont de son côté. Il est convaincu qu'en procédant ainsi, il pourra mobiliser l'électorat de droite à temps pour les élections de 2012."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Diário de Notícias - Portugal | jeudi, 19. août 2010
Le président français Nicolas Sarkozy tire un avantage de l'expulsion des Roms, écrit le quotidien Diário de Notícias : » suite
Le président français Nicolas Sarkozy tire un avantage de l'expulsion des Roms, écrit le quotidien Diário de Notícias : "Paris fonde sa décision sur la réglementation transitoire s'appliquant aux citoyens de la Bulgarie et la Roumanie, Etats membres de l'UE depuis 2007. Ceux-ci ne peuvent rester que trois mois en France, à moins de pouvoir justifier d'un contrat de travail et d'un permis de séjour. Et cela s'oppose aux coups de griffes de la Commission européenne, en établissant qu'un pays peut restreindre la liberté de circulation si la sécurité et la santé publiques sont menacées. … Pour les questions de sécurité, inflexibles comme toujours, le président et son gouvernement ont été vivement critiqués, parce qu'ils établissent un lien entre la criminalité croissante et l'immigration. Mais 79 pour cent des Français saluent le démantèlement des campements, et c'est surtout ce qui intéresse l'actuel chef de l'Etat. Avec cette décision, il a pu à nouveau gagner en popularité et même faire oublier son éventuelle implication dans l'affaire L'Oréal."
» article intégral (lien externe, portugais)
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De Standaard - Belgique | jeudi, 19. août 2010
Les critiques formulées contre l'expulsion des Roms de France sont justifiées, estime le quotidien De Standaard : » suite
Les critiques formulées contre l'expulsion des Roms de France sont justifiées, estime le quotidien De Standaard : "N'y a-t-il donc aucun problème avec les Roms en France ? Si bien sûr. … Mais les critiques visent avant tout le manque de cohérence de la politique sécuritaire de Sarkozy, qui entend supprimer 3.500 postes dans la police ces prochaines années, l'absence de mesures structurelles qui permettraient de mieux intégrer les Roms dans le système urbain, et la stigmatisation collective d'un groupe ethnique, pour laquelle on ne craint pas d'avoir recours au populisme. … Peut-être que Sarkozy devrait écouter les conseils de Rudolf Sarközi, le porte-parole de la communauté rom en Autriche. 'Nous connaissions ici auparavant des conditions de vie aussi précaires qu'en France aujourd'hui', a-t-il déclaré. La situation s'est améliorée car les Roms ont obtenu des terrains 'où ils peuvent vivre dignement', et parce que l'on a investi dans l'éducation des jeunes."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Tous les textes disponibles de » Bart Beirlant
Novinar - Bulgarie | mercredi, 18. août 2010
Le quotidien bulgare Novinar hausse le ton dans le débat relatif à l'expulsion des Roms de France. Les politiques européens appliquent deux poids deux mesures concernant les Roms, écrit le journal, qui rappelle la tentative bulgare de démanteler un quartier rom dans le centre de Sofia : » suite
Le quotidien bulgare Novinar hausse le ton dans le débat relatif à l'expulsion des Roms de France. Les politiques européens appliquent deux poids deux mesures concernant les Roms, écrit le journal, qui rappelle la tentative bulgare de démanteler un quartier rom dans le centre de Sofia : "Il y a quatre ans, le maire de l'époque, Boïko Borissov, avait tenté de faire disparaître ce spectacle désagréable et d'expulser ces trouble-fêtes qui, pour couronner le tout, entretenaient des chevaux et des porcs dans leurs foyers et empuantissaient les quartiers environnants. La députée européenne verte Elly de Groen est alors immédiatement intervenue et a exercé une telle pression sur nos politiques, que ceux-ci ont fait profil bas et ont laissé en l'état ce cloaque puant au cœur d'une capitale européenne. Pourquoi ne s'est-elle donc pas encore rendue à Paris pour protester et fixer un ultimatum à Sarkozy et à ses collègues ?"
» article intégral (lien externe, bulgare)
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Tous les textes disponibles de » Adelina Deliyska
Dilema Veche - Roumanie | mercredi, 18. août 2010
La France a annoncé vouloir débuter jeudi la procédure d'expulsion d'environ 700 Roms vers la Roumanie et la Bulgarie notamment, qui devra se poursuivre jusqu'à fin août. Ces derniers jours, les forces de sécurité française ont déjà démantelé des campements roms illégaux. Pour l'hebdomadaire Dilema Veche, les Roms sont des boucs émissaires : » suite
La France a annoncé vouloir débuter jeudi la procédure d'expulsion d'environ 700 Roms vers la Roumanie et la Bulgarie notamment, qui devra se poursuivre jusqu'à fin août. Ces derniers jours, les forces de sécurité française ont déjà démantelé des campements roms illégaux. Pour l'hebdomadaire Dilema Veche, les Roms sont des boucs émissaires : "La France n'est jamais vraiment parvenue à élaborer des programmes réussis pour les minorités défavorisées. On le voit dans la régularité avec laquelle, dans la banlieue parisienne, les citoyens français d'origine arabe incendient spontanément des véhicules. … C'est vrai que les tsiganes roumains constituent une dépense supplémentaire pour les contribuables français, mais ce ne sont pas les campements tziganes ad-hoc qui ont provoqué l'imbroglio budgétaire contre lequel la plupart des gouvernements des pays membres doivent lutter actuellement. Il est donc trop facile de rendre les Roms responsables. Ces pauvres diables n'ont ni l'éducation ni la crédibilité nécessaire pour que l'on se fie à leurs arguments."
» article intégral (lien externe, roumain)
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Tous les textes disponibles de » Gabriel Giurgiu
Sme - Slovaquie | mardi, 17. août 2010
Des politiques de l'UMP du président Nicolas Sarkozy ont critiqué son action contre les Roms. Sarkozy avait annoncé vouloir expulser les Roms criminels de France. Le quotidien libéral Sme critique cette initiative : » suite
Des politiques de l'UMP du président Nicolas Sarkozy ont critiqué son action contre les Roms. Sarkozy avait annoncé vouloir expulser les Roms criminels de France. Le quotidien libéral Sme critique cette initiative : "Il est difficile de croire que 20.000 Roms de Roumanie et Bulgarie suscitent parmi les 60 millions de Français une augmentation de la criminalité qui justifierait de telles mesures. Il s'agit ici plutôt d'une manœuvre pour détourner l'attention de l'insatisfaction croissante à l'égard de la crise économique et des mesures d'austérité du gouvernement. Ou des scandales des élus, qui ne manquent pas dans l'environnement de Sarkozy. Les véritables problèmes de cohabitation avec les Roms n'ont qu'une position marginale dans les raisons de cette mesure. Cela ne veut pas dire qu'ils n'existent pas et que les gouvernements d'Europe occidentale ne doivent pas les traiter sérieusement. … Les troubles générés par les Roms ne sont rien comparés aux violences récemment connues par les Français avec les immigrés musulmans."
» article intégral (lien externe, slovaque)
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Tous les textes disponibles de » Peter Morvay
Blog Noir tout simplement - France | jeudi, 12. août 2010
Le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale de l'ONU a reproché à la France une "recrudescence notable du racisme et de la xénophobie". Dans son blog hébergé par l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur, Patrick Lozes, Président du CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires de France), redoute une radicalisation de la société française : » suite
Le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale de l'ONU a reproché à la France une "recrudescence notable du racisme et de la xénophobie". Dans son blog hébergé par l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur, Patrick Lozes, Président du CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires de France), redoute une radicalisation de la société française : "La France perd son rang en matière de respect des droits de l'homme et de droits des minorités et devient de fait, la risée des instances internationales de lutte contre la discrimination raciale. Il faut déplorer ces humiliations successives infligées à une France dont les valeurs ont pourtant essaimé hors de ses frontières. Ces condamnations internationales récurrentes de la politique française envers les minorités soulignent à la face du monde, la marginalisation des minorités en France. La montée des discriminations et la dénonciation de cette 'recrudescence' de la discrimination raciale en France font craindre une radicalisation de l'action de certaines associations françaises de défense des minorités."
» article intégral (lien externe, français)
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Il Sole 24 Ore - Italie | vendredi, 13. août 2010
L'inefficacité de la politique française à l'égard des Roms est douteuse et se fait au détriment d'autres pays, critique le journal économique Il Sole 24 Ore, suite à l'annonce par le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux d'expulser près de 700 Roms : » suite
L'inefficacité de la politique française à l'égard des Roms est douteuse et se fait au détriment d'autres pays, critique le journal économique Il Sole 24 Ore, suite à l'annonce par le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux d'expulser près de 700 Roms : "Toute cette campagne est accompagnée d'une large part de scepticisme. La majorité des Roms identifiés se sont déclarés prêts (comme par le passé) à être expulsés afin de toucher la prime publique individuelle de 1.000 euros par adulte et de 300 euros par mineur. 'Ils reviennent dès qu'ils ont dépensé l'argent', assure Gérard Minet, secrétaire régional de la Ligue des droits de l'homme à Lille. … Devant les intentions du gouvernement, de nombreux Roms disparaissent avant d'être expulsés. Où vont-ils ? Ils migrent à travers la France. Ou dans d'autres pays. Ces derniers jours, beaucoup ont dû se replier en Italie. Ici, ils attendent la fin de la chasse aux Roms sonnée par Sarkozy et le battage médiatique qui l'accompagne, pour pouvoir revenir ensuite."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Tous les textes disponibles de » Leonardo Martinelli
Novinar - Bulgarie | jeudi, 12. août 2010
La Bulgarie se tait, car elle n'a aucun intérêt à ce que ses Roms reviennent de France vers leur pays d'origine, écrit le quotidien Novinar : » suite
La Bulgarie se tait, car elle n'a aucun intérêt à ce que ses Roms reviennent de France vers leur pays d'origine, écrit le quotidien Novinar : "Le gouvernement croit que les Roms ne sont plus des citoyens bulgares dès lors qu'ils ont quitté le pays. On a pu le constater une nouvelle fois après l'annonce par la France du renforcement de ses lois d'immigration et de l'expulsion des Roms bulgares. On attend toujours une prise de position côté bulgare. … Une autre explication du silence gouvernemental est la traditionnelle perception des Roms par les Bulgares. Si c'est un tzigane, il a forcément volé quelque chose et s'est attiré des ennuis avec la police. Pourquoi donc devrions-nous nous donner du mal et nous soucier de criminels quelconques ? Les dirigeants se terrent dans leurs cabinets et prient pour que la France cède encore, garde les Roms chez elle et s'en occupe elle-même."
» article intégral (lien externe, bulgare)
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Tous les textes disponibles de » Hristina Rafailova
Tema - Bulgarie | lundi, 9. août 2010
Considérant la décision du gouvernement français de renvoyer dans leur pays d'origine les Roms entrés illégalement, le magazine hebdomadaire Tema demande à la place une solution paneuropéenne : » suite
Considérant la décision du gouvernement français de renvoyer dans leur pays d'origine les Roms entrés illégalement, le magazine hebdomadaire Tema demande à la place une solution paneuropéenne : "Les problèmes qui viennent des Roms sont normalement plus que banaux. Pour en venir à bout, les autorités se cachent toutefois derrière des raisons hautaines et hypocrites. Il en est ainsi en Bulgarie, au niveau régional et national. Et il en est ainsi en France également. … Un débat paneuropéen sur le problème rom, qui devient de plus en plus européen, pourrait mettre en évidence les formules qui fonctionnent dans les différents pays, regrouper les ressources et établir un nouveau départ, qui promette de vraies solutions. Sinon rien ne changera. Nous envoyons les Roms en Europe et l'Europe nous les renvoie. Ce qui est idiot dans un tel voyage, c'est qu'il ne mène nulle part."
» informations complémentaires (lien externe, bulgare)
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Tous les textes disponibles de » Vesselina Sedlarska
România Liberă - Roumanie | lundi, 9. août 2010
Après de récents affrontements entre des gens du voyage et la police française, le gouvernement français a ordonné vendredi le démantèlement d'un campement illégal de Roms roumains. Le Britannique Tom Gallagher, spécialiste de la Roumanie, analyse la politique de l'UE à l'égard des Roms dans le quotidien Romania Libera : » suite
Après de récents affrontements entre des gens du voyage et la police française, le gouvernement français a ordonné vendredi le démantèlement d'un campement illégal de Roms roumains. Le Britannique Tom Gallagher, spécialiste de la Roumanie, analyse la politique de l'UE à l'égard des Roms dans le quotidien Romania Libera : "Dans la résolution de problèmes complexes, l'UE a préféré ignorer les modèles de comportement antisociaux de nombreux Roms et s'est focalisée sur la discrimination de tout un groupe social. Une kyrielle d'ONG ont encaissé des sommes considérables issues des recettes fiscales européennes, avec pour unique résultat de nous déclarer que les relations entre les Roms et le reste de la communauté doivent se baser sur la compréhension, l'acceptation mutuelle, le respect et l'égalité devant la loi. De nombreux partisans d'un romantisme nomade se distinguent par une vision négative de la civilisation occidentale. C'est la raison pour laquelle ils ne veulent pas que les Roms s'y intègrent, car cela signifierait que ceux-ci, en raison d'une autre culture qui leur offre davantage d'opportunités, doivent renoncer à une grande partie de leur propre culture."
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The Guardian - Royaume-Uni | lundi, 2. août 2010
La Cour suprême hongroise a ordonné le versement de dommages et intérêts à des enfants Roms parce qu'ils avaient subi une ségrégation par des enfants non Roms. Deux avocats saluent cette décision dans le quotidien The Guardian : » suite
La Cour suprême hongroise a ordonné le versement de dommages et intérêts à des enfants Roms parce qu'ils avaient subi une ségrégation par des enfants non Roms. Deux avocats saluent cette décision dans le quotidien The Guardian : "La ségrégation dans les écoles hongroises est un problème sérieux. La stigmatisation largement répandue des Roms signifie que beaucoup de parents mais également de professeurs préféreraient ne pas voir leurs enfants se mélanger avec les enfants Roms, à l'école ou ailleurs. … Malgré les changements apportés par la loi sur l'égalité de traitement en 2004, … le problème persiste. 100.000 forints (450 dollars) de dommages et intérêts ont été accordés à chacun des cinq enfants impliqués dans cette affaire, soit environ trois mois de revenus pour beaucoup de familles Roms, par une Cour suprême qui a reconnu le caractère illégal de la ségrégation ainsi que ses effets préjudiciables sur l'éducation des enfants. … Même si cette décision ne mettra pas un terme à la discrimination largement répandue contre les Roms qui sévit en Hongrie et ailleurs, elle montre aux autres autorités que les tribunaux feront respecter la législation contre la ségrégation et que des mesures punitives seront prises contre ceux qui l'enfreignent."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Tages-Anzeiger - Suisse | vendredi, 30. juillet 2010
La fermeté annoncée contre les Roms en France est une manœuvre rhétorique du président Nicolas Sarkozy visant à détourner l'attention de certains échecs, estime le quotidien de centre-gauche Tages-Anzeiger : » suite
La fermeté annoncée contre les Roms en France est une manœuvre rhétorique du président Nicolas Sarkozy visant à détourner l'attention de certains échecs, estime le quotidien de centre-gauche Tages-Anzeiger : "Beaucoup de Français ne devraient plus se laisser impressionner par sa rhétorique martiale. La plupart ne savent que trop bien que ce président répond quasiment sans interruption depuis 2002 de la sécurité intérieure de la France - d'abord en tant que ministre de l'Intérieur, puis en tant que chef de l'Etat. Les médias qualifient toujours volontiers son style incisif de 'musclé'. Il aime l'éclat d'une intervention policière et les images télévisées que celle-ci produira. Si Sarkozy fustige donc désormais des dysfonctionnements et conjure l'état d'urgence sur ce front, dans les banlieues et parmi les gens du voyage, il avoue alors l'échec de sa politique. Et si les statistiques de la criminalité dépeignent véritablement un tableau aussi sombre qu'il le prétend, alors son bilan est aussi mauvais. Très mauvais même. Il ne lui reste que la parole, la division et la stigmatisation. La stratégie est facilement prévisible, mais sans garantie de succès."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Le Monde - France | jeudi, 29. juillet 2010
Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré la "guerre à la criminalité". Mais il ne fait pas de différenciation et stigmatise ainsi aussi bien les Roms que les gens du voyage, met en garde le quotidien Le Monde : » suite
Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré la "guerre à la criminalité". Mais il ne fait pas de différenciation et stigmatise ainsi aussi bien les Roms que les gens du voyage, met en garde le quotidien Le Monde : "L'erreur de M. Sarkozy n'est pas de faire la 'guerre' à la délinquance, alors que l'insécurité est en hausse, mais de pratiquer l'amalgame. Gardien de la cohésion nationale et sociale, le chef de l'Etat ne peut imputer aux gens du voyage la faute de l'un des leurs. Sur plus de 400 000 recensés en France, 95 % sont français et les deux tiers sont sédentarisés. Quant aux Roms ... qui forment une minorité, ce ne sont pas seulement des migrants venus d'Europe de l'Est, notamment de Roumanie et Bulgarie. Il s'agit d'une population hétérogène ballottée d'un pays à l'autre de l'Union européenne (UE). ... Avec un tel amalgame, l'exécutif ouvre la boîte à fantasmes et à préjugés."
» article intégral (lien externe, français)
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Der Standard - Autriche | vendredi, 30. juillet 2010
En annonçant vouloir agir contre les Roms "criminels" et fermer 300 camps, le président français s'est attiré de nombreuses critiques. Pour le quotidien de centre-gauche Der Standard, Nicolas Sarkozy ignore les véritables questions sociales : » suite
En annonçant vouloir agir contre les Roms "criminels" et fermer 300 camps, le président français s'est attiré de nombreuses critiques. Pour le quotidien de centre-gauche Der Standard, Nicolas Sarkozy ignore les véritables questions sociales : "Il est bien connu, et légitime, que Sarkozy accorde la priorité à la sécurité et à l'ordre. Mais si le président français associe désormais la criminalité avec 'le comportement de quelques membres de la communauté rom et des gens du voyage', il utilise alors des stéréotypes selon lesquelles les Roms auraient des tendances criminelles. Il ne souligne pas les problèmes originels - à savoir le gouffre entre la population moyenne et les Roms en ce qui concerne le logement, l'éducation et le travail - mais ethnicise la question. … Sarkozy, dont le nom apparaît en outre parmi les familles de Roms d'Europe centrale, n'affronte pas les questions sociales pressantes. Le jour même où il commande une baignoire pour son avion présidentiel, il ignore dans la politique envers les Roms le fait que la criminalité et la pauvreté sont à l'origine liées."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Upsala Nya Tidning - Suède | vendredi, 30. juillet 2010
L'annonce du président Nicolas Sarkozy d'agir contre les Roms est une honte pour toute l'Union européenne, juge le quotidien progressiste Upsala Nya Tidning : » suite
L'annonce du président Nicolas Sarkozy d'agir contre les Roms est une honte pour toute l'Union européenne, juge le quotidien progressiste Upsala Nya Tidning : "C'étaient les idées de liberté, d'égalité et de fraternité qui façonnaient la France autrefois. La pensée européenne était administrée dans le même esprit. Si le président Nicolas Sarkozy se sert désormais du pouvoir de la nation pour expulser du pays certains habitants, … il nuit aux idéaux et au développement de l'UE. … La politique à l'égard des Roms est l'expression d'une vision de culpabilité collective. Sarkozy puise dans le même réservoir que le [parti d'extrême droite hongrois] Jobbik. On chasse donc désormais une nouvelle fois des individus, expulsés d'une société qui les accuse de ne pas vouloir s'intégrer. Au lieu de lutter contre la discrimination et la misère sociale, on combat les personnes. L'Europe n'a pas voulu accepter le mode de vie différent des Roms. … Cela montre combien nous prenons la liberté à la légère aujourd'hui, le peu d'égalité qui subsiste et l'étendue de notre indifférence envers nos frères et sœurs."
» article intégral (lien externe, suédois)
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România Liberă - Roumanie | mercredi, 28. juillet 2010
Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, a déclaré mardi que la Roumanie met en jeu son adhésion à l'espace Schengen, prévue en mars 2011, si elle ne fait pas plus pour intégrer les Roms. Actuellement, de nombreux Roms émigrent de Roumanie vers la France et l'Italie. Laurentiu Mihu salue dans le quotidien România Liberă la déclaration de Lellouche : » suite
Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, a déclaré mardi que la Roumanie met en jeu son adhésion à l'espace Schengen, prévue en mars 2011, si elle ne fait pas plus pour intégrer les Roms. Actuellement, de nombreux Roms émigrent de Roumanie vers la France et l'Italie. Laurentiu Mihu salue dans le quotidien România Liberă la déclaration de Lellouche : "La responsabilité … revient en premier lieu à l'Etat roumain qui, au lieu de résoudre ses propres problèmes, a choisi depuis 20 ans la solution la plus facile et la plus cynique : les exporter. Je suis certain que de nombreux responsables à Bucarest se sont officieusement fortement réjouis de voir que la criminalité de notre propre pays se déplace vers d'autres. … Contrairement à l'Italie, la France a désormais appelé la Roumanie à la raison par un instrument 'européen' radical : un obstacle à l'adhésion à l'espace Schengen. Même si cela n'en a pas l'air, cette douche froide pourrait nous toucher au bon endroit."
» article intégral (lien externe, roumain)
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Libération - France | vendredi, 23. juillet 2010
Un gendarme français a tué le week-end dernier un jeune Rom de 22 ans pour des raisons encore inconnues. Au cours des troubles provoqués par cet acte, des manifestants ont attaqué une gendarmerie. L'idée de Nicolas Sarkozy de discuter des problèmes causés par la communauté rom est discriminatoire, écrit le quotidien Libération : » suite
Un gendarme français a tué le week-end dernier un jeune Rom de 22 ans pour des raisons encore inconnues. Au cours des troubles provoqués par cet acte, des manifestants ont attaqué une gendarmerie. L'idée de Nicolas Sarkozy de discuter des problèmes causés par la communauté rom est discriminatoire, écrit le quotidien Libération : "Quelle communauté doit en France faire viser tous les trois mois en gendarmerie un 'carnet de circulation' ? Quels Français rencontrent les pires difficultés à voter, scolariser leurs enfants ou tout simplement s'installer dans la commune de leur choix ? Les Roms, reconnus comme 'gens du voyage' par l'administration. Mais la présomption d'innocence joue aussi pour Luigi Duquenet [le Rom tué]. … [F]aut-il rappeler que les 'gens du voyage' … ont été tout au long de leur longue et difficile histoire, discriminés, boucs émissaires faciles de la haine et du racisme. Cette réunion sur leur présumée 'délinquance' est dangereuse et inutile."
» article intégral (lien externe, français)
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