Wikileaks au banc d'essai
Jusqu'où peut aller le journalisme d'investigation ? Avec la publication de télégrammes américains confidentiels, Wikileaks a déclenché un débat sur la liberté d'opinion et le droit à l'information.

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | jeudi, 16. décembre 2010
Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, a été libéré jeudi à Londres contre le versement d'une caution. Il redoute toutefois d'être livré aux Etats-Unis, a-t-il déclaré dans un entretien accordé aux journalistes. Il bénéficie néanmoins de la protection de l'opinion publique, estime le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : » suite
Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, a été libéré jeudi à Londres contre le versement d'une caution. Il redoute toutefois d'être livré aux Etats-Unis, a-t-il déclaré dans un entretien accordé aux journalistes. Il bénéficie néanmoins de la protection de l'opinion publique, estime le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Cela ne le préserve pas des procédures pénales, mais peut-être de l'arbitraire. C'est de manière arbitraire, ou plutôt impuissante, que la superpuissance américaine tente désormais de se défendre contre la publication regrettable de documents. En bloquant l'accès à certains médias, l'armée de l'air veut empêcher ses soldats d'avoir accès aux informations du ministère des Affaires étrangères déjà divulguées sur la toile. On sait pourtant depuis longtemps que cela ne marche pas. Une fois disséminées de par le monde, les informations ne disparaissent plus. Au-delà des mesures répressives rigoureuses contre les responsables des plates-formes Internet - on a toujours besoin de trouver un coupable pour un acte concret commis dans le cyberespace mondial - deux contre-stratégies sont ainsi envisagées. Soit répandre autant d'informations que possible sur Internet, que celles-ci soient vraies, à moitié vraies ou fausses, soit, si cela est vraiment important, renoncer dans la mesure du possible à transférer des informations non codées via les canaux habituels. Jusqu'à présent en tout cas, Wikileaks n'est pas sur la défensive."
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Jornal de Notícias - Portugal | jeudi, 16. décembre 2010
L'équilibre précaire des démocraties occidentales avait rarement été dévoilé aussi nettement que dans les révélations de Wikileaks, estime Tiago Azevedo Fernandes dans le quotidien Jornal de Notícias : » suite
L'équilibre précaire des démocraties occidentales avait rarement été dévoilé aussi nettement que dans les révélations de Wikileaks, estime Tiago Azevedo Fernandes dans le quotidien Jornal de Notícias : "Les réactions des Etats démasqués montrent à quel point nos élites au pouvoir sont viciés. La situation est aussi simple qu'effrayante. … Les pays que l'on pensait dotés d'une structure juridique solidement établie, tels la Suède ou la Grande-Bretagne, se révèlent étonnamment vulnérables à la pression politique. Les poursuites engagées à l'égard de Julian Assange, suite aux banales accusations de deux Suédoises, qui regrettent d'avoir partagé leur lit alors qu'elles ne le connaissaient que depuis quelques heures, sont inacceptables. Si tout cela ne provoque pas un séisme dans la société civile, nous mériterons vraiment la triste situation de pays que nous qualifions jusqu'ici de peu respectueux des droits de l'homme, voire de fondamentalistes. Mais nous n'aurons pas l'impression d'être privés de liberté, car au fond nous n'y avons jamais aspiré."
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Rue89 - France | mercredi, 15. décembre 2010
Le fondateur du réseau social en ligne Facebook, Mark Zuckerberg, a été élu personnalité de l'année 2010 par le magazine américain Time. Il s'est ainsi imposé face au responsable de Wikileaks, Julian Assange. Le portail d'information Rue89 déplore cette décision timorée de la part d'un magazine qui s'est déjà montré plus audacieux par le passé : » suite
Le fondateur du réseau social en ligne Facebook, Mark Zuckerberg, a été élu personnalité de l'année 2010 par le magazine américain Time. Il s'est ainsi imposé face au responsable de Wikileaks, Julian Assange. Le portail d'information Rue89 déplore cette décision timorée de la part d'un magazine qui s'est déjà montré plus audacieux par le passé : "Un choix 'soft' plutôt qu'un choix 'hard', pour un magazine qui a pu se montrer plus audacieux par le passé. ... Zuckerberg a certes créé un réseau social au succès phénoménal, avec plus d'un demi-milliard de membres dans le monde entier. Il est le plus jeune milliardaire au monde, et a un impact considérable sur la manière dont les gens communiquent ... Assange, avec WikiLeaks, a changé la règle du jeu du secret d'Etat. ... Cet Australien … est devenu l'homme à abattre pour les Etats, le héros des partisans de la transparence absolue. ... Entre Zuckerberg et Assange, entre deux héros de la Toile, Time a choisi le moins subversif."
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Blog Del alfiler al elefante - Espagne | mercredi, 15. décembre 2010
La publication des dépêches diplomatiques américaines par Wikileaks et différents médias met en lumière la partie de la politique que l'on dissimule habituellement aux citoyens. La plate-forme est une chance pour le journalisme et doit être protégée, estime Lluís Bassets dans son blog Del Alfiler al Elefante : » suite
La publication des dépêches diplomatiques américaines par Wikileaks et différents médias met en lumière la partie de la politique que l'on dissimule habituellement aux citoyens. La plate-forme est une chance pour le journalisme et doit être protégée, estime Lluís Bassets dans son blog Del Alfiler al Elefante : "Comme pour un iceberg, seul un neuvième de la politique est visible en surface : les déclarations, les rencontres formelles, les contacts officiels. Mais les huit neuvièmes restants, invisibles à nos yeux, constituent la majeure partie de la politique, ce que l'on cache à la population. Wikileaks nous a donné un bon aperçu de la façon dont se passent les choses sous la surface. … On comprend que le gouvernement américain, Obama et Clinton en tête, fassent part de leur mécontentement. Il est également compréhensible qu'ils sanctionnent leurs collaborateurs infidèles qui ont laissé filtrer ces documents. Mais attention, il est important à partir de là de protéger l'action de ceux qui ont publié ces révélations: le premier maillon de la chaîne, Wikileaks, comme le second, les cinq grands journaux internationaux."
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La Repubblica - Italie | vendredi, 10. décembre 2010
Dans le cadre de l'actuel débat autour de Wikileaks, l'ancien porte-parole du Vatican Joaquín Navarro-Valls défend dans le quotidien de centre-gauche La Repubblica la portée morale de la transparence issue des révélations : » suite
Dans le cadre de l'actuel débat autour de Wikileaks, l'ancien porte-parole du Vatican Joaquín Navarro-Valls défend dans le quotidien de centre-gauche La Repubblica la portée morale de la transparence issue des révélations : "Au final, le phénomène Wikileaks n'est pas une grave maladie ayant contaminé le monde des médias. Il révèle bien plus l'incapacité des vieux politiques à affronter comme il se doit une réalité où tout peut être sujet à révélation. … Le seul remède auquel les politiques peuvent avoir recours contre la stigmatisation mondiale est d'exercer leur pouvoir avec responsabilité et intégrité. Car il sera à l'avenir impossible de paraître pur quand qu'on est pervers, de se faire passer pour pacifiste quand on est militariste. L'ère de l'Internet est sans pitié. Pas tant parce que le paraître prime sur l'être mais parce que l'être est indissociable du paraître. Seuls peuvent paraître bons ceux qui le sont vraiment et même ceux qui font tout pour paraître bons peuvent se révéler mauvais. Un paradoxe qui contribue plus à éliminer l'hypocrisie qu'à affaiblir les politiques. Wikileaks pourrait devenir la dernière garantie que les valeurs qui ne sont pas des vertus ne subsistent pas car elles seront tôt ou tard démasquées par le comportement incohérent des faussaires de la morale publique."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Gândul - Roumanie | jeudi, 9. décembre 2010
Les sites Internet de plusieurs sociétés de crédit ont été paralysés par des pirates informatiques car ces entreprises avaient bloqué les canaux de financement de la plate-forme de divulgation Wikileaks. Le quotidien Gândul trouve cette action très préoccupante : » suite
Les sites Internet de plusieurs sociétés de crédit ont été paralysés par des pirates informatiques car ces entreprises avaient bloqué les canaux de financement de la plate-forme de divulgation Wikileaks. Le quotidien Gândul trouve cette action très préoccupante : "Les pirates sont plus dangereux que Julian Assange. Il n'a fait que divulguer des secrets diplomatiques mais n'a 'attaqué' personne, contrairement à ce qui s'est produit pour les sites Internet paralysés. La méfiance à l'égard de ces pirates suffit pour provoquer une 'guerre anti-terroriste mondiale' sur Internet. Mais les défenseurs hypocrites de Wikileaks, qui prétendent être les précurseurs d'une guerre des 'citoyens contre les gouvernants', n'ont attaqué aucun gouvernement, ils ont provoqué des 'dommages collatéraux'. … Les sociétés qui, sous la pression de Washington, ont mis un terme à leurs relations avec Wikileaks peuvent être accusées de 'faiblesse'. Mais ce qu'elles font ne peut être considéré comme plus grave que la 'révolution' d'Assange qui entend rendre le monde 'meilleur', coûte que coûte - comme Lénine, Che Guevara, Napoléon Bonaparte et tous les 'héros' cyniques."
» article intégral (lien externe, roumain)
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | mercredi, 8. décembre 2010
L'arrestation du responsable de Wikileaks, Julian Assange, à Londres constitue provisoirement l'apogée d'une guérilla d'un nouveau genre entre les Etats-Unis et la plate-forme de divulgation, écrit le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : » suite
L'arrestation du responsable de Wikileaks, Julian Assange, à Londres constitue provisoirement l'apogée d'une guérilla d'un nouveau genre entre les Etats-Unis et la plate-forme de divulgation, écrit le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : "D'un côté le gouvernement américain, c'est-à-dire une puissance classique, qui ne tolère pas l'attaque frontale contre ses secrets d'Etat ; de l'autre, l'organisation Internet Wikileaks difficilement saisissable, qui, avec ses piqûres d'aiguilles, a déclenché la rage de la grande Amérique et l'a plongée dans une guérilla de l'ère électronique. Comme dans toute guérilla traditionnelle, les fantassins anonymes de Wikileaks ont l'avantage de connaître parfaitement le terrain, la sphère des réseaux informatiques et tous ses repaires. … On verra prochainement dans quelle mesure l'organisation, privée de son imposante figure tutélaire, restera maître de ses moyens. Parallèlement, les Etats-Unis ont désormais le temps d'élaborer leur propre procédure pénale et, le cas échéant, d'effectuer eux-mêmes une demande d'extradition. … Il semblerait plus judicieux que les Etats-Unis … investissent davantage dans la sécurité de leurs banques de données gouvernementales."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Andreas Rüesch
Público - Espagne | mercredi, 8. décembre 2010
Le responsable de Wikileaks, Julian Assange, a été arrêté en raison d'accusations de viol émises à son encontre en Suède. Le quotidien de gauche Público y voit surtout le résultat de la pression exercée par les Etats-Unis, visant à sanctionner la publication des dépêches confidentielles : » suite
Le responsable de Wikileaks, Julian Assange, a été arrêté en raison d'accusations de viol émises à son encontre en Suède. Le quotidien de gauche Público y voit surtout le résultat de la pression exercée par les Etats-Unis, visant à sanctionner la publication des dépêches confidentielles : "Deux éléments prouvent le danger qu'Assange fait courir sur le pouvoir économique et politique de la superpuissance. D'une part, une banque suisse a gelé le compte sur lequel Wikileaks avaient réuni des dons pour sa défense, soi-disant parce qu'Assange n'habite pas en Suisse. Bien sûr, tout le monde sait que seuls les citoyens de ce paradis fiscal sont autorisés à y ouvrir des comptes (!). Assange n'est peut-être pas suffisamment trafiquant, corrompu ou nazi pour mériter le célèbre secret bancaire suisse. D'autre part, la police britannique l'a arrêté dans le cadre d'une procédure confuse liée à un viol présumé en Suède. Si l'affaire est connue depuis le mois d'août, elle n'est étrangement devenue la priorité d'Interpol qu'au cours des dix derniers jours."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Tous les textes disponibles de » Ignacio Escolar
Berliner Zeitung - Allemagne | mercredi, 8. décembre 2010
Le ministre américain de la Défense, Robert Gates, a fait part de sa satisfaction après l'arrestation du fondateur de Wikileaks Julian Assange. Son pays veut désormais obtenir l'extradition d'Assange pour divulgation de documents confidentiels. Cela nuit pourtant davantage aux Etats-Unis que toutes les révélations intervenues jusque-là, estime le quotidien de centre-gauche Berliner Zeitung : » suite
Le ministre américain de la Défense, Robert Gates, a fait part de sa satisfaction après l'arrestation du fondateur de Wikileaks Julian Assange. Son pays veut désormais obtenir l'extradition d'Assange pour divulgation de documents confidentiels. Cela nuit pourtant davantage aux Etats-Unis que toutes les révélations intervenues jusque-là, estime le quotidien de centre-gauche Berliner Zeitung : "Les Etats-Unis trahissent l'un de leurs mythes fondateurs : la liberté d'information. Ils le font au moment où, pour la première fois depuis la fin de la guerre froide, ils risquent de perdre la suprématie sur l'information mondiale. … On peut non sans ironie rappeler qu'au début de l'année encore, lors d'un congrès à Washington, Hillary Clinton utilisait la doctrine de la libre circulation de l'information pour condamner la censure Internet en Chine et en Egypte. Elle citait le président Barack Obama qui avait justifié la nécessité d'un Internet libre en Chine, en expliquant que cela aidait les citoyens à responsabiliser leur gouvernement, permettait de générer de nouvelles idées et favorisait la créativité. En procédant ainsi contre Wikileaks, les Etats-Unis viennent de se priver du moindre droit de demander des comptes à la Chine et à d'autres, pour la persécution d'activistes d'Internet."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Holger Schmale
The Times - Royaume-Uni | mercredi, 8. décembre 2010
L'arrestation du fondateur de Wikileaks Julian Assange n'a rien à voir avec une atteinte à la liberté d'opinion, c'est une décision de justice, estime le quotidien conservateur The Times : » suite
L'arrestation du fondateur de Wikileaks Julian Assange n'a rien à voir avec une atteinte à la liberté d'opinion, c'est une décision de justice, estime le quotidien conservateur The Times : "Il est peut-être entièrement innocent des accusations suédoises de viol, d'agression sexuelle et de coercition sur deux femmes. Si c'est le cas, il serait plus logique pour lui de faire face à ces accusations et d'être acquitté. Après tout, la Suède n'est pas une république bananière. Assange restera en détention jusqu'au 14 décembre. Mais il est ridicule de crier au déni de justice. Les autorités suédoises ont lancé la procédure. Si Assange veut que justice se fasse, il doit accepter le fonctionnement du système judiciaire. Il ne faut pas en faire le martyre d'une sombre affaire, qui n'a rien à voir avec la liberté d'expression."
» article intégral (lien externe, anglais)
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The Times - Royaume-Uni | mardi, 7. décembre 2010
Suite à la divulgation de près de 250.000 dépêches diplomatiques américaines, Wikileaks a publié une liste d'installations à l'importance vitale pour les Etats-Unis. Révéler cette liste est irresponsable, estime le quotidien conservateur The Times : » suite
Suite à la divulgation de près de 250.000 dépêches diplomatiques américaines, Wikileaks a publié une liste d'installations à l'importance vitale pour les Etats-Unis. Révéler cette liste est irresponsable, estime le quotidien conservateur The Times : "Celui qui a laissé filtrer les dépêches des ambassades américaines est un 'héros sans égal', a déclaré le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, la semaine dernière. Voilà un usage étrange d'un terme qui implique généralement un courage exceptionnel, mis au service d'une noble cause, et non la bravade d'un informateur anonyme dont l'objectif reste obscur. Cette dernière divulgation s'avère être la fuite de trop. Que ces installations soient réellement vitales ou non pour la sécurité américaine, leur publication est une invitation claire aux abus, voire même au meurtre."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Financial Times Deutschland - Allemagne | lundi, 6. décembre 2010
La plate-forme de divulgation Wikileaks est sur la défensive après la désactivation par l'entreprise américaine Amazon de certains de ses serveurs. Amazon a probablement agi à la demande du gouvernement américain. Cela montre à quel point il est problématique de transmettre des données par le biais du 'cloud computing' (informatique dématérialisée), estime le journal économique libéral Financial Times Deutschland : » suite
La plate-forme de divulgation Wikileaks est sur la défensive après la désactivation par l'entreprise américaine Amazon de certains de ses serveurs. Amazon a probablement agi à la demande du gouvernement américain. Cela montre à quel point il est problématique de transmettre des données par le biais du 'cloud computing' (informatique dématérialisée), estime le journal économique libéral Financial Times Deutschland : "Cela n'aide pas beaucoup qu'Amazon ait justifié cette mesure en prétextant des atteintes aux droits d'auteur. Il est certain que Wikileaks est un cas particulier et n'est pas comparable aux activités d'une entreprise classique. Mais la sauvegarde de données numériques est un sujet tellement sensible que toute décision à l'encontre d'un client a un effet dissuasif. Amazon a élaboré un service de 'cloud' depuis quelques années, et entend ainsi en faire une partie essentielle de son activité. Cela pourrait aider l'entreprise à dépasser ses taux de croissance habituelle. On prévoit un essor important dans ce domaine. … Cela ne sera possible que si les données gérées par informatique dématérialisée fonctionnent 24 heures sur 24, en toute fiabilité. … Des entreprises comme Amazon doivent montrer qu'elles ont une responsabilité d'abord envers leurs clients, quelle que soit la pression qu'elles subissent."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Dnevnik - Slovénie | jeudi, 2. décembre 2010
La critique des Etats-Unis contre les révélations de Wikileaks montre selon le quotidien de centre-gauche Dnevnik que le pays veut limiter le droit à l'information : » suite
La critique des Etats-Unis contre les révélations de Wikileaks montre selon le quotidien de centre-gauche Dnevnik que le pays veut limiter le droit à l'information : "Il n'y a rien de scandaleux dans les rapports. Nous savons tous à peu près comment les choses se passent et ce, depuis longtemps. Le scandale est ailleurs. Lorsqu'il est apparu clairement que les archives avaient été ouvertes, le ministère des Affaires étrangères américain a commencé à annoncer que la publication de ces rapports réduirait l'ordre mondial à néant. Dans un style digne de l'apocalypse, Barack Obama a déclaré que des hommes mourraient, que des alliances seraient détruites et que le chaos règnerait suite aux publications sur Internet. … C'est un scandale que le capitalisme libéral doive être défendu en interdisant la liberté d'information et en appliquant une censure mondiale."
» article intégral (lien externe, slovène)
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Tous les textes disponibles de » Ervin Hladnik-Milharcic
taz - Allemagne | mercredi, 1. décembre 2010
Wikileaks met en ligne tous les jours de nouveaux contenus issus des dépêches américaines confidentielles. Cette pratique de divulgation restitue aux lecteurs et aux lectrices un pan de liberté et forge une opinion publique internationale, se félicite le quotidien de gauche tageszeitung : » suite
Wikileaks met en ligne tous les jours de nouveaux contenus issus des dépêches américaines confidentielles. Cette pratique de divulgation restitue aux lecteurs et aux lectrices un pan de liberté et forge une opinion publique internationale, se félicite le quotidien de gauche tageszeitung : "La démocratie ne fonctionne que sur la base de la transparence et doit en même temps pouvoir garder le secret. Nous évoluons dans ce rapport contradictoire. Ce qui est captivant aujourd'hui, c'est de voir comment celui-ci se rééquilibre devant les yeux des lecteurs. … Les journalistes et tous les lecteurs internautes suivent naturellement ce que la concurrence étrangère révèle ; la souveraineté d'interprétation des rédactions nationales est mise à l'épreuve. L'opinion publique devient réellement internationale. … En ce sens, Wikileaks montre une nouvelle fois que ce qui figure aujourd'hui dans la presse correspond à ce que l'on avait pensé et su à un certain moment. Il convient de toujours vérifier dans quelle mesure cela est proche de la vérité. … L'idée d'un lecteur éveillé est dangereusement populiste, disent les uns. Certes. Mais sans cette idée, il n'y a pas de démocratie."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Ines Kappert
La Repubblica - Italie | mercredi, 1. décembre 2010
Les révélations de Wikileaks doivent être traitées de manière responsable par la presse, estime le quotidien de centre-gauche La Repubblica, même si cela représente un défi : » suite
Les révélations de Wikileaks doivent être traitées de manière responsable par la presse, estime le quotidien de centre-gauche La Repubblica, même si cela représente un défi : "Un défi à la fois hasardeux et extraordinairement prometteur. … Il ressort de cette aventure que la presse est la protagoniste principale et irremplaçable : confrontée aux 250.000 documents disséminés par Wikileaks, c'est elle qui trie, qui établit une hiérarchie, qui éclaire ce qui resterait sinon un chaos inintelligible, qui assume la responsabilité civile en contactant les autorités politiques et en dissimulant le nom des sources les plus exposées par les fuites. On se prépare à la révolution médiatique en combinant ce qui relève du flux (Internet) et ce qui freine le flux en lui donnant de l'ordre (les journalistes de la presse écrite). La seule chose qu'on ne peut pas faire, c'est ignorer ce défi."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Tous les textes disponibles de » Barbara Spinelli
Jyllands-Posten - Danemark | mercredi, 1. décembre 2010
Wikileaks traite les données de manière irresponsable et ne peut donc pas assumer le rôle des médias, estime le quotidien libéral de droite Jyllands-Posten : » suite
Wikileaks traite les données de manière irresponsable et ne peut donc pas assumer le rôle des médias, estime le quotidien libéral de droite Jyllands-Posten : "Wikileaks a jusque-là suscité des sympathies car le déluge de documents volés, récupérés et probablement piratés a effectivement révélé des rapports qui, après un examen journalistique professionnel, peuvent être qualifiés de pertinents. Mais l'un des problèmes rencontrés, c'est que Wikileaks répand des documents confidentiels sans attitude critique, sans la moindre réflexion rédactionnelle, éthique ou juridique et sans les interrogations qui caractérisent un média sérieux. … L'affaire Wikileaks souligne la nécessité d'une presse indépendante, responsable et solide."
» article intégral (lien externe, danois)
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Iltalehti - Finlande | mercredi, 1. décembre 2010
Les documents publiés jusque-là par Wikileaks ont assurément satisfait le besoin d'information des citoyens, estime le journal à sensation Iltalehti : » suite
Les documents publiés jusque-là par Wikileaks ont assurément satisfait le besoin d'information des citoyens, estime le journal à sensation Iltalehti : "Le rythme de vie et la propagation des informations s'étant accélérés de manière exponentielle, des documents qui n'étaient pas destinés à être divulgués doivent également être publiés plus rapidement que ce à quoi les bureaucrates étaient habitués jusque-là, afin que la vision du monde des citoyens ne soit pas déformée. … Si des informations sincères sur la société sont jugées dangereuses, car en contradiction avec les fausses informations émises par les gouvernements, alors les fuites sont plus que bienvenues."
» article intégral (lien externe, finnois)
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Die Presse - Autriche | mardi, 30. novembre 2010
La révélation de communications confidentielles des ambassades américaines par la plate-forme de divulgation Wikileaks favorise la transparence, estime le quotidien libéral-conservateur Die Presse : » suite
La révélation de communications confidentielles des ambassades américaines par la plate-forme de divulgation Wikileaks favorise la transparence, estime le quotidien libéral-conservateur Die Presse : "Rendre les choses publiques peut être aussi constructif que destructeur. Que doit-on, que peut-on divulguer ? Le célèbre slogan du New York Times, 'Toutes les nouvelles qui méritent d'être imprimées', ne constitue malheureusement pas un critère, juste une indication préconisant un examen particulier. Un média qui se revendique de qualité veillera à vérifier la légitimité de sa politique de publication. Mais dans le doute, la transparence doit l'emporter. Sur la distance, c'est la meilleure option, celle qui s'avère la plus importante. C'est donc une bonne chose qu'une plate-forme comme Wikileaks existe, même si son dernier coup reste discutable."
» article intégral (lien externe, allemand)
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The Guardian - Royaume-Uni | lundi, 29. novembre 2010
La presse n'est pas dans l'obligation de protéger les gouvernements de l'humiliation, se défend le quotidien de centre-gauche The Guardian, après la publication de télégrammes américains confidentiels : » suite
La presse n'est pas dans l'obligation de protéger les gouvernements de l'humiliation, se défend le quotidien de centre-gauche The Guardian, après la publication de télégrammes américains confidentiels : "Il appartient clairement aux gouvernements et non aux journalistes de protéger les secrets publics. Si leur révélation présentait un danger démesuré, une plus grande réserve serait peut-être de mise. Il n'y a toutefois pas de danger autre que celui attaché aux stratégies divulguées. Une grande puissance certaine d'agir correctement devrait être prémunie contre l'embarras. Cette histoire doit conduire à changer le fondement de la communication diplomatique. Si Wikileaks peut avoir accès à des documents secrets, quels que soient les moyens utilisés, une puissance étrangère peut probablement en faire autant. Il est possible de sécuriser des documents imprimés, pas des archives électroniques. Ces fuites ont ébranlé la structure à laquelle les Etats ont recours pour protéger leurs secrets."
» article intégral (lien externe, anglais)
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De Standaard - Belgique | lundi, 29. novembre 2010
Les révélations de la plate-forme Internet Wikileaks constituent un tournant historique pour la diplomatie et la politique, estime le quotidien De Standaard, qui demande une gestion responsable de cette nouvelle transparence : » suite
Les révélations de la plate-forme Internet Wikileaks constituent un tournant historique pour la diplomatie et la politique, estime le quotidien De Standaard, qui demande une gestion responsable de cette nouvelle transparence : "Chacun doit apprendre à vivre avec la possible divulgation d'informations, et doit donc aussi apprendre à en répondre. Et cela mènera - espérons-le - à ce que l'on limite les actes dont on ne peut assumer la responsabilité. … Est-ce une évolution favorable ? Sur le plan des valeurs démocratiques, oui. La transparence est le meilleur moyen - mais pas une garantie absolue - d'empêcher que ne se produisent des évènements dont personne ne saura rien. Mais la confidentialité des informations protège aussi parfois les individus, les choses et les valeurs. L'année Wikileaks ne change pas seulement le monde pour les diplomates, les militaires, les espions, mais aussi pour les informateurs de la plate-forme … et les journalistes. On peut tout publier, mais la divulgation implique une responsabilité. Sur ce point, un examen éthique est nécessaire."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Tous les textes disponibles de » Guy Tegenbos
La Stampa - Italie | lundi, 29. novembre 2010
Dans les dernières révélations de Wikileaks, son fondateur Julian Assange pourrait avoir été soutenu par des forces hostiles aux Etats-Unis, suppose le quotidien libéral La Stampa : » suite
Dans les dernières révélations de Wikileaks, son fondateur Julian Assange pourrait avoir été soutenu par des forces hostiles aux Etats-Unis, suppose le quotidien libéral La Stampa : "N'avons-nous pas le droit, au nom de la liberté de la presse, de réclamer le même principe de transparence pour les opérations d'Assange ? … L'embarras causé au gouvernement américain rend le fondateur de Wikileaks très populaire auprès de nombreux ennemis du président Barack Obama. Et si Assange, outre les sympathies qu'il est susceptible de recueillir, avait été aidé par ces ennemis ? … Nous savons que le pouvoir des Etats-Unis est sur le déclin et que ceux-ci sont au cœur de nombreuses attaques. … Nous savons qu'Obama est combattu par des forces importantes dans son propre pays. A partir de là, est-il donc si ridicule de supposer que Wikileaks ait pu devenir l'instrument volontaire ou involontaire de ces tensions ?"
» article intégral (lien externe, italien)
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Tous les textes disponibles de » Lucia Annunziata
Süddeutsche Zeitung - Allemagne | lundi, 29. novembre 2010
Les nouvelles révélations de la plate-forme Internet Wikileaks n'apportent rien et affaiblissent la diplomatie, écrit le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : » suite
Les nouvelles révélations de la plate-forme Internet Wikileaks n'apportent rien et affaiblissent la diplomatie, écrit le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Où est donc l'intérêt supérieur dans la divulgation de documents américains, que doivent-ils dénoncer ? L'hypocrisie de la diplomatie ? La politique d'intérêt des Américains ? Le fait que Guido Westerwelle soit le chef de la diplomatie [allemande] ? … C'est une bonne chose de s'opposer aux cachotteries des autorités. Quand les médias le font, ils peuvent filtrer, classer les informations, protéger les droits de la personne. Quand Wikileaks met en ligne de grandes quantités de documents bruts, il n'y a pas de garanties semblables. Ce n'est plus une fuite contrôlée, comme le revendique Wikileaks, mais une rupture de digue. La technologie le permettant, n'importe qui peut aujourd'hui publier des documents, exposer ses collègues ou ses employeurs. Mais un ministère des Affaires étrangères qui s'impose aussi en interne un usage diplomatique constant ne fonctionne pas. Pas plus qu'un individu qui ne peut plus écrire ce qu'il pense à personne."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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La Vanguardia - Espagne | mercredi, 3. novembre 2010
Depuis une interview avec le fondateur de Wikileaks Julian Assange publiée dans El País, les médias espagnols discutent de l'importance de ce site Web, qui se veut également critique des médias. Francesc-Marc Álvaro considère Wikileaks comme un élément essentiel de la structure de l'information moderne et démocratique, et écrit ce qui suit dans le quotidien libéral La Vanguardia : » suite
Depuis une interview avec le fondateur de Wikileaks Julian Assange publiée dans El País, les médias espagnols discutent de l'importance de ce site Web, qui se veut également critique des médias. Francesc-Marc Álvaro considère Wikileaks comme un élément essentiel de la structure de l'information moderne et démocratique, et écrit ce qui suit dans le quotidien libéral La Vanguardia : "La publication de 400.000 documents sur la guerre en Irak a transformé Wikileaks en un phénomène mondial qui provoque les gouvernements, les entreprises et les organisations, et remet parallèlement en question les conditions et les routines du journalisme. Quatre ans seulement après sa création, le site d'Assange concrétise une des revendications les plus fréquemment émises par les citoyens d'aujourd'hui : une meilleure transparence. Nous ne voulons pas seulement être informés, nous voulons également savoir ce qui se passe en coulisses. La société de l'hypercommunication a entraîné un battage fatigant et abrutissant, mais elle a également réveillé une curiosité naturelle sur tout ce qui nous entoure."
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Blog Del alfiler al elefante - Espagne | mercredi, 27. octobre 2010
Le quotidien de centre-gauche El País a publié dimanche un entretien avec le fondateur de Wikileaks, Julian Assange. On a l'impression en le lisant que le chef de cette puissante institution serait autoritaire, ce qui pousse Lluís Bassets à demander dans son blog Del Alfiler al Elefante une plus grande transparence à la plate-forme de divulgation : » suite
Le quotidien de centre-gauche El País a publié dimanche un entretien avec le fondateur de Wikileaks, Julian Assange. On a l'impression en le lisant que le chef de cette puissante institution serait autoritaire, ce qui pousse Lluís Bassets à demander dans son blog Del Alfiler al Elefante une plus grande transparence à la plate-forme de divulgation : "Assange dispose d'une grande quantité d'informations, et bénéficie grâce à celles-ci d'une attention particulière et d'un pouvoir exceptionnel. Mais il ne nous a pas encore donné la seule information pertinente pour que son travail puisse être considéré comme absolument crédible. Nous devons tout savoir sur Wikileaks. Qui le finance et donc qui prend les décisions et de quelle manière. … Nous ne voulons ni légendes, ni sauveurs intrépides et incorruptibles, mais des institutions démocratiques. C'est la seule chose qui puisse nous donner la liberté et le droit d'apprendre la vérité."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Berliner Zeitung - Allemagne | lundi, 25. octobre 2010
Peut-on permettre qu'une organisation Internet ne disposant d'aucune légitimité, répondant au nom de Wikileaks, mette en ligne des centaines de milliers de documents secrets provenant du Pentagone, se demande le journal de centre-gauche Berliner Zeitung, qui parvient à une conclusion sans équivoque : » suite
Peut-on permettre qu'une organisation Internet ne disposant d'aucune légitimité, répondant au nom de Wikileaks, mette en ligne des centaines de milliers de documents secrets provenant du Pentagone, se demande le journal de centre-gauche Berliner Zeitung, qui parvient à une conclusion sans équivoque : "Bien entendu, Wikileaks ne s'est pas rendu coupable de haute trahison mais a rendu un service à la démocratie. Sa force réside notamment dans le fait qu'elle se penche aussi sur ses périodes sombres de manière critique. La guerre en Irak fait parti des heures les plus sombres de la démocratie américaine. Il a été annoncé par ailleurs hier que le gouvernement chinois s'inquiète, car une organisation Wikileaks pourrait être créée dans le pays. Cette inquiétude est justifiée. Car l'autorité de ce régime autoritaire dépend du fait qu'il peut décider lui-même de ce qui est confidentiel et de ce qui est public, de ce que la population peut apprendre et de ce que seuls les fonctionnaires savent. C'est justement pour cela que l'on peut dire qu'ils ont le droit."
» article intégral (lien externe, allemand)
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De Volkskrant - Pays-Bas | lundi, 25. octobre 2010
La publication de documents sur la guerre en Irak par la plate-forme de divulgation Wikileaks pourrait s'avérer plus néfaste que bénéfique, estime le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : » suite
La publication de documents sur la guerre en Irak par la plate-forme de divulgation Wikileaks pourrait s'avérer plus néfaste que bénéfique, estime le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "En réalité, les documents ne sont qu'un complément à l'historiographie de la guerre en Irak. L'histoire ne doit pas être réécrite et en ce sens, l'importance des révélations faites par Wikileaks est limitée. On peut craindre d'un autre coté que la publication de documents qui recensent les fautes de fonctionnaires irakiens n'apportera aucune contribution à la pacification du pays, qui ne dispose toujours d'aucun gouvernement huit mois après les élections législatives. … Il y a encore beaucoup de choses à élucider en ce qui concerne la guerre en Irak, toujours opaque, et c'est en premier lieu la mission des historiens et des commission d'enquête, qui veulent servir aussi bien l'opinion publique que la vérité. Cet effort ne sera pas soutenu par 391.832 documents, lancés sur Internet comme une bombe à fragmentation."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Sme - Slovaquie | lundi, 25. octobre 2010
Il y a peu d'enthousiasme en ce qui concerne les dernières révélations de la plate-forme Wikileaks sur la guerre en Irak dans le commentaire du quotidien libéral Sme : » suite
Il y a peu d'enthousiasme en ce qui concerne les dernières révélations de la plate-forme Wikileaks sur la guerre en Irak dans le commentaire du quotidien libéral Sme : "Cette forme d'information n'est pas très heureuse. Ce qui est révélé ne peut effacer ce qui a été fait et peut entraîner de nouvelles choses négatives. … Les soldats tairont toujours quelque chose. Mais on peut douter qu'un anarchiste et ses collaborateurs écrivent en connaisseur sur les 400.000 pages de documents. Il est certain qu'il ne faut pas non plus minimiser les choses. La torture de prisonniers pratiquée quotidiennement par la police irakienne, devant laquelle la gouvernance américaine ferme les yeux, doit faire l'objet d'une enquête d'envergure. … Ce qui s'applique en principe, c'est ce que nous savons depuis les premières publications sur l'Afghanistan : oui la guerre est horrible. … Les documents confirment que les Etats-Unis ne maîtrisent pas la 'liberté irakienne', ce qui renforcera l'opinion défavorable aux Etats-Unis et à l'Occident dans la guerre de propagande où Wikileaks joue un rôle important. On peut se demander ce qu'il y a de bon là-dedans."
» article intégral (lien externe, slovaque)
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The Independent on Sunday - Royaume-Uni | lundi, 25. octobre 2010
Suite à la publication des documents confidentiels par Wikileaks, le gouvernement américain n'a pas le droit de se disculper, estime le journal dominical The Independent on Sunday : » suite
Suite à la publication des documents confidentiels par Wikileaks, le gouvernement américain n'a pas le droit de se disculper, estime le journal dominical The Independent on Sunday : "Il est étonnant de voir comment le Pentagone se lamente désormais qu'il y aurait aussi du sang sur les mains de Wikileaks. Le Pentagone est couvert de sang depuis qu'il a lâché la bombe atomique sur Hiroshima en 1945. Il est grotesque qu'une institution ayant ordonné l'invasion illégale de l'Irak en 2003 … accuse Wikileaks d'homicide. Si cet immense trésor de rapports secrets avait apporté la preuve que le nombre de victimes était bien inférieur à celui annoncé par la presse, et que les soldats américains n'avaient jamais toléré les tortures pratiquées par la police irakienne, rarement tué des civils aux points de contrôle et toujours amené les mercenaires assassins à rendre des comptes, les généraux américains distribueraient ces dossiers gratuitement aux journalistes sur les marches du Pentagone. Ils ne sont pas furieux parce que des secrets ont été révélés ou parce que du sang pourrait être versé, mais parce qu'ils se sont faits prendre à raconter des mensonges, comme l'avons toujours su."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Jyllands-Posten - Danemark | jeudi, 29. juillet 2010
Le fondateur du site Internet Wikileaks, Julian Assange, a récusé les critiques selon lesquelles la publication de rapports secrets américains sur la mission en Afghanistan met en danger des informateurs afghans. Le quotidien conservateur Jyllands-Posten plaide lui aussi pour un traitement très consciencieux de ce matériel : » suite
Le fondateur du site Internet Wikileaks, Julian Assange, a récusé les critiques selon lesquelles la publication de rapports secrets américains sur la mission en Afghanistan met en danger des informateurs afghans. Le quotidien conservateur Jyllands-Posten plaide lui aussi pour un traitement très consciencieux de ce matériel : "[Nous pouvons nous réjouir des] possibilités que Wikileaks offre à ceux qui croient en une société transparente et ouverte. L'année dernière, Wikileaks se trouvait derrière la publication de milliers d'e-mails de chercheurs sur le climat, qui dévoilaient des tentatives de dissimuler des informations semant le doute sur le réchauffement de la planète. Wikileaks a couvert la corruption au Kenya, les irrégularités au sein de banques occidentales, un scandale pétrolier au Pérou et l'évacuation en mer de déchets toxiques en Afrique. Le jour où un fonctionnaire d'un régime oppresseur voudra s'exprimer sur les crimes d'un dictateur, Wikileaks apparaîtra comme le média évident. Peut-être que l'on devrait entre-temps expliquer à Julian Assange la différence entre journalisme et activisme."
» article intégral (lien externe, danois)
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | mardi, 27. juillet 2010
Avec la divulgation de documents sur la guerre en Afghanistan, Wikileaks reçoit un large écho médiatique. Des journaux de renom ont pourtant déjà enquêté sur les mêmes faits il y a des années et évoqué ces éléments, estime le quotidien conservateur Neue Zürcher Zeitung, qui avance une explication : » suite
Avec la divulgation de documents sur la guerre en Afghanistan, Wikileaks reçoit un large écho médiatique. Des journaux de renom ont pourtant déjà enquêté sur les mêmes faits il y a des années et évoqué ces éléments, estime le quotidien conservateur Neue Zürcher Zeitung, qui avance une explication : "Le masochisme d'une profession qui n'accorde pas grand chose à ses propres réalisations et la perception partiale de l'opinion publique acquièrent une nouvelle dimension avec Wikileaks. Depuis toujours, par soif de vengeance, par cupidité ou par réelle indignation quant à un dysfonctionnement, les employés transmettent aux journaux des documents confidentiels de leurs employeurs. Sans ces informateurs, le journalisme d'investigation serait inconcevable. Wikileaks renforce désormais ce phénomène. Le site prétend avoir publié 1,2 million de documents en trois ans - cela signifie que Wikileaks aurait reçu, vérifié et publié chaque jour plus de 1.000 rapports. On peut douter de la véracité de ces chiffres, mais on ne peut remettre en question l'influence du site. Celui-ci renverse la hiérarchie des médias : le New York Times et le Spiegel ne mènent pas de journalisme d'investigation, ils publient les investigations de tiers."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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The Guardian - Royaume-Uni | lundi, 26. juillet 2010
Le site Internet Wikileaks a dévoilé des documents confidentiels sur la guerre en Afghanistan, et ceux-ci ont été publiés et évalués par le quotidien The Guardian, en collaboration avec le New York Times et le Spiegel : » suite
Le site Internet Wikileaks a dévoilé des documents confidentiels sur la guerre en Afghanistan, et ceux-ci ont été publiés et évalués par le quotidien The Guardian, en collaboration avec le New York Times et le Spiegel : "L'image collective qui apparaît est très dérangeante. Aujourd'hui, nous prenons connaissance de pratiquement 150 incidents au cours desquels les troupes de la coalition, Britanniques inclus, ont tué ou blessé des civils. La plupart de ces incidents n'ont pourtant pas été publiés. Nous prenons connaissance de centaines de conflits frontaliers entre les troupes afghanes et pakistanaises supposées alliées ; l'existence d'une unité de forces spéciales dont la tâche est de tuer les chefs des taliban et d'Al-Qaida ; du massacre de civils par des explosifs talibans improvisés et d'une liste d'incidents au cours desquels des troupes de la coalition et leurs camarades afghans ont fait feu et se sont entretués. … Quelle que soit l'interprétation que l'on veut en faire, l'Afghanistan n'est pas un cadeau enveloppé d'un beau ruban doré que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne peuvent remettre à un gouvernement national souverain à Kaboul. C'est tout le contraire. Après neuf ans de guerre, le chaos menace de prendre partout le dessus."
» article intégral (lien externe, anglais)
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The Observer - Royaume-Uni | dimanche, 11. avril 2010
A l'occasion de la diffusion d'une vidéo montrant une attaque américaine contre des civils en Irak sur la plate-forme d'information Wikileaks, le journal du dimanche The Observer salut les efforts de l'Islande visant à garantir la liberté d'opinion et d'information : » suite
A l'occasion de la diffusion d'une vidéo montrant une attaque américaine contre des civils en Irak sur la plate-forme d'information Wikileaks, le journal du dimanche The Observer salut les efforts de l'Islande visant à garantir la liberté d'opinion et d'information : "La sincérité est devenue une obsession, ici, de même que la croyance que tous les citoyens ont le droit, et même l'obligation, de s'informer sur ce qui arrive en leur nom. Cette façon de voir vaut pour tous les gouvernements démocratiques et pas seulement pour celui de l'Islande. C'est pourquoi les Islandais sont probablement en train de rendre un service important au reste du monde."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Kurier - Autriche | mercredi, 7. avril 2010
Une vidéo montrant la mort violente de deux journalistes de Reuters et d'autres personnes en 2007 en Irak a déclenché un débat dans le monde entier sur la manière dont l'armée américaine mène la guerre. La vidéo a été publiée récemment sur le site Internet Wikileaks. Les images déclenchent une nouvelle vague tardive d'indignation sur des faits connus depuis longtemps, écrit le quotidien Kurier : » suite
Une vidéo montrant la mort violente de deux journalistes de Reuters et d'autres personnes en 2007 en Irak a déclenché un débat dans le monde entier sur la manière dont l'armée américaine mène la guerre. La vidéo a été publiée récemment sur le site Internet Wikileaks. Les images déclenchent une nouvelle vague tardive d'indignation sur des faits connus depuis longtemps, écrit le quotidien Kurier : "Dès le début, les guerres en Irak et en Afghanistan ont coûté la vie à des milliers d'innocents. Les femmes et les enfants sur place ont sans cesse été pris entre deux feux. Mais toutes ces peurs sont les conséquences prévisibles d'une guérilla. C'est une lutte contre un ennemi qui provient de la population locale et disparaît de nouveau parmi elle. Les frontières entre civils et combattants sont floues. Il faut vraiment croire dur comme fer à la propagande de l'armée pour croire encore aujourd'hui que ces guerres ne sont pas sales et que les soldats surmenés ne commettent pas automatiquement des erreurs fatales."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Konrad Kramar
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