Le monde arabe lutte pour la liberté
Tunisiens, Egyptiens et Libyens ont renversé leurs dictateurs respectifs, tandis qu'une guerre civile bat son plein en Syrie. Quelles sont les chances de démocratisation de ces pays et quel rôle incombe à l'Occident dans cette gageure ?

Corriere della Sera - Italie | mercredi, 20. février 2013
Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali a annoncé mardi sa démission après l'échec de la formation d'un gouvernement d'experts. Ainsi s'évanouit le dernier espoir d'une résolution rapide de la crise gouvernementale, déplore le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : » suite
Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali a annoncé mardi sa démission après l'échec de la formation d'un gouvernement d'experts. Ainsi s'évanouit le dernier espoir d'une résolution rapide de la crise gouvernementale, déplore le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "L'un après l'autre chutent ceux qui ont tenté de sauver la Tunisie du chaos. … Jebali a perdu son combat impossible contre Rachid Ghannouchi, le leader despotique du parti islamiste Ennahda. Jebali, également cofondateur de ce parti, avait compris qu'on ne pourrait aller loin seulement avec ... la marque laissée sur le front par la prosternation islamique, et qu'il fallait des idées réformatrices. Mais Ghannouchi s'y est opposé. Il était hors de question qu'Ennahda renonce au pouvoir. La révolution n'a peut-être pas échoué, comme le déclare Jebali, mais le jasmin, deux ans après, a encore du mal à fleurir."
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À la une de vendredi, 8. février 2013
L'assassinat mercredi en Tunisie de Chokri Belaïd, leader de l'opposition de gauche, a entraîné de violentes manifestations contre le gouvernement du parti Ennahda. Si certains ... » suite
L'assassinat mercredi en Tunisie de Chokri Belaïd, leader de l'opposition de gauche, a entraîné de violentes manifestations contre le gouvernement du parti Ennahda. Si certains commentateurs estiment que ces troubles menacent la reprise économique du pays, d'autres continuent à croire dans la transition démocratique.
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La Stampa - Italie | vendredi, 8. février 2013
Ennahda, le parti au pouvoir en Tunisie, a rejeté la proposition faite jeudi par le Premier ministre Hamadi Jebali, qui envisageait la dissolution du gouvernement et la formation d'un cabinet de technocrates. Une initiative pourtant positive, estime le quotidien libéral La Stampa : » suite
Ennahda, le parti au pouvoir en Tunisie, a rejeté la proposition faite jeudi par le Premier ministre Hamadi Jebali, qui envisageait la dissolution du gouvernement et la formation d'un cabinet de technocrates. Une initiative pourtant positive, estime le quotidien libéral La Stampa : "Il est certain que le printemps arabe tarde à fleurir. … Mais malgré l'avancée des islamistes et le revers subi par les démocrates, il y a aussi des signes positifs dans les pays où la révolte a éclaté. Comme les grandes manifestations de Tunis, Sidi Bouzid et Monastir, qui ont poussé le Premier ministre à la crise gouvernementale. … Les révolutions éclatent et refluent, c'est ce que nous montre l'histoire. La révolution française a eu besoin de 82 ans, deux années de terreur, deux coups d'Etat et une longue phase de restauration avant de devenir l'étalon de la démocratie."
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La République des Pyrénées - France | vendredi, 8. février 2013
La Tunisie est le laboratoire démocratique du monde arabe, estime le journal régional La République des Pyrénées : » suite
La Tunisie est le laboratoire démocratique du monde arabe, estime le journal régional La République des Pyrénées : "Alors que tous les Cassandre n'ont cessé de nous promettre la fin des illusions romantiques et l'arrivée inéluctable d'une théocratie à l'iranienne, ce qui se passe en Tunisie vient démentir leurs prédictions impatientes. Car la Tunisie n'est pas seulement le théâtre de manifestations violentes, elle est, bien plus que tout autre pays arabe, le laboratoire d'une nouvelle étape des révolutions arabes. Bien sûr, il faut espérer que rien de tout cela ne dérape dans le sang et la guerre civile, ce qui n'est jamais à exclure ! ... Ce qui est en jeu, c'est ni plus ni moins que le devenir d'une démocratie en terre d'Islam. Ce qui est en jeu, c'est ni plus ni moins que la viabilité d'un gouvernement qui était déjà mis en question avant l'assassinat de Chokri Belaïd, un meurtre politique qui a servi à précipiter la décision du Premier Ministre."
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Süddeutsche Zeitung - Allemagne | vendredi, 8. février 2013
La grande frustration des citoyens tunisiens est compréhensible, mais l'héritage du passé complique le changement politique, analyse le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : » suite
La grande frustration des citoyens tunisiens est compréhensible, mais l'héritage du passé complique le changement politique, analyse le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "La raison de ces manifestations contre les nouveaux dirigeants reste que la transition politique dans tous les Etats de la région durera plus longtemps que ne peuvent le supporter les électeurs. Les héritages des dictateurs pèsent trop lourd. Les économies des autocrates ne peuvent être réformées sans coupes sociales, la corruption touche aussi les nouveaux dirigeants, le peuple ne peut plus accepter davantage de restrictions. S'il y a une deuxième révolution, alors ce sera une révolution de la faim. Par ailleurs, l'opposition entre islamistes et laïcs s'intensifie. Les barbus se sont radicalisés dans les prisons de l'ancien régime. Ils ont résisté à la torture et ne veulent pas partager le pouvoir aujourd'hui, bien que ce soit l'idée centrale de la démocratie. Avant que les islamistes ne le comprennent, l'appel à la deuxième révolution aura retenti."
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Die Presse - Autriche | vendredi, 8. février 2013
Les nouveaux dirigeants en Tunisie et en Egypte pourront stabiliser la démocratie dans leur pays s'ils arrivent à relancer l'économie, écrit le quotidien libéral-conservateur Die Presse : » suite
Les nouveaux dirigeants en Tunisie et en Egypte pourront stabiliser la démocratie dans leur pays s'ils arrivent à relancer l'économie, écrit le quotidien libéral-conservateur Die Presse : "Les nouveaux dirigeants à Tunis et au Caire ont été élus. Une grande partie de la population les soutient. Pour combien de temps ? Cela dépendra de leur capacité à relancer l'économie et à créer des emplois. Les combats de rue à Tunis et au Caire sont plutôt contreproductifs. La violence et l'instabilité effraient les investisseurs et les touristes étrangers. La fin du tourisme international conviendrait bien à certains groupes salafistes. … Ennahda et les Frères musulmans sont toutefois plus pragmatiques, et font tout pour que le tourisme ne s'effondre pas. Jusqu'où ira ce pragmatisme ? On le verra au plus tard lors des prochaines élections, qui seront un test pour les nouveaux dirigeants. Ceux-ci doivent en effet prouver qu'ils sont prêts à autoriser un scrutin régulier, et le cas échéant essuyer une défaite."
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El País - Espagne | jeudi, 7. février 2013
Le leader de l'opposition de gauche tunisienne, Chokri Belaïd, a été abattu mercredi matin en quittant son domicile. Le gouvernement islamiste doit désormais sauver la démocratie, demande le quotidien de centre-gauche El País : » suite
Le leader de l'opposition de gauche tunisienne, Chokri Belaïd, a été abattu mercredi matin en quittant son domicile. Le gouvernement islamiste doit désormais sauver la démocratie, demande le quotidien de centre-gauche El País : "Le meurtre de Chokri Belaïd, homme politique de gauche et avocat, réputé pour son opposition ouverte à l'islamisme radical, montre que la situation en Tunisie a atteint un point critique. Le pays dans lequel a commencé il y a deux ans le printemps arabe, et dans lequel les citoyens bénéficiaient de certaines libertés mêmes sous la dictature de Ben Ali, risque maintenant une brutale régression. … Le gouvernement tunisien fait face à un inévitable défi : il doit s'engager pour une démocratie censée être au-dessus de toute idéologie ou religion. Cet engagement doit également comporter des mesures crédibles contre les salafistes violents. Il doit mener à une Constitution acceptable pour l'ensemble de la société."
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Público - Portugal | mercredi, 6. février 2013
Mahmoud Ahmadinejad est le premier président iranien à se rendre en Egypte depuis 30 ans, suite à sa visite de mardi. On ignore toutefois la forme que prendra la collaboration diplomatique de deux pays aux intérêts divergents, commente le quotidien libéral Público : » suite
Mahmoud Ahmadinejad est le premier président iranien à se rendre en Egypte depuis 30 ans, suite à sa visite de mardi. On ignore toutefois la forme que prendra la collaboration diplomatique de deux pays aux intérêts divergents, commente le quotidien libéral Público : "L'Iran, qui se dote de la bombe atomique et soutient le Hamas et le Hezbollah dans leur lutte contre Israël, tente de tirer parti du printemps arabe, qui a affaibli le rôle de Téhéran au Moyen-Orient. Mais il existe des limites que [le président égyptien Mohamed] Morsi ne transgressera pas. … Il est ainsi difficile de prévoir la forme que prendra ce rapprochement. Il sera peut-être généré par la nécessité de contrôler le changement de régime inévitable en Syrie. Il pourra être productif si Morsi parvient à résister aux avances belliqueuses d'Ahmadinejad. L'équilibre régional sera sinon complètement remis en jeu."
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De Volkskrant - Pays-Bas | jeudi, 3. janvier 2013
La guerre civile en Syrie a coûté la vie à près de 60.000 personnes d'après un rapport de l'ONU publié mercredi. C'est nettement plus que ce que l'on estimait jusqu'à présent. Une terrible réalité, estime le chroniqueur Bert Wagendorp dans le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : » suite
La guerre civile en Syrie a coûté la vie à près de 60.000 personnes d'après un rapport de l'ONU publié mercredi. C'est nettement plus que ce que l'on estimait jusqu'à présent. Une terrible réalité, estime le chroniqueur Bert Wagendorp dans le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "Le mois dernier, l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, s'est entretenu avec Al-Assad. Il n'a malheureusement pas précisé le contenu de la discussion. On aimerait pourtant connaître les détails d'une telle rencontre. Qu'a dit Al-Assad ? Quelle était la nature de son regard ? Pouvait-on y lire du désespoir, de la peur ou de la folie ? … Quel regard porte un homme intelligent sur son pays dévasté et les dizaines de milliers de morts, sachant qu'il les a sur la conscience ? Comprend-il que sa fin est inévitable ? Que les Russes ne le soutiendront vraisemblablement plus ? Ou bien la folie l'a-t-elle plongé depuis longtemps déjà dans le déni des réalités ? Nulle part au Proche-Orient l'espoir du printemps arabe n'a péri de manière aussi fréquente et aussi terrible qu'en Syrie."
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Corriere della Sera - Italie | mercredi, 19. décembre 2012
L'année écoulée a été placée sous le signe de la répression brutale du printemps arabe de 2011, analyse le philosophe français André Glucksmann dans le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera, prenant l'exemple de la Syrie : » suite
L'année écoulée a été placée sous le signe de la répression brutale du printemps arabe de 2011, analyse le philosophe français André Glucksmann dans le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera, prenant l'exemple de la Syrie : "Le massacre des Syriens est le point culminant d'une contre-révolution générale soucieuse de bloquer la contagion de la liberté. Suivant l'exemple des ayatollahs de Téhéran, ... Damas renchérit sur la cruauté et s'assure à son tour le soutien diplomatique et militaire de Moscou et (plus lointain) de Pékin. La sainte alliance des pouvoirs autocratiques contre l'émancipation des peuples est mondialement à l'ordre du jour. ... Les Européens ont grand tort d'assister passivement au spectacle des reprises en main et d'observer passivement depuis un an l'extension des massacres en Syrie. Au Kremlin, à Pékin, à Téhéran, on compte sur toi, Assad mon frère, pour faire passer le goût insupportable de liberté qui pourrait gagner nos sujets, nos voisins et la planète entière. ... Quelle figure de l'ordre du monde s'annonce pour demain ? Entre les revendications libertaires de la rue et la mort qui tombe du ciel, une part de notre destin se joue à Damas."
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | samedi, 8. décembre 2012
Après plusieurs jours de contestations, le président égyptien Mohamed Morsi a annoncé dimanche qu'il renonçait au décret controversé lui assurant des pouvoirs étendus, mais qu'il maintenait le référendum sur le projet de Constitution d'inspiration islamique. L'Occident doit faire davantage pression sur le président, préconise le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : » suite
Après plusieurs jours de contestations, le président égyptien Mohamed Morsi a annoncé dimanche qu'il renonçait au décret controversé lui assurant des pouvoirs étendus, mais qu'il maintenait le référendum sur le projet de Constitution d'inspiration islamique. L'Occident doit faire davantage pression sur le président, préconise le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Il ne s'agit peut-être que d'un trébuchement sur le chemin accidenté qui conduit un pays à respecter les pouvoirs constitutionnels. Une Egypte dans laquelle tous les citoyens soient respectés, quelles que soient leur confession et leurs convictions politiques. Il est bien possible que Morsi suive des intentions louables, que ses tactiques soient habiles, car il connaît les dangers d'une chute. … Mais que se passera-t-il s'il en va autrement ? Une démocratie ne se limite pas à organiser des élections. L'Occident ferait bien de le rappeler avec insistance à Morsi, aux Frères musulmans et aux forces de l'ordre."
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Tous les textes disponibles de » Markus Spillmann
Süddeutsche Zeitung - Allemagne | vendredi, 7. décembre 2012
Le président égyptien Mohamed Morsi s'est révélé incapable de diriger le pays, juge le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung, qui craint un retour de l'armée au pouvoir : » suite
Le président égyptien Mohamed Morsi s'est révélé incapable de diriger le pays, juge le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung, qui craint un retour de l'armée au pouvoir : "Dans un premier temps, il divise le peuple avec son projet de Constitution basé sur la charia. Ensuite, il neutralise la justice, qu'il juge dérangeante. Maintenant, il regarde ses partisans et ses opposants s'affronter. … La seule chose qu'ait prouvée Morsi, fonctionnaire des Frères musulmans devenu chef d'Etat, c'est son incapacité à agir comme facteur d'intégration sur l'Egypte et ses 85 millions d'habitants. … Personne n'est prêt actuellement à se montrer conciliant ; l'opposition et le gouvernement misent sur le pouvoir de la rue. Les chars de la garde républicaine, déployés au Caire, rappellent le troisième facteur du pouvoir en Egypte : l'armée. Si celle-ci revient, l'expérience politique faite par le pays pourrait tourner court - pour les islamistes comme pour les libéraux."
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Tous les textes disponibles de » Tomas Avenarius
La Stampa - Italie | vendredi, 7. décembre 2012
Il est inquiétant que l'armée intervienne dans le bras de fer en Egypte, estime le quotidien libéral La Stampa : » suite
Il est inquiétant que l'armée intervienne dans le bras de fer en Egypte, estime le quotidien libéral La Stampa : "L'intervention de l'armée, sur ordre du président, pourrait signifier que Morsi la contrôle et qu'il peut compter sur sa loyauté. Mais il n'est pas exclu qu'il se trompe et que le pouvoir militaire, en cas d'escalade, recoure à une tradition ancestrale. Celle-ci remonte à bien avant Moubarak, Sadat et même Nasser ; elle est profondément enracinée dans l'histoire du pays. Le pouvoir militaire pourrait apparaître comme 'sauveur de la patrie' et imposer sa propre solution à l'Egypte divisée sur la place Tahrir. D'autant que pour l'armée, cela serait la dernière occasion de reprendre la main."
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Tous les textes disponibles de » Vittorio Emanuele Parsi
Die Presse - Autriche | vendredi, 7. décembre 2012
L'Occident doit absolument soutenir le camp laïc en Egypte, demande le quotidien libéral-conservateur Die Presse, au regard des affrontements entre pro et anti-Morsi : » suite
L'Occident doit absolument soutenir le camp laïc en Egypte, demande le quotidien libéral-conservateur Die Presse, au regard des affrontements entre pro et anti-Morsi : "Dans les rues du Caire et d'Alexandrie, on est impressionné de constater que des citoyens avides de liberté refusent de se laisser museler si facilement. On verra s'il s'agit du dernier soubresaut d'une rébellion avant une longue nuit islamiste, ou bien du début d'un nouveau mouvement. On espère toutefois que les séculiers seront encore capables de donner un signe de vie. L'attitude de l'Occident, qui les laisse tomber, est de ce fait encore plus honteuse. Pour justifier leur silence, les politiques à Bruxelles et Washington aiment à déclarer que prendre partie serait contre-productif. Mais ils ne font que dissimuler leur constat d'impuissance. L'UE et les Etats-Unis auraient le pouvoir d'imposer des conditions : pas de soutien financier si Morsi néglige les principes de l'Etat de droit."
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Tous les textes disponibles de » Christian Ultsch
Público - Portugal | jeudi, 6. décembre 2012
Les affrontements politiques en Egypte dépassent largement la simple confrontation entre partisans des Frères musulmans et ceux de l'ancien régime, analyse le quotidien libéral Público : » suite
Les affrontements politiques en Egypte dépassent largement la simple confrontation entre partisans des Frères musulmans et ceux de l'ancien régime, analyse le quotidien libéral Público : "Lorsque le président Morsi s'est octroyé tous les pouvoirs et a hâtivement décidé d'organiser un référendum, tout semblait se dérouler selon les règles de l'ancien régime. Mais c'est peut-être trop simplifié. Beaucoup ont vu le 'coup' de Morsi comme une fuite en avant, pour protéger les forces établies de l'ancien régime, notamment les juges. … La lutte de pouvoir en Egypte n'est plus seulement la confrontation entre Frères musulmans et les anciens partisans de Moubarak. C'est une nouvelle situation : la liberté et le sécularisme retournent dans un processus révolutionnaire qui semble fermement entre les mains des islamistes. … Quelle que soit l'issue de cette nouvelle étape, la société égyptienne s'est mobilisée pour défendre les règles démocratiques."
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Gazeta Wyborcza - Pologne | jeudi, 6. décembre 2012
Si le mouvement de protestation dégénère au Caire, c'est que l'Egypte est loin d'avoir enterré son passé dictatorial, estime le quotidien libéral Gazeta Wyborcza : » suite
Si le mouvement de protestation dégénère au Caire, c'est que l'Egypte est loin d'avoir enterré son passé dictatorial, estime le quotidien libéral Gazeta Wyborcza : "On pourrait presque confondre les images actuelles du Caire avec celles d'il y a deux ans. 'Pain, liberté et dignité !', revendiquaient à l'époque des centaines de milliers d'Egyptiens sur la place Tahrir. 'Irhal' (dégage !) criaient-ils au dictateur haï Hosni Moubarak, qui avait régi le pays d'une main de fer pendant près de trois décennies. … Ils se sont battus pour obtenir un véritable droit de vote et ont demandé davantage que de simples déclarations d'intention. Ils ont réclamé la paix et la sécurité plutôt que la peur de la police et la puissance de l'Etat. Le droit au travail et un revenu décent plutôt que l'absence de perspectives. Mais les conséquences de cette 'révolution du Lotus' ont été une véritable déception pour les Egyptiens."
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Tous les textes disponibles de » Marta Urzędowska
Die Zeit - Allemagne | mercredi, 5. décembre 2012
La méthode Morsi - un parti bien organisé administrant une démocratie autoritaire - pourrait faire école dans toute la région, prévient l'hebdomadaire libéral Die Zeit, appelant l'Europe à agir prudemment : » suite
La méthode Morsi - un parti bien organisé administrant une démocratie autoritaire - pourrait faire école dans toute la région, prévient l'hebdomadaire libéral Die Zeit, appelant l'Europe à agir prudemment : "Discrètement, car toute ingérence au Proche-Orient est perçue comme un geste néocolonial. L'Europe doit faire comprendre qu'elle veut soutenir la liberté et seulement la liberté - la liberté de penser différemment et la liberté de religion. Vis-à-vis de la Turquie, il y a pour cela les rapports d'avancement de l'Union européenne. Le dernier a fait bouillir Erdoğan, et c'est tant mieux. Et Morsi ? Si le président égyptien vient à Berlin au printemps prochain, la liberté devra être au cœur des discussions. Il sait que l'UE a promis cinq milliards d'euros à l'Egypte. Il sait également que l'Europe ne voudra pas payer autant si l'Egypte reste autoritaire. Pour le moment, il convient de ne pas enterrer ce qui vit encore."
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Tous les textes disponibles de » Michael Thumann
Il Sole 24 Ore - Italie | dimanche, 2. décembre 2012
L'orientation politique du président Morsi pourrait conduire à l'effondrement économique de l'Egypte, craint le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : » suite
L'orientation politique du président Morsi pourrait conduire à l'effondrement économique de l'Egypte, craint le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : "L'Egypte est divisée et aucun compromis ne semble se profiler. L'avenir des institutions nationales est en jeu. Le temps presse, l'effondrement menace. Mais l'ordre public n'est pas le seul à être en danger, la stabilité du pays est également menacée par le désastre économique. … Le Fonds monétaire international a décidé d'octroyer au gouvernement un crédit de 4,8 milliards de dollars. … Toutefois ces fonds auront du mal à arriver à destination pour équilibrer une balance budgétaire totalement déficitaire, à cause du chaos institutionnel et politique. Un arbitrage n'est pas en vue, bien au contraire. Mohamed Morsi est pressé. Les 234 articles qu'il vient de rédiger en toute hâte pour la Constitution rappellent trop la version précédente du document juridique fondamental en vigueur sous Hosni Moubarak."
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Tous les textes disponibles de » Ugo Tramballi
Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung - Allemagne | dimanche, 2. décembre 2012
Le conflit actuel en Egypte atteste clairement, selon le journal dominical conservateur Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, que les islamistes sont les gagnants de la révolution : » suite
Le conflit actuel en Egypte atteste clairement, selon le journal dominical conservateur Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, que les islamistes sont les gagnants de la révolution : "Deux ans après la chute de Moubarak, … on assiste à la victoire du représentant de la formation sociale qui s'est ralliée tardivement aux manifestations antidictatoriales. Et elle a ensuite toujours agi avec tactique. Dès le départ, les chefs des Frères musulmans ont laissé entrevoir qu'ils prendraient parti, dans le doute, pour les plus forts, afin d'obtenir au final la plus grosse part du gâteau. Pour cette raison, ils ont négocié aussi bien avec des fonctionnaires de Moubarak qu'avec des généraux du haut Conseil militaire détesté des révolutionnaires. … Pour les plus déshérités, l'ennemi est resté le même depuis la chute de Moubarak. Il s'agit de l'appareil étatique de répression qui a de nouveau causé la mort de plusieurs dizaines de personnes depuis les manifestations de février 2011."
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Tous les textes disponibles de » Markus Bickel
Göteborgs-Posten - Suède | lundi, 3. décembre 2012
Le président égyptien Morsi joue avec le feu en pleine crise de politique intérieure, critique le quotidien libéral Göteborgs-Posten : » suite
Le président égyptien Morsi joue avec le feu en pleine crise de politique intérieure, critique le quotidien libéral Göteborgs-Posten : "Si les Frères musulmans continuent d'ignorer l'opposition politique, les tensions dans le pays risquent de s'intensifier. L'ancien dictateur égyptien Hosni Moubarak avait l'armée derrière lui et la population toute entière contre lui. Avec l'extension du printemps arabe sur les rives du Nil, il a été renversé par une foule unie de chrétiens, d'islamistes et de libéraux. Le régime des Frères musulmans dispose peut-être du soutien de la moitié de la population mais cela ne facilite pas les choses, bien au contraire. Le durcissement toujours plus net divise la société et Morsi étend ainsi davantage son pouvoir pour faire face à la tempête. La voie qu'il a empruntée est particulièrement périlleuse."
» article intégral (lien externe, suédois)
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Die Zeit - Allemagne | vendredi, 30. novembre 2012
Deux importants tribunaux égyptiens ont arrêté leur travail jeudi pour inciter le président Mohamed Morsi à retirer ses décrets controversés. Plusieurs juges lui reprochent d'avoir neutralisé la justice. Le président, la justice et l'opposition doivent coopérer pour éviter une dégradation de la situation, préconise l'édition en ligne de l'hebdomadaire libéral Die Zeit : » suite
Deux importants tribunaux égyptiens ont arrêté leur travail jeudi pour inciter le président Mohamed Morsi à retirer ses décrets controversés. Plusieurs juges lui reprochent d'avoir neutralisé la justice. Le président, la justice et l'opposition doivent coopérer pour éviter une dégradation de la situation, préconise l'édition en ligne de l'hebdomadaire libéral Die Zeit : "Le Conseil supérieur de la magistrature, en proposant de limiter ses pouvoirs élargis par décret à la protection concrète de l'Assemblée constituante et de la Haute chambre du Parlement, vient de jeter un pont en or à Morsi. Les forces séculières et l'Eglise pourraient de leur côté cesser leur boycott de l'Assemblée constituante si elles disposaient d'une minorité de blocage effective contre les velléités de charia d'une majorité jusque-là écrasante. Un certain nombre de députés islamistes pourrait, en signe de bonne volonté, renoncer à leur mandat au profit de suppléants séculiers. Ou bien le chef de l'Etat, Morsi, pourrait renforcer la chambre, composée de 100 membres, d'une vingtaine d'experts constitutionnels supplémentaires, et ainsi reléguer la domination islamiste sous le seuil des deux tiers."
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Tous les textes disponibles de » Martin Gehlen
NRC Handelsblad - Pays-Bas | jeudi, 29. novembre 2012
Au Caire, des centaines de milliers de personnes ont manifesté à nouveau mercredi contre l'extension des pouvoirs du président Mohamed Morsi. S'il ne revient pas sur ses décrets, le pays risque la division, met en garde le quotidien libéral NRC Handelsblad : » suite
Au Caire, des centaines de milliers de personnes ont manifesté à nouveau mercredi contre l'extension des pouvoirs du président Mohamed Morsi. S'il ne revient pas sur ses décrets, le pays risque la division, met en garde le quotidien libéral NRC Handelsblad : "La façon avec laquelle Morsi tente d'engager le processus d'une nouvelle Constitution nécessaire est contre-productive et dangereuse. D'après les organisations égyptiennes de défense des droits de l'homme, le président établit 'une nouvelle dictature', et sa promesse de mesures limitées dans le temps inquiète de nombreux Egyptiens. … Morsi s'est fortement trompé et a dilapidé beaucoup de confiance, dans son pays comme à l'étranger, alors même qu'il avait marqué des points avec sa médiation réussie dans le cessez-le-feu à Gaza. Il est en outre parvenu, sans le vouloir, à unir une opposition divisée jusque-là. … Morsi doit désormais empêcher que l'Egypte ne dérive davantage. Il a pour cela besoin de l'opposition, et doit donc retirer ses décrets."
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Die Welt - Allemagne | mercredi, 28. novembre 2012
Des centaines de milliers de personnes manifestent depuis mardi sur la place Tahrir, au Caire, contre le président Mohamed Morsi, et un homme a été tué dans les affrontements avec la police. L'Occident doit aider à réfréner les tendances dictatoriales de Morsi, demande le quotidien conservateur Die Welt : » suite
Des centaines de milliers de personnes manifestent depuis mardi sur la place Tahrir, au Caire, contre le président Mohamed Morsi, et un homme a été tué dans les affrontements avec la police. L'Occident doit aider à réfréner les tendances dictatoriales de Morsi, demande le quotidien conservateur Die Welt : "Morsi dit vouloir protéger les acquis de la révolution vis-à-vis de l'appareil judiciaire et administratif, tenu par les fidèles de Moubarak. Ça ne paraît pas complètement aberrant. Mais vu la façon avec laquelle les Frères musulmans … tentent de placer les leurs aux postes-clés, on n'a pas une impression de pluralisme. … Il est donc grand temps que l'Occident change de ton après les félicitations chaleureuses exprimées à Morsi pour sa médiation dans le conflit israélo-palestinien. Après quelques hésitations initiales, l'Europe et l'Amérique ont aidé à destituer un inamovible dictateur pro-occidental pour permettre au pays un nouveau départ démocratique. Remplacer un dictateur pro-occidental par un autocrate anti-occidental … reviendrait à assombrir un peu plus les perspectives de l'Egypte."
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Tous les textes disponibles de » Clemens Wergin
Kurier - Autriche | lundi, 26. novembre 2012
En Egypte, la mobilisation contre le président Mohamed Morsi s'est intensifiée ce week-end. Celui-ci a émis mercredi plusieurs décrets empêchant d'attaquer en justice ses décisions. L'opposition ne pourra pas faire grand-chose, craint le quotidien libéral Kurier, d'autant que Morsi est soutenu par les Etats-Unis : » suite
En Egypte, la mobilisation contre le président Mohamed Morsi s'est intensifiée ce week-end. Celui-ci a émis mercredi plusieurs décrets empêchant d'attaquer en justice ses décisions. L'opposition ne pourra pas faire grand-chose, craint le quotidien libéral Kurier, d'autant que Morsi est soutenu par les Etats-Unis : "Les actes de contestation ... reçoivent une réponse intransigeante de la part du frère musulman : violence policière et gaz lacrymogène. ... Qui peut arrêter Morsi ? Personne. Aux élections législatives, 70 pour cent de la population a voté pour les Frères musulmans ou les Salafistes, encore plus radicaux ; on sait donc clairement où se situe la grande majorité. Pour les Etats-Unis, Morsi est un acteur indispensable dans le conflit israélo-palestinien. Le Caire est certes maintenu sous perfusion financière par Washington, mais tant que Morsi ne transformera pas l'Egypte en théocratie islamique et continuera à jouer un rôle constructif dans l'enfer du Proche Orient, les considérations démocratiques seront secondaires. Il en va pour Morsi aujourd'hui comme pour Moubarak en son temps."
» article intégral (lien externe, allemand)
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24 Chasa - Bulgarie | jeudi, 11. octobre 2012
Tôt ou tard, les sociétés arabes laisseront tomber les partis et mouvements islamistes qu'elles ont portés au pouvoir après le printemps arabe, prédit le journaliste bulgare et expert de l'islam Mohammed Khalaf, dans le quotidien 24 Chasa : » suite
Tôt ou tard, les sociétés arabes laisseront tomber les partis et mouvements islamistes qu'elles ont portés au pouvoir après le printemps arabe, prédit le journaliste bulgare et expert de l'islam Mohammed Khalaf, dans le quotidien 24 Chasa : "L'idéal de la révolution arabe a malheureusement été trahi et une nouvelle forme de barbarie a profité de la porte ouverte de la démocratie pour venir s'installer. Les partisans du 'retour aux sources' se sont appropriés ces nouvelles libertés, alors qu'ils ne croient ni à la liberté, ni aux droits de l'homme et à la démocratie. … A la place, ces nouveaux mouvements, partis et élites au pouvoir attisent la haine et proscrivent tout ce qui ne correspond pas à leur vision du monde. … Dans un avenir proche, cette vague d'islam politique déterminera indubitablement les processus sociopolitiques dans des pays arabes qui, récemment encore, étaient réprimés par des dictateurs brutaux. Mais à long terme, leur antimodernisme n'a aucune chance. Ils seront évincés par ceux qui entrent en contact avec d'autres cultures et d'autres valeurs grâce à Internet et à la télévision par satellite, et qui sont prêts à faire sauter les chaînes de l'aliénation pour participer à un monde global et civilisé."
» article intégral (lien externe, bulgare)
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Simerini - Chypre | mardi, 25. septembre 2012
La république de Chypre, qui occupe actuellement la présidence de l'UE, pourrait assumer un rôle de médiation dans les crises au Proche-Orient et en Syrie de par sa position géostratégique, estime le quotidien conservateur Simerini : » suite
La république de Chypre, qui occupe actuellement la présidence de l'UE, pourrait assumer un rôle de médiation dans les crises au Proche-Orient et en Syrie de par sa position géostratégique, estime le quotidien conservateur Simerini : "Le fait que Chypre occupe la présidence de l'UE revêt une signification accrue dans les circonstances actuelles. Les crises en Syrie et au Proche-Orient offrent l'occasion de prendre l'initiative pour les résoudre. La république de Chypre dispose de très bonnes relations de voisinage avec tous les pays de la région. Chypre est un pays en périphérie de l'UE et le seul Etat européen dans une région qui est l'une des plus dangereuses et les plus instables de la planète. Chypre est acceptée par tous les camps et peut assumer un rôle de médiateur en prenant l'initiative d'un accord avec les partenaires européens. Chypre offre un tremplin pour toutes les initiatives dans la région, c'est une réalité."
» article intégral (lien externe, grec)
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The European - Allemagne | mardi, 25. septembre 2012
Après que la vidéo controversée sur Mahomet a déclenché des incidents violents dans le monde entier, les islamistes radicaux appellent aux attentats. Mais la résistance civile contre les prédicateurs de la haine augmente, écrit Jörg Armbruster, correspondant pour le Proche-Orient, sur le portail de débats The European : » suite
Après que la vidéo controversée sur Mahomet a déclenché des incidents violents dans le monde entier, les islamistes radicaux appellent aux attentats. Mais la résistance civile contre les prédicateurs de la haine augmente, écrit Jörg Armbruster, correspondant pour le Proche-Orient, sur le portail de débats The European : "Si l'on insulte le prophète, on insulte tous les musulmans. C'est pourquoi ils descendent dans la rue, la plupart du temps sans violence, mais de temps en temps, la colère explose et se répand sous forme de haine contre l'Occident en général et les Etats-Unis et Israël en particulier. ... La haine envers l'Amérique est l'une des constantes politiques les plus importantes dans cette région, de l'huile que les politiques et les prédicateurs jettent délibérément sur le feu. Dans presque toutes les manifestations, on voit des drapeaux américains et israéliens brûler. 'C'est faux !', s'indignent les jeunes Egyptiens qui ont occupé l'année dernière la place Tahrir pendant onze jours. Aucun drapeau américain n'avait brûlé, Israël n'avait joué aucun rôle. Des centaines de milliers avaient manifesté sur la place Tahrir, contre deux milles tout au plus devant l'ambassade américaine au Caire ces derniers jours. Les jeunes Egyptiens ont cessé de se mettre à la remorque du premier venu qui prétend vouloir défendre l'islam."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Jörg Armbruster
Alfa - Lituanie | jeudi, 20. septembre 2012
Suite aux manifestations dans les pays d'obédience musulmane contre le film anti-islam réalisé aux Etats-Unis, les médias internationaux ont commencé à prédire la mort du printemps arabe. Le portail Alfa est toutefois d'un autre avis : » suite
Suite aux manifestations dans les pays d'obédience musulmane contre le film anti-islam réalisé aux Etats-Unis, les médias internationaux ont commencé à prédire la mort du printemps arabe. Le portail Alfa est toutefois d'un autre avis : "Il est encore trop tôt pour verser des larmes d'amertume. Derrière les photos d'agitateurs publiés par les médias du monde entier se cache une vérité bien plus intéressante. Jamais aussi peu de personnes n'ont participé à un mouvement de protestation. Au Caire, ville de neuf millions d'âmes, se sont réunis sur la place Tahrir près de 1.000 manifestants, alors que des centaines de milliers de personnes s'y réunissaient régulièrement l'année dernière, en dépit du risque très réel d'être tués. Ils ont finalement renversé le dictateur Hosni Moubarak. Aujourd'hui, peu de manifestants sont résolus à escalader les clôtures des représentations diplomatiques américaines ou à tuer des diplomates."
» article intégral (lien externe, lituanien)
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De Tijd - Belgique | lundi, 17. septembre 2012
Les Etats-Unis ont fait pression sur Google pour que celui-ci retire de la plate-forme vidéo Youtube le film anti-islam "L'innocence des musulmans", à l'origine du mouvement de protestation dans le monde musulman. Une initiative que critique le journal économique De Tijd : » suite
Les Etats-Unis ont fait pression sur Google pour que celui-ci retire de la plate-forme vidéo Youtube le film anti-islam "L'innocence des musulmans", à l'origine du mouvement de protestation dans le monde musulman. Une initiative que critique le journal économique De Tijd : "La liberté d'opinion a ses côtés déplaisants, elle a parfois mauvais goût et manque de bienséance, et il est compréhensible que les Etats-Unis se montrent préoccupés. … Mais réagir à ces violentes protestations en requérant la censure est particulièrement malvenu. On a ici affaire à un courant dans le monde musulman qui se détourne fortement du monde occidental et de ses valeurs. Ses partisans se sentent rapidement marginalisés et offensés. Il existe par conséquent en Occident un courant antimusulman tout aussi fort. Les opinions libres et indépendantes sont sacrifiées à ces deux fronts, d'un côté comme de l'autre. Mais s'il n'y a plus de liberté d'opinion, le dialogue n'est plus possible non plus. Et si l'on plie devant la violence, on tait des critiques injustifiées. Cela renforce les dictatures, c'est vrai, mais les pays démocratiques et ouverts ne doivent pas emprunter cette voie."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Tous les textes disponibles de » Jean Vanempten
Süddeutsche Zeitung - Allemagne | lundi, 17. septembre 2012
Les attaques contre les ambassades occidentales sont symptomatiques du processus de quête identitaire de nombreux pays musulmans, pas nécessairement opposés au mode de vie occidental en soi, analyse le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : » suite
Les attaques contre les ambassades occidentales sont symptomatiques du processus de quête identitaire de nombreux pays musulmans, pas nécessairement opposés au mode de vie occidental en soi, analyse le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Les Yéménites et les Egyptiens qui jettent des cocktails Molotov sur les ambassades américaines s'appellent entre eux avec leur iPhone et se rafraîchissent avec un Coca-Cola après les émeutes. … Le monde arabe se libère de l'aliénation qu'il connaît depuis la fin de l'Empire ottoman en 1918. Les despotes déchus, Moubarak ou Kadhafi, étaient des dictateurs locaux. Mais ils étaient aussi les larbins de l'Occident ou de Moscou. La rébellion poursuit les révolutions séculières et les coups d'état militaires des années 1950 n'ayant abouti à rien : il s'agit de cogestion depuis l'intérieur, mais aussi d'autodétermination en tant qu'Egyptiens, Tunisiens et Arabes. … Dans la région, l'identité est indissociablement liée à l'islam. … C'est la raison pour laquelle les idéologies religieuses jouent un rôle dans cette quête propre - que ce soit au Parlement ou parmi la foule en colère."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Tomas Avenarius
Dnevnik - Slovénie | lundi, 17. septembre 2012
Même si les violents mouvements de protestation s'apaisent au Proche-Orient, de nouveaux conflits couvent dans la région, redoute le quotidien de centre-gauche Dnevnik : » suite
Même si les violents mouvements de protestation s'apaisent au Proche-Orient, de nouveaux conflits couvent dans la région, redoute le quotidien de centre-gauche Dnevnik : "Le nouveau conflit violent au Proche-Orient est conditionné par le fait qu'il existe entre les Etats-Unis et les pays arabes une différence fondamentale et insurmontable à court terme : aux Etats-Unis, on a placé la liberté d'opinion sur un piédestal, dans le monde arabe, le Coran. Il s'agit donc vraiment d'un combat entre deux civilisations. La politique ambivalente des Etats-Unis au Proche-Orient, et les processus de transformation dans les pays où le peuple a renversé des régimes soutenus pendant des décennies par Washington, ne font que compliquer davantage cette opposition."
» article intégral (lien externe, slovène)
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Tous les textes disponibles de » Andrej Mrevlje
Der Standard - Autriche | lundi, 17. septembre 2012
La dynamique des manifestations provoquées par le film islamophobe rappelle au quotidien de centre-gauche Der Standard les révolutions du printemps arabe : » suite
La dynamique des manifestations provoquées par le film islamophobe rappelle au quotidien de centre-gauche Der Standard les révolutions du printemps arabe : "En fait les manifestants d'aujourd'hui, dont on ne devrait pas surestimer le nombre, ne sont pas très différents des révoltés de 2011. Un slogan commun les unit mais derrière, on découvre un contexte et des motivations différents. Ceux-ci dévoilent plus que le kitsch annoncé par les médias au moment de l'explosion de la révolution : reporter la responsabilité de la situation sur les conflits extérieurs n'est plus d'actualité, les problèmes ont été identifiés, étiquetés et administrés comme des problèmes intérieurs. Même si des drapeaux américains n'ont pas été brûlés pendant ces révolutions, les anciens régimes ont été détestés et privés de toute légitimité car considérés comme les marionnettes de la politique impérialiste. Les ressentiments n'ont pas disparu, d'autres s'y sont même ajoutés : ceux des laïcs et des libéraux qui accusent désormais les Etats-Unis de pactiser avec les islamistes."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Gudrun Harrer
Neue Zürcher Zeitung - Suisse | vendredi, 14. septembre 2012
Plusieurs personnes ont trouvé la mort ces derniers jours dans les manifestations violentes survenues contre les représentations américaines dans des pays musulmans, dont l'ambassadeur américain en ... » suite
Plusieurs personnes ont trouvé la mort ces derniers jours dans les manifestations violentes survenues contre les représentations américaines dans des pays musulmans, dont l'ambassadeur américain en Libye. Pour le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung, ces événements sont un choc pour les Etats-Unis car "il s'agit justement de quatre pays qui ont destitué leurs dirigeants au moment du 'printemps arabe'. Les Américains n'avaient pas tenté d'empêcher ces bouleversements, ils les avaient même favorisés dans une certaine mesure. Mais leur position dans la région n'a pour autant pas été renforcée, comme cela apparaît de plus en plus aujourd'hui. … La mort violente d'un ambassadeur, le plus haut représentant d'une nation dans un pays d'accueil, est fortement symbolique. … La dernière fois, les Etats-Unis avaient connu une attaque similaire en Afghanistan en 1979, suivie par la crise dramatique des otages dans leur ambassade en Iran. Ce n'est donc pas un hasard si ressurgit le souvenir de l'ère Carter, une période de faiblesse en politique extérieure dans la mémoire des Américains. Si une telle image restait liée à Obama, cela aurait des conséquences désastreuses sur ses chances de réélection."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Andreas Rüesch
Kaleva - Finlande | vendredi, 14. septembre 2012
Les attaques contre les corps diplomatiques américains dans le monde arabe en réaction à un film manifestement islamophobe montre une fois de plus le fossé qui existe entre les pays occidentaux et musulmans, constate le quotidien libéral Kaleva : » suite
Les attaques contre les corps diplomatiques américains dans le monde arabe en réaction à un film manifestement islamophobe montre une fois de plus le fossé qui existe entre les pays occidentaux et musulmans, constate le quotidien libéral Kaleva : "Les caricatures de Mahomet il y a quelques années avaient déjà montré les différences de valeurs notables entre les mondes occidentaux et musulmans, incompatibles en pratique. … Dans de nombreux pays musulmans semble prédominer la conception erronée que les dirigeants peuvent simplement museler la liberté d'opinion. Ou peut-être sait-on que ce n'est pas le cas, mais on refuse de l'accepter. … Dans les Etats séculiers occidentaux par contre, on semble avoir oublié le rôle central de la foi dans la vie de beaucoup de gens sur de nombreux continents. Cet aspect semble aussi avoir surpris de nombreux citoyens occidentaux lors de la polémique autour de Pussy Riot en Russie."
» article intégral (lien externe, finnois)
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Politiken - Danemark | jeudi, 6. septembre 2012
Un tribunal du Bahreïn a confirmé mardi le verdict de peines de prison à perpétuité contre sept opposants. Parmi eux se trouve l'ancien directeur du Bahrain Center for Human Rights, Abdel Hadi Al-Khawaja, de nationalité dano-bahreïnie. Il avait été arrêté par les forces de l'ordre après la répression du mouvement de protestation chiite en 2011. Le quotidien de centre-gauche Politiken s'insurge : » suite
Un tribunal du Bahreïn a confirmé mardi le verdict de peines de prison à perpétuité contre sept opposants. Parmi eux se trouve l'ancien directeur du Bahrain Center for Human Rights, Abdel Hadi Al-Khawaja, de nationalité dano-bahreïnie. Il avait été arrêté par les forces de l'ordre après la répression du mouvement de protestation chiite en 2011. Le quotidien de centre-gauche Politiken s'insurge : "Le 'crime' qui lui vaut la perpétuité est l'utilisation qu'il a faite du droit fondamental sur la liberté d'expression et sa demande de plus de démocratie. Ce n'est pas lui mais les autorités de Bahreïn qui ont utilisé la violence. Bien qu'il ait conduit une campagne pacifiste, il a été tabassé lors de son arrestation puis torturé. Ce n'est pas non plus Al-Khawaja mais Bahreïn qui a conspiré avec des forces étrangères. Une commission d'enquête a constaté [à l'automne] que les protestations en faveur de la démocratie n'étaient pas dirigées par l'Iran. La maison royale du Bahreïn s'est au contraire laissée mener par l'Arabie Saoudite et a fait intervenir des soldats saoudiens pour réprimer les manifestations pour la liberté."
» article intégral (lien externe, danois)
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À la une de mardi, 14. août 2012
Le président islamiste égyptien Mohamed Morsi a déchu dimanche la direction militaire de ses pouvoirs et s'est lui-même octroyé de nouvelles compétences. Si l'initiative a ... » suite
Le président islamiste égyptien Mohamed Morsi a déchu dimanche la direction militaire de ses pouvoirs et s'est lui-même octroyé de nouvelles compétences. Si l'initiative a suscité l'approbation parmi la population, des juristes ont critiqué un abus de pouvoir de la part du président. Certains commentateurs y voient une opportunité pour la démocratie en Egypte, d'autres craignent que celle-ci ne devienne un Etat islamiste.
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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | mardi, 14. août 2012
La mise sur la touche de la direction militaire en Egypte par le nouveau président Mohamed Morsi est un pas important vers la démocratie, écrit le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung, tout en relevant que le nouveau cercle dirigeant s'inscrit dans la tradition qui amalgame politique et armée : » suite
La mise sur la touche de la direction militaire en Egypte par le nouveau président Mohamed Morsi est un pas important vers la démocratie, écrit le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung, tout en relevant que le nouveau cercle dirigeant s'inscrit dans la tradition qui amalgame politique et armée : "Morsi s'emploie à changer radicalement l'ordre établi par le putsch militaire de 1952. La République dans laquelle les généraux Nasser, Sadat et Moubarak ont occupé le poste de président s'appuyait sur l'armée, la justice et l'université islamique Azhar. … Il faut désormais tenir à l'écart ces trois institutions de la politique. Cette séparation pourrait donner la possibilité de s'épanouir à une nouvelle démocratie toute jeune. Mais la séparation n'est pas claire. De nouveau, un général est devenu ministre de la Défense, Morsi a nommé comme vice-président un juge séculier, connu et préoccupé par l'indépendance de la justice, et le directeur de l'université Azhar a été nommé ministre des Affaires religieuses."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Rainer Hermann
Die Presse - Autriche | mardi, 14. août 2012
Le fait que le nouveau président égyptien Mohamed Morsi soit parvenu à diviser l'armée et à faire participer des membres du Conseil militaire à son propre renversement ouvre la porte à la mutation du pays en Etat islamiste, redoute le quotidien libéral-conservateur Die Presse : » suite
Le fait que le nouveau président égyptien Mohamed Morsi soit parvenu à diviser l'armée et à faire participer des membres du Conseil militaire à son propre renversement ouvre la porte à la mutation du pays en Etat islamiste, redoute le quotidien libéral-conservateur Die Presse : "Le coup a été bien monté et joué proprement. Les islamistes sont parvenus à diviser le Conseil supérieur militaire à l'aide d'un vieux tour machiavélique. C'est le membre le plus jeune du commandement de l'armée qui a ouvert aux frères musulmans la porte de la salle d'armes du pouvoir. Car c'est à lui, l'ambitieux et pieu [nouveau ministre de la Défense] Abdel Fattah Al-Sissi, qu'ils avaient promis le fauteuil de chef des armées. Les islamistes suivent leur propre plan d'état-major. Coup sur coup, ils ont débarrassé les restes de la dictature de Moubarak. C'est seulement la semaine dernière que le président a limogé le chef des services secrets. Ensuite il s'attaquera au système de justice. Dans les médias publics, certains remaniements ont déjà été effectués. Tout est prêt pour la phase deux : la métamorphose de l'Egypte en Etat islamique. Qui pourra encore contenir les frères musulmans ?"
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Christian Ultsch
Savon Sanomat - Finlande | mardi, 14. août 2012
Après que le président islamiste égyptien Mohamed Morsi a renversé la direction militaire et renforcé sa propre position, on verra désormais qui tient vraiment les rênes du pouvoir en Egypte, commente le quotidien libéral Savon Sanomat : » suite
Après que le président islamiste égyptien Mohamed Morsi a renversé la direction militaire et renforcé sa propre position, on verra désormais qui tient vraiment les rênes du pouvoir en Egypte, commente le quotidien libéral Savon Sanomat : "Lundi du moins, il n'y avait pas encore de signe en Egypte indiquant que l'armée souhaitait entreprendre quoi que ce soit contre cette décision. … Le calme affiché par l'armée signifie très probablement que l'initiative de Morsi est soutenue par le Conseil militaire. … Les mesures de Morsi ont été qualifiées lundi de révolutionnaires par les journaux égyptiens. Les frères musulmans représentés par Morsi ont vaincu l'armée. Si c'est vraiment le cas, l'ancien gouvernement a définitivement perdu son influence sur l'évolution de l'Egypte. On verra désormais qui dirige réellement le pays, le président Morsi ou les frères musulmans, dont le candidat a été élu président."
» article intégral (lien externe, finnois)
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Die Presse - Autriche | lundi, 13. août 2012
Le président égyptien Mohammed Morsi a limogé dimanche le chef du Conseil militaire et ministre de la Défense Hussein Tantaoui, ainsi que le chef d'Etat-major de l'armée, Sami Anan. La tentative de Morsi d'asseoir son pouvoir politique face au Conseil militaire est risquée mais justifiée, estime le quotidien libéral conservateur Die Presse : » suite
Le président égyptien Mohammed Morsi a limogé dimanche le chef du Conseil militaire et ministre de la Défense Hussein Tantaoui, ainsi que le chef d'Etat-major de l'armée, Sami Anan. La tentative de Morsi d'asseoir son pouvoir politique face au Conseil militaire est risquée mais justifiée, estime le quotidien libéral conservateur Die Presse : "Le président Morsi a revendiqué expressément la suprématie sur l'armée avec ce limogeage surprise. Cela pourrait faire sombrer l'Egypte dans un nouveau chaos. Mais dans le fond, cette mesure était justifiée : en Egypte aussi, la politique doit prendre le pas sur l'armée. Tantaoui et ses hommes avaient destitué Moubarak en 2011 pour rester au pouvoir, position qui n'est pas faite pour les généraux. Morsi a pris une décision courageuse sur la voie d'une Egypte civile, dans laquelle les élus montrent le chemin, pas l'armée."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Wieland Schneider
Neue Zürcher Zeitung - Suisse | vendredi, 10. août 2012
Près d'un an après la chute de Mouammar Kadhafi, le Conseil national de transition (CNT) a officiellement transmis le pouvoir au Congrès général national (CGN), la première représentation nationale librement élue en Libye. Le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung tire un bilan plutôt positif du travail du CNT : » suite
Près d'un an après la chute de Mouammar Kadhafi, le Conseil national de transition (CNT) a officiellement transmis le pouvoir au Congrès général national (CGN), la première représentation nationale librement élue en Libye. Le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung tire un bilan plutôt positif du travail du CNT : "L'instance avait promis des élections, et elle les a menées, avec seulement un léger retard par rapport à l'échéancier initial. Le CNT n'a pas cédé à la tentation de tirer un profit politique de son mandat et de recaser ses membres dans l'organe qui lui a succédé. S'il a donc laissé au Congrès national une montagne de problèmes irrésolus, il n'a du moins pas laissé de politiques usés et discrédités à cause de leurs manquements. … Le travail du CGN sera notamment mesuré à sa capacité à éviter les relations clientélistes et à faire des Libyens des citoyens qui ne soient pas des clients du gouvernement, mais qui se comprennent comme des participants responsables de l'Etat avec des droits et des obligations."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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De Volkskrant - Pays-Bas | vendredi, 13. juillet 2012
A l'occasion des premières élections libres en Libye, l'Alliance libérale des forces nationales a obtenu, selon les résultats partiels publiés jeudi, davantage de voix que les partis islamistes. Un signal encourageant pour la démocratie, estime le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : » suite
A l'occasion des premières élections libres en Libye, l'Alliance libérale des forces nationales a obtenu, selon les résultats partiels publiés jeudi, davantage de voix que les partis islamistes. Un signal encourageant pour la démocratie, estime le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "Ainsi les Libyens se démarquent de la tendance qui s'affiche dans les pays voisins où les électeurs ont fait du printemps arabe une victoire éclatante des islamistes. Que les Frères musulmans n'obtiennent pas de bons résultats en Libye est bon signe pour la démocratie de ce pays. … Évidemment la Libye doit encore surmonter certains obstacles, le pays est inondé d'armes et à l'est des forces bougent, qui, au besoin, souhaiteront obtenir davantage d'autonomie en utilisant la violence. Mais les élections ont montré que les islamistes tout comme les 'fédéralistes' [qui veulent plus de pouvoir à l'est du pays] ne peuvent compter que sur un soutien moins important."
» informations complémentaires (lien externe, néerlandais)
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NRC Handelsblad - Pays-Bas | mardi, 10. juillet 2012
Le nouveau président égyptien Mohammed Mursi a convoqué pour ce mardi le Parlement dissout par le Conseil militaire en juin dernier. Pour le quotidien libéral NRC Handelsblad, cette démarche constitue une riposte de la part de Mursi : » suite
Le nouveau président égyptien Mohammed Mursi a convoqué pour ce mardi le Parlement dissout par le Conseil militaire en juin dernier. Pour le quotidien libéral NRC Handelsblad, cette démarche constitue une riposte de la part de Mursi : "Celle-ci pourrait être la première confrontation parmi tant d'autres entre le président et l'armée. Elle peut s'inscrire dans le cadre d'un jeu stratégique où les deux parties définissent leur position. Les enjeux sont importants pour les militaires : ils dominent une grande partie de l'économie égyptienne. Mursi est un représentant des Frères musulmans et cela ne joue pas en sa faveur en Occident. ... Mais il reste qu'il a été élu par le peuple égyptien, même si le vote a été serré et la participation faible. ... Mursi agit évidemment selon la loi lorsqu'il ignore les décrets de l'armée. Mais il lui faudra une grande intelligence tactique pour obtenir cet Etat de droit. Car ce qui semble évident n'est plus réalité en Egypte depuis bien longtemps à savoir que les soldats doivent se trouver dans les casernes et nulle part ailleurs."
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | lundi, 9. juillet 2012
Les premières élections législatives libres, moins d'un an après la chute du dictateur Mouammar Kadhafi, ont eu lieu samedi en Libye. Les libéraux de l'Alliance des forces nationales du chef du gouvernement provisoire, Mahmoud Jibril, affichent un net avantage. Le nouveau gouvernement doit en tout cas prendre à son bord les fédéralistes de l'Est du pays, analyse le quotidien libéral conservateur Neue Zürcher Zeitung : » suite
Les premières élections législatives libres, moins d'un an après la chute du dictateur Mouammar Kadhafi, ont eu lieu samedi en Libye. Les libéraux de l'Alliance des forces nationales du chef du gouvernement provisoire, Mahmoud Jibril, affichent un net avantage. Le nouveau gouvernement doit en tout cas prendre à son bord les fédéralistes de l'Est du pays, analyse le quotidien libéral conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Il se peut que la participation aux élections soit d'environ 60 pour cent, ce qui semble un chiffre appréciable au regard du boycott et des perturbations causées à l'Est. Toutefois il n'est pas sûr que le Congrès général national élu samedi accepte la restriction de ses compétences qui lui a été imposée. Que désormais ce Congrès ou un autre comité se confirme comme garant de la Constitution, il n'y aura pas d'autre issue pour la nouvelle Libye que de prendre en compte les intérêts régionaux. Les 'fédéralistes' de Cyrenaïque contrôlent les quatre cinquièmes de tous les puits de pétrole libyens et ils n'envisagent pas de lâcher ces gages si rapidement."
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Dagens Nyheter - Suède | vendredi, 6. juillet 2012
Neuf mois après la mort du dictateur Mouammar Kadhafi, la Libye se rend aux urnes samedi pour élire un nouveau Parlement. Le quotidien libéral Dagens Nyheter espère une issue positive à l'élection en faveur de la démocratie : » suite
Neuf mois après la mort du dictateur Mouammar Kadhafi, la Libye se rend aux urnes samedi pour élire un nouveau Parlement. Le quotidien libéral Dagens Nyheter espère une issue positive à l'élection en faveur de la démocratie : "Après les élections en Tunisie et en Egypte, un autre succès des islamistes en Libye aurait de quoi inquiéter. Mais beaucoup de choses semblent indiquer que les Libyens sont plutôt sceptiques vis-à-vis des aventures extrémistes. Ils sont en outre reconnaissants aux Occidentaux de les avoir aidés à se débarrasser de Kadhafi. La démocratie est une expérience fragile. Sous Kadhafi, tous les partis étaient interdits et lui-même constituait la seule organisation politique existante. Mais si les élections sont organisées correctement et que les opposants respectent les résultats, il y a un réel espoir pour la Libye."
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Le Soir - Belgique | lundi, 25. juin 2012
L'islamiste modéré Mohamed Morsi est le premier président librement élu d'Egypte. Le quotidien Le Soir ne voit pourtant pas une victoire de la démocratie dans le résultat des élections présidentielles : » suite
L'islamiste modéré Mohamed Morsi est le premier président librement élu d'Egypte. Le quotidien Le Soir ne voit pourtant pas une victoire de la démocratie dans le résultat des élections présidentielles : "A-t-on donc assisté en direct au triomphe de la démocratie égyptienne naissante après la révolution de 2011 ? Non, hélas ! Juste à une funeste pantalonnade. Les juges, notamment de la Cour constitutionnelle, tous nommés durant l'ère Moubarak, ont pris des décisions très graves. La principale n'est autre que la dissolution du premier parlement élu démocratiquement. Les militaires ont saisi l'opportunité pour s'emparer de tous les pouvoirs. Que va faire Mohamed Morsi de ce cadeau empoisonné ? On peut conjecturer qu'il va tenter de mettre sur pied un gouvernement d'union. Morsi risque d'être saboté par 'l'Etat profond', comme on dit en Egypte : les services de sécurité, l'armée, la bureaucratie, tous voués à son échec."
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The Independent - Royaume-Uni | lundi, 25. juin 2012
Après la victoire de Mohamed Morsi aux présidentielles, les défis ne font que commencer en Egypte, estime le quotidien de centre-gauche The Independent, qui considère que Morsi doit assainir une économie qui a fortement souffert pendant le printemps arabe : » suite
Après la victoire de Mohamed Morsi aux présidentielles, les défis ne font que commencer en Egypte, estime le quotidien de centre-gauche The Independent, qui considère que Morsi doit assainir une économie qui a fortement souffert pendant le printemps arabe : "Malgré l'euphorie, les défis de l'Egypte ne font en fait que commencer. L'une des priorités, et non des moindres, est de se pencher sur la situation bien délicate de l'économie. Les agitations de ces 16 derniers mois ont eu des effets dévastateurs : le tourisme a connu un grand recul, les réserves en devises étrangères s'amenuisent et les finances du gouvernement sont durement mises à l'épreuve. Pendant ce temps, le taux de chômage élevé augmente, surtout chez les jeunes. Ainsi, Morsi doit juger prioritaire le soutien du FMI, refusé l'année dernière par le Conseil militaire. Mais à plus long terme, le nouveau président va devoir introduire, outre les problèmes dans la santé et l'éducation, des réformes économiques de grande envergure pour venir à bout d'une sclérose générée par des décennies de népotisme."
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Die Presse - Autriche | lundi, 25. juin 2012
Le nouveau président égyptien est le Frère musulman Mohamed Morsi. Mais en coulisse c'est toujours le pouvoir militaire qui tire les ficelles, ce qui dans un premier temps peut avoir un effet positif pour les forces séculières, estime le quotidien libéral-conservateur Die Presse : » suite
Le nouveau président égyptien est le Frère musulman Mohamed Morsi. Mais en coulisse c'est toujours le pouvoir militaire qui tire les ficelles, ce qui dans un premier temps peut avoir un effet positif pour les forces séculières, estime le quotidien libéral-conservateur Die Presse : "La stratégie de l'armée suit depuis le départ deux orientations. D'une part, protéger des civils ses tentacules qui s'étendent largement à l'économie, la justice et d'autres domaines du pouvoir. Mais le pouvoir militaire semble d'un autre côté, manifestement déterminé à ne pas donner feu vert aux islamistes. … Un tel rempart contre une prise de pouvoir islamiste est judicieux, tant que les droits des laïcs ne sont pas inscrits dans une Constitution. … Il faut donner une chance [aux Frères musulmans] de se désenvouter eux-mêmes, sans leur livrer l'Etat sur un plateau d'argent. C'est la seule raison d'être d'une fonction politique transitoire de l'armée, du moins jusqu'à ce que les droits démocratiques à la liberté soient inscrits dans la nouvelle Constitution. Il serait pourtant naïf de croire que l'armée n'a pas d'agenda pour le futur."
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De Volkskrant - Pays-Bas | vendredi, 22. juin 2012
En Egypte, la commission électorale a reporté la publication des résultats des élections présidentielles prévue pour jeudi à une date indéterminée suite à de nombreuses récriminations. Le Conseil militaire avait élargi son pouvoir dimanche, pendant le scrutin même. Un putsch militaire sournois se trame dans le pays, met en garde le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : » suite
En Egypte, la commission électorale a reporté la publication des résultats des élections présidentielles prévue pour jeudi à une date indéterminée suite à de nombreuses récriminations. Le Conseil militaire avait élargi son pouvoir dimanche, pendant le scrutin même. Un putsch militaire sournois se trame dans le pays, met en garde le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "Tout d'abord la Cour constitutionnelle a dissous le Parlement qui venait d'être élu et au sein duquel les islamistes avaient obtenu la majorité des sièges. … Ensuite le Conseil militaire supérieur s'est attribué des compétences constitutionnelles par l'intermédiaire d'un décret-loi. Le pouvoir militaire s'est également assuré qu'il gardait la main pour l'instauration d'une nouvelle Constitution. En outre, il a clairement restreint le pouvoir présidentiel dès le départ. Même si l'islamiste Morsi devait remporter les élections, il n'aurait pas le pouvoir sur l'armée ni sur le budget de la défense. On comprend que l'Occident s'inquiète des conséquences de l'avancée des islamistes dans le monde arabe. Il doit toutefois se faire entendre contre ce putsch militaire déguisé. Il faut soutenir la démocratie égyptienne."
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Corriere della Sera - Italie | jeudi, 21. juin 2012
L'ancien président égyptien Hosni Moubarak est entre la vie et la mort, d'après les médias. Les informations faisant état d'une mort clinique ont été démenties par le Conseil militaire supérieur. Par ailleurs, l'annonce des résultats définitifs des élections présidentielles a été reportée. Maintenir le pays dans l'incertitude pourrait être une tactique du Conseil militaire, présume le quotidien libéral conservateur Corriere della Sera : » suite
L'ancien président égyptien Hosni Moubarak est entre la vie et la mort, d'après les médias. Les informations faisant état d'une mort clinique ont été démenties par le Conseil militaire supérieur. Par ailleurs, l'annonce des résultats définitifs des élections présidentielles a été reportée. Maintenir le pays dans l'incertitude pourrait être une tactique du Conseil militaire, présume le quotidien libéral conservateur Corriere della Sera : "Moubarak va mieux mais l'Egypte va de plus en plus mal. L'incroyable chronique de ces dernières heures sur les conditions de santé de l'ancien raïs condamné à perpétuité en dit long sur le chaos qui règne sur le Nil. ... Est-ce le produit d'une mise en scène millimétrée, destinée à créer encore plus de confusion et distraire le pays, et orchestrée par les généraux au pouvoir ? ... Une intrigue, un roman policier, un complot ? Ou seulement un énième pastiche ? ... La réalité, c'est que les Egyptiens s'intéressent peu au sort de Moubarak. Les problèmes et les défis sont tout autres. De même que les côtés obscurs de cette interminable transition."
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The Irish Times - Irlande | jeudi, 21. juin 2012
En Egypte, la commission électorale n'a toujours pas publié le résultat définitif des élections présidentielles de ce week-end. En outre, la semaine dernière, les juges constitutionnels ont dissous le Parlement suite à des irrégularités électorales qui seraient survenues lors des élections de cet hiver. Les Egyptiens doivent faire preuve de patience, estime le quotidien de centre-gauche The Irish Times, leur pays va déployer son potentiel démocratique : » suite
En Egypte, la commission électorale n'a toujours pas publié le résultat définitif des élections présidentielles de ce week-end. En outre, la semaine dernière, les juges constitutionnels ont dissous le Parlement suite à des irrégularités électorales qui seraient survenues lors des élections de cet hiver. Les Egyptiens doivent faire preuve de patience, estime le quotidien de centre-gauche The Irish Times, leur pays va déployer son potentiel démocratique : "Ces différences et ces divisions [d'ordre religieux] seront les garantes de l'élan insufflé par la révolution égyptienne malgré les déboires essuyés dans son évolution démocratique ces derniers jours. Il est bien trop tôt pour conclure qu'une des forces a définitivement pris le pas sur une autre. L'ancien président Moubarak maintenu en détention, la société profite plus largement de sa liberté d'expression. … Après des décennies de pouvoir militaire autoritaire, ces citoyens comprennent que les changements politiques peuvent être lents et sinueux, avec des périodes de mutation rapide suivies de renversements déchirants. Les intérêts primordiaux ne doivent pas être pris à la légère et sont souvent en conflit entre les générations, … les classes sociales et les différentes cultures."
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La Stampa - Italie | mardi, 19. juin 2012
Le président américain Barack Obama et son homologue russe Vladimir Poutine ont appelé lundi, dans une déclaration commune lors du sommet du G20 au Mexique, à la fin du bain de sang en Syrie. Obama a compris comment amadouer Poutine dans le litige sur la façon d'intervenir en Syrie, estime le quotidien libéral La Stampa : » suite
Le président américain Barack Obama et son homologue russe Vladimir Poutine ont appelé lundi, dans une déclaration commune lors du sommet du G20 au Mexique, à la fin du bain de sang en Syrie. Obama a compris comment amadouer Poutine dans le litige sur la façon d'intervenir en Syrie, estime le quotidien libéral La Stampa : "Obama a joué la carte de la 'reconnaissance des rapports entre la Russie et la Syrie', c'est-à-dire qu'il ne s'opposera pas à une poursuite de ces relations dans l'après Al-Assad. Même si cela n'est pas clairement explicité, cela signifie que Moscou pourra à l'avenir disposer de la base navale de Tartous, et c'est ce à quoi le Kremlin tient le plus, car il s'agit de l'ultime port allié disponible à la flotte russe en Méditerranée. Il faudra encore voir si le compromis sur le plan Annan résistera à la volonté de Poutine de maintenir un profil affirmé au Proche-Orient. ... Sans oublier que le communiqué ne fait pas allusion à la défense antimissile, qui reste le contentieux principal."
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Tous les textes disponibles de » Maurizio Molinari
Der Standard - Autriche | lundi, 18. juin 2012
Après les premières élections présidentielles libres en Egypte, l'islamiste modéré Mohammed Morsi s'est déclaré vainqueur du scrutin lundi, son rival Ahmed Chafik contestant cette déclaration. Quel que soit le vainqueur, le pouvoir réel restera entre les mains de l'armée, critique le quotidien de centre-gauche Der Standard : » suite
Après les premières élections présidentielles libres en Egypte, l'islamiste modéré Mohammed Morsi s'est déclaré vainqueur du scrutin lundi, son rival Ahmed Chafik contestant cette déclaration. Quel que soit le vainqueur, le pouvoir réel restera entre les mains de l'armée, critique le quotidien de centre-gauche Der Standard : "L'Egypte a maintenant la caricature d'un président et n'a pas de Parlement. On laissera probablement la formation d'un nouveau gouvernement au président, sinon que peut bien vouloir dire le Conseil militaire en parlant de 'transfert' aux civils. Mais il y a là déjà une restriction : le Conseil militaire a déjà nommé dans sa déclaration constitutionnelle complémentaire de dimanche le président du Conseil militaire au poste de ministre de la Défense. La Constitution est également rédigée par l'armée, et ce sont les grands juges constitutionnels nommés (par Hosni Moubarak) qui auront le dernier mot sur celle-ci, en décidant si tel ou tel article de la nouvelle charte contredit les 'objectifs de la révolution'. C'est ce qu'on appelle avoir du culot."
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La Repubblica - Italie | dimanche, 17. juin 2012
La mission d'observation de l'ONU en Syrie touche à sa fin : » suite
La mission d'observation de l'ONU en Syrie touche à sa fin : en raison de l'escalade de la violence, les observateurs ont cessé leur travail samedi. L'Occident doit accroître habilement la pression sur Moscou, qui a jusque-là réussit à bloquer une résolution de l'ONU, demande l'historien Timothy Garton Ash dans le quotidien de centre-gauche La Repubblica : "La position de la Russie envers la Syrie est choquante, fallacieuse et indéfendable. Les Russes n'ont cessé d'entraver les efforts de l'ONU visant à mettre en place des mesures plus marquées de rétablissement de la paix, ayant recours à des arguments hypocrites qui cachent mal leurs propres intérêts nationaux à garder un pied militaire, économique et politique au Proche-Orient. Ils ont entraîné l'armée syrienne, qui tue des civils, et - si l'on en croit Clinton - ils fournissent des hélicoptères de combat pour aider les forces armées d'Al-Assad à en tuer encore davantage. N'ont-ils pas honte ? Dans le cas de la Russie de Poutine, la réponse est dans la question. N'ont-ils pas d'autre intérêt national qui puisse l'emporter sur celui-là ? C'est une question qu'il faut se poser. Si nous voulons réellement mettre un terme aux massacres en Syrie, nous Occidentaux devons nous demander s'il n'y a pas de meilleure carotte et de plus gros bâton à montrer à la Russie, même à nos dépens, pour la pousser à changer de position. La route de Damas passe par Moscou."
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Tous les textes disponibles de » Timothy Garton Ash
Le Figaro - France | jeudi, 14. juin 2012
En raison d'irrégularités, la Cour constitutionnelle égyptienne a déclaré jeudi l'invalidité partielle des élections législatives de cet hiver, et a autorisé la candidature d'Ahmed Chafik, ancien chef du gouvernement de Hosni Moubarak, au second tour des élections présidentielles de ce week-end. La veille, le Conseil militaire avait permis aux forces de l'ordre d'interpeller des manifestants. La soif de pouvoir des militaires menace tout le printemps arabe, craint le quotidien conservateur Le Figaro : » suite
En raison d'irrégularités, la Cour constitutionnelle égyptienne a déclaré jeudi l'invalidité partielle des élections législatives de cet hiver, et a autorisé la candidature d'Ahmed Chafik, ancien chef du gouvernement de Hosni Moubarak, au second tour des élections présidentielles de ce week-end. La veille, le Conseil militaire avait permis aux forces de l'ordre d'interpeller des manifestants. La soif de pouvoir des militaires menace tout le printemps arabe, craint le quotidien conservateur Le Figaro : "Il y a longtemps que les militaires, au pouvoir au Caire depuis 1952, s'étaient accommodés de la montée en puissance des islamistes. Du temps de Moubarak, un accord tacite était en vigueur: l'armée conservait les leviers du pouvoir politique et économique et laissait les Frères musulmans occuper le terrain dans le domaine social et religieux. Le printemps arabe a détruit cet arrangement. Mais, si les militaires ont lâché Moubarak pour satisfaire la contestation, ce n'était que pour mieux s'accrocher au pouvoir. Ils n'ont jamais eu l'intention de livrer le pays aux islamistes. ... Compte tenu du poids de l'Égypte au Moyen-Orient, c'est l'avenir de l'ensemble des révolutions arabes qui est en train de s'écrire ces jours-ci sur les rives du Nil."
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Il Sole 24 Ore - Italie | mercredi, 13. juin 2012
D'après Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint de l'ONU, le soulèvement en Syrie s'est transformé en guerre civile 15 mois après avoir débuté. La Syrie sombre dans la barbarie tandis que la communauté internationale observe passivement, déplore le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : » suite
D'après Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint de l'ONU, le soulèvement en Syrie s'est transformé en guerre civile 15 mois après avoir débuté. La Syrie sombre dans la barbarie tandis que la communauté internationale observe passivement, déplore le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : "La diplomatie internationale, saisie de Moscou à Washington d'une grande agitation pour dresser la liste des invités d'une nouvelle grande conférence sur la Syrie, peut-elle encore rester indifférente devant cette tragédie et les récits des témoins ? Les régimes autoritaires n'entraînent pas seulement dans leur chute les systèmes politiques comme celui du clan alaouite du président et du parti Baas, mais aussi les règles de cohabitation de toute une société. ... C'est ce qui se produit aujourd'hui dans la Syrie d'Al-Assad, où la moindre solution risque d'arriver trop tard pour freiner les symptômes d'un chaos sanglant : ... le plan Annan pourrait être un exercice diplomatique tardif et inutile."
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La Repubblica - Italie | mardi, 12. juin 2012
En Egypte aura lieu les 16 et 17 juin le second tour des élections présidentielles, lors duquel s'affronteront le candidat des Frères musulmans et un ancien membre du régime Moubarak. Une douche froide pour les activistes "Facebook" du soulèvement, analyse le journaliste américain Thomas L. Friedman dans une tribune au quotidien de centre-gauche La Repubblica : » suite
En Egypte aura lieu les 16 et 17 juin le second tour des élections présidentielles, lors duquel s'affronteront le candidat des Frères musulmans et un ancien membre du régime Moubarak. Une douche froide pour les activistes "Facebook" du soulèvement, analyse le journaliste américain Thomas L. Friedman dans une tribune au quotidien de centre-gauche La Repubblica : "Qu'est-il advenu de la 'révolution Facebook' ? Le réseau social a assurément aidé une certaine classe d'Egyptiens éduqués à répandre le mot d'ordre de la révolution de la Place Tahrir. Mais au final, la politique se résume toujours à deux vieux préceptes : le leadership et la capacité à accomplir les choses. Quand il a fallu en revenir là, l'armée égyptienne et les Frères musulmans se sont révélés plus efficaces que la génération Facebook. De façon certaine, Facebook, Twitter et la blogosphère sont des outils de communication et d'expression vraiment révolutionnaires qui ont révélé des voix nombreuses et convaincantes. Dans le meilleur des cas, ils sont en train de changer la nature de la communication politique et des informations. Dans le pire des cas, ils peuvent devenir des dérivatifs trompeurs à l'action réelle."
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El País - Espagne | mardi, 12. juin 2012
Sur fond de poursuite des combats en Syrie, la communauté internationale se demande comment réagir au conflit. Dans le quotidien de centre-gauche El País, l'ancien ministre des Affaires étrangères américain Henry Kissinger déconseille tout engagement armé : » suite
Sur fond de poursuite des combats en Syrie, la communauté internationale se demande comment réagir au conflit. Dans le quotidien de centre-gauche El País, l'ancien ministre des Affaires étrangères américain Henry Kissinger déconseille tout engagement armé : "L'intervention militaire, humanitaire ou stratégique, a deux pré-conditions : premièrement, un consensus sur la gouvernance après le renversement du statu quo est critique. Si l'objectif se limite à faire tomber un dirigeant, une nouvelle guerre civile peut suivre dans le vide ainsi créé, alors que les groupes armés se battent pour la succession et que les puissances extérieures soutiennent des groupes différents. Deuxièmement, l'objectif politique doit être explicite et réalisable dans un délai acceptable à l'intérieur du pays [Etats-Unis]. Je doute que la question syrienne réponde à ces deux critères. Nous ne pouvons nous permettre de nous laisser conduire, d'expédient en expédient, dans une intervention militaire non définie à l'intérieur d'un conflit qui prend de plus en plus un caractère communautaire. En réagissant à une tragédie humaine, nous devons faire attention de ne pas en faciliter une autre."
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Die Presse - Autriche | lundi, 11. juin 2012
En Syrie, les combats entre les insurgés et les troupes du régime de Bachar Al-Assad ce week-end ont de nouveau fait des dizaines de morts. Après la perte de temps qu'a été le plan de paix de Kofi Annan, le quotidien libéral-conservateur Die Presse juge qu'il ne reste plus à l'Occident que l'option d'une intervention militaire : » suite
En Syrie, les combats entre les insurgés et les troupes du régime de Bachar Al-Assad ce week-end ont de nouveau fait des dizaines de morts. Après la perte de temps qu'a été le plan de paix de Kofi Annan, le quotidien libéral-conservateur Die Presse juge qu'il ne reste plus à l'Occident que l'option d'une intervention militaire : "Il est grand temps de laisser tomber l'illusion qu'Al-Assad puisse accepter une conciliation avec ses opposants. Il ne veut laisser derrière lui que des terres brûlées, pas un pays uni. Le plan de paix de Kofi Annan partait d'une bonne intention, mais a été une perte de temps. L'Occident a trois possibilités : premièrement, rester à l'écart en espérant que le problème se résolve de lui-même. Cela peut mener à un bain de sang, comme on l'a vu. Deuxièmement, l'Europe et les Etats-Unis peuvent continuer de faire pression sur Moscou pour qu'elle approuve des sanctions, ou du moins un embargo sur les armes. Cet espoir aussi s'est jusqu'à présent révélé illusoire. La troisième option qui reste est l'intervention militaire. L'Occident doit s'y préparer. Car tant que cette menace ne sera crédible, Al-Assad n'envisagera pas d'abandonner."
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | lundi, 4. juin 2012
La condamnation de l'ancien président Hosni Moubarak à la rétention à perpétuité et l'acquittement de certains officiers de police ont suscité des réactions violentes en Egypte. Cela profitera à Mohammed Morsi, le candidat des Frères musulmans, au second tour des élections présidentielles, écrit le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : » suite
La condamnation de l'ancien président Hosni Moubarak à la rétention à perpétuité et l'acquittement de certains officiers de police ont suscité des réactions violentes en Egypte. Cela profitera à Mohammed Morsi, le candidat des Frères musulmans, au second tour des élections présidentielles, écrit le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : "L'acquittement des six officiers de police tombe mal ... [pour Ahmed Chafik, le candidat soutenu par l'armée]. Car il corrobore la suspicion répandue dans le pays selon laquelle l'ancien régime n'a pas été démantelé malgré la 'révolution' et les élections libres, ce que l'on a pu constater avec le résultat étonnamment bon de Chafik au premier tour. Son adversaire, Mohammed Morsi, tentera d'exploiter cette situation au maximum dans sa campagne. Membre des Frères musulmans, ayant passé des années dans les geôles de Moubarak, sa biographie l'avantage. En ce qui concerne sa crédibilité du moins, il est en meilleure position que jamais pour devancer Chafik, l'ancien protégé de Moubarak."
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Der Spiegel - Allemagne | dimanche, 3. juin 2012
A l'occasion du sommet UE-Russie ce lundi à Saint-Pétersbourg, l'UE entend pousser le président russe Vladimir Poutine à accepter les sanctions contre la Syrie. On ne parviendra toutefois certainement pas à une intervention militaire en Syrie, estime le journaliste Ullrich Fichtner dans l'hebdomadaire Der Spiegel : » suite
A l'occasion du sommet UE-Russie ce lundi à Saint-Pétersbourg, l'UE entend pousser le président russe Vladimir Poutine à accepter les sanctions contre la Syrie. On ne parviendra toutefois certainement pas à une intervention militaire en Syrie, estime le journaliste Ullrich Fichtner dans l'hebdomadaire Der Spiegel : "Depuis le printemps arabe, au cours duquel la Russie a énormément perdu en influence, Moscou se bat 'littéralement pour son dernier point d'ancrage au Moyen-Orient'. … L'enjeu est plus important que la simple protection d'un très bon client en armement ou l'exploitation commune d'un champ de pétrole syrien. … Un autre constat dramatique des évènements syriens, c'est que la politique américaine ne dispose plus de l'autorité lui permettant d'intervenir au Proche-Orient en tant que puissance dominante, après l'invasion de l'Irak et sa justification mensongère. Ainsi, aussi pénibles les images et les informations soient-elles, aussi bouleversants les cris à l'aide de la Syrie soient-ils, quelle que soit le degré de folie de vouloir obtenir la paix dans ce chaos sanglant en livrant plus d'armes, il n'y aura pas d'intervention militaire dirigée par l'ONU, l'OTAN ou l'Occident contre le régime syrien."
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Süddeutsche Zeitung - Allemagne | jeudi, 31. mai 2012
L'Allemagne est à nouveau plus réservée que d'autres sur le recours à l'option militaire, attitude que défend le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung, lequel juge ... » suite
L'Allemagne est à nouveau plus réservée que d'autres sur le recours à l'option militaire, attitude que défend le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung, lequel juge le président français "naïf s'il croit sérieusement pouvoir faire fléchir Poutine. Et calculateur, car il ne pense qu'à l'effet passager avant les législatives françaises. … Il serait injuste de taxer le gouvernement de passivité. Au Conseil de sécurité des Nations unies, l'Allemagne fait partie de ceux qui s'attaquent depuis un an au rempart érigé par la Chine et la Russie en faveur du régime syrien. … Cela masque la peur d'une nation qui, ces dernières années, est devenue belligérante dans les Balkans, puis en Afghanistan, sans se reconnaître dans ces actions. … Mais les conditions dans lesquelles [la réserve militaire] pourrait être abandonnée reste un secret allemand."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Le Figaro - France | mercredi, 30. mai 2012
Le président russe Vladimir Poutine est un personnage clé pour François Hollande car un accord avec Moscou pourrait entraîner un changement de régime en Syrie, explique le quotidien conservateur Le Figaro : » suite
Le président russe Vladimir Poutine est un personnage clé pour François Hollande car un accord avec Moscou pourrait entraîner un changement de régime en Syrie, explique le quotidien conservateur Le Figaro : "L'intention du président français est de 'convaincre' son homologue russe qu'il serait bien avisé de lâcher un allié sans avenir pour préserver ses propres intérêts en Syrie. D'autres s'y sont essayés. ... L'homme fort du Kremlin est un interlocuteur coriace. Il considère que l'Occident profite des révoltes arabes pour expulser la Russie de la Méditerranée. Mais c'est aussi un homme pragmatique qui sait jusqu'où il peut aller. Avant que Poutine ne rencontre Obama au G20 du mois de juin, François Hollande trouvera-t-il les arguments permettant de mettre en route une vraie transition en Syrie, avec l'aval de Moscou? Faire plier Poutine, l'objectif est ambitieux. Ce serait un sacré départ pour la diplomatie du nouveau président français."
» article intégral (lien externe, français)
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Helsingin Sanomat - Finlande | jeudi, 31. mai 2012
Une intervention militaire en Syrie est inadaptée selon le quotidien libéral Helsingin Sanomat, qui continue à miser sur la diplomatie : » suite
Une intervention militaire en Syrie est inadaptée selon le quotidien libéral Helsingin Sanomat, qui continue à miser sur la diplomatie : "Les mesures militaires restent hors de question, même si le président français François Hollande a envisagé mardi cette possibilité. L'expulsion des diplomates syriens de nombreux Etat est une bonne réaction au massacre, mais elle ne résout rien. Une des premières étapes devrait consister à décider la Russie à mettre fin à son soutien à Al-Assad. La Chine ne s'opposera probablement pas seule à de nouvelles sanctions contre la Syrie au sein du Conseil de sécurité de l'ONU. Le malaise syrien ne relève ni de la faute de Kofi Annan, ni de son plan de paix. L'Occident doit néanmoins être prêt à abandonner le plan de paix si aucun progrès n'apparaît et s'il ne sert à la Russie qu'à préserver son image alors que le bain de sang continue."
» article intégral (lien externe, finnois)
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Berlingske - Danemark | jeudi, 31. mai 2012
Après le massacre de Houla et de nouvelles victimes en Syrie, le quotidien conservateur Berlingske espère des concessions de la part de la Russie et de la Chine et appelle à une intervention militaire pour protéger la population civile : » suite
Après le massacre de Houla et de nouvelles victimes en Syrie, le quotidien conservateur Berlingske espère des concessions de la part de la Russie et de la Chine et appelle à une intervention militaire pour protéger la population civile : "On ne peut qu'espérer que la Russie et la Chine en viennent à la raison. Il faut créer des zones de protection pour les réfugiés en Syrie, assurer l'approvisionnement en nourriture et en médicaments dans les endroits qui souffrent de la guerre civile naissante. Cela ne sera possible qu'avec une intervention militaire. Il faut au moins protéger les Syriens de nouvelles attaques en créant des zones sécurisées. Cela signifie tout simplement qu'il faut veiller à la protection de la population civile. Mais même cela est trop pour les Russes."
» article intégral (lien externe, danois)
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Süddeutsche Zeitung - Allemagne | mercredi, 30. mai 2012
Le résultat déroutant à première vue de la présidentielle est pourtant la preuve de la nouvelle liberté des Egyptiens, analyse le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : » suite
Le résultat déroutant à première vue de la présidentielle est pourtant la preuve de la nouvelle liberté des Egyptiens, analyse le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Il y a aujourd'hui comme une grosse gueule de bois. … Dans le pire des cas, on pourrait dire que cela équivaut à choisir entre l'Etat policier et la théocratie. Beaucoup de gens voulaient autre chose. … Les deux candidats présents au second tour sont l'expression d'une confusion compréhensible dans un paysage politique qui commence juste à se former. Mais cela montre aussi que les individus croient en la possibilité d'une transition politique pacifique. Les candidats promettent déjà des alliances et des concessions politiques. Mais dans l'héritage de la dictature, la défaite politique implique presque toujours l'annihilation physique, la prison, l'exil voire même la mort. Plus que le nom du vainqueur, la question primordiale est de savoir si les Egyptiens se débarrasseront de lui s'il ne leur convient pas. Cette fois-ci sans révolution, dans l'idéal."
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Le Temps - Suisse | mercredi, 30. mai 2012
Après le massacre de Houla, le président français François Hollande n'exclut plus une intervention militaire contre la Syrie. Une initiative pourtant trop risquée, estime le quotidien de centre-gauche Le Temps : » suite
Après le massacre de Houla, le président français François Hollande n'exclut plus une intervention militaire contre la Syrie. Une initiative pourtant trop risquée, estime le quotidien de centre-gauche Le Temps : "Depuis quinze mois, le monde entier assiste, dépassé, à la gestation d'une guerre civile en Syrie. Le massacre de civils à Houla, dont Damas se disculpe en dépit des évidences, scelle quasi officiellement l'échec du plan de Kofi Annan. ... La voie d'une intervention extérieure appelée à cor et à cri par l'opposition, à l'image de celle de l'OTAN en Libye, reste barrée. Trop risquée: la Syrie est plus densément peuplée que la Libye, et son armée autrement plus redoutable. L'éventualité d'un approvisionnement des rebelles en armes continue de diviser; en rééquilibrant les forces, il précipiterait plus encore le pays dans la violence. ... Aucune solution ne semble pouvoir, aujourd'hui, prémunir la Syrie d'un conflit majeur et durable, porteur de déstabilisations dans toute la sous-région."
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Tous les textes disponibles de » Angélique Mounier-Kuhn
Corriere della Sera - Italie | mercredi, 30. mai 2012
Le sort de l'Egypte est surtout entre les mains des généraux, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : » suite
Le sort de l'Egypte est surtout entre les mains des généraux, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "C'est la junte des 20 généraux qui surveille le scrutin. Elle est menée par le maréchal Tantaoui et tient fermement les rênes du pouvoir depuis le 11 février 2011. … Peu d'Egyptiens pensent qu'elle cédera réellement le pouvoir en juillet, comme elle l'a promis. Ce ne sont que des suppositions, car les généraux parlent peu et peu de choses sont dites à leur sujet. … Un verdict modéré dans le procès Moubarak le 2 juin, une victoire électorale modérée d'Ahmed Chafik, une Constitution avec quelques concessions faites aux révolutionnaires et pour l'essentiel la consolidation de leur pouvoir : voilà vraisemblablement le plan des généraux. Et ils pourraient y parvenir, subrepticement."
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Tous les textes disponibles de » Cecilia Zecchinelli
Delfi - Lettonie | mardi, 29. mai 2012
De nombreux Egyptiens ne sont tout simplement pas prêts pour la démocratie, estime le portail en ligne Delfi : » suite
De nombreux Egyptiens ne sont tout simplement pas prêts pour la démocratie, estime le portail en ligne Delfi : "Pour la majorité des activistes qui ont renversé le régime de Hosni Moubarak il y a un an, aucun des deux candidats n'est acceptable. Ahmed Chafik symbolise l'ancien régime, mais les conceptions d'Etat islamiste de Mohammed Morsi ne sont tout simplement pas conciliables avec un ordre démocratique et libéral. … Que reste-t-il aujourd'hui aux révolutionnaires de l'année dernière ? Le mieux est qu'ils comprennent que la majorité de la population n'est malheureusement pas prête pour la démocratie et le libéralisme, et qu'ils attendent de nouvelles élections. L'autre option est une nouvelle révolution qui déstabiliserait un peu plus le pays."
» article intégral (lien externe, letton)
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Tous les textes disponibles de » Maris Krumins
Aamulehti - Finlande | mercredi, 30. mai 2012
Le premier tour des élections présidentielles a déçu de nombreux Egyptiens, écrit le quotidien libéral Aamulehti, pour lequel l'évolution démocratique du pays est grandement menacée : » suite
Le premier tour des élections présidentielles a déçu de nombreux Egyptiens, écrit le quotidien libéral Aamulehti, pour lequel l'évolution démocratique du pays est grandement menacée : "Dès le premier tour de la présidentielle, la participation électorale a été nettement en deçà de celle des législatives. C'est révélateur de la déception et de l'évolution démocratique en général, et de la désignation des candidats en particulier. C'est à maints égards un mauvais signe. Si les citoyens se sentent frustrés par le processus démocratique, un nouveau cercle vicieux de la violence pourrait se mettre en place. … Si la confrontation des deux candidats, qui divisent le peuple, mène à de nouveaux affrontements, cela pourrait dans le pire des cas inciter un individu à 'sauver' le pays du chaos en s'accaparant le pouvoir. Ce serait fatal au développement démocratique de l'Egypte et aux combattants de la liberté dans le monde arabe, qui prennent l'Egypte en exemple."
» article intégral (lien externe, finnois)
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À la une de mardi, 29. mai 2012
Le Conseil de sécurité des Nations unies a fortement condamné le massacre qui s'est produit dans la ville syrienne de Houla. Le régime d'Al-Assad est ... » suite
Le Conseil de sécurité des Nations unies a fortement condamné le massacre qui s'est produit dans la ville syrienne de Houla. Le régime d'Al-Assad est manifestement responsable du bain de sang qui a coûté la vie à plus de 100 civils vendredi, dont plusieurs dizaines d'enfants. Les commentateurs y voient l'échec du plan de paix de l'émissaire spécial de l'ONU Kofi Annan et un nouveau Srebrenica.
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Trouw - Pays-Bas | mardi, 29. mai 2012
Lors du second tour des élections présidentielles en Egypte, les 16 et 17 juin, s'affronteront le représentant des Frères musulmans, Mohamed Moursi, et l'ancien Premier ministre d'Hosni Moubarak, Ahmed Chafik. Avec une participation de 46 pour cent, ils ont obtenu chacun environ un quart des voix au premier tour. Cela souligne le faible soutien de la population, estime le quotidien chrétien Trouw : » suite
Lors du second tour des élections présidentielles en Egypte, les 16 et 17 juin, s'affronteront le représentant des Frères musulmans, Mohamed Moursi, et l'ancien Premier ministre d'Hosni Moubarak, Ahmed Chafik. Avec une participation de 46 pour cent, ils ont obtenu chacun environ un quart des voix au premier tour. Cela souligne le faible soutien de la population, estime le quotidien chrétien Trouw : "Les deux extrêmes s'opposent : l'islamisme des Frères musulmans et l'autocratie laïque de l'ancien régime. Mais il serait faux de réduire le climat politique de l'Egypte à ces deux extrêmes. Si l'on observe les résultats des candidats arrivés de la troisième à la cinquième place, on constate une chose étonnante : plus de 55 pour cent des votants se sont exprimés pour un candidat laïc. … Pour les jeunes notamment, il n'y aura le choix au second tour qu'entre la peste et le choléra. Et il est à craindre que beaucoup restent chez eux. Cela devrait être un avertissement pour Moursi et Chafik. ... La base du pouvoir du nouveau chef d'Etat sera en tout cas limitée."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | lundi, 28. mai 2012
La communauté internationale ne parvient tout simplement pas à trouver de solution au conflit syrien, critique le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung après le massacre de Houla : » suite
La communauté internationale ne parvient tout simplement pas à trouver de solution au conflit syrien, critique le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung après le massacre de Houla : "Il serait possible d'aménager des zones dites de sécurité pour les réfugiés civils. De tels corridors humanitaires nécessiteraient le contrôle de l'espace aérien. … Mais l'indicible polarisation de la population syrienne en opposants et partisans du régime fait [toutefois] paraître inapplicable une telle initiative. ... Armer l'opposition comporte le danger d'un embrasement total de la guerre civile. Ce sont surtout les kamikazes du milieu d'al-Quaida, religieusement aveuglés, qui profiteraient d'une telle radicalisation. … Il y a finalement une certaine attente vis-à-vis de la Turquie, laquelle pourrait s'affirmer positivement dans la région comme une nouvelle puissance dominante. Mais là non plus, on ne peut compter sur cette possibilité. Ne serait-ce que parce que le Premier ministre Erdogan refuse d'offrir la moindre occasion de se faire remarquer à une armée qu'il a fortement contenue. Il est donc fort probable que Houla, plutôt que de devenir un tournant, sera l'un des tristes jalons de l'impitoyable combat que mène pour survivre un régime assassin, dont l'époque est définitivement révolue."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Martin Woker
Delo - Slovénie | mardi, 29. mai 2012
Le massacre de Houla marque l'échec des Nations unies, critique le quotidien de centre-gauche Delo, qui dresse un parallèle avec la guerre de Bosnie : » suite
Le massacre de Houla marque l'échec des Nations unies, critique le quotidien de centre-gauche Delo, qui dresse un parallèle avec la guerre de Bosnie : "Le crime de Houla - à l'instar du siège de Sarajevo - s'est déroulé devant les yeux des observateurs de l'ONU. Juste après le début de l'offensive, les habitants de la ville syrienne attaquée avaient fait appel à sept membres de la mission d'observation de l'ONU, sans que ceux-ci ne réagissent à cet appel au secours. Par la suite, les unités paramilitaires d'Al-Assad sont entrées dans Houla pour terminer le travail, poignardant et tirant à bout portant. C'est alors seulement que les observateurs de l'ONU sont entrés dans la ville ensanglantée, ont compté les corps et rédigé un rapport neutre. Comme à Srebrenica et au Rwanda. … Le conflit en Syrie, qui dure déjà depuis 15 mois, a dépassé les limites d'une guerre civile. Près de 10.000 personnes y ont perdu la vie. La guerre de Bosnie a duré près de quatre ans et a fait environ 110.000 morts. Le monde n'a réagi que lorsque le nombre de victimes a dépassé la barre des 100.000. Al-Assad a donc encore le temps."
» article intégral (lien externe, slovène)
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Tous les textes disponibles de » Bostjan Videmsek
Frankfurter Rundschau - Allemagne | vendredi, 25. mai 2012
En Egypte, le comptage des voix a commencé après les élections présidentielles. Le pays a fait un grand pas en avant en matière de démocratie, se félicite le quotidien de centre-gauche Frankfurter Rundschau : » suite
En Egypte, le comptage des voix a commencé après les élections présidentielles. Le pays a fait un grand pas en avant en matière de démocratie, se félicite le quotidien de centre-gauche Frankfurter Rundschau : "Pour la première fois de leur histoire, les Egyptiens ont eu le choix entre plusieurs candidats et il semble que le scrutin se soit déroulé de manière relativement juste et sans fraude. La bonne organisation est aussi une nouveauté. … Cela vaut aussi pour les électeurs : où que l'on se trouve ces jours-ci, tout le monde discute de politique. … Prochaine leçon ? Lorsque le président arrivera au pouvoir. De nombreux Egyptiens attendent avec impatience qu'un homme fort prenne de nouveau les rênes et que le calme revienne dans le pays. Mais comment cela se passera-t-il ? Le gouvernement ne pourra jamais satisfaire tout le monde et il y aura d'autres contestations. La prochaine leçon est donc : 'oubliez le grand chef'. … L'Egypte a encore un long chemin devant elle avant de devenir une démocratie viable. Mais les élections présidentielles - quelle que soit leur issue - l'ont faite avancer."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Julia Gerlach
Le Temps - Suisse | mercredi, 23. mai 2012
En Egypte ont lieu ce mercredi les premières élections présidentielles libres. Cet évènement revêt une immense importance en dépit du chaos dans le pays, souligne le quotidien de centre-gauche Le Temps : » suite
En Egypte ont lieu ce mercredi les premières élections présidentielles libres. Cet évènement revêt une immense importance en dépit du chaos dans le pays, souligne le quotidien de centre-gauche Le Temps : "Il faudrait beaucoup d'imagination pour dessiner une transition plus chaotique que celle qu'est en train de vivre l'Egypte. Des candidats à la présidentielle interdits d'élection pour des raisons plus ou moins obscures; un parlement nouveau-né déjà continuellement paralysé; un jeu du chat et de la souris entre l'armée et les islamistes qui fait perdre le fil même aux observateurs les plus patients. … Pour couronner le tout, le scrutin présidentiel démarre aujourd'hui sans que l'on connaisse ne serait-ce que l'étendue exacte des pouvoirs du prochain chef de l'Etat. ... Pourtant, la ferveur qui entoure ce premier rendez-vous des Egyptiens avec la démocratie réelle montre bien que quelque chose de plus puissant se joue sous ce chaos apparent. ... L'avenir de l'Egypte est en jeu, et le chemin s'annonce encore long. Mais aujourd'hui ce sont les Egyptiens qui se chargent, seuls, d'en définir les contours."
» article intégral (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Luis Lema
Corriere della Sera - Italie | vendredi, 11. mai 2012
Après un grave attentat à la bombe qui a coûté la vie à 70 personnes au moins jeudi à Damas, la capitale syrienne, le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé à mettre en œuvre le plan de paix de l'émissaire spécial Kofi Annan. Cet appel ne fait pourtant que révéler l'impuissance de l'Occident, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : » suite
Après un grave attentat à la bombe qui a coûté la vie à 70 personnes au moins jeudi à Damas, la capitale syrienne, le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé à mettre en œuvre le plan de paix de l'émissaire spécial Kofi Annan. Cet appel ne fait pourtant que révéler l'impuissance de l'Occident, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "Pouvons-nous continuer à nous dissimuler derrière le plan de paix d'Annan ? Ce plan a échoué malgré toutes les bonnes intentions et ne laisse plus que deux options : tacitement lâcher prise ou, comme l'exige le Premier ministre turc Erdoğan, envoyer des milliers de casques bleus en Syrie avec un mandat de l'ONU semblable à celui adopté pour la Libye. Le problème, c'est que la Russie et la Chine ne donneraient pas leur assentiment à l'intervention des troupes de l'ONU et que ce serait indubitablement la première étape d'une nouvelle guerre. Cela explique l'impuissance de l'Occident. Bachar Al-Assad et les autre possibles instigateurs des attaques d'hier ne devraient toutefois pas sous-estimer la puissance de ces images sanglantes. Ce ne serait pas la première fois que l'horreur rend possible demain ce qui paraît inconcevable aujourd'hui."
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Tous les textes disponibles de » Franco Venturini
Die Presse - Autriche | mardi, 24. avril 2012
La société nationale égyptienne de gaz a annoncé dimanche l'interruption de ses livraisons à Israël. Si la décision suscite l'enthousiasme dans le pays, l'Egypte ferait pourtant mieux de s'occuper de ses propres problèmes, estime le quotidien libéral-conservateur Die Presse : » suite
La société nationale égyptienne de gaz a annoncé dimanche l'interruption de ses livraisons à Israël. Si la décision suscite l'enthousiasme dans le pays, l'Egypte ferait pourtant mieux de s'occuper de ses propres problèmes, estime le quotidien libéral-conservateur Die Presse : "De nombreux opposants à Moubarak flairaient un deal vicié derrière le commerce gazier avec Israël, à l'avantage des caisses privées de certaines grandes pointures du régime et au détriment de l'Etat égyptien. … La résiliation de l'accord de livraison de gaz avec Israël satisfait de nombreux Egyptiens. Il convient d'élucider si l'accord comportait des irrégularités. Il est toutefois peu judicieux de vouloir détourner l'attention des problèmes égyptiens en exploitant 'l'image de l'ennemi juré' de la rue arabe. Car ces problèmes sont trop importants."
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Tous les textes disponibles de » Wieland Schneider
The Guardian - Royaume-Uni | vendredi, 20. avril 2012
La commission électorale égyptienne a confirmé sa décision d'exclure dix candidats des élections présidentielles en mai. Certains candidats populaires ne peuvent ainsi pas se présenter, dont celui des Frères musulmans, Khaïrat el-Shater, l'ancien chef des services secrets Omar Souleiman et le prédicateur salafiste Hazem Abou Ismaïl. La révolution égyptienne est loin d'être terminée, estime le quotidien de centre-gauche The Guardian : » suite
La commission électorale égyptienne a confirmé sa décision d'exclure dix candidats des élections présidentielles en mai. Certains candidats populaires ne peuvent ainsi pas se présenter, dont celui des Frères musulmans, Khaïrat el-Shater, l'ancien chef des services secrets Omar Souleiman et le prédicateur salafiste Hazem Abou Ismaïl. La révolution égyptienne est loin d'être terminée, estime le quotidien de centre-gauche The Guardian : "Depuis le putsch militaire de 1952 qui a mis fin à la monarchie et à l'occupation britannique, l'armée a bloqué le moindre développement. Pas étonnant donc qu'un peu plus d'un mois avant de choisir l'alternative à Moubarak, il ne nous reste qu'à nous demander qui est le moins pire. Pendant quelques semaines agitées, la question était 'qui fait le moins peur ?', jusqu'à ce que la commission disqualifie dix candidats, dont trois notamment suscitaient des craintes. … L'intérêt de la chute de Moubarak, c'était de ne plus avoir peur. La révolution continue, pas seulement pour mettre fin à la domination de l'armée, mais pour donner une alternative au moins pire."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Tous les textes disponibles de » Mona Eltahawy
À la une de vendredi, 13. avril 2012
Le cessez-le-feu en vigueur depuis jeudi matin en Syrie a jusqu'à présent été respecté malgré les doutes. Il fait partie du plan de paix de ... » suite
Le cessez-le-feu en vigueur depuis jeudi matin en Syrie a jusqu'à présent été respecté malgré les doutes. Il fait partie du plan de paix de l'émissaire spécial de l'ONU, Kofi Annan. Mais ce plan n'a du sens que s'il engage un changement politique, estiment les commentateurs qui doutent de la loyauté du président syrien Bachar Al-Assad.
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Corriere della Sera - Italie | jeudi, 12. avril 2012
Le grand-prix de Formule 1 controversé de Bahreïn le 22 avril ne sera pas annulé malgré l'agitation dans le pays, a communiqué la Fédération internationale de l'automobile ce vendredi. Cette décision intervient après plusieurs demandes d'annulation de la course, venant entre autres d'Amnesty International. Dans ces discussions, il n'est finalement question que d'argent et non des droits de l'homme, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : » suite
Le grand-prix de Formule 1 controversé de Bahreïn le 22 avril ne sera pas annulé malgré l'agitation dans le pays, a communiqué la Fédération internationale de l'automobile ce vendredi. Cette décision intervient après plusieurs demandes d'annulation de la course, venant entre autres d'Amnesty International. Dans ces discussions, il n'est finalement question que d'argent et non des droits de l'homme, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "Bahreïn oui ou non ? Un an après les troubles, le printemps arabe n'est pas terminé et il n'a peut-être encore jamais commencé. … La révolution doit être prise au sérieux pour permettre de décider du départ de la course. … Personne ne se soucie des droits de l'homme à Bahreïn ou dans n'importe quel autre pays, sinon des courses auraient-elle lieu en Chine ou en Malaisie ? Les écuries craignent toutefois de devoir payer des amendes corsées dans le cas d'un boycott, tandis que le cheik de Manama se soucie de ses investissements dans les pilotes de McLaren."
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Tous les textes disponibles de » Francesco Battistini
Süddeutsche Zeitung - Allemagne | mercredi, 11. avril 2012
Le fait que la Syrie ne trouve pas l'apaisement est aussi lié aux mauvais amis du pays, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : » suite
Le fait que la Syrie ne trouve pas l'apaisement est aussi lié aux mauvais amis du pays, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Les fonds de plusieurs millions que l'Arabie Saoudite et le Qatar veulent lancer pour le bien de la rébellion, mais dans lesquels les Etats-Unis et une bonne dizaine d'autres pays veulent aussi injecter de l'argent, revêtent par exemple un rôle plus déterminant dans l'hypothèse d'une chute d'Al-Assad et des conséquences de celle-ci. Le fait que les rois du Golfe veulent financer avec leurs pétrodollars un soulèvement qu'ils ont réprimé chez eux en achetant leurs sujets par des sommes bien plus conséquentes constitue seulement l'une des flagrantes contradictions de ce projet. … Les rebelles s'accusent déjà mutuellement de s'enrichir. Et l'on devrait encore injecter davantage d'argent ? …. L'Arabie Saoudite et le Qatar sèment la discorde dans les rangs de toute façon déjà divisés des combattants. Ils favorisent la dégénération d'un conflit dans lequel victimes et bourreaux sont de plus en plus difficiles à identifier au gré des semaines. Mais il y a une chose qu'ils ne font pas. Contrairement à ce qui leur est souvent reproché, ils ne s'achètent pas leur sortie du conflit, il ne font que s'y impliquer."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Sonja Zekri
Corriere del Ticino - Suisse | mercredi, 11. avril 2012
Toutes les négociations diplomatiques ayant échoué jusque-là, le quotidien libéral Corriere del Ticino espère que le régime d'Al-Assad s'autodétruira : » suite
Toutes les négociations diplomatiques ayant échoué jusque-là, le quotidien libéral Corriere del Ticino espère que le régime d'Al-Assad s'autodétruira : "Le président syrien Bachar Al-Assad a fait sien le principe de ne pas respecter les accords et les délais. Il poursuit ainsi une stratégie de duplicité dans laquelle son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad est passé champion du monde. … Il est pourtant évident que le régime syrien se trouve dans une impasse et qu'il ne fait que lutter pour sa survie. … Vu l'absence de solution militaire et diplomatique, il ne reste pour l'Occident qu'à espérer que le régime s'effondre de l'intérieur. S'ils décidaient de conspirer contre Al-Assad, les généraux pourraient lui porter le coup de grâce."
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Tous les textes disponibles de » Gerardo Morina
Die Presse - Autriche | mercredi, 11. avril 2012
Le conflit cruel en Syrie ne laissant présager aucune issue, la protection de la population civile doit être la plus haute priorité, demande le quotidien libéral-conservateur Die Presse : » suite
Le conflit cruel en Syrie ne laissant présager aucune issue, la protection de la population civile doit être la plus haute priorité, demande le quotidien libéral-conservateur Die Presse : "Il n'y a actuellement aucune alternative solide à l'initiative diplomatique de Kofi Annan. … La mise en œuvre d'une zone sécurisée telle que la propose la Turquie est pour l'heure la solution la plus vraisemblable et la plus réalisable. Dans le nord de l'Irak, une zone sécurisée pour les Kurdes ayant fui Saddam Hussein s'était avérée très utile. Et tant que la communauté des Etats ne tombe pas d'accord sur une action commune contre le régime d'Al-Assad, elle doit veiller à ce que la souffrance de la population civile syrienne soit quelque peu soulagée. Un veto de la part de la Chine ou de la Russie contre une telle proposition serait impardonnable."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Thomas Seifert
The Guardian - Royaume-Uni | mardi, 10. avril 2012
Les Etats de l'OTAN doivent intervenir avec fermeté dans le conflit en Syrie avant que celui-ci ne s'étende, écrit le quotidien de centre-gauche The Guardian : » suite
Les Etats de l'OTAN doivent intervenir avec fermeté dans le conflit en Syrie avant que celui-ci ne s'étende, écrit le quotidien de centre-gauche The Guardian : "D'un point de vue stratégique, la tactique occidentale de non-intervention a généré d'énormes manquements. Les incidents en Turquie et au Liban illustrent bien l'absurdité de l'argument de non-intervention, selon lequel une intervention directe de l'Occident entraînerait une propagation du conflit. La Syrie brûle et la situation est hors de contrôle. L'incendie s'étend déjà. … Tous les différents scénarios [catastrophe] restent dangereux, préoccupants et imprévisibles. Mais chaque journée de combat qui passe rend de plus en plus probable leur réalisation."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Il Sole 24 Ore - Italie | mardi, 10. avril 2012
Omar Souleiman, directeur de longue date des services secrets et vice-président pendant un temps du régime Moubarak, a provoqué la surprise vendredi, peu avant la fin du délai imparti pour présenter sa candidature, en annonçant vouloir participer aux élections présidentielles égyptiennes qui débuteront le 23 mai. Il y a désormais plusieurs candidats mais seuls les acteurs de la révolution égyptienne n'y participeront pas, déplore le journal économique Il Sole 24 Ore : » suite
Omar Souleiman, directeur de longue date des services secrets et vice-président pendant un temps du régime Moubarak, a provoqué la surprise vendredi, peu avant la fin du délai imparti pour présenter sa candidature, en annonçant vouloir participer aux élections présidentielles égyptiennes qui débuteront le 23 mai. Il y a désormais plusieurs candidats mais seuls les acteurs de la révolution égyptienne n'y participeront pas, déplore le journal économique Il Sole 24 Ore : "Des brumes de l'ancien régime a également surgi à la dernière minute Omar Souleiman. … Les Frères musulmans et leur candidat surprise Khaïrat al-Chater, un riche entrepreneur avec un sens marqué des affaires, sont ceux qui ont le moins à se plaindre de ce revirement. … La course se déroulera au final entre ces deux candidats. Les électeurs devront décider celui qu'ils tiendront pour un moindre mal : une variante édulcorée de l'ancien régime séculier ou une version pas mois douce de l'islam politique. Les acteurs du printemps égyptien restent par contre exclus : les blogueurs et les jeunes de la place Tahrir. Ils n'ont plus d'influence sur le futur immédiat du pays."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Diário de Notícias - Portugal | lundi, 9. avril 2012
Les troupes syriennes doivent se retirer ce mardi des villes assiégées et appliquer ainsi le plan de paix annoncé par l'émissaire spécial de l'ONU Kofi Annan. Le président Bachar Al-Assad exige toutefois comme condition d'arrêt de la violence des garanties écrites de la part de l'opposition. Cela n'est pas surprenant, estime le quotidien Diário de Notícias : » suite
Les troupes syriennes doivent se retirer ce mardi des villes assiégées et appliquer ainsi le plan de paix annoncé par l'émissaire spécial de l'ONU Kofi Annan. Le président Bachar Al-Assad exige toutefois comme condition d'arrêt de la violence des garanties écrites de la part de l'opposition. Cela n'est pas surprenant, estime le quotidien Diário de Notícias : "Cette demande s'intègre dans le cadre des anciennes déclarations faites par Damas et ses deux principales alliées, la Russie et la Chine. Depuis le début du conflit en Syrie, ces deux grandes puissances du Conseil de sécurité de l'ONU ont souligné la nécessité de poser les mêmes exigences pour les deux camps. Ce faisant, elles bloquent les résolutions de l'ONU contre Damas, ce qui laissait présager qu'Al-Assad réagirait de cette manière. Mais le moment de la publication, 48 heures avant le début du retrait, conforte ses détracteurs dans l'idée que le dictateur de Damas n'a pas prévu d'accepter la déclaration de Kofi Annan, mais essaie simplement de gagner du temps. … Cela ne peut toutefois réussir que si Moscou et Pékin ne changent pas d'avis."
» article intégral (lien externe, portugais)
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Avvenire - Italie | mardi, 3. avril 2012
Les Frères musulmans égyptiens sont revenus sur leurs annonces précédentes et ont finalement présenté samedi un candidat pour les élections présidentielles de fin mai, suscitant des protestations au sein de l'Assemblée constituante. Les 24 représentants des partis séculiers et des coptes ont annoncé le boycott de l'Assemblée. Le quotidien catholique Avvenire craint que les Frères musulmans ne poursuivent leur double jeu : » suite
Les Frères musulmans égyptiens sont revenus sur leurs annonces précédentes et ont finalement présenté samedi un candidat pour les élections présidentielles de fin mai, suscitant des protestations au sein de l'Assemblée constituante. Les 24 représentants des partis séculiers et des coptes ont annoncé le boycott de l'Assemblée. Le quotidien catholique Avvenire craint que les Frères musulmans ne poursuivent leur double jeu : "En dépit des protestations, le bloc islamiste envisage d'établir dans la nouvelle Constitution égyptienne un Etat islamiste basé sur la charia. … L'Egypte emprunte ainsi une voie dangereuse. … Les Frères musulmans sont les maîtres de la duplicité : s'ils se présentent d'un côté comme les défenseurs de la tolérance et de la démocratie, ils se réfèrent implacablement de l'autre aux principes de l'islam politique et du fondamentalisme. Leur candidat aux élections présidentielles, Khaïrat al-Chater, est le champion du monde du double jeu : conservateur et pragmatique, centralisateur au sein du mouvement et loquace avec le monde extérieur, théoricien de l'économie islamique et grand ami de Wall Street."
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Turun Sanomat - Finlande | mardi, 3. avril 2012
L'Arabie Saoudite et d'autres Etats du Golfe veulent soutenir les rebelles syriens en leur apportant une aide de 74,9 millions d'euros ces trois prochains mois. Le quotidien libéral Turun Sanomat redoute une amplification du conflit : » suite
L'Arabie Saoudite et d'autres Etats du Golfe veulent soutenir les rebelles syriens en leur apportant une aide de 74,9 millions d'euros ces trois prochains mois. Le quotidien libéral Turun Sanomat redoute une amplification du conflit : "Les Etats sunnites que sont l'Arabie Saoudite et le Qatar veulent isoler la Syrie dirigée par les Alaouites chiites et armer l'opposition sunnite contre Al-Assad. C'est l'objectif de la décision prise par l'Arabie Saoudite et d'autres Etats arabes du Golfe persique, visant à établir un fonds de plusieurs millions censé rétribuer les soldats passés dans le camp des rebelles. … L'aide armée aux rebelles en infériorité militaire est un 'compromis créatif', car l'entente de la communauté internationale ne permet pas de faire davantage actuellement. Le risque avec cette solution, c'est de prolonger le conflit violent que connaît la Syrie et de le transformer en véritable guerre civile."
» article intégral (lien externe, finnois)
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Il Sole 24 Ore - Italie | dimanche, 1. avril 2012
Le printemps arabe a contraint les Etats-Unis à redéfinir leur politique étrangère, estime le politologue américain Henry Kissinger dans le journal économique Il Sole 24 Ore, redoutant la relégation au second plan de la sécurité nationale américaine : » suite
Le printemps arabe a contraint les Etats-Unis à redéfinir leur politique étrangère, estime le politologue américain Henry Kissinger dans le journal économique Il Sole 24 Ore, redoutant la relégation au second plan de la sécurité nationale américaine : "Tandis que les Etats-Unis retirent leurs troupes d'Irak et d'Afghanistan - des missions menées au nom de la sécurité nationale - ils interviennent dans d'autres Etats de la région (bien qu'avec hésitation) au nom de principes humanitaires. L'instauration de la démocratie chasse-t-elle la sécurité nationale pour s'ériger en nouveau principe politique au Proche et au Moyen-Orient ? Le printemps arabe correspond-il par ailleurs vraiment à la mise en place de la démocratie ? … Une révolution doit être jugée en fonction de son résultat, pas de son point de départ. L'aspect humanitaire ne doit pas nuire à la nécessité d'incorporer l'intérêt national dans un concept d'ordre mondial. Pour les Etats-Unis, la doctrine de l'intervention humanitaire dans les révolutions est soutenable seulement si elle est en adéquation avec le principe de sécurité nationale. … Au sein de ces limites, la politique américaine dispose de la marge de manœuvre pour favoriser les valeurs humanitaires et démocratiques."
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De Volkskrant - Pays-Bas | vendredi, 30. mars 2012
Le Conseil de l'Europe a publié jeudi un rapport accusant l'Italie, l'OTAN et la Libye d'être responsables de la mort de 63 réfugiés sur leur embarcation en Méditerranée en mars 2011. L'Europe ne veut pas aider, critique la chroniqueuse Sheila Sitalsing dans le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : » suite
Le Conseil de l'Europe a publié jeudi un rapport accusant l'Italie, l'OTAN et la Libye d'être responsables de la mort de 63 réfugiés sur leur embarcation en Méditerranée en mars 2011. L'Europe ne veut pas aider, critique la chroniqueuse Sheila Sitalsing dans le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "Le caractère particulier de cette histoire, c'est qu'elle a pu être documentée. Elle n'a rien d'exceptionnel. En 2011, 1.500 immigrés clandestins ont vraisemblablement péri en Méditerranée. Il faut bien que certains aient été vus. Ce sont les acteurs d'un jeu désespéré. L'Europe ne veut pas et ne peut pas les héberger. Quelques jours seulement après le drame de ce bateau abandonné à lui-même, Berlusconi et Sarkozy se crêpaient le chignon au sujet des nombreux Maghrébins qui affluaient à Paris via la passoire frontalière italienne. Le printemps arabe a été super sur Facebook, mais lorsqu'il a généré des foules de réfugiés en quête eux aussi d'une vie à Berlin et à Amsterdam, la fête a vite été finie."
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The Guardian - Royaume-Uni | mercredi, 28. mars 2012
Si les perspectives de réussite du plan de paix sont plutôt minces, celui-ci comporte toutefois l'occasion de réduire quelque peu les souffrances de la population, estime le quotidien de centre-gauche The Guardian : » suite
Si les perspectives de réussite du plan de paix sont plutôt minces, celui-ci comporte toutefois l'occasion de réduire quelque peu les souffrances de la population, estime le quotidien de centre-gauche The Guardian : "Le succès dépend également de la propension des puissances extérieures à continuer à penser qu'un tel processus sert leurs intérêts. Le blocage russe et chinois était jusque-là motivé par deux visions : la première, le fait qu'il n'est pas réaliste d'attendre une victoire des rebelles et la seconde, le principe selon lequel il ne faut pas autoriser les Etats-Unis à engager une nouvelle action unilatérale et hégémonique au Proche-Orient. Les Etats-Unis, de leur côté, pourraient penser qu'ils sont allés trop loin en insistant sur le départ d'Al-Assad sans pour autant pouvoir l'imposer. … Si le plan échoue, ce ne serait pas une surprise. Si le plan ou une initiative similaire devait réussir, cela ne devrait que prolonger le conflit sous une nouvelle forme, en apportant néanmoins la possibilité de réduire les coûts humains."
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Financial Times Deutschland - Allemagne | mercredi, 28. mars 2012
Les positions du président syrien Bachar Al-Assad ont enfin évolué, se réjouit le journal économique libéral Financial Times Deutschland, qui appelle toutefois à faire encore preuve de la plus grande prudence envers le dictateur : » suite
Les positions du président syrien Bachar Al-Assad ont enfin évolué, se réjouit le journal économique libéral Financial Times Deutschland, qui appelle toutefois à faire encore preuve de la plus grande prudence envers le dictateur : "Al-Assad a désormais deux possibilités : soit il est sérieux dans ses velléités de paix et applique le plan Annan, qui doit encore être détaillé. Il devra alors négocier avec l'opposition, tolérer la présence des journalistes dans le pays et surtout déposer les armes. Soit il continue de déployer ses soldats et ses policiers contre les manifestants et confirme ainsi la méfiance que même ses alliés les plus fidèles à Moscou et Pékin semblent désormais avoir à son égard. Car la Russie et la Chine, deux membres permanents au Conseil de sécurité de l'ONU, soutiennent le plan de paix. … On ne peut malgré tout pas se fier à Al-Assad. Il est possible qu'il veuille seulement gagner du temps pour sauver d'une façon ou d'une autre sa position de dirigeant voire même sa tête : contrairement aux revendications de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement - et de l'opposition syrienne - Annan s'est jusque-là gardé de lancer des appels à la démission."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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La Stampa - Italie | mercredi, 28. mars 2012
En approuvant le plan de paix, le président Bachar Al-Assad a de nouveau les cartes en main et peut imposer ses conditions à l'ONU, déplore le quotidien libéral La Stampa : » suite
En approuvant le plan de paix, le président Bachar Al-Assad a de nouveau les cartes en main et peut imposer ses conditions à l'ONU, déplore le quotidien libéral La Stampa : "Al-Assad a réussi là où Kadhafi avait échoué en raison des raids de l'OTAN. Le président syrien peut maintenant tranquillement penser à la dimension politique du conflit. Il est renforcé et peut se permettre un peu d'ouverture. Le plan en six points de l'ONU, qui n'appelle pas à la démission d'Al-Assad, ne présente rien de gênant pour Damas. Pour le reste, sur le papier, le gouvernement devra respecter des conditions peu contraignantes et autorisant les Nations unies à réassumer au moins un rôle de médiateur crédible."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Tous les textes disponibles de » Giordano Stabile
Die Presse - Autriche | vendredi, 16. mars 2012
Le quotidien britannique The Guardian a annoncé mercredi soir être en possession de plus de 3.000 e-mails privés du dictateur syrien Bachar Al-Assad. Les e-mails ont apparemment été transmis au journal par l'opposition syrienne. Mais leur contenu est plutôt banal, estime le quotidien libéral-conservateur Die Presse : » suite
Le quotidien britannique The Guardian a annoncé mercredi soir être en possession de plus de 3.000 e-mails privés du dictateur syrien Bachar Al-Assad. Les e-mails ont apparemment été transmis au journal par l'opposition syrienne. Mais leur contenu est plutôt banal, estime le quotidien libéral-conservateur Die Presse : "L'ensemble des e-mails ne forme pas l'image d'un monstre, mais d'un homme qui achète de la musique et des applications sur l'iTunes Store d'Apple, et n'oublie pas de faire de gentils compliments à sa femme en lui envoyant une chanson de Blake Shelton : 'Cos God gave me you for the ups and downs'. Difficile à la lecture de ce texte d'associer l'image de cet homme avec celle des atrocités de Homs, dont Al-Assad est directement responsable. La question du cui bono soutient ainsi plutôt la thèse de l'authenticité des e-mails."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Thomas Seifert
Avvenire - Italie | jeudi, 15. mars 2012
Le mouvement de protestation contre le président syrien Bachar Al-Assad commençait le 15 mars 2011 avec des manifestations étudiantes à Damas. Un an après, le pays se trouve plongé dans une guerre civile qui a déjà coûté la vie à 8.000 personnes selon les estimations de l'ONU. La communauté internationale hésite, Washington menace et Moscou met en garde contre une internationalisation du conflit. La position russe est paradoxalement la plus convaincante, estime le quotidien catholique Avvenire : » suite
Le mouvement de protestation contre le président syrien Bachar Al-Assad commençait le 15 mars 2011 avec des manifestations étudiantes à Damas. Un an après, le pays se trouve plongé dans une guerre civile qui a déjà coûté la vie à 8.000 personnes selon les estimations de l'ONU. La communauté internationale hésite, Washington menace et Moscou met en garde contre une internationalisation du conflit. La position russe est paradoxalement la plus convaincante, estime le quotidien catholique Avvenire : "Le problème, c'est que Moscou a malheureusement raison. La Russie, qui attribue à l'immobilisme d'Al-Assad une lourde responsabilité dans l'escalade du conflit, semble disposer de meilleurs arguments que les Etats-Unis et l'Occident. Et ce, bien que la Russie reste motivée d'une part par une vision du monde anachronique du XIXe siècle, de l'autre par une perception manifestement mesquine de ses propres intérêts nationaux. Ce qui est surprenant dans les déclarations de la Maison-Blanche et du ministère des Affaires étrangères [américain], c'est la dérive 'monocorde' adoptée chaque fois que les crises dépassent un certain seuil. A partir de là, c'est comme si les Etats-Unis - quel que soit le gouvernement - n'étaient plus en mesure de soutenir la pression et s'impatientaient en caressant nerveusement la gâchette de leur revolver."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Tous les textes disponibles de » Vittorio Emanuele Parsi
Der Standard - Autriche | jeudi, 15. mars 2012
La Russie et la Chine continuent de bloquer par leur veto une éventuelle intervention de l'ONU en Syrie. Dans le quotidien de centre-gauche Der Standard, l'intellectuel français André Glucksmann déplore la diplomatie hésitante de l'UE et la dépendance de celle-ci à Pékin et Moscou : » suite
La Russie et la Chine continuent de bloquer par leur veto une éventuelle intervention de l'ONU en Syrie. Dans le quotidien de centre-gauche Der Standard, l'intellectuel français André Glucksmann déplore la diplomatie hésitante de l'UE et la dépendance de celle-ci à Pékin et Moscou : "Il est temps que l'Europe retrouve ses fondamentaux antitotalitaires et qu'elle soutienne tous les peuples qui imitent aujourd'hui l'exemple qu'elle a montré par le passé. Comment apporter notre aide aujourd'hui ? Comment nous entraider ? Il faut commencer par dire clairement les choses, par dévoiler les faux prétextes dans les questions fondamentales. Ce qui est paradoxal, c'est que le despote peut s'armer jusqu'aux dents car ses amis le fournissent en armes. D'un autre côté, on interdit de fournir aux rebelles réprimés les moyens de se défendre. Pouvons-nous autoriser que leur protection dépende du principe de non-ingérence ? Donner un blanc-seing aux meurtriers, abandonner sans résistance leurs victimes ? Nous devons constater une fois de plus avec sérénité et détermination que les deux grandes puissances ... bafouent la déclaration universelle des droits de l'homme et donc les Nations unies."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » André Glucksmann
Diário de Notícias - Portugal | mardi, 13. mars 2012
Le Conseil de sécurité de l'ONU n'a une fois de plus pas réussi à se mettre d'accord lors de sa rencontre lundi à New York sur la manière de faire face à la violence en Syrie. Le même jour, l'opposition syrienne a signalé 92 morts et demandé une intervention militaire extérieure. Les membres de l'ONU doivent enfin défendre la valeur de la vie, réclame le quotidien Diário de Notícias : » suite
Le Conseil de sécurité de l'ONU n'a une fois de plus pas réussi à se mettre d'accord lors de sa rencontre lundi à New York sur la manière de faire face à la violence en Syrie. Le même jour, l'opposition syrienne a signalé 92 morts et demandé une intervention militaire extérieure. Les membres de l'ONU doivent enfin défendre la valeur de la vie, réclame le quotidien Diário de Notícias : "Depuis un an, Bachar Al-Assad est confronté à la résistance croissante de la population, qui a connu 8.500 morts et des moments de barbarie tels que le massacre de Homs annoncé lundi. Mais le 'problème syrien' a cessé depuis longtemps d'être une affaire interne. Les facteurs ethniques et religieux qui définissent la société syrienne ont dans leurs différents aspects des répercussions sur l'ensemble de la région. Une région qui porte en son sein des problèmes tels que la question israélo-palestinienne, les incertitudes de l'Irak, le programme nucléaire iranien, l'avenir de l'Afghanistan et même du Pakistan. … En attendant, les grandes puissances à New York invoquent des principes généraux pour justifier leur stratégie, dans lequel le 'facteur humain' n'a pas de place. Il serait parfois bon que la diplomatie se rappelle qu'aucune équation géopolitique ne fonctionne sans les êtres humains, et que leur vie à une valeur."
» article intégral (lien externe, portugais)
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The Independent - Royaume-Uni | vendredi, 9. mars 2012
Le dirigeant syrien Bachar al-Assad perd de plus en plus de fidèles mais on est encore loin de sa chute, estime le quotidien libéral The Independent : » suite
Le dirigeant syrien Bachar al-Assad perd de plus en plus de fidèles mais on est encore loin de sa chute, estime le quotidien libéral The Independent : "Il y a quelques signes optimistes, notamment car plusieurs chefs militaires sont passés dans les rangs de l'opposition. … Une nouveauté aussi du côté de la communauté internationale. Washington parle d'apporter une aide humanitaire aux rebelles et le président Obama a prié le Pentagone d'envisager une option militaire. L'ambassadeur chinois a exhorté le président Al-Assad à cesser les violences. Même le président russe désigné, Vladimir Poutine, a déclaré qu'il n'avait pas l'intention de proposer l'asile au dictateur si celui-ci était renversé. Mais les rebelles syriens sont divisés et mal équipés. Ils ne disposent ni de chars ni d'artillerie et leurs chefs ne sont pas organisés. La route est encore longue jusqu'à la chute du régime d'Al-Assad, et les évènements de cette semaine ne sont que de minuscules avancées."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Die Presse - Autriche | vendredi, 9. mars 2012
Le vice-ministre syrien du Pétrole Abdo Hussameddin est passé jeudi du côté des insurgés et a publiquement pris ses distances par message vidéo du gouvernement de Bachar Al-Assad. La communauté internationale doit maintenant renforcer la pression extérieure pour résoudre le conflit sans bain de sang, estime le quotidien libéral-conservateur Die Presse : » suite
Le vice-ministre syrien du Pétrole Abdo Hussameddin est passé jeudi du côté des insurgés et a publiquement pris ses distances par message vidéo du gouvernement de Bachar Al-Assad. La communauté internationale doit maintenant renforcer la pression extérieure pour résoudre le conflit sans bain de sang, estime le quotidien libéral-conservateur Die Presse : "Al-Assad ne maîtrise plus la situation, son régime commence à se fissurer et il ne pourra plus tenir bien longtemps économiquement. … L'exigence du moment est donc de renforcer la pression sur Al-Assad. Il faut, pour cela du moins, faire valoir l'option militaire comme le font pour la première fois timidement les Américains. … L'objectif stratégique doit être le départ du président syrien. … Pour faciliter la décision d'Al-Assad, une offre d'asile devrait lui être faite de manière plus précise. S'il n'opte pas pour cette solution, il doit comprendre, eu égard au sort de ses voisins, qu'il pourrait finir devant la Cour de justice internationale, voire pire."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Christian Ultsch
Die Zeit - Allemagne | jeudi, 1. mars 2012
L'armée syrienne a poursuivi ses attaques cette semaine contre Homs, le bastion des rebelles. Pour les essayistes bosniaques Emir Suljagić et Reuf Bajrović, la situation de la ville rappelle la guerre menée en Bosnie dans les années 1990. Dans l'hebdomadaire libéral Die Zeit, ils appellent ainsi l'Occident à intervenir : » suite
L'armée syrienne a poursuivi ses attaques cette semaine contre Homs, le bastion des rebelles. Pour les essayistes bosniaques Emir Suljagić et Reuf Bajrović, la situation de la ville rappelle la guerre menée en Bosnie dans les années 1990. Dans l'hebdomadaire libéral Die Zeit, ils appellent ainsi l'Occident à intervenir : "Les crimes contre l'humanité commis par le régime de Bachar Al-Assad en Syrie ne sont rien d'autre qu'un retour aux pratiques du nettoyage ethnique employées dans les Balkans dans les années 1990. … L'Armée syrienne libre a été créée pour protéger les manifestants pacifiques des soldats d'Al-Assad. Les armer contribuerait à mettre un terme à ce bain de sang. … Laisser tomber l'Armée syrienne libre reviendrait à renforcer la sensibilité de ces forces à des idéologies radicales et à des partenaires de coalition douteux. ... Cela pourrait empêcher pendant des décennies la mise en place en Syrie d'une société démocratique et prospère. Sur ce point également, l'exemple de la Bosnie est riche d'enseignements : dans un environnement pourtant peu propice à ce genre d'influence, des pans de la société bosniaque se sont tournés vers des idéologies extrémistes au cours des deux dernières décennies."
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Der Standard - Autriche | lundi, 27. février 2012
Le président syrien Bachar Al-Assad a appelé dimanche les citoyens à se prononcer sur une réforme de la Constitution et continue d'intervenir par la force à l'encontre des rebelles. Une fin prochaine de la guerre civile n'est pas en vue compte tenu des divisions de l'opposition syrienne, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : » suite
Le président syrien Bachar Al-Assad a appelé dimanche les citoyens à se prononcer sur une réforme de la Constitution et continue d'intervenir par la force à l'encontre des rebelles. Une fin prochaine de la guerre civile n'est pas en vue compte tenu des divisions de l'opposition syrienne, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : "L'opposition syrienne n'a pas réussi dans les grandes lignes, à l'intérieur comme à l'extérieur, les mêmes prouesses que celle en Libye, bien que cette dernière se montre très fragmentée depuis la chute de Mouammar Kadhafi. C'est à dire parvenir à mettre en veilleuse dans une large mesure leurs différences le temps de l'insurrection, au profit d'un objectif commun. La comparaison est bien évidemment injuste, la société libyenne étant au moins homogène sur le plan religieux. Il n'y a en outre pas en Libye de lutte pour le pouvoir hégémonique avec une connotation religieuse, comme celle entre l'Iran et l'Arabie Saoudite en Syrie. Mais les handicaps syriens ne suffisent pas pour expliquer la piètre image donnée par l'opposition, incarnée par le Conseil national syrien (CNS). Un jour ou l'autre, les Etats-Unis et l'Europe finiront bien par le reconnaître malgré tout, en l'absence d'alternative. Mais beaucoup de choses devront encore se passer avant que l'on puisse croire le CNS capable de gérer la transition syrienne."
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Tous les textes disponibles de » Gudrun Harrer
The Times - Royaume-Uni | vendredi, 24. février 2012
Les représentants de 60 pays et l'opposition syrienne doivent se retrouver ce vendredi à Tunis pour trouver des solutions à la violence qui touche la Syrie. Après la mort des deux reporters occidentaux Marie Colvin et Rémi Ochlik, il faut absolument que l'Occident réagisse, estime le quotidien conservateur The Times : » suite
Les représentants de 60 pays et l'opposition syrienne doivent se retrouver ce vendredi à Tunis pour trouver des solutions à la violence qui touche la Syrie. Après la mort des deux reporters occidentaux Marie Colvin et Rémi Ochlik, il faut absolument que l'Occident réagisse, estime le quotidien conservateur The Times : "Il y a de nombreux arguments pratiques contre une intervention militaire en Syrie. On peut toutefois faire beaucoup de choses sans pour autant envahir le pays. Le succès de notre intervention en Libye et la non-intervention en Syrie compensent les erreurs que nous avons commises en Irak. La leçon est simple. Si tu t'opposes à un fasciste, tu récolteras le chaos. Et si tu ne t'opposes pas à lui, tu récolteras quand même le chaos. C'est dans la nature des choses, car ainsi fonctionnent ces monstres. On oublie parfois que c'est le fasciste le monstre, pas nous. Nous valons mieux que lui et nos actes le montreront."
» article intégral (lien externe, anglais)
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The Guardian - Royaume-Uni | jeudi, 23. février 2012
La reporter de guerre américaine Marie Colvin tuée mercredi à Homs était convaincue de l'importance de son travail, comme l'indique le discours qu'elle avait tenu lors d'une messe pour invalides de guerre en novembre 2010 à Londres, reproduit par le quotidien de centre-gauche The Guardian : » suite
La reporter de guerre américaine Marie Colvin tuée mercredi à Homs était convaincue de l'importance de son travail, comme l'indique le discours qu'elle avait tenu lors d'une messe pour invalides de guerre en novembre 2010 à Londres, reproduit par le quotidien de centre-gauche The Guardian : "Couvrir une guerre signifie se rendre sur des lieux dévastés par le chaos, la destruction et la mort, et essayer de témoigner. Cela veut dire tenter de déceler la vérité dans une tempête de sable de propagande, quand armées, tribus ou terroristes s'affrontent. Oui, cela signifie aussi prendre des risques. … Notre mission est de relater les horreurs de la guerre avec exactitude et sans préjugés. Nous devons toujours nous demander si l'histoire en vaut le risque. Qu'est-ce que le courage et qu'est-ce ce que la bravade ? Les journalistes qui rapportent les combats portent une grande part de responsabilité et doivent parfois prendre des décisions difficiles. Ils en paient parfois le prix ultime."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Libération - France | jeudi, 23. février 2012
La mort de ces reporters révèle l'importance des journalistes dans la lutte contre la répression dictatoriale, analyse le quotidien de centre-gauche Libération : » suite
La mort de ces reporters révèle l'importance des journalistes dans la lutte contre la répression dictatoriale, analyse le quotidien de centre-gauche Libération : "Il reste que la mort de Marie Colvin et de Rémi Ochlik à Homs ... révèle que le pouvoir menacé de Bachar al-Assad cible délibérément les témoins indépendants de sa sauvagerie. Les artilleurs du dictateur syrien ont visé le «centre de presse» improvisé qui servait à dire l'horreur des bombardements massifs des populations civiles. ... La mort de ces reporters rappelle aux contempteurs des médias ou à ceux qui croient que tout se trouve sur le Web que des hommes et des femmes sont prêts à risquer leur vie pour informer. Sans leurs témoignages, Al-Assad comme tant d'autres avant lui aurait pu continuer impunément à tuer et torturer son peuple. Leurs récits, leurs images peuvent sembler de faibles barrages à la barbarie. Ils en sont d'autant plus nécessaires."
» article intégral (lien externe, français)
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De Morgen - Belgique | jeudi, 23. février 2012
Au moins 120 personnes, dont deux journalistes occidentaux, ont été tuées dans des attaques perpétrées contre la ville syrienne de Homs ces derniers jours. Le quotidien de centre-gauche De Morgen reproche à l'Occident sa passivité : » suite
Au moins 120 personnes, dont deux journalistes occidentaux, ont été tuées dans des attaques perpétrées contre la ville syrienne de Homs ces derniers jours. Le quotidien de centre-gauche De Morgen reproche à l'Occident sa passivité : "Les dirigeants politiques n'ont pas de mots assez durs pour condamner Al-Assad et regrettent la mort de civils. Ce n'est pourtant pas ainsi que l'on sauve des vies. Depuis l'échec de l'accord au Conseil de sécurité de l'ONU il y a près d'un mois, les politiques occidentaux ont pris peu d'initiatives voire aucune pour rompre le blocus. Chine et Russie sont des boucs émissaires derrière lesquels tout le monde peut se cacher. Les débats sont marqués par un manque de détermination et l'absence de tout sentiment d'urgence. On aurait pourtant pu s'attendre dans cette situation d'urgence à ce que toutes les mesures possibles soient envisagées pour lancer des actions concrètes : renégocier avec la Russie, s'activer sur le plan diplomatique, engager un dialogue direct avec Al-Assad, isoler Damas sur le plan militaire. Pourtant rien ne se passe."
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Tous les textes disponibles de » Koen Vidal
Le Figaro - France | mardi, 14. février 2012
En appliquant leur veto au Conseil de sécurité de l'ONU, la Russie et la Chine ont empêché l'adoption d'une résolution contre le régime syrien. Le politologue Bruno Tertrais critique le droit de veto dans le quotidien conservateur Le Figaro, le jugeant dépassé : » suite
En appliquant leur veto au Conseil de sécurité de l'ONU, la Russie et la Chine ont empêché l'adoption d'une résolution contre le régime syrien. Le politologue Bruno Tertrais critique le droit de veto dans le quotidien conservateur Le Figaro, le jugeant dépassé : "La communauté internationale est aujourd'hui tributaire des choix politiques faits par deux pouvoirs autoritaires, l'un dominé par une oligarchie mafieuse et des services de renseignement tout-puissants, et l'autre par une élite politico-militaire corrompue qui a pour objectif premier de se maintenir au pouvoir. Faut-il que le sort des populations en danger soit l'otage d'institutions telles que le FSB (Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie), le PCC (Parti communiste chinois) et l'APL (Armée populaire de libération)? C'est à cela que mène la règle sacrée selon laquelle on n'agit qu'en vertu d'une résolution du Conseil de sécurité."
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Tous les textes disponibles de » Bruno Tertrais
De Standaard - Belgique | mardi, 14. février 2012
Suite aux affrontements sanglants en Syrie, quelque 500 Syriens sont arrivés en Belgique. Mais leurs demandes d'asile ne seront pas traitées en raison de la situation confuse du pays, rapporte le quotidien libéral De Standaard, qui explique le dilemme des autorités : » suite
Suite aux affrontements sanglants en Syrie, quelque 500 Syriens sont arrivés en Belgique. Mais leurs demandes d'asile ne seront pas traitées en raison de la situation confuse du pays, rapporte le quotidien libéral De Standaard, qui explique le dilemme des autorités : "L'incertitude est-elle une honte ? Est-ce inhumain ? Au premier abord, oui. Mais la situation est plus complexe. Les pays auxquels nous faisons davantage confiance en matière d'asile, la Norvège et la Suède, font de même. Si l'on traite désormais officiellement la demande des Syriens, cela signifie que celui qui aura suffisamment de preuves pourra rester alors que les autres devront être renvoyés. Ces derniers ne seront pas en nombre négligeable si l'on considère la situation confuse du pays. Il serait toutefois inhumain de renvoyer des individus actuellement. Tant que nous ne pouvons pas nous prononcer clairement, trancher sur des demandes d'asile pourrait avoir des conséquences inhumaines. … Il y a quelques années, avec une situation similaire en ex-Yougoslavie, on avait instauré un statut spécial de séjour limité. … Il semblerait que ce soit le moment de réintroduire le même principe pour les Syriens."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Der Standard - Autriche | lundi, 13. février 2012
La Ligue Arabe a appelé l'ONU dimanche à envoyer des troupes de maintien de la paix en Syrie pour mettre un terme aux affrontements violents entre les rebelles et le régime. Il est illusoire de croire qu'une telle mission commune puisse être mise en place, écrit le quotidien de centre-gauche Der Standard : » suite
La Ligue Arabe a appelé l'ONU dimanche à envoyer des troupes de maintien de la paix en Syrie pour mettre un terme aux affrontements violents entre les rebelles et le régime. Il est illusoire de croire qu'une telle mission commune puisse être mise en place, écrit le quotidien de centre-gauche Der Standard : "La Syrie ne donnera pas son accord et le Conseil de sécurité de l'ONU n'approuvera pas de résolution dans ce sens. Personne n'envisage d'intervention militaire car les groupes combattant le régime sont trop fragmentés et opaques : on pourrait facilement y retrouver des djihadistes infiltrés d'Irak. Les livraisons d'armes sont donc tout aussi problématiques. On peut également s'étonner du fait que les Etats du golfe, menant le front arabe contre la Syrie, s'approprient soudainement les principes de démocratie et de 'responsabilité protectrice'. Cela n'améliore en aucun cas le régime syrien, mais montre par contre que le contraire du mal n'est pas forcément le bien."
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Tous les textes disponibles de » Gudrun Harrer
The Times - Royaume-Uni | vendredi, 10. février 2012
Plus de 50 personnes ont été tuées jeudi à Homs, le bastion des protestations en Syrie, selon des rapports. L'Occident doit désormais décider d'armer ou non les rebelles, demande le quotidien libéral-conservateur The Times : » suite
Plus de 50 personnes ont été tuées jeudi à Homs, le bastion des protestations en Syrie, selon des rapports. L'Occident doit désormais décider d'armer ou non les rebelles, demande le quotidien libéral-conservateur The Times : "Une puissante alliance est sur le point de se former, menée par la Ligue Arabe et comportant également les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne. Si l'appel à l'aide lancé par les rebelles mène à leur approvisionnement en armes, on aura alors affaire à un véritable conflit. L'occident aura alors pris parti. C'est une décision importante et elle ne peut pas être prise de façon laxiste. Il faut élaborer un plan réfléchi, et les présidents français et américain, ainsi que le Premier ministre britannique, doivent enfin rencontrer la Ligue Arabe, à l'endroit qu'elle aura choisi, afin d'organiser un sommet sur la Syrie permettant de coordonner leur plan d'action."
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Corriere della Sera - Italie | mercredi, 8. février 2012
La visite mardi en Syrie du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, montre que l'Occident et le monde arabe sont résignés à laisser le champ libre à la diplomatie russe, estime le quotidien libéral conservateur Corriere della Sera : » suite
La visite mardi en Syrie du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, montre que l'Occident et le monde arabe sont résignés à laisser le champ libre à la diplomatie russe, estime le quotidien libéral conservateur Corriere della Sera : "Si même la haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, exige haut et fort le départ d'Al-Assad, plus rien ne peut nous masquer l'impuissance de l'Occident et de la Ligue Arabe après le veto sino-russe à l'ONU. Al-Assad se sent protégé par une arme invisible : l'intention maintes fois exprimée de ne pas intervenir par la force en Syrie. La Libye a été et reste une leçon difficile, même si peu de personnes le reconnaissent en Occident. Cette erreur ne doit pas être répétée. … Damas pourrait déclencher une réaction en chaîne aux conséquences imprévisibles. Sur cette toile de fond, la Russie évolue avec l'habileté d'un mammouth. Lavrov n'a pratiquement rien atteint mais il serait pourtant erroné de minimiser sa mission. La Russie mise désormais sur une 'solution yéménite'. Une transition au terme de laquelle Al-Assad cèdera sa place à un individu favorable au Kremlin et à ses intérêts dans la région."
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Göteborgs-Posten - Suède | mardi, 7. février 2012
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, se rend ce mardi à Damas pour engager des discussions avec le président syrien Bachar Al-Assad. Le quotidien libéral Göteborgs-Posten doute que ces négociations mettent fin au bain de sang en Syrie : » suite
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, se rend ce mardi à Damas pour engager des discussions avec le président syrien Bachar Al-Assad. Le quotidien libéral Göteborgs-Posten doute que ces négociations mettent fin au bain de sang en Syrie : "La Russie a la possibilité de faire pression sur le dictateur syrien. … Il n'y a pourtant pas beaucoup d'espoir. Lavrov cherche un dialogue politique. Mais Al-Assad lutte littéralement pour sa survie, après avoir rejeté toutes les possibilités de compromis. Tout indique que la guerre civile se poursuivra et que la situation continuera de se dégrader en Syrie. … La Russie et la Chine ont une lourde responsabilité ; elles occultent les souffrances de la Syrie et agissent selon un seul principe : les nations n'ont pas d'alliés, seulement des intérêts."
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Welt am Sonntag - Allemagne | dimanche, 5. février 2012
Depuis le réveil des mouvements de libération l'année dernière, le Proche-Orient ne connaît pas de trêve. Les démocraties européennes ont mis près de 200 ans pour se stabiliser, se console le journaliste Richard Herzinger dans l'hebdomadaire conservateur Welt am Sonntag : » suite
Depuis le réveil des mouvements de libération l'année dernière, le Proche-Orient ne connaît pas de trêve. Les démocraties européennes ont mis près de 200 ans pour se stabiliser, se console le journaliste Richard Herzinger dans l'hebdomadaire conservateur Welt am Sonntag : "Car il vaut la peine de se remémorer que les bouleversements révolutionnaires, tels ceux qui se produisent actuellement au Proche-Orient, suscitent des décennies de troubles sanglants, d'égarements affreux et de guerres cruelles. Le problème central des révolutions était de savoir comment capter et limiter par la voie des institutions la violence qui se déchaînait en leur sein. La révolution américaine y est parvenue de manière assez exemplaire, la révolution française a d'abord connu une dérive terroriste, sans parler de la révolution russe. En tout, il a fallu attendre près de 200 ans avant que la démocratie occidentale ne soit complètement établie. Se souvenir des grandes lignes de l'histoire permet en tout cas de ne pas désespérer devant les horreurs actuellement commises au Proche-Orient et, plutôt que se bercer de visions d'un avenir démocratique idéal, de se concentrer sur le combat constant contre la pire inhumanité."
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Corriere del Ticino - Suisse | vendredi, 3. février 2012
En Egypte, les manifestations qui ont fait suite aux affrontements lors d'un match de football à Port-Saïd, où 74 personnes ont trouvé la mort, se sont poursuivies jeudi. A Suez, les policiers ont tiré sur les manifestants, faisant deux morts. La population en colère demande la démission du chef du Conseil suprême des forces armées, Hussein Tantaoui. Le quotidien libéral Corriere del Ticino soutient leur revendication : » suite
En Egypte, les manifestations qui ont fait suite aux affrontements lors d'un match de football à Port-Saïd, où 74 personnes ont trouvé la mort, se sont poursuivies jeudi. A Suez, les policiers ont tiré sur les manifestants, faisant deux morts. La population en colère demande la démission du chef du Conseil suprême des forces armées, Hussein Tantaoui. Le quotidien libéral Corriere del Ticino soutient leur revendication : "Derrières ces violences se cache la main de l'ancien régime, dont l'intérêt principal est de faire sombrer l'Egypte dans le chaos. La dynamique est évidente, les affrontements de Port-Saïd étaient programmés et n'ont rien à voir avec le football. Le Conseil suprême des forces armées veut ainsi justifier sa main de fer et sa nécessité de rester au pouvoir jusqu'à ce qu'un gouvernement civil reprenne les rênes. Cette transition est prévue pour juin 2012, mais les manifestants exigent qu'elle ait lieu tout de suite. Le Conseil suprême des forces armées veut en outre éviter à tout prix que soit levé l'état d'urgence. Les affrontements sont une nouvelle tentative d'empêcher la démocratisation du pays."
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Libération - France | mercredi, 1. février 2012
Lors de sa réunion mardi soir, le Conseil de sécurité de l'ONU n'est pas parvenu à s'entendre sur une résolution pour stopper la violence en Syrie. Il faut d'urgence libérer la population syrienne de son dictateur si l'on veut éviter une guerre civile, demande le quotidien de centre-gauche Libération : » suite
Lors de sa réunion mardi soir, le Conseil de sécurité de l'ONU n'est pas parvenu à s'entendre sur une résolution pour stopper la violence en Syrie. Il faut d'urgence libérer la population syrienne de son dictateur si l'on veut éviter une guerre civile, demande le quotidien de centre-gauche Libération : "La Ligue arabe, club jusqu'alors de tyrannies, a demandé et travaille au départ du bourreau syrien. Preuve qu'au Moyen-Orient, les dictateurs ne peuvent plus impunément torturer et assassiner leurs citoyens. Le départ d'Al-Assad n'est pas pour autant assuré. Le Syrien joue la carte ethnique, attisant les braises de la guerre civile dans son pays fragile et fragmenté. Il reste que rien ne peut être pire que le maintien au pouvoir de Bachar Al-Assad. La transition sera difficile et lourde de périls, mais les Syriens, qui ont payé par milliers de leur vie leur combat pour la liberté, ont droit à la démocratie."
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The Times - Royaume-Uni | lundi, 30. janvier 2012
La Ligue arabe a interrompu samedi sa mission d'observation en Syrie, suite à quoi l'armée syrienne a intensifié dimanche la répression de l'opposition. La Grande-Bretagne et les alliés doivent désormais contraindre la Chine et la Russie à participer aux sanctions, demande le quotidien libéral-conservateur The Times : » suite
La Ligue arabe a interrompu samedi sa mission d'observation en Syrie, suite à quoi l'armée syrienne a intensifié dimanche la répression de l'opposition. La Grande-Bretagne et les alliés doivent désormais contraindre la Chine et la Russie à participer aux sanctions, demande le quotidien libéral-conservateur The Times : "Un régime qui assassine des milliers de civils perd son droit à la souveraineté. Le génocide perpétré par Saddam Hussein à l'encontre des Kurdes irakiens et celui tenté par Slobodan Milošević contre les Albanais du Kosovo illustrent bien cette leçon. La Grande-Bretagne et ses alliés au Conseil de sécurité doit faire comprendre à la Russie et à la Chine, jusque-là opposées à des sanctions, qu'Al-Assad doit démissionner. La Ligue arabe, qui a involontairement couvert la répression, devrait figurer aux avant-postes de cette tentative diplomatique. Plus Al-Assad restera au pouvoir, plus il y a de risques que l'explication finale avec son régime soit violente."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Público - Portugal | jeudi, 26. janvier 2012
Les révolutions du printemps arabe ne seront un succès que lorsque les pays auront réduit le pouvoir de l'armée, estime l'économiste pakistanais Shahid Javed Burki dans le quotidien Público : » suite
Les révolutions du printemps arabe ne seront un succès que lorsque les pays auront réduit le pouvoir de l'armée, estime l'économiste pakistanais Shahid Javed Burki dans le quotidien Público : "Depuis sa fondation au septième siècle, l'Islam a maintenu une tradition de profond engagement militaire tant en matière politique que de gouvernance. … Aujourd'hui, les révolutions qui secouent une grande partie du monde arabe sont perturbées par le passé militaire de l'Islam. Dans la première phase de ces soulèvements populaires, ceux qui avaient été économiquement et politiquement exclus ont commencé à réclamer inclusion et participation. Une deuxième phase est en marche, marquée par des pressions fortes pour désinvestir le vieil establishment militaire de son pouvoir. … Les peuples arabes ont désormais l'espoir que leurs demandes ne seront plus ignorées, et que leurs gouvernants seront soucieux des besoins de leurs citoyens. Mais cela - la vraie révolution - n'arrivera que lorsque de vrais représentants des citoyens, et non des militaires, pourront déterminer l'avenir politique de leur pays."
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Dagens Nyheter - Suède | mercredi, 25. janvier 2012
Lors des premières élections législatives libres en Egypte, les partis islamistes ont remporté une large victoire. Ils représentent depuis lundi environ 70 pour cent des 498 parlementaires. Les jeunes révolutionnaires ne sont pratiquement pas représentés dans ce nouveau Parlement. La voie vers une démocratie stable est encore longue, estime le quotidien libéral Dagens Nyheter : » suite
Lors des premières élections législatives libres en Egypte, les partis islamistes ont remporté une large victoire. Ils représentent depuis lundi environ 70 pour cent des 498 parlementaires. Les jeunes révolutionnaires ne sont pratiquement pas représentés dans ce nouveau Parlement. La voie vers une démocratie stable est encore longue, estime le quotidien libéral Dagens Nyheter : "L'UE et les Etats-Unis doivent prendre garde à l'armée et aux islamistes. Les actes de violence doivent être condamnés mais tant que la direction empruntée est bonne, le soutien est de mise. Les droits de l'homme, les droits politiques et religieux sont la base de la démocratie. Le fait que deux pour cent seulement des nouveaux membres du Parlement soient des femmes soulève des questions. L'armée doit être placée le plus rapidement possible sous le contrôle du civil. Les relations amicales avec les pays voisins, y compris Israël, doivent être entretenues. L'Egypte a déjà bien avancé. Il est important maintenant de garder le cap."
» article intégral (lien externe, suédois)
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Die Presse - Autriche | lundi, 23. janvier 2012
En Egypte se réunit ce lundi le premier Parlement librement élu, dans lequel les partis islamistes, plus ou moins radicaux, disposent de la majorité des sièges. L'Occident doit s'en accommoder tout en posant des conditions, estime le quotidien libéral-conservateur Die Presse : » suite
En Egypte se réunit ce lundi le premier Parlement librement élu, dans lequel les partis islamistes, plus ou moins radicaux, disposent de la majorité des sièges. L'Occident doit s'en accommoder tout en posant des conditions, estime le quotidien libéral-conservateur Die Presse : "Le fait que le scrutin se soit déroulé aussi bien est un immense succès. Les Egyptiens peuvent en être fiers. Condamner la victoire des islamistes serait tout aussi contre-productif que de tomber dans le piège de la dédramatisation. Car sur le plan notamment des droits des femmes et de la séparation de la religion et de l'Etat - une question primordiale dans un pays qui compte dix pour cent de chrétiens - il faudra surveiller à la loupe les frères musulmans. Ceux-ci comprendront qu'ils peuvent difficilement rejeter l'aide de l'Occident s'ils veulent résoudre les énormes problèmes économiques et sociaux du pays. L'Occident doit de son côté veiller à ce que cette aide soit assortie de conditions. On pourrait peut-être qualifier cela de chantage - mais cela est judicieux."
» article intégral (lien externe, allemand)
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The Times - Royaume-Uni | vendredi, 13. janvier 2012
La première victoire du printemps arabe a été la fuite du dictateur tunisien, Zine El-Abidine Ben Ali, le 14 janvier voilà un an. Le processus démocratique entamé à l'époque est le meilleur moyen d'empêcher l'extrémisme, estime le quotidien libéral-conservateur The Times : » suite
La première victoire du printemps arabe a été la fuite du dictateur tunisien, Zine El-Abidine Ben Ali, le 14 janvier voilà un an. Le processus démocratique entamé à l'époque est le meilleur moyen d'empêcher l'extrémisme, estime le quotidien libéral-conservateur The Times : "La démocratie arabe ne sera pas la même qu'en Scandinavie ; les décennies de corruption et d'autoritarisme ne seront pas simples à surmonter. Mais la réforme du modèle hégémonique s'impose depuis longtemps. … Lors des élections tunisiennes du mois d'octobre, c'est un parti islamiste qui a reçu la majorité des soutiens. Mais, signe prometteur, celui-ci a immédiatement entamé des négociations avec les partis séculiers. Il y a une justification morale à laisser choisir le peuple, mais aussi une justification pratique : on garantit ainsi au désaccord de s'exprimer sur le plan politique et pas seulement dans les mosquées. La dissémination de la liberté est au final la meilleure prévention contre l'extrémisme théocratique. Les citoyens des Etats arabes ont toutes les raisons de revendiquer cette liberté, et les Etats occidentaux de la saluer."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | vendredi, 6. janvier 2012
Dans le procès mené contre Hosni Moubarak, le parquet égyptien a requis jeudi la peine de mort contre l'ancien président. Celui-ci doit répondre de la mort de plusieurs centaines de manifestants au printemps de l'année dernière, a déclaré le procureur général Moustafa Suleiman dans son plaidoyer final. Le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung fait part de son incrédulité et demande à ce que les preuves soient présentées : » suite
Dans le procès mené contre Hosni Moubarak, le parquet égyptien a requis jeudi la peine de mort contre l'ancien président. Celui-ci doit répondre de la mort de plusieurs centaines de manifestants au printemps de l'année dernière, a déclaré le procureur général Moustafa Suleiman dans son plaidoyer final. Le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung fait part de son incrédulité et demande à ce que les preuves soient présentées : "Il est encore difficile de se l'imaginer vraiment compte tenu du naturel amical des Egyptiens, mais en raison de l'avancée défaillante des réformes, il n'est pas exclu que l'on veuille faire un exemple de Moubarak et de l'ancien ministre de l'Intérieur el-Adli, également accusé et réellement détesté dans tout le pays. On aimerait toutefois bien savoir quelles sont les 'preuves irréfutables' de la culpabilité de Moubarak dans la mort de plus de 800 manifestants. Si ces preuves existent, il faut encore pouvoir les dévoiler publiquement."
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Profil - Autriche | samedi, 31. décembre 2011
En 2011, dans le monde arabe mais aussi en Russie, en Chine et en Occident, d'innombrables personnes se sont soulevées contre le statu quo. Cette évolution se poursuivra au cours de cette nouvelle année, prédit Georg Hoffmann-Ostenhoff sur le site Profil Online : » suite
En 2011, dans le monde arabe mais aussi en Russie, en Chine et en Occident, d'innombrables personnes se sont soulevées contre le statu quo. Cette évolution se poursuivra au cours de cette nouvelle année, prédit Georg Hoffmann-Ostenhoff sur le site Profil Online : "Comme on peut le voir, les nouveaux mouvements de la génération Internet se combinent aux formes de lutte traditionnelles. Le sentiment d'indignation par rapport à des conditions injustes et à une caste politique aussi irresponsable s'associe à des actions de défense concrètes contre les attaques perpétrées sur le niveau de vie et les systèmes de sécurité sociale. D'après la définition de Lénine, il existe une situation révolutionnaire 'quand ceux d'en bas ne veulent plus continuer et que ceux d'en haut ne le peuvent plus'. Cela s'applique tout à fait au monde arabe. … Mais même dans l'Occident développé, les dirigeants sont de plus en plus embarrassés et les dirigés de plus en plus en colère. Il n'y a certes pas de révolution en vue. Mais il est certain que nous nous trouvons à un tournant. En outre, il est clair désormais qu'à côté des chancelleries et des gouvernements d'un côté et des bourses et des banques de l'autre - c'est-à-dire de la politique et des marchés - un troisième acteur a gagné en importance : la rue. Et celle-ci est plus décidée que jamais."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Helsingin Sanomat - Finlande | samedi, 31. décembre 2011
Les violences des forces de sécurité syriennes contre les opposants se poursuivant, l'intervention des observateurs de la Ligue arabe est de plus en plus critiquée. Mais d'autres mesures ont également peu de chances de réussir, juge le quotidien libéral Helsingin Sanomat : » suite
Les violences des forces de sécurité syriennes contre les opposants se poursuivant, l'intervention des observateurs de la Ligue arabe est de plus en plus critiquée. Mais d'autres mesures ont également peu de chances de réussir, juge le quotidien libéral Helsingin Sanomat : "Les observateurs devraient prendre leur travail à cœur car ils ont une mission importante. Si la Ligue arabe défend les mesures internationales en Syrie comme elle l'a fait au printemps en Libye, il sera difficile pour la Russie et la Chine de réduire la pression sur la Syrie au Conseil de sécurité de l'ONU. La communauté internationale semble en outre avoir peu de possibilités de défendre l'opposition syrienne. La Turquie a proposé l'instauration d'une zone tampon pour les réfugiés en Syrie, contrôlée militairement par l'étranger. La France s'est prononcée en faveur d'une aide humanitaire pour les civils enfermés. Il n'est pas certain qu'il y ait une plus grande disposition à de telles mesures, si celles-ci aideront réellement ou ne feront qu'entraîner davantage de frictions."
» article intégral (lien externe, finnois)
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À la une de mercredi, 28. décembre 2011
Dans le monde arabe le peuple s'est soulevé, le Japon a connu une catastrophe nucléaire et l'Europe a sombré dans la crise de la dette : » suite
Dans le monde arabe le peuple s'est soulevé, le Japon a connu une catastrophe nucléaire et l'Europe a sombré dans la crise de la dette : pour la presse, l'année 2011, riche en évènements, a été historique à tout point de vue.
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | mercredi, 28. décembre 2011
2011 a vu dans les pays arabes la chute de plusieurs dictateurs. On ignore ce qui se passera ensuite. Mais une nouvelle désobéissance civile s'est emparée des individus, estime le journaliste Ulrich Speck dans le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : » suite
2011 a vu dans les pays arabes la chute de plusieurs dictateurs. On ignore ce qui se passera ensuite. Mais une nouvelle désobéissance civile s'est emparée des individus, estime le journaliste Ulrich Speck dans le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Le chemin qui sépare le sujet qui proteste du citoyen responsable est long, on le sait depuis la Révolution française. Et même si la puissance de la persévérance peut avoir commencé un retrait tactique, il faut continuer à compter avec. … Au regard de la révolution de la communication et de la comparaison croissante des conditions de vie qui l'accompagne, les gens sont de moins en moins prêts à se laisser intimider par des dirigeants … Le message de 2011 est qu'aucun dictateur n'est plus en sécurité devant ses citoyens."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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La Repubblica - Italie | samedi, 24. décembre 2011
La révolution égyptienne a débuté le 25 janvier 2011 avec les premières protestations sur la place Tahrir. Mais l'armée égyptienne et la victoire probable des Frères musulmans aux élections menacent le renouveau démocratique dans le pays, estime l'écrivain marocain Tahar Ben Jelloun dans le quotidien de centre-gauche La Repubblica : » suite
La révolution égyptienne a débuté le 25 janvier 2011 avec les premières protestations sur la place Tahrir. Mais l'armée égyptienne et la victoire probable des Frères musulmans aux élections menacent le renouveau démocratique dans le pays, estime l'écrivain marocain Tahar Ben Jelloun dans le quotidien de centre-gauche La Repubblica : "Les évènements actuels sur la place Tahrir contraignent à revoir nos avis. Ce qui s'est produit en Egypte il y a un an n'était pas une révolution mais un putsch militaire. Moubarak n'a pas quitté le pays (sic!) en raison de la pression des nombreuses protestations, mais à la demande expresse de la junte militaire. … Personne ne le regrette mais la population demande un processus juste et surtout la restitution des milliards de dollars que le dictateur leur a dérobés. L'armée suit une autre voie. Elle confisque au peuple la révolution tandis que se dessine aux élections la victoire des Frères musulmans. Ce ne sont pourtant pas des élections démocratiques, car des élections à elles seules ne sont pas synonymes de démocratie. Il faut pour cela défendre les valeurs démocratiques fondamentales. Le problème, c'est que la religion n'est pas conciliable avec la démocratie."
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Blog Del alfiler al elefante - Espagne | mercredi, 28. décembre 2011
Tout comme l'on ne retient des gens que quelques souvenirs au fil du temps, il en va de même pour les années, estime Lluís Bassets dans son blog Del Alfiler al Elefante, jugeant que 2011 est une année plus historique que la chute du communisme : » suite
Tout comme l'on ne retient des gens que quelques souvenirs au fil du temps, il en va de même pour les années, estime Lluís Bassets dans son blog Del Alfiler al Elefante, jugeant que 2011 est une année plus historique que la chute du communisme : "Ainsi, cette année 2011 s'inscrit à la suite de 1989 et la surpasse même à de nombreux égards. Une vague révolutionnaire a ébranlé les fondements du pouvoir et les alliances du monde arabe tout entier. La renaissance du nucléaire attendue a été étouffée par le tsunami et la catastrophe de Fukushima. Les générations de conformistes habitués à ne manquer de rien se sont transformées en manifestants indignés et ont occupé les rues et les places de l'Espagne aux Etats-Unis, dans des mouvements tels que nous n'en avions plus vus depuis 1968. Finalement, l'Europe a réagi face à la crise financière, elle a dû abandonner les Britanniques - une rupture aux conséquences historiques et la plus importante de l'histoire des relations agitées entre le Royaume-Uni et le continent européen depuis l'adhésion de la Grande-Bretagne en 1973."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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The Times - Royaume-Uni | mardi, 27. décembre 2011
Le vendeur ambulant tunisien Mohamed Bouazizi qui s'est immolé par le feu en signe de protestation et qui a ainsi déclenché le printemps arabe, est la personne de l'année 2011 pour le quotidien conservateur The Times : » suite
Le vendeur ambulant tunisien Mohamed Bouazizi qui s'est immolé par le feu en signe de protestation et qui a ainsi déclenché le printemps arabe, est la personne de l'année 2011 pour le quotidien conservateur The Times : "Comme il n'avait pas de licence, les autorités ont confisqué ses produits en décembre de l'année dernière. Par frustration, il a ensuite gratté l'allumette fatidique. Le feu généré a rapidement dépassé sa personne pour immoler un régime qui avait systématiquement abusé du pays. Bouazizi n'avait pas pour objectif de changer le monde. Aucun individu ne se trouvait à la tête des nombreuses révoltes qui se sont répandues dans le monde arabe, et aucun personnage ne s'est encore imposé comme un leader naturel pour l'avenir. La Ligue Arabe a changé pour le meilleur. Le Qatar y a largement contribué. Mais les évènements déterminants de cette année ont été initiés par le courage d'innombrables individus face à la tyrannie. Mohamed Bouazizi était l'un d'entre eux."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Savon Sanomat - Finlande | mercredi, 21. décembre 2011
Le gouvernement finlandais a approuvé à la majorité l'export de 36 mortiers vers l'Arabie Saoudite, une des ventes d'armes les plus conséquentes pour la Finlande depuis dix ans. Dans cette décision sur une affaire de plus de 150 millions d'euros, le gouvernement n'aurait pas dû considérer uniquement les emplois nationaux mais aussi la répression de la démocratie qui touche le pays, critique le quotidien libéral Savon Sanomat : » suite
Le gouvernement finlandais a approuvé à la majorité l'export de 36 mortiers vers l'Arabie Saoudite, une des ventes d'armes les plus conséquentes pour la Finlande depuis dix ans. Dans cette décision sur une affaire de plus de 150 millions d'euros, le gouvernement n'aurait pas dû considérer uniquement les emplois nationaux mais aussi la répression de la démocratie qui touche le pays, critique le quotidien libéral Savon Sanomat : "Ce qui est problématique dans cette affaire, c'est que l'Arabie Saoudite est une dictature. Aucun parti politique n'est autorisé dans le pays, il n'y a aucune liberté de rassemblement, sans parler de la liberté de religion. La torture et la peine de mort y sont courantes. Le printemps arabe n'a pas adouci le joug de la dictature. … Il serait bien sûr exagéré d'affirmer que la Finlande soutient par cette vente d'armes la dictature et la violation des droits de l'homme. … Même cette décision n'en reste pas moins irresponsable. Car elle signifie concrètement que les armes vendues par l'Etat finlandais - actionnaire majoritaire du fabricant - serviront en Arabie Saoudite à réprimer les mouvements démocratiques."
» article intégral (lien externe, finnois)
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Der Standard - Autriche | lundi, 19. décembre 2011
Lors d'affrontements entre les forces de l'ordre et les manifestants au Caire ce week-end, l'Institut d'Egypte a été incendié et un grand nombre de manuscrits historiques de l'époque napoléonienne ont été détruits. Un mauvais augure, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : » suite
Lors d'affrontements entre les forces de l'ordre et les manifestants au Caire ce week-end, l'Institut d'Egypte a été incendié et un grand nombre de manuscrits historiques de l'époque napoléonienne ont été détruits. Un mauvais augure, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : "L'arrivée de Napoléon en Egypte est généralement conçue comme le 'début de l'époque moderne' dans ce pays. 2011 devrait être l'année où le pays devait enfin surmonter sa période post-coloniale et entrer dans l'ère de la politique moderne. Cela semble toutefois être repoussé à plus tard. La junte militaire réagit exactement de la même manière que le régime de Moubarak : elle utilise le mensonge et le leurre. La différence, c'est que désormais ce n'est pas la police que l'on envoie réprimer les manifestants mais la bonne armée patriotique qui, parce qu'elle a envoyé Hosni Moubarak à la retraite, a été naïvement jugée pro-révolutionnaire. Et au beau milieu de ce chaos ont lieu les premières élections. Ce qui devrait être une fête de la démocratie est devenu l'enterrement de celle-ci."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Kristeligt Dagblad - Danemark | jeudi, 8. décembre 2011
Aux élections législatives égyptiennes, le parti Liberté et justice (FJP) proche des Frères musulmans est en tête du premier tour selon les premières tendances. Cela n'est pas de bon augure pour la démocratisation du pays, écrit le quotidien chrétien Kristeligt Dagblad : » suite
Aux élections législatives égyptiennes, le parti Liberté et justice (FJP) proche des Frères musulmans est en tête du premier tour selon les premières tendances. Cela n'est pas de bon augure pour la démocratisation du pays, écrit le quotidien chrétien Kristeligt Dagblad : "Les Frères musulmans déclarent qu'ils entendent bâtir leur gouvernement sur une base qui soit la plus large possible. Ils ne veulent pas nécessairement gouverner avec les salafistes, mais avec certains partis du centre. C'est idéal pour les Frères musulmans. Ils peuvent ainsi se cacher derrière un trompe-l'oeil pour suivre un ordre du jour interne axé sur l'islam. Si contre toute attente les Frères musulmans devaient démocratiser le pays et bâtir des institutions viables ainsi qu'une société pluraliste, il faudra naturellement les soutenir. Malheureusement, nous devons plutôt nous préparer au fait que la révolution démocratique soit indéfiniment suspendue en Egypte."
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | mercredi, 30. novembre 2011
Après les Etats occidentaux, la Ligue Arabe a également pris dimanche des sanctions contre la Syrie. Cela ne fait que repousser un peu une résolution pacifique du conflit, estime le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : » suite
Après les Etats occidentaux, la Ligue Arabe a également pris dimanche des sanctions contre la Syrie. Cela ne fait que repousser un peu une résolution pacifique du conflit, estime le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Si l'on ne peut pas s'attendre à un putsch, ni inciter les dirigeants syriens à un dialogue sérieux et à un départ progressif du pouvoir, le glissement consécutif dans la guerre civile constitue pour la Syrie le scénario le plus probable, avec des conséquences imprévisibles et des implications régionales étendues. Le régime y a activement contribué en montant les minorités les unes contre les autres, en donnant carte blanche aux bandes de casseurs et en laissant les forces de sécurité régner en toute impunité. La guerre civile, qui selon toute vraisemblance est déjà une réalité dans certaines régions de Syrie, est une menace pour la population syrienne mais aussi pour toute la région."
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Lidové noviny - République tchèque | lundi, 28. novembre 2011
En Egypte débutent ce lundi les premières élections législatives libres. Quelque 40 millions de citoyens éliront près de 500 députés au Parlement tandis que l'armée nommera dix députés supplémentaires. Ce choix marquera toute la région, estime le quotidien conservateur Lidové noviny : » suite
En Egypte débutent ce lundi les premières élections législatives libres. Quelque 40 millions de citoyens éliront près de 500 députés au Parlement tandis que l'armée nommera dix députés supplémentaires. Ce choix marquera toute la région, estime le quotidien conservateur Lidové noviny : "De la même façon que les protestations du Caire ont déclenché une vague révolutionnaire dans d'autres Etats arabes, ce scrutin pourrait également être exemplaire. Ce n'est pas seulement son issue qui est importante, mais aussi le fait qu'il se déroule dans un calme relatif. Les évènements dramatiques de ces derniers jours, au cours desquels des dizaines de personnes ont de nouveau perdu la vie dans des protestations de rue, font resurgir de nouvelles craintes. … Si les choses vont dans la mauvaise direction, ce serait également un signal pour d'autres révolutions dans la région. Cela pourrait marquer le début de la fin pour le rêve de renouveau dans le monde arabe."
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Politiken - Danemark | vendredi, 25. novembre 2011
Le conseil militaire suprême en Egypte a nommé Premier ministre l'ex-chef du gouvernement Kamal El-Ganzouri, a rapporté la télévision publique jeudi soir. Il succède à Essam Charaf, lequel avait remis sa démission après la vague de protestations lancée contre le conseil militaire il y a une semaine. Les généraux doivent s'en aller, estime le quotidien de centre-gauche Politiken : » suite
Le conseil militaire suprême en Egypte a nommé Premier ministre l'ex-chef du gouvernement Kamal El-Ganzouri, a rapporté la télévision publique jeudi soir. Il succède à Essam Charaf, lequel avait remis sa démission après la vague de protestations lancée contre le conseil militaire il y a une semaine. Les généraux doivent s'en aller, estime le quotidien de centre-gauche Politiken : "La véritable question pour l'avenir de l'Egypte réside dans la disposition de l'armée à accepter de se soumettre aux civils dans un Parlement nouvellement élu. Et à accepter qu'un dirigeant politique civil - ou non approuvé par l'armée - soit élu président l'année prochaine. L'armée elle-même se voit comme la seule garante de la stabilité dans cette société majoritairement arabe. C'est ce que voient certainement de nombreux Egyptiens, et la plupart d'entre eux ne sont pas des manifestants de la place Tahrir. L'armée a déjà eu pendant plus de six décennies la possibilité de montrer qu'elle peut garantir l'évolution économique et sociale et une liberté croissante. Elle n'y est pas parvenue. … L'Egypte n'a rien à gagner en tout cas d'un retour à une junte militaire."
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | vendredi, 25. novembre 2011
Le président du Yémen, Ali Abdallah Saleh, a annoncé mercredi son intention de renoncer au pouvoir, mais les manifestations se poursuivent dans le pays. Celles-ci contestent l'accord qui garantit l'immunité à Saleh et ouvre la voie à Abd-Rabbou Mansour Hadi, l'actuel vice-président, jusqu'aux élections qui se tiendront d'ici 90 jours. Le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung donne raison aux manifestants : » suite
Le président du Yémen, Ali Abdallah Saleh, a annoncé mercredi son intention de renoncer au pouvoir, mais les manifestations se poursuivent dans le pays. Celles-ci contestent l'accord qui garantit l'immunité à Saleh et ouvre la voie à Abd-Rabbou Mansour Hadi, l'actuel vice-président, jusqu'aux élections qui se tiendront d'ici 90 jours. Le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung donne raison aux manifestants : "Les grands perdants de l'accord sur le transfert de pouvoir signé en Arabie Saoudite sont les activistes, jeunes pour la plupart, qui ont investi Sanaa depuis le mois de février, demandent des réformes et brandissent le drapeau du printemps arabe en dépit des plus violentes interventions des tireurs d'élite et des bourreaux de Saleh. La prix Nobel de la paix Tawakkul Karman est l'une de ces activistes. Le renouveau politique et social que ceux-ci demandent n'aura pas lieu avec cet accord. A la place a été négociée une nouvelle fois une répartition du pouvoir entre les chefs de clan participants, sur la base des structures claniques existantes. Si ce type de gestion des conflits est ancré dans la tradition, il ne fera par contre pas progresser le Yémen."
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La Repubblica - Italie | mercredi, 23. novembre 2011
Le Conseil militaire égyptien a fait part mardi de son intention d'avancer au milieu de l'année prochaine la date des élections présidentielles prévues initialement pour fin 2012. Cela ne suffit pas pour les manifestants qui demandent la dissolution du Conseil militaire. En Egypte, contrairement à la Tunisie, une deuxième phase révolutionnaire est nécessaire, estime le quotidien de centre-gauche La Repubblica : » suite
Le Conseil militaire égyptien a fait part mardi de son intention d'avancer au milieu de l'année prochaine la date des élections présidentielles prévues initialement pour fin 2012. Cela ne suffit pas pour les manifestants qui demandent la dissolution du Conseil militaire. En Egypte, contrairement à la Tunisie, une deuxième phase révolutionnaire est nécessaire, estime le quotidien de centre-gauche La Repubblica : "En Tunisie, la révolution s'est accomplie de façon marxiste. Les pauvres se sont soulevés dans tout le pays. … La bourgeoisie s'est placée de leur côté. Le conflit de classes a été dépassé et la transition démocratique a ainsi été assurée par un mouvement populaire. En Egypte c'est seulement le spectacle de la place Tahrir qui a eu lieu . … Cela fut une révolte spectaculaire qui a convaincu aussi bien l'armée que les Etats-Unis de faire chuter Moubarak, sans pourtant donner aux jeunes activistes la possibilité de récolter les fruits de leur succès. La seconde phase de la révolution répond au souhait de revenir aux origines du mouvement de protestation, afin cette fois-ci de mieux contrôler son déroulement."
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Libération - France | mardi, 22. novembre 2011
Après les protestations sanglantes survenues sur la place Tahrir au Caire, le quotidien de centre-gauche Libération appelle à ce qu'un gouvernement élu démocratiquement soit instauré aussi vite que possible en Egypte : » suite
Après les protestations sanglantes survenues sur la place Tahrir au Caire, le quotidien de centre-gauche Libération appelle à ce qu'un gouvernement élu démocratiquement soit instauré aussi vite que possible en Egypte : "L'histoire n'a pas encore choisi son camp. Les uns, aux arrière-pensées peu avouables, veulent repousser cette première démocratique, les autres s'y accrochent pour qu'enfin l'armée cède le pouvoir aux civils, partage sa puissance économique et amorce un retour dans ses casernes. Il faut souhaiter qu'une mécanique démocratique, même imparfaite, se mette en place au plus vite : elle seule, par le jeu contradictoire du pluralisme, peut débloquer la situation, faire émerger de nouvelles forces, et ainsi conjurer les menaces extrêmes qui pèsent sur le destin du plus grand des pays arabes."
» article intégral (lien externe, français)
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | mardi, 22. novembre 2011
Les manifestations qui durent depuis trois jours en Egypte révèlent l'ampleur de l'influence des Frères musulmans islamistes, estime le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : » suite
Les manifestations qui durent depuis trois jours en Egypte révèlent l'ampleur de l'influence des Frères musulmans islamistes, estime le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Le fait que ce week-end, rien qu'au Caire, plus de 100.000 personnes soient descendues dans les rues témoigne de l'impopularité croissante de l'armée. Mais c'est dû avant tout à l'importante force de mobilisation des Frères musulmans et de certains partis issus de ce mouvement. Selon toute vraisemblance, les islamistes contrôlés jusqu'à maintenant par l'Etat vont remporter les élections. Il est toutefois difficile de dire si leur alliance inhabituelle avec la gauche et les laïcs perdurera après une victoire électorale. Ce qui est sûr, c'est que la révolution égyptienne n'aura vraiment mérité ce nom que si la chute de Moubarak marque l'avènement d'un nouvel ordre politique légitimé par les urnes."
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Der Standard - Autriche | mardi, 22. novembre 2011
Les différents groupes composant la société égyptienne ne se font plus confiance, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : » suite
Les différents groupes composant la société égyptienne ne se font plus confiance, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Que le début des premières élections libres soit terni par un bain de sang sur la place Tahrir est une véritable tragédie. Au premier plan s'affrontent l'armée d'un côté, et le reste du pays de l'autre. En réalité, même ceux qui veulent une nouvelle Egypte ne parviennent pas à s'entendre sur ce à quoi celle-ci doit ressembler. La confiance de base entre les groupes composant la société égyptienne a disparu. Une fois encore, ce sont l'indignation et la colère que suscite la brutalité dont font preuve 'ceux d'en haut' - Moubarak autrefois, le Conseil militaire suprême aujourd'hui - contre les manifestants qui soudent le pays. Le réveil est difficile pour ceux qui voulaient continuer à rêver d'une armée patriotique égyptienne qui avait accompli le 11 février la révolution des jeunes et des mécontents - même si les signes laissaient déjà présager autre chose depuis longtemps."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Aftonbladet - Suède | lundi, 21. novembre 2011
En Egypte, des protestations contre le Conseil militaire dans le pays tout entier ont abouti ce week-end à des affrontements sanglants entre policiers et manifestants, entraînant la mort de plusieurs personnes et 1.700 blessés. La population ne veut pas de semi-démocratie, estime le journal à sensation de centre-gauche Aftonbladet : » suite
En Egypte, des protestations contre le Conseil militaire dans le pays tout entier ont abouti ce week-end à des affrontements sanglants entre policiers et manifestants, entraînant la mort de plusieurs personnes et 1.700 blessés. La population ne veut pas de semi-démocratie, estime le journal à sensation de centre-gauche Aftonbladet : "Le printemps arabe n'a pas consisté à remplacer des dirigeants autoproclamés par d'autres. L'objectif était de transférer le pouvoir du régime autoritaire entre les mains du peuple. Le chemin de l'Egypte vers la démocratie et l'Etat de droit est encore bien long. Les militaires sont devenus un obstacle sur cette voie, comme le montrent notamment les actions brutales d'hier sur la place Tahrir. Il faut montrer clairement aux généraux égyptiens que toute forme de semi-démocratie dans laquelle ils tireraient les ficelles en coulisse est inacceptable. La violence et la répression contre les manifestants, les partisans de la démocratie et les blogueurs doivent cesser."
» article intégral (lien externe, suédois)
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The Guardian - Royaume-Uni | lundi, 21. novembre 2011
Saïf Al-Islam Kadhafi, le fils de l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi, a été arrêté samedi dans le sud du pays. Le Conseil national de transition veut le juger en Libye, bien qu'il soit également sous mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crime contre l'humanité. Pour le quotidien de centre-gauche The Guardian, Saïf Al-Islam Kadhafi doit absolument être jugé devant la CPI : » suite
Saïf Al-Islam Kadhafi, le fils de l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi, a été arrêté samedi dans le sud du pays. Le Conseil national de transition veut le juger en Libye, bien qu'il soit également sous mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crime contre l'humanité. Pour le quotidien de centre-gauche The Guardian, Saïf Al-Islam Kadhafi doit absolument être jugé devant la CPI : "Le procureur de la CPI est cette semaine en Libye pour discuter de la marche à suivre. Il se trouvera face à un gouvernement encore en cours de formation et sous la pression considérable de montrer que la justice est possible en Libye. La mort sanglante de Mouammar Kadhafi fait toutefois sérieusement douter que cela soit possible. … L'intervention de la CPI a aidé à soutenir le dénouement en Libye en contribuant à délégitimer le régime Kadhafi. L'action militaire a suivi et a été décisive. Mais la CPI a transposé les crimes en problème international et il faudra impliquer les juges de La Haye pour mettre un terme à la vengeance."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Blog Del alfiler al elefante - Espagne | jeudi, 17. novembre 2011
Les nouveaux dirigeants libyens ont trouvé fin octobre des armes chimiques de destruction massive dissimulées par Mouammar Kadhafi. Cela souligne une fois de plus l'attitude différente de l'Occident envers les dictateurs libyen et irakien, estime Lluís Bassets dans son blog Del Alfiler al Elefante : » suite
Les nouveaux dirigeants libyens ont trouvé fin octobre des armes chimiques de destruction massive dissimulées par Mouammar Kadhafi. Cela souligne une fois de plus l'attitude différente de l'Occident envers les dictateurs libyen et irakien, estime Lluís Bassets dans son blog Del Alfiler al Elefante : "C'était le détail qui manquait pour compléter la comparaison entre les inepties de l'Irak et la réussite en Libye. Inepties dès le départ : d'un côté la diabolisation de Saddam Hussein, sans qu'aucune preuve ne soit apportée de l'existence d'arsenaux d'armes, de l'autre l'acceptation de Kadhafi dans le club des personnalités respectables sans garantie ou enquête suffisante. Le premier avait des inspecteurs internationaux à fouiller dans tous les coins sans résultat satisfaisant. ... Le deuxième pouvait négocier pendant ce temps avec les représentants les plus importants du capitalisme occidental sans le moindre contrôle. … Tout ce qui a été mal fait en Irak l'a bien été en Libye : résolutions des Nations unies, coalition avec participation du monde arabe, soutient aérien par l'OTAN, chute du dictateur par les Libyens eux-mêmes. Et ce qui est allé de travers en Libye, par exemple le lynchage de Kadhafi, ne s'est pas mieux passé en Irak."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Tous les textes disponibles de » Lluís Bassets
Blog Un œil sur la Syrie - France | jeudi, 17. novembre 2011
Les déserteurs de l'Armée Syrienne Libre ont, d'après leurs propres informations, attaqué mercredi une base militaire secrète au nord de Damas. L'Occident devrait leur fournir des armes, estime l'ex-diplomate Ignace Leverrier dans son blog Un oeil sur la Syrie : » suite
Les déserteurs de l'Armée Syrienne Libre ont, d'après leurs propres informations, attaqué mercredi une base militaire secrète au nord de Damas. L'Occident devrait leur fournir des armes, estime l'ex-diplomate Ignace Leverrier dans son blog Un oeil sur la Syrie : "Ce qu'ils (les manifestants) demandent donc à la communauté internationale, ou au moins aux pays qui expriment avec eux leur solidarité, c'est de fournir à cette Armée Syrienne Libre, qui assure aux manifestants la sécurité qu'ils ne trouvent pas ailleurs, les moyens de poursuivre sa mission. Ils ne veulent pas créer par les armes un nouveau rapport de forces. ... Ils souhaitent uniquement pouvoir continuer de sortir dans les rues pour des démonstrations pacifiques, sans être exposés aussitôt à la sauvagerie des forces du régime. Ils en ont le droit. ... Les contestataires qui veulent eux aussi bénéficier de ce droit, attendent aujourd'hui de ceux qui soutiennent leurs justes revendications qu'ils fournissent à 'leur' armée les munitions et les armes antichars dont elle a besoin."
» article intégral (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Ignace Leverrier
Aamulehti - Finlande | mardi, 15. novembre 2011
La Ligue arabe a décidé samedi de suspendre la Syrie. Même si, à la différence de la situation en Libye, cette décision n'ouvre pas la voie à une action militaire internationale, la communauté internationale ne doit pas rester passive, exige le quotidien libéral Aamulehti : » suite
La Ligue arabe a décidé samedi de suspendre la Syrie. Même si, à la différence de la situation en Libye, cette décision n'ouvre pas la voie à une action militaire internationale, la communauté internationale ne doit pas rester passive, exige le quotidien libéral Aamulehti : "Dans le cas de la Syrie, il n'y a aucune intervention extérieure en vue. Nul ne le souhaite et une telle décision ne bénéficie pas d'un soutien suffisant au sein du Conseil de sécurité de l'ONU. … D'une façon ou d'une autre, le pouvoir syrien doit toutefois être amené à mettre fin à sa politique répressive. Les pays qui ne veulent pas uniquement faire valoir la morale et les valeurs éthiques dans leurs discours ne peuvent pas se contenter d'assister à l'écrasement brutal d'un peuple qui réclame la liberté et la démocratie."
» article intégral (lien externe, finnois)
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NRC Handelsblad - Pays-Bas | lundi, 14. novembre 2011
La Ligue arabe a annoncé samedi la suspension de la Syrie de l'organisation ainsi que des sanctions contre le régime de Bachar Al-Assad. Si cela augmente la pression sur les Nations unies, le problème n'en reste pas moins arabe, estime le quotidien libéral NRC Handelsblad : » suite
La Ligue arabe a annoncé samedi la suspension de la Syrie de l'organisation ainsi que des sanctions contre le régime de Bachar Al-Assad. Si cela augmente la pression sur les Nations unies, le problème n'en reste pas moins arabe, estime le quotidien libéral NRC Handelsblad : "Le président américain Barack Obama s'est montré ravi de cette décision et a annoncé que les Etats-Unis continueraient avec leurs 'amis et alliés' à faire pression sur le régime funeste d'Al-Assad. Mais il n'y aura pas d'intervention militaire comme en Libye. Ce serait déjà beaucoup que le Conseil de sécurité adopte une résolution contre la Syrie. Mais pour cela, il faut que la Russie et la Chine ne mettent pas une fois de plus leur veto. Pour le moment, ces deux membres permanents du Conseil de sécurité gardent le silence. La décision de suspension prise par la Ligue arabe renforce l'opposition en Syrie. Mais cela restera probablement la seule aide internationale sur laquelle elle pourra s'appuyer. La Syrie est un problème arabe qui requiert une solution arabe."
» informations complémentaires (lien externe, néerlandais)
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Wprost Online - Pologne | jeudi, 10. novembre 2011
La répression du mouvement de protestation contre le régime syrien a fait plus de 3.500 victimes d'après des informations de l'ONU, et ce, bien que la Ligue Arabe ait négocié avec le président Bachar Al-Assad un accord prévoyant le retrait des soldats gouvernementaux. Les perspectives de paix sont mauvaises, juge le site d'information Wprost Online : » suite
La répression du mouvement de protestation contre le régime syrien a fait plus de 3.500 victimes d'après des informations de l'ONU, et ce, bien que la Ligue Arabe ait négocié avec le président Bachar Al-Assad un accord prévoyant le retrait des soldats gouvernementaux. Les perspectives de paix sont mauvaises, juge le site d'information Wprost Online : "Une rapide stabilisation de la situation en Syrie et une fin de la crise ne sont pas en vue pour le moment. La récente intervention de l'OTAN en Libye exclut une initiative semblable en Syrie. Car l'alliance n'a ni la volonté ni l'argent pour bombarder un autre pays. De nouvelles sanctions économiques seraient également malvenues. Il ne reste donc rien d'autre que la communauté internationale et surtout la Ligue arabe. Peut-être qu'Al-Assad finira par accepter un nouvel accord négocié avec cette organisation."
» article intégral (lien externe, polonais)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Crises / Guerres, » Syrie
Tous les textes disponibles de » Robert Czulda
Il Sole 24 Ore - Italie | mardi, 1. novembre 2011
Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a annoncé lundi à Tripoli la fin de l'intervention militaire de l'OTAN et a souligné ne pas vouloir intervenir de manière similaire en Syrie. Mais en réalité, l'OTAN quitte la Libye sur le souhait des Etats-Unis qui veulent se concentrer sur la Syrie et l'Iran, estime le journal économique Il Sole 24 Ore : » suite
Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a annoncé lundi à Tripoli la fin de l'intervention militaire de l'OTAN et a souligné ne pas vouloir intervenir de manière similaire en Syrie. Mais en réalité, l'OTAN quitte la Libye sur le souhait des Etats-Unis qui veulent se concentrer sur la Syrie et l'Iran, estime le journal économique Il Sole 24 Ore : "La Libye n'est plus depuis longtemps qu'une petite intervention dans un troc beaucoup plus étendu. Le grand jeu ne se déroule plus à Tripoli mais dans le Golfe. L'objectif est de mettre le dirigeant syrien Bachar Al-Assad au pied du mur et d'isoler l'Iran, le principal allié de la Syrie. … Les Etats-Unis laissent le sort de la Libye entre les mains des Européens et des Arabes. Ils ont d'autres intérêts à défendre. Ils veulent mettre en place une nouvelle architecture de sécurité dans une région qui constitue une ligne de front contre l'Iran et regroupe 60 pour cent des réserves mondiales de pétrole. C'est pourquoi ils renforcent leur présence au Koweït et intensifient leurs relations militaires avec les six pays du Conseil de coopération du Golfe."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Trouw - Pays-Bas | vendredi, 28. octobre 2011
L'OTAN entend mettre fin officiellement à son intervention en Libye ce vendredi. Jusqu'à 50.000 personnes auraient péri selon les estimations. La question liée à l'éthique et au droit international a cependant été ignorée, déplore le chroniqueur Rob de Wijk dans le quotidien social-chrétien Trouw : » suite
L'OTAN entend mettre fin officiellement à son intervention en Libye ce vendredi. Jusqu'à 50.000 personnes auraient péri selon les estimations. La question liée à l'éthique et au droit international a cependant été ignorée, déplore le chroniqueur Rob de Wijk dans le quotidien social-chrétien Trouw : "Obama, Sarkozy et Cameron ont écrit que l'OTAN a protégé des dizaines de milliers de vies des atrocités de Kadhafi. Personne n'en doute, mais parallèlement, des dizaines de milliers de Libyens ont également perdu la vie à cause de la communauté internationale qui voulait les protéger. Le nombre de victimes à venir dépendra de la manière dont le Conseil national de transition contrôlera ce chaos. Je me demande combien de vies peut coûter la protection de la population. La question est décisive, car l'OTAN est intervenue dans une guerre civile et a clairement étendu le mandat initial de l'ONU. A moins que l'argument humanitaire n'ait été qu'un prétexte pour masquer des motivations politiques ?"
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Tous les textes disponibles de » Rob de Wijk
Wiener Zeitung - Autriche | vendredi, 28. octobre 2011
L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International a reproché la semaine dernière à 17 pays européens d'avoir contribué à l'oppression des mouvements de protestation dans différents pays arabes en exportant des techniques d'écoute et des armes. Parmi ces exportateurs, l'Allemagne. L'ex-chef du feuillet international du journal Salzburger Nachrichten Clemens M. Hutter reproche à ces nations exportatrices leur double morale, dans le quotidien public d'obédience libérale Wiener Zeitung : » suite
L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International a reproché la semaine dernière à 17 pays européens d'avoir contribué à l'oppression des mouvements de protestation dans différents pays arabes en exportant des techniques d'écoute et des armes. Parmi ces exportateurs, l'Allemagne. L'ex-chef du feuillet international du journal Salzburger Nachrichten Clemens M. Hutter reproche à ces nations exportatrices leur double morale, dans le quotidien public d'obédience libérale Wiener Zeitung : "Armer la Libye, la Syrie ou l'Arabie Saoudite revient manifestement à préparer la guerre contre la population de ces pays. Sur les centaines de milliers de Syriens qui n'ont pas cessé de manifester contre la tyrannie du clan Al-Assad, près de 3.000 ont payé de leur vie ce combat pour la liberté. Malgré tout, la Syrie reçoit de l'Allemagne le meilleur équipement en matière d'électronique d'écoute sur le marché. Ainsi, la résistance syrienne ne peut pas s'organiser électroniquement comme en Tunisie ou en Egypte. Mais l'Allemagne affiche officiellement sa sympathie pour la lutte pour la liberté des Syriens. L'électronique assure aussi bon nombre d'emplois."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Clemens M. Hutter
Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | jeudi, 27. octobre 2011
Le Conseil national de transition libyen a prié l'OTAN de poursuivre son engagement jusqu'à la fin de l'année ou de le prolonger d'au moins un mois, comme on l'a appris mercredi. Le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung y est clairement opposé : » suite
Le Conseil national de transition libyen a prié l'OTAN de poursuivre son engagement jusqu'à la fin de l'année ou de le prolonger d'au moins un mois, comme on l'a appris mercredi. Le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung y est clairement opposé : "La bataille de Tripoli est terminée, l'ancien régime est renversé et le dictateur Kadhafi est mort. Poursuivre l'engagement militaire n'est pas non plus couvert par le mandat des Nations unies. En Libye, on redoute en effet que le désarmement et la pacification des différents groupes rebelles et des nombreux clans s'avèrent plus difficiles que prévu. On entend même parler de guerre civile. Il n'appartient toutefois pas à l'OTAN d'initier l'un ou d'empêcher l'autre. Le nouveau régime de Tripoli doit désormais veiller seul à la stabilité intérieure."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Wolfgang Günter Lerch
Kurier - Autriche | mercredi, 26. octobre 2011
Avant même l'annonce des résultats finaux du scrutin en Tunisie, le parti islamiste modéré Ennahda a engagé mardi des négociations pour former une coalition. Même si l'Occident est préoccupé par le probable vainqueur des élections, le quotidien Kurier estime qu'il n'y a aucune raison de croire qu'Ennahda soit moins démocratique que les partis adverses : » suite
Avant même l'annonce des résultats finaux du scrutin en Tunisie, le parti islamiste modéré Ennahda a engagé mardi des négociations pour former une coalition. Même si l'Occident est préoccupé par le probable vainqueur des élections, le quotidien Kurier estime qu'il n'y a aucune raison de croire qu'Ennahda soit moins démocratique que les partis adverses : "Il est peu probable que la Tunisie fortement séculière, où les femmes disposent d'une place solide dans la vie publique, se transforme subitement en obscure théocratie. Ghannouchi, le leader d'Ennahda, s'est en tout cas montré modéré dans la campagne électorale et s'est engagé pour des valeurs fondamentales démocratiques. Si l'on est démocrate, il n'y a rien d'autre à faire que d'accepter la décision qu'ont prise les Tunisiens lors de la première élection libre de leur histoire. … Les compromis douteux comme ceux qui étaient conclus autrefois par facilité et absence de vue à long terme avec les autocrates d'Afrique du Nord ne doivent pas être renouvelés."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Stefan Galoppi
The Times - Royaume-Uni | mercredi, 26. octobre 2011
Après l'inhumation de Mouammar Kadhafi mardi se sont multipliées les critiques internationales relatives aux mauvais traitements qu'il a subis après sa capture et à l'exhibition de son cadavre. Le traitement réservé à Kadhafi ne doit pas servir de base à la Libye nouvelle, met en garde le quotidien conservateur The Times : » suite
Après l'inhumation de Mouammar Kadhafi mardi se sont multipliées les critiques internationales relatives aux mauvais traitements qu'il a subis après sa capture et à l'exhibition de son cadavre. Le traitement réservé à Kadhafi ne doit pas servir de base à la Libye nouvelle, met en garde le quotidien conservateur The Times : "Les Libyens ordinaires doivent comprendre dès le départ qu'il y aura de nouvelles normes et qu'ils seront responsables du respect de celles-ci. … C'est dans les prochaines semaines que se mettra en place la trame politique des années à venir. Si la réconciliation, la reconstruction et les bonnes intentions apparues il y a quelques mois dans les propositions gouvernementales du Conseil national de transition sont mises en œuvre, la Libye pourrait devenir un modèle pour les autres pays combattant la répression. Si par contre la corruption, la vengeance, le désordre et l'exploitation l'emportent, la Libye se lassera de la 'démocratie', aspirera à retrouver l'ancienne stabilité et ouvrira la voie à un nouvel homme fort, et donc probablement à une nouvelle ère de répression."
» article intégral (lien externe, anglais)
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À la une de mardi, 25. octobre 2011
Dans l'élection pour former une assemblée constituante en Tunisie se profile une nette victoire du parti islamiste modéré Ennahda. Pour les commentateurs, l'Occident ne doit ... » suite
Dans l'élection pour former une assemblée constituante en Tunisie se profile une nette victoire du parti islamiste modéré Ennahda. Pour les commentateurs, l'Occident ne doit pas redouter l'islam politique car c'est d'abord un signe de démocratisation de l'Afrique du Nord.
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El País - Espagne | mardi, 25. octobre 2011
L'Occident doit accepter la possible victoire électorale des parti islamistes dans les Etats réformateurs arabes de Tunisie et d'Egypte mais porte en même temps une grande responsabilité pour les personnes de la région, estime le quotidien de centre-gauche El País : » suite
L'Occident doit accepter la possible victoire électorale des parti islamistes dans les Etats réformateurs arabes de Tunisie et d'Egypte mais porte en même temps une grande responsabilité pour les personnes de la région, estime le quotidien de centre-gauche El País : "Tout indique que les élections en Tunisie et en Egypte porteront l'islam politique au pouvoir. Cette fois, les puissances occidentales sont prêtes à l'accepter comme l'expression de la volonté du peuple. Et c'est très bien ainsi. Mais l'Occident porte aussi une grande responsabilité : il doit insister pour que la victoire électorale ne signifie pas que les sociétés régressent au Moyen Age. L'islam politique doit enfin comprendre que personne ne peut simplement se couper de la réalité à l'ère de la mondialisation."
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taz - Allemagne | mardi, 25. octobre 2011
Dans le scrutin pour former une assemblée constituante en Tunisie se profile une nette victoire du parti islamiste Ennahda. Le principal point de litige devrait être le modèle d'Etat qui sera adopté, estime le quotidien de gauche tageszeitung, qui redoute un président islamiste : » suite
Dans le scrutin pour former une assemblée constituante en Tunisie se profile une nette victoire du parti islamiste Ennahda. Le principal point de litige devrait être le modèle d'Etat qui sera adopté, estime le quotidien de gauche tageszeitung, qui redoute un président islamiste : "Les islamistes et quelques petites formations radicales de gauche veulent adopter un système purement parlementaire. Ils estiment que c'est la leçon à tirer du système présidentiel qui a mené la Tunisie depuis son indépendance à la dictature. Les autres partis veulent un chef d'Etat qui gouverne sous les yeux du Parlement. Ces partis n'ont toutefois pas encore réfléchi à ce qui pourrait se passer si Ennahda devait hériter de la fonction présidentielle."
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Le Soir - Belgique | mardi, 25. octobre 2011
Si le succès qui se profile pour le parti islamiste modéré Ennahda fait peur à l'Occident, cela ne doit pas occulter le triomphe de la démocratie, estime le quotidien Le Soir : » suite
Si le succès qui se profile pour le parti islamiste modéré Ennahda fait peur à l'Occident, cela ne doit pas occulter le triomphe de la démocratie, estime le quotidien Le Soir : "Ce scrutin destiné à élire une assemblée constituante se présente comme la première étape formelle dans l'établissement d'une démocratie, la première dans un monde jusqu'il y a peu seulement composé de tyrannies. ... Ce tableau n'est pas idyllique, certes. Car les dangers ne manquent pas. L'islamisme, puisque le parti Ennahda devrait selon tous les observateurs arriver en tête, est souvent pointé du doigt en Occident. Mais les islamistes, eux, savent que la principale difficulté se trouvera dans la capacité des nouveaux dirigeants - et ils espèrent en être - à apporter des réponses à la misère qui étreint une partie importante de la population. ... La révolte contre la tyrannie, pour la dignité, pour la justice et pour le droit au travail, devra être entendue par le nouveau parlement tunisien, quelle que soit sa couleur dominante."
» article intégral (lien externe, français)
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Rzeczpospolita - Pologne | mardi, 25. octobre 2011
La victoire du parti islamiste Ennahda en Tunisie et le projet d'introduction de la charia en Libye ne constituent pas une menace pour l'Occident, estime le quotidien conservateur Rzeczpospolita : » suite
La victoire du parti islamiste Ennahda en Tunisie et le projet d'introduction de la charia en Libye ne constituent pas une menace pour l'Occident, estime le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "La Tunisie et la Libye seront certainement totalement différentes de ce qu'elles étaient à l'époque des dictateurs. Mais cela ne veut pas dire qu'elles constitueront une menace pour l'Occident. Il n'est donc pas étonnant que la charia soit ancrée constitutionnellement dans un pays musulman. C'était du reste déjà le cas dans l'Egypte de Moubarak, alliée des Etats-Unis. Dans ces élections démocratiques s'est manifestée la véritable volonté du peuple et non une quelconque opinion au profit de dictateurs indétrônables. Les Etats d'Afrique du Nord, leurs grandes villes mises à part, sont conservateurs. Et le conservatisme y est précisément islamique. Nous devrions donc plutôt nous réjouir que tant de personnes aient participé au scrutin en Tunisie."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Sme - Slovaquie | lundi, 24. octobre 2011
La Libye a officiellement proclamé dimanche la libération du pays de la dictature de Mouammar Kadhafi, trois jours après la mort violente de celui-ci. La fin de la tyrannie a néanmoins été plus facile que le rétablissement d'une société libre à venir, estime le quotidien libéral Sme : » suite
La Libye a officiellement proclamé dimanche la libération du pays de la dictature de Mouammar Kadhafi, trois jours après la mort violente de celui-ci. La fin de la tyrannie a néanmoins été plus facile que le rétablissement d'une société libre à venir, estime le quotidien libéral Sme : "Les optimistes disent que la Libye a de bonnes perspectives en raison de ses exportations de pétrole. La société serait en outre suffisamment homogène, les Libyens auraient rapidement créé des institutions étatiques dès le début de la révolution et ainsi obtenu un soutien international. … Mais les pessimistes redoutent que là où se trouve de l'argent résident aussi des conflits potentiels. En outre, si la Libye est unie sur le plan religieux, elle reste divisée sur le plan ethnique entre Arabes et Berbères et sur le plan géographique entre les régions de Bengazi et Tripoli. Les sceptiques voient dans la volonté de certains groupes de ne pas déposer les armes avec lesquelles ils ont combattu Kadhafi un terrain favorable pour de futurs conflits. … Même la fin du dictateur jette une ombre sur ce nouveau départ."
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Aftonbladet - Suède | lundi, 24. octobre 2011
Les Tunisiens ont voté librement dimanche pour la première fois. Dans le scrutin destiné à former une assemblée constituante, la participation électorale a été considérablement élevée. Mais en Occident, la joie consécutive aux soulèvements populaires dans le monde arabe est aujourd'hui tempérée par la crainte de l'avènement de quelconques islamistes, critique le journal à sensation de centre-gauche Aftonbladet : » suite
Les Tunisiens ont voté librement dimanche pour la première fois. Dans le scrutin destiné à former une assemblée constituante, la participation électorale a été considérablement élevée. Mais en Occident, la joie consécutive aux soulèvements populaires dans le monde arabe est aujourd'hui tempérée par la crainte de l'avènement de quelconques islamistes, critique le journal à sensation de centre-gauche Aftonbladet : "Dans le fond, il s'agit de la même crainte de la démocratie que le pouvoir a toujours eue. La crainte de ce que la populace pourrait manigancer si elle arrivait au pouvoir. Le même argument se déroule comme un fil rouge depuis Platon jusqu'aux éditoriaux d'aujourd'hui. Mais le développement de la démocratie dans le monde entier montre en règle générale que le peuple est tout à fait intelligent. Démocratie et Islam peuvent naturellement se concilier, comme se concilient le christianisme ou toute autre religion de la planète avec la démocratie. Si l'on prétend le contraire, il faudrait en apporter la preuve. Par contre, l'exécution de Kadhafi montre notamment les défis qui devront être relevés. La démocratie, l'Etat de droit et le respect des droits de l'homme sont liés. … Le monde occidental doit approuver les élections et respecter la décision des gens. Nous devons tout simplement oser faire confiance à nos propres idéaux."
» article intégral (lien externe, suédois)
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Gazeta Wyborcza - Pologne | vendredi, 21. octobre 2011
La mort du despote libyen déchu Mouammar Kadhafi montre que les dictateurs échouent forcément sur le long terme, écrit Adam Michnik, rédacteur en chef du quotidien libéral Gazeta Wyborcza : » suite
La mort du despote libyen déchu Mouammar Kadhafi montre que les dictateurs échouent forcément sur le long terme, écrit Adam Michnik, rédacteur en chef du quotidien libéral Gazeta Wyborcza : "On ne doit jamais se réjouir de la mort d'un homme, même si celui-ci était un tyran et était responsable des souffrances de milliers d'autres. La mort de Mouammar Kadhafi n'est donc pour moi pas un motif de réjouissance. Elle me donne toutefois l'occasion de réfléchir à un monde dans lequel nous cohabitons avec des dictateurs. Kadhafi semblait intouchable. Il a mystifié et rabaissé le monde entier. Il a terrorisé d'une main de fer les Libyens et, après des années de conflit, s'est entendu dans le même temps avec les démocraties occidentales. … Mais il s'est fourvoyé. Ses subordonnés ont finalement reconnu qu'il était temps de dire : ça suffit ! … C'est un signal transmis aux autres peuples qui vivent dans une tyrannie : les dictatures ne restent jamais impunies, les dictateurs ne sont pas immortels."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Corriere della Sera - Italie | vendredi, 21. octobre 2011
Les circonstances de la mort de Mouammar Kadhafi restent obscures, mais il n'a vraisemblablement pas été tué au combat. Un lynchage constitue toutefois une mauvaise base pour un jeune Etat, juge le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : » suite
Les circonstances de la mort de Mouammar Kadhafi restent obscures, mais il n'a vraisemblablement pas été tué au combat. Un lynchage constitue toutefois une mauvaise base pour un jeune Etat, juge le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "Le cadavre défiguré de Kadhafi constitue le pire acte inaugural possible pour la nouvelle Libye libérée. Ce n'est pas un acte guerrier, ni une action militaire éclair comme l'assassinat d'Oussama Ben-Laden, mais une profanation qui marque ce nouveau départ. Un acte de vengeance accompagné des cris de rage de la foule amassée. Elle n'a toutefois pas assisté à l'exécution tragique d'un tyran mais à la désacralisation d'un symbole qui doit être raillé et anéanti. … Mais les tortures que les bourreaux de Kadhafi ont infligées au peuple libyen ne peut justifier la brutalité qui a mis un terme hier à une tyrannie cruelle et inhumaine."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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NRC Handelsblad - Pays-Bas | vendredi, 21. octobre 2011
Mouammar Kadhafi ayant été tué lors de sa capture, la nouvelle Libye ne pourra malheureusement pas mener de procès contre lui, déplore le quotidien libéral NRC Handelsblad : » suite
Mouammar Kadhafi ayant été tué lors de sa capture, la nouvelle Libye ne pourra malheureusement pas mener de procès contre lui, déplore le quotidien libéral NRC Handelsblad : "Un tribunal ne constitue pas seulement un avertissement aux homologues dictateurs et un signal des nouveaux dirigeants montrant qu'ils veulent emprunter la voie de l'Etat de droit. Un procès peut aussi contribuer à la quête de la vérité et à une forme de réconciliation, même si cela reste un effet indirect. On sait que Kadhafi était un despote. Mais il convient encore de répondre à la question de savoir comment il a pu tenir ainsi pendant quatre décennies et qui l'a aidé en cela. Kadhafi ne pourra plus y répondre lui-même, toute conclusion politique devenant ainsi impossible. Cela pourrait générer de nouveaux mythes et susciter des actes de représailles. Après les réjouissances s'annoncent des temps difficiles."
» informations complémentaires (lien externe, néerlandais)
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Financial Times - Royaume-Uni | vendredi, 21. octobre 2011
Après la mort de Kadhafi, le Conseil national de transition libyen doit surtout éviter les luttes de pouvoir internes, estime le journal économique libéral-conservateur Financial Times : » suite
Après la mort de Kadhafi, le Conseil national de transition libyen doit surtout éviter les luttes de pouvoir internes, estime le journal économique libéral-conservateur Financial Times : "La tâche la plus urgente du Conseil national de transition est de garantir que l'unité qui a prévalu contre Kadhafi ne vole pas en éclats après la mort de ce dernier. Les luttes de pouvoir internes menaceraient les succès fragiles des six derniers mois. Dès que cela est possible, les fractions victorieuses doivent s'entendre sur un moyen de créer des institutions qui garantissent les libertés pour lesquelles tant de Libyens ont péri. Si la Libye le veut, l'Occident devrait être prêt à apporter une aide technique dans ce processus. Sur le front militaire cependant, maintenant que Kadhafi ne menace plus son peuple, l'Occident ne devrait dès lors pas rester plus longtemps que prévu."
» article intégral (lien externe, anglais)
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NRC Handelsblad - Pays-Bas | mercredi, 5. octobre 2011
En opposant leur veto au Conseil de sécurité de l'ONU mardi soir, la Chine et la Russie ont empêché l'adoption d'une résolution contre le régime syrien. Celle-ci avait été élaborée par des membres européens du Conseil de sécurité. Les rapports de force dans le monde ont toutefois changé, constate le quotidien libéral NRC Handelsblad : » suite
En opposant leur veto au Conseil de sécurité de l'ONU mardi soir, la Chine et la Russie ont empêché l'adoption d'une résolution contre le régime syrien. Celle-ci avait été élaborée par des membres européens du Conseil de sécurité. Les rapports de force dans le monde ont toutefois changé, constate le quotidien libéral NRC Handelsblad : "Les mesures européennes contre le régime montrent clairement la position de l'Occident et de qui il est solidaire : il ne l'est pas d'un régime qui a tué quelque 2.700 personnes cette année. C'est une bonne chose et cela contribue à la résistance de la population en Syrie. Mais ce n'est probablement pas déterminant. En effet, les rapports de force mondiaux ne sont pas en défaveur d'Al-Assad. Le résultat du vote au Conseil de sécurité illustre le nouvel équilibre mondial : celui-ci se déplace vers l'Est et le Sud, bien que les Etats-Unis et l'Europe aient signifié leur soutien aux protestations des citoyens. L'indignation morale à ce sujet en Occident ne sert à rien. Il faut une collaboration politique. Il n'y a malheureusement personne en Occident qui veuille prendre l'initiative."
» informations complémentaires (lien externe, néerlandais)
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Lidové noviny - République tchèque | vendredi, 16. septembre 2011
Le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique David Cameron se sont rendus en Libye jeudi. C'était leur première visite dans ce pays depuis la chute de Mouammar Kadhafi. Ils entendaient affirmer leur influence sur le pays mais ce rôle revient au visiteur annoncé ce vendredi, estime le quotidien conservateur Lidové noviny : » suite
Le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique David Cameron se sont rendus en Libye jeudi. C'était leur première visite dans ce pays depuis la chute de Mouammar Kadhafi. Ils entendaient affirmer leur influence sur le pays mais ce rôle revient au visiteur annoncé ce vendredi, estime le quotidien conservateur Lidové noviny : "Pour les Arabes, le réel vainqueur est le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan. Comment est-ce possible alors que la Turquie s'est offusquée des attaques contre Kadhafi et qu'elle a longtemps gardé le silence au sujet de la Syrie ? Entre autres, parce qu'Ankara soutient le Hamas et intervient durement contre Israël. Si l'on pensait que l'aide européenne apportée au printemps arabe porterait des fruits politiques, on s'est trompé. Afin d'y faire naître des sentiments pro-européens, il faut effacer le Hamas de la liste des terroristes et critiquer Israël. Est-ce bien ce que nous voulons ?"
» informations complémentaires (lien externe, tchèque)
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Salzburger Nachrichten - Autriche | jeudi, 15. septembre 2011
Le Premier ministre britannique David Cameron et le Président français Nicolas Sarkozy ont rencontré jeudi à Tripoli le Conseil national de transition libyen. La politique énergétique constitue l'un des principaux motifs de ce voyage, estime le quotidien chrétien-conservateur Salzburger Nachrichten qui met en garde contre les risques que représente pour la Libye sa richesse en matières premières : » suite
Le Premier ministre britannique David Cameron et le Président français Nicolas Sarkozy ont rencontré jeudi à Tripoli le Conseil national de transition libyen. La politique énergétique constitue l'un des principaux motifs de ce voyage, estime le quotidien chrétien-conservateur Salzburger Nachrichten qui met en garde contre les risques que représente pour la Libye sa richesse en matières premières : "Car en Libye, l'enjeu n'est pas seulement la démocratie, la paix et la liberté. Les réserves énormes de gaz et de pétrole dont l'extraction a été interrompue pendant la guerre contre Kadhafi est au moins aussi importante. L'énergie solaire issue du Sahara jouera également un grand rôle à l'avenir. Cela concerne notamment l'Europe dépendante de l'apport de matières premières du désert. L'UE était jusqu'à maintenant le principal marché du pétrole brut libyen et elle souhaite de nouveau le devenir très rapidement. Mais courtiser le pétrole libyen dissimule aussi de nouveaux risques. Il devient de plus en plus évident que l'opposition dans la lutte pour le pouvoir à venir et pour la richesse est divisée."
» article intégral (lien externe, allemand)
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NRC Handelsblad - Pays-Bas | lundi, 5. septembre 2011
L'Union européenne s'est entendue vendredi pour mettre en place un boycott pétrolier contre la Syrie. Une décision positive, estime le quotidien libéral NRC Handelsblad : » suite
L'Union européenne s'est entendue vendredi pour mettre en place un boycott pétrolier contre la Syrie. Une décision positive, estime le quotidien libéral NRC Handelsblad : "L'Europe ne dispose pas non plus de beaucoup d'autres moyens de pression. Le gouvernement français peut souhaiter nouer des contacts avec l'opposition syrienne, mais cela restera avant tout symbolique. Une intervention similaire à celle décidée en Libye est exclue. Il n'y a pas de large mouvement de révolte en Syrie. … En outre, un embargo peut s'avérer très efficace, même si la Syrie n'est pas un gros producteur d'énergie - un quart de ses exportations seulement. Mais environ 90 pour cent de ce volume est destiné à l'UE. … C'est justement parce que le lien principal entre la Syrie et l'UE repose sur les exportations pétrolières et que les entreprises européennes jouent un rôle prépondérant dans ce domaine qu'il existe une base logique pour une politique commune d'embargo. C'est un début. Même si ce n'est vraisemblablement pas encore la fin d'Al-Assad."
» informations complémentaires (lien externe, néerlandais)
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Der Standard - Autriche | vendredi, 2. septembre 2011
La communauté internationale a une responsabilité morale envers le Conseil de transition libyen et ne doit pas lui témoigner une confiance aveugle, met en garde le quotidien de centre-gauche Der Standard : » suite
La communauté internationale a une responsabilité morale envers le Conseil de transition libyen et ne doit pas lui témoigner une confiance aveugle, met en garde le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Les réflexions humanitaires doivent être placées au premier plan - ce qui ne veut toutefois pas dire que les avoirs libyens gelés dans de nombreux pays et aujourd'hui de nouveau débloqués doivent être simplement versés au pays sans aucun contrôle. Oui, celui-ci appartient aux Libyens et aux Libyennes. Et oui, la plupart des Etats ont reconnu le Conseil national de transition comme la représentation officielle. Mais c'est précisément parce que cette légitimation a été accordée de l'extérieur et non de l'intérieur que la communauté internationale ne doit pas se retirer sans rien faire d'autre. Malgré tout le respect que l'on doit à la souveraineté libyenne, la communauté internationale a certainement une responsabilité morale envers ce Conseil de transition. Tout ce que celui-ci fera se répercutera sur elle."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Le Monde - France | vendredi, 2. septembre 2011
La victoire sur le régime de Kadhafi n'est pas un succès de l'Europe, estime le quotidien de centre-gauche Le Monde : » suite
La victoire sur le régime de Kadhafi n'est pas un succès de l'Europe, estime le quotidien de centre-gauche Le Monde : "L'intervention occidentale ... [amène] à tirer une double leçon de l'affaire libyenne. 1. L'opération conduite en Libye n'est pas transposable. Elle a été le produit de circonstances particulières. ... 2. L'intervention n'est pas un succès européen. L'initiative politique est venue de l'Elysée et de Downing Street, pas de l'Union européenne. ... L'histoire retiendra que le régime de Mouammar Kadhafi est tombé sous les coups des rebelles libyens, victoire qu'ils n'auraient sans doute pas remportée sans l'appui d'une coalition hétéroclite à quatre piliers : les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et un pays arabe, le Qatar (soutien financier, politique et militaire). Cela ressemble à tout, sauf à un succès de l'Europe."
» article intégral (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Alain Frachon
El País - Espagne | vendredi, 2. septembre 2011
La communauté internationale a évité d'annoncer la victoire militaire lors de la conférence sur la Libye, salue le quotidien de centre-gauche El País : » suite
La communauté internationale a évité d'annoncer la victoire militaire lors de la conférence sur la Libye, salue le quotidien de centre-gauche El País : "Pas de déclarations hâtives de victoire de la part des rebelles et des alliés - UE, Etats-Unis et OTAN. La communauté internationale prend ainsi ses distances du mauvais exemple de George W. Bush, lequel avait prématurément jugé que la mission en Irak était accomplie. Une erreur qui a contribué à une situation d'après-guerre chaotique dans le pays. Le dictateur Kadhafi continue le combat depuis une cachette inconnue et l'on ne peut pas exclure qu'il continue de causer des problèmes."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Corriere del Ticino - Suisse | vendredi, 2. septembre 2011
Deux facteurs principaux menacent la reconstruction de la Libye, écrit le quotidien libéral Corriere del Ticino : » suite
Deux facteurs principaux menacent la reconstruction de la Libye, écrit le quotidien libéral Corriere del Ticino : "Le premier facteur est la faiblesse politique d'un Conseil de transition divisé. Si les conditions ne sont pas réunies pour imaginer que se développe à Tripoli un conflit similaire à celui (entre chiites et sunnites) qui a accompagné l'après Saddam en Irak, une lutte acharnée pourrait toutefois éclater entre les différentes fractions qui revendiquent la succession de Kadhafi : l'est du pays contre Tripoli, l'armée contre la population civile, les forces séculières contre les fondamentalistes musulmans. C'est là que réside le deuxième risque. Le fondamentalisme islamique a été le perdant des révoltes arabes de Tunisie et d'Egypte, mais il pourrait prendre le dessus en Libye de par la présence de tous ces mouvements capables de faire du prosélytisme dans les moments de chaos et d'incertitude."
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De Volkskrant - Pays-Bas | jeudi, 1. septembre 2011
L'opposition de gauche aux Pays-Bas critique la multinationale pétrolière Shell car celle-ci continue d'extraire du pétrole en Syrie. Une critique hypocrite, estime le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : » suite
L'opposition de gauche aux Pays-Bas critique la multinationale pétrolière Shell car celle-ci continue d'extraire du pétrole en Syrie. Une critique hypocrite, estime le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "Selon le Parti socialiste, les chars d'Al-Assad avancent avec du diesel de Shell. C'est efficace rhétoriquement parlant et cela pourrait même être vrai. Mais il pourrait être vrai également que le super de Shell alimente les cocktails Molotov des insurgés. L'attaque portée contre Shell ne fait que masquer l'échec de la politique. De tout le pétrole que la Syrie exporte, 95 pour cent arrivent dans l'Union européenne. Si l'Allemagne, l'Italie et la France décidaient demain d'interrompre leurs importations de ce pays, Al-Assad aurait perdu la partie. Les capitales européennes sont donc nettement plus cyniques que Shell, car leurs politiques refusent depuis des mois de fermer le robinet de pétrole syrien. C'est une décision beaucoup plus simple que de déclarer la guerre à la Libye."
» informations complémentaires (lien externe, néerlandais)
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Adevărul - Roumanie | lundi, 29. août 2011
Les rebelles libyens ont conquis toute la ville de Tripoli et recherchent désormais le dirigeant déchu Kadhafi. Pour la période consécutive à la révolution, le quotidien Adevărul met en garde contre l'avènement d'une situation qui ressemblerait à ce qui s'est passé après la chute de Nicolae Ceauşescu en Roumanie : » suite
Les rebelles libyens ont conquis toute la ville de Tripoli et recherchent désormais le dirigeant déchu Kadhafi. Pour la période consécutive à la révolution, le quotidien Adevărul met en garde contre l'avènement d'une situation qui ressemblerait à ce qui s'est passé après la chute de Nicolae Ceauşescu en Roumanie : "Des cendres d'un dictateur sanglant ne s'élèveront pas les apôtres de la justice, mais toutes sortes d'opportunistes et de profiteurs, qui voudront s'octroyer aussi bien la direction politique que les richesses de l'Etat. … De nombreux rebelles d'aujourd'hui se serviront des images de la révolution anti-Kadhafi pour obtenir des privilèges honteux. Ce qu'on demandera le plus, c'est un certificat pour les rebelles qui garantisse des terres, des surfaces commerciales, une rente à vie, une réputation, des allégements fiscaux et des faveurs de toutes sortes. … Nous avons vécu tout cela et nous connaissons le scénario. Le modèle roumain semble toutefois universel : heureux d'avoir échappé au monstre, nous sommes trop aveugles pour reconnaître le loup déguisé en mouton."
» article intégral (lien externe, roumain)
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Tous les textes disponibles de » Grigore Cartianu
Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung - Allemagne | dimanche, 28. août 2011
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, est sous le feu des critiques après avoir attribué la victoire des rebelles libyens aux sanctions auxquelles a contribué l'Allemagne contre le régime de Kadhafi plutôt qu'à l'intervention de l'OTAN à laquelle le pays a refusé de participer. Le journal conservateur Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung se demande avec sarcasme de quelles sanctions Westerwelle peut bien vouloir parler : » suite
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, est sous le feu des critiques après avoir attribué la victoire des rebelles libyens aux sanctions auxquelles a contribué l'Allemagne contre le régime de Kadhafi plutôt qu'à l'intervention de l'OTAN à laquelle le pays a refusé de participer. Le journal conservateur Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung se demande avec sarcasme de quelles sanctions Westerwelle peut bien vouloir parler : "Pas du gel des avoirs ou de l'interdiction de voyages pour les représentants du régime, pas plus que de la suspension des paiements pour les livraisons d'énergie. En fait, seulement de l'embargo de l'ONU sur les armes. A l'instar de Paris, Rome et Londres, Berlin a en effet armé Kadhafi pendant des années. Cela n'était plus possible. Ce manque à gagner pourrait faire passer Westerwelle pour un héros. Mais l'embargo sur les armes a pu être imposé uniquement parce que les navires de guerre de l'OTAN croisaient en Méditerranée. L'Allemagne avait retiré ses bâtiments de cette flotte. … Westerwelle propose que l'Allemagne s'engage dans la reconstruction économique ; 'nous nous y connaissons beaucoup'. C'est vrai, les entreprises pétrolières allemandes étaient déjà bien implantées sous Kadhafi. … Cela fait toujours bonne impression quand un pays membre refuse de participer aux coûts d'une intervention militaire, mais souhaite a posteriori s'assurer les bénéfices de la paix."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Népszabadság - Hongrie | vendredi, 26. août 2011
Tandis que la dictature libyenne est sur le point de disparaître, le régime de Bachar Al-Assad en Syrie continue de réprimer violemment les insurgés. Le quotidien de centre-gauche Népszabadság explique pourquoi l'Occident ne peut pas intervenir en Syrie : » suite
Tandis que la dictature libyenne est sur le point de disparaître, le régime de Bachar Al-Assad en Syrie continue de réprimer violemment les insurgés. Le quotidien de centre-gauche Népszabadság explique pourquoi l'Occident ne peut pas intervenir en Syrie : "La Syrie est au cœur du monde arabe. … Elle joue un rôle clé dans le conflit au Proche-Orient, la stabilité de la Syrie est donc dans l'intérêt de ses voisins. … Les forces militaires syriennes se comportent différemment des armées en Tunisie, en Egypte ou même en Libye. Il n'y a aucun signe permettant de dire qu'elles aient tourné le dos à Al-Assad ou qu'elles se soient identifiées à l'opposition au régime. Si l'on en croit les rapports, la société syrienne est rangée derrière Al-Assad. … L'Occident ne peut donc rien faire de plus pour le moment que de s'interroger sur l'opportunité de sanctions et, le cas échéant, sur la nature de celles-ci. Doit-il soutenir l'opposition d'une quelconque manière symbolique ? Il y a en tout cas une chose que l'Occident ne doit pas vouloir : un nouveau bain de sang et une guerre régionale aux conséquences imprévisibles."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Tages-Anzeiger - Suisse | vendredi, 26. août 2011
Le Premier ministre italien Silvio Berlusconi a garanti jeudi à Milan 350 millions d'euros au chef du Conseil national de transition libyen, Mahmoud Djibril. Lors de cette rencontre, il a également été question de la reprise de l'extraction de pétrole et de gaz par un groupe italien. Cela illustre bien l'hypocrisie de l'Occident, estime le quotidien libéral Tages-Anzeiger, même si cela est positif pour la Libye : » suite
Le Premier ministre italien Silvio Berlusconi a garanti jeudi à Milan 350 millions d'euros au chef du Conseil national de transition libyen, Mahmoud Djibril. Lors de cette rencontre, il a également été question de la reprise de l'extraction de pétrole et de gaz par un groupe italien. Cela illustre bien l'hypocrisie de l'Occident, estime le quotidien libéral Tages-Anzeiger, même si cela est positif pour la Libye : "Berlusconi est-il un gros hypocrite ? Certainement, mais ce n'est pas le seul. … 'Si la Libye est libre aujourd'hui, ce n'est pas seulement parce que l'Occident apprécie tant la Libye, mais aussi parce que le pays a du pétrole', écrit le think-tank European Council on Foreign Relations. C'est peut-être vrai, mais la guerre n'a pas été menée au nom du pétrole. L'intervention de l'OTAN a été mise en place parce que l'Occident avait poussé trop loin son hypocrisie à l'égard de Kadhafi. On vient de changer de camp avec succès. Les affaires peuvent reprendre. Ce qui est positif dans tout cela, c'est que les pétrodollars du futur gouvernement libyen permettront la reconstruction du pays. Les groupes pétroliers ont également intérêt à ce que règnent une certaine sécurité juridique pour leurs affaires et un environnement sûr pour leurs collaborateurs. La population libyenne profitera de ces deux facteurs."
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Le Canard enchaîné - France | jeudi, 25. août 2011
Après la prise de Tripoli par les rebelles, le président français Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi la tenue d'une conférence pour la reconstruction de la Libye. Sarkozy est manifestement fier de son rôle précurseur dans le conflit libyen - même s'il a quasiment raté le printemps arabe, estime l'hebdomadaire satirique Le Canard enchainé : » suite
Après la prise de Tripoli par les rebelles, le président français Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi la tenue d'une conférence pour la reconstruction de la Libye. Sarkozy est manifestement fier de son rôle précurseur dans le conflit libyen - même s'il a quasiment raté le printemps arabe, estime l'hebdomadaire satirique Le Canard enchainé : "Pas une plume ne doit manquer à la parure du Grand Chef de guerre ! Qu'on se le dise : il n'y a qu'un seul vainqueur de cette guerre de Libye, et il campe à l'Elysée. ... Aux avant-postes, Sarko le fut en effet dès 2007, lors de la visite parisienne du Guide libyen, cinq jours surréalistes, avec tente géante dans les jardins de l'hôtel de Marigny et promesse de fabuleux contrats, pour dix milliards de Rafale, d'hélicoptères, de blindés et de réacteur nucléaire. ... La suite ne fut guère plus brillante quand éclata le Printemps arabe. Sarko a raté la Tunisie et l'Egypte. Heureusement, il n'a pas raté la Libye. Et il va le faire savoir !"
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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | mardi, 23. août 2011
Le fait que l'Allemagne se soit abstenue lors du vote décisif du Conseil de sécurité de l'ONU sur l'intervention en Libye sera néfaste politiquement pour le pays, prévient le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : » suite
Le fait que l'Allemagne se soit abstenue lors du vote décisif du Conseil de sécurité de l'ONU sur l'intervention en Libye sera néfaste politiquement pour le pays, prévient le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "C'est justement l'Allemagne, qui s'est toujours faite l'avocate d'une défense européenne, qui a refusé sa solidarité aux pays qui sont, dans cet objectif, des alliés indispensables. Et ce en avançant des prétextes motivés principalement par la politique intérieure. Cela portera un préjudice durable à la crédibilité de Berlin en matière de politique de sécurité. L'argument avancé par le ministre des Affaires étrangères selon lequel il ne voulait pas envoyer de troupes au sol n'a été qu'un prétexte dès le début - les Britanniques et les Français ne le souhaitaient pas non plus, les Américains encore moins ; la joie affichée aujourd'hui quant à la victoire des insurgés est d'autant plus embarrassante."
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El País - Espagne | mardi, 23. août 2011
Si l'on triomphe rapidement du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, le mouvement de libération se renforcera également dans d'autres pays de la région, estime le quotidien de centre-gauche El País : » suite
Si l'on triomphe rapidement du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, le mouvement de libération se renforcera également dans d'autres pays de la région, estime le quotidien de centre-gauche El País : "On peut s'attendre avec la chute prévisible de la dictature libyenne - même si Kadhafi continue de se terrer dans un lieu inconnu et que ses fidèles défendent encore les derniers bastions de Tripoli - que le régime de Bachar Al-Assad en Syrie connaisse un sort semblable. Et que la vague révolutionnaire qui traverse la région ne fasse que s'amplifier. Du point de vue des citoyens arabes, l'issue du conflit libyen montre que ce sont les insurgés qui gagnent, quelle que soit l'ampleur de la résistance des tyrans."
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Corriere della Sera - Italie | mardi, 23. août 2011
La chute prochaine du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi relancera le printemps arabe, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : » suite
La chute prochaine du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi relancera le printemps arabe, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "Malgré l'incertitude du moment, il faut reconnaître que l'intuition (ou le calcul) du président français Nicolas Sarkozy sera récompensée au final. … La chute du régime de Tripoli est un message à l'ensemble du monde arabo-musulman, notamment à la jeune génération, plus informée et plus laïque que nous le pensons : on ne peut plus faire marche arrière. Un message qui doit empêcher le sommeil déjà agité de Bachar Al-Assad en Syrie. Un message qui, malgré les différences de contexte historique, rappelle la chute du mur et la fin du monde communiste. Il n'y avait pas non plus de retour en arrière possible à l'époque, même si la longue et difficile transition démocratique n'est toujours pas entièrement achevée dans certains de ces pays."
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Glasove - Bulgarie | samedi, 20. août 2011
Les révolutions arabes se trouvent confrontées à la même question qui a été déterminante il y a 20 ans pour l'évolution de la démocratie en Europe de l'Est, analyse la chroniqueuse Tatiana Vaxsberg dans le journal en ligne Glasove: » suite
Les révolutions arabes se trouvent confrontées à la même question qui a été déterminante il y a 20 ans pour l'évolution de la démocratie en Europe de l'Est, analyse la chroniqueuse Tatiana Vaxsberg dans le journal en ligne Glasove: "Que faire des dictateurs coupables ? Les juger ? Les exécuter ? Les assigner à résidence ? L'Europe de l'Est a utilisé toutes ces possibilités. C'est maintenant au tour de l'Egypte, de la Syrie, du Yémen, de la Tunisie et de la Libye. Certains de ces pays se sont déjà décidés, d'autres sont encore en plein conflit armé et il est encore trop tôt pour faire des pronostics. Mais lorsque l'on connaît l'original qu'est l'Europe de l'Est, on peut déjà se faire une idée : le monde arabe est bien parti pour commettre les mêmes erreurs que l'Europe à l'époque - en ignorant voire en ne respectant pas la justice. Car la manière dont la justice est rendue actuellement forge la représentation globale de la démocratie et de la justice dans les sociétés arabes post-révolutionnaires naissantes. Les choses se passent aujourd'hui comme à l'époque sur un autre continent, qui ne savait pas ce qu'il devait faire de ses Ceaușescu, Jivkov, Honecker et Jaruzelski, mais qui a construit sur cette base les conceptions de droit et de justice de ses sociétés."
» article intégral (lien externe, bulgare)
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De Morgen - Belgique | lundi, 22. août 2011
Même si le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi est renversé, il n'y a pas de quoi céder à l'euphorie, met en garde le quotidien de centre-gauche De Morgen : » suite
Même si le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi est renversé, il n'y a pas de quoi céder à l'euphorie, met en garde le quotidien de centre-gauche De Morgen : "Notamment parce que la situation en Libye n'est pas comparable aux soulèvements démocratiques en Tunisie ou en Egypte. Les groupes rebelles en lutte contre Kadhafi ne sont pas composés de jeunes hommes qui aspirent à la liberté et à la démocratie, plutôt de groupes politiques rivaux qui sont bien souvent davantage motivés par la loyauté aux clans que par une sympathie supérieure pour la démocratie et les droits de l'homme. … Ce serait une erreur fatale de croire que la démocratie pourra pleinement s'épanouir à Tripoli dès que Kadhafi aura été éliminé. Au contraire. Beaucoup de choses devront d'abord changer dans le pays."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Kaleva - Finlande | mardi, 23. août 2011
La Libye ne pourra assumer seule la transition démocratique, estime le quotidien libéral Kaleva, qui appelle la Finlande à honorer ses promesses de soutien : » suite
La Libye ne pourra assumer seule la transition démocratique, estime le quotidien libéral Kaleva, qui appelle la Finlande à honorer ses promesses de soutien : "Le changement de pouvoir en Libye ne sera pas facile car le pays ne dispose d'aucune tradition démocratique. Avant le putsch de Kadhafi en 1969, la Libye était un royaume basé sur un système clanique. Si Kadhafi voulait dissoudre ce système, il a finalement préservé un gouvernement dépendant des tribus. … Le Conseil fondé par les rebelles se compose de différents groupes et se caractérise par d'importantes tensions internes, jusqu'à des oppositions de clans. … Afin d'éviter que davantage de sang ne coule, un appui extérieur est nécessaire. La Libye n'est pas vraiment en mesure de bâtir de ses propres forces une administration viable sur les ruines d'un gouvernement de la terreur. Si la Finlande a refusé de prendre part aux opérations militaires, elle avait en revanche fait part de sa disposition à participer à une mission de paix menée par l'ONU et à la reconstruction. Par souci de crédibilité internationale, il convient d'honorer ces promesses."
» article intégral (lien externe, finnois)
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Der Standard - Autriche | lundi, 22. août 2011
L'Occident doit se limiter à un rôle d'observation et d'appui dans la période de transition libyenne, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : » suite
L'Occident doit se limiter à un rôle d'observation et d'appui dans la période de transition libyenne, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Il est très important que l'Occident procède immédiatement à un retrait militaire dès que le conflit aura été réglé sur le plan politique. Il appartiendra seulement aux rebelles - qui seront alors d'ex-rebelles - de remettre de l'ordre. Il ne faut toutefois pas les laisser faire sans aucune observation extérieure. La question des violations des droits de l'homme devra également être abordée du côté des vainqueurs. La confiance n'est pas de mise. Il convient désormais d'entamer l'ère post-Kadhafi par une période de transition qui introduise un système le plus démocratique possible. Les analystes considèrent que la Libye est fortement désavantagée par rapport aux deux autres pays révolutionnaires, l'Egypte et la Tunisie : il existait dans les deux Etats des structures et des institutions qui, si elles ne servaient qu'à une participation politique de façade, existent néanmoins et peuvent être ravivés. … Mais cela pourrait aussi être une opportunité pour la Libye de recommencer complètement de zéro."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Lidové noviny - République tchèque | lundi, 22. août 2011
On sait peu de choses des vainqueurs de la révolution libyenne, constate le quotidien conservateur Lidové noviny, qui estime que ceux-ci pourraient tout autant surprendre que les révolutionnaires égyptiens : » suite
On sait peu de choses des vainqueurs de la révolution libyenne, constate le quotidien conservateur Lidové noviny, qui estime que ceux-ci pourraient tout autant surprendre que les révolutionnaires égyptiens : "Nous ignorons toujours quelles sont les idées et les valeurs qu'ils défendent, s'ils sont de possibles partenaires pour l'Occident et le monde arabe. … L'exemple égyptien est un avertissement. Le gouvernement révolutionnaire en place en Egypte ne fait que confirmer les convictions des sceptiques : comment est-il possible que des terroristes de Gaza puissent attaquer le sud d'Israël en passant par le Sinaï égyptien ? Pourquoi donc portaient-ils des uniformes militaires égyptiens ? Pourquoi donc l'Egypte rappelle-t-elle son ambassadeur de Tel-Aviv après la réponse israélienne, alors qu'elle ne proteste pas contre le sanglant régime syrien ? Il semble que pour les Egyptiens, leur propre victoire est plus importante qu'une paix qui dure depuis 30 ans avec Israël."
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Le Figaro - France | lundi, 22. août 2011
Si le régime de Kadhafi est sur le point de s'effondrer, la tâche de l'Europe ne s'achèvera pas avec la fin de la guerre, estime le quotidien conservateur Le Figaro : » suite
Si le régime de Kadhafi est sur le point de s'effondrer, la tâche de l'Europe ne s'achèvera pas avec la fin de la guerre, estime le quotidien conservateur Le Figaro : "[L]'Otan a, jusqu'au dernier jour de la guerre, un rôle essentiel à jouer, en termes de coordination, de renseignement et d'appui militaire, afin de limiter les dégâts des combats. Pour l'Europe, ce qui se joue à Tripoli est en effet essentiel. La chute du tyran, lorsqu'elle sera confirmée, peut redéfinir nos relations avec un monde arabe en pleine mutation. Encore faudra-t-il que l'effort engagé pour vaincre les sceptiques et venir à bout militairement de la dictature soit prolongé par une assistance humanitaire et économique, afin de consolider un pays qui n'est à l'abri ni de la guerre civile ni de l'islamisme."
» article intégral (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Pierre Rousselin
Le Temps - Suisse | vendredi, 19. août 2011
L'Occident condamne enfin les crimes du régime syrien, se réjouit le quotidien libéral-conservateur Le Temps, qui appelle à saisir la Cour pénale internationale : » suite
L'Occident condamne enfin les crimes du régime syrien, se réjouit le quotidien libéral-conservateur Le Temps, qui appelle à saisir la Cour pénale internationale : "En cinq mois de promesses dilatoires et de campagne sanguinaire contre ceux qu'ils qualifient de 'terroristes' et d''islamistes' ... les hommes de main de Bachar Al-Assad se sont vraisemblablement rendus coupables de crimes contre l'humanité. L'affirmation urbi et orbi de cette réalité, après des mois d'atermoiements guidés par des intérêts géopolitiques de court terme, devrait mettre du baume au cœur des valeureux contestataires du régime de Damas. ... La saisine de la Cour pénale internationale, elle, doit être envisagée: au Conseil de sécurité, et à ses membres récalcitrants, la Russie en tête qui continue de livrer Damas en armes, de faire preuve de responsabilité. Et aux non-permanents, le Brésil, l'Inde et l'Afrique du Sud, de surmonter leurs réticences pour tendre la main aux Syriens."
» article intégral (lien externe, français)
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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | vendredi, 19. août 2011
La violence de son intervention a isolé le dirigeant syrien Bachar Al-Assad sur le plan international, estime le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : » suite
La violence de son intervention a isolé le dirigeant syrien Bachar Al-Assad sur le plan international, estime le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Les pays arabes se détournent de lui, notamment l'Arabie Saoudite, et la Turquie ne veut pas ruiner sa propre réputation à cause de ce 'partenaire' auquel il ne reste plus que l'Iran, c'est-à-dire un régime tout aussi enclin à réprimer dans le sang les protestations. Au final, le président Obama a su aussi trouver les mots justes : l'ère de Bachar Al-Assad est révolue, les 'réformes' ne le sauveront pas politiquement. Le mouvement de protestation contre la dictature syrienne a commencé en mars ; les chars et la torture n'ont pas pu l'étouffer. Espérons que les sanctions dont parle Obama soient sans précédent. Il faut que l'étau se resserre rapidement autour du régime d'Al-Assad."
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La Stampa - Italie | vendredi, 19. août 2011
En appelant le président syrien Bachar Al-Assad à démissionner, l'Occident affiche une plus grande fermeté dans la région, estime le quotidien libéral La Stampa : » suite
En appelant le président syrien Bachar Al-Assad à démissionner, l'Occident affiche une plus grande fermeté dans la région, estime le quotidien libéral La Stampa : "Depuis quelques mois, le leadership politique a manifestement été entièrement absorbé par une vague imprévisible d'évènements. … Un Occident replié sur lui-même signifie essentiellement la naissance d'un vide politique dans toutes les régions de la planète où il était particulièrement actif jusque-là, notamment le Proche-Orient. … En raison de l'incapacité de l'Occident à prendre l'initiative, la crise syrienne a pu exploser et continuer à profiter de cette indécision. … Il y a deux semaines, l'Arabie Saoudite a brisé son silence diplomatique. La Turquie lui a emboîté le pas. Après les déclarations d'hier, l'Occident suit la même voie. Mais on est encore très loin d'une résolution du conflit. … Car le meilleur allié de la terreur, c'est le vide politique."
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The Irish Times - Irlande | mercredi, 17. août 2011
Les rebelles libyens ont déclaré avoir conquis une nouvelle ville à l'importance stratégique non loin de Tripoli. Il ne resterait selon eux plus beaucoup de temps au régime du dictateur Mouammar Kadhafi. Un tel optimisme sent la propagande, estime le quotidien libéral The Irish Times : » suite
Les rebelles libyens ont déclaré avoir conquis une nouvelle ville à l'importance stratégique non loin de Tripoli. Il ne resterait selon eux plus beaucoup de temps au régime du dictateur Mouammar Kadhafi. Un tel optimisme sent la propagande, estime le quotidien libéral The Irish Times : "Parvenir jusqu'à Tripoli est un défi d'une tout autre nature. Les rues étroites de la ville seront faciles à défendre ; le combat traînera en longueur et sera sanglant, d'autant que d'après des rapports, Kadhafi bénéficie encore d'un soutien important dans la ville. L'appui aérien de l'OTAN, qui s'est révélé déterminant pour que les rebelles atteignent leurs objectifs, ne servira pas à grand-chose. … Il est ainsi plus probable que les rebelles renoncent à s'engager dans une attaque frontale. Ils préféreront certainement encercler la ville et l'étouffer, dans l'espoir que le gouvernement s'effondre ou que la ville s'insurge."
» article intégral (lien externe, anglais)
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De Tijd - Belgique | lundi, 15. août 2011
Malgré la violence croissante avec laquelle le président syrien Bachar Al-Assad intervient contre sa population, le journal économique libéral De Tijd estime que toute intervention militaire occidentale est exclue : » suite
Malgré la violence croissante avec laquelle le président syrien Bachar Al-Assad intervient contre sa population, le journal économique libéral De Tijd estime que toute intervention militaire occidentale est exclue : "Contrairement à la Libye, la Syrie est au cœur de la région la plus explosive de la planète. Et tandis que le colonel Kadhafi est plutôt isolé dans sa propre région, le clan Al-Assad est passé maître au cours de la dernière décennie dans l'art de monter les uns contre les autres ses puissants voisins comme Israël, la Turquie, l'Iran et l'Irak. Dans le cas de la Syrie, il est exclu d'appuyer les condamnations par des moyens militaires comme en Libye. Car le régime d'Al-Assad pourra toujours compter sur un soutien suffisant de la superpuissance régionale iranienne. Un brutal changement de régime détruirait en outre l'équilibre précaire entre les différentes minorités ethniques. La perspective d'un deuxième Irak n'est attirante pour personne."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Jyllands-Posten - Danemark | lundi, 15. août 2011
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan a entre ses mains la chute du régime syrien, constate le quotidien libéral-conservateur Jyllands-Posten : » suite
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan a entre ses mains la chute du régime syrien, constate le quotidien libéral-conservateur Jyllands-Posten : "Il ne fait aucun doute que les jours du dictateur syrien Bachar Al-Assad sont comptés. La question est de savoir s'il y a au sein du régime existant des forces qui, depuis un gouvernement de transition, puissent engager un dialogue suffisamment crédible avec l'opposition. Ou si Al-Assad se cramponnera au pouvoir jusqu'à la dernière cartouche tandis que les insurgés acquièrent toujours plus d'armes, que l'armée se délite et que l'anarchie se répand. Pour empêcher ce scénario catastrophe, la Turquie a maintenu ses relations avec Al-Assad tout en donnant la possibilité à l'opposition d'organiser des rencontres en Turquie. Mais certaines choses laissent aujourd'hui penser que la patience d'Erdoğan avec Al-Assad touche à sa fin. Le dictateur de Damas n'a pas mis en œuvre les réformes politiques qu'il a plusieurs fois promises à Ankara."
» article intégral (lien externe, danois)
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Corriere della Sera - Italie | lundi, 15. août 2011
L'attaque de la marine syrienne sur la ville portuaire de Lattaquié révèle les faiblesses du dirigeant Bachar Al-Assad, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : » suite
L'attaque de la marine syrienne sur la ville portuaire de Lattaquié révèle les faiblesses du dirigeant Bachar Al-Assad, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "Bachar Al-Assad a perdu la raison. Il ne sait plus ce qu'il fait. Il commet une erreur tragique après l'autre. Le président syrien s'est piégé lui-même. Les évènements d'hier semblent doublement sinistres. … La répression brutale s'est tournée contre Lattaquié et Al-Assad sait très bien que cette ville syrienne est depuis toujours le bastion des alaouites, et donc de la communauté chiite à laquelle le président appartient lui-même. On pourrait supposer que les opposants d'Al-Assad aient même choisi l'agréable ville portuaire pour mettre le dirigeant dans l'embarras et porter le coup de grâce au régime."
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Politiken - Danemark | vendredi, 12. août 2011
Alors que le Conseil de sécurité de l'ONU décidait jeudi de renforcer son action contre le président syrien Bachar Al-Assad, le régime au pouvoir continuait à opprimer l'opposition par la violence. Le quotidien de centre-gauche Politiken demande le renforcement de la pression internationale sur la classe moyenne syrienne, restée fidèle au régime : » suite
Alors que le Conseil de sécurité de l'ONU décidait jeudi de renforcer son action contre le président syrien Bachar Al-Assad, le régime au pouvoir continuait à opprimer l'opposition par la violence. Le quotidien de centre-gauche Politiken demande le renforcement de la pression internationale sur la classe moyenne syrienne, restée fidèle au régime : "Les sanctions déjà existantes doivent être renforcées et modifiées de sorte qu'elles touchent surtout ceux qui restent loyaux envers le président. Les dernières forces modérées de la classe moyenne et du monde des affaires doivent être encouragées à tourner le dos au régime et à se joindre au soulèvement. Il faut leur faire comprendre que ce sont eux au final qui sont responsables des attaques contre la population civile. C'est une bonne chose que le Conseil de sécurité de l'ONU se soit enfin mis d'accord sur le plus petit dénominateur commun et qu'il ait condamné la violence. Il est toutefois nécessaire de hausser le ton. La Russie renforçant son attitude critique, la Chine aura de plus en plus de mal à bloquer une position plus active de l'ONU."
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | mercredi, 10. août 2011
Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoğlu a passé mercredi plusieurs heures à négocier avec les représentants du gouvernement syrien en vue d'obtenir la fin de la violence en Syrie, sans succès. Mais le président syrien Bachar Al-Assad n'a pas à craindre d'intervention militaire, estime le quotidien libéral conservateur Neue Zürcher Zeitung : » suite
Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoğlu a passé mercredi plusieurs heures à négocier avec les représentants du gouvernement syrien en vue d'obtenir la fin de la violence en Syrie, sans succès. Mais le président syrien Bachar Al-Assad n'a pas à craindre d'intervention militaire, estime le quotidien libéral conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Il est dans la nature de tout régime totalitaire de penser qu'en accordant ne serait-ce que de petites concessions, le pouvoir étatique en place scie la branche sur laquelle il est assis. Assad et son clan en sont tout à fait conscients et même la plupart des opposants au régime sont du même avis. La nomination lundi d'un nouveau ministre de la Défense n'est que de la poudre aux yeux. Le véritable pouvoir de disposer de l'appareil de sécurité très étendu en Syrie est du ressort du frère du président, qui ne voit aucune raison de relâcher la bride. Le régime ne doit pas craindre d'intervention militaire comme cela a été le cas en Libye. Et jusqu'à maintenant, une opposition qui pourrait prendre le relais après la chute du régime manque encore."
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Trouw - Pays-Bas | mardi, 9. août 2011
Abdallah, le roi saoudien, a sévèrement critiqué l'attitude agressive du président syrien Bachar Al-Assad contre sa population et l'a appelé à mener des réformes. Si les motivations du roi sont douteuses, cela n'en reste pas moins un signe d'espoir, estime le quotidien social-chrétien Trouw : » suite
Abdallah, le roi saoudien, a sévèrement critiqué l'attitude agressive du président syrien Bachar Al-Assad contre sa population et l'a appelé à mener des réformes. Si les motivations du roi sont douteuses, cela n'en reste pas moins un signe d'espoir, estime le quotidien social-chrétien Trouw : "Son intervention est certainement davantage liée à la nécessité que le calme revienne dans la région qu'au désir de réformes démocratiques. Mais sa voix dispose néanmoins d'un poids important dans le monde arabe. Al-Assad sait désormais qu'il ne pourra plus compter sur la solidarité de son collègue autocrate. … Le bain de sang qu'il a perpétré a suscité un tel dégoût qu'il se retrouve désormais complètement isolé. On ne peut pas vraiment s'attendre à ce que le président syrien écoute directement les conseils venant de sa propre région, mais le fait que les dirigeants arabes ne se soutiennent plus automatiquement n'en reste pas moins un signe d'espoir."
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The Guardian - Royaume-Uni | jeudi, 4. août 2011
Le procès contre l'ancien président égyptien Hosni Moubarak est déterminant pour l'Egypte mais aussi pour l'ensemble du monde arabe, écrit le quotidien de centre-gauche The Guardian : » suite
Le procès contre l'ancien président égyptien Hosni Moubarak est déterminant pour l'Egypte mais aussi pour l'ensemble du monde arabe, écrit le quotidien de centre-gauche The Guardian : "Le président du Yémen Ali Abdullah Saleh, blessé dans une attaque rebelle et hospitalisé en Arabie Saoudite, se voit proposer l'immunité contre toute poursuite pénale. Cet accord est ouvertement soutenu par l'Occident. Le président tunisien déchu Zine El-Abidine Ben Ali a été condamné par contumace et la justice a une nouvelle fois été déniée. Si un accord était conclu avec le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, ce serait au détriment d'une plainte pour crimes de guerre. … Il n'est pas exagéré de dire que l'avenir démocratique du monde arabe dépend de ce procès."
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Le Quotidien - Luxembourg | mercredi, 3. août 2011
Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné mercredi soir la violence du régime syrien contre la population insurgée mais n'a adopté aucune résolution. Il épargne ainsi le président syrien Bachar Al-Assad et laisse tomber le peuple opprimé, critique le quotidien de centre-gauche Le Quotidien : » suite
Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné mercredi soir la violence du régime syrien contre la population insurgée mais n'a adopté aucune résolution. Il épargne ainsi le président syrien Bachar Al-Assad et laisse tomber le peuple opprimé, critique le quotidien de centre-gauche Le Quotidien : "Car le précédent libyen hante ses membres et semble vouer toute initiative à l'échec. Bachar al-Assad bénéficie de davantage de soutiens dans le monde arabe. Il est surtout le garant d'une stabilité régionale toute relative et un entremetteur précieux avec l'irascible Iran. Le président syrien joue d'ailleurs largement cette carte, promettant le Moyen-Orient à un conflit généralisé entre sunnites et chiites si son régime tombe. ... Encore une fois, les jeux de pouvoir et d'influence nuisent aux populations. Les Syriens devront s'habituer à combattre seuls face à une communauté internationale aux abonnés absents."
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | jeudi, 4. août 2011
Le procès contre Hosni Moubarak peut constituer un évènement charnière dans l'éclosion démocratique du pays si la révolution égyptienne n'est pas instrumentalisée par les mauvaises forces, estime le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : » suite
Le procès contre Hosni Moubarak peut constituer un évènement charnière dans l'éclosion démocratique du pays si la révolution égyptienne n'est pas instrumentalisée par les mauvaises forces, estime le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Il serait néanmoins prématuré de parler de révolution manquée. Les témoignages des Egyptiens qui se réjouissent de la liberté fraîchement acquise de pouvoir enfin exprimer leur opinion sans avoir peur, sont bien trop bouleversants. Mais ce sentiment d'euphorie s'essouffle et se trouve rattrapé par la réalité politique. Vendredi dernier, la place Tahrir du Caire a offert une image des forces sociales qui sont disposées à donner le ton dans l'Egypte post-Moubarak. A côté de la foule relativement limitée des activistes démocratiques laïcs, les islamistes étaient massivement présents. … Il manque encore au pays un ordre qui établisse de manière contraignante les libertés civiques. Cette impulsion ne viendra pas de l'armée. Pour que la chute de Moubarak signifie plus qu'un sacrifice royal, l'Egypte a plus que jamais besoin de ses révolutionnaires."
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Libération - France | jeudi, 4. août 2011
Le début du procès contre Hosni Moubarak et ses fils ressemble plus à une vengeance qu'à la justice d'un Etat de droit, critique le quotidien de centre-gauche Libération : » suite
Le début du procès contre Hosni Moubarak et ses fils ressemble plus à une vengeance qu'à la justice d'un Etat de droit, critique le quotidien de centre-gauche Libération : "Le procès Moubarak a démarré par une mise en scène sinistre visant l'humiliation de l'accusé, la justice ménageant une belle place à son contraire : la vengeance. Comment comprendre autrement le désir de faire comparaître encagés Moubarak et ses fils, trois chiens, comme à l'époque pas si lointaine de la dictature triomphante ? N'était-ce pas le moment de rompre avec ce genre de procédés et d'écrire une page nouvelle ? ... Encore impensable il y a peu, le procès Moubarak est un rendez-vous crucial pour l'Egypte et l'ensemble du printemps arabe. Il se doit d'être exemplaire pour être démocratiquement fondateur. Car c'est aussi à la manière dont il traite ses adversaires, ou ses ennemis, que se mesure la nature profonde d'un régime."
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Rzeczpospolita - Pologne | jeudi, 4. août 2011
La procédure pénale contre Hosni Moubarak est essentiellement un moyen symbolique de clore le chapitre de l'ancien président, estime le quotidien conservateur Rzeczpospolita : » suite
La procédure pénale contre Hosni Moubarak est essentiellement un moyen symbolique de clore le chapitre de l'ancien président, estime le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "Le procès contre Moubarak est inhabituel à plusieurs égards. Les dictateurs finissent rarement devant un tribunal et encore plus rarement de manière aussi rapide. Rien n'a pu protéger ici le dictateur égyptien : ni son âge avancé, ni son état de santé réel ou simulé, et encore moins le fait que ses anciens collègues militaires ont désormais le pouvoir en Egypte. Ils pourraient redouter que quelque chose de compromettant soit divulgué dans la salle d'audience. On ne sait pas encore quelle sera l'issue de ce procès et quel sera le sort réservé à Moubarak. Nous observons pour le moment un règlement de compte avec son ère. C'est ce qu'observent également les Egyptiens."
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Corriere del Ticino - Suisse | mardi, 2. août 2011
Malgré l'afflux continuel de rapports attestant la violence sanglante employée par le régime syrien contre les manifestants, le Conseil de sécurité des Nations unies ne s'est toujours pas entendu sur une résolution commune. Cela est aussi lié aux intérêts des pays voisins, critique le quotidien libéral Corriere del Ticino : » suite
Malgré l'afflux continuel de rapports attestant la violence sanglante employée par le régime syrien contre les manifestants, le Conseil de sécurité des Nations unies ne s'est toujours pas entendu sur une résolution commune. Cela est aussi lié aux intérêts des pays voisins, critique le quotidien libéral Corriere del Ticino : "Outre l'indifférence de l'Occident, il y a un autre élément qui conditionne la quasi-impunité de la Syrie. … Les pays voisins n'osent pas non plus intervenir contre le régime d'Al-Assad car la peur d'une contagion prédomine. Cela vaut notamment pour l'Iran, où l'axe Damas-Téhéran est défendu sabre au clair par la garde révolutionnaire iranienne. Pour la République islamique, les protestations en Syrie sont un complot de l'Occident et la chute du régime est impensable. La Turquie n'est pas épargnée non plus par la crainte d'être contaminée. Elle est indécise. D'un côté, le gouvernement turc veut un voisin syrien stable, de l'autre il est aux prises avec une grave crise politique intérieure suite au conflit entre le [Premier ministre] Erdoğan et ses généraux."
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Tous les textes disponibles de » Gerardo Morina
Süddeutsche Zeitung - Allemagne | lundi, 1. août 2011
Après le massacre de l'armée syrienne à Hama, le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung appelle l'Occident à ne pas se détourner de la Syrie : » suite
Après le massacre de l'armée syrienne à Hama, le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung appelle l'Occident à ne pas se détourner de la Syrie : "Les Etats-Unis, l'Allemagne et la Grande-Bretagne condamnent la violence à Hama, mais Al-Assad n'a pas beaucoup plus à craindre de l'Occident. Les récents évènements en Libye ont très certainement ôté à l'Occident toute envie de s'engager davantage. A Benghazi, bastion des rebelles, les combattants se jettent les uns sur les autres depuis quelques temps, ce qui réduit les chances de parvenir bientôt à une victoire sur Kadhafi, le dictateur sanglant de Tripoli. On peut regretter, maudire, déplorer tout cela. Mais il y a une chose que l'Occident ne doit pas faire : se détourner, par frustration, d'un été arabe qui implose lentement."
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Le Monde - France | vendredi, 29. juillet 2011
La mort d'Abdel Fattah Younès, le commandant militaire des insurgés libyens, est vraisemblablement le fait d'islamistes issus des propres rangs des rebelles. Cela affaiblira le Conseil national de transition des rebelles, estime le quotidien de centre-gauche Le Monde : » suite
La mort d'Abdel Fattah Younès, le commandant militaire des insurgés libyens, est vraisemblablement le fait d'islamistes issus des propres rangs des rebelles. Cela affaiblira le Conseil national de transition des rebelles, estime le quotidien de centre-gauche Le Monde : "Querelles idéologiques, jalousies de personnes et autres affrontements de clans. Coalition hétéroclite et peu structurée, le conseil ... est fragile et fait douter des capacités du CNT à exercer le pouvoir. ... Celui-ci ne peut que sortir affaibli de cette affaire, et cela risque de renforcer la main de Tripoli pour imposer un règlement politique à la rébellion. Car le CNT, s'il n'a cessé de gagner en légitimité internationale, donne toujours l'image d'un mouvement désorganisé: absence de direction politique ferme et capacités militaires limitées, en dépit du soutien de l'OTAN."
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De Morgen - Belgique | lundi, 1. août 2011
Après l'attaque portée contre son peuple dans le bastion des rebelles de Hama, le président syrien Bachar Al-Assad doit être déféré devant la Cour pénale internationale, demande le quotidien de centre-gauche De Morgen : » suite
Après l'attaque portée contre son peuple dans le bastion des rebelles de Hama, le président syrien Bachar Al-Assad doit être déféré devant la Cour pénale internationale, demande le quotidien de centre-gauche De Morgen : "La violence montre que le régime d'Assad est dos au mur. Il se cramponne avec acharnement au pouvoir et mène une guerre sale contre sa propre population. Le pire a été le meurtre du jeune Hamza Al-Khatib, âgé de 13 ans. Un enfant torturé pendant un mois avant de recevoir trois balles dans la poitrine. … On a retrouvé sur son corps des traces de brûlures aux électrochocs sur les pieds, les coudes et les genoux, et son pénis avait été coupé. Si la communauté internationale ne veut pas intervenir pour des raisons géopolitiques ou autres, nous ne pouvons qu'espérer que les manifestants parviendront à renverser Bachar - et que le dictateur ne finira pas, comme son oncle, dans un chic quartier londonien, mais devant la Cour pénale internationale."
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Tous les textes disponibles de » Steven Samyn
El País - Espagne | lundi, 1. août 2011
La communauté internationale ne réagit pratiquement pas à la violence du dictateur syrien Bachar Al-Assad contre son propre peuple, déplore le quotidien de centre-gauche El País : » suite
La communauté internationale ne réagit pratiquement pas à la violence du dictateur syrien Bachar Al-Assad contre son propre peuple, déplore le quotidien de centre-gauche El País : "La communauté internationale n'envisage en aucune manière d'intervenir comme elle l'a fait en Libye. La peur de déstabiliser davantage le Proche-Orient - une région sur laquelle Damas exerce une influence déterminante - et le blocage exercé par la Chine et la Russie, qui gênent les initiatives d'envergure contre le régime, laissent à Assad le champ libre pour continuer à s'opposer à son peuple. La seule chose qui désespère le tyran, sûr jusque-là de bénéficier du soutien de l'armée et de la police, c'est la colère de milliers de citoyens. Après Damas, Deraa ou Banias, ceux-ci défient désormais à Hama les soi-disant 'forces de sécurité', et ce sans aucune arme."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Corriere della Sera - Italie | vendredi, 29. juillet 2011
Le chef militaire des rebelles libyens, Abdel Fatah Younès, a été tué jeudi dans des circonstances encore inexpliquées. Cela montre une fois de plus que l'Occident ne pourra pas renverser militairement le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : » suite
Le chef militaire des rebelles libyens, Abdel Fatah Younès, a été tué jeudi dans des circonstances encore inexpliquées. Cela montre une fois de plus que l'Occident ne pourra pas renverser militairement le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "Dans le cas de la Libye, neuf plus neuf est égal à zéro. Neuf milliards de l'OTAN pour destituer Kadhafi, neuf milliards du dirigeant pour résister. … Le résultat, c'est que le dirigeant libyen a de bonnes chances de rester dans son pays. Après quatre mois et demi et un retrait des Etats-Unis qui a dévoilé l'insuffisance des Européens, il est évident que l'objectif politique ne pourra pas seulement être atteint par les armes. Les gouvernements européens ont envisagé le compromis de Kadhafi restant dans le pays privé de pouvoir. Quoi que l'on pense de cette volte-face, si l'on veut trouver une issue un tant soit peu honorable, c'est le moment. Car neuf plus neuf égal zéro risque de devenir une équation intenable à l'avenir."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Tous les textes disponibles de » Luigi Ippolito
Delo - Slovénie | mardi, 19. juillet 2011
En raison de la poursuite des violences en Syrie, les ministres des Affaires étrangères de l'UE menacent d'instaurer d'autres sanctions, mais de manière peu convaincante, estime le quotidien de centre-gauche Delo : » suite
En raison de la poursuite des violences en Syrie, les ministres des Affaires étrangères de l'UE menacent d'instaurer d'autres sanctions, mais de manière peu convaincante, estime le quotidien de centre-gauche Delo : "L'UE n'est manifestement pas prête à couper tous les ponts avec la Syrie, comme elle l'a fait avec la Libye. Le motif est évident : si la politique du président Bachar Al-Assad ne plaît ni à l'Europe ni aux Etats-Unis, pas plus que ne leur plaisait celle de son père Hafez, ils sont toutefois conscients du rôle politique de Damas dans le monde arabe ainsi que de l'importance géopolitique de la Syrie dans un Proche-Orient riche en conflits. La réaction conciliante de l'Europe, qui appelle de nouveau à la fin des violences et à la libération des prisonniers, n'est donc pas surprenante."
» article intégral (lien externe, slovène)
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Tous les textes disponibles de » Bozo Masanovic
Hospodářské noviny - République tchèque | lundi, 11. juillet 2011
Le gouvernement allemand refuse de révéler des détails sur une vente de chars d'assaut à l'Arabie Saoudite. Le journal économique Hospodářské noviny remarque un changement de paradigme chez la chancelière Angela Merkel : » suite
Le gouvernement allemand refuse de révéler des détails sur une vente de chars d'assaut à l'Arabie Saoudite. Le journal économique Hospodářské noviny remarque un changement de paradigme chez la chancelière Angela Merkel : "Son attitude intransigeante sur les questions relatives aux droits de l'homme lui a permis de gagner beaucoup de sympathie lors de son premier mandat. Elle a osé alors afficher ses désaccords avec la Chine, Vladimir Poutine ou encore Georges W. Bush en ce qui concerne Guantanamo. La vente d'armes à l'Arabie Saoudite n'est pas compatible avec cette orientation en faveur des droits de l'homme. Mais Angela Merkel garde le silence sur cette question. Officiellement, parce que les décisions du Conseil fédéral de sécurité sont strictement confidentielles. Mais officieusement, parce que cette vente est tout simplement indéfendable auprès de l'opinion publique."
» informations complémentaires (lien externe, tchèque)
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Tous les textes disponibles de » Jiří Hošek
La Repubblica - Italie | mercredi, 6. juillet 2011
D'après les informations de militants pour les droits de l'homme, onze personnes auraient été abattues dans la ville syrienne de Hama, bastion des rebelles bouclé par les troupes du gouvernement. Dans le quotidien de centre-gauche La Repubblica, le poète syrien Adonis appelle le président Bachar Al-Assad à écouter son peuple : » suite
D'après les informations de militants pour les droits de l'homme, onze personnes auraient été abattues dans la ville syrienne de Hama, bastion des rebelles bouclé par les troupes du gouvernement. Dans le quotidien de centre-gauche La Repubblica, le poète syrien Adonis appelle le président Bachar Al-Assad à écouter son peuple : "La démocratie prévoit la séparation totale entre la religion d'une part, la politique, les questions sociales et la culture d'autre part. C'est précisément ce qu'a omis de respecter le parti socialiste arabe Baas. L'unique objectif que celui-ci a poursuivi était la préservation du pouvoir. Un pouvoir réactionnaire dont la chute ne nécessite aucune révolution, car il porte en lui les germes de l'échec. … La Syrie a aujourd'hui plus que jamais besoin d'un nouveau fondement politique. Un fondement qui repose sur le rejet de l'unité entre Etat et parti. … Seuls les tyrans poursuivent cette identification. Monsieur le président, vous êtes aujourd'hui appelé à mettre enfin un terme à la mise au pas de la Syrie par le parti arabe socialiste Baas. … Les évènements montrent que celui-ci a échoué sur toute la ligne. L'arrogance est inutile. La violence n'aura que l'effet inverse. Les prisons peuvent enfermer des individus, mais pas un peuple entier."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Troubles / incidents, » Syrie
Tous les textes disponibles de » Adonis
Trud - Bulgarie | samedi, 2. juillet 2011
Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a menacé l'Europe d'attaques terroristes si l'OTAN poursuivait ses attaques aériennes sur la Libye. Mais l'Europe a montré à plusieurs reprises qu'elle n'avait pas peur de Kadhafi, écrit le quotidien Trud, qui admoneste le dictateur : » suite
Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a menacé l'Europe d'attaques terroristes si l'OTAN poursuivait ses attaques aériennes sur la Libye. Mais l'Europe a montré à plusieurs reprises qu'elle n'avait pas peur de Kadhafi, écrit le quotidien Trud, qui admoneste le dictateur : "Ça ne va pas comme ça, camarade Kadhafi ! … L'Europe n'a encore jamais eu peur de vous. Certains, les Britanniques et les Américains vous ont graissé la pâte en raison de votre fichu pétrole. Mais tout cela est terminé ! Pendant combien d'années avez-vous courtisé les terroristes de l'IRA ? Qui a fait exploser la discothèque de Berlin La Belle ? N'est-ce pas l'un des vôtres qui a placé la bombe dans le vol de la Panam qui a coûté la vie à 270 personnes ? Qu'en avez-vous obtenu, à part peut-être la joie de votre 'succès' ? Dans quel but ? Ne comprenez-vous vraiment pas que tout cela est fini ? Allez-vous en ! Disparaissez où vous voulez, mais arrêtez de menacer l'Europe."
» article intégral (lien externe, bulgare)
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Tous les textes disponibles de » Plamen Yotinski
El País - Espagne | dimanche, 3. juillet 2011
Lors du référendum sur la Constitution au Maroc vendredi, plus de 98 pour cent des électeurs ont voté, selon des informations officielles, pour la réforme visant à limiter l'influence du roi Mohammed VI. Mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant d'obtenir la démocratisation du pays, estime le quotidien de centre-gauche El País : » suite
Lors du référendum sur la Constitution au Maroc vendredi, plus de 98 pour cent des électeurs ont voté, selon des informations officielles, pour la réforme visant à limiter l'influence du roi Mohammed VI. Mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant d'obtenir la démocratisation du pays, estime le quotidien de centre-gauche El País : "La majorité - étonnamment - écrasante avec laquelle les électeurs ont soutenu la réforme constitutionnelle proposée par Mohammed VI confère au monarque, malgré de nombreuses restrictions, une grande réserve de confiance dont la plupart de ses homologues arabes ne disposent pas. Le roi a agi rapidement pour désamorcer les retombées du tsunami du printemps arabe au Maroc qui menace certains régimes despotiques et inamovibles. … La nouvelle Constitution est bien un grand pas en avant mais elle ne représente pas encore la vraie base d'une monarchie parlementaire. Elle ne le peut pas non plus car au final, la loi a été proposée par l'entourage de confiance du roi et adoptée sans débat public."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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The Irish Times - Irlande | mardi, 28. juin 2011
Le mandat d'arrêt international contre Mouammar Kadhafi, son fils Saif Al-Islam et le chef des services secrets Abdallah Senoussi est malgré tout un bon moyen de pression, estime le quotidien libéral The Irish Times : » suite
Le mandat d'arrêt international contre Mouammar Kadhafi, son fils Saif Al-Islam et le chef des services secrets Abdallah Senoussi est malgré tout un bon moyen de pression, estime le quotidien libéral The Irish Times : "Tandis que le La Cour pénale internationale a seulement considéré - à juste titre - le volet juridique de l'affaire, une demande d'amnistie et de départ consenti de Kadhafi vers l'Arabie Saoudite par exemple pourrait faire partie d'un éventuel marché pour préparer la transition. Sur ce point, le Conseil de sécurité de l'ONU pourrait décider de manière pragmatique qu'il est préférable que le mandat d'arrêt ne soit pas exécuté. D'ici là cependant, celui-ci devrait rester en vigueur comme élément constitutif d'une série de mesures qui augmentent l'isolement politique de ce régime illégitime et du massacre mégalomane de son propre peuple."
» article intégral (lien externe, anglais)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Crises / Guerres, » Libye
Corriere della Sera - Italie | mardi, 28. juin 2011
Ce mandat d'arrêt donne carte blanche au plan secret visant à faire un procès expéditif à Kadhafi, estime le quotidien libéral conservateur Corriere della Sera : » suite
Ce mandat d'arrêt donne carte blanche au plan secret visant à faire un procès expéditif à Kadhafi, estime le quotidien libéral conservateur Corriere della Sera : "Le mandat d'arrêt accompagne la traque d'un dictateur qui est poursuivi par les bombes et les plans de liquidation secrets. ... Sur place se trouverait un groupe franco-britannique de 130 soldats avec une mission : l'opération 'Tire et oublie'. Le safari nord-africain se prolonge depuis des semaines ; la proie est blessée mais coriace. … La mort de Kadhafi pourrait éviter des difficultés futures dans la région. Les rebelles se rapprochent des territoires dans lesquels Kadhafi peut encore compter sur un soutien. Des endroits où les rebelles ne sont pas toujours considérés comme des libérateurs. Le risque d'actes de vengeance et de violence parmi la population est grand. Avec l'élimination du despote, une semblable transition traumatisante serait improbable. Maintenant que Kadhafi est recherché pour crimes contre l'humanité, les alliés ont une justification de plus pour enterrer leurs doutes."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Tous les textes disponibles de » Guido Olimpio
Lidové noviny - République tchèque | mardi, 28. juin 2011
Pourquoi délivre-t-on justement maintenant un mandat d'arrêt international contre le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, s'interroge le quotidien conservateur Lidové noviny de façon critique : » suite
Pourquoi délivre-t-on justement maintenant un mandat d'arrêt international contre le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, s'interroge le quotidien conservateur Lidové noviny de façon critique : "D'après la Cour pénale, en raison de la répression des manifestations par tous les moyens. Soit, mais Kadhafi et consorts commettaient déjà par le passé des méfaits de même ordre. Les bombes libyennes avaient détruit les discothèques de Berlin La Belle et anéanti un avion américain au-dessus du village écossais de Lockerbie. La 'justice' de Kadhafi avait condamné à mort les infirmières bulgares. N'avait-on pas affaire là à des crimes contre l'humanité ? Si, mais ils ont été commis avant que Kadhafi ne commence à être plus conciliant avec l'Occident. A l'époque, la justice internationale était au service de la politique. Aujourd'hui, elle fonctionne comme une justice des vainqueurs, même quand personne n'a encore gagné. … Si déjà la communauté occidentale n'aide pas les insurgés dans leur guerre de territoire, la justice libyenne devrait alors par la suite être du ressort des rebelles."
» informations complémentaires (lien externe, tchèque)
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Tous les textes disponibles de » Zbyněk Petráček
Polityka Online - Pologne | mardi, 28. juin 2011
Le mandat d'arrêt international contre Kadhafi n'a pas grande valeur, estime l'édition en ligne du magazine d'information Polityka : » suite
Le mandat d'arrêt international contre Kadhafi n'a pas grande valeur, estime l'édition en ligne du magazine d'information Polityka : "La décision du juge de la Cour pénale internationale est de nature plus symbolique que réelle, car on ne trouvera personne pour exécuter ce mandat d'arrêt. … Il est fort peu improbable que Kadhafi soit jugé un jour. Les insurgés pourront le faire comparaître devant un tribunal libyen quand ils l'auront capturé. Ils pourraient toutefois aussi bien accepter l'extradition encore moins probable du colonel pour pouvoir mettre fin plus rapidement à la guerre civile."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Tous les textes disponibles de » Jędrzej Winiecki
Libération - France | lundi, 27. juin 2011
Les forces de sécurité syriennes ont abattu ce week-end en Syrie plusieurs personnes participant aux funérailles de manifestants tués. Dans un appel publié par le quotidien de centre-gauche Libération, des auteurs et des artistes demandent l'adoption du projet de résolution contre la Syrie présenté au sein du Conseil de sécurité de l'ONU : » suite
Les forces de sécurité syriennes ont abattu ce week-end en Syrie plusieurs personnes participant aux funérailles de manifestants tués. Dans un appel publié par le quotidien de centre-gauche Libération, des auteurs et des artistes demandent l'adoption du projet de résolution contre la Syrie présenté au sein du Conseil de sécurité de l'ONU : "Depuis ce printemps, les manifestations se soldent, à Deraa, Homs, Kamchli, Banyas, Lattaquié, par des massacres de l'armée, des milices et des services secrets. Mais, ne cédant pas à la terreur, admirables de courage, les manifestants recommencent, … enterrant leurs morts et repartant de plus belle. Tout cela est admirable. Tout cela est monstrueux. Tout cela se déroule à huis clos, les frontières hermétiquement fermées. Les organisations humanitaires, la presse internationale sont bannies. Silence, on tue ! Tout cela, mesdames, messieurs les ambassadeurs, vous le savez mieux que quiconque. ... Il serait tragique et moralement inacceptable que, sous la menace d'un éventuel veto ou de telle ou telle abstention parmi vous, ce projet de résolution ne vienne pas à être soumis à votre conscience, qu'il finisse dans les poubelles du renoncement."
» article intégral (lien externe, français)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Droits de l’homme, » Syrie
Tous les textes disponibles de » Allen Woody, » Umberto Eco, » Amos Oz, » Salman Rushdie, » Wole Soyinka, » Bernard-Henri Lévy
Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | mardi, 21. juin 2011
Le président syrien Bachar Al-Assad a de nouveau promis lundi dans une allocution d'agir contre la corruption et de favoriser la démocratie. Les manifestants ont ensuite redemandé le départ du président. Mais sa chute n'est pas près d'arriver, estime le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : » suite
Le président syrien Bachar Al-Assad a de nouveau promis lundi dans une allocution d'agir contre la corruption et de favoriser la démocratie. Les manifestants ont ensuite redemandé le départ du président. Mais sa chute n'est pas près d'arriver, estime le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Si déjà il est difficile de destituer un Kadhafi isolé sur le plan international, cela sera d'autant plus difficile pour un régime qui dispose d'amis puissants dans la région, comme la République islamique d'Iran, qui forme avec Damas une alliance stratégique contre Israël et l'Occident. Mais si nous parvenions à isoler le régime de Damas de 'l'axe chiite' comprenant le Hezbollah libanais et les Palestiniens, c'est-à-dire à assouplir ce front fermement établi, cela pourrait ouvrir des opportunités pour de nouveaux mouvements et constellations politiques. … Assad profite également du fait que les manifestations et les troubles n'ont pas encore réellement gagné Alep et Damas, les deux principales villes du pays. …A Damas, la population qui a profité du régime est fortement représentée."
» article intégral (lien externe, allemand)
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De Tijd - Belgique | jeudi, 23. juin 2011
On ne peut pas envisager une interruption prématurée de l'intervention de l'OTAN en Libye, estime le journal économique De Tijd : » suite
On ne peut pas envisager une interruption prématurée de l'intervention de l'OTAN en Libye, estime le journal économique De Tijd : "Il ne faut pas renoncer trop rapidement à l'engagement contre Kadhafi. Mais le temps presse. Les Etats européens membres de l'OTAN sont sur les rotules et préviennent qu'il n'y aura bientôt plus d'argent et autres ressources. Ils se tournent en suppliant vers le grand frère américain dans l'espoir que celui-ci les aidera à sortir du pétrin. Mais après les conflits éprouvants en Afghanistan et en Irak, l'Amérique n'est plus très belliciste. En outre, leurs propres erreurs commises dans ces deux pays ont enseigné aux Etats-Unis qu'il est préférable de partir en guerre avec un plan d'attaque solide. Ce conseil judicieux arrive toutefois trop tard pour la Libye. L'OTAN doit malgré tout finir le travail. Il n'y a pas d'autre option."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Tous les textes disponibles de » Erik Ziarczyk
Avvenire - Italie | jeudi, 23. juin 2011
La résistance de la Grande-Bretagne et de la France à la demande italienne de cessez-le-feu est liée aux considérations électoralistes et aux intérêts économiques des deux pays, estime le quotidien catholique Avvenire : » suite
La résistance de la Grande-Bretagne et de la France à la demande italienne de cessez-le-feu est liée aux considérations électoralistes et aux intérêts économiques des deux pays, estime le quotidien catholique Avvenire : "Malgré des bombardements massifs, on est au point mort. … C'est la raison pour laquelle il faut désormais privilégier la voie diplomatique. La création de corridors humanitaires pour venir en aide à la population malmenée par ce conflit ne pourra néanmoins pas se produire sans une collaboration avec Kadhafi, premier et unique responsable du déroulement actuel de la guerre. … Le rejet catégorique de la proposition italienne révèle le refus de Paris et de Londres de reconnaître que la stratégie actuelle n'a pas répondu aux objectifs souhaités (et annoncés). Ce refus incite également à soupçonner des calculs électoraux et des objectifs énergétiques derrière l'activisme de Sarkozy et de Cameron."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Tous les textes disponibles de » Andrea Lavazza
Trouw - Pays-Bas | jeudi, 23. juin 2011
Compte tenu des victimes civiles en Libye, l'OTAN doit enfin définir l'objectif de la mission, met en garde le quotidien social-chrétien Trouw : » suite
Compte tenu des victimes civiles en Libye, l'OTAN doit enfin définir l'objectif de la mission, met en garde le quotidien social-chrétien Trouw : "Il a fallu trop de temps pour que l'OTAN reconnaisse que ses attaques aériennes faisaient également des victimes parmi la population civile, mais on ignore encore si on peut mettre cela à l'actif de l'Alliance. Ce serait le cas si l'OTAN avait agi en dehors de son mandat. C'est pourquoi seule une question est pertinente actuellement : quel est réellement l'objectif de la mission de l'OTAN en Libye, et cet objectif justifie-t-il les moyens employés ? … Le fondement de l'intervention était une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. L'objectif : la protection de la population libyenne. Non la traque du dirigeant libyen ou le soutien militaire des rebelles. … L'OTAN doit continuer de privilégier cet objectif, dans l'intérêt de la population libyenne et dans son propre intérêt, afin d'établir espérons-le une situation plus stable en Méditerranée."
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El País - Espagne | mardi, 21. juin 2011
L'OTAN a reconnu lundi avoir touché par erreur une maison d'habitation lors d'une attaque aérienne dimanche sur Tripoli, la capitale libyenne. Cette erreur doit être élucidée et les responsables doivent en tirer les conséquences, demande le quotidien de centre-gauche El País : » suite
L'OTAN a reconnu lundi avoir touché par erreur une maison d'habitation lors d'une attaque aérienne dimanche sur Tripoli, la capitale libyenne. Cette erreur doit être élucidée et les responsables doivent en tirer les conséquences, demande le quotidien de centre-gauche El País : "L'intervention de l'Alliance est complètement dénuée de sens si elle constitue un risque supplémentaire pour la population civile plutôt qu'une protection, comme l'impose la résolution des Nations unies. La direction de l'OTAN a présenté ses excuses pour cette erreur. C'est un geste indispensable qui reste toutefois insuffisant si l'on rejette le concept de 'dégâts collatéraux'. Le bombardement de Tripoli devra être entièrement élucidé. En fonction du résultat, les coupables devront inévitablement assumer leurs responsabilités. S'ils ne le font pas, cela justifierait - partiellement du moins - un acte qui sera critiqué par l'ennemi de façon totalement légitime."
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Turun Sanomat - Finlande | vendredi, 10. juin 2011
Le régime syrien de Bachar al-Assad poursuit sa répression implacable des manifestants. La communauté internationale ne doit pas rester les bras croisés, demande le quotidien libéral Turun Sanomat : » suite
Le régime syrien de Bachar al-Assad poursuit sa répression implacable des manifestants. La communauté internationale ne doit pas rester les bras croisés, demande le quotidien libéral Turun Sanomat : "La France et la Grande-Bretagne notamment commencent à perdre patience. Elles ont élaboré une résolution à l'ONU qui condamne les mesures prises par la Syrie contre les insurgés. La Russie et la Chine s'y opposant, la résolution n'a toujours pas été soumise au vote du Conseil de sécurité. … La communauté internationale n'est toutefois pas prête à intervenir militairement en Syrie, pour ne pas déstabiliser l'équilibre fragile au Proche-Orient. Il n'y aura pas de nouvelle Libye. La pression exercée de l'extérieur se réduit à une pression orale, à des sanctions, mais cela ne suffit pas. La communauté internationale ne doit pas rester les bras croisés et assister au meurtre des citoyens d'un pays membre de l'ONU qui se rebellent contre la dictature."
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Lidové noviny - République tchèque | jeudi, 9. juin 2011
La Russie et la Chine qui s'étaient montrées très réservées au début du conflit en Libye, ont une attitude de plus en plus pragmatique, estime le quotidien conservateur Lidové noviny : » suite
La Russie et la Chine qui s'étaient montrées très réservées au début du conflit en Libye, ont une attitude de plus en plus pragmatique, estime le quotidien conservateur Lidové noviny : "Mi-mars, Russes et Chinois se sont abstenus au Conseil de sécurité de l'ONU car le type d'intervention militaire leur semblait formulé de façon trop vague. Aujourd'hui, dans une visite aux rebelles, le délégué russe à l'ONU déclare que Kadhafi a perdu sa légitimité après les premiers coups de feu tirés sur les citoyens libyens. … Pékin, qui avait demandé le respect de la souveraineté libyenne, déclare désormais que la décision [sur l'avenir du pays] appartient au peuple libyen. … Un journal russe a qualifié hier le conflit libyen de lutte d'influence masquée entre la Chine et les Etats-Unis. Ce serait un comble que ce conflit s'achève par une victoire militaire de l'Occident, couronnée par un afflux de capital chinois."
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Avvenire - Italie | jeudi, 9. juin 2011
Les Etats de l'OTAN n'ont pas accédé au souhait du secrétaire général Anders Fogh Rasmussen d'étendre la participation des pays de l'alliance dans l'intervention en Libye. Cela est lié au fait que la guerre est avant tout menée par intérêt économique, estime le quotidien catholique Avvenire : » suite
Les Etats de l'OTAN n'ont pas accédé au souhait du secrétaire général Anders Fogh Rasmussen d'étendre la participation des pays de l'alliance dans l'intervention en Libye. Cela est lié au fait que la guerre est avant tout menée par intérêt économique, estime le quotidien catholique Avvenire : "Aussi sanguinaire qu'ait pu être l'actuel dirigeant libyen, valait-il vraiment la peine de lui déclarer la guerre ? … Il faut reconnaître que sans le pétrole du désert libyen, il n'y aurait jamais eu ce grand regroupement de forces alliées. On a presque le sentiment que la décision de bombarder la Libye a été prise par les grands groupes pétroliers internationaux et non par les Etats qui défendent la démocratie. Les gouvernements sont de nouveau indécis, d'autant que la révolte libyenne se différencie de celles qui se sont produites en Egypte et Tunisie voisines. En Libye, une guerre civile a éclaté."
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Elsevier - Pays-Bas | jeudi, 9. juin 2011
Le gouvernement néerlandais refuse d'engager ses avions de combat F-16 pour bombarder d'importantes positions stratégiques du régime de Kadhafi. Le magazine d'information conservateur de droite Elsevier critique cette décision et demande de s'impliquer davantage : » suite
Le gouvernement néerlandais refuse d'engager ses avions de combat F-16 pour bombarder d'importantes positions stratégiques du régime de Kadhafi. Le magazine d'information conservateur de droite Elsevier critique cette décision et demande de s'impliquer davantage : "Selon la théorie militaire, tout dictateur chute quand les bases de son régime sont attaquées. Celles-ci peuvent être les quartiers généraux de l'armée, mais aussi les raffineries de pétrole, les bâtiments gouvernementaux ou des antennes relais. Dans cette perspective, l'intervention de l'OTAN doit être étendue ; il faut procéder à des attaques sur des objectifs terrestres. Britanniques, Français et Américains le font déjà. Les Danois, les Norvégiens et même les Belges apportent leur soutien. Mais les six F-16 néerlandais ne sont pas autorisés à porter des attaques terrestres. … Cela n'a pas beaucoup de sens d'envoyer des avions participer à une mission juste pour la forme. Cette demande n'est pas belliciste ; il s'agit là d'une intervention qui doit empêcher un bain de sang qui dure longtemps."
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Blog Géopolitique - France | mercredi, 8. juin 2011
Plus de 120 soldats ont apparemment perdu la vie en Syrie dans des circonstances jusqu'à présent inexpliquées. Il y a de plus en plus de signes laissant penser qu'ils ont été abattus pour avoir refusé d'obéir aux ordres. A l'instar du dictateur libyen, le président syrien mise donc sur la force, estime Pierre Rousselin dans son blog Géopolitique : » suite
Plus de 120 soldats ont apparemment perdu la vie en Syrie dans des circonstances jusqu'à présent inexpliquées. Il y a de plus en plus de signes laissant penser qu'ils ont été abattus pour avoir refusé d'obéir aux ordres. A l'instar du dictateur libyen, le président syrien mise donc sur la force, estime Pierre Rousselin dans son blog Géopolitique : "Bachar el-Assad tombera comme d'autres dictateurs arabes avant lui. La seule différence, qui le met dans la catégorie des Kadhafi, est qu'il entraînera son pays dans sa chute. Un régime qui torture les enfants, tire sur les femmes et lance ses chars contre les foules désarmées a perdu tout espoir de regagner, un jour, la moindre légitimité. ... A l'intérieur de ses frontières, il joue l'escalade plutôt que le dialogue. A l'extérieur, il se sert de la carte palestinienne pour provoquer Israël afin de détourner l'attention de ses propres exactions. Pendant des années, l'on a accordé au système Assad le bénéfice du doute. Avec le millier de morts de ces onze dernières semaines, ce pari n'a plus de raison d'être."
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Lidové noviny - République tchèque | mercredi, 8. juin 2011
Le président américain Barack Obama a reçu la chancelière allemande Angela Merkel à Washington et lui a décerné la "presidential medal of freedom". Le caractère chaleureux de cet accueil et la mise de côté des divergences telles que l'attitude hésitante de l'Allemagne dans le conflit libyen profitent aux deux dirigeants, estime le quotidien conservateur Lidové noviny : » suite
Le président américain Barack Obama a reçu la chancelière allemande Angela Merkel à Washington et lui a décerné la "presidential medal of freedom". Le caractère chaleureux de cet accueil et la mise de côté des divergences telles que l'attitude hésitante de l'Allemagne dans le conflit libyen profitent aux deux dirigeants, estime le quotidien conservateur Lidové noviny : "Obama et Merkel se trouvent dans une situation comparable. Le président américain doit faire face à une économie qui marque le pas et la chancelière allemande à la crise de la zone euro, au tournant énergétique et désormais à l'épidémie mortelle d'E.coli. Et les deux politiques devront bientôt défendre leur poste respectif. Les prochaines élections présidentielles auront lieu l'année prochaine aux Etats-Unis et un nouveau Parlement sera élu en 2013 en Allemagne. Une photo commune, émaillée de propos revigorants sur le caractère indispensable de leur partenariat, ne peut être que profitable. Obama peut ainsi récuser les critiques qui l'accusent d'oublier l'Europe. Et Merkel peut se parer d'un allié puissant."
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Corriere del Ticino - Suisse | mardi, 7. juin 2011
La situation au Yémen reste extrêmement instable après le départ du président blessé Ali Abdallah Saleh. Le vice-président Abdel Rabbo Mansour Hadi a promis lundi d'imposer le cessez-le-feu conclu ce week-end. Mais la guerre civile menace toujours le pays, redoute le quotidien libéral Corriere del Ticino : » suite
La situation au Yémen reste extrêmement instable après le départ du président blessé Ali Abdallah Saleh. Le vice-président Abdel Rabbo Mansour Hadi a promis lundi d'imposer le cessez-le-feu conclu ce week-end. Mais la guerre civile menace toujours le pays, redoute le quotidien libéral Corriere del Ticino : "Le Yémen voulait également vivre son printemps arabe, mais la tentative a échoué et le résultat est des plus désolants, que le président revienne à Sanaa ou qu'il soit destitué. … Son fils Ahmed, chef de la puissante garde républicaine, est celui qui a véritablement repris les rênes du pouvoir. … Si le cessez-le-feu espéré également par les pays européens n'était pas imposé, le Yémen pourrait être confronté à une catastrophe humanitaire qui déclencherait à son tour une nouvelle grande vague de réfugiés. … Le risque d'une guerre civile comme en Somalie est réel. Il y a en outre la menace du terrorisme. Personne n'oublie que l'un des prédicateurs les plus charismatiques de la nouvelle génération d'Al-Qaida vit au Yémen."
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Tages-Anzeiger - Suisse | lundi, 6. juin 2011
Le président du Yémen Ali Abdullah Saleh a été blessé vendredi par un éclat de shrapnel dans l'attaque du palais présidentiel et a quitté le pays pour recevoir des soins en Arabie Saoudite. Si son retour au Yémen est peu probable, les politiques hégémoniques saoudienne et américaine pourraient bloquer les réformes démocratiques, écrit le quotidien libéral Tages-Anzeiger : » suite
Le président du Yémen Ali Abdullah Saleh a été blessé vendredi par un éclat de shrapnel dans l'attaque du palais présidentiel et a quitté le pays pour recevoir des soins en Arabie Saoudite. Si son retour au Yémen est peu probable, les politiques hégémoniques saoudienne et américaine pourraient bloquer les réformes démocratiques, écrit le quotidien libéral Tages-Anzeiger : "Les Saoudiens ne le laisseront vraisemblablement pas retourner à Sanaa. La stabilité n'est plus possible avec lui au Yémen. … L'Arabie Saoudite souhaite le calme au Yémen pour préserver son hégémonie dans la péninsule arabique. … Mais les Saoudiens ne veulent pas non plus d'un système démocratique : le virus réformateur serait tout aussi dangereux pour leur monarchie rigide qu'une guerre à leurs frontières. Ils chercheront donc un compromis et devraient bénéficier sur ce point de l'aide des Etats-Unis. Ces derniers ont peu d'influence au Yémen et redoutent que le pays devienne le bastion des militants islamistes et des combattants d'Al-Qaida. En raison de ce jeu diplomatique en coulisses, les réformes démocratiques que les manifestants réclament depuis des mois à Sanaa pourraient passer à la trappe."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Público - Portugal | samedi, 28. mai 2011
Lors de leur sommet à Deauville, les Etats du G8 ont décidé d'accorder 40 milliards de dollars à la Tunisie et à l'Egypte pour les soutenir sur la voie de la démocratie. Le quotidien Público qualifie d'historique cette aide aux précurseurs du printemps arabe, mais les Etats du G8 ne doivent pas oublier les autres pays arabes réformateurs : » suite
Lors de leur sommet à Deauville, les Etats du G8 ont décidé d'accorder 40 milliards de dollars à la Tunisie et à l'Egypte pour les soutenir sur la voie de la démocratie. Le quotidien Público qualifie d'historique cette aide aux précurseurs du printemps arabe, mais les Etats du G8 ne doivent pas oublier les autres pays arabes réformateurs : "Ces pays ont besoin d'aide pour garantir leur transition vers des sociétés tolérantes et démocratiques. Cela doit les stimuler afin que les révolutions dans les pays arabes ne reculent pas. C'est pourquoi le souvenir de l'aide accordée à l'Europe de l'Est après la chute historique du mur de Berlin a été évoqué. Mais ce qui a commencé comme une vague de liberté s'est divisé en trois types : une démocratique (Tunisie et Egypte), une réformiste (Algérie, Maroc, Jordanie, Arabie Saoudite) et une réprimée (Libye, Syrie, Yémen et Bahreïn). Mais il ne suffit pas de donner à la première vague un appétissant 'amuse-bouche'. L'Occident devra plutôt s'accorder sur la manière d'aider les deux autres. Car celles-ci menacent de transformer l'été de l'espoir arabe en automne, voire en hiver précoce."
» informations complémentaires (lien externe, portugais)
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Il Sole 24 Ore - Italie | vendredi, 27. mai 2011
Le président du Yémen Ali Abdallah Saleh refuse de démissionner et le pays est désormais au bord de la guerre civile. Plus de 40 personnes ont été tuées jeudi lors d'affrontements dans la capitale Sanaa. L'échec d'une solution diplomatique est entièrement dû à l'attitude inflexible de Saleh, écrit le journal économique Il Sole 24 Ore : » suite
Le président du Yémen Ali Abdallah Saleh refuse de démissionner et le pays est désormais au bord de la guerre civile. Plus de 40 personnes ont été tuées jeudi lors d'affrontements dans la capitale Sanaa. L'échec d'une solution diplomatique est entièrement dû à l'attitude inflexible de Saleh, écrit le journal économique Il Sole 24 Ore : "La diplomatie a échoué au Yémen. Acculé, le président Saleh attise la violence pour rester au pouvoir. … Le Conseil de coopération des Etats du Golfe a tenté ces dernières semaines de désamorcer la crise par peur d'un effet domino dans la péninsule arabique. Si Saleh, âgé de 68 ans, a semblé dans un premier temps approuver une solution de transition prévoyant la formation d'un gouvernement d'union nationale et une amnistie pour lui et ses proches, il a fait volte-face dimanche et s'accroche désormais à son leadership. C'est une solution à la Poutine que l'opposition n'est pas prête à accepter."
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La Repubblica - Italie | jeudi, 26. mai 2011
Les chefs d'Etat et de gouvernement des pays du G8 se réunissent ce jeudi dans la station balnéaire française de Deauville pour un sommet de deux jours, lors duquel ils évoqueront entre autres la situation dans le monde arabe. L'Occident doit se préparer à la régression de ces jeunes démocraties, estime le quotidien de centre-gauche La Repubblica : » suite
Les chefs d'Etat et de gouvernement des pays du G8 se réunissent ce jeudi dans la station balnéaire française de Deauville pour un sommet de deux jours, lors duquel ils évoqueront entre autres la situation dans le monde arabe. L'Occident doit se préparer à la régression de ces jeunes démocraties, estime le quotidien de centre-gauche La Repubblica : "Les pays occidentaux du G8 ont observé des attitudes ambiguës avec les dirigeants arabes. … Ces liens n'ont certes pas contribué à la crédibilité des principes occidentaux loués et mis en exergue, fondés sur la promotion de la démocratie et la défense des droits de l'homme. L'heure du rachat, pour ne pas dire de la contrition, est venue. … Les démocraties arabes naissantes connaîtront de lents progrès et subiront des arrêts brutaux, des contre-révolutions et des restaurations dans les prochaines années. … Malgré leurs élans généreux, les pays occidentaux auront du mal à estomper la défiance sur les conséquences du printemps arabe. Il était indigne mais facile de traiter avec les despotes. Les rapports avec les gouvernements provisoires seront en revanche plus difficiles."
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ABC - Espagne | jeudi, 26. mai 2011
Lors de son discours devant le Parlement britannique mercredi, le président américain Barack Obama a appelé l'Occident à une action commune dans la politique internationale. La Grande-Bretagne et les Etats-Unis seront notamment plus proches désormais, commente le quotidien conservateur ABC : » suite
Lors de son discours devant le Parlement britannique mercredi, le président américain Barack Obama a appelé l'Occident à une action commune dans la politique internationale. La Grande-Bretagne et les Etats-Unis seront notamment plus proches désormais, commente le quotidien conservateur ABC : "L'intérêt stratégique de l'Europe dans le printemps arabe est énorme. Si l'économie repart en Afrique du Nord, qu'elle n'est plus entre les mains des familles au pouvoir et de leurs fidèles, le nombre de réfugiés désespérés qui affluent en Europe diminuera. Mais l'UE s'est une fois encore divisée et l'Allemagne refuse d'intervenir en Libye. Une Allemagne à moitié isolée rend caduc le concept de stratégie européenne. Cela libère en même Cameron du vieux dilemme britannique : renforcer les liens avec l'Europe ou bien avec les Etats-Unis ? Au regard de l'absence coupable de l'UE, la réponse est simple."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Tous les textes disponibles de » Roger Cohen
NRC Handelsblad - Pays-Bas | mercredi, 25. mai 2011
L'intensification des attaques aériennes de l'OTAN en Libye offre à la Russie et à la Chine la possibilité de s'imposer face à l'alliance, prévient le quotidien NRC Handelsblad : » suite
L'intensification des attaques aériennes de l'OTAN en Libye offre à la Russie et à la Chine la possibilité de s'imposer face à l'alliance, prévient le quotidien NRC Handelsblad : "La Chine et la Russie critiquent jusque-là l'interprétation large qui est faite de la résolution. Elles donnent volontiers l'impression d'être critiques à l'égard de l'Occident et s'affichent comme les avocats du reste du monde. Elles sont toutefois peu enclines à assumer leurs responsabilités. Les deux Etats ne cessent désormais de se rapprocher. … Le président chinois Hu effectuera le mois prochain une visite officielle en Russie. Cela scellera une nouvelle phase d'un 'partenariat stratégique' dont on ignore encore jusqu'où il ira. La méfiance prédominait dans le passé. … Mais l'extension du mandat libyen offre aux deux pays une chance unique de consolider leur pouvoir inhibé et rend plus difficile une alliance large, portée par la communauté internationale, pour parvenir à la paix en Libye."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Süddeutsche Zeitung - Allemagne | mercredi, 25. mai 2011
La France et la Grande-Bretagne entendent envoyer des hélicoptères de combat en Lybie. Le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung met en garde contre les risques de cet engagement : » suite
La France et la Grande-Bretagne entendent envoyer des hélicoptères de combat en Lybie. Le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung met en garde contre les risques de cet engagement : "De tels appareils se font plus facilement abattre que des avions de combat. Si cela devait arriver, l'alliance occidentale pourrait rapidement se retrouver davantage impliquée dans le conflit qu'elle ne l'est déjà. Voilà le dilemme fondamental dans lequel se trouve l'OTAN en Libye. Chacun voit que les rebelles ne peuvent renverser d'eux-mêmes le despote et que l'insurrection serait condamnée sans les frères d'armes de l'OTAN. Un changement de régime réalisé par des soldats occidentaux ôterait toutefois à la révolution sa légitimation, qui veut qu'un peuple renverse son dirigeant. En élargissant son arsenal militaire, l'OTAN tente un nouvel exercice périlleux : pilonner la forteresse de Kadhafi sans priver les insurgés de leur victoire. On verra avec le temps si cela marchera."
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Le Figaro - France | mercredi, 25. mai 2011
La France et la Grande-Bretagne veulent acheminer des hélicoptères de combat vers la Libye pour intensifier les attaques contre le régime de Kadhafi. Le conflit en Libye a permis à Paris et Londres de se rapprocher militairement, souligne le quotidien conservateur Le Figaro : » suite
La France et la Grande-Bretagne veulent acheminer des hélicoptères de combat vers la Libye pour intensifier les attaques contre le régime de Kadhafi. Le conflit en Libye a permis à Paris et Londres de se rapprocher militairement, souligne le quotidien conservateur Le Figaro : "Si la crise libyenne a révélé, une fois de plus, l'impuissance européenne, elle a en revanche fait franchir un pas de géant à la coopération franco-britannique en matière de défense, scellée au plus haut niveau par l'accord de Lancaster House en novembre dernier. Si l'axe franco-britannique se renforce et apporte une véritable plus-value à l'intervention militaire en Libye, la différence de l'Allemagne, emportée par un courant pacifiste de plus en plus fort, a éclaté au grand jour."
» article intégral (lien externe, français)
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The Guardian - Royaume-Uni | lundi, 23. mai 2011
Le président américain Barack Obama débute aujourd'hui son voyage en Europe. Dans le quotidien de centre-gauche The Guardian, l'essayiste Timothy Garton Ash considère le printemps arabe comme le projet transatlantique central : » suite
Le président américain Barack Obama débute aujourd'hui son voyage en Europe. Dans le quotidien de centre-gauche The Guardian, l'essayiste Timothy Garton Ash considère le printemps arabe comme le projet transatlantique central : "Il n'existe aucun projet pour lequel un partenariat stratégique entre l'Europe et les Etats-Unis est aussi nécessaire que dans la réponse au développement politique le plus important du début du XXIe siècle : le printemps arabe. Je ne dis pas cela pour trouver une action commune aux deux moitiés de 'l'Ouest' de la guerre froide désormais disparu ; je dis cela parce que c'est un simple fait. … Seuls les Etats-Unis peuvent persuader Israël d'accepter une solution à deux Etats ; seuls les Européens peuvent fournir l'aide, le savoir-faire, les échanges et l'investissement permettant de construire un Etat palestinien viable. Seuls les Etats-Unis ont une influence suffisante sur l'armée égyptienne pour l'empêcher d'étouffer dans l'œuf la nouvelle démocratie du pays. Mais cette démocratie naissante ne peut pas croître sans accéder aux marchés européens, à l'éducation et à l'aide à travers la Méditerranée. … Ceci devrait être le troisième plus grand projet de partenariat transatlantique depuis la Seconde Guerre mondiale."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | mardi, 17. mai 2011
Une délégation suisse a discuté la semaine dernière avec les autorités égyptiennes pour savoir comment restituer à l'Egypte la fortune du clan Moubarak placée en Suisse. Le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung appelle à la prudence dans la gestion de l'argent des dictateurs : » suite
Une délégation suisse a discuté la semaine dernière avec les autorités égyptiennes pour savoir comment restituer à l'Egypte la fortune du clan Moubarak placée en Suisse. Le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung appelle à la prudence dans la gestion de l'argent des dictateurs : "Si l'on en croit les différentes insurrections, près d'un quart des capitaux privés transfrontaliers sont administrés en Suisse. … Ce pays a réagi cette année en prononçant relativement rapidement le gel des fonds de potentats présumés issus des pays nord-africains insurgés. L'ampleur des fonds localisés (830 millions de francs suisses au total [661 millions d'euros] d'Egypte, de Libye et de Tunisie) semble concevable compte tenu des suppositions de fonds bien plus importants associés aux clans concernés. … D'un point de vue législatif, il semble n'y avoir actuellement aucun besoin urgent d'agir, bien que des appels à des renforcements se fassent entendre. … Les détecteurs des banques suisses sur place devraient en tout cas encore être épargnés."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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taz - Allemagne | mardi, 17. mai 2011
Le procureur de la Cour pénale internationale de La Haye, Luis Moreno-Ocampo, a demandé lundi des mandats d'arrêt internationaux contre le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, son fils Saïf Al-Islam ainsi que le chef des services secrets Abdallah Al-Senussi. Le quotidien de gauche tageszeitung juge cette initiative inutile : » suite
Le procureur de la Cour pénale internationale de La Haye, Luis Moreno-Ocampo, a demandé lundi des mandats d'arrêt internationaux contre le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, son fils Saïf Al-Islam ainsi que le chef des services secrets Abdallah Al-Senussi. Le quotidien de gauche tageszeitung juge cette initiative inutile : "Nombreux sont les dangers qui guettent le despote libyen mais une cellule à Scheveningen n'en fait pas encore partie. Pour le moment, il faut différencier la demande de mandat d'arrêt du procureur, du mandat d'arrêt lui-même adressé par les juges. Dans le cas [du président soudanais] Bachir, il a fallu pratiquement huit mois pour obtenir le mandat d'arrêt formel après en avoir formulé la demande. Le peuple libyen n'a pas beaucoup de temps. Les autorités libyennes seraient responsables de l'exécution de ce mandat. Il est peu probable qu'ils arrêtent Kadhafi. … Pour la Libye rien ne change. La seule issue à la crise semble être la victoire des combattants de la liberté, mais Moreno-Ocampo ne dit pas comment ils y parviendront. Il ne le peut pas non plus, car ce n'est pas à lui de jouer."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Il Sole 24 Ore - Italie | dimanche, 15. mai 2011
Les manifestations et les troubles en Syrie se poursuivent inexorablement. Au moins sept personnes ont été abattues ce week-end par les forces de sécurité du régime. Mais par peur, l'Occident se refuse à intervenir comme en Libye, analyse l'écrivain Moisés Naím dans le journal économique Il Sole 24 Ore : » suite
Les manifestations et les troubles en Syrie se poursuivent inexorablement. Au moins sept personnes ont été abattues ce week-end par les forces de sécurité du régime. Mais par peur, l'Occident se refuse à intervenir comme en Libye, analyse l'écrivain Moisés Naím dans le journal économique Il Sole 24 Ore : "Pourquoi les Etats-Unis et l'Europe bombardent-ils Tripoli de missiles et Damas de mots uniquement ? … Parce que la Syrie est militairement plus forte que la Libye. Les forces armées syriennes sont parmi les mieux équipées et les mieux formées du Proche-Orient. Le pays possède des armes chimiques et biologiques. Ses forces paramilitaires figurent dans les 13 premières de la planète. … S'ajoute à cela le facteur d'épuisement. La Libye a assouvi le faible appétit que les Etats-Unis ressentaient encore pour participer à des guerres qui ne menacent pas leurs propres intérêts vitaux. Les dissidents syriens paient le prix des guerres longues et coûteuses des Etats-Unis en Afghanistan et en Irak, et de l'intervention en Libye. Le soutien militaire de Washington aux régions isolées sera désormais de plus en plus limité et sélectif. Mais sans les Etats-Unis, l'Europe n'existe pas dans le domaine de la guerre. Les dissidents syriens se retrouvent donc contraints à se débrouiller tout seuls."
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La Stampa - Italie | mercredi, 11. mai 2011
L'OTAN a procédé dans la nuit de lundi à mardi à de lourdes frappes aériennes contre les centres de commandement du dirigeant Mouammar Kadhafi à Tripoli. Mais plus encore que les attaques de l'OTAN, ce sont les nouvelles de tribus passant à la cause des rebelles qui font espérer une fin prochaine du conflit, écrit le quotidien libéral La Stampa : » suite
L'OTAN a procédé dans la nuit de lundi à mardi à de lourdes frappes aériennes contre les centres de commandement du dirigeant Mouammar Kadhafi à Tripoli. Mais plus encore que les attaques de l'OTAN, ce sont les nouvelles de tribus passant à la cause des rebelles qui font espérer une fin prochaine du conflit, écrit le quotidien libéral La Stampa : "En ce moment se produit peut-être le tournant déterminant qui mènera à l'effondrement du régime de Mouammar Kadhafi. Car c'est maintenant la Tripolitaine qui se soulève. … Pour la première fois, des armes venant d'une caserne de la capitale sont passées aux rebelles. Le pouvoir du régime commence donc à se déliter. Il faut voir maintenant si le soulèvement de l'arrière-pays gagnera la capitale. Ce qui est sûr, c'est que les Berbères qui vivent dans les montagnes entre Tripoli et la frontière tunisienne se sont ralliés aux rebelles. … Ils ont une armée convenable, peut-être la meilleure dont disposent les insurgés. Dès que le moment sera venu, cette armée pourra rapidement marcher sur Tripoli."
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Sme - Slovaquie | mercredi, 11. mai 2011
L'UE a gelé les avoirs et interdit de voyage 13 proches du président syrien Bachar Al-Assad, et prononcé un embargo sur les armes contre le pays. Ces sanctions interviennent trop tard, critique le quotidien libéral Sme : » suite
L'UE a gelé les avoirs et interdit de voyage 13 proches du président syrien Bachar Al-Assad, et prononcé un embargo sur les armes contre le pays. Ces sanctions interviennent trop tard, critique le quotidien libéral Sme : "Comment est-il possible que des sanctions contre certains des plus hauts représentants du régime syrien ne soient prises que maintenant et qu'elles excluent le président Al-Assad ? Comment est-il possible que l'embargo sur les armes de l'Union n'ait été adopté que lundi alors que les troubles ont éclaté il y a déjà deux mois ? Ce ne sont que des gestes. Mais ceux-ci auraient dû être faits plus tôt pour envoyer le signal clair dont parlent constamment les politiques européens. … La raison de ce retard réside paradoxalement dans la soi-disant politique étrangère européenne commune, qui a plutôt eu des effets négatifs jusque-là sur la capacité d'action de l'Union au niveau international. En effet, elle nécessite toujours des accords préalables compliqués des grands Etats membres."
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La Stampa - Italie | mercredi, 11. mai 2011
L'OTAN a procédé dans la nuit de lundi à mardi à de lourdes frappes aériennes contre les centres de commandement du dirigeant Mouammar Kadhafi à Tripoli. Mais plus encore que les attaques de l'OTAN, ce sont les nouvelles de tribus passant à la cause des rebelles qui font espérer une fin prochaine du conflit, écrit le quotidien libéral La Stampa : » suite
L'OTAN a procédé dans la nuit de lundi à mardi à de lourdes frappes aériennes contre les centres de commandement du dirigeant Mouammar Kadhafi à Tripoli. Mais plus encore que les attaques de l'OTAN, ce sont les nouvelles de tribus passant à la cause des rebelles qui font espérer une fin prochaine du conflit, écrit le quotidien libéral La Stampa : "En ce moment se produit peut-être le tournant déterminant qui mènera à l'effondrement du régime de Mouammar Kadhafi. Car c'est maintenant la Tripolitaine qui se soulève. … Pour la première fois, des armes venant d'une caserne de la capitale sont passées aux rebelles. Le pouvoir du régime commence donc à se déliter. Il faut voir maintenant si le soulèvement de l'arrière-pays gagnera la capitale. Ce qui est sûr, c'est que les Berbères qui vivent dans les montagnes entre Tripoli et la frontière tunisienne se sont ralliés aux rebelles. … Ils ont une armée convenable, peut-être la meilleure dont disposent les insurgés. Dès que le moment sera venu, cette armée pourra rapidement marcher sur Tripoli."
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El País - Espagne | lundi, 9. mai 2011
Le président syrien Bachar Al-Assad a une nouvelle fois lancé ses chars ce week-end pour tenter de réprimer les manifestations qui se déroulaient dans plusieurs villes contre son régime. Les Etats-Unis ont ainsi annoncé qu'ils allaient renforcer les sanctions contre la Syrie. Mais les menaces de l'Occident sont creuses et ni l'Europe ni les Etats-Unis ne peuvent vraiment intervenir efficacement, estime le quotidien de centre-gauche El País : » suite
Le président syrien Bachar Al-Assad a une nouvelle fois lancé ses chars ce week-end pour tenter de réprimer les manifestations qui se déroulaient dans plusieurs villes contre son régime. Les Etats-Unis ont ainsi annoncé qu'ils allaient renforcer les sanctions contre la Syrie. Mais les menaces de l'Occident sont creuses et ni l'Europe ni les Etats-Unis ne peuvent vraiment intervenir efficacement, estime le quotidien de centre-gauche El País : "Il est vrai qu'il serait très imprudent de proposer une intervention directe en Syrie. Ni l'opinion publique occidentale ni l'ONU n'accepteraient cette proposition car la Russie et la Chine s'y opposeraient. Ce que l'Occident redoute le plus, c'est que la chute du régime déstabilise la région et provoque l'intervention de l'Iran et la radicalisation du Hezbollah au Liban, tous deux alliés du régime syrien. Pas grand chose non plus à attendre de la Ligue Arabe, où les leaders du style d'Al-Assad sont légion. Le monde assiste donc impuissant à un massacre."
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Blog L'Hérétique - France | vendredi, 6. mai 2011
La guerre en Libye tire en longueur car l'OTAN veut éviter des victimes civiles. Une prudence qui mènera les rebelles à la victoire, salue le blogueur l'Hérétique, repris par le site Internet de l'hebdomadaire Marianne : » suite
La guerre en Libye tire en longueur car l'OTAN veut éviter des victimes civiles. Une prudence qui mènera les rebelles à la victoire, salue le blogueur l'Hérétique, repris par le site Internet de l'hebdomadaire Marianne : "L'OTAN sait qu'elle doit à tout prix éviter l'erreur fatale de toucher des populations civiles. Pour l'instant, elle se tire de cette embûche avec honneur. ... Bien sûr, Kadhafi dispose d'un certain soutien de la Tripolitaine, mais, dès lors que les forces alliées et les rebelles prendront bien soin de ne pas exercer de représailles ni de frappes contre les populations civiles, on peut espérer que ce soutien s'érode au fil du temps. Le temps ne joue pas en faveur de Kadhafi."
» article intégral (lien externe, français)
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Der Standard - Autriche | vendredi, 6. mai 2011
L'aide financière aux rebelles est nécessaire mais insuffisante, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard, qui invite l'alliance à intervenir davantage : » suite
L'aide financière aux rebelles est nécessaire mais insuffisante, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard, qui invite l'alliance à intervenir davantage : "Les Américains sont les seuls à pouvoir influencer sensiblement la situation. En privilégiant jusque-là une stratégie de retenue, ils voulaient ménager leurs forces mais aussi montrer aux Européens - aux Français notamment - que la politique de sécurité européenne continue à dépendre des forces armées américaines. Ils y sont clairement parvenus après quelques semaines à peine de campagne militaire. … La question est de savoir combien de temps encore l'opération 'Odyssey Dawn' pourra piétiner avant que l'Europe, et au final aussi les Etats-Unis, subissent une défaite douloureuse. Combien de temps les véritables destinataires de l'intervention, les civils à Misrata et Zintan par exemple, pourront soutenir les assauts des partisans de Kadhafi. Y a-t-il situation plus cynique que d'observer sans rien faire un massacre se produire dans une zone d'exclusion aérienne ?"
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Christoph Pranter
Süddeutsche Zeitung - Allemagne | vendredi, 6. mai 2011
Puiser dans les comptes de Kadhafi pour financer l'aide internationale aux rebelles libyens est une très bonne idée, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : » suite
Puiser dans les comptes de Kadhafi pour financer l'aide internationale aux rebelles libyens est une très bonne idée, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Si les pays occidentaux et arabes veulent désormais établir un fonds spécial de soutien, cela montre clairement aux rebelles qu'ils ne sont plus seuls dans leur lutte. Les bailleurs de fonds sont tranquilles d'une certaine façon car ils n'ont pas à décider ce à quoi serviront leurs euros et leurs dollars. Si les rebelles achètent des armes, c'est leur affaire. Le mieux serait de financer ce fonds en puisant dans les comptes gelés de Kadhafi de par le monde. … Cela aurait un avantage : les rebelles obtiendraient une aide suffisante et Kadhafi paierait lui-même pour délivrer son pays d'une longue dictature. Ce ne serait que justice."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Dagens Nyheter - Suède | vendredi, 6. mai 2011
Depuis le début du mouvement de protestations en Syrie il y a six semaines, les forces de sécurité du régime ont tué plus de 500 manifestants, d'après les estimations des défenseurs des droits de l'homme. Le monde démocratique doit absolument intervenir contre le régime de Bachar Al-Assad, demande le quotidien libéral Dagens Nyheter : » suite
Depuis le début du mouvement de protestations en Syrie il y a six semaines, les forces de sécurité du régime ont tué plus de 500 manifestants, d'après les estimations des défenseurs des droits de l'homme. Le monde démocratique doit absolument intervenir contre le régime de Bachar Al-Assad, demande le quotidien libéral Dagens Nyheter : "Ce n'est pas parce que le monde ne peut pas tout faire que la passivité doit devenir un principe. Ce n'est pas parce que la décision d'établir une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye était juste que l'on doit pour autant agir de la même manière pour toutes les autres dictatures. La politique étrangère se base sur des estimations et non sur des souhaits. Mais la pression exercée sur la Syrie par des moyens adaptés doit continuer. Les Etats-Unis et l'UE ne se sont pas montrés assez catégoriques quand il s'est agi de dissoudre des contrats et de sanctionner Al-Assad et ses meurtriers. Les sanctions sont certainement une arme éculée. Il est alors d'autant plus lamentable de constater que même les sanctions les plus anodines n'ont toujours pas été décidées et que les partisans du régime s'entêtent à tuer. Ceux-ci devraient savoir qu'un tribunal international attend ceux qui tirent impitoyablement sur leur propre population."
» article intégral (lien externe, suédois)
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The Guardian - Royaume-Uni | jeudi, 5. mai 2011
Les représentants des organisations palestiniennes jusqu'alors ennemies du Hamas et du Fatah ont signé un accord de paix mercredi au Caire. L'Egypte redevient après sa révolution un acteur important dans le processus de paix au Proche-Orient, ce que salue le quotidien de centre-gauche The Guardian : » suite
Les représentants des organisations palestiniennes jusqu'alors ennemies du Hamas et du Fatah ont signé un accord de paix mercredi au Caire. L'Egypte redevient après sa révolution un acteur important dans le processus de paix au Proche-Orient, ce que salue le quotidien de centre-gauche The Guardian : "L'accord du Caire pourrait s'avérer aussi fragile que celui signé voilà quatre ans à La Mecque. Il peut encore être déstabilisé de multiples manières, mais il est difficile de revenir en arrière. Le nouveau facteur immuable est le retour de l'Egypte en tant qu'acteur important au Proche-Orient. Personne ne s'attendait à ce qu'une politique étrangère ne se développe avant l'existence d'une politique intérieure, encore moins avant la formation d'un gouvernement. Mais si l'Egypte parvient à faire valoir son influence comme l'a fait la Turquie, elle sera en mesure de faire changer l'équilibre du pouvoir. Les Etats-Unis et l'Europe ont tout intérêt à avoir un gouvernement au Caire qui maintienne un accord de paix avec Israël, sans pour autant se soumettre à ce dernier."
» article intégral (lien externe, anglais)
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La Repubblica - Italie | jeudi, 5. mai 2011
L'idéologie du réseau terroriste Al-Qaida pourrait disparaître après la mort d'Oussama Ben Laden, estime le journaliste américain Thomas L. Friedman dans le quotidien de centre-gauche La Repubblica. Le printemps arabe est un mouvement qui s'oppose clairement à l'idéologie du terrorisme : » suite
L'idéologie du réseau terroriste Al-Qaida pourrait disparaître après la mort d'Oussama Ben Laden, estime le journaliste américain Thomas L. Friedman dans le quotidien de centre-gauche La Repubblica. Le printemps arabe est un mouvement qui s'oppose clairement à l'idéologie du terrorisme : "Le Ben-Ladenisme est né d'un pacte faustien entre les pays consommateurs de pétrole et les dictateurs arabes. Nous - Europe, Amérique, Inde, Chine - avons traité le monde arabe comme une accumulation de stations-service, et nous avons tous envoyés le même message de base aux pétro-dictateurs : continuez de nous approvisionner en pétrole, maintenez des prix raisonnables, ne dérangez pas trop Israël et vous pourrez traiter vos peuples comme vous le voulez - nous ne dirons rien. … Ce déficit de liberté, d'émancipation des femmes et d'éducation a alimenté un profond sentiment d'humiliation parmi les Arabes sur l'ampleur de leur retard, une volonté profonde de contrôler leur propre avenir et un sens aigu d'injustice dans leur vie quotidienne. Le plus frappant dans les révolutions arabes, en Egypte et en Tunisie notamment, c'est leur nature presque apolitique, dénuée de toute idéologie. Elles ont été motivées par des aspirations humaines primordiales pour la dignité, la justice et le contrôle de son destin."
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Tous les textes disponibles de » Thomas Friedman
Le Monde - France | mercredi, 4. mai 2011
La répression sanglante des manifestations en Syrie remet une nouvelle fois en question la légitimité du régime de l'alaouite Bachar Al-Assad, estime le quotidien de centre-gauche Le Monde, qui demande l'intervention de l'ONU : » suite
La répression sanglante des manifestations en Syrie remet une nouvelle fois en question la légitimité du régime de l'alaouite Bachar Al-Assad, estime le quotidien de centre-gauche Le Monde, qui demande l'intervention de l'ONU : "Le pilonnage intensif de la ville de Deraa, le jour de Pâques, et le déploiement de milliers de soldats soutenus par des blindés montrent que les jeunes généraux alaouites renouent avec les pratiques sanguinaires antérieures. Officiellement, l'armée est intervenue à la demande de la population pour neutraliser les terroristes qui sévissent dans les rues de Deraa. Pour preuve, Damas ferme sa frontière avec la Jordanie puisque les turbulences viennent de l'extérieur. Complot étranger, refus de dialogue et de réformes, les éléments d'un scénario sanglant sont en place, d'autant qu'il y va de la survie du régime alaouite. Les dénonciations des massacres et les menaces de sanctions de la communauté occidentale sont un premier pas, mais insuffisant. Une nouvelle résolution de l'ONU pour une intervention internationale est nécessaire et improbable à la fois."
» article intégral (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Naoufel Brahimi El-Mili
De Telegraaf - Pays-Bas | lundi, 2. mai 2011
Au regard des crimes commis par le chef d'Etat libyen Mouammar Kadhafi, les raids de l'OTAN sur les membres de son clan sont tout à fait légitimes, estime le journal à sensation De Telegraaf : » suite
Au regard des crimes commis par le chef d'Etat libyen Mouammar Kadhafi, les raids de l'OTAN sur les membres de son clan sont tout à fait légitimes, estime le journal à sensation De Telegraaf : "Il ne faut pas oublier que Kadhafi et son clan, réfugiés dans les bâtiments visés par l'OTAN, ont perpétré des crimes contre l'humanité. Cette semaine justement, le Tribunal pénal international divulguera des informations relatives aux enquêtes menées sur les atrocités du régime Kadhafi. Outre les attaques aériennes contre sa propre population, d'autres crimes ont été commis : torture et enlèvements, exécution de patients dans les hôpitaux et tirs sur les manifestants. Les preuves sont suffisantes pour une poursuite pénale. Cela montre bien que l'intervention de l'OTAN est tout à fait justifiée."
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Financial Times Deutschland - Allemagne | lundi, 2. mai 2011
Tenter de tuer le dictateur Mouammar Kadhafi au moyen d'une attaque ciblée de l'OTAN est erronné, écrit le journal économique libéral Financial Times Deutschland : » suite
Tenter de tuer le dictateur Mouammar Kadhafi au moyen d'une attaque ciblée de l'OTAN est erronné, écrit le journal économique libéral Financial Times Deutschland : "La Russie et la Chine se sentent déjà dupes, car leur abstention au Conseil de sécurité de l'ONU a ouvert la voie à une attaque militaire nettement plus agressive que ce qu'elles avaient pu imaginer au départ. Des attaques ciblées contre le clan Kadhafi ne feront que renforcer cette impression et détruire davantage la confiance. On peut difficilement imaginer que le Conseil de sécurité prenne encore une telle décision à l'avenir. Mais un aspect pratique pèse plus encore. Si l'OTAN veut tuer Kadhafi, elle doit accepter l'idée de dommages collatéraux importants : des victimes civiles dont la mort renforcera la haine des partisans fanatiques de Kadhafi, mais attisera aussi les doutes au niveau international quant à l'intervention de l'OTAN en Libye. … L'OTAN ferait mieux de se reconcentrer sur ses objectifs militaires. Et tant mieux si elle touche Kadhafi par hasard."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Libération - France | lundi, 2. mai 2011
Le régime libyen instrumentalise la mort présumée de Saif, un des fils de Kadhafi à des fins de propagande et met en lumière les contradictions de l'intervention de l'OTAN, estime le quotidien de centre-gauche Libération : » suite
Le régime libyen instrumentalise la mort présumée de Saif, un des fils de Kadhafi à des fins de propagande et met en lumière les contradictions de l'intervention de l'OTAN, estime le quotidien de centre-gauche Libération : "La mort d'un des fils du colonel Kadhafi ... tombe très mal et a immédiatement été exploitée par le régime libyen. C'est de bonne guerre. Et la contre-offensive est d'autant plus habile que les contradictions et les non-dits de la coalition, le flou sur ses buts de guerre, l'absence de victoire éclair sur le terrain sont aujourd'hui de vraies zones de faiblesse pour les pays qui bombardent la Libye depuis sept semaines. Et les seules armes efficaces de Kadhafi. ... Il ne faudrait pourtant pas que ces événements brouillent la perspective d'ensemble : si le régime libyen est toujours en place et capable de marquer des points, il n'est plus en mesure d'inverser la situation. A terme, sous sa forme actuelle, il est condamné. Le temps est long mais il lui est compté."
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The Independent - Royaume-Uni | lundi, 2. mai 2011
La mort présumée d'un fils de Kadhafi dans un bombardement de l'OTAN n'est pas une bonne chose, car l'OTAN ne doit pas jouer au justicier en Libye, estime le quotidien libéral The Independent : » suite
La mort présumée d'un fils de Kadhafi dans un bombardement de l'OTAN n'est pas une bonne chose, car l'OTAN ne doit pas jouer au justicier en Libye, estime le quotidien libéral The Independent : "Après six semaines de bombardements, la situation en Libye est dans l'impasse. Le régime de Kadhafi s'avère coriace et ses troupes loyales. Des conseillers français, italiens et britanniques ont été envoyés pour aider l'opposition, et les Etats-Unis ont mis à disposition des drones armés. … Dans ce contexte, le bombardement du camp Kadhafi s'apparente à un acte de désespoir, le désir d'imposer une décision rapide avant qu'une partition du pays ne devienne inévitable. C'est là toutefois la lutte de l'opposition libyenne et non celle de l'OTAN. Si les rebelles devaient atteindre leur but, à savoir se débarrasser de Kadhafi et unir le pays, alors ils doivent montrer qu'ils peuvent mener la résistance. L'OTAN n'aide personne en tentant de forcer les choses."
» article intégral (lien externe, anglais)
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The Times - Royaume-Uni | vendredi, 29. avril 2011
Israël devrait saisir la chance d'une paix avec les Palestiniens car ses opposants sont faibles actuellement, estime le quotidien libéral-conservateur The Times : » suite
Israël devrait saisir la chance d'une paix avec les Palestiniens car ses opposants sont faibles actuellement, estime le quotidien libéral-conservateur The Times : "Le conflit israélo-palestinien s'est avéré insoluble jusque-là, car il n'est pas en premier lieu un conflit frontalier. Si c'était le cas, un accord territorial approchant les frontières de l'armistice de 1967 aurait pu être trouvé il y a des décennies. Le problème principal, c'est qu'Israël ne dispose pas d'interlocuteur en qui il puisse avoir confiance. Tous les gouvernements israéliens ne se sont pas efforcés d'en trouver, mais la demande de sécurité est indiscutablement justifiée. Cela aide beaucoup à comprendre la position du [Premier ministre] Nétanyahou, néanmoins absurde politiquement. Le printemps arabe a sapé le despotisme des escadrons de la mort en Syrie, affaiblissant à son tour le Hamas. Le moment le plus opportun pour établir une solution à deux Etats au Proche-Orient, c'est quand les ennemis de celle-ci sont les plus faibles. Ce moment est venu."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Trouw - Pays-Bas | jeudi, 28. avril 2011
La tentative de quatre États européens de condamner dans une résolution des Nations Unies la répression syrienne contre les manifestants, a échoué. Face à la violence d'Assad contre sa propre population, une telle résolution n'aurait pas toutefois pas d'effet, estime le quotidien Trouw: » suite
La tentative de quatre États européens de condamner dans une résolution des Nations Unies la répression syrienne contre les manifestants, a échoué. Face à la violence d'Assad contre sa propre population, une telle résolution n'aurait pas toutefois pas d'effet, estime le quotidien Trouw: " Un soutien moral aux manifestants syriens apporté par le biais d'une résolution a certes son importance, mais cela ne fera pas plier le régime d'Assad. Seule une intervention militaire pourrait y parvenir. … Mais la Syrie n'est pas la Libye. … Une action militaire pourrait - dans ce pays voisin de l'Irak - déclencher une guerre civile et avoir des conséquences importantes pour la région où l'Iran, le Liban, la Turquie et Israël observent avec attention ce qui se passe en Syrie. L'isolation totale du régime, y compris par les alliés arabes, est le meilleur instrument que la communauté internationale puisse utiliser contre Assad."
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To Ethnos - Grèce | mercredi, 27. avril 2011
Les Etats-Unis espèrent un affaiblissement d'Assad à l'intérieur du pays sans recourir à des moyens militaires, écrit le quotidien de centre-gauche To Ethnos : » suite
Les Etats-Unis espèrent un affaiblissement d'Assad à l'intérieur du pays sans recourir à des moyens militaires, écrit le quotidien de centre-gauche To Ethnos : "La guerre aérienne des Etats-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne et de l'OTAN contre la Libye a montré qu'une intervention militaire ne suffit pas à renverser un régime aussi faible militairement que celui de Kadhafi. … Le régime d'Assad est en revanche très utile aux Etats-Unis. Une guerre des Etats-Unis menée avec l'OTAN contre la Syrie entraînerait très probablement une explosion militaire dans de nombreux pays arabes. … Mais les Etats-Unis peuvent agir plus facilement contre un Assad affaibli dans son pays par des manifestations sanglantes."
» article intégral (lien externe, grec)
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Wprost Online - Pologne | jeudi, 28. avril 2011
Une intervention en Syrie comporterait trop de risques, estime le magazine d'informations Wprost : » suite
Une intervention en Syrie comporterait trop de risques, estime le magazine d'informations Wprost : "Le cynique dirait qu'il n'y a pas d'intervention en Syrie et qu'il n'y en aura pas parce que ce pays est pauvre et n'a pas de pétrole. Cette explication est toutefois banale, simplificatrice et inexacte. En réalité, la situation au Proche-Orient est actuellement extrêmement compliquée et l'Occident est dépassé. En ce qui concerne le gouvernement d'Obama, on ne peut certes jamais exclure une motivation idéaliste. Mais même les idéalistes doivent suivre la voie des réalistes et être conscients de leurs propres limites. Une intervention militaire aurait pour conséquence de geler définitivement les relations de l'Occident avec l'Iran, qui ne sont déjà pas au beau fixe. Par ailleurs, cela mettrait également en danger la sécurité des pays alliés Israël, la Jordanie et le Liban."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Tous les textes disponibles de » Robert Czulda
Jyllands-Posten - Danemark | jeudi, 28. avril 2011
Le président syrien Bachar Al-Assad compte toujours sur le fait que l'Occident le considère comme le facteur de stabilité indispensable de la région, estime le quotidien libéral conservateur Jyllands-Posten : » suite
Le président syrien Bachar Al-Assad compte toujours sur le fait que l'Occident le considère comme le facteur de stabilité indispensable de la région, estime le quotidien libéral conservateur Jyllands-Posten : "Assad fait comme s'il voulait prouver que son retrait entraînerait une guerre civile longue et sanglante. Il pense que c'est ce que redoute le plus la communauté internationale et que c'est la raison pour laquelle cette dernière assistera à bonne distance, impuissante, aux tentatives d'Assad d'opprimer son peuple. Il est grand temps que les dirigeants du monde occidental fassent comprendre au président syrien qu'il ne peut pas espérer devenir un membre de la communauté internationale s'il continue à user de la violence contre les manifestants. L'Occident perdra sinon sa crédibilité dans la partie du monde arabe qui croit fermement à la démocratie."
» article intégral (lien externe, danois)
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Avvenire - Italie | mercredi, 27. avril 2011
L'armée de l'air italienne participe désormais activement à la guerre en Libye. Des cibles militaires seront attaquées pour protéger les populations civiles, a annoncé mardi à Rome le Premier ministre Silvio Berlusconi. Le quotidien catholique Avvenire critique l'intervention : » suite
L'armée de l'air italienne participe désormais activement à la guerre en Libye. Des cibles militaires seront attaquées pour protéger les populations civiles, a annoncé mardi à Rome le Premier ministre Silvio Berlusconi. Le quotidien catholique Avvenire critique l'intervention : "Le malaise et les inquiétudes quant à une escalade en Libye sont justifiés. Il semble que les possibilités d'une résolution diplomatique de la crise n'aient pas été exploitées sérieusement. … Mais des attaques aériennes apporteront-elles une solution ? Nous l'ignorons. Nous savons juste qu'elles coûteront des vies humaines, car même des victimes en uniforme sont aussi des pertes humaines. Elles auront aussi un coût politique, car tout compromis avec le dirigeant libyen est exclus d'emblée. On risque une guerre longue en Méditerranée, une partition de la Libye, un exode vers l'Europe et de possibles pénuries d'énergie."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Tous les textes disponibles de » Andrea Lavazza
Pravda - Slovaquie | mercredi, 27. avril 2011
En début de semaine, le président syrien Bachar Al-Assad a lancé ses chars contre sa population mécontente. L'Occident est désemparé face à la violence, estime le quotidien de gauche Pravda : » suite
En début de semaine, le président syrien Bachar Al-Assad a lancé ses chars contre sa population mécontente. L'Occident est désemparé face à la violence, estime le quotidien de gauche Pravda : "Le régime syrien restera en place tant qu'il disposera d'une armée prête à tirer sur les manifestants. Al-Assad n'abandonnera pas aussi facilement. Il n'a aucune raison de le faire. Entre autres parce que personne n'accepterait une opération militaire comme en Libye. Pour des raisons géostratégiques, le pays présente une situation nettement plus complexe que celle de la Libye. A cela s'ajoutent les intérêts de l'Iran, d'Israël et des Etats arabes. … Les appels de l'ONU à stopper la violence sont nécessaires mais pas vraiment efficaces. Des sanctions pourraient éprouver la dictature. L'Occident les approuverait mais pas la Chine ou la Russie. Même s'il est frustrant que les discours ne changent rien, nous ne devons pas garder le silence. Le régime syrien a en effet largement dépassé les bornes."
» informations complémentaires (lien externe, slovaque)
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Tous les textes disponibles de » Andrej Matišák
De Volkskrant - Pays-Bas | mardi, 26. avril 2011
Au moins 30 personnes ont perdu la vie ces derniers jours dans les combats opposant les troupes fidèles au régime et les rebelles dans la ville libyenne de Misrata. L'OTAN et surtout les Etats-Unis doivent agir de manière plus ferme en Libye, demande le quotidien De Volkskrant : » suite
Au moins 30 personnes ont perdu la vie ces derniers jours dans les combats opposant les troupes fidèles au régime et les rebelles dans la ville libyenne de Misrata. L'OTAN et surtout les Etats-Unis doivent agir de manière plus ferme en Libye, demande le quotidien De Volkskrant : "La confrontation à Misrata illustre une fois de plus que les meilleures intentions peuvent avoir de graves conséquences sur le champ de bataille. En principe, il est sensé que l'OTAN veuille limiter le niveau de violence en Libye - au final, l'intervention militaire a surtout un but humanitaire. Mais si l'adversaire ne suit pas cet exemple et profite effrontément de la marge de manœuvre, cela augmente le nombre de victimes plutôt que de le réduire. C'est clairement le cas à Misrata. Le même paradoxe vaut pour la position de la Maison-Blanche. On peut comprendre que le président Obama ne veuille pas se retrouver impliqué dans une troisième guerre. … Mais si les Etats-Unis se cantonnent au second rôle, l'OTAN ne dispose pas de la force de frappe et des armes nécessaires pour restaurer l'ordre en Libye."
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Tous les textes disponibles de » Paul Brill
Der Standard - Autriche | mardi, 26. avril 2011
Lors de grandes manifestations à Daraa, dans le sud de la Syrie, le régime a pour la première fois fait tirer lundi ses chars sur les manifestants. Le quotidien de centre-gauche Der Standard est convaincu que la Syrie sera le prochain pays touché par la guerre civile : » suite
Lors de grandes manifestations à Daraa, dans le sud de la Syrie, le régime a pour la première fois fait tirer lundi ses chars sur les manifestants. Le quotidien de centre-gauche Der Standard est convaincu que la Syrie sera le prochain pays touché par la guerre civile : "Dans les années 1990, Hosni Moubarak avait justement déclaré à un visiteur étranger, à propos du régime irakien de Saddam Hussein, qu'en cas de chute de Saddam, il faudrait éliminer également des centaines, voire des milliers de partisans. … Beaucoup ont une vision semblable de la Syrie. Cela signifie que ces centaines, ces milliers de partisans et tous leurs clients, dont les existences dépendent de leurs positions de pouvoir, lutteront. On voit aujourd'hui en Libye ce que cela peut donner. Et malgré la révolte grandissante, il y a aussi en Syrie ceux qui n'y participent pas, et qui y sont même opposés. En d'autres termes, si l'histoire ne prend pas un cours entièrement différent, la Syrie pourrait devenir le prochain pays de la région à basculer dans la guerre civile."
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Tous les textes disponibles de » Gudrun Harrer
Jyllands-Posten - Danemark | jeudi, 21. avril 2011
La situation humanitaire dans plusieurs villes libyennes rend grandement nécessaire de réfléchir à une intervention de troupes terrestres, écrit le quotidien libéral-conservateur Jyllands-Posten : » suite
La situation humanitaire dans plusieurs villes libyennes rend grandement nécessaire de réfléchir à une intervention de troupes terrestres, écrit le quotidien libéral-conservateur Jyllands-Posten : "Il apparaît de plus en plus clairement que la lutte contre Kadhafi ne pourra pas être gagnée par les airs. Si l'on veut vraiment mettre fin aux attaques et aux violences de Kadhafi, il faut engager des troupes au sol. La décision de la Grande-Bretagne et de la France d'envoyer un certain nombre d'officiers en tant que conseillers va dans ce sens. La France y était opposée jusqu'à présent. La Libye devient de plus en plus un test pour voir si l'OTAN est capable de mener une mission dans laquelle les Etats-Unis ne jouent pas le rôle principal."
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De Groene Amsterdammer - Pays-Bas | jeudi, 21. avril 2011
Les violents combats pour la ville de Misrata montrent la situation difficile de l'OTAN en Libye, écrit l'hebdomadaire De Groene Amsterdammer : » suite
Les violents combats pour la ville de Misrata montrent la situation difficile de l'OTAN en Libye, écrit l'hebdomadaire De Groene Amsterdammer : "Misrata ravive les souvenirs douloureux d'une Sarajevo encerclée, devenue pendant quatre ans le symbole de l'échec international mais aussi d'une politique guerrière cynique. … Les autorités bosniaques avaient quasiment empêché le départ de la population affamée, car ils auraient sinon perdu un atout moral pour inciter la communauté internationale à les aider. … Avec les souffrances de Misrata, les rebelles pourraient contraindre l'OTAN à faire plus. Ce qui nous a été présenté comme une intervention humanitaire rapide risque de dégénérer en guerre longue et sale à l'issue incertaine. Car pour l'instant, nous ne connaissons toujours que neuf des 31 leaders rebelles par leur nom et il n'y a toujours pas de stratégie claire de l'OTAN."
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Tous les textes disponibles de » Joeri Boom
Süddeutsche Zeitung - Allemagne | jeudi, 21. avril 2011
Une intervention de troupes au sol en Libye aurait de graves conséquences sur le plan politique, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : » suite
Une intervention de troupes au sol en Libye aurait de graves conséquences sur le plan politique, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Si les membres du Conseil de sécurité décidaient d'étendre le mandat de la sorte, il devrait y avoir de vives résistances. … Cette intervention militaire pourrait être décidée au sol. Mais ce serait une erreur historique que des troupes européennes partent en guerre en terre arabe, en tant que sauveurs présumés, pour une issue incertaine et pour des partenaires largement inconnus. Même si cela peut s'avérer amer, il serait plus honnête de continuer à apporter une aide là où elle est possible : humanitaire, diplomatique, forte pression politique, dans le cadre du consensus existant. Les conséquences politiques en Libye et au Proche-Orient seraient graves. Mais pas autant qu'une guerre de l'OTAN sur le sol arabe ou même qu'une intervention militaire de l'Occident sans mandat correspondant."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Cathrin Kahlweit
La Repubblica - Italie | jeudi, 21. avril 2011
L'indécision de l'Europe en Libye est le résultat du manque d'unité, estime le quotidien de centre-gauche La Repubblica : » suite
L'indécision de l'Europe en Libye est le résultat du manque d'unité, estime le quotidien de centre-gauche La Repubblica : "Nous ne pouvons pas être les spectateurs d'un drame dans lequel nous sommes directement impliqués, aussi bien de par la proximité géographique immédiate qu'en raison du pétrole. … Les véritables raisons de l'intervention sont politiques et économiques, pas humanitaires. … Jamais auparavant n'était apparue aussi nettement combien l'impuissance de l'Europe est conditionnée par l'absence de politique commune. Seule une Europe unie aurait fait le juste choix de soutenir le soulèvement de la jeunesse dans les pays arabes, avec une intervention qui ne soit pas entachée de velléités hégémoniques. Cela aurait permis à l'Europe de mettre à profit son important poids politique et économique pour favoriser une issue démocratique des révoltes."
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Karjalainen - Finlande | mardi, 19. avril 2011
Dans la ville de Misrata tenue par les insurgés libyens, près de 1.000 personnes auraient été tuées au cours des dernières semaines. 80 pour cent d'entre elles seraient des civils tués par les troupes de Kadhafi. Le quotidien libéral Karjalainen ne croit plus à une résolution politique du conflit : » suite
Dans la ville de Misrata tenue par les insurgés libyens, près de 1.000 personnes auraient été tuées au cours des dernières semaines. 80 pour cent d'entre elles seraient des civils tués par les troupes de Kadhafi. Le quotidien libéral Karjalainen ne croit plus à une résolution politique du conflit : "Si le nombre élevé de victimes civiles est exact, il s'agit plus d'un génocide que d'une guerre civile. Il est évident depuis longtemps que le gouvernement de Kadhafi n'a pas peur de défendre sa position par tous les moyens possibles, même les plus sanglants. Plus la situation se prolongera, plus elle entraînera de souffrance humaine. Il semble malheureusement que la situation ne puisse s'améliorer rapidement sans une intervention de l'Occident. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont promis que l'opération durerait jusqu'à l'instauration de la paix. La solution politique espérée par la Russie est une pure utopie."
» article intégral (lien externe, finnois)
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El País - Espagne | lundi, 18. avril 2011
La France a provisoirement arrêté dimanche un train venant d'Italie pour empêcher l'entrée sur son territoire de réfugiés tunisiens ayant obtenu des visas Schengen temporaires délivrés par l'Italie. Le président français Sarkozy mène ici une campagne électorale facile qui remet en cause les fondements de l'UE, met en garde le quotidien de centre-gauche El País : » suite
La France a provisoirement arrêté dimanche un train venant d'Italie pour empêcher l'entrée sur son territoire de réfugiés tunisiens ayant obtenu des visas Schengen temporaires délivrés par l'Italie. Le président français Sarkozy mène ici une campagne électorale facile qui remet en cause les fondements de l'UE, met en garde le quotidien de centre-gauche El País : "Il n'est pas difficile de mettre en relation cette mesure, qui enfreint le traité de Schengen sur la libre circulation des personnes au sein de l'UE, avec la chute rapide du président Nicolas Sarkozy dans les sondages et les préparatifs intensifs de celui-ci pour les présidentielles de 2012. … L'UE ne traverse manifestement pas le meilleur moment de son histoire, comme le montrent les réactions faibles et plutôt rhétoriques aux bouleversements dans le monde arabe. Tout cela pousse les Etats à mener des politiques bilatérales qui s'opposent à l'unité européenne, comme l'intervention militaire de la France et la Grande-Bretagne dans le conflit libyen. Si c'est maintenant au tour de Schengen de tomber, il faut se demander quel sens a encore l'Union des 27."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Süddeutsche Zeitung - Allemagne | jeudi, 14. avril 2011
Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'OTAN ont discuté de l'étendue et de l'objectif de l'intervention en Libye. Les Etats-Unis restant en retrait pour la première fois dans l'histoire de l'alliance, les autres membres de l'OTAN sont contraints à l'unité, observe le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : » suite
Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'OTAN ont discuté de l'étendue et de l'objectif de l'intervention en Libye. Les Etats-Unis restant en retrait pour la première fois dans l'histoire de l'alliance, les autres membres de l'OTAN sont contraints à l'unité, observe le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Subitement, la partie européenne de l'alliance doit agir et l'OTAN fonctionner sans les Etats-Unis. Si elle ne fonctionne pas, il en sera fini d'elle. Etonnamment, malgré tous les problèmes politiques et militaires, l'intervention en Libye n'a pour l'instant provoqué aucune discorde majeure. Les louvoiements de l'Allemagne sont vus comme un folklore local et ignorés, la France est saluée pour sa détermination malgré ses écarts et les Etats-Unis constatent pour la première fois que les partenaires peuvent être à la hauteur d'une mission si on la leur confie. Cette unité politique est la meilleure arme de l'OTAN. Si Kadhafi n'est pas complètement aveugle, c'est ce qui l'inquiétera le plus."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Nina von Hardenberg
Le Jeudi - Luxembourg | jeudi, 14. avril 2011
L'intervention militaire de l'OTAN en Libye a des objectifs avoués et inavoués, estime l'hebdomadaire Le Jeudi, qui demande plus de transparence : » suite
L'intervention militaire de l'OTAN en Libye a des objectifs avoués et inavoués, estime l'hebdomadaire Le Jeudi, qui demande plus de transparence : "Le but avoué de cette mission est de protéger les civils libyens de la répression des forces de Kadhafi. Celui inavoué, mais réel, reste cependant le renversement du Guide libyen. ... Quant à la question de la légitimité d'une telle opération, elle reste toujours à l'ordre du jour, que ce soit par rapport aux nombreux autres pays soumis au joug de dictateurs et autres autocrates, ou que ce soit par rapport au risque d'enlisement. … La seule certitude, c'est que le printemps arabe marque une ligne de fracture entre un ordre ancien et un avenir à inventer."
» article intégral (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Jacques Hillion
El País - Espagne | vendredi, 15. avril 2011
La France et la Grande-Bretagne ont demandé jeudi lors du sommet des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN à Berlin une extension de l'intervention militaire en Libye. Le quotidien de centre-gauche El País réclame plutôt un renforcement des stratégies non militaires : » suite
La France et la Grande-Bretagne ont demandé jeudi lors du sommet des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN à Berlin une extension de l'intervention militaire en Libye. Le quotidien de centre-gauche El País réclame plutôt un renforcement des stratégies non militaires : "Si l'on veut poursuivre l'intervention uniquement pour préserver la crédibilité de l'OTAN, on pourrait facilement se retrouver dans une impasse militaire. Si l'on dépasse les limites de la résolution 1973, cette guerre pourrait rapidement devenir illégale. Le moment est peut-être venu pour le Conseil de sécurité de délibérer à nouveau sur la Libye, soit pour élargir le mandat à une intervention terrestre, soit pour confirmer le cadre actuel dans lequel les interventions sont menées. Dans le dernier cas - le plus probable - il ne resterait pas d'autre possibilité aux grandes puissances que de mettre en œuvre avec plus de détermination les aspects non militaires contenus dans la résolution 1973. C'est ce qui aurait dû être fait depuis le début et qu'on ne peut désormais plus remettre à plus tard."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Lidové noviny - République tchèque | jeudi, 14. avril 2011
La perspective d'un procès contre l'ancien président égyptien Hosni Moubarak est peu réjouissante, estime le quotidien conservateur Lidové noviny : » suite
La perspective d'un procès contre l'ancien président égyptien Hosni Moubarak est peu réjouissante, estime le quotidien conservateur Lidové noviny : "Les autocrates doivent mourir pendant en fonction comme Franco en Espagne, céder le pouvoir de manière contrôlée comme Pinochet au Chili ou quitter le pays à temps comme le shah d'Iran ou dernièrement le Tunisien Ben Ali. Ceux qui ratent ces occasions n'ont pas de chance. Moubarak devient aujourd'hui le symbole de ces malchanceux. L'ancien président fait l'objet d'une enquête sur la violence exercée contre les manifestants et pour corruption. Mais soyons honnêtes : Moubarak n'a pas plus de sang sur les mains que n'importe quel autre dirigeant arabe ou africain. Et peut-on vraiment croire que dans un pays où la corruption est profondément ancrée et où Moubarak a régné pendant 30 ans, la corruption s'est limitée à la famille et au premier cercle dirigeant ?"
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Tous les textes disponibles de » Zbyněk Petráček
Diário de Notícias - Portugal | jeudi, 14. avril 2011
L'arrestation de l'ex-président égyptien Hosni Moubarak est aussi un avertissement aux autres despotes autoritaires, estime le quotidien Diário de Notícias : » suite
L'arrestation de l'ex-président égyptien Hosni Moubarak est aussi un avertissement aux autres despotes autoritaires, estime le quotidien Diário de Notícias : "C'est la confirmation pour ceux qui auraient pu avoir des doutes que les responsables de régimes kleptocrates, qui ont réprimé leurs populations pendant des décennies, … ne restent pas impunis. Le pire qui pourrait se produire à ce stade serait de ne pas faire comparaître devant un tribunal les tyrans déchus. Cela constitue aussi un avertissement aux dictateurs d'autres pays du Maghreb et du Moyen-Orient qui s'accrochent désespérément au pouvoir. … Il serait absurde que les mouvements pacifiques qui ont renversé les dictatures en Tunisie et en Egypte n'aient pas de conséquences aux niveaux politique et juridique. Juger la famille Moubarak est une étape indispensable."
» article intégral (lien externe, portugais)
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Avvenire - Italie | lundi, 11. avril 2011
La place Tahrir au Caire a été ce week-end le théâtre des affrontements les plus violents entre manifestants et forces de l'ordre depuis la chute de l'indétrônable dirigeant Hosni Moubarak. La vague révolutionnaire dans le monde arabe ne génèrera pas automatiquement des structures démocratiques, estime le quotidien catholique Avvenire : » suite
La place Tahrir au Caire a été ce week-end le théâtre des affrontements les plus violents entre manifestants et forces de l'ordre depuis la chute de l'indétrônable dirigeant Hosni Moubarak. La vague révolutionnaire dans le monde arabe ne génèrera pas automatiquement des structures démocratiques, estime le quotidien catholique Avvenire : "Comme on pouvait le prévoir, la violence a également fait son retour sur la place symbolique de la révolte en Egypte. Les élites au pouvoir peuvent accepter de sacrifier le dirigeant qui symbolisait le régime (qu'il se nomme Ben Ali ou Moubarak), mais elles sont plus réticentes à céder le pouvoir réel, avec le risque - ou plutôt la certitude - de rester la cible de leurs anciens adversaires politiques. Avec la chute du pharaon, tous les éléments de conflit restent donc en place : les militaires qui gèrent la transition, la nomenklatura bureaucratico-administrative, l'opposition libérale, les radicaux islamiques et les masses de jeunes aux perspectives incertaines. Trouver l'équation politique qui satisfasse tout le monde est pratiquement impossible."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Lidové noviny - République tchèque | mardi, 12. avril 2011
Les espoirs de paix se sont pour le moment évanouis en Libye après le refus par les rebelles, lundi, d'un plan de l'Union africaine accepté par Kadhafi, qu'ils ont qualifié d'insuffisant. Pour le quotidien conservateur Lidové noviny, ce plan était dès le départ voué à l'échec : » suite
Les espoirs de paix se sont pour le moment évanouis en Libye après le refus par les rebelles, lundi, d'un plan de l'Union africaine accepté par Kadhafi, qu'ils ont qualifié d'insuffisant. Pour le quotidien conservateur Lidové noviny, ce plan était dès le départ voué à l'échec : "Si une solution a des chances d'aboutir, alors elle ne peut être qu'africaine ou arabe. Si l'Occident faisait une tentative dans ce sens, on parlerait très vite d'impérialisme, de colonialisme ou même de croisade. … Le plan de l'Union africaine ne pouvait pas fonctionner car les deux camps font partie de l'Afrique - les rebelles comme Kadhafi. Ce plan prévoyait que Kadhafi reste en place mais s'entende avec les insurgés. Mais qui pourrait donc parier sur un tel plan ? L'Union africaine n'avait pas d'autre choix, elle n'a ni force militaire ni moyens financiers. Et l'argent dont elle dispose vient de Kadhafi, le fondateur de cette Union."
» informations complémentaires (lien externe, tchèque)
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Tous les textes disponibles de » Zbyněk Petráček
Salzburger Nachrichten - Autriche | lundi, 11. avril 2011
Le land allemand de Bavière entend empêcher l'immigration de réfugiés tunisiens en procédant si nécessaire à des contrôles à la frontière germano-autrichienne. Le quotidien chrétien-libéral Salzburger Nachrichten critique le manque de solidarité parmi les Etats membres de l'UE sur la question des réfugiés : » suite
Le land allemand de Bavière entend empêcher l'immigration de réfugiés tunisiens en procédant si nécessaire à des contrôles à la frontière germano-autrichienne. Le quotidien chrétien-libéral Salzburger Nachrichten critique le manque de solidarité parmi les Etats membres de l'UE sur la question des réfugiés : "Dès que les réfugiés passent en grand nombre les frontières de l'Europe, l'amitié que se témoignent mutuellement les pays de l'UE disparaît très rapidement. … Cette situation désastreuse le montre : l'Europe s'est fourvoyée sur la question des réfugiés et des immigrés. La responsabilité des demandeurs d'asile et des réfugiés se limite exclusivement à ceux qui surveillent les frontières de l'Europe. Et si les Italiens, les Grecs ou les Espagnols sont dépassés, on les isole plutôt que de les aider, comme le font aujourd'hui la Bavière et d'autres pays d'Europe centrale. La pression migratoire ne cessera pas. L'Europe devra trouver une autre voie pour résoudre le problème de manière solidaire au lieu de le laisser aux autres."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Viktor Hermann
Avvenire - Italie | lundi, 11. avril 2011
La place Tahrir au Caire a été ce week-end le théâtre des affrontements les plus violents entre manifestants et forces de l'ordre depuis la chute de l'indétrônable dirigeant Hosni Moubarak. La vague révolutionnaire dans le monde arabe ne génèrera pas automatiquement des structures démocratiques, estime le quotidien catholique Avvenire : » suite
La place Tahrir au Caire a été ce week-end le théâtre des affrontements les plus violents entre manifestants et forces de l'ordre depuis la chute de l'indétrônable dirigeant Hosni Moubarak. La vague révolutionnaire dans le monde arabe ne génèrera pas automatiquement des structures démocratiques, estime le quotidien catholique Avvenire : "Comme on pouvait le prévoir, la violence a également fait son retour sur la place symbolique de la révolte en Egypte. Les élites au pouvoir peuvent accepter de sacrifier le dirigeant qui symbolisait le régime (qu'il se nomme Ben Ali ou Moubarak), mais elles sont plus réticentes à céder le pouvoir réel, avec le risque - ou plutôt la certitude - de rester la cible de leurs anciens adversaires politiques. Avec la chute du pharaon, tous les éléments de conflit restent donc en place : les militaires qui gèrent la transition, la nomenklatura bureaucratico-administrative, l'opposition libérale, les radicaux islamiques et les masses de jeunes aux perspectives incertaines. Trouver l'équation politique qui satisfasse tout le monde est pratiquement impossible."
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Tous les textes disponibles de » Riccardo Redaelli
Neue Zürcher Zeitung - Suisse | vendredi, 8. avril 2011
Rien ne laisse penser en Libye que la situation pourrait bientôt s'éclaircir en faveur des opposants au régime. Cela place l'OTAN dans un dilemme stratégique, écrit le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : » suite
Rien ne laisse penser en Libye que la situation pourrait bientôt s'éclaircir en faveur des opposants au régime. Cela place l'OTAN dans un dilemme stratégique, écrit le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Si les interventions aériennes de l'OTAN peuvent avec le temps affaiblir les troupes de Kadhafi, elles ne pourront remédier aux faiblesses des rebelles. Leurs structures de commandement sont inefficaces, ils manquent d'armement moderne, d'expérience au combat, de mobilité et de logistique. Le moral de ces troupes va devenir un facteur à risque si elles ne remportent pas bientôt des victoires substantielles. Mais les alliés ne veulent pas livrer d'armes, du moins pas à grande échelle. Le soutien des services secrets occidentaux peut combler certains déficits, mais il est peu probable qu'il s'avère décisif."
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Trouw - Pays-Bas | jeudi, 7. avril 2011
Un bateau surchargé de réfugiés venant de Libye a chaviré mercredi au large de l'île italienne de Lampedusa. 20 corps ont été repêchés jusque-là et jusqu'à 250 personnes sont portées disparues. L'Europe doit enfin agir dans la crise des réfugiés, estime le quotidien Trouw : » suite
Un bateau surchargé de réfugiés venant de Libye a chaviré mercredi au large de l'île italienne de Lampedusa. 20 corps ont été repêchés jusque-là et jusqu'à 250 personnes sont portées disparues. L'Europe doit enfin agir dans la crise des réfugiés, estime le quotidien Trouw : "Il est ici question de la répartition des charges assumées surtout par l'Italie à l'heure actuelle. Mais il s'agit aussi de trouver des solutions et de réduire le désespoir qui pousse les individus à mettre leur vie en jeu. Une collaboration avec les pays nord-africains est ici indispensable. … Mais cela est seulement possible avec des pays qui garantissent un minimum de sécurité à leurs citoyens. Pour des pays comme la Libye, l'Érythrée ou la Somalie, ce n'est pas le cas actuellement. … Les personnes en provenance de ces pays doivent être accueillies en Europe et l'UE doit agir en tant qu'Union : répartir les réfugiés entre les différents Etats membres et assumer ensemble les coûts."
» informations complémentaires (lien externe, néerlandais)
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Die Welt - Allemagne | vendredi, 1. avril 2011
La fuite du ministre des Affaires étrangères libyen Moussa Koussa montre l'inexorable érosion du système de Kadhafi et renforce la coalition, estime le quotidien conservateur Die Welt : » suite
La fuite du ministre des Affaires étrangères libyen Moussa Koussa montre l'inexorable érosion du système de Kadhafi et renforce la coalition, estime le quotidien conservateur Die Welt : "Comme on a pu le voir ces derniers jours, les insurgés restent toujours plus faibles que les troupes de Kadhafi, en puissance de feu comme en effectifs de combattants entraînés. Ils doivent donc miser sur l'effet psychologique, espérer que ceux restés fidèles à Kadhafi comprennent qu'ils luttent pour une cause perdue pour laquelle il ne vaut pas la peine de mettre sa vie ou sa santé en jeu. … Il serait bien sûr préférable que Kadhafi lui-même jette l'éponge et prenne la voie de l'exil, mais ses interventions jusqu'à aujourd'hui et son type de personnalité ne laissent rien augurer de tel. … Pourtant, si quelqu'un comme Moussa Koussa quitte le navire, beaucoup d'autres dans le cercle dirigeant de Kadhafi se demanderont s'il n'est pas grand temps de changer de camp."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Clemens Wergin
Aamulehti - Finlande | vendredi, 1. avril 2011
La fuite du ministre des Affaires étrangères libyen Moussa Koussa est le signe que Kadhafi perd le soutien au sein de son gouvernement, écrit le quotidien libéral Aamulehti : » suite
La fuite du ministre des Affaires étrangères libyen Moussa Koussa est le signe que Kadhafi perd le soutien au sein de son gouvernement, écrit le quotidien libéral Aamulehti : "Le moyen le plus sûr de s'en sortir en politique est de se ranger du côté du vainqueur. Le ministre des Affaires étrangères libyen Moussa Koussa, passé du côté occidental, est actuellement le dirigeant libyen de plus haut rang à estimer que le dictateur Mouammar Kadhafi ne sortira pas vainqueur au final. … A elles seules, les attaques aériennes ne suffiront pas à résoudre la lutte de pouvoir libyenne. L'envoi de troupes terrestres étant impossible pour de nombreuses raisons, l'alliance pourrait par exemple fournir en armes les insurgés, ou espérer justement que le gouvernement Kadhafi se désagrège de l'intérieur. Le changement de camp de Koussa est le signe encourageant que les rangs des partisans de Kadhafi se dégarnissent. Il devra lui aussi reconnaître à un moment donné qu'un dirigeant privé de troupes n'a pas d'avenir."
» article intégral (lien externe, finnois)
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The Daily Telegraph - Royaume-Uni | vendredi, 1. avril 2011
Après la fuite du ministre des Affaires étrangères libyen Moussa Koussa en Grande-Bretagne, le quotidien conservateur The Daily Telegraph préconise de ne pas lui faire de procès : » suite
Après la fuite du ministre des Affaires étrangères libyen Moussa Koussa en Grande-Bretagne, le quotidien conservateur The Daily Telegraph préconise de ne pas lui faire de procès : "Doit-il être salué comme un transfuge éclairé dont l'exemple encouragera d'autres partisans de Kadhafi à abandonner leur leader ? Ou bien doit-il être mis en examen et si nécessaire accusé pour son rôle présumé dans les crimes du régime ? … Cameron a déclaré hier qu'il espérait que la défection de Koussa inciterait d'autres personnes de l'entourage de Kadhafi à renier ce dernier. Mais cela sera peu probable si ceux-ci partent du principe qu'ils se retrouveront en prison. Jusque-là, le Premier ministre a scrupuleusement justifié sa volonté d'intervention en évoquant de grands principes. Mais pour ce qui est de Koussa, son souhait de faire ce qui est juste se heurtera aux exigences d'une politique étrangère où il est bien plus important de faire ce qui est nécessaire."
» article intégral (lien externe, anglais)
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The Independent - Royaume-Uni | jeudi, 31. mars 2011
Un armement des rebelles libyens par la communauté internationale serait pour le quotidien libéral The Independent particulièrement préoccupant : » suite
Un armement des rebelles libyens par la communauté internationale serait pour le quotidien libéral The Independent particulièrement préoccupant : "Les réflexions de la Grande-Bretagne, de la France et des Etats-Unis ont certainement changé lorsque les forces pro Kadhafi ont contre-attaqué. La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton suggère que la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU puisse prendre le pas sur l'embargo sur les armes actuellement en vigueur, et David Cameron ne veut pas exclure la livraison d'armes. Mais un tel changement serait extrêmement risqué. … Décider immédiatement d'armer l'opposition aurait toutefois deux effets : à court terme, la coalition ne pourrait plus prétendre être neutre ; à long terme, on pourrait se trouver dans le même cas que l'Afghanistan où les armes américaines fournies aux moudjahidines antisoviétiques sont désormais utilisées par les talibans contre les forces américaines."
» article intégral (lien externe, anglais)
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De Volkskrant - Pays-Bas | jeudi, 31. mars 2011
Si l'alliance internationale livrait des armes aux insurgés libyens, elle courrait plusieurs risques, met en garde le quotidien de gauche De Volkskrant : » suite
Si l'alliance internationale livrait des armes aux insurgés libyens, elle courrait plusieurs risques, met en garde le quotidien de gauche De Volkskrant : "Il apparaît clairement que les insurgés, avec leur matériel limité et leur manque d'expérience, peuvent difficilement faire le poids face aux armes lourdes des forces armées expérimentées de Kadhafi. Outre le soutien aérien, une aide supplémentaire est nécessaire pour empêcher que la résistance ne perde le combat. Mais les rebelles doivent-ils être armés de sorte qu'ils puissent gagner la guerre ? Cela nécessite un large soutien, incluant un entraînement à la manipulation des armes. Mais la coalition risque alors d'être bien plus engagée dans le conflit libyen qu'elle ne l'est aujourd'hui. S'ajoute à cela la possibilité que les armes modernes tombent entre les mains de groupes qui plus tard n'auraient éventuellement pas autant d'affinités avec la liberté et la démocratie. Les Etats-Unis le savent bien : l'ennemi de ton ennemi n'est pas forcément ton ami."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Tous les textes disponibles de » Paul Brill
Corriere della Sera - Italie | jeudi, 31. mars 2011
Selon le New York Times, les rebelles libyens reçoivent un soutien de la part d'agents des services secrets américains et britanniques. Ils pourraient empêcher que les armes tombent entre de mauvaises mains, estime le quotidien libéral conservateur Corriere della Sera : » suite
Selon le New York Times, les rebelles libyens reçoivent un soutien de la part d'agents des services secrets américains et britanniques. Ils pourraient empêcher que les armes tombent entre de mauvaises mains, estime le quotidien libéral conservateur Corriere della Sera : "De quoi ont besoin les rebelles ? Pas seulement de fusils et de munitions mais évidemment de chars et de missiles. … Mais avant tout, les insurgés doivent apprendre à combattre. Cela nécessite du temps et ne peut se faire que sous l'égide des alliés. … Il y a en outre la crainte que la Libye devienne un deuxième Afghanistan. Les Etats-Unis ont d'abord aidé les moudjahidines à se libérer des Russes avant de se trouver face à Al-Qaida. Déjà de premières rumeurs indiquent la présence de fondamentalistes islamistes parmi les insurgés. … L'une des missions des agents secrets des Etats-Unis devrait être de contrôler les éventuelles infiltrations de membres du réseau terroriste Al-Qaida."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Tous les textes disponibles de » Guido Olimpio
Polityka Online - Pologne | jeudi, 31. mars 2011
Ni une intervention militaire, ni les livraisons d'armes ne feront avancer la démocratisation de la Libye, critique Daniel Passent dans l'édition en ligne du magazine d'information Polityka : » suite
Ni une intervention militaire, ni les livraisons d'armes ne feront avancer la démocratisation de la Libye, critique Daniel Passent dans l'édition en ligne du magazine d'information Polityka : "Le président Obama a déclaré que les Etats-Unis interviennent lorsque leur sécurité est directement menacée mais également lorsqu'il s'agit de protéger des valeurs universelles. Je comprends que les Etats-Unis doivent soutenir la révolution dans le monde arabe - comme ils l'ont fait pour les révolutions en Europe de l'Est. Mais il est un peu naïf de penser que des missiles tomahawk aideront à accélérer la démocratisation dans les pays arabes. L'opération en Libye a dès le début soulevé des doutes. … Je soutiens donc l'attitude du gouvernement polonais qui garde ici ses distances."
» article intégral (lien externe, polonais)
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De Volkskrant - Pays-Bas | vendredi, 1. avril 2011
En réaction aux troubles en Syrie, le président Bachar Al-Assad a annoncé la mise en place d'une commission devant examiner la fin de l'état d'urgence en vigueur dans le pays depuis 1963. Pour le quotidien De Volkskrant, c'est un geste ridicule qui générera davantage de violence : » suite
En réaction aux troubles en Syrie, le président Bachar Al-Assad a annoncé la mise en place d'une commission devant examiner la fin de l'état d'urgence en vigueur dans le pays depuis 1963. Pour le quotidien De Volkskrant, c'est un geste ridicule qui générera davantage de violence : "Il est dangereux qu'Assad pense pouvoir opposer aux réclamations justifiées de la population syrienne une commission et des promesses creuses. Les Syriens en ont plus qu'assez du chômage, de la corruption et de l'appareil sécuritaire violent d'un régime chiite minoritaire dans un pays à majorité sunnite. Il y aura davantage de violence. Malheureusement, Assad s'est avéré être le digne fils d'un père dictatorial et brutal. Après la mort de Hafez Al-Assad en 2000, on espérait que le jeune Bachar engagerait un printemps syrien. … Il s'est définitivement trahi. Il n'y a rien à attendre de lui à part une plus grande répression."
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Financial Times Deutschland - Allemagne | jeudi, 31. mars 2011
Le président syrien Bachar Al-Assad a tenu mercredi un discours annoncé comme historique. Mais au lieu de s'exprimer sur l'état d'urgence en vigueur depuis 48 ans, il a évoqué un complot contre la Syrie. Au moins, les fronts sont désormais clairs, constate le journal économique libéral Financial Times Deutschland : » suite
Le président syrien Bachar Al-Assad a tenu mercredi un discours annoncé comme historique. Mais au lieu de s'exprimer sur l'état d'urgence en vigueur depuis 48 ans, il a évoqué un complot contre la Syrie. Au moins, les fronts sont désormais clairs, constate le journal économique libéral Financial Times Deutschland : "Il est bien vrai que le chef de l'Etat syrien n'a jamais donné l'impression d'être un vrai démocrate. Obtenir plus de 97 pour cent des voix lors des élections sans avoir de candidat de l'opposition veut déjà tout dire. Pourtant après la mort de son père Hafez, Assad était arrivé au pouvoir en promettant d'effectuer des réformes économiques et administratives. … [En tenant ce discours], Assad n'a pas montré de faiblesse contrairement aux potentats déchus en Tunisie et en Egypte. Mais il est peu probable que seules les intimidations le sauvent. Pour le mouvement d'opposition, cette prise de position peu glorieuse pose déjà clairement les fronts : on n'obtiendra pas un changement des conditions en Syrie avec l'aide d'Assad mais seulement en agissant contre lui."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Der Standard - Autriche | mardi, 29. mars 2011
Les réformes en Syrie doivent avant tout être soutenues par l'UE et la Turquie. C'est ce que demande l'imam viennois Tarafa Baghajati dans une tribune au quotidien de centre-gauche Der Standard : » suite
Les réformes en Syrie doivent avant tout être soutenues par l'UE et la Turquie. C'est ce que demande l'imam viennois Tarafa Baghajati dans une tribune au quotidien de centre-gauche Der Standard : "Une solution pacifique doit venir réformer le système existant jusqu'à ses racines. Il ne faut ni revendications religieuses ni même rigoureusement panarabiques, mais une politique crédible pour tous. C'est pourquoi des modèles comme celui de la Turquie bénéficient d'une certaine sympathie en Syrie. Il est important que l'UE et la Turquie apportent une assistance commune, de manière réfléchie et sans grande ingérence. Cette vision est réaliste et même urgemment nécessaire dans l'intérêt du président. Sa mise en œuvre dépend toutefois entièrement du leadership syrien. Ignorer des revendications justifiées en les taxant de manœuvres hostiles venues de l'étranger ne sera en tout cas plus accepté."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Berlingske - Danemark | mercredi, 30. mars 2011
Un changement de régime en Syrie aurait des répercussions sur la stabilité de la région, ce qui explique pourquoi l'Occident hésite à soutenir la destitution du président syrien Bachar Al-Assad, estime le quotidien conservateur Berlingske : » suite
Un changement de régime en Syrie aurait des répercussions sur la stabilité de la région, ce qui explique pourquoi l'Occident hésite à soutenir la destitution du président syrien Bachar Al-Assad, estime le quotidien conservateur Berlingske : "La Syrie recèle un bien plus grand danger pour le Proche-Orient que Mouammar Kadhafi, personnage dont tout le monde s'entend à dire qu'il est brutal mais vulnérable, car aucun pays voisin ne le prend au sérieux. Ce n'est pas le cas pour Al-Assad. Il dirige non seulement l'organisation extrémiste du Hezbollah au Liban, mais aussi le mouvement radical du Hamas à Gaza ainsi qu'un cercle de Palestiniens radicaux. … A cela s'ajoute le fait qu'une chute d'Al-Assad pourrait générer une série de conflits semblables à ceux que l'Irak voisin a dû subir. Ce n'est pas ce que souhaitent les Etats-Unis. Il ne faut donc pas s'attendre à ce que les Etats-Unis ou l'UE apportent leur aide pour destituer Al-Assad."
» article intégral (lien externe, danois)
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La Repubblica - Italie | mercredi, 30. mars 2011
Ce soulèvement s'explique par la longue tradition des mouvements populaires en Syrie, soutenus aujourd'hui par les réseaux sociaux, estime le quotidien de centre-gauche La Repubblica : » suite
Ce soulèvement s'explique par la longue tradition des mouvements populaires en Syrie, soutenus aujourd'hui par les réseaux sociaux, estime le quotidien de centre-gauche La Repubblica : "Le Baas [parti au pouvoir] connait bien l'efficacité des mouvements de contestation pour les avoir exploités dans les années 1950. C'est ce qui a entraîné la chute d'un gouvernement après l'autre pour aboutir à la monopolisation du pouvoir et à l'alliance avec l'Egypte en 1958. Pour l'opposition, cette date marque la fin du pluralisme démocratique syrien. … Mais pour comprendre combien l'emprise du Baas sur la société syrienne est ténue aujourd'hui, il suffit de regarder la foule des manifestants. … Sur l'autre place, celle des blogueurs contaminés par les révolutions arabes, s'ouvre tout un univers virtuel."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Le Monde - France | mardi, 29. mars 2011
Un changement de régime à Damas pourrait ébranler toute la région, redoute le quotidien de centre-gauche Le Monde après la démission du gouvernement syrien, appelant les Etats-Unis et l'Europe à inciter le président Bachar Al-Assad à introduire des réformes : » suite
Un changement de régime à Damas pourrait ébranler toute la région, redoute le quotidien de centre-gauche Le Monde après la démission du gouvernement syrien, appelant les Etats-Unis et l'Europe à inciter le président Bachar Al-Assad à introduire des réformes : "Américains et Européens sont attentistes. Ils ne savent comment réagir face à la rébellion syrienne. La secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, a qualifié M. Al-Assad de 'réformateur'. Cela reste à prouver. On manifeste plus de compréhension à l'égard de la répression syrienne qu'on en a témoigné aux régimes tunisien et égyptien. La Ligue arabe n'entend aucunement exclure la Syrie de ses rangs, comme elle l'a fait de la Libye. La ligne de conduite doit être claire. M. Al-Assad doit être encouragé à choisir la voie de la 'réforme'."
» article intégral (lien externe, français)
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Ta Nea - Grèce | mercredi, 23. mars 2011
Les forces de l'ordre syriennes ont tiré à plusieurs reprises sur des manifestants et au moins 25 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations il y a une semaine. En raison de la brutalité du gouvernement, il est improbable qu'une révolution se produise comme dans d'autres pays arabes, estime le quotidien de centre-gauche Ta Nea : » suite
Les forces de l'ordre syriennes ont tiré à plusieurs reprises sur des manifestants et au moins 25 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations il y a une semaine. En raison de la brutalité du gouvernement, il est improbable qu'une révolution se produise comme dans d'autres pays arabes, estime le quotidien de centre-gauche Ta Nea : "Il se peut que le président syrien soit plus apprécié que d'autres dirigeants au Proche-Orient, mais son appareil étatique est plus violent que celui des [anciens présidents] Hosni Mubarak et Ben Ali. … Le président Bachar al-Assad tente de calmer ses opposants en leur offrant des cadeaux mais exclut d'engager rapidement des réformes. Cela montre que les chances de changement de gouvernement pacifique sont faibles. … L'armée et la police ne laisseront jamais tomber le gouvernement comme elles l'ont fait en Egypte et en Tunisie. Le scénario d'un renversement du gouvernement n'est donc pas envisageable et les manifestants le savent. Il est en outre évident qu'ils suivent à la télévision les évènements qui se produisent dans le monde arabe. Ils voient ce qui se passe actuellement en Libye et savent que ce n'est pas le bon moment pour une confrontation avec le gouvernement."
» article intégral (lien externe, grec)
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Tous les textes disponibles de » Michalis Mitsos
Les Dernières Nouvelles d'Alsace - France | mercredi, 30. mars 2011
La Conférence de Londres sur la crise libyenne qui s'est tenue mardi n'a pas apporté de solutions concrètes. Compte tenu des rivalités historiques entre l'Ouest et l'Est du pays, le quotidien Les Dernières Nouvelles d'Alsace considère une partition de la Libye comme une issue possible au conflit, qui pourrait toutefois donner l'impression que l'on est intervenu pour le pétrole : » suite
La Conférence de Londres sur la crise libyenne qui s'est tenue mardi n'a pas apporté de solutions concrètes. Compte tenu des rivalités historiques entre l'Ouest et l'Est du pays, le quotidien Les Dernières Nouvelles d'Alsace considère une partition de la Libye comme une issue possible au conflit, qui pourrait toutefois donner l'impression que l'on est intervenu pour le pétrole : "Des rivalités ancestrales opposent la Tripolitaine et la Cyrénaïque. Une partition de fait n'est pas à exclure, avec à l'ouest le drapeau vert de la 'Jamahiriya' et à l'est la bannière de l'ancienne monarchie du roi Idris. Sous un régime plus démocratique à Benghazi, peut-être pro-occidental … et garantissant l'accès au pétrole. Mais une partition mènerait à un désastre politique face aux opinions arabes. Toute l'opération conduite pour secourir le peuple libyen se résumerait vite à une guerre pour le pétrole."
» article intégral (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Jean-Claude Kiefer
Rzeczpospolita - Pologne | mardi, 29. mars 2011
Les insurgés se sont heurtés à une vive résistance lundi à proximité de Syrte, la ville natale de Mouammar Kadhafi. Le dictateur n'abandonnera pas aussi facilement, redoute le quotidien conservateur Rzeczpospolita : » suite
Les insurgés se sont heurtés à une vive résistance lundi à proximité de Syrte, la ville natale de Mouammar Kadhafi. Le dictateur n'abandonnera pas aussi facilement, redoute le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "S'il est vrai que l'on peut mettre la chute de Syrte sur le même plan que celle de Tripoli, cela ne signifie pas encore la chute de Kadhafi. Celui-ci peut encore survivre pendant des mois dans son bunker. Il semble qu'il combattra 'jusqu'au dernier homme et jusqu'à la dernière femme', comme il l'a déclaré. Le sort des présidents renversés en Tunisie et en Egypte ne l'incitera certainement pas à déposer les armes. Surtout quand on entend quasi quotidiennement qu'ils perdront leur fortune ou que des procès attendent leurs familles. … Qu'en sera-t-il alors de Kadhafi, qui a agi de manière bien plus cruelle encore avec son peuple ?"
» article intégral (lien externe, polonais)
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Tous les textes disponibles de » Jerzy Haszczyński
Süddeutsche Zeitung - Allemagne | mardi, 29. mars 2011
En Libye, les insurgés progressent vers l'ouest du pays. La communauté internationale doit désormais aider les Libyens à établir de nouvelles structures de pouvoir, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : » suite
En Libye, les insurgés progressent vers l'ouest du pays. La communauté internationale doit désormais aider les Libyens à établir de nouvelles structures de pouvoir, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Si la communauté internationale procède à une intervention militaire massive, elle doit aussi manifester un intérêt politique pour l'avenir de la Libye. Les rebelles n'ont toujours pas de visage. Le rôle futur des clans est incertain. Si l'on dissout toutes les structures de pouvoir existantes, on risque d'aboutir à une répartition arbitraire des richesses du pays. Il manque à la Libye une personnalité fédératrice et surtout une cohésion interne qui n'a jamais fait défaut à la Tunisie ou à l'Egypte. Un rôle important devrait donc échoir à l'émissaire spécial de l'ONU à la Conférence de Londres pour établir un nouvel ordre en Libye. Les voisins arabes et africains doivent y être associés. Le leadership des rebelles doit aussi sortir de l'anonymat et assumer désormais ses responsabilités."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Stefan Kornelius
The Times - Royaume-Uni | mardi, 29. mars 2011
On verra lors de la Conférence de Londres sur la Libye si l'alliance internationale est capable de faire preuve de cohésion, estime le quotidien conservateur The Times : » suite
On verra lors de la Conférence de Londres sur la Libye si l'alliance internationale est capable de faire preuve de cohésion, estime le quotidien conservateur The Times : "Le but du sommet de Londres sera de mettre enfin de l'ordre dans la confusion qui a accompagné jusque-là le commandement opérationnel de l'intervention. … La mission en Libye s'est bien déroulée - pour le moment. Elle ne peut être sapée par une guerre de mots et de plaintes que l'on pourrait résoudre facilement par des tours de magie diplomatiques. Si des fissures apparaissent déjà au sein de la coalition, cela n'augure rien de bon pour la solidité de l'alliance dans l'hypothèse, malheureusement plus que probable, où la mission serait confrontée à une véritable mise à l'épreuve de sa détermination."
» article intégral (lien externe, anglais)
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La Repubblica - Italie | lundi, 28. mars 2011
La défaite électorale de la CDU dans le land allemand du Bade-Wurtemberg est, pour le quotidien de centre-gauche La Repubblica, la sanction juste pour la politique d'Angela Merkel, déterminée par sa crainte continuelle de perdre des voix : » suite
La défaite électorale de la CDU dans le land allemand du Bade-Wurtemberg est, pour le quotidien de centre-gauche La Repubblica, la sanction juste pour la politique d'Angela Merkel, déterminée par sa crainte continuelle de perdre des voix : "Elle craignait de mettre à l'épreuve l'égoïsme de ses électeurs en soutenant la Grèce et d'autres pays en difficulté. Elle craignait de suivre la France dans sa bataille contre le dirigeant libyen. Elle craignait de donner à l'UE un président charismatique et un ministre des Affaires étrangères estimé. Elle craignait de mettre sur pied une défense européenne et d'instaurer pour l'Europe un plan budgétaire commun. Et tout cela à cause des sondages d'opinion. … Désormais c'est justement cette opinion publique qui provoque la défaite d'une chancelière qui ne voulait pas conférer à l'Allemagne le rôle de leader qui lui revient au sein de l'UE et qui a refusé à l'Europe le rôle que le continent a mérité sur le plan mondial."
» article intégral (lien externe, italien)
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Tous les textes disponibles de » Andrea Bonanni
Financial Times - Royaume-Uni | lundi, 28. mars 2011
L'OTAN a repris ce lundi le commandement de l'ensemble des opérations militaires en Libye. Le quotidien libéral conservateur Financial Times prévient que le conflit ne peut pas être résolu uniquement par la force armée : » suite
L'OTAN a repris ce lundi le commandement de l'ensemble des opérations militaires en Libye. Le quotidien libéral conservateur Financial Times prévient que le conflit ne peut pas être résolu uniquement par la force armée : "L'idéal serait que le régime de Kadhafi implose. Mais s'il parvient à rester au pouvoir par la violence, une solution militaire au conflit pourrait être nécessaire. C'est pourquoi l'OTAN et ses alliés ne doivent pas hésiter à renforcer leur soutien militaire actif à l'opposition, tout en respectant le mandat de l'ONU qui invite à prendre 'toutes les mesures nécessaires' pour protéger la population civile. La mission politique est tout aussi importante. L'OTAN doit rapidement identifier et soutenir une opposition nationale et ouvrir la voie vers une transition démocratique une fois le conflit terminé, vraisemblablement sous mandat de l'ONU. Le seul représentant crédible de l'opposition est le conseil national de transition basé à Benghazi. L'OTAN doit s'assurer qu'il ne s'agit pas d'une clique de l'Est mais d'un organe représentant tous les segments de la population."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Evenimentul Zilei - Roumanie | vendredi, 25. mars 2011
Après une discorde de plusieurs jours, les membres de l'OTAN se sont mis d'accord jeudi pour diriger l'intervention militaire contre les troupes de Kadhafi. La Roumanie prend part à l'embargo militaire avec une frégate en mer Méditerranée. L'intervention contre la Libye, contrairement à l'opération militaire en Afghanistan, ne rentre pas dans le cadre de l'alliance de l'OTAN, estime le quotidien Evenimentul Zilei : » suite
Après une discorde de plusieurs jours, les membres de l'OTAN se sont mis d'accord jeudi pour diriger l'intervention militaire contre les troupes de Kadhafi. La Roumanie prend part à l'embargo militaire avec une frégate en mer Méditerranée. L'intervention contre la Libye, contrairement à l'opération militaire en Afghanistan, ne rentre pas dans le cadre de l'alliance de l'OTAN, estime le quotidien Evenimentul Zilei : "La solidarité est clairement définie au sein de l'OTAN : dans l'article cinq du traité est stipulé qu'en cas d'attaque d'un pays, tous les pays sont solidaires. Depuis les 50 ans que l'OTAN existe, ce cas de figure ne s'est jamais présenté et une seule fois cet article a servi de référence symbolique, lorsque les tours jumelles se sont écroulées à New York en 2001. Ce drame pouvait en effet être interprété comme une déclaration directe de guerre contre les Etats-Unis. C'est pourquoi tous les Etats ont réagi de manière solidaire et la Roumanie elle aussi avait son propre intérêt car elle a au final besoin de la solidarité de l'OTAN dans le cas où elle aussi serait attaquée un jour. Mais dans le cas de la Libye cette logique ne s'applique pas. On s'en rend compte en voyant que le conseiller à la sécurité d'Obama nous a contraints cette fois-ci à participer à l'intervention."
» article intégral (lien externe, roumain)
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La Repubblica - Italie | jeudi, 24. mars 2011
L'Allemagne est responsable des désaccords au sein de l'UE dans le conflit libyen parce qu'elle s'est abstenue lors du vote du Conseil de sécurité de l'ONU sur la zone d'exclusion aérienne, estime l'historien britannique Timothy Garton Ash dans le quotidien de centre-gauche La Repubblica, où il déplore qu'une politique étrangère européenne commune soit ainsi impossible : » suite
L'Allemagne est responsable des désaccords au sein de l'UE dans le conflit libyen parce qu'elle s'est abstenue lors du vote du Conseil de sécurité de l'ONU sur la zone d'exclusion aérienne, estime l'historien britannique Timothy Garton Ash dans le quotidien de centre-gauche La Repubblica, où il déplore qu'une politique étrangère européenne commune soit ainsi impossible : "Alors que les pilotes britanniques et français mettent leur vie en jeu, le ministre des Affaires étrangères allemand Guido Westerwelle encourage pratiquement la Ligue arabe à émettre des critiques. Spontanément cela me fait penser à un coup de poignard. Westerwelle est l'un des ministres des Affaires étrangères les plus faibles que l'Allemagne ait jamais connu au cours d'un passé récent. Au titre de chef du Parti libéral-démocrate, il ne craint pas moins qu'Angela Merkel l'issue de certaines élections régionales importantes. Après quelques tentatives prudentes du côté allemand dans les années 1990 de reprendre des responsabilités internationales, militaires incluses, l'opinion publique à apparemment sombré de nouveau dans l'attitude 'Laissez-nous tranquilles'. … Même si l'on approuve la position allemande dans le cas concret de la zone d'exclusion aérienne et que l'on déplore la position française, on doit admettre que de telles tensions ridiculisent toute prétention à une politique étrangère européenne."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Ta Nea - Grèce | mercredi, 23. mars 2011
Les forces de l'ordre syriennes ont tiré à plusieurs reprises sur des manifestants et au moins 25 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations il y a une semaine. En raison de la brutalité du gouvernement, il est improbable qu'une révolution se produise comme dans d'autres pays arabes, estime le quotidien de centre-gauche Ta Nea : » suite
Les forces de l'ordre syriennes ont tiré à plusieurs reprises sur des manifestants et au moins 25 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations il y a une semaine. En raison de la brutalité du gouvernement, il est improbable qu'une révolution se produise comme dans d'autres pays arabes, estime le quotidien de centre-gauche Ta Nea : "Il se peut que le président syrien soit plus apprécié que d'autres dirigeants au Proche-Orient, mais son appareil étatique est plus violent que celui des [anciens présidents] Hosni Mubarak et Ben Ali. … Le président Bachar al-Assad tente de calmer ses opposants en leur offrant des cadeaux mais exclut d'engager rapidement des réformes. Cela montre que les chances de changement de gouvernement pacifique sont faibles. … L'armée et la police ne laisseront jamais tomber le gouvernement comme elles l'ont fait en Egypte et en Tunisie. Le scénario d'un renversement du gouvernement n'est donc pas envisageable et les manifestants le savent. Il est en outre évident qu'ils suivent à la télévision les évènements qui se produisent dans le monde arabe. Ils voient ce qui se passe actuellement en Libye et savent que ce n'est pas le bon moment pour une confrontation avec le gouvernement."
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | mercredi, 23. mars 2011
Cinq jours après le début des frappes militaires en Libye, l'alliance internationale a déclaré avoir détruit les forces aériennes du pays. Mais pour le quotidien libéral conservateur Neue Zürcher Zeitung, le dictateur Mouammar Kadhafi dispose encore d'assez de possibilités pour faire durer la guerre : » suite
Cinq jours après le début des frappes militaires en Libye, l'alliance internationale a déclaré avoir détruit les forces aériennes du pays. Mais pour le quotidien libéral conservateur Neue Zürcher Zeitung, le dictateur Mouammar Kadhafi dispose encore d'assez de possibilités pour faire durer la guerre : "En mélangeant l'armée, la propagande et l'intimidation, Kadhafi a suffisamment d'instruments pour mener une longue guerre d'usure. Le dirigeant au pouvoir depuis de nombreuses années peut en outre se targuer que depuis un certain temps, aucun soutien du régime ou de l'appareil militaire ne l'a abandonné pour rejoindre les rebelles. Kadhafi a également suffisamment d'argent pour s'acheter de nouvelles alliances et continuer à faire tourner les machines de guerre. D'après des données du Fonds monétaire international, la Banque centrale et l'autorité d'investissement rassemblaient 160 milliards de dollars dans leurs coffres à la fin de l'année dernière. Une grande partie se trouve dans le pays même. Selon les informations du Financial Times, cette fortune comprendrait 140 tonnes d'or."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Süddeutsche Zeitung - Allemagne | mercredi, 23. mars 2011
Environ 6.000 réfugiés d'Afrique du Nord, notamment de Tunisie, se trouvent actuellement sur la petite île méditerranéenne de Lampedusa. C'est le revers de la stratégie contre l'immigration clandestine, basée principalement sur des contrats avec le dictateur libyen Kadhafi, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : » suite
Environ 6.000 réfugiés d'Afrique du Nord, notamment de Tunisie, se trouvent actuellement sur la petite île méditerranéenne de Lampedusa. C'est le revers de la stratégie contre l'immigration clandestine, basée principalement sur des contrats avec le dictateur libyen Kadhafi, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Si Kadhafi tombe, personne ne sait quand un nouvel ordre étatique apparaîtra en Libye et s'il y aura un gouvernement avec lequel on pourra négocier sur le contrôle des frontières. Si le dictateur dérangé reste au pouvoir, il est probable qu'il mette ses menaces à exécution et ouvre ses ports aux migrants en direction de l'Europe. Les 15.000 émigrés qui ont quitté la petite Tunisie de dix millions d'habitants rien que le trimestre dernier montrent le potentiel que cela représente. Les premiers bateaux en provenance d'Egypte ont déjà accosté en Italie. Les calculs du ministre de l'Intérieur Roberto Maroni montrent les chiffres auxquels l'Italie doit s'attendre prochainement : il a demandé aux régions d'accueillir jusqu'à 50.000 immigrés. … Toute l'Europe doit se préparer à de nouvelles vagues d'immigration."
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Lidové noviny - République tchèque | jeudi, 24. mars 2011
Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE décident à partir de ce jeudi à Bruxelles de leurs plans pour assurer la sécurité de l'euro, le Fonds européen de stabilité financière (EFSF). Le quotidien conservateur Lidové noviny rappelle le scepticisme rencontré par l'Allemagne et la France dès le début vis-à-vis de leurs plans et la quantité de sable qui depuis a enrayé les rouages entre les deux pays : » suite
Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE décident à partir de ce jeudi à Bruxelles de leurs plans pour assurer la sécurité de l'euro, le Fonds européen de stabilité financière (EFSF). Le quotidien conservateur Lidové noviny rappelle le scepticisme rencontré par l'Allemagne et la France dès le début vis-à-vis de leurs plans et la quantité de sable qui depuis a enrayé les rouages entre les deux pays : "Neuf des 17 pays de la zone euro ne voulaient rien entendre d'une harmonisation fiscale ou d'un âge commun de départ à la retraite. Un ensemble de recommandations générales et non contractuelles est ressorti de tout ce travail. En outre, les derniers jours ont largement détérioré le tandem franco-allemand. Paris est agacé par l'hystérie nucléaire allemande et Berlin, de son côté, suit avec stupeur les activités des avions de chasse français au-dessus de la Libye. Cela montre la divergence d'intérêts qui existe aussi dans des domaines stratégiques tels que l'énergie et la politique étrangère de deux pays qui s'efforcent en fait d'obtenir une union politique."
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Blog Del alfiler al elefante - Espagne | mercredi, 23. mars 2011
Le Congrès espagnol a approuvé mardi une intervention militaire en Libye. La moins pire des décisions possibles, estime Lluís Bassets dans son blog Del Alfiler al Elefante : » suite
Le Congrès espagnol a approuvé mardi une intervention militaire en Libye. La moins pire des décisions possibles, estime Lluís Bassets dans son blog Del Alfiler al Elefante : "La guerre peut être un moindre mal si elle est juste. Dans le cas contraire, c'est toujours le pire des maux. Si l'on se refuse à choisir le moindre mal, on cautionne en même temps par passivité, par indifférence ou par cynisme la propagation du pire. La guerre c'est aussi ça : l'obligation de choisir à laquelle personne n'échappe. Le pire aurait été de ne rien faire. Kadhafi assassinerait et torturerait aujourd'hui à Benghazi, il aurait de nouveau tout le pays sous contrôle et reprendrait les chantages qui ont fait de lui le boss de la mafia dans la Méditerranée : il utiliserait le pétrole, l'émigration et le terrorisme pour s'acheter une reconnaissance aux dépens d'un peuple ruiné et épuisé par la dictature."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Le Temps - Suisse | mercredi, 23. mars 2011
Les attaques aériennes ne décideront pas du sort de la guerre en Libye, estime le politologue Hasni Abidi dans une tribune au quotidien Le Temps. Les nouveaux objectifs que suivra l'Occident auront une plus grande importance : » suite
Les attaques aériennes ne décideront pas du sort de la guerre en Libye, estime le politologue Hasni Abidi dans une tribune au quotidien Le Temps. Les nouveaux objectifs que suivra l'Occident auront une plus grande importance : "Il ne faut pas faire confiance aux seules frappes aériennes ciblées, 'chirurgicales' comme on a pu le dire dans le passé: on sait bien que la situation ne se règle pas ainsi. ... L'expérience afghane actuelle et son échec patent ne semblent pas encore avoir dissipé cette illusion. ... L'intervention a-t-elle pour seul but de protéger les civils contre des représailles ou bien vise-t-elle un changement de régime? Dans ce dernier cas, qui accompagnera la construction d'un nouvel Etat dans un pays vaste où les régionalismes et le tribalisme sont forts et le sentiment national peu affirmé?"
» article intégral (lien externe, français)
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Právo - République tchèque | mercredi, 23. mars 2011
Le président russe Dimitri Medvedev, en rejetant le terme de "croisade" pour qualifier l'intervention en Libye, a pour la première fois contredit le Premier ministre Vladimir Poutine sur un point important de politique étrangère. Le quotidien de gauche Právo croit déceler un calcul électoral : » suite
Le président russe Dimitri Medvedev, en rejetant le terme de "croisade" pour qualifier l'intervention en Libye, a pour la première fois contredit le Premier ministre Vladimir Poutine sur un point important de politique étrangère. Le quotidien de gauche Právo croit déceler un calcul électoral : "Nous sommes témoins de la principale opposition survenue jusque-là au sein du tandem à la tête de la Fédération russe. Et il ne s'agit pas là d'un simple détail d'experts. La Russie est à la veille d'élections parlementaires et élira en mars 2012 un nouveau dirigeant - un moment décisif dans cette république présidentielle. … La Russie n'est plus l'Etat où tout le monde se dit satisfait, la vente de pétrole et de gaz garantissant l'essor économique. Poutine commence à être dépassé. Mais les gens, notamment les riches entrepreneurs ayant des relations avec l'Occident qui miseraient volontiers sur Medvedev, ne sont pas encore convaincus de ses capacités. ... Si Medvedev voulait signaler qu'il prend au sérieux une candidature à la présidence, ce serait un espoir pour l'Occident. Mais cela doit d'abord être le souhait de la majorité des Russe."
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Berliner Zeitung - Allemagne | mercredi, 23. mars 2011
La coalition internationale contre le dictateur libyen Mouammar Kadhafi se dispute sur une éventuelle mise sous commandement de l'OTAN. La Grande-Bretagne est pour, la France contre. Nicolas Sarkozy a repris le rôle de va-t-en-guerre de l'ex-président américain Bush, estime le quotidien de centre-gauche Berliner Zeitung : » suite
La coalition internationale contre le dictateur libyen Mouammar Kadhafi se dispute sur une éventuelle mise sous commandement de l'OTAN. La Grande-Bretagne est pour, la France contre. Nicolas Sarkozy a repris le rôle de va-t-en-guerre de l'ex-président américain Bush, estime le quotidien de centre-gauche Berliner Zeitung : "Son ambition démesurée et la tendance française à la justification morale de sa politique ont amplifié les controverses existantes. Les partenaires ont pour leur part laissé faire Sarkozy au lieu de signifier à temps leurs inquiétudes quant à une intervention militaire en Afrique du Nord. Ni les Européens ni l'OTAN n'ont pris le temps de peser attentivement le pour et le contre, alors que la répression brutale du soulèvement par Kadhafi ébranle déjà la planète depuis février. … Le monde multipolaire - désiré par beaucoup, accepté par Obama et exploité par Sarkozy à ses propres fins - peut s'avérer très éprouvant."
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Der Standard - Autriche | mercredi, 23. mars 2011
L'intervention militaire contre le dictateur libyen devient une véritable guerre avec tout ce que cela implique de tragique, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : » suite
L'intervention militaire contre le dictateur libyen devient une véritable guerre avec tout ce que cela implique de tragique, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Les ambitieux faucons de Paris et de Londres ont 'omis' d'expliquer à leurs citoyens avant le début de l'opération qu'il est rare de concilier guerre et moralisme facile sans générer de contradictions. Les interventions humanitaires ont un prix. ... Les politiques et les citoyens doivent être prêts à le payer. L'histoire récente nous apprend qu'on peut difficilement mener des campagnes militaires rapides, efficaces et sans revers. Pour l'OTAN dans les Balkans, pour les Américains ensuite en Irak et en Afghanistan, ce fut une leçon sanglante et coûteuse. Il y a toujours des troupes internationales en Bosnie et au Kosovo, sur le Tigre et dans l'Hindou Kouch également. L'histoire se répète, dit-on. Parfois comme une tragédie, parfois comme une farce. On ignore encore vers quoi évoluera la situation en Libye. Ce qu'on peut déjà constater, c'est que capacité d'apprentissage et conscience historique sont des compétences surestimées chez les politiques."
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Correio da Manhã - Portugal | mercredi, 23. mars 2011
Pour de nombreux politiques occidentaux, le dictateur libyen Mouammar Kadhafi est fou, écrit Manuel Catarino dans le journal à sensation Correio da Manhã. Il analyse le rapport de Kadhafi à l'Occident, basé sur les ressources pétrolières du pays : » suite
Pour de nombreux politiques occidentaux, le dictateur libyen Mouammar Kadhafi est fou, écrit Manuel Catarino dans le journal à sensation Correio da Manhã. Il analyse le rapport de Kadhafi à l'Occident, basé sur les ressources pétrolières du pays : "Dans les années 1970, il publiait le Livre vert, une forme de philosophie politique du régime. … Il a vécu aux dépens du pétrole, inspiré et financé le terrorisme, et a même été l'instigateur de l'attentat du vol de la PanAm. Le dirigeant libyen a ensuite compris qu'il était préférable de mettre de côté le Livre vert et de renoncer à sa politique anti-impérialiste s'il voulait survivre. Il a ainsi pactisé avec l'ennemi. Il a fraternisé avec Bush, Blair, Brown, Sarkozy, Berlusconi et Merkel, dans une ronde magique d'intérêts pétroliers : le pétrole qu'il devait vendre et dont l'Occident avait tant besoin. Les 'puissants de ce monde' continuaient à le considérer comme un fou, mais comme un fou qui se soigne : ils le supportaient et lui pardonnaient ses extravagances. Lorsque les bastions dictatoriaux d'Afrique du Nord ont commencé à chanceler, ils ont vu leur dernière chance leur permettant de se libérer de ce fou. ... Mais la défense de la population civile n'est qu'une formalité. Le prétexte est une fois encore le pétrole."
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Dagens Nyheter - Suède | mercredi, 23. mars 2011
La résolution de l'ONU sur la Libye est bonne sur le fond et il est naturel d'ignorer la suite des évènements, estime le quotidien Dagens Nyheter : » suite
La résolution de l'ONU sur la Libye est bonne sur le fond et il est naturel d'ignorer la suite des évènements, estime le quotidien Dagens Nyheter : "Aucune guerre ne se déroule comme prévue et une fois terminée, bien des choses peuvent encore mal se passer. C'est ce qu'ont montré les expériences en Irak et en Afghanistan. Il n'existe aucune garantie que les bonnes intentions auront des conséquences positives. Dans ce contexte, certains pensent que l'on n'aurait jamais dû avoir recours à la violence, mais cela aurait signifié la condamnation à mort de milliers de Libyens. Décider d'intervenir en Libye était nécessaire. Il est toutefois impossible de prédire ce à quoi ressemblera la prochaine décision. Un mandat de l'ONU s'applique tant qu'il est valable. Faire tomber Kadhafi est l'affaire des Libyens, mais ils doivent obtenir protection et soutien."
» article intégral (lien externe, suédois)
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Aamulehti - Finlande | mardi, 22. mars 2011
Depuis le début des attaques aériennes en Libye, les alliés se disputent sur la suite des opérations. Le quotidien libéral Aamulehti déplore l'absence de stratégie claire, condition pourtant nécessaire à une participation finlandaise : » suite
Depuis le début des attaques aériennes en Libye, les alliés se disputent sur la suite des opérations. Le quotidien libéral Aamulehti déplore l'absence de stratégie claire, condition pourtant nécessaire à une participation finlandaise : "Après les succès initiaux, la suite reste floue. L'objectif ultime est-il la destitution totale du gouvernement de Kadhafi ou bien se contentera-t-on de voir la Libye partagée en deux, avec Kadhafi et ses partisans maîtrisant l'Ouest et les insurgés contrôlant l'Est ? Le désaccord de l'alliance quant aux objectifs favorise davantage cette confusion. … Une feuille de route claire doit être rapidement établie pour l'opération en Libye. Les alliés doivent déterminer des objectifs communs et réalistes, des moyens acceptables, ainsi qu'un planning de réalisation des objectifs. Sans cette feuille de route, la Finlande ne peut envisager une participation à l'opération de l'alliance, dans le cas où on nous le demanderait."
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Europa quotidiano - Italie | mardi, 22. mars 2011
Si les partis du centre et de droite ont bien réuni 32 pour cent des suffrages au premier tour des élections cantonales françaises, on ne peut occulter le piètre score de l'UMP du président Nicolas Sarkozy (17 pour cent), commente le journal Europa quotidiano, organe du Parti démocrate en Italie. Selon celui-ci, l'effet bénéfique que Sarkozy attendait de l'intervention militaire en Libye ne s'est pas fait ressentir : » suite
Si les partis du centre et de droite ont bien réuni 32 pour cent des suffrages au premier tour des élections cantonales françaises, on ne peut occulter le piètre score de l'UMP du président Nicolas Sarkozy (17 pour cent), commente le journal Europa quotidiano, organe du Parti démocrate en Italie. Selon celui-ci, l'effet bénéfique que Sarkozy attendait de l'intervention militaire en Libye ne s'est pas fait ressentir : "Pas besoin d'invoquer les gros contrats pétroliers de Total ou les affaires de Gaz de France pour comprendre pourquoi Sarkozy a foncé bille en tête dans le conflit libyen. Il suffit de regarder les résultats des élections cantonales. Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant accorde un score de 32 pour cent aux conservateurs, en additionnant aux résultats de l'UMP tous ceux des autres formations de droite disponibles. Listes citoyennes, mouvements locaux, tout ce que l'on pouvait utiliser pour convaincre l'opinion publique de la bonne santé dont bénéficie prétendument le parti. Il est de plus en plus clair désormais que Sarkozy devra progresser rapidement dans les sondages pour pouvoir être candidat à sa propre succession aux présidentielles de 2012. Comme il est manifestement trop tard pour élaborer une stratégie politique, il estime que tous les moyens sont bons."
» article intégral (lien externe, italien)
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Lidové noviny - République tchèque | mardi, 22. mars 2011
L'intervention militaire pour imposer une zone d'exclusion aérienne en Libye s'appuie sur une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. Pourtant le Premier ministre russe Vladimir Poutine évoque désormais une croisade et la Ligue arabe proteste. Etrange, estime le quotidien conservateur Lidové noviny : » suite
L'intervention militaire pour imposer une zone d'exclusion aérienne en Libye s'appuie sur une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. Pourtant le Premier ministre russe Vladimir Poutine évoque désormais une croisade et la Ligue arabe proteste. Etrange, estime le quotidien conservateur Lidové noviny : "Ils voulaient tous la guerre - ou non ? La Russie n'a pas bloqué la décision de l'ONU d'établir une no-fly zone. La Ligue arabe l'avait demandée dès le 12 mars. Mais son président vient de déclarer qu'on ne l'avait envisagée que comme une protection des populations civiles. On ne voulait pas de bombes. Alors que voulait-on ? Menacer Kadhafi pour se fier ensuite à sa parole d'honneur ? On a pu voir le week-end dernier ce que cela donnait : la poursuite des attaques contre les rebelles."
» informations complémentaires (lien externe, tchèque)
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L'Express - France | dimanche, 20. mars 2011
Les dirigeants politiques occidentaux ont lancé leur action militaire contre le dictateur libyen Mouammar Kadhafi sans disposer d'une stratégie claire pour la paix, critique Jacques Attali dans son blog pour l'hebdomadaire L'Express : » suite
Les dirigeants politiques occidentaux ont lancé leur action militaire contre le dictateur libyen Mouammar Kadhafi sans disposer d'une stratégie claire pour la paix, critique Jacques Attali dans son blog pour l'hebdomadaire L'Express : "Est-on prêt à s'occuper de la paix ? L'Histoire nous apprend qu'une guerre n'est vraiment gagnée que si la paix est préparée pendant la guerre. … Et là, a-t-on une idée de ce que deviendra la Libye après ? Un Etat unifié ? Une fédération ? Verra-t-on la Cyrénaïque devenir indépendante et ne conservant son indépendance que grâce à la présence de troupes occidentales ? Et même si le dictateur est chassé du pouvoir, les pays libérateurs auront-ils les moyens de reconstruire ce pays ? C'est difficile à croire quand on voit la façon dont ces mêmes pays n'aident qu'à peine l'Egypte et la Tunisie."
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ABC - Espagne | lundi, 21. mars 2011
L'intervention militaire en Libye doit à tout moment signifier clairement qu'elle constitue un soutien au mouvement démocratique dans le monde arabe, estime le quotidien conservateur ABC : » suite
L'intervention militaire en Libye doit à tout moment signifier clairement qu'elle constitue un soutien au mouvement démocratique dans le monde arabe, estime le quotidien conservateur ABC : "Des systèmes marqués pendant des décennies par le totalitarisme ne seront pas prêts du jour au lendemain à abandonner leurs positions encore existantes. Et d'autres pouvoirs au moins tout aussi néfastes pour la liberté ne disparaîtront pas aussi facilement. C'est la raison pour laquelle il est important que les opérations militaires dans l'Ouest de la Libye soient toujours clairement comprises comme un soutien apporté aux démocrates dans tout le monde arabe. Les gouvernements de la région qui soutiennent l'intervention militaire, comme le Maroc, doivent également savoir que cela ne les exempte pas de l'obligation de répondre au souhait d'ouverture de leurs propres sociétés."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Berlingske - Danemark | lundi, 21. mars 2011
La guerre contre le chef d'Etat libyen Mouammar Kadhafi est justifiée malgré les critiques, écrit le quotidien conservateur Berlingske : » suite
La guerre contre le chef d'Etat libyen Mouammar Kadhafi est justifiée malgré les critiques, écrit le quotidien conservateur Berlingske : "Dans le cas de la Libye, nous étions arrivés à un point où l'on ne pouvait se dispenser d'intervenir pour réfréner le comportement brutal du dictateur Kadhafi à l'égard des insurgés et de la population civile. … Deux critiques pertinentes ont été élevées en lien avec la guerre contre le régime libyen. La communauté internationale a d'une part agi trop lentement alors que les troupes agressives de Kadhafi avançaient. L'opération manque d'autre part de stratégie de repli. … Personne ne sait comment l'action contre la Libye s'achèvera ou quel est exactement le critère de succès retenu. … L'intervention contre Kadhafi pose en outre la question de la réaction de la communauté internationale vis-à-vis d'autres pays arabes où les régimes répriment durement la population. Comme par exemple à Bahreïn actuellement. Les inquiétudes sur ce point sont justifiées. Elles ne doivent cependant pas occulter davantage la nécessité d'une action militaire. La guerre contre Kadhafi est juste."
» article intégral (lien externe, danois)
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Delo - Slovénie | lundi, 21. mars 2011
Suite aux attaques des Etats-Unis et d'autres Etats en Libye, le quotidien Delo rappelle la répression des mouvements démocratiques dans d'autres pays arabes et critique la double morale américaine : » suite
Suite aux attaques des Etats-Unis et d'autres Etats en Libye, le quotidien Delo rappelle la répression des mouvements démocratiques dans d'autres pays arabes et critique la double morale américaine : "Le président américain Obama a certes condamné il y a plusieurs jours la violence contre les civils dans tout le Proche-Orient. Mais on ne constate aucune indignation particulière contre le despote allié à Bahreïn, base de la cinquième flotte américaine, ou au Yémen, allié important de Washington dans la lutte contre le terrorisme mondial. Le fait que l'armée de la pire dictature de la région, à savoir l'Arabie Saoudite, envahisse un pays voisin - et ce dans le plus pur style de l'ancienne incursion soviétique en Afghanistan - ne dérange personne. Les Libyens méritent de vivre libres. Mais les 'fanatiques de la justice dans le monde' doivent aussi le permettre à ceux qui souffrent de dictateurs encore plus répressifs et soi-disant alliés."
» article intégral (lien externe, slovène)
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El Periódico de Catalunya - Espagne | vendredi, 18. mars 2011
La mise en place d'une zone d'exclusion aérienne est la moindre des choses que l'on pouvait attendre de la communauté internationale, indique le quotidien de centre-gauche El Periódico de Catalunya avec soulagement : » suite
La mise en place d'une zone d'exclusion aérienne est la moindre des choses que l'on pouvait attendre de la communauté internationale, indique le quotidien de centre-gauche El Periódico de Catalunya avec soulagement : "La résolution adoptée hier soir par le Conseil de sécurité des Nations unies a dissipé le sentiment que la catastrophe japonaise éclipsait les massacres sauvages en Libye et que le colonel Kadhafi pouvait intervenir impunément contre l'opposition jusqu'au dernier homme. … La résolution adoptée autorise la communauté internationale à faire cesser toute tentative du dictateur libyen à poursuivre les bombardements aériens. Elle s'engage en même temps à protéger la population civile dans la mesure de ses pouvoirs mais sans recourir à une intervention terrestre. C'est le minimum que l'on pouvait attendre des grandes puissances pour mettre fin au massacre, surtout après la requête par la Ligue arabe à l'ONU de fermer l'espace aérien."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Expressen - Suède | vendredi, 18. mars 2011
Le régime sunnite de Bahreïn fait usage de la force contre les manifestants majoritairement chiites. Le quotidien libéral Expressen exhorte à ne pas abandonner les manifestants du pays, car cela pourrait donner le sentiment que l'Occident soutient les dictatures qui lui sont utiles : » suite
Le régime sunnite de Bahreïn fait usage de la force contre les manifestants majoritairement chiites. Le quotidien libéral Expressen exhorte à ne pas abandonner les manifestants du pays, car cela pourrait donner le sentiment que l'Occident soutient les dictatures qui lui sont utiles : "Bahreïn est devenu un baril de poudre et le monde occidental y a contribué. Tant que le soutien au mouvement démocratique arabe ne suivra pas une certaine logique, il ne sera pas crédible. Mouammar Kadhafi - et d'autres qui s'opposent à une intervention internationale contre la Libye - peuvent évoquer Bahreïn et prétendre que le monde occidental s'intéresse à autre chose qu'à la démocratie. On comprend bien que les citoyens de Bahreïn passent au deuxième plan, alors que le Japon est touché par trois catastrophes et que les troupes de Kadhafi s'approchent de Benghazi. Ce n'est pas toutefois une raison pour les laisser tomber. L'UE et les Etats-Unis ne pourront restaurer leur crédibilité dans le monde arabe en cet hiver révolutionnaire sans se ranger clairement du côté des manifestants à Bahreïn."
» article intégral (lien externe, suédois)
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De Standaard - Belgique | vendredi, 18. mars 2011
La décision du Conseil de sécurité de l'ONU d'instaurer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye est une bonne chose mais pourrait avoir des conséquences dangereuses, estime le quotidien De Standaard : » suite
La décision du Conseil de sécurité de l'ONU d'instaurer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye est une bonne chose mais pourrait avoir des conséquences dangereuses, estime le quotidien De Standaard : "Nous savons depuis la guerre en Irak qu'une guerre est imprévisible dès son premier jour. … Ce n'est pas une invasion, mais l'exemple du Kosovo en 1999 montre que cela peut durer un certain temps avant qu'un dictateur ne cède devant des attaques aériennes, d'autant que [le président serbe] Slobodan Milošević était un homme très rationnel par rapport à Kadhafi. Cela pourrait devenir une guerre longue. Cela suscite de nombreuses questions d'ingérence dans une guerre civile. Si l'on arrive dans le meilleur des cas à bloquer l'offensive militaire de Kadhafi, que faire ensuite ? Continuer de voler au-dessus de la Libye ? Armer les insurgés ? Quel est le plan B si ce scénario échoue et que la zone d'exclusion aérienne n'amène pas Kadhafi et son armée à la raison ? Faudra-t-il encore envoyer des troupes terrestres ?"
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Tous les textes disponibles de » Bart Beirlant
Die Welt - Allemagne | vendredi, 18. mars 2011
La décision par l'ONU d'autoriser la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne pourrait se retourner contre elle, estime le quotidien conservateur Die Welt, très critique à l'égard de Berlin : » suite
La décision par l'ONU d'autoriser la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne pourrait se retourner contre elle, estime le quotidien conservateur Die Welt, très critique à l'égard de Berlin : "L'Allemagne s'est distinguée de manière honteuse par sa volonté de freiner les velléités d'intervention des Américains, des Français et des Britanniques. … Mais que feront Merkel et Westerwelle si Kadhafi reste au pouvoir ? 'Normaliseront'-ils de nouveau leurs relations avec un régime dont la dimension meurtrière est apparue pleinement aux yeux de la planète ? Dans une rhétorique sarcastique à l'accent 'anti-impérialiste', Kadhafi et son fils Saïf menacent déjà l'Occident de représailles et s'autorisent la suffisance d'exclure 'avec magnanimité' l'Allemagne de cette tirade - ce qui est embarrassant pour Berlin. … La position allemande marque surtout une rechute au niveau de conscience de 1992, lorsqu'on redoutait une intervention prématurée dans les Balkans comme le diable l'eau bénite. Cette omission avait dû par la suite être corrigée par deux interventions militaires massives."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Richard Herzinger
Rzeczpospolita - Pologne | vendredi, 18. mars 2011
La décision du Conseil de sécurité de l'ONU d'établir une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye intervient trop tard, car le dictateur Mouammar Kadhafi a déjà repris le contrôle du pays depuis longtemps, estime le quotidien conservateur Rzeczpospolita : » suite
La décision du Conseil de sécurité de l'ONU d'établir une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye intervient trop tard, car le dictateur Mouammar Kadhafi a déjà repris le contrôle du pays depuis longtemps, estime le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "Demain ou dans une semaine, il pourrait y avoir un bain de sang [dans le bastion rebelle] de Benghazi. Et l'Occident devra se demander pourquoi nous n'avons rien fait pour empêcher un nouveau Rwanda où une nouvelle Bosnie. Des films et des livres bouleversants paraîtront sur la révolution écrasée par le dictateur. C'est malheureusement le scénario probable pour la Libye. Les révolutionnaires qui ont libéré tout l'Est du pays et plusieurs localités à l'Ouest de la domination de Mouammar Kadhafi perdront malgré tout le combat au final."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Tous les textes disponibles de » Jerzy Haszczyński
De Standaard - Belgique | jeudi, 17. mars 2011
La méthode du dictateur libyen Mouammar Kadhafi fonctionne, constate résigné le quotidien de centre-gauche De Standaard : » suite
La méthode du dictateur libyen Mouammar Kadhafi fonctionne, constate résigné le quotidien de centre-gauche De Standaard : "Elle fonctionne mieux en tout cas que le modèle de Ben Ali en Tunisie ou de Moubarak en Egypte. Du moins quand on se place du point de vue du dictateur. Si l'on est prêt à faire un usage illimité de la violence contre son propre peuple et à revendiquer le pouvoir sur son territoire, on peut surmonter la moindre révolte. Les pays étrangers n'y changeront rien, pas si vite en tout cas . … Nous ne pouvons rien faire d'autre que d'observer passivement comment ce carnage inévitable évolue. Une intervention sans mandat et sans préparatifs n'est tout simplement pas une option. … Les dictateurs de tous les pays savent ce qu'il leur reste à faire : acheter ceux que l'on peut avoir par l'argent et le pouvoir et anéantir les autres. Il y aura quelques protestations, mais pas vraiment plus."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Tous les textes disponibles de » Bart Sturtewagen
La Repubblica - Italie | jeudi, 17. mars 2011
L'attitude hésitante de l'Europe par rapport à la Libye est une terrible manœuvre de temporisation, s'indigne le quotidien de centre-gauche La Repubblica : » suite
L'attitude hésitante de l'Europe par rapport à la Libye est une terrible manœuvre de temporisation, s'indigne le quotidien de centre-gauche La Repubblica : "Benghazi sera peut-être bientôt tombée, et la fameuse communauté internationale pourra finalement dire en soupirant qu'il est trop tard pour intervenir. … L'Europe est très forte pour conclure de juteux accords d'armement, mais quand il s'agit d'intervenir militairement, elle est plus pacifiste qu'un moine hindou. … L'Europe est celle qui a laissé faire pendant des années les massacres en Bosnie. … On voyait depuis l'Europe à l'œil nu les nuages de fumée s'élever au-dessus de Sarajevo, comme on voit aujourd'hui ceux qui s'élèvent au-dessus de Benghazi. … On pourrait dire que les fausses notes stridentes des différentes prises de position européennes constituent le concert d'un continent uni dans l'intention de s'en laver les mains. … Comme le temps joue un rôle déterminant pour trouver une issue, l'Europe temporise."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Tous les textes disponibles de » Adriano Sofri
Aftonbladet - Suède | jeudi, 17. mars 2011
En raison de l'avancée des troupes loyalistes libyennes, le journal à sensation Aftonbladet demande à la communauté internationale d'intervenir enfin : » suite
En raison de l'avancée des troupes loyalistes libyennes, le journal à sensation Aftonbladet demande à la communauté internationale d'intervenir enfin : "Les chars de Kadhafi sont en route pour Benghazi, la capitale de l'opposition, et ce n'est pas vraiment une décision des Nations Unies qui pourra les stopper. Une zone d'exclusion aérienne constitue un défi rien que sur le plan militaire. Mais la défense aérienne libyenne est forte et le régime ne respectera pas l'interdiction de faire décoller ses avions. Aucune de ces objections ne suffit à justifier la passivité de la communauté internationale. Les sanctions n'ont aucun poids face aux tueries et les grandes déclarations pour protéger la population contre les graves crimes contre l'humanité ne sont que des paroles en l'air. Ceux qui se battent actuellement pour la liberté en Libye sont en droit d'attendre plus de la communauté internationale."
» article intégral (lien externe, suédois)
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Delfi - Lettonie | jeudi, 17. mars 2011
La communauté internationale reste divisée par rapport à la Libye. Cela profite au dictateur Mouammar Kadhafi, critique le portail Delfi : » suite
La communauté internationale reste divisée par rapport à la Libye. Cela profite au dictateur Mouammar Kadhafi, critique le portail Delfi : "Les cyniques pensent que l'on joue délibérément la montre pour attendre de voir quel camp prendra le dessus. Mais les critiques seraient tout aussi importantes à l'égard de l'ONU ou de l'OTAN si elles prenaient une décision radicale et irréfléchie avec des possibilités de mise en œuvre incertaines. Une chose est sûre cependant : le temps joue en faveur de Kadhafi. Car si la résolution élaborée par la Grande Bretagne, la France et le Liban pour une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye et des sanctions accrues contre le régime arrivent enfin devant le Conseil de sécurité de l'ONU, la décision arrivera au plus tôt ce jeudi. … Une telle décision n'a aucun sens si elle se contente d'une simple déclaration. Une mise en œuvre serait par contre une déclaration de guerre au gouvernement officiel libyen - avec toutes les conséquences que cela implique."
» article intégral (lien externe, letton)
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Politiken - Danemark | mercredi, 16. mars 2011
Suite aux victoires des troupes du dictateur libyen Mouammar Kadhafi sur les insurgés dans l'Est libyen, le Danemark s'est déclaré prêt à envoyer des avions de combat F-16 pour une éventuelle intervention en Libye. L'ensemble de l'UE devrait se préparer à une zone d'exclusion aérienne et la mettre en place si nécessaire sans l'accord de l'ONU, demande le quotidien social libéral Politiken : » suite
Suite aux victoires des troupes du dictateur libyen Mouammar Kadhafi sur les insurgés dans l'Est libyen, le Danemark s'est déclaré prêt à envoyer des avions de combat F-16 pour une éventuelle intervention en Libye. L'ensemble de l'UE devrait se préparer à une zone d'exclusion aérienne et la mettre en place si nécessaire sans l'accord de l'ONU, demande le quotidien social libéral Politiken : "Les menaces contre le régime terroriste du colonel Kadhafi ne servent à rien si nous ne nous préparons pas parallèlement à envoyer éventuellement des troupes pour d'empêcher un bain de sang - avec ou sans mandat de l'ONU. Nous ne devons pas permettre un nouveau massacre. … Si le régime de Kadhafi remarque que la critique internationale se limite à des menaces creuses, c'est non seulement la population de l'Est de la Libye qui souffrira mais aussi les populations de nombreux autres pays, où les dictateurs écraseront tout et tous à l'avenir, avec la certitude que l'Occident restera passif devant sa télévision."
» article intégral (lien externe, suédois)
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De Volkskrant - Pays-Bas | mardi, 15. mars 2011
Alors que les troupes du dictateur libyen Mouammar Kadhafi continuent à progresser vers l'Est du pays, la communauté internationale hésite à intervenir. Mais le temps presse, rappelle le quotidien de gauche De Volkskrant : » suite
Alors que les troupes du dictateur libyen Mouammar Kadhafi continuent à progresser vers l'Est du pays, la communauté internationale hésite à intervenir. Mais le temps presse, rappelle le quotidien de gauche De Volkskrant : "On peut comprendre que la communauté internationale hésite à établir une zone d'exclusion aérienne. Que l'on tourne la situation dans un sens ou dans l'autre, il s'agit bien d'une intervention qui n'exclut pas une escalade. Mais que faire si l'interdiction de survol n'a qu'un effet limité et si les troupes de Kadhafi ont recours à d'autres armes de destruction ? Les combats ont désormais atteint un point où le risque d'une opération aérienne militaire paraît bien faible par rapport aux conséquences négatives de l'expectative. … Deux scénarios catastrophes menacent désormais. Soit Kadhafi restaure son autorité sur le pays et anéantit l'opposition, … soit la Libye se scinde en deux, générant sur le plan international un nouvel Etat failli où une guerre civile peut reprendre à tout moment."
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El País - Espagne | lundi, 14. mars 2011
La Ligue Arabe a demandé au Conseil de sécurité des Nations unies d'établir une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye pour protéger la population civile des attaques aériennes du dictateur Mouammar Kadhafi. L'écrivain britanno-libyen Alaa al Ameri forme le même vœu dans le quotidien de centre-gauche El País : » suite
La Ligue Arabe a demandé au Conseil de sécurité des Nations unies d'établir une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye pour protéger la population civile des attaques aériennes du dictateur Mouammar Kadhafi. L'écrivain britanno-libyen Alaa al Ameri forme le même vœu dans le quotidien de centre-gauche El País : "Il faut accéder à la demande des insurgés de mettre en place une zone d'exclusion aérienne en Libye. Privé de l'espace aérien libyen, le régime de Kadhafi ne pourra plus s'approvisionner en armes et en mercenaires. Il ne pourra pas en outre bombarder les villes libérées. … Le monde devrait aussi cesser de qualifier Kadhafi de 'dirigeant libyen'. Il ne l'est pas. Il n'est pour le moment qu'un chef de guerre qui attaque dans tout le pays les villes libérées et tient en otage la population de Tripoli. … Le peuple libyen montre qu'il est sur la voie d'une grande révolution démocratique. La question est de savoir si nous nous rappelons suffisamment de nos propres luttes démocratiques pour aider celle-ci à triompher."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Der Standard - Autriche | vendredi, 11. mars 2011
En reconnaissant le Conseil national libyen et en présentant des plans d'attaque, le président français Nicolas Sarkozy agit trop vite, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : » suite
En reconnaissant le Conseil national libyen et en présentant des plans d'attaque, le président français Nicolas Sarkozy agit trop vite, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Ce qui a été déterminant dans l'initiative de Sarkozy, c'est sans aucun doute la tentative de redorer l'image écornée de la France au Maghreb - et remédier en même temps à sa grande impopularité politique en France. La question d'une opération militaire hante Sarkozy depuis des jours : au début de la semaine encore, il avait rejeté une zone d'exclusion aérienne en indiquant que l'Occident 'ne pouvait se permettre un nouvel Afghanistan'. Il semble avoir complètement changé d'avis. Et cela sent l'improvisation. Des décisions rapides sont parfois nécessaires en temps de guerre. Mais il serait sans doute préférable que les membres de l'UE s'entendent sur cette situation de crise avant que les projets ne soient rendus publics. Une aide inappropriée ne peut que nuire aux rebelles."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tages-Anzeiger - Suisse | vendredi, 11. mars 2011
Le revirement soudain du président français Nicolas Sarkozy dans le conflit libyen s'avère crispé et impuissant, estime le quotidien de centre-gauche Tages-Anzeiger, pour lequel Sarkozy n'atteindra pas son objectif réel : » suite
Le revirement soudain du président français Nicolas Sarkozy dans le conflit libyen s'avère crispé et impuissant, estime le quotidien de centre-gauche Tages-Anzeiger, pour lequel Sarkozy n'atteindra pas son objectif réel : "Sa brusque initiative est probablement censée profiter d'abord au rôle géopolitique grandement diminué de son pays. Parmi les grands pays occidentaux, c'est la France - caractérisée et gênée par la vieille double morale dans le traitement des despotes - qui a semblé la plus effacée et parfois même la plus étriquée ces trois derniers mois face au tournant historique dans le monde arabe. … Aujourd'hui Sarkozy entreprend donc surtout de redorer l'image du pays. En ce moment historique, il fait revenir sur la scène internationale un pays qui a toujours eu une représentation embellie et exagérée de son propre rôle international. En solo. Dans un revirement spectaculaire et imposant, pour ne pas dire risqué, mais assurément intense et hypocrite."
» article intégral (lien externe, allemand)
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De Volkskrant - Pays-Bas | vendredi, 11. mars 2011
La reconnaissance par Paris du Conseil national de transition des rebelles libyens est précipitée et nuit à l'UE, estime le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : » suite
La reconnaissance par Paris du Conseil national de transition des rebelles libyens est précipitée et nuit à l'UE, estime le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "La France a été pendant des années le pays européen qui a entretenu les relations les plus étroites avec les régimes autocratiques d'Afrique du Nord. Cela a généré des situations embarrassantes ces dernières semaines lorsque la vague de protestations a balayé la région comme un tsunami. Avec ces bouleversements, Paris semble désormais privilégier la fuite en avant. L'initiative française est fort maladroite, notamment parce que la situation en Libye est extrêmement confuse. … Il s'avère une fois de plus que si les Français parlent beaucoup de l'Europe, ils préfèrent affûter leur propre image au moment décisif. Sur l'initiative de Paris également, les chefs de gouvernement de l'UE se rassemblent aujourd'hui pour évoquer la situation en Libye. En raison de l'intervention unilatérale de la France, la portée de la conférence semble d'emblée limitée."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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El País - Espagne | vendredi, 11. mars 2011
Le roi marocain Mohamed VI a promis à son peuple de grandes réformes démocratiques lors d'une allocation télévisée mercredi. Le quotidien de centre-gauche El País se montre optimiste : » suite
Le roi marocain Mohamed VI a promis à son peuple de grandes réformes démocratiques lors d'une allocation télévisée mercredi. Le quotidien de centre-gauche El País se montre optimiste : "Une démocratisation du Maroc impose que le monarque renonce à plusieurs de ses privilèges. Il ne servirait pas à grand-chose que le Premier ministre soit choisi par le parti plébiscité par le peuple et détienne nominalement les pleins pouvoirs, si ces nouveaux droits coexistent avec la pratique indiscrète du roi à dicter la politique du pays. … Il faut pourtant reconnaître que les restrictions du pouvoir royal annoncées par Mohamed VI constituent un contrepoids à l'isolement aveugle et à la violence avec laquelle de nombreux régimes arabes accueillent ce changement inexorable. Le Maroc se caractérise par sa proximité et ses relations étroites avec l'Europe. Sa démocratisation pourrait constituer un modèle intéressant pour d'autres Etats nord-africains et permettre une nette amélioration des relations entre Rabat et l'UE, en particulier avec l'Espagne."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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The Malta Independent - Malte | vendredi, 11. mars 2011
D'après certains médias, Malte deviendrait une base militaire en cas d'intervention occidentale en Libye. Ce n'est pas dans l'intérêt de Malte, estime le quotidien libéral The Malta Independent : » suite
D'après certains médias, Malte deviendrait une base militaire en cas d'intervention occidentale en Libye. Ce n'est pas dans l'intérêt de Malte, estime le quotidien libéral The Malta Independent : "Compte tenu de la soif internationale d'information sur ou partant de Malte, c'est vraiment une période exaltante pour les journalistes. Mais ceux-ci devraient d'abord apprendre à marcher avant de courir. Il n'est vraiment pas dans l'intérêt de Malte d'être dépeinte comme le tremplin d'où décolleront les attaques contre la Libye. Il n'est pas dans l'intérêt de Malte de prendre parti dans le conflit même si notre sympathie se porte surtout sur les manifestants réprimés. Il n'est certainement pas dans l'intérêt de Malte d'être dépeinte une nouvelle fois comme le bastion de l'Occident face au Sud ou à l'Orient musulman : Malte est désormais un havre de paix … où les gens peuvent vivre dans la tolérance mutuelle et où les peuples du Sud peuvent trouver la liberté, la tolérance et le respect mutuel."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Dagens Nyheter - Suède | jeudi, 10. mars 2011
La communauté internationale doit intervenir avec fermeté contre le régime de Kadhafi, estime le quotidien libéral Dagens Nyheter, en commençant par la nécessaire mise en place d'une zone d'exclusion aérienne : » suite
La communauté internationale doit intervenir avec fermeté contre le régime de Kadhafi, estime le quotidien libéral Dagens Nyheter, en commençant par la nécessaire mise en place d'une zone d'exclusion aérienne : "Il serait préférable que les Libyens renversent eux-mêmes Kadhafi et ils doivent recevoir pour cela l'aide internationale nécessaire. Mais la question est toujours de savoir ce que le monde fera si les rebelles ne parviennent pas à vaincre Kadhafi. Plusieurs réunions auront lieu ces jours-ci au niveau de l'UE et de l'OTAN. Il convient de trouver une ligne de conduite qui soit soutenue par le monde arabe. Il faut intensifier la pression sur le dictateur. Les partisans de Kadhafi ne doivent pas avoir d'autre alternative que de vider les lieux ou d'être éternellement isolés sur le plan international. Espérons qu'ils en tirent eux-mêmes les conclusions."
» article intégral (lien externe, suédois)
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De Standaard - Belgique | jeudi, 10. mars 2011
Le Conseil de sécurité de l'ONU n'est pas unanime quant à une éventuelle intervention militaire en Libye. Une ingérence serait dommageable, estime le politologue Tom Sauer dans le quotidien De Standaard : » suite
Le Conseil de sécurité de l'ONU n'est pas unanime quant à une éventuelle intervention militaire en Libye. Une ingérence serait dommageable, estime le politologue Tom Sauer dans le quotidien De Standaard : "Ce ne sont pas la Russie et la Chine qui sont les principaux partisans d'une telle intervention, mais les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et leurs alliés. N'avons-nous pas tiré la leçon de l'Afghanistan et de l'Irak, sans parler du Vietnam ? Admettons qu'une partie de l'opposition libyenne soutienne une telle aide. Mais l'autre partie manifestement pas. … La mission de l'Occident est-elle d'installer partout dans le monde des gouvernements bien disposés à notre égard ? Tenter d'imposer certaines choses à d'autres depuis l'extérieur n'est pas simple et a souvent l'effet inverse. … C'est aux Libyens de prendre les choses en mains. Dès que Kadhafi aura été chassé, la communauté internationale pourra aider le pays par des moyens non militaires, tels un soutien économique et une aide à l'établissement d'une démocratie viable."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Tous les textes disponibles de » Tom Sauer
Neue Zürcher Zeitung - Suisse | jeudi, 10. mars 2011
Le conflit en Libye s'étant transformé en guerre civile, une intervention occidentale devient de plus en plus difficile, estime le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung. Intervenir aux côtés des insurgés serait soutenir une des factions en guerre : » suite
Le conflit en Libye s'étant transformé en guerre civile, une intervention occidentale devient de plus en plus difficile, estime le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung. Intervenir aux côtés des insurgés serait soutenir une des factions en guerre : "Il n'y a plus de manifestants pacifiques massacrés par les troupes de Kadhafi. Doit-on clouer au sol l'armée de l'air de Kadhafi en imposant une zone d'exclusion aérienne, de telle sorte que les insurgés puissent marcher sur Syrte et Tripoli en bénéficiant d'une protection internationale ? On s'allierait ainsi de facto à un belligérant de la guerre civile dont on sait seulement qu'il est opposé à Kadhafi. On ne saura qu'après un certain temps ce que vaut ce nouveau partenaire et ce qu'il a l'intention de faire de la Libye s'il devait contrôler plus qu'une simple partie du pays. … Les nobles slogans d'une nouvelle ère se basant sur le respect des droits sont simples à postuler, mais pas si faciles à mettre en œuvre dans la pratique politique."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Blog Del alfiler al elefante - Espagne | jeudi, 10. mars 2011
La communauté internationale doit soutenir de toutes ses forces les insurgés libyens, demande Lluís Bassets dans son blog Del Alfiler al Elefante, en dressant une comparaison entre Mouammar Kadhafi et Saddam Hussein : » suite
La communauté internationale doit soutenir de toutes ses forces les insurgés libyens, demande Lluís Bassets dans son blog Del Alfiler al Elefante, en dressant une comparaison entre Mouammar Kadhafi et Saddam Hussein : "Voilà deux tyrans qui ont subi un traitement très différent par la communauté internationale. On a mené une guerre illégale et injuste contre Saddam. Il y a aujourd'hui une guerre très juste contre Kadhafi : celle que mène le peuple libyen pour sa liberté. Pendant ce temps, ceux qui ont été jusqu'au dernier moment les amis et les partenaires commerciaux du dictateur ne font qu'observer ce que fait désormais leur ancien allié. Ils se montrent horrifiés mais distants. Non à la guerre de Bush, c'est clair. Et non bien sûr à la guerre que Kadhafi mène contre son peuple. Mais c'est un oui sans équivoque et un soutien entier que nous devons donner à la guerre que le peuple libyen mène contre le dictateur qui l'opprime."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Tous les textes disponibles de » Lluís Bassets
Il Sole 24 Ore - Italie | jeudi, 10. mars 2011
Onze personnes ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi à Mokattam, un quartier du Caire, lors d'affrontements entre musulmans et chrétiens. Le conflit a éclaté en raison de la liaison une musulmane et un copte. Pour le journal économique Il Sole 24 Ore, cela montre le problème des sociétés musulmanes à reconnaître les droits individuels : » suite
Onze personnes ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi à Mokattam, un quartier du Caire, lors d'affrontements entre musulmans et chrétiens. Le conflit a éclaté en raison de la liaison une musulmane et un copte. Pour le journal économique Il Sole 24 Ore, cela montre le problème des sociétés musulmanes à reconnaître les droits individuels : "Dans son approche de la démocratie, l'islam ne pourra pas faire autrement que de se pencher sur des thèmes qui font partie intégrante de la démocratie, tels que le droit de la personne et la liberté de religion. Les pays en plein soulèvement ne pourront pas résoudre la question de la démocratie qu'avec le droit de vote, un système électoral et un changement de pouvoir. Ceux-ci ne sont qu'une partie de la démocratie, à laquelle il faut donner un contenu. Le point essentiel est la reconnaissance des droits individuels. … Tant que ces pays ne se déclareront pas prêts à reconnaître l'individu, le pas qui sépare l'intolérance de la violence sera vite franchi."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Tous les textes disponibles de » Khaled Fouad Allam
Delfi - Lituanie | dimanche, 6. mars 2011
Les sanctions actuelles contre le régime de Kadhafi ne suffisent pas, estime le portail d'information Delfi, qui évoque la question d'une intervention de l'OTAN sous certaines conditions : » suite
Les sanctions actuelles contre le régime de Kadhafi ne suffisent pas, estime le portail d'information Delfi, qui évoque la question d'une intervention de l'OTAN sous certaines conditions : "C'est envisageable si une véritable guerre civile éclate entre les insurgés et les partisans de Kadhafi - une guerre civile qui a en principe déjà commencé. C'est envisageable si Kadhafi ne se retire pas, que les forces armées défendent Tripoli et que le pays menace de se scinder en deux parties. Cette menace est réelle et le flux d'immigrés augmenterait. … En Occident, on prépare déjà le terrain pour justifier une possible intervention militaire, même si les Etats de l'OTAN ne sont pas unanimes. Alors que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne n'excluent pas une intervention, la Turquie et la France sont contre. La nouvelle stratégie de l'OTAN prévoit des opérations de maintien de la paix et d'autres mesures hors de ses frontières. Que nous le voulions ou non, nous serons aussi impliqués."
» informations complémentaires (lien externe, lituanien)
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Tous les textes disponibles de » Česlovas Iškauskas
Financial Times Deutschland - Allemagne | lundi, 7. mars 2011
Une zone d'exclusion de survol de la Libye pourrait empêcher des attaques aériennes contre la population et contre les terminaux pétroliers. Mais une telle décision déclencherait une guerre, estime le journal économique libéral Financial Times Deutschland : » suite
Une zone d'exclusion de survol de la Libye pourrait empêcher des attaques aériennes contre la population et contre les terminaux pétroliers. Mais une telle décision déclencherait une guerre, estime le journal économique libéral Financial Times Deutschland : "Imposer une zone d'exclusion aérienne au-dessus d'un pays dont le dictateur prêt à tout dispose d'une armée de l'air performante et d'un riche arsenal de missiles sol-air signifierait la guerre. Et dans la situation actuelle, l'Occident seul la mènerait. Les pays de la Ligue arabe, la Russie et la Chine n'y participeraient pas. Les Etats-Unis et les Européens se mettraient alors dans une situation encore plus difficile qu'en Afghanistan. La seule chose que les deux interventions auraient en commun, c'est de ne pas pouvoir arrêter le conflit. La Libye pourrait facilement devenir un bourbier, surtout si le pays est divisé."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Der Standard - Autriche | lundi, 7. mars 2011
La communauté internationale ne peut intervenir militairement en Libye car le droit international n'a pas encore prévu de telles situations, déplore le quotidien de centre-gauche der Standard : » suite
La communauté internationale ne peut intervenir militairement en Libye car le droit international n'a pas encore prévu de telles situations, déplore le quotidien de centre-gauche der Standard : "Intervenir de l'étranger dans une guerre civile n'est légalement possible … que du côté du 'gouvernement' et sur requête de ce dernier. C'est bien sûr inimaginable, le gouvernement se battant de son côté pour réprimer les demandes légitimes des citoyens. … A contrario, le principe selon lequel une intervention internationale aux côtés des rebelles serait justifiée, le gouvernement ne devant plus être légalement reconnu, ne vaut toujours pas. Comme à chaque fois dans de tels cas, la communauté internationale constate qu'elle n'est pas adaptée aux questions morales du droit international. … Il serait pourtant primordial de souligner que la liberté et la dignité ne sont pas l'apanage des occidentaux. Un vide pourrait sinon se former en Libye et ailleurs pour ceux qui proposent leurs propres 'valeurs'."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Gudrun Harrer
El País - Espagne | lundi, 7. mars 2011
Les troupes du dictateur libyen Mouammar Kadhafi poursuivent leur violente contre-offensive contre les insurgés dans le pays. La communauté internationale ne doit pas rester les bras croisés, estime le quotidien de centre-gauche El País, même si elle ne peut intervenir militairement : » suite
Les troupes du dictateur libyen Mouammar Kadhafi poursuivent leur violente contre-offensive contre les insurgés dans le pays. La communauté internationale ne doit pas rester les bras croisés, estime le quotidien de centre-gauche El País, même si elle ne peut intervenir militairement : "Le despote qui dirige la Libye depuis 1969 engage contre la population une machinerie militaire soutenue par les les recettes du pétrole. Celles-ci continuent d'affluer dans les poches du plus ancien dictateur africain. … Une intervention militaire ouverte n'est certes pas possible pour le moment, car elle délégitimerait la révolution populaire et influencerait durablement le pays. Mais cela ne justifie pas une attitude passive. … Il est nécessaire de reconnaître le plus vite possible le Conseil national libyen, fondé par l'opposition pour pouvoir diriger les villes qu'elle contrôle."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Delo - Slovénie | lundi, 7. mars 2011
Jusqu'à maintenant on a attribué trop peu d'importance au rôle des femmes dans le mouvement de protestation du monde arabe, critique l'auteure et militante politique Naomi Wolf dans une tribune au quotidien Delo : » suite
Jusqu'à maintenant on a attribué trop peu d'importance au rôle des femmes dans le mouvement de protestation du monde arabe, critique l'auteure et militante politique Naomi Wolf dans une tribune au quotidien Delo : "Cette fois-ci, les femmes n'ont pas seulement été une force de soutien comme lors des mouvements de protestation depuis les années 60 jusqu'aux soulèvements étudiants récents en Grande-Bretagne. Les femmes égyptiennes organisatrices ont élaboré des stratégies et ont relaté les évènements sur leurs blogs. Les blogueuses ont risqué gros en racontant quotidiennement ce qu'il se passait place Tahrir et à d'autres endroits. On a toutefois attribué trop peu d'importance au rôle de la femme dans les grandes mutations au Proche-Orient. Les femmes en Egypte n'ont pas seulement renforcé les rangs des protestataires, elles ont représenté la force motrice qui a rendu les protestations inévitables. Ce qui vaut pour l'Egypte vaut plus ou moins pour le territoire arabe dans son ensemble. Lorsque la femme change, tout change ; et les femmes dans le monde islamique ont changé fondamentalement."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Corriere del Ticino - Suisse | vendredi, 4. mars 2011
Les nouvelles manifestations du mouvement pour la démocratie en Egypte ont poussé le Premier ministre Ahmed Chafiq à démissionner jeudi. C'est un succès pour le mouvement contestataire d'une jeunesse qui lutte toujours pour réaliser son rêve de société démocratique, estime le quotidien libéral Corriere del Ticino : » suite
Les nouvelles manifestations du mouvement pour la démocratie en Egypte ont poussé le Premier ministre Ahmed Chafiq à démissionner jeudi. C'est un succès pour le mouvement contestataire d'une jeunesse qui lutte toujours pour réaliser son rêve de société démocratique, estime le quotidien libéral Corriere del Ticino : "Malgré l'exaltation propre à toute révolution, ces jeunes font preuve d'un sens exceptionnel des réalités. Ils savent que leur rêve ne se réalisera que dans quelques années, voire même plusieurs générations. La tradition séculaire de la monarchie absolue, des dictatures militaires et de la théocratie pèsent trop sur la société égyptienne. Ils savent également que leur rêve risque d'être détruit à chaque instant par un revers de l'ancien régime, un revirement autocratique du pouvoir militaire ou une résurgence islamique. … Ces jeunes font preuve de clairvoyance par leur conviction d'avoir déjà effectué quelque chose de grand, tout en étant conscients que le vrai défi vient juste de commencer."
» article intégral (lien externe, italien)
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Tous les textes disponibles de » Davide Vignati
Die Presse - Autriche | vendredi, 4. mars 2011
Dans le débat sur une intervention militaire internationale en Libye, le ministre de la Défense américain, Robert Gates, s'est montré prudent. Le quotidien libéral-conservateur Die Presse le comprend : » suite
Dans le débat sur une intervention militaire internationale en Libye, le ministre de la Défense américain, Robert Gates, s'est montré prudent. Le quotidien libéral-conservateur Die Presse le comprend : "Si les forces armées américaines doivent se préparer à toute éventualité, Gates n'envisage pas de faire prochainement intervenir l'armée américaine dans un grand pays pour l'occuper, le pacifier et l'administrer. A l'avenir, les interventions militaires américaines seront vraisemblablement aériennes ou maritimes, en Asie, dans le Golfe persique ou ailleurs. Les faucons américains reprochent déjà au ministre ce qu'ils interprètent comme un encouragement aux 'Etats voyous', ceux-ci n'ayant plus à craindre d'offensive américaine terrestre. Mais il est probable qu'ils ne connaissent pas les chiffres réels ou qu'ils ne veulent les savoir. Ceux-ci révèlent que les Etats-Unis ne peuvent simplement plus se permettre de mener de nouvelles guerres terrestres et que leurs capacités militaires ne suffisent plus. Gates vient de de le reconnaître modestement, et ses détracteurs devront aussi le comprendre."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Le Monde - France | jeudi, 3. mars 2011
Le Premier ministre espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero a été mercredi le premier chef de gouvernement de l'UE à se rendre en Tunisie après la chute de l'ancien régime. Le quotidien Le Monde salue l'initiative espagnole : » suite
Le Premier ministre espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero a été mercredi le premier chef de gouvernement de l'UE à se rendre en Tunisie après la chute de l'ancien régime. Le quotidien Le Monde salue l'initiative espagnole : "Il faut remercier M. Zapatero, au nom de l'Europe. Il a comblé un vide. On peut comprendre que la France [Nicolas Sarkozy], qui avait salué la 'progression de l'espace des libertés' [en 2008] dans la Tunisie de Ben Ali, n'ait pas été la première à célébrer sur place l'ère nouvelle qui s'annonce sur la rive sud de la Méditerranée. ... Sans vouloir jouer les esprits chagrins, le sentiment qui domine est tout de même celui d'une Europe peinant à être au rendez-vous d'une histoire majeure, et qui la concerne au premier chef - parce qu'elle se passe à sa frontière sud. ... on eût souhaité, de la part de l'Europe, l'affichage d'un effort de solidarité politique à la hauteur de l'événement. On attend un geste qui marque la communauté de destin entre l'Europe et cet Orient si proche."
» article intégral (lien externe, français)
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Delo - Slovénie | jeudi, 3. mars 2011
Le dictateur libyen Mouammar Kadhafi est un ennemi bienvenu pour l'Occident pour détourner l'attention des dictateurs alliés, estime le quotidien Delo : » suite
Le dictateur libyen Mouammar Kadhafi est un ennemi bienvenu pour l'Occident pour détourner l'attention des dictateurs alliés, estime le quotidien Delo : "Les troubles politiques en Libye, dont le dirigeant Kadhafi n'a jamais été un ami des Etats-Unis, sont venus à point nommé. Toute l'attention mondiale se porte désormais sur le nouvel ennemi public de la planète. Personne ne pense plus à la Tunisie où tout a commencé, à l'Egypte qui semble établir la démocratie, ou au Bahreïn qui héberge à titre de régime allié la cinquième flotte américaine. Dans ce pays, tranquillement et avec l'aide des Etats-Unis, les dirigeants accordent quelques douceurs démocratiques à leurs sujets en continuant de brandir le bâton au-dessus de leur tête. Il est vraiment tragique qu'en se soulevant contre le dictateur Kadhafi, les Libyens rendent un si mauvais service à leurs frères arabes."
» article intégral (lien externe, slovène)
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Tous les textes disponibles de » Boris Cibej
Eesti Päevaleht - Estonie | jeudi, 3. mars 2011
La violence du régime libyen contre les manifestants pose un dilemme au reste du monde, estime le quotidien Eesti Päevaleht : » suite
La violence du régime libyen contre les manifestants pose un dilemme au reste du monde, estime le quotidien Eesti Päevaleht : "Si par exemple les Etats-Unis interviennent pour soutenir les insurgés, les partisans de Kadhafi pourraient alors se présenter comme des patriotes libyens. L'aversion des Arabes pour la supériorité des Européens et des Américains remonte déjà à l'époque coloniale et une ingérence de l'OTAN pourrait aussi faire passer les opposants gouvernementaux pour les suppôts des Etats-Unis aux yeux des autres pays arabes. Toute intervention aurait plus de légitimité si elle disposait d'un large soutien international, avec dans le meilleur des cas une participation de pays musulmans comme la Turquie et sous le mandat de l'ONU. Mais avant qu'un tel consensus ne se forme, la résistance libyenne pourrait déjà avoir été réprimée. Une intervention militaire devrait également avoir un objectif clair : le monde se rappelle encore du retrait précipité du Liban ou de Somalie. … Il serait préférable pour l'avenir du pays que les Libyens renversent eux-mêmes leur dictateur."
» article intégral (lien externe, estonien)
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Svenska Dagbladet - Suède | mercredi, 2. mars 2011
Si le Conseil pour les droits de l'homme de l'ONU a exclu la Libye mardi, il reste dominé par des dictatures, déplore le quotidien conservateur Svenska Dagbladet. La Suède ne fait heureusement pas partie du Conseil : » suite
Si le Conseil pour les droits de l'homme de l'ONU a exclu la Libye mardi, il reste dominé par des dictatures, déplore le quotidien conservateur Svenska Dagbladet. La Suède ne fait heureusement pas partie du Conseil : "Ça ne ferait aucune différence non plus. Ce n'est pas comme si l'adhésion suédoise remplaçait une dictature. Les Etats membres sont élus sur une base régionale - la Suède remplacerait un autre pays occidental. Il est en outre peu probable que la Suède puisse faire appel à la conscience de la Chine ou de l'Ouganda. Au contraire, les Etats oppresseurs utiliseraient l'adhésion suédoise comme une caution démocratique pour couvrir leurs crimes. Nous ne devons pas légitimer leurs méfaits. C'est pourquoi nous n'avons rien à y faire."
» article intégral (lien externe, suédois)
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Respekt - République tchèque | mardi, 1. mars 2011
Lors de la séance mensuelle du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies lundi à Genève, de nombreux ministres des Affaires étrangères se sont penchés sur la question des travailleurs immigrés fuyant la Libye, mais n'ont toujours pas trouvé de solution, note l'hebdomadaire libéral Respekt : » suite
Lors de la séance mensuelle du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies lundi à Genève, de nombreux ministres des Affaires étrangères se sont penchés sur la question des travailleurs immigrés fuyant la Libye, mais n'ont toujours pas trouvé de solution, note l'hebdomadaire libéral Respekt : "La volonté du dictateur Kadhafi de s'accrocher au pouvoir sans tenir compte de la révolution qui se poursuit contre lui a mené la Libye au bord d'une crise humanitaire. Tandis que le riche Occident évacuait rapidement ses ressortissants par avion, des milliers de réfugiés originaires de pays pauvres et qui travaillaient dans le riche Etat pétrolier se sont rassemblés aux frontières de la Libye. Les ministres des Affaires étrangères du monde entier cherchent désormais une solution pour faire quelque chose contre la catastrophe qui s'étend. On peut toutefois se demander s'ils trouveront une solution. Si le siège de Kadhafi vacille sérieusement, il repose toujours sur les barils d'un pétrole sans lequel l'Occident, pauvre en énergie, ne peut s'en sortir."
» article intégral (lien externe, tchèque)
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Süddeutsche Zeitung - Allemagne | mardi, 1. mars 2011
Les Etats-Unis et ses alliés européens envisagent une interdiction de survol de la Libye pour empêcher les attaques aériennes de l'armée libyenne contre son peuple. Cette intervention irait pourtant trop loin, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : » suite
Les Etats-Unis et ses alliés européens envisagent une interdiction de survol de la Libye pour empêcher les attaques aériennes de l'armée libyenne contre son peuple. Cette intervention irait pourtant trop loin, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Il faudrait pour cela un mandat du Conseil de sécurité de l'ONU qui permette le recours à la force. Et la Chine au moins s'opposera à un mandat aussi strict, redoutant ce qui pourrait former le moindre précédent. … Il s'agit finalement d'une décision avec des conséquences politiques. Avec un mandat pour une intervention aérienne, on déplacerait la question du pouvoir vers l'étranger. Mais si l'on s'implique, on se retrouvera au mauvais endroit, et l'on ne pourra plus se retirer si Kadhafi mène une résistance pendant des semaines, voire des mois, ou qu'une guerre de guérilla éclate. Alors la pression augmenterait, même pour une intervention terrestre. Pour le mouvement révolutionnaire arabe, ce serait la preuve qu'il ne peut miser sur la neutralité bienveillante de l'Occident. Celui-ci deviendrait subitement un tiers indésirable dans un duel clairement structuré jusque-là : les citoyens en bas contre les autocrates en haut."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Le Temps - Suisse | mardi, 1. mars 2011
En l'espace de quelques jours, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a unanimement condamné les violences du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi contre la population et recommandé la suspension de la Libye de l'institution. Le quotidien Le Temps se réjouit de cette nouvelle unité : » suite
En l'espace de quelques jours, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a unanimement condamné les violences du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi contre la population et recommandé la suspension de la Libye de l'institution. Le quotidien Le Temps se réjouit de cette nouvelle unité : "Jamais le principal organe onusien chargé des droits de l'homme n'avait joui d'une telle crédibilité. L'événement est considérable. Le Conseil n'avait jamais parlé d'une voix aussi univoque. En quelques jours, il a réussi le prodige ... de clouer le bec aux souverainistes conservateurs qui n'ont cessé de le décrier. Le printemps arabe est en train de fleurir au sein même du Conseil des droits de l'homme. ... En son sein, les fronts semblent bouger."
» article intégral (lien externe, français)
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Times of Malta - Malte | mardi, 1. mars 2011
A l'arrivée des étrangers fuyant la Libye, Malte a fourni une aide rapide et généreuse, estime le quotidien libéral-conservateur Times Of Malta : » suite
A l'arrivée des étrangers fuyant la Libye, Malte a fourni une aide rapide et généreuse, estime le quotidien libéral-conservateur Times Of Malta : "La réponse humanitaire rapide et efficace de Malte à l'exode des étrangers vivant et travaillant en Libye prouve une nouvelle fois que notre pays est toujours prêt à aider chaleureusement et efficacement les individus qui se trouvent dans des situations difficiles, quelle que soit leur identité ou leur provenance. … Cela montre la volonté de Malte d'offrir ses compétences et ses forces pour servir de pont de solidarité et de compréhension entre les peuples et les cultures, en particulier ceux de la Méditerranée."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Helsingin Sanomat - Finlande | mardi, 1. mars 2011
D'après certains journaux, les Etats-Unis envisageraient une intervention militaire en Libye si le dirigeant Mouammar Kadhafi continuait de réprimer dans le sang son propre peuple. On n'a toutefois pas encore épuisé toutes les options diplomatiques, estime le quotidien libéral Helsingin Sanomat : » suite
D'après certains journaux, les Etats-Unis envisageraient une intervention militaire en Libye si le dirigeant Mouammar Kadhafi continuait de réprimer dans le sang son propre peuple. On n'a toutefois pas encore épuisé toutes les options diplomatiques, estime le quotidien libéral Helsingin Sanomat : "L'UE a encore de nombreuses possibilités d'intensifier ses mesures en Libye et dans d'autres pays d'Afrique du Nord avant que l'on atteigne le cap d'une intervention militaire. Pour cela, il faudra en outre obtenir des mandats supplémentaires de l'ONU. Le recours à une interdiction de vol dans l'espace aérien libyen serait déjà une mesure militaire ambitieuse. Les ressources de l'OTAN suffiraient certainement pour cela, mais une intervention militaire contre Kadhafi nécessiterait l'assentiment inconditionnel de l'ONU. On la percevrait sinon comme une intervention de l'Occident, ce qui pourrait tourner à l'avantage de Kadhafi."
» article intégral (lien externe, finnois)
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Le Monde - France | mardi, 1. mars 2011
Les révolutions en Egypte et en Tunisie ont montré que les gens ont brisé leur résignation dans la fatalité pour prendre les choses en main, analyse le philosophe et écrivain Abdennour Bidar dans le quotidien de centre-gauche Le Monde : » suite
Les révolutions en Egypte et en Tunisie ont montré que les gens ont brisé leur résignation dans la fatalité pour prendre les choses en main, analyse le philosophe et écrivain Abdennour Bidar dans le quotidien de centre-gauche Le Monde : "[C]e qui s'exprime à partir de l'épicentre du Caire, c'est la fin de la résignation à la fatalité en général et la dé-légitimation de tout ce qui veut s'imposer à l'homme d'en haut comme une puissance supérieure .... Voilà l'évolution de conscience ou révolution existentielle à laquelle est adossée la révolution politique du jour : c'est le vieux mythe et la vieille réalité du fatalisme existentiel arabe qui sont morts le vendredi 11 février sur la place Tahrir. … Les foules du Caire ou de Tunis nous disent qu'elles sont passées à un autre islam, à un autre rapport avec leur culture islamique. Elles nous disent qu'elles ne vivent plus l'islam comme soumission. … Ces foules qui sont avant tout des femmes et des hommes dont chacun veut être reconnu comme sujet de droits ont ainsi protesté ... au nom d'un autre islam possible, libre et non plus contraint."
» article intégral (lien externe, français)
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Helsingin Sanomat - Finlande | mardi, 1. mars 2011
D'après certains journaux, les Etats-Unis envisageraient une intervention militaire en Libye si le dirigeant Mouammar Kadhafi continuait de réprimer dans le sang son propre peuple. On n'a toutefois pas encore épuisé toutes les options diplomatiques, estime le quotidien libéral Helsingin Sanomat : » suite
D'après certains journaux, les Etats-Unis envisageraient une intervention militaire en Libye si le dirigeant Mouammar Kadhafi continuait de réprimer dans le sang son propre peuple. On n'a toutefois pas encore épuisé toutes les options diplomatiques, estime le quotidien libéral Helsingin Sanomat : "L'UE a encore de nombreuses possibilités d'intensifier ses mesures en Libye et dans d'autres pays d'Afrique du Nord avant que l'on atteigne le cap d'une intervention militaire. Pour cela, il faudra en outre obtenir des mandats supplémentaires de l'ONU. Le recours à une interdiction de vol dans l'espace aérien libyen serait déjà une mesure militaire ambitieuse. Les ressources de l'OTAN suffiraient certainement pour cela, mais une intervention militaire contre Kadhafi nécessiterait l'assentiment inconditionnel de l'ONU. On la percevrait sinon comme une intervention de l'Occident, ce qui pourrait tourner à l'avantage de Kadhafi."
» article intégral (lien externe, finnois)
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Respekt - République tchèque | mardi, 1. mars 2011
Lors de la séance mensuelle du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies lundi à Genève, de nombreux ministres des Affaires étrangères se sont penchés sur la question des travailleurs immigrés fuyant la Libye, mais n'ont toujours pas trouvé de solution, note l'hebdomadaire libéral Respekt : » suite
Lors de la séance mensuelle du Conseil des droits