L'Europe et l'islam
Les populistes célèbrent leurs victoires, la peur de l'islam grandit et toute l'Europe débat de l'intégration. Suivez le débat avec nous.

The Sun - Royaume-Uni | mardi, 14. décembre 2010
L'auteur présumé de l'attentat de Stockholm a habité et étudié à Luton au nord de Londres. Le journal à sensation The Sun se félicite de voir que la communauté musulmane de cette ville n'ait pas voulu être liée à lui : » suite
L'auteur présumé de l'attentat de Stockholm a habité et étudié à Luton au nord de Londres. Le journal à sensation The Sun se félicite de voir que la communauté musulmane de cette ville n'ait pas voulu être liée à lui : "Le kamikaze musulman résidant à Londres qui a commis son attentat suicide en Suède était clairement un dangereux fanatique. Mais il y a un point positif aux révélations sur Taymour Abdel Wahab al-Abdaly : il est apparu que la grande majorité des fidèles ordinaires de sa mosquée de Luton n'étaient pas intéressés par ses discours excessifs. Les dirigeants de la mosquée l'ont rejeté en lui disant qu'ils ne voulaient rien avoir à faire avec ce genre d'extrémisme. C'est une bonne chose pour eux. Il y a quelques têtes brûlées islamiques et manifestants anti-guerre à Luton. Mais il y a également de nombreux dirigeants de la communauté responsables et raisonnables."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Jyllands-Posten - Danemark | mardi, 14. décembre 2010
Après l'attentat à la bombe commis par le kamikaze présumé Taymour Abdel Wahab al-Abdaly à Stockholm, le quotidien libéral-conservateur Jyllands-Posten demande une plus grande implication des musulmans pacifiques contre les islamistes en Europe : » suite
Après l'attentat à la bombe commis par le kamikaze présumé Taymour Abdel Wahab al-Abdaly à Stockholm, le quotidien libéral-conservateur Jyllands-Posten demande une plus grande implication des musulmans pacifiques contre les islamistes en Europe : "Bien sûr, il ne faut pas rendre les musulmans d'Europe responsables de l'acte d'un dément. De nombreuses organisations musulmanes ont même déjà pris leurs distances de Taymour Abdel Wahab al-Abdaly. Il est néanmoins nécessaire que les millions de musulmans pacifiques et désireux de s'intégrer en Europe prennent davantage leurs distances de cette minorité fanatique semeuse de haine. … Il est très risqué, mais urgemment nécessaire, que les musulmans pacifiques ne se limitent pas à exprimer leur opposition, mais qu'ils tentent activement d'empêcher que les islamistes ne prennent pied et distillent leur message de haine."
» article intégral (lien externe, danois)
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Die Weltwoche - Suisse | mercredi, 1. décembre 2010
La culture dominante européenne se base davantage sur des valeurs gréco-romaines que sur la chrétienté, estime le professeur à l'université de Berne Beda M. Stadler dans l'hebdomadaire Weltwoche, suite au débat sur l'intégration déclenché par Thilo Sarrazin en Allemagne : » suite
La culture dominante européenne se base davantage sur des valeurs gréco-romaines que sur la chrétienté, estime le professeur à l'université de Berne Beda M. Stadler dans l'hebdomadaire Weltwoche, suite au débat sur l'intégration déclenché par Thilo Sarrazin en Allemagne : "Nous devons juger la culture chrétienne en fonction de la réalité, des biens matériels qu'elle a créés, la voir peut-être comme le patrimoine principal, la rattacher à l'accumulation des connaissances scientifiques. Depuis le berceau culturel de l'humanité en Mésopotamie, les Egyptiens, les Grecs et les Romains ont imposé leurs cultures dominantes. Que s'est-il passé par la suite ? Un millénaire de vide culturel. Les chrétiens sont passés maîtres dans l'art de récupérer les cultures précédentes. Certaines frises de temples ornent encore aujourd'hui de vilaines façades d'église. Comparées à ce qui existait auparavant sur le plan culturel, les mille premières années de la chrétienté ont été une catastrophe que seules les Lumières ont pu résorber. Les soi-disant patrimoines chrétiens ne sont nés qu'à partir de nouvelles valeurs séculières, basées sur la science et la philosophie, et qui fondent encore notre vie aujourd'hui. La culture européenne dominante se base donc toujours sur les valeurs de l'Occident antique, celui de la philosophie grecque et du droit romain, et non sur celles du judaïsme ou de la chrétienté."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Die Presse - Autriche | lundi, 29. novembre 2010
En Suisse, la votation populaire organisée dimanche a vu 53 pour cent des votants approuver l'expulsion automatique d'étrangers coupables de délits. Ce référendum est le fruit d'une initiative de l'Union démocratique du centre (UDC), le parti d'extrême droite. Le résultat révèle une attitude schizophrène des Suisses, critique le quotidien libéral conservateur Die Presse : » suite
En Suisse, la votation populaire organisée dimanche a vu 53 pour cent des votants approuver l'expulsion automatique d'étrangers coupables de délits. Ce référendum est le fruit d'une initiative de l'Union démocratique du centre (UDC), le parti d'extrême droite. Le résultat révèle une attitude schizophrène des Suisses, critique le quotidien libéral conservateur Die Presse : "Cette initiative d'expulsion est également marquée par des motifs populistes - pour les arguments compréhensibles - et révèle donc une certaine atmosphère en Suisse, qui s'apparente à des attitudes crispées, répondant à la logique du 'Nous valons mieux que les autres'. Ces dispositions de plus en plus xénophobes, qui ne concernent pas seulement les Africains et les Européens de l'Est, mais aussi les Allemands et les Autrichiens, dénotent aussi une certaine schizophrénie : on expulse d'un côté les voleurs, meurtriers et dealers étrangers de Suisse, alors que l'on a accueilli et que l'on continue de recevoir tranquillement des despotes, des dictateurs, des mafieux et des affairistes, dont l'argent a souvent une origine douteuse."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Politiken - Danemark | vendredi, 26. novembre 2010
Selon de récents sondages, les Danois sont de plus en plus nombreux à rejeter le renforcement de la législation sur les étrangers planifiée par les politiques. Ni le système à points du parti démocrate au pouvoir pour les immigrés, ni celui de l'opposition de gauche ne rencontre un large assentiment, apprécie le quotidien d'orientation sociale démocrate Politiken : » suite
Selon de récents sondages, les Danois sont de plus en plus nombreux à rejeter le renforcement de la législation sur les étrangers planifiée par les politiques. Ni le système à points du parti démocrate au pouvoir pour les immigrés, ni celui de l'opposition de gauche ne rencontre un large assentiment, apprécie le quotidien d'orientation sociale démocrate Politiken : "Les voix libérales peuvent enfin de nouveau être entendues et une position tactique reste sans effet. Alors que la présidente du Parti social-démocrate, Helle Thorning-Schmidt, et la présidente du Parti populaire danois, Pia Kjærsgaard, discutent de l'identité danoise et de la politique de valeur du passé, les électeurs sont sur le point d'emprunter une nouvelle voie. … Ce soulèvement des électeurs permet aux partis de se différencier une fois encore par leur opinion et fait de la place de sorte que les politiques peuvent discuter de nouveau leur position, contrairement à la mascarade tactique des dernières années. L'ambiance peut changer mais il n'est plus possible d'endiguer la vague de protestation émanant de la marée des électeurs."
» article intégral (lien externe, danois)
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Die Presse - Autriche | vendredi, 26. novembre 2010
Dimanche prochain, les Suisses sont appelés aux urnes pour une votation sur l'accélération de l'expulsion des étrangers coupables de crimes et de certains délits. "L'initiative sur le renvoi" provient du parti d'extrême droite l'Union démocratique du centre (UDC). Mais pour le quotidien libéral conservateur Die Presse, cette proposition a uniquement pour but de dénigrer les étrangers car elle ne peut être mise en œuvre sur le plan juridique : » suite
Dimanche prochain, les Suisses sont appelés aux urnes pour une votation sur l'accélération de l'expulsion des étrangers coupables de crimes et de certains délits. "L'initiative sur le renvoi" provient du parti d'extrême droite l'Union démocratique du centre (UDC). Mais pour le quotidien libéral conservateur Die Presse, cette proposition a uniquement pour but de dénigrer les étrangers car elle ne peut être mise en œuvre sur le plan juridique : "Quel beau pays serait la Suisse s'il n'y avait pas tous ces étrangers criminels ! C'est le message véhiculé par les affiches de l'Union démocratique du centre, notoirement xénophobe. … Mais cette initiative a un défaut : elle ne peut pas être mise en œuvre. Elle ne respecte ni l'accord de l'UE sur la libre circulation des personnes ni le droit international. L'UDC elle-même ne croit pas que le pays où siège le Conseil des droits de l'homme des Nations unies puisse à l'avenir expulser des personnes vers des pays où elles sont menacées d'être torturées. Pour l'UDC, ce n'est pas de cela dont il s'agit. Elle souhaite seulement maintenir le ressentiment dont elle se nourrit depuis des années."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Helmar Dumbs
To Vima Online - Grèce | jeudi, 18. novembre 2010
Athènes est l'unique capitale européenne dans laquelle il n'existe aucune mosquée officielle. C'est la raison pour laquelle des milliers de musulmans de la ville ont célébré mardi en plein air la fête islamique de l'Aïd El-Kébir. Le quotidien de centre-gauche To Vima critique le débat relatif à la construction d'une mosquée, qui dure depuis près de quarante ans, et l'attitude hypocrite de l'Etat : » suite
Athènes est l'unique capitale européenne dans laquelle il n'existe aucune mosquée officielle. C'est la raison pour laquelle des milliers de musulmans de la ville ont célébré mardi en plein air la fête islamique de l'Aïd El-Kébir. Le quotidien de centre-gauche To Vima critique le débat relatif à la construction d'une mosquée, qui dure depuis près de quarante ans, et l'attitude hypocrite de l'Etat : "Il existe une grande hypocrisie concernant la mosquée d'Athènes. Les seuls à avoir une position claire sont les opposants au projet. … Le débat dure depuis le début des années 1970. Pendant cette période, il y a eu de nombreuses entraves … de la part de l'Etat et de l'Eglise. Et si la construction d'une mosquée dans les années 1970 avait été un geste de politesse de la junte militaire envers les gouvernements des pays arabes, il s'agit aujourd'hui d'une nécessité sociale. … Il faut rappeler qu'il existe des mosquées dans toutes les autres capitales occidentales et qu'il y a des églises chrétiennes dans de nombreuses capitales musulmanes."
» article intégral (lien externe, grec)
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Tous les textes disponibles de » Nikos Bakounakis
De Telegraaf - Pays-Bas | mardi, 16. novembre 2010
Le populiste de droite, Geert Wilders, a décidé de maintenir en fonction un député de son Parti pour la liberté (PVV), Eric Lucassen, qui a fait l'objet d'une condamnation pour délit sexuel. Ainsi le gouvernement minoritaire toléré par le PVV s'assure de conserver sa majorité. Mais cette décision n'est pas la bonne estime le journal à sensation De Telegraaf : » suite
Le populiste de droite, Geert Wilders, a décidé de maintenir en fonction un député de son Parti pour la liberté (PVV), Eric Lucassen, qui a fait l'objet d'une condamnation pour délit sexuel. Ainsi le gouvernement minoritaire toléré par le PVV s'assure de conserver sa majorité. Mais cette décision n'est pas la bonne estime le journal à sensation De Telegraaf : "Ce député refuse manifestement de renoncer à son mandat et à la rémunération lucrative qui l'accompagne. Cela vient ainsi confirmer tous les préjugés contre lesquels le leader du PVV Wilders et son groupe s'opposent depuis la création du parti. Le membre du PVV n'a plus rien à chercher au Parlement après cette histoire. … Pour le gouvernement, le risque de perdre la majorité au Parlement est révolu. Cela ne contrebalance pas cependant le fait qu'un député absolument infidèle qui se fait passer pour un politique n'a pas le courage de tirer lui-même les conséquences de ses actes. C'est lâche de sa part et indigne d'un député."
» informations complémentaires (lien externe, néerlandais)
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Upsala Nya Tidning - Suède | mercredi, 10. novembre 2010
La Suède commémore elle aussi les pogroms contre les Juifs le 9 novembre 1938 dans l'Allemagne nazie. Le quotidien libéral Upsala Nya Tidning dresse un parallèle avec le traitement réservé aux musulmans aujourd'hui en Suède : » suite
La Suède commémore elle aussi les pogroms contre les Juifs le 9 novembre 1938 dans l'Allemagne nazie. Le quotidien libéral Upsala Nya Tidning dresse un parallèle avec le traitement réservé aux musulmans aujourd'hui en Suède : "Le dénigrement des Juifs existe depuis des siècles et ses manifestations sont bien connues. Il y a toutefois des auteurs et des journalistes qui apparemment ne reconnaissent pas ces formes manifestes de suspicions. Pendant longtemps, le dénigrement des musulmans a été plutôt dissimulé, mais il fait aujourd'hui parti de l'arsenal politique d'un parti représenté au Parlement. Il y a toutefois des commentateurs qui ne reconnaissent pas le parallèle avec la persécution pluriséculaire des Juifs. Les gens ont raison d'être révoltés par la répartition et l'évaluation des humains selon des critères ethniques, religieux ou 'culturels' arbitraires, telles qu'elles sont pratiquées par les Démocrates de Suède. Mais il existe globalement une conception similaire dans laquelle la société 'multiculturelle' est transformée : la description banale de la diversité existant dans le monde devient une idéologie politique qui ignore les individus et les points communs des hommes, et voit uniquement 'le groupe', 'l'appartenance ethnique' et 'la culture'."
» article intégral (lien externe, suédois)
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Göteborgs-Posten - Suède | vendredi, 5. novembre 2010
La Suède ne doit pas s'inquiéter des jeunes chômeurs, mais bien plus de savoir qui fera le travail déjà existant si près de la moitié des travailleurs partent à la retraite dans les années qui viennent, estime le quotidien Göteborgs-Posten, qui demande la suppression des obstacles à l'intégration des étrangers : » suite
La Suède ne doit pas s'inquiéter des jeunes chômeurs, mais bien plus de savoir qui fera le travail déjà existant si près de la moitié des travailleurs partent à la retraite dans les années qui viennent, estime le quotidien Göteborgs-Posten, qui demande la suppression des obstacles à l'intégration des étrangers : "La Suède se trouve face à un changement de génération considérable. Plus de 1,5 millions de personnes partiront à la retraite au cours des 15 prochaines années, soit environ 44 pour cent de ceux qui sont actuellement sur le marché du travail. … Ce sont bien sûrs les jeunes qui doivent les remplacer. Mais cela ne suffit pas. Il n'y a pas suffisamment de jeunes de 20 à 30 ans en Suède pour reprendre les activités. La Suède doit aussi importer des travailleurs. … La Suède a besoin de tous les individus qui peuvent et veulent travailler, peu importe leur origine. … Un autre aspect important, c'est de vérifier les compétences de ceux qui viennent d'autres pays et leur faciliter autant que possible l'accès à la formation, pour la compléter ou l'approfondir."
» article intégral (lien externe, suédois)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Marché du travail, » Suède
The Guardian - Royaume-Uni | jeudi, 4. novembre 2010
Le gouvernement britannique veut faciliter l'adoption d'enfants noirs et asiatiques par les couples blancs. Cette décision fait abstraction du fait que la conscience de sa propre origine est très importante, écrit Joseph Harker, enfant noir élevé par des parents blancs, dans le quotidien de centre-gauche The Guardian : » suite
Le gouvernement britannique veut faciliter l'adoption d'enfants noirs et asiatiques par les couples blancs. Cette décision fait abstraction du fait que la conscience de sa propre origine est très importante, écrit Joseph Harker, enfant noir élevé par des parents blancs, dans le quotidien de centre-gauche The Guardian : "La race sera toujours un élément important dans la vie d'un enfant noir ou asiatique, et avoir un parent qui comprend cela de par sa propre expérience est un énorme avantage. Nul besoin de se casser la tête pour savoir si les parents correspondent exactement à la race de l'enfant, ce qui est souvent compliqué. Que le couple soit mixte, noir ou asiatique, il comprendra certainement l'importance des besoins culturels d'un enfant non-blanc. Oui, il est toujours préférable de vivre au sein d'un foyer stable que de vivre dans un foyer d'accueil. Nier l'importance de la race est insultant pour les minorités, mais cela risque également de plonger dans un désarroi et une détresse inutiles des enfants vulnérables, qui comptent sur l'Etat pour les protéger."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Berlingske - Danemark | mardi, 26. octobre 2010
Le Premier ministre danois Lars Løkke Rasmussen a rendu public mardi le contenu détaillé d'une nouvelle "politique de valeur". La démolition partielle des ghettos d'immigrés en fait partie. Pour le quotidien libéral de droite Berlingske Tidende, Rasmussen s'est engagé dans la bonne voie : » suite
Le Premier ministre danois Lars Løkke Rasmussen a rendu public mardi le contenu détaillé d'une nouvelle "politique de valeur". La démolition partielle des ghettos d'immigrés en fait partie. Pour le quotidien libéral de droite Berlingske Tidende, Rasmussen s'est engagé dans la bonne voie : "La politique d'intégration et concernant les étrangers a été en grande partie un succès. Aujourd'hui les mariages contraints sont moins nombreux, de plus en plus de jeunes immigrés de la deuxième génération, notamment les femmes, suivent une formation et les nouveaux Danois sont de plus en plus nombreux à être propriétaires de leur logement. Tout cela est très positif. Mais les autres problèmes ne seront résolus que si la lutte pour les valeurs est menée aussi bien sur le plan local que de manière globale, à la base et de manière idéologique. Si la lutte pour les valeurs met de côté ces perspectives, elle perdra tout son sens car elle ne se placerait alors pas du côté de la liberté et de la démocratie."
» article intégral (lien externe, danois)
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Kurier - Autriche | lundi, 25. octobre 2010
Pour pouvoir donner du sens au débat sur l'intégration, il faut également déterminer l'objectif de cette dernière, c'est-à-dire ce que l'identité peut apporter, écrit Helmut Brandstätter dans le quotidien Kurier, où il avance l'idée d'un patriotisme moderne : » suite
Pour pouvoir donner du sens au débat sur l'intégration, il faut également déterminer l'objectif de cette dernière, c'est-à-dire ce que l'identité peut apporter, écrit Helmut Brandstätter dans le quotidien Kurier, où il avance l'idée d'un patriotisme moderne : "A quoi nous identifions-nous aujourd'hui ? A l'UE ? Pas vraiment. …. Mais qu'est-ce au juste qu'un Autrichien ? Quelqu'un qui se sent ici chez lui, qui entend y vivre durablement, accepte les lois et les traditions et qui est prêt à contribuer à la collectivité, à l'Autriche. Mais le patriotisme pris comme un sentiment collectif positif ne peut naître que d'un projet d'avenir. C'est ce projet que la fédération et les länder doivent s'attacher à développer, au lieu de mener d'absurdes querelles de préséance. Et ce projet ne peut avoir qu'un objectif, à savoir comment encourager le développement de la science, de la recherche, de l'économie, de la culture et du sport, et les afficher sur la scène internationale de telle sorte que l'Autriche reste attractive. Attractive pour des individus qui pensent pouvoir y exercer leurs talents et accomplir davantage de choses qu'ailleurs. Ce serait un patriotisme moderne, une conscience autrichienne dotée de chances d'avenir."
» article intégral (lien externe, allemand)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Vision du monde, » Autriche
Tous les textes disponibles de » Helmut Brandstätter
Berlingske - Danemark | mardi, 26. octobre 2010
Le Premier ministre danois Lars Løkke Rasmussen a rendu public mardi le contenu détaillé d'une nouvelle "politique de valeur". La démolition partielle des ghettos d'immigrés en fait partie. Pour le quotidien libéral de droite Berlingske Tidende, Rasmussen s'est engagé dans la bonne voie : » suite
Le Premier ministre danois Lars Løkke Rasmussen a rendu public mardi le contenu détaillé d'une nouvelle "politique de valeur". La démolition partielle des ghettos d'immigrés en fait partie. Pour le quotidien libéral de droite Berlingske Tidende, Rasmussen s'est engagé dans la bonne voie : "La politique d'intégration et concernant les étrangers a été en grande partie un succès. Aujourd'hui les mariages contraints sont moins nombreux, de plus en plus de jeunes immigrés de la deuxième génération, notamment les femmes, suivent une formation et les nouveaux Danois sont de plus en plus nombreux à être propriétaires de leur logement. Tout cela est très positif. Mais les autres problèmes ne seront résolus que si la lutte pour les valeurs est menée aussi bien sur le plan local que de manière globale, à la base et de manière idéologique. Si la lutte pour les valeurs met de côté ces perspectives, elle perdra tout son sens car elle ne se placerait alors pas du côté de la liberté et de la démocratie."
» article intégral (lien externe, danois)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Intégration, » Danemark
Kurier - Autriche | lundi, 25. octobre 2010
Pour pouvoir donner du sens au débat sur l'intégration, il faut également déterminer l'objectif de cette dernière, c'est-à-dire ce que l'identité peut apporter, écrit Helmut Brandstätter dans le quotidien Kurier, où il avance l'idée d'un patriotisme moderne : » suite
Pour pouvoir donner du sens au débat sur l'intégration, il faut également déterminer l'objectif de cette dernière, c'est-à-dire ce que l'identité peut apporter, écrit Helmut Brandstätter dans le quotidien Kurier, où il avance l'idée d'un patriotisme moderne : "A quoi nous identifions-nous aujourd'hui ? A l'UE ? Pas vraiment. …. Mais qu'est-ce au juste qu'un Autrichien ? Quelqu'un qui se sent ici chez lui, qui entend y vivre durablement, accepte les lois et les traditions et qui est prêt à contribuer à la collectivité, à l'Autriche. Mais le patriotisme pris comme un sentiment collectif positif ne peut naître que d'un projet d'avenir. C'est ce projet que la fédération et les länder doivent s'attacher à développer, au lieu de mener d'absurdes querelles de préséance. Et ce projet ne peut avoir qu'un objectif, à savoir comment encourager le développement de la science, de la recherche, de l'économie, de la culture et du sport, et les afficher sur la scène internationale de telle sorte que l'Autriche reste attractive. Attractive pour des individus qui pensent pouvoir y exercer leurs talents et accomplir davantage de choses qu'ailleurs. Ce serait un patriotisme moderne, une conscience autrichienne dotée de chances d'avenir."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Libération - France | mardi, 26. octobre 2010
Cinq ans après les violentes émeutes qui s'étaient propagées dans les banlieues en France, le sociologue Didier Lapeyronnie revient sur la situation actuelle de ces quartiers dans le quotidien de centre-gauche Libération : » suite
Cinq ans après les violentes émeutes qui s'étaient propagées dans les banlieues en France, le sociologue Didier Lapeyronnie revient sur la situation actuelle de ces quartiers dans le quotidien de centre-gauche Libération : "Les banlieues sont à l'abandon. Depuis 2005, rien n'a été fait. La politique de la Ville s'est dissoute dans la crise. La rénovation urbaine est en panne. Plus du tiers des habitants vit au-dessous du seuil de pauvreté. Le chômage des jeunes explose. ... La ghettoïsation progresse, alimentée par l'association d'inaction, de stigmatisation et de répression qui sert de politique et par la croissance ordinaire de la ségrégation raciale et urbaine : nombre de quartiers dérivent, concentrant une population pauvre et très majoritairement issue de l'immigration. Si le ghetto fut longtemps une réalité étrangère à la société française, il existe bel et bien. Il est moins un lieu qu'une organisation sociale alternative."
» article intégral (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Didier Lapeyronnie
Delo - Slovénie | lundi, 25. octobre 2010
Pour la première fois dans l'histoire de la Slovénie, un maire noir a été élu dimanche. Le médecin originaire du Ghana, Peter Bossman, s'est imposé au second tour dans la ville côtière de Piran. Le quotidien Delo critique le fait que les médias se soient jusqu'à présent presque uniquement penchés sur sa couleur de peau : » suite
Pour la première fois dans l'histoire de la Slovénie, un maire noir a été élu dimanche. Le médecin originaire du Ghana, Peter Bossman, s'est imposé au second tour dans la ville côtière de Piran. Le quotidien Delo critique le fait que les médias se soient jusqu'à présent presque uniquement penchés sur sa couleur de peau : "Ce qui a principalement intéressé l'opinion publique, c'est de savoir si la Slovénie était suffisamment démocratique et si l'on oserait élire un maire noir dans une de ses communes. Quelle tristesse. Mais la plupart des habitants de Piran n'ont pas partagé cette inquiétude. Ce qui les a principalement intéressés, c'est de savoir quel maire élire pour avoir une vie meilleure. … Si l'on regarde les choses sous cet angle, la question politique si intéressante posée dans le pays, à savoir si c'est une bonne chose qu'un maire noir soit élu dans la commune de Piran, reste insignifiante. Les habitants de Piran déclarent à ce sujet : qu'importe la couleur du chat ? Le principal c'est qu'il attrape les souris."
» article intégral (lien externe, slovène)
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Tous les textes disponibles de » Boris Suligoj
Die Zeit - Allemagne | vendredi, 22. octobre 2010
Qu'il s'agisse d'intégration ou du projet de gare Stuttgart 21, les débats publics allemands semblent houleux et non souverains, écrit Matthias Krupa dans l'hebdomadaire libéral Die Zeit. Il estime que cela nuit au paysage politique : » suite
Qu'il s'agisse d'intégration ou du projet de gare Stuttgart 21, les débats publics allemands semblent houleux et non souverains, écrit Matthias Krupa dans l'hebdomadaire libéral Die Zeit. Il estime que cela nuit au paysage politique : "Il se peut que toute l'agitation surgisse de la même source : d'un mécontentement profond à l'égard de la politique dominante. … Pourtant les protestations et les débats de cet automne … ont également quelque chose d'inconsistant, d'excessif. Ils surgissent dans un pays qui, malgré toutes ses imperfections, est solide. L'intégration de millions de gens mène à des conflits, mais dans les grandes villes allemandes, ne brûlent pour l'instant - heureusement - que quelques poubelles. Le nombre des chômeurs a diminué, passant de plus de cinq à trois millions. … Aujourd'hui, la colère des citoyens favorise l'érosion d'un ordre politique de toute façon fragilisé. Nombreux sont ceux qui font comme si ce jeu pouvait être répété à l'envi. Comme s'il y avait toujours un parti ou une candidate qui pouvait sortir de la manche. Pourtant les ressources politiques sont limitées et la confiance qui a été perdue une fois, ne peut pas être rétabli quand on veut. Les citoyens ont aussi leur part de responsabilité dans la démocratie."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Matthias Krupa
taz - Allemagne | mercredi, 20. octobre 2010
Christian Wulff est devenu le premier président allemand à tenir un discours devant le Parlement turc. Il a qualifié les immigrés en Allemagne comme un enrichissement et a rappelé les droits de la minorité chrétienne en Turquie. Le quotidien de gauche tageszeitung salue l'intervention de Wulff : » suite
Christian Wulff est devenu le premier président allemand à tenir un discours devant le Parlement turc. Il a qualifié les immigrés en Allemagne comme un enrichissement et a rappelé les droits de la minorité chrétienne en Turquie. Le quotidien de gauche tageszeitung salue l'intervention de Wulff : "Jusqu'ici, Wulff renvoyait l'image ennuyeuse du gendre idéal. Mais le grand politique de la CDU a soudainement sonné la charge sans faire machine arrière, bien qu'il ait été beaucoup critiqué dans ses propres rangs en déclarant que l'islam faisait partie de l'Allemagne. Le fait qu'il ait en outre osé aborder devant le Parlement turc aussi bien les problèmes d'intégration ('le maintien dans l'aide publique, les taux de criminalité, le machisme, le refus de donner accès à l'éducation et aux prestations) que l'attitude encore mesquine de l'Etat turc à l'égard des revendications inoffensives de l'infime minorité chrétienne en Turquie. Ce double aspect de son intervention mérite le respect. Si Wulff continue de manière inattendue à réagir courageusement aux polémiques dangereuses comme celles alimentées par Sarrazin ou Seehofer, en se présentant comme un individu éclairé et intégrateur, on pourra alors déjà parler d'une présidence importante."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Blog Del alfiler al elefante - Espagne | mercredi, 20. octobre 2010
L'Europe multiculturelle est déjà une réalité que l'on devrait accepter plutôt que de s'y opposer, argumente Lluís Bassets dans son blog Del Alfiler al Elefante: » suite
L'Europe multiculturelle est déjà une réalité que l'on devrait accepter plutôt que de s'y opposer, argumente Lluís Bassets dans son blog Del Alfiler al Elefante: "La question de fond est de savoir si l'Europe doit accepter d'être un continent de l'immigration, après avoir été pendant presque deux siècles un continent de l'émigration. Il ne s'agit pas de prendre une quelconque décision. … D'un côté, il y a ceux qui rejettent l'idée d'un monde coloré et multiculturel, de l'autre ceux qui considèrent ce modèle de société humaine comme le meilleur - pourtant ni les uns ni les autres ne peuvent changer grand-chose à une réalité qu'on ne pourra inverser. … Face à cette nouvelle réalité, il faut choisir quelle attitude adopter : l'accepter comme le fruit d'une évolution déjà irréversible et tirer le meilleur parti de cette nouvelle dynamique social, ou bien exacerber les tensions que comporte nécessairement un changement d'une telle envergure, … voire même déclarer une sorte de 'guerre froide' sociale et culturelle entre le christianisme et l'islam."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Tous les textes disponibles de » Lluís Bassets
Sme - Slovaquie | mardi, 19. octobre 2010
La déclaration de la chancelière allemande Angela Merkel sur l'échec de l'approche multiculturelle s'applique à l'Allemagne mais aussi à l'Europe entière, écrit Petr Morvay dans le quotidien libéral Sme : » suite
La déclaration de la chancelière allemande Angela Merkel sur l'échec de l'approche multiculturelle s'applique à l'Allemagne mais aussi à l'Europe entière, écrit Petr Morvay dans le quotidien libéral Sme : "Le multiculturalisme devait légalement échouer car il repose sur des erreurs et des illusions. Notamment parce qu'il nie les différences culturelles fondamentales. Maîtriser la langue du pays d'accueil est bien sûr une condition importante pour pouvoir profiter d'une formation raisonnable et trouver un emploi qui nourrisse la famille. Mais au final, il est plus important de voir de quoi les émigrants parlent et à quelles valeurs ils s'identifient. Le problème, ce n'est pas que des mosquées côtoient des églises dans une ville européenne, mais plutôt ce que l'on y prêche : l'amour du prochain, même si celui-ci croit à autre chose, ou au contraire la haine. Le multiculturalisme échoue devant le manque de disposition d'une partie des immigrés à comprendre le système démocratique, la liberté des individus, l'égalité des sexes et des lois qui valent pour tout le monde. Un consensus sur ces valeurs communes est toutefois la condition pour toute cohabitation multiculturelle."
» article intégral (lien externe, slovaque)
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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | mardi, 19. octobre 2010
Le ministre allemand de l'Economie Rainer Brüderle a proposé un système à points pour l'immigration dans le cadre du débat actuel sur l'intégration. Piloter l'arrivée de main d'œuvre spécialisée est une bonne idée, se réjouit le journal conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : » suite
Le ministre allemand de l'Economie Rainer Brüderle a proposé un système à points pour l'immigration dans le cadre du débat actuel sur l'intégration. Piloter l'arrivée de main d'œuvre spécialisée est une bonne idée, se réjouit le journal conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Dans quelques secteurs déjà, on constate un manque évident de personnel qualifié. Et dans un pays où la population diminue, cette tendance ne fera que se renforcer. Dans une telle situation, il est raisonnable de miser sur une main d'œuvre étrangère et de la faire entrer dans le pays selon sa qualification, ses connaissances linguistiques et les besoins actuels du pays. Dans le traité de coalition, la notion de système de points n'apparaît toutefois pas. Il est cependant question de centrer systématiquement l'immigration sur les besoins du marché du travail, selon des critères clairs et transparents. Le système à points est justement clair et transparent. Si, dès le départ, on identifie pour chaque candidat les qualifications nécessaires pour un visa de travail, les vérifications postérieures compliquées des commissions étrangères seront caduques. Au lieu de se perdre dans des débats idéologiques, le gouvernement doit enfin avoir le courage d'apporter une solution pragmatique."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | dimanche, 17. octobre 2010
L'islamophobie progresse en Europe, mais les fauteurs de troubles commettent des erreurs grossières, estime l'éditorialiste Eric Guyer dans le quotidien conservateur Neue Zürcher Zeitung : » suite
L'islamophobie progresse en Europe, mais les fauteurs de troubles commettent des erreurs grossières, estime l'éditorialiste Eric Guyer dans le quotidien conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Croire et faire croire que l'on peut se débarrasser des musulmans impopulaires fait partie des mensonges de Geert Wilders et d'autres populistes. Cette position est à la fois illusoire et indésirable en raison de l'évolution démographique. Au contraire, les sociétés européennes vieillissantes ont besoin de l'immigration si elles veulent conserver leur niveau de vie. Les immigrés musulmans ont trouvé leur place en Europe, et par conséquent l'islam aussi. Ce constat simple ne dit toutefois pas dans quelle mesure l'islam est compatible avec les valeurs des Lumières européennes. Cette question peut et doit être débattue. La faculté de porter un jugement différencié et de tenir un discours rationnel font partie des standards minimaux de la démocratie. Si l'on qualifie ces exigences minimales d'élitistes et que l'on préconise à la place de donner une plus grande attention à la voix et aux états d'âme du peuple, on fait en sorte qu'il soit impossible de mener une politique sensée."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Trouw - Pays-Bas | lundi, 18. octobre 2010
Dans le débat allemand sur l'intégration, il faut discuter en priorité du rôle des valeurs sociales, écrit le quotidien Trouw : » suite
Dans le débat allemand sur l'intégration, il faut discuter en priorité du rôle des valeurs sociales, écrit le quotidien Trouw : "Il n'y a aucune raison de craindre le débat sur l'intégration. Combien d'immigrés voulons-nous accueillir, quelles conditions ceux-ci doivent-ils remplir et existe-t-il des valeurs sur lesquelles on ne peut céder ? Ce sont les questions qui doivent être abordées dans un débat sur l'intégration. Et dans ce débat qui gagne un nombre sans cesse croissant de pays d'Europe, l'Allemagne a quelque chose à apporter. … Il y a quelques années, l'Allemagne avait déjà lancé un débat sur la 'culture dominante'. … Il touchait peut-être même au cœur du problème : sous l'influence de l'immigration, est-il possible qu'apparaisse une société disposant de valeurs complètement nouvelles ? Ou existe-t-il des valeurs inaliénables qui prévalent pour tous ceux qui veulent habiter dans un pays ? L'immigration suscite des incertitudes, il est donc judicieux d'en parler."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Pravda - Slovaquie | lundi, 18. octobre 2010
La question du vivre ensemble avec les immigrés doit être débattue de toute urgence, estime le quotidien de gauche Pravda dans le cadre du débat allemand sur l'intégration : » suite
La question du vivre ensemble avec les immigrés doit être débattue de toute urgence, estime le quotidien de gauche Pravda dans le cadre du débat allemand sur l'intégration : "Une partie des immigrés sont des travailleurs qualifiés recherchés, les autres constituent un poids pour les systèmes sociaux. Ils apportent tous avec eux des traditions enrichissantes, mais aussi des habitudes qui peuvent susciter la méfiance. Les immigrés sont ainsi un atout comme un problème. … Si les politiques, par peur d'être catalogués comme racistes, ne réagissent pas aux craintes de la société concernant les immigrés, ils rendront alors service aux véritables racistes. … En déclarant que le modèle multiculturel allemand a échoué, Angela Merkel a ouvert un débat que les Slovaques ne devraient pas non plus s'interdire de mener, même s'ils disposent d'une expérience limitée avec les immigrés."
» informations complémentaires (lien externe, slovaque)
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The Independent - Royaume-Uni | lundi, 18. octobre 2010
Suite aux déclarations de la chancelière allemande Angela Merkel, selon lesquelles l'approche allemande en matière d'intégration aurait échoué, le quotidien de centre-gauche The Independent observe une tendance européenne : » suite
Suite aux déclarations de la chancelière allemande Angela Merkel, selon lesquelles l'approche allemande en matière d'intégration aurait échoué, le quotidien de centre-gauche The Independent observe une tendance européenne : "L'Allemagne se joint désormais à la France, à la Belgique, aux Pays-Bas et - dans une moindre mesure - à la Grande-Bretagne, en remettant en question l'approche multiculturelle suivie par le gouvernement depuis de nombreuses années. Si l'intégration doit désormais occuper le devant de la scène, la bonne volonté devra exister des deux côtés. On ne peut pas seulement demander aux immigrés d'en faire plus. Les gouvernements et les populations locales doivent également faire plus d'efforts. Mais on a besoin pour cela de moyens financiers - pour des cours de langue, une meilleure éducation et des logements décents - et ce à une époque où l'argent se fait rare."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Dziennik Gazeta Prawna - Pologne | lundi, 18. octobre 2010
Malgré la durété du modèle d'intégration américain, celui-ci fonctionne mieux qu'en Allemagne, estime le quotidien Dziennik Gazeta Prawna qui dresse une comparaison entre les deux pays : » suite
Malgré la durété du modèle d'intégration américain, celui-ci fonctionne mieux qu'en Allemagne, estime le quotidien Dziennik Gazeta Prawna qui dresse une comparaison entre les deux pays : "Dans les écoles, on enseigne aux Allemands la vie d'Otton 1er de Saxe, mais cela n'intéresse pas les élèves, car ils ne le considèrent pas comme leur ancêtre. Aux Etats-Unis, le traitement que les services sociaux publics réservent aux immigrés est très mauvais, alors qu'il est en revanche très bon en Allemagne. L'éducation n'est pas exceptionnelle en Amérique. Et pour couronner le tout, les nombreuses universités sont payantes. L'intégration est brutale aux Etats-Unis, clémente en Allemagne. Et pourtant, au final le modèle américain marche mieux que le modèle allemand."
» informations complémentaires (lien externe, polonais)
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Lapin Kansa - Finlande | jeudi, 14. octobre 2010
Les débats sur l'intégration menées dans plusieurs pays européens sont le prix à payer pour une politique qui a échoué, écrit le politologue Keijo Korhonen, enseignant aux Etats-Unis, dans le quotidien Lapin Kansa : » suite
Les débats sur l'intégration menées dans plusieurs pays européens sont le prix à payer pour une politique qui a échoué, écrit le politologue Keijo Korhonen, enseignant aux Etats-Unis, dans le quotidien Lapin Kansa : "Cela fait 50 ans que l'Allemagne, pour réaliser son 'miracle économique', est allé chercher dans l'Europe de Sud-Est mais surtout en Turquie, une main-d'œuvre docile et bon marché, pour une période que l'on pensait limitée. … Si aux Etats-Unis la troisième génération d'immigrés est déjà complètement américanisée, les choses semblent toutes autres en Allemagne. Les citoyens issus de l'immigration ne se sont toujours pas fondus parmi les Allemands, leur niveau d'éducation est resté misérable et leur taux de chômage est deux fois plus élevé que celui de la population autochtone. Le dirigeant bancaire allemand et ex-politique social-démocrate Thilo Sarrazin s'est récemment mis dans le pétrin en attisant le débat sur l'intégration en Allemagne. … Il a initié une discussion sérieuse sur l'indiscutable échec de la politique d'intégration dans son pays. En Finlande, nous serions bien avisés d'apprendre des erreurs des autres - Grande-Bretagne, France, Allemagne et Suède. … Nous pouvons encore développer une politique migratoire raisonnable qui puisse profiter aussi bien aux immigrés qu'à la population de souche."
» article intégral (lien externe, finnois)
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Der Standard - Autriche | mardi, 12. octobre 2010
Le bon score de l'extrême droite (FPÖ) aux élections municipales et régionales viennoises montre clairement que l'immigration sera le thème principal de l'agenda politique, écrit le quotidien libéral Der Standard : » suite
Le bon score de l'extrême droite (FPÖ) aux élections municipales et régionales viennoises montre clairement que l'immigration sera le thème principal de l'agenda politique, écrit le quotidien libéral Der Standard : "Le choc du résultat électoral viennois et les 27 pour cent obtenus par le FPÖ de Strache étaient peut-être nécessaires pour que la ville et le pays comprennent enfin clairement que la question centrale est l'immigration - savoir comment aborder ce point constituera la tâche de ces prochaines années. A Vienne, ville d'immigrés, doit-on l'aborder avec un type coalition rouge-noire [sociaux-démocrates et conservateurs], qui a toujours lamentablement échoué sur ce point au niveau fédéral ? Ce serait certes difficile, mais seule une coalition rouge-verte permet raisonnablement d'envisager une réaction relativement adéquate à ce défi. … Et il n'est absolument pas dit que celle-ci dérangerait sérieusement les rapports traditionnellement bons de l'administration municipale avec l'économie, laquelle est également concernée par l'intégration. L'ancien grognard Häupl [le maire social-démocrate] devrait au moins s'y risquer. Le prochain succès électoral de Strache et compagnie risque sinon d'être encore plus marqué."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Barbara Coudenhove-Kalergi
Bild - Allemagne | lundi, 11. octobre 2010
Horst Seehofer, le chef de la CSU, parti conservateur bavarois membre de la coalition gouvernementale allemande, a demandé vendredi dernier un gel de l'immigration pour les Arabes et les Turcs. C'est une grave erreur, estime le journal à sensation Bild : » suite
Horst Seehofer, le chef de la CSU, parti conservateur bavarois membre de la coalition gouvernementale allemande, a demandé vendredi dernier un gel de l'immigration pour les Arabes et les Turcs. C'est une grave erreur, estime le journal à sensation Bild : "Avec sa demande d'un gel de l'immigration, le chef de la CSU a fait un mauvais pari ! Il ne parviendra même pas à reconquérir le public habituellement séduit par ce type de déclarations. Cet auditoire est trop intelligent pour cela ! Il ne s'agit pas d'INTERDIRE la venue d'étrangers dans le pays. Il s'agit de savoir QUI peut venir et qui est prêt à s'intégrer. Seehofer a délibérément lancé sa nouvelle croisade pour l'Occident chrétien ce week-end, au moment où la chancelière Merkel rencontrait le Premier ministre turc Erdoğan. Cette provocation ciblée ne peut que nous inciter à conclure que Seehofer est menacé au sein de son parti ! Avec une CSU à 38 pour cent et [le ministre de la Défense] Guttenberg à l'affût, Seehofer tente de se raccrocher à n'importe quoi."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Einar Koch
Sme - Slovaquie | vendredi, 8. octobre 2010
Il est prévu de construire une mosquée à Bratislava. Le quotidien libéral Sme compare le débat sur l'islam qui a lieu en Slovaquie, au titre d'élément de la civilisation occidentale, avec les discussions allemandes : » suite
Il est prévu de construire une mosquée à Bratislava. Le quotidien libéral Sme compare le débat sur l'islam qui a lieu en Slovaquie, au titre d'élément de la civilisation occidentale, avec les discussions allemandes : "La phrase du président allemand Wulff sur l'appartenance de l'islam à la société allemande, qui sonnait comme une invitation innocente au dialogue, a déclenché un débat houleux. La chancelière Merkel a immédiatement ajouté que c'était encore la loi fondamentale qui prévalait en Allemagne et non la charia. Mais le génie était déjà sorti de la lampe. … La majorité des Allemands ne croit pas au multiculturel et craint les musulmans. Ce n'est pas une bonne base pour le dialogue. … En Slovaquie apparaît le débat sur la mosquée de Bratislava mais parallèlement, il n'y a pas suffisamment de place pour un débat visant à déterminer si le pays est suffisamment moderne et tolérant. On ne peut pas en même temps appeler à la tolérance et diffamer ceux qui doutent de celle-ci. Quand la mosquée, un jour, sera construite à Bratislava, personne ne devrait en avoir peur. Les Allemands ne sont pas parvenus à faire ce grand écart."
» article intégral (lien externe, slovaque)
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Tous les textes disponibles de » Katarína Mallok
Blog Del alfiler al elefante - Espagne | jeudi, 7. octobre 2010
La nouvelle coalition gouvernementale néerlandaise, constituée de chrétiens-démocrates et de libéraux de droite, dépend du soutien du Parti de la liberté islamophobe de Geert Wilders. Lluís Bassets décrit dans son blog Del Alfiler al Elefante un dilemme central dans le débat politique du pays : » suite
La nouvelle coalition gouvernementale néerlandaise, constituée de chrétiens-démocrates et de libéraux de droite, dépend du soutien du Parti de la liberté islamophobe de Geert Wilders. Lluís Bassets décrit dans son blog Del Alfiler al Elefante un dilemme central dans le débat politique du pays : "Il est effectivement honteux qu'un gouvernement composé d'un parti démocrate et civilisé ne puisse tenir qu'à l'aide du soutien d'un parti qui se déclare fondamentalement anti-immigration et contre une religion, l'islam, qu'il juge dangereuse et destructrice. Il est tout aussi honteux de constater que des déclarations critiques à l'encontre de l'islam, ou le fait de le considérer comme une religion dangereuse et destructrice, sont considérées comme délictuelles. C'est d'ailleurs une opinion que beaucoup d'individus expriment sur d'autres religions, ou même sur la religion en tant que telle. La somme de ces deux éléments inopportuns est ce qu'il y a de plus alarmant, et c'est parallèlement ce qui donne à Wilders tout son poids. Une société qui n'a pas peur d'autoriser un raciste ou un xénophobe pour gérer son pays, et qui en même temps rejette le droit au blasphème, va tout droit vers un conflit incontrôlé … ."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Tous les textes disponibles de » Lluís Bassets
Dnevnik - Slovénie | mercredi, 6. octobre 2010
Lors des élections municipales slovènes, un noir est pour la première fois candidat au poste de maire. Le médecin Peter Bossman se présente dans la ville côtière de Piran. C'est une chance pour la Slovénie, estime le quotidien de centre-gauche Dnevnik : » suite
Lors des élections municipales slovènes, un noir est pour la première fois candidat au poste de maire. Le médecin Peter Bossman se présente dans la ville côtière de Piran. C'est une chance pour la Slovénie, estime le quotidien de centre-gauche Dnevnik : "Les Slovènes ne refusent pas a priori des individus en raison de leur couleur de peau dans tous les domaines. Dans la Slovénie communiste, on trouvait de nombreux médecins d'origines diverses. … Mais si être médecin est une chose, se saisir des insignes du pouvoir et de la compétence décisionnelle sur les 'véritables autochtones' en est une autre. Si Bossmann est élu, cela signifiera d'inexorables changements pour la Slovénie. Bossmann l'emporterait sur ses adversaires, mais la Slovénie remporterait également une victoire personnelle sur ses préjugés et ses stéréotypes."
» article intégral (lien externe, slovène)
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Tous les textes disponibles de » Vlado Miheljak
Hospodářské noviny - République tchèque | mardi, 5. octobre 2010
Le populiste de droite néerlandais Geert Wilders comparaît depuis lundi devant un tribunal d'Amsterdam. Le parquet l'accuse d'incitation à la haine raciale et de discrimination contre les musulmans. Le journal économique Hospodářské noviny se demande pourquoi les populistes de droite connaissent un tel succès : » suite
Le populiste de droite néerlandais Geert Wilders comparaît depuis lundi devant un tribunal d'Amsterdam. Le parquet l'accuse d'incitation à la haine raciale et de discrimination contre les musulmans. Le journal économique Hospodářské noviny se demande pourquoi les populistes de droite connaissent un tel succès : "Ils ont besoin pour leurs activités d'un environnement approprié comme la crise économique ou les images d'attaques terroristes. Et bien sûr le contact quotidien avec un nombre croissant d'immigrés. … Et il faut quelqu'un en mesure de créer un épouvantail convaincant à partir des peurs de l'opinion publique. … La troisième partie de la réponse réside dans l'échec des partis établis, … lesquels se sont efforcés d'intégrer les immigrés en occultant les craintes de la société majoritaire. … Wilders veut désormais faire payer son soutien au gouvernement. Son succès dépendra aussi des partis qui se sont vainement opposés à lui."
» article intégral (lien externe, tchèque)
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Tous les textes disponibles de » Adam Černý
The Sunday Times - Royaume-Uni | lundi, 4. octobre 2010
L'effort effectué pendant plusieurs décennies pour le multiculturalisme en Grande-Bretagne n'a pas fait disparaître le racisme mais l'a plutôt exacerbé, écrit Minette Marrin dans le journal dominical conservateur The Sunday Times : » suite
L'effort effectué pendant plusieurs décennies pour le multiculturalisme en Grande-Bretagne n'a pas fait disparaître le racisme mais l'a plutôt exacerbé, écrit Minette Marrin dans le journal dominical conservateur The Sunday Times : "S'obstiner officiellement à obtenir à tout prix une société multiculturelle, une discrimination positive et à mettre au grand jour 'le racisme institutionnel' omniprésent ont conduit à une attitude partiale vis-à-vis des ethnies et ainsi à une culture d'apartheid et de rôle de victime pour beaucoup de groupes. … Nombreux sont ceux, moi y compris, qui disent depuis des années que le multiculturalisme et la discrimination positive nous ont divisés. Ils ont affaibli notre culture et nos liens communs et les ont remplacés, dans toutes les institutions publiques et au-delà, par une culture de la peur et du ressentiment contre les groupes ethniques. Les exemples stupides d'instituteurs d'écoles primaires qui refusent de lire des histoires avec des petits cochons, de peur d'offenser les musulmans, sont la partie visible d'un iceberg de peur et de culpabilité couvant à la surface de la société."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Tous les textes disponibles de » Minette Marrin
Trouw - Pays-Bas | vendredi, 1. octobre 2010
Aux Pays-Bas, le Premier ministre désigné Mark Rutte du parti libéral de droite VVD et le chrétien-démocrate Maxime Verhagen du CDA ont présenté le programme de leur futur gouvernement minoritaire, que Geert Wilders a accepté de soutenir. A cette occasion, le populiste de droite a montré son potentiel destructeur, écrit le quotidien Trouw : » suite
Aux Pays-Bas, le Premier ministre désigné Mark Rutte du parti libéral de droite VVD et le chrétien-démocrate Maxime Verhagen du CDA ont présenté le programme de leur futur gouvernement minoritaire, que Geert Wilders a accepté de soutenir. A cette occasion, le populiste de droite a montré son potentiel destructeur, écrit le quotidien Trouw : "Même les mesures annoncées quant à l'immigration et à l'intégration ne peuvent être qualifiées d'extrêmes. Les Pays-Bas ne se marginalisent pas en Europe avec ce pacte de coalition, comme le redoutaient les dirigeants des pays voisins. … Rutte et Verhagen ont tendu la main à toute la société [dans la présentation de leur programme]. Le mécontentement a été ressenti dans les remarques de Geert Wilders. … Celui-ci a déclaré qu'il ne faisait pas grand cas d'expressions telles que 'créer des liens' ou 'jeter des ponts'. Il a en outre annoncé vouloir continuer à lutter contre l'islam en tant qu'idéologie politique dangereuse. Le geste de Rutte et Verhagen a ainsi été dénigré en quelques phrases. Cela montre une nouvelle fois le caractère malheureux du choix d'élaboration de ce gouvernement minoritaire."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Jyllands-Posten - Danemark | jeudi, 30. septembre 2010
Il y a cinq ans aujourd'hui, le quotidien danois Jyllands-Posten publiait douze caricatures de Mahomet et déclenchait de violents mouvements de protestation dans le monde musulman. Le journal de centre-droit se demande maintenant comment appréhender une situation nouvelle, marquée par des sociétés de plus en plus multiculturelles et la mise en réseau mondiale des informations : » suite
Il y a cinq ans aujourd'hui, le quotidien danois Jyllands-Posten publiait douze caricatures de Mahomet et déclenchait de violents mouvements de protestation dans le monde musulman. Le journal de centre-droit se demande maintenant comment appréhender une situation nouvelle, marquée par des sociétés de plus en plus multiculturelles et la mise en réseau mondiale des informations : "Il y a en fait deux possibilités. La première, c'est de suivre la devise suivante : si tu acceptes mon tabou, j'accepterai le tien. … S'il est interdit de porter atteinte aux sentiments religieux, il faut aussi pouvoir sanctionner la violation de ceux des athées. Dans un monde semblable, il sera bientôt difficile de dire la moindre chose qui puisse être interdite, au motif que l'on blesse quelqu'un. La seconde possibilité consiste à insister pour que personne, dans une société civilisée, ne demande le droit spécial de ne pas être offensé. Dans une telle société de droit, le recours à la violence constitue la limite naturelle de la liberté d'opinion, si l'on veut vivre en paix et en sécurité. Malheureusement, nombreux sont ceux à privilégier la perspective du fondamentaliste offensé, souvent en avançant des motifs supérieurs, mais en occultant les conséquences dramatiques de cette position sur la liberté. Ce débat est plus important que jamais."
» informations complémentaires (lien externe, danois)
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Dnevnik - Slovénie | jeudi, 23. septembre 2010
Chaque fois que l'Europe traverse une crise, les politiques accusent les étrangers d'en être la cause, critique le quotidien de gauche Dnevnik eu égard au succès des populistes de droite, comme dernièrement en Suède : » suite
Chaque fois que l'Europe traverse une crise, les politiques accusent les étrangers d'en être la cause, critique le quotidien de gauche Dnevnik eu égard au succès des populistes de droite, comme dernièrement en Suède : "Cela vaut pour les pays pauvres comme pour les pays riches. L'année dernière, il était encore de bon ton de montrer la Suisse du doigt parce que ce pays avait approuvé par référendum une loi interdisant la construction de minarets. … Intéressant. 20 pour cent des habitants de la Suisse sont des immigrés. La Suisse, qui ne fait pas partie de l'UE, donne encore l'impression d'être libérale vis-à-vis des étrangers. En Italie, qui a construit un système politique moderne basé sur la haine des étrangers, il n'y a que six pour cent d'étrangers. En Grande-Bretagne, ils ne sont que dix pour cent. En Suède, le dernier pays à avoir rejoint cette mouvance à la mode, neuf pour cent des habitants ne sont pas d'origine scandinave. Chaque fois que le continent traverse une crise, c'est la faute des étrangers et on s'en prend systématiquement à eux. Ils sont d'autant plus pratiques qu'ils sont peu nombreux."
» article intégral (lien externe, slovène)
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La Repubblica - Italie | jeudi, 23. septembre 2010
Considérant les expulsions de Roms en France, l'historien français Jacques le Goff appelle au dialogue dans le quotidien de centre-gauche La Repubblica, en se référant aux racines de l'Europe : » suite
Considérant les expulsions de Roms en France, l'historien français Jacques le Goff appelle au dialogue dans le quotidien de centre-gauche La Repubblica, en se référant aux racines de l'Europe : "En tant qu'historien, je pense que l'histoire millénaire de l'Europe a été marquée par la multitude de peuples, le mélange des cultures et leur intégration progressive. L'Europe est née du mélange de ce qu'on appelle les peuples romains, gallo-romains et hispano-romains … avec les 'Barbares', un mot aujourd'hui banni du vocabulaire des historiens. Heureusement, nous ne méprisons plus aujourd'hui quiconque n'appartient pas à une culture soi-disant supérieure : les historiens et tous ceux qui exercent une influence sur la société devraient montrer que la caractéristique particulière de l'Europe est sa capacité à intégrer en respectant l'altérité. Bien sûr, les problèmes d'intégration des étrangers qui surgissent aujourd'hui dans toute l'Europe sont également liés au nombre croissant d'immigrés ces dernières années. Mais nous ne devons pas oublier qu'à la fin de l'Antiquité et au Moyen Âge, le nombre de Barbares, Celtes, Germains et Slaves qui se déplaçaient en Europe était bien plus élevé."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Ta Nea - Grèce | mardi, 21. septembre 2010
Les immigrés albanais vivant en Grèce depuis plusieurs années se montrent de plus en plus racistes envers les immigrés asiatiques et sont soupçonnés d'avoir participé récemment à des agressions racistes contre des réfugiés afghans à Athènes. Le chroniqueur albanais Gazmend Kaplani analyse le contexte dans le quotidien de centre-gauche Ta Nea : » suite
Les immigrés albanais vivant en Grèce depuis plusieurs années se montrent de plus en plus racistes envers les immigrés asiatiques et sont soupçonnés d'avoir participé récemment à des agressions racistes contre des réfugiés afghans à Athènes. Le chroniqueur albanais Gazmend Kaplani analyse le contexte dans le quotidien de centre-gauche Ta Nea : "Le racisme est probablement comme une nourriture avariée qui empoisonne l'organisme. Ceux qui en ont mangé vomissent souvent d'autres personnes. Ceux qui sont différents et plus faibles qu'eux-mêmes. Et pendant qu'on vomit, on déclare : 'Nous étions différents. Nous n'étions pas comme ceux-là.' Pour que cela n'arrive pas à quelqu'un, il faut faire un travail considérable sur soi-même et se rappeler son propre passé. … Moins on se sent sûr de soi, plus on se trouve au bas de l'échelle de la société et plus on recherche un bouc émissaire. Et plus on intègre facilement des idées racistes et fascistes."
» article intégral (lien externe, grec)
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Berlingske - Danemark | lundi, 20. septembre 2010
L'entrée au Parlement du parti populiste de droite, les Démocrates de Suède, est liée selon le quotidien libéral Berlingske Tidende à l'absence de débat sur l'intégration des immigrés : » suite
L'entrée au Parlement du parti populiste de droite, les Démocrates de Suède, est liée selon le quotidien libéral Berlingske Tidende à l'absence de débat sur l'intégration des immigrés : "La question de l'intégration des immigrés - l'un des problèmes les plus urgents de la Suède –a été trop longtemps réprimée. Les observateurs étrangers ont été étonnés de constater que la Suède possède un tel sens du politiquement correct que débattre de la question de l'immigration était considéré comme de 'mauvais goût'. Cela empêche de poser clairement la question des moyens d'atteindre la meilleure intégration possible. Ce débat est pour la Suède une énorme charge, ainsi qu'on peut le voir quand on visite les ghettos d'immigrants à Malmö, Göteborg et les villes satellites situées autour de Stockholm. L'intégration est un terme inconnu, et c'est justement ce qui explique l'avènement d'une société parallèle."
» article intégral (lien externe, danois)
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Jornal de Negócios - Portugal | mercredi, 8. septembre 2010
Les thèses du membre du directoire de la banque centrale allemande, Thilo Sarrazin, constituent selon le journal économique Jornal de Negócios un cas de vanité intellectuelle et d'absence de dignité morale : » suite
Les thèses du membre du directoire de la banque centrale allemande, Thilo Sarrazin, constituent selon le journal économique Jornal de Negócios un cas de vanité intellectuelle et d'absence de dignité morale : "Elles abordent toutefois des problèmes sérieux. … Sarrazin a rompu avec la stratégie de l'autruche qui, face à la résistance croissante à Berlin contre l'adhésion à l'UE de la Turquie, n'aurait de toute façon pas tenu bien plus longtemps. Les justifications politiques tendent à se confondre avec le maintien d'une Union européenne construite sur des racines laïques ou chrétiennes. Par conséquent, l'UE est incapable dans les deux cas d'accueillir en son sein un pays qui compte plus de 70 millions de musulmans, majoritairement sunnites et alévis. … L'affaire Sarrazin ouvre une discussion polémique qui a été retardée par le refus des partis allemands d'aborder la question de l'intégration des immigrés musulmans."
» article intégral (lien externe, portugais)
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Der Standard - Autriche | jeudi, 9. septembre 2010
Le ministre allemand de l'Intérieur Thomas de Maizière a présenté mercredi le nouveau programme d'intégration du gouvernement fédéral. L'intégration ne peut toutefois pas être ordonnée par des instances supérieures, estime le quotidien Der Standard : » suite
Le ministre allemand de l'Intérieur Thomas de Maizière a présenté mercredi le nouveau programme d'intégration du gouvernement fédéral. L'intégration ne peut toutefois pas être ordonnée par des instances supérieures, estime le quotidien Der Standard : "La question de l'intégration occupera les Allemands pendant encore des années. Eux-mêmes font de moins en moins d'enfants et sont dépendants de l'immigration. Pendant des années, le regroupement familial a toutefois dominé chez les immigrés. On n'a quasiment pas donné d'importance aux ouvriers qualifiés. A présent, on fait face au revers de la médaille puisque l'Allemagne, pays d'ingénieurs, manque cruellement de travailleurs qualifiés. La politique doit d'autant plus s'efforcer d'accorder de nouvelles aides. Des enseignants immigrés et des cours sur l'islam dans les écoles publiques seraient des étapes cohérentes. Mais ce n'est malheureusement pas une solution qui mettra fin à tous les dysfonctionnements en l'espace de quelques mois. Rattraper le retard prend du temps. L'intégration ne peut pas être imposée par le haut à grands renforts de trompettes."
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Népszabadság - Hongrie | mardi, 7. septembre 2010
Le membre du directoire de la banque fédérale allemande Thilo Sarrazin exprime dans ses thèses sur les immigrés musulmans les craintes qui existent en Allemagne et en Europe, écrit le quotidien de centre-gauche Népszabadság, qui estime toutefois qu'il généralise beaucoup : » suite
Le membre du directoire de la banque fédérale allemande Thilo Sarrazin exprime dans ses thèses sur les immigrés musulmans les craintes qui existent en Allemagne et en Europe, écrit le quotidien de centre-gauche Népszabadság, qui estime toutefois qu'il généralise beaucoup : "Sarrazin maîtrise non seulement l'art de la provocation, mais il sait aussi très bien jongler avec les demi-vérités et les généralisations. … Le problème qu'il soulève est toutefois une réalité : en Allemagne mais aussi dans toute l'Europe se propage la peur de minorités dont les taux de natalité sont supérieurs à ceux de la société majoritaire, et qui ne partagent pas toujours les valeurs culturelles de leur pays d'accueil. … Pratiquement tous les pays ont leur propre minorité, que ce soient des Turcs, des Arabes ou des Roms. Et tous les pays ont - ou auront - leur Sarrazin qui attaque les discours publics politiquement corrects. Ce n'est pas une bonne stratégie que de refouler les problèmes et de les occulter. Nous devons regarder la réalité en face."
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Financial Times Deutschland - Allemagne | vendredi, 3. septembre 2010
Thilo Sarrazin, auteur d'un livre controversé sur les musulmans, doit quitter le directoire de la Banque fédérale allemande. Le conseil d'administration a expliqué cette décision par un manque de modération politique. Si la mise à l'écart du membre du directoire critiqué de toutes parts est justifiée, qualifier la Bundesbank de marionnette de la politique l'est tout autant : » suite
Thilo Sarrazin, auteur d'un livre controversé sur les musulmans, doit quitter le directoire de la Banque fédérale allemande. Le conseil d'administration a expliqué cette décision par un manque de modération politique. Si la mise à l'écart du membre du directoire critiqué de toutes parts est justifiée, qualifier la Bundesbank de marionnette de la politique l'est tout autant : "La Banque fédérale allemande est un mythe. Elle passe pour être indépendante et incorruptible, et elle est uniquement responsable de l'objectif de la stabilité des prix. Mais lors de cette semaine péniblement longue, son président a été tout sauf indépendant. Cela est surtout la conséquence de la politique. Celle-ci a certes demandé haut et fort le renvoi de Sarrazin, mais elle s'est en même temps comportée comme si toute l'affaire ne la concernait pas le moins du monde. Devant les bons conseils de la chancelière, de l'opposition et même du président, Weber a semblé passif est contraint. La récente décision du conseil d'administration n'y change pas grand chose. La Bundesbank, autrefois si fière, est perçue comme la marionnette de la politique. … Si la politique veut retenir quelque chose de l'affaire Sarrazin, alors ce serait la nécessité d'établir enfin des responsabilités claires. Si l'on veut une Banque fédérale indépendante, il faudra alors aussi la doter de son propre personnel politique."
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nrc.next - Pays-Bas | jeudi, 2. septembre 2010
Les populistes de droite ont le vent en poupe aux Etats-Unis, en France, aux Pays-Bas et désormais aussi en Allemagne, estime le chroniqueur Bas Heijne dans le quotidien nrc.next. Il voit un fossé culturel se creuser entre les citoyens inquiets et révoltés et une élite éclairée : » suite
Les populistes de droite ont le vent en poupe aux Etats-Unis, en France, aux Pays-Bas et désormais aussi en Allemagne, estime le chroniqueur Bas Heijne dans le quotidien nrc.next. Il voit un fossé culturel se creuser entre les citoyens inquiets et révoltés et une élite éclairée : "Même si la rhétorique des populistes de droite est désormais prévisible, l'indignation par principe avec laquelle on réagit est tout autant stérile. Tout cela ne reste que de belles paroles. … D'un côté, on s'efforce expressément de rester objectif dans son discours (l'État de droit, le principe d'égalité). L'autre groupe est subjectif de manière insouciante ('le vrai et le faux Français'), romantique ('l'honneur retrouvé'), dramatique (le film islamophobe 'Fitna') ou présage de funestes augures ('L'Allemagne court à sa perte'). Il n'est pas difficile de constater quel discours dans notre culture médiatique attire le plus. … Celui qui veut s'y opposer doit apprendre un nouveau langage attractif. Ce dernier doit, tout comme celui des populistes, se baser sur la vie quotidienne, être désinvolte et provoquant, attirant et agressif. Moins de principes s'il vous plaît et plus de passion."
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taz - Allemagne | jeudi, 2. septembre 2010
Le nouveau livre du directeur de la banque fédérale Thilo Sarrazin est critiqué par les médias établis qui le considèrent islamophobe et populiste. MarkusLinden considère cette vision unilatérale et négative du phénomène du populisme comme erronée et écrit dans le quotidien de gauche tageszeitung: » suite
Le nouveau livre du directeur de la banque fédérale Thilo Sarrazin est critiqué par les médias établis qui le considèrent islamophobe et populiste. MarkusLinden considère cette vision unilatérale et négative du phénomène du populisme comme erronée et écrit dans le quotidien de gauche tageszeitung: "Les débats publics sur les questions politiques qui font polémique, que ce soit celle de la construction des mosquées, de la politique d'intégration ou des bons de formation pour les érémistes, est souvent justement une condition préalable pour que l'opinion publique prenne conscience de la position des minorités. Dans de telles situations, le populiste nuit souvent à sa propre attitude et la démocratie, en revanche, s'en retrouve promue. … Le populisme prend le dessus et politise la société. Une réaction appropriée permet en revanche d'affaiblir le soutien apporté par le peuple. Le populiste sape pratiquement ses propres fondements. Ce processus n'est naturellement pas un automatisme comme le montrent les exemples des partis populistes de droite qui réussissent en Autriche et aux Pays-Bas. L'alternative, une dépolitisation qui fait de l'économie un critère d'exclusion déterminant et qui fait ressortir silencieusement l'intolérance, n'est pas à souhaiter. … En tout cas, la course folle de Sarrazin inspirée par le nationalisme anime la discussion politique. Et c'est bien ainsi."
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Financial Times Deutschland - Allemagne | mardi, 31. août 2010
Les déclarations islamophobes du membre du directoire de la banque fédérale Thilo Sarrazin nuisent également à l'image de son employeur, estime le journal économique libéral Financial Times Deutschland : » suite
Les déclarations islamophobes du membre du directoire de la banque fédérale Thilo Sarrazin nuisent également à l'image de son employeur, estime le journal économique libéral Financial Times Deutschland : "Pour vendre son livre, il a aiguisé encore davantage sa thèse bien connue de l'abêtissement de l'Allemagne et s'est ainsi encore plus rapproché des xénophobes. Si Sarrazin était encore un homme politique fédéral, ceci concernerait les instances du parti. L'opinion publique pourrait se confronter aux thèses, comme elle l'a toujours fait lorsqu'il était ministre des Finances de Berlin. Or depuis mai 2009, Sarrazin n'est plus une figure politique mais un membre du directoire de la banque fédérale, et en tant que tel, il se doit, selon le code éthique interne, 'd'avoir à tout moment un comportement qui maintienne et soutienne la réputation de la banque fédérale et la confiance de l'opinion publique dans la banque fédérale'. Sarrazin a violé cette règle - en connaissance de cause et à plusieurs reprises."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Público - Espagne | mardi, 31. août 2010
L'Union européenne doit établir une ligne claire en matière d'immigration et de citoyenneté, si l'on ne veut pas aboutir à un renforcement de la politique d'immigration des différents Etats membres, redoute le politologue Alfonso Egea de Haro dans le quotidien de gauche Público : » suite
L'Union européenne doit établir une ligne claire en matière d'immigration et de citoyenneté, si l'on ne veut pas aboutir à un renforcement de la politique d'immigration des différents Etats membres, redoute le politologue Alfonso Egea de Haro dans le quotidien de gauche Público : "On pourrait penser que les Etats de l'UE et l'Union européenne devraient mener une meilleure politique d'intégration. Au final, l'UE se base bien sur la liberté de circulation des personnes (et pas seulement sur la libre circulation des marchandises). Un concept qui donne en outre du sens à la citoyenneté européenne. Mais l'absence d'une politique d'immigration commune et d'une citoyenneté commune génère le renforcement croissant de la politique menée par les différents Etats. D'un côté, ceux-ci se servent de l'exemple d'autres pays comme d'un prétexte (l'Italie a annoncé vouloir prendre pour les campements roms des mesures similaires à celles décidées en France), de l'autre, la liberté de circulation attise les craintes que la politique trop laxiste d'un pays puisse en faire l'objectif privilégié des courants migratoires."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Berlingske - Danemark | mardi, 31. août 2010
A la veille des élections législatives en Suède le 19 septembre, la chaîne de télévision suédoise TV4 a refusé de diffuser un spot publicitaire des Démocrates suédois populistes de droite au contenu islamomophobe. Le quotidien conservateur Berlingske Tidende y voit le symptôme d'un débat sur l'immigration réprimé mais pourtant nécessaire : » suite
A la veille des élections législatives en Suède le 19 septembre, la chaîne de télévision suédoise TV4 a refusé de diffuser un spot publicitaire des Démocrates suédois populistes de droite au contenu islamomophobe. Le quotidien conservateur Berlingske Tidende y voit le symptôme d'un débat sur l'immigration réprimé mais pourtant nécessaire : "Le fait est que les pays de l'UE sont dominés par des populations vieillissantes. Nous avons besoin d'individus qui aient envie et soient en mesure de contribuer à la croissance et à la prospérité, et qui souhaitent faire partie spirituellement et culturellement de la société occidentale. Le Danemark et les autres pays qui ont mis le holà et autorisé la tenue de débats urgents peuvent expliquer au reste de l'UE que l'immigration doit être pilotée. C'est ainsi que l'on pourra résoudre les problèmes avant qu'ils ne deviennent trop importants. Certes, ces débats peuvent être désagréables, mener à des simplifications et choquer les gens. Mais quelle est l'alternative à une démocratie libre et ouverte ? L'absence de débat ouvert est bien pire."
» article intégral (lien externe, danois)
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La Stampa - Italie | mardi, 31. août 2010
Le livre détracteur de l'islam, écrit par le membre du SPD Thilo Sarrazin, jette la lumière sur une face sombre de l'Allemagne qui ne doit pas rester sous silence, estime le quotidien libéral La Stampa : » suite
Le livre détracteur de l'islam, écrit par le membre du SPD Thilo Sarrazin, jette la lumière sur une face sombre de l'Allemagne qui ne doit pas rester sous silence, estime le quotidien libéral La Stampa : "Thilo Sarrazin a désormais rempli sa mission consistant … à briser le silence. … Sarrazin devra probablement payer de son exclusion du parti social-démocrate et probablement de la Bundesbank. Attention toutefois, car si l'on écoute plus attentivement, on peut percevoir des opinions qui vont bien au-delà de celles de Sarrazin. … Les sociologues décrivent une société parallèle avec des quartiers entiers qui vivent leur propre vie, avec des habitants qui ne se marient entre eux, qui ne parlent que leur propre langue, qui ne vont que chez leurs propres médecins, qui ont leurs propres établissements financiers et leurs écoles religieuses, mais qui évitent le contact avec le pays dans lequel ils vivent. Il y a quelque chose dans le modèle d'intégration allemand qui n'a pas fonctionné, et même si Thilo Sarrazin a choisi les pires mots pour le dire, le problème demeure."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Kurier - Autriche | lundi, 30. août 2010
Critiquer la politique d'intégration allemande est certes légitime, mais cela ne doit pas être fait de manière aussi blessante que le livre du membre du directoire de la banque fédérale Thilo Sarrazin, écrit le quotidien Der Kurier : » suite
Critiquer la politique d'intégration allemande est certes légitime, mais cela ne doit pas être fait de manière aussi blessante que le livre du membre du directoire de la banque fédérale Thilo Sarrazin, écrit le quotidien Der Kurier : "La plupart des choses que Sarrazin dit sont connues. Il a rassemblé les faits, les a formulés de manière légèrement outrancière, et tire ses propres conclusions : pour des raisons idéologiques, la politique se ment à elle-même sur les problèmes de l'immigration musulmane - et pas seulement en Allemagne. Elle menace ainsi l'avenir. Même si la plupart des spécialistes lui donnent raison dans l'ensemble quant au constat (mais pas quant à ses conclusions dramatiques), Sarrazin reste un avertisseur peu écouté, et il en existe de plus sérieux sur le plan scientifique. … La tempête médiatique qui a suivi l'habile préimpression du livre de Sarrazin dans le Spiegel et le Bild montre également qu'une discussion franche doit être engagée. Une société ouverte (et pas seulement le SPD, comme l'a considéré son tribunal de parti) doit tenir compte de cette discussion, elle lui est même nécessaire. Mais elle n'a pas besoin d'une provocation blessante, lancée depuis une position très confortable et par vanité intellectuelle."
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Blog Achse des Guten - Allemagne | dimanche, 29. août 2010
Le membre du directoire de la banque fédérale allemande Thilo Sarrazin présente aujourd'hui son livre controversé L'Allemagne court à sa perte. Selon lui, l'Allemagne devient en moyenne moins intelligente parce que le taux de natalité est plus élevé dans les classes inférieures et chez les immigrés musulmans principalement peu qualifiés que parmi les diplômés de l'enseignement supérieur. Pour Richard Wagner dans le blog Achse des Guten, c'est une contribution importante au débat sur l'immigration : » suite
Le membre du directoire de la banque fédérale allemande Thilo Sarrazin présente aujourd'hui son livre controversé L'Allemagne court à sa perte. Selon lui, l'Allemagne devient en moyenne moins intelligente parce que le taux de natalité est plus élevé dans les classes inférieures et chez les immigrés musulmans principalement peu qualifiés que parmi les diplômés de l'enseignement supérieur. Pour Richard Wagner dans le blog Achse des Guten, c'est une contribution importante au débat sur l'immigration : "Il est question de savoir si nous voulons continuer à agir pour cette Allemagne en tant que membre de l'Occident et de l'idée européenne, en tant qu'alliée des Etats-Unis et d'Israël, ou si nous nous tournons vers la 'démocratie multiculturelle', le relativisme culturel, et si nous voulons abandonner l'Etat de droit au profit d'une société de bazar anatolienne commandée par des règles religieuses en opposition avec toutes les théologies chrétiennes. … Il est question de savoir si nous voulons continuer à considérer la liberté comme le cœur de notre mode de vie, que ce soit la liberté d'expression, la liberté d'entreprendre, l'égalité des sexes ou la responsabilité des citoyens, ou bien si nous voulons nous accommoder de la transformation 'sensible aux cultures' de notre société et de la déseuropéanisation de notre pays. Par ses déclarations, le social-démocrate Sarrazin a attiré le regard de l'opinion publique sur un thème que l'on ne peut plus ignorer."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Le Jeudi - Luxembourg | jeudi, 26. août 2010
Si les habitants du Luxembourg viennent d'horizons culturelles très différents, il n'y a pas de vivre ensemble, estime l'hebdomadaire Le Jeudi, qui critique la société luxembourgeoise : » suite
Si les habitants du Luxembourg viennent d'horizons culturelles très différents, il n'y a pas de vivre ensemble, estime l'hebdomadaire Le Jeudi, qui critique la société luxembourgeoise : "On la dit heureuse, aisée. Mais en creux se devine aussi un pays où l'égalité des chances reste un vœu pieux pour la majeure partie des étrangers. ... Les communautés cohabitent plus ou moins bien et se mélangent peu. Les amis, les maris, voire les employeurs sont choisis parmi un cercle de même nationalité, langue ou culture. Plus de 90% des Luxembourgeois ont un conjoint luxembourgeois, idem pour les Portugais. Le 'multi-culti' s'affiche volontiers les jours de fête mais se vit beaucoup moins au quotidien. Difficile, dans ces conditions, de cerner 'une société' luxembourgeoise."
» article intégral (lien externe, français)
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Der Standard - Autriche | vendredi, 27. août 2010
Le nouveau livre L'Allemagne court à sa perte de Thilo Sarrazin, membre du directoire de la banque fédérale allemande et politique du SPD, fait les gros titres. Le quotidien Der Standard critique cet ouvrage notamment pour la description qu'il fait des immigrés musulmans : » suite
Le nouveau livre L'Allemagne court à sa perte de Thilo Sarrazin, membre du directoire de la banque fédérale allemande et politique du SPD, fait les gros titres. Le quotidien Der Standard critique cet ouvrage notamment pour la description qu'il fait des immigrés musulmans : "Les musulmans en Allemagne sont des fainéants qui n'ont que deux buts dans la vie : piller l'Etat-providence allemand et assurér sans répit la reproduction de leur espèce, de toute façon inutile. Ce sont - dans les grandes lignes - les thèses que le membre de la banque fédérale Thilo Sarrazin, ancien ministre des Finances de Berlin membre du SPD, expose dans un livre. … Il n'est pas nécessaire d'avoir fait des études de psychologie pour savoir que des critiques gratuites n'apportent aucun encouragement. Sarrazin ne voit même pas les choses en noir et blanc, il ne voit que du noir. Il ignore purement et simplement les nombreux exemples positifs d'intégration. Tout cela sent fortement la promotion personnelle et la provocation au détriment des autres. Si Sarrazin s'intéressait vraiment à l'amélioration de l'intégration, il serait aujourd'hui toujours un politique et non membre du directoire de la banque fédérale."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Le Monde - France | mardi, 24. août 2010
La thèse du choc des civilisations, émise par le politologue américain Samuel P. Huntington, présente l'avantage d'aider à mieux comprendre la situation actuelle du monde, estime l'ex-députée néerlandaise détractrice de l'islam Ayaan Hirsi Ali dans le quotidien Le Monde : » suite
La thèse du choc des civilisations, émise par le politologue américain Samuel P. Huntington, présente l'avantage d'aider à mieux comprendre la situation actuelle du monde, estime l'ex-députée néerlandaise détractrice de l'islam Ayaan Hirsi Ali dans le quotidien Le Monde : "Qu'ont en commun les controverses entourant le projet de construction d'une mosquée à deux pâtés de maisons de Ground Zero, l'expulsion du Maroc de missionnaires américains en début d'année, l'interdiction des minarets en Suisse l'année dernière et la récente interdiction du port de la burqa en France ? Ces quatre événements sont présentés par les médias occidentaux comme des problèmes de tolérance religieuse. Or ce n'est pas de cela qu'il s'agit. Ce sont en réalité des symptômes de ce que Samuel Huntington ... appelait le 'choc des civilisations', et notamment celui entre islam et Occident. ... Le plus grand avantage du modèle huntingtonien des relations internationales est qu'il reflète le monde tel qu'il est, et non tel que nous aimerions qu'il fût. Il nous permet de distinguer nos amis de nos ennemis. Et il nous aide à identifier les conflits internes aux différentes civilisations."
» article intégral (lien externe, français)
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România Liberă - Roumanie | vendredi, 20. août 2010
La France a commencé jeudi à expulser des Roms vers la Roumanie. Dans ce contexte, le quotidien conservateur România Liberă cherche les raisons de l'échec de l'intégration des Roms en Roumanie : » suite
La France a commencé jeudi à expulser des Roms vers la Roumanie. Dans ce contexte, le quotidien conservateur România Liberă cherche les raisons de l'échec de l'intégration des Roms en Roumanie : "Nous défendions aussi l'identité culturelle des tziganes sur fond délicat de multiculturalisme. Les autorités de Bucarest, le chef de l'Etat Băsescu en tête, évoquaient le caractère nomade de la culture tzigane et l'injustice des solutions collectives. Mais c'est précisément la raison pour laquelle les programmes d'intégration ne fonctionnent pas : il ne suffit pas de réserver quelques terrains de campus universitaires [pour les Roms], de financer des logements sociaux et d'organiser chaque année quelques dizaines de séminaires d'envergure. Si l'on veut intégrer quelqu'un, il ne s'agit pas de cultiver l'idée et les joies des cultures nomades, mais de les transformer, aussi énorme que cela puisse paraître. Le multiculturalisme n'est rien d'autre qu'une énorme tromperie intellectuelle, qui n'a rien à voir ni avec la 'tolérance', ni avec 'l'ouverture'. Il contribue en revanche énormément à saper la culture dominante."
» article intégral (lien externe, roumain)
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