La peur d'une catastrophe nucléaire
Suite à l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima-1, les réacteurs lourdement endommagés ne sont toujours pas sous contrôle. Tandis que la contamination radioactive s'étend au Japon, le monde entier redoute une catastrophe similaire à celle de Tchernobyl.

Mladá fronta Dnes - République tchèque | jeudi, 26. mai 2011
En Allemagne, les signes politiques faisant présager une sortie prochaine du nucléaire se multiplient. L'addition sera toutefois salée pour les voisins, déplore le quotidien libéral Mladá fronta dnes : » suite
En Allemagne, les signes politiques faisant présager une sortie prochaine du nucléaire se multiplient. L'addition sera toutefois salée pour les voisins, déplore le quotidien libéral Mladá fronta dnes : "La République tchèque va très vite s'en rendre compte. Le développement des sources énergétiques alternatives va avoir des conséquences sérieuses. Aujourd'hui déjà, ces sources alternatives déstabilisent fortement les lignes électriques de certaines régions européennes. Afin de ne pas aboutir à une panne des réseaux, les voisins vont devoir investir des milliards dans leurs lignes. Cela va augmenter le prix de l'énergie. … Il est en outre absolument certain que cela renforcera la dépendance de l'Europe vis-à-vis des importations de gaz naturel. Gazprom a déjà annoncé des hausses de prix de 350 à 500 dollars pour 1.000 mètres cubes . Avec l'augmentation du prix de l'énergie, l'industrie européenne perdra en compétitivité. Le nucléaire est le seul secteur au monde qui analyse systématiquement tous les accidents et actualise la réglementation pour l'exploitation des réacteurs. Rien de tel dans l'industrie chimique, qui présente des dangers comparables."
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Corriere del Ticino - Suisse | jeudi, 26. mai 2011
Le gouvernement suisse a annoncé mercredi une sortie progressive du nucléaire. Les cinq centrales nucléaires existantes devront être définitivement retirées du réseau après la fin de leur cycle de vie, c'est-à-dire d'ici 2034 pour la dernière. Une décision précipitée, critique le quotidien libéral Corriere del Ticinio : » suite
Le gouvernement suisse a annoncé mercredi une sortie progressive du nucléaire. Les cinq centrales nucléaires existantes devront être définitivement retirées du réseau après la fin de leur cycle de vie, c'est-à-dire d'ici 2034 pour la dernière. Une décision précipitée, critique le quotidien libéral Corriere del Ticinio : "La perspective de recourir à des sources d'énergie plus polluantes et à l'importation d'électricité nucléaire française, dans le cas où les besoins énergétiques n'étaient pas couverts à des prix abordables, n'est pas très reluisante. … C'est le passage du système énergétique suisse aux énergies renouvelables et fiables qui est en jeu. … C'est un objectif intelligent. On ne fait pas vraiment preuve de discernement et de clairvoyance en prenant une décision stricte et en excluant d'emblée la possibilité que la technologie, qui progresse aujourd'hui à la vitesse de la lumière, ne trouve de nouvelles solutions dans le domaine du nucléaire dans les deux prochaines décennies."
» article intégral (lien externe, italien)
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Hospodářské noviny - République tchèque | lundi, 23. mai 2011
La chancelière allemande Angela Merkel a confirmé ce week-end que l'Allemagne entend sortir du nucléaire d'ici dix ans. En même temps, on ignore toujours à quoi devraient ressembler les tests de résistance des centrales nucléaires européennes imaginés après l'accident de Fukushima. Le journal économique Hospodářské noviny juge tout cela douteux : » suite
La chancelière allemande Angela Merkel a confirmé ce week-end que l'Allemagne entend sortir du nucléaire d'ici dix ans. En même temps, on ignore toujours à quoi devraient ressembler les tests de résistance des centrales nucléaires européennes imaginés après l'accident de Fukushima. Le journal économique Hospodářské noviny juge tout cela douteux : "Existe-t-il seulement des tests qui peuvent dévoiler et éliminer l'ensemble des risques ? La sécurité est au final toujours un compromis entre les possibilités techniques et humaines, et ce que l'on peut se permettre d'un point de vue financier. On se demande alors si la grogne actuelle contre l'énergie nucléaire constitue une agitation politique éphémère ou une stratégie politique à long terme. Si l'Europe veut se passer de l'énergie nucléaire, elle devrait d'abord se demander si elle sait comment remplacer cette énergie. Les tentatives avec les énergies renouvelables mènent visiblement dans la même impasse que le retour au charbon."
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taz - Allemagne | mercredi, 18. mai 2011
D'après le rapport de la Commission allemande sur la sécurité nucléaire (RSK), aucune des 17 centrales nucléaires du pays ne satisfait aux exigences maximales. Le quotidien de gauche tageszeitung estime que ce rapport servira en premier lieu le lobby du nucléaire : » suite
D'après le rapport de la Commission allemande sur la sécurité nucléaire (RSK), aucune des 17 centrales nucléaires du pays ne satisfait aux exigences maximales. Le quotidien de gauche tageszeitung estime que ce rapport servira en premier lieu le lobby du nucléaire : "Les auteurs admettent eux-mêmes que le temps a manqué et que les données étaient insuffisantes pour analyser en détail quelle centrale comporte des risques, et dans quelle mesure. Ce qui ressort du rapport est tout aussi vague - rien de nouveau. On savait déjà depuis longtemps que la plupart des centrales nucléaires allemandes sont peu ou pas du tout préparées à surmonter des crashs aériens. Sur ce point, Fukushima n'a rien changé du tout. … Malgré tous les défauts, la RSK reconnaît aux centrales nucléaires du pays une 'grande solidité'. Faut-il donc sortir du nucléaire aussi vite ? Le lobby du nucléaire risque d'exploiter à son avantage ce rapport bâclé."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Le Monde - France | mercredi, 18. mai 2011
La chute soudaine du quasi-candidat à la présidentielle française Dominique Strauss-Kahn est un évènement exceptionnel tout aussi incroyable que la catastrophe nucléaire de Fukushima. Les deux évènements en disent long sur notre société, estime Hervé Kempf dans le quotidien de centre-gauche Le Monde : » suite
La chute soudaine du quasi-candidat à la présidentielle française Dominique Strauss-Kahn est un évènement exceptionnel tout aussi incroyable que la catastrophe nucléaire de Fukushima. Les deux évènements en disent long sur notre société, estime Hervé Kempf dans le quotidien de centre-gauche Le Monde : "Y a-t-il une relation entre ces deux événements inimaginables ? Oui, car ils participent d'une même logique, celle de la 'démesure', ou hubris, selon un concept grec antique. L'hubris désignait l'orgueil qui pousse l'être à dépasser la mesure, à vouloir au-delà de ce que le destin lui a assigné. Cette idée résonne de nouveau fortement dans notre culture : car celle-ci fait preuve d'une avidité inextinguible alors même que la biosphère atteint sa limite d'absorption sans dommage des effets de l'activité humaine. ... Les Grecs associaient à l'hubris son châtiment, la nemesis, ou destruction : l'excès du désir de pouvoir, d'argent, de sexe, conduit à la catastrophe pour celui qui en est le jouet."
» article intégral (lien externe, français)
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The Irish Times - Irlande | mardi, 26. avril 2011
Malgré les catastrophes nucléaires de Tchernobyl et de Fukushima, l'énergie nucléaire reste une source d'énergie importante, écrit le quotidien libéral The Irish Times : » suite
Malgré les catastrophes nucléaires de Tchernobyl et de Fukushima, l'énergie nucléaire reste une source d'énergie importante, écrit le quotidien libéral The Irish Times : "Les matières nucléaires seront encore radioactives pendant 100.000 ans. Ces faits ont été un coup dur pour l'industrie du nucléaire, entraînant une réduction du nombre de centrales construites dans les années 1990. … Mais ces inquiétudes ont diminué avec le progrès technologique, parallèlement à une prise de conscience croissante de l'influence des gaz à effet de serre sur le changement climatique. Le rapide développement économique en Asie et en Amérique latine est basé principalement sur les combustibles fossiles. Les sources d'énergie naturelles ne suffisent pas et l'énergie nucléaire apparaît donc comme une alternative attrayante. Dans le monde entier, quelque 430 centrales nucléaires dans 31 Etats fournissent environ 15 pour cent des besoins en électricité. Néanmoins, s'il veut que cette source d'énergie soit acceptée comme une technologie efficace, responsable, peu coûteuse et relativement propre, le secteur du nucléaire doit convaincre une opinion publique sceptique qu'il n'est pas sujet aux catastrophes."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Karjalainen - Finlande | mardi, 26. avril 2011
Le jour du 25e anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, le quotidien libéral Karjalainen déplore la dépendance toujours aussi importante vis-à-vis du nucléaire et appelle à développer les sources d'énergie alternatives : » suite
Le jour du 25e anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, le quotidien libéral Karjalainen déplore la dépendance toujours aussi importante vis-à-vis du nucléaire et appelle à développer les sources d'énergie alternatives : "L'accident de Tchernobyl a été la conséquence de l'échec d'une expérience scientifique. … Après la catastrophe, on a assuré au monde que de nouveaux types de réacteurs, des exigences de sécurité plus strictes et un meilleur contrôle permettraient d'éviter des accidents de ce type. … Mais comme l'a montré la catastrophe de Fukushima, on ne peut empêcher tous les accidents. … Pour le moment, il est toutefois impossible de renoncer à l'atome, car les autres possibilités de production d'énergie ne suffisent pas à couvrir les besoins énergétiques mondiaux actuels. … Le développement de nouvelles formes plus sûres de production d'énergie reste nécessaire."
» article intégral (lien externe, finnois)
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Lidové noviny - République tchèque | mardi, 26. avril 2011
Malgré la catastrophe de Tchernobyl il y a 25 ans et le récent accident dans la centrale de Fukushima, le quotidien conservateur Lidové noviny met en garde contre l'hystérie : » suite
Malgré la catastrophe de Tchernobyl il y a 25 ans et le récent accident dans la centrale de Fukushima, le quotidien conservateur Lidové noviny met en garde contre l'hystérie : "On craignait des centaines de milliers de morts après Tchernobyl mais cela ne s'est pas confirmé. Personne ne peut prétendre que la région est aujourd'hui un paradis. Mais la nature s'y est vite régénérée. … Les réacteurs actuels sont beaucoup plus sûrs, même si nous ne pouvons être satisfaits. Il y a encore trop peu d'informations sur l'accident de Fukushima venant de sources sérieuses pour pouvoir rendre un verdict définitif. Mais il y a également des études sur le nombre de personnes qui meurent en raison des émissions provenant des centrales au charbon et sur le nombre de mineurs qui perdent la vie chaque année dans les mines de charbon. Il manque seulement à ces chiffres le décor spectaculaire d'un réacteur accidenté. Le trafic automobile des particuliers tue chaque année beaucoup plus de personnes qu'un accident nucléaire. Les militants antinucléaires feraient mieux de lutter pour l'interdiction des voitures."
» informations complémentaires (lien externe, tchèque)
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Il Sole 24 Ore - Italie | mercredi, 20. avril 2011
Le gouvernement italien a décidé mardi d'abandonner pour le moment les projets de reprise du nucléaire. Un moratoire sur la question avait déjà été annoncé fin mars. Il manque à l'Italie une politique énergétique claire, estime le journal économique Il Sole 24 Ore : » suite
Le gouvernement italien a décidé mardi d'abandonner pour le moment les projets de reprise du nucléaire. Un moratoire sur la question avait déjà été annoncé fin mars. Il manque à l'Italie une politique énergétique claire, estime le journal économique Il Sole 24 Ore : "Jusqu'à hier, le nucléaire était un objectif clair, au nom d'un mea culpa politique mais aussi technologique lié au malheureux référendum de 1987... . C'est aujourd'hui un objectif abandonné ou du moins à suspendre par choix du gouvernement, au nom d'un sentiment populaire né à Fukushima. Un opportunisme compréhensible, et une prudence politique qui s'explique facilement par les prochaines échéances électorales [élections communales en mai] et pas seulement par les questions plus que justifiées après la catastrophe, dans un pays où le nucléaire a été présenté par nos pionniers comme un exemple quasiment universel de sécurité dans l'exploitation de l'atome. Débat scientifique ? Programme rigoureux ? Nous sommes en Italie ! Un pays à la politique énergétique tout simplement inexistante."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Diário Económico - Portugal | vendredi, 15. avril 2011
La gestion de l'accident nucléaire de Fukushima comme celle de la crise financière internationale ont révélé une mauvaise gestion mondiale des risques, estime le prix Nobel d'économie Joseph E. Stiglitz dans le journal économique Diário Económico : » suite
La gestion de l'accident nucléaire de Fukushima comme celle de la crise financière internationale ont révélé une mauvaise gestion mondiale des risques, estime le prix Nobel d'économie Joseph E. Stiglitz dans le journal économique Diário Económico : "Ces deux catastrophes illustrent l'incapacité des marchés et des sociétés humaines à gérer les risques. Il est vrai que l'on ne peut mettre sur le même plan le tremblement de terre … et la crise financière. Mais cette dernière a des traits communs avec l'accident nucléaire de Fukushima. ... Les recherches en économie et en psychologie nous aident à comprendre notre incapacité à gérer ces risques. Il est difficile d'évaluer la probabilité d'événement rare, car les données expérimentales à ce sujet sont très limitées. Dans ces conditions, on n'est guère incité à remettre en question une vision rassurante de la situation. Bien au contraire le fait de ne pas avoir à supporter les conséquences de ses propres erreurs pousse à l'aveuglement. Un système qui collectivise les pertes alors qu'il privatise les gains est condamné à ne pouvoir gérer correctement les risques."
» article intégral (lien externe, portugais)
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Libération - France | lundi, 18. avril 2011
Le chef du groupe exploitant la centrale nucléaire accidentée de Fukushima a annoncé ce week-end qu'il faudra encore trois mois pour refroidir les réacteurs et garantir le fonctionnement du bassin de refroidissement. Le quotidien de centre-gauche Libération estime qu'il faudra encore du temps avant que le monde renonce totalement à l'énergie nucléaire : » suite
Le chef du groupe exploitant la centrale nucléaire accidentée de Fukushima a annoncé ce week-end qu'il faudra encore trois mois pour refroidir les réacteurs et garantir le fonctionnement du bassin de refroidissement. Le quotidien de centre-gauche Libération estime qu'il faudra encore du temps avant que le monde renonce totalement à l'énergie nucléaire : "Le drame n'en finit plus, l'urgence s'éternise. Jamais le sentiment d'abandon n'aura été aussi fort parmi les survivants de la région et les 80.000 déplacés qui ne savent toujours pas s'ils pourront un jour rentrer chez eux. ... Ce compte à rebours ne concerne pas les seuls Japonais, mais bien toutes les grandes puissances. Les chercheurs les plus sérieux l'affirment, il faudra au moins trois ou quatre décennies pour bâtir une alternative réaliste à l'énergie atomique. Nul n'en a donc fini avec le nucléaire, pas plus qu'avec Fukushima et ses effets ravageurs."
» article intégral (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Vincent Giret
Kansan Uutiset - Finlande | mercredi, 13. avril 2011
L'Agence japonaise de sûreté nucléaire a classé l'accident de la centrale de Fukushima 1 au même niveau que la catastrophe de Tchernobyl. Et l'on ignore encore l'ampleur réelle de la catastrophe, déplore l'hebdomadaire de gauche Kansan Uutiset dans son édition en ligne : » suite
L'Agence japonaise de sûreté nucléaire a classé l'accident de la centrale de Fukushima 1 au même niveau que la catastrophe de Tchernobyl. Et l'on ignore encore l'ampleur réelle de la catastrophe, déplore l'hebdomadaire de gauche Kansan Uutiset dans son édition en ligne : "A Fukushima s'est produit ce qui n'aurait jamais dû se produire. … Les centrales nucléaires endommagées de Fukushima continueront d'émettre de la radioactivité pendant des années. Même si l'on effectue un travail considérable sur le terrain pour limiter les problèmes, on ne dispose pas encore d'une image complète de l'ampleur de la catastrophe. Tepco, l'exploitant de la centrale, a toutefois prévenu que la radioactivité pourrait être encore plus élevée que celle consécutive à l'accident de Tchernobyl. Il est en outre préoccupant que les secours ne maîtrisent manifestement pas encore complètement la situation dans les centrales endommagées de Fukushima - malheureusement."
» article intégral (lien externe, finnois)
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Der Standard - Autriche | mardi, 12. avril 2011
Le gouvernement japonais a annoncé lundi l'élargissement de la zone d'évacuation autour de la centrale atomique accidentée de Fukushima 1. Le quotidien de centre-gauche Der Standard salue cette décision mais critique la communication japonaise autour de la catastrophe nucléaire : » suite
Le gouvernement japonais a annoncé lundi l'élargissement de la zone d'évacuation autour de la centrale atomique accidentée de Fukushima 1. Le quotidien de centre-gauche Der Standard salue cette décision mais critique la communication japonaise autour de la catastrophe nucléaire : "Car les informations divulguées depuis un mois … au public ont plus dû plus provoquer chez les personnes concernées un trouble diffus qu'une peur palpable. Les valeurs de radioactivité publiées depuis par la société d'exploitation de la centrale Tepco ou par les pouvoirs publics plongent même les experts nucléaires dans la perplexité face aux variations constantes des valeurs relevées. Avec un peu de cynisme, on ne peut reprocher aux responsables d'avoir déclenché un mouvement de panique. Ce type de communication nous invite pourtant à douter de l'ensemble des informations fournies sur la situation. Elle porte à croire que des réflexions tactiques font aussi partie de la communication de crise. Cela n'est pourtant pas de mise quand la santé de milliers de personnes en dépend."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Le Quotidien - Luxembourg | mercredi, 6. avril 2011
La catastrophe nucléaire japonaise a donné un nouvel élan au mouvement écologique au Luxembourg, car même les entreprises ont reconnu les avantages d'un développement durable, estime le journal Le Quotidien : » suite
La catastrophe nucléaire japonaise a donné un nouvel élan au mouvement écologique au Luxembourg, car même les entreprises ont reconnu les avantages d'un développement durable, estime le journal Le Quotidien : "En plus de devenir furieusement tendance, les écologistes ont désormais des arguments économiques, et là, les entreprises sont plus à même de tendre l'oreille au discours écolo. Parce qu'on a longtemps pensé qu'il s'agissait d'une bande d'illuminés prêts à tout pour sauver la planète, aujourd'hui tout le monde fait preuve d'un pragmatisme qui allie sauvetage du monde et intérêts économiques. Car, s'il faudra bien, selon eux, changer radicalement notre façon de consommer à outrance et donc de gaspiller, les solutions données ne paraissent plus si terribles. ... Œuvrer pour continuer à engranger les bénéfices, sans souiller la planète, parfois il suffit de peu. Globalement, ce sera plus compliqué bien sûr. Mais la prise de conscience est là, bien présente."
» article intégral (lien externe, français)
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Financial Times Deutschland - Allemagne | mardi, 5. avril 2011
La société Tepco, responsable de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima-1, a rejeté près de 10.000 tonnes d'eau radioactive dans le Pacifique. Un accident nucléaire a toujours des répercussions mondiales et les compétences de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) devraient être élargies, demande le journal économique libéral Financial Times Deutschland, car "celle-ci ne peut intervenir que lorsque les Etats l'y autorisent expressément, et ses indications en matière de sécurité n'ont en outre aucun caractère contraignant. Ce manque de contrôle n'est absolument pas adapté aux dommages qu'un accident nucléaire peut provoquer, comme la destruction de l'environnement ou le bouleversement de l'économie mondiale en raison de l'interruption de la chaîne d'approvisionnement. Ainsi, les Etats du G20 et l'UE devraient montrer l'exemple en imposant des directives de sécurité. En outre, les droits de l'AIEA devraient être étendus : » suite
La société Tepco, responsable de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima-1, a rejeté près de 10.000 tonnes d'eau radioactive dans le Pacifique. Un accident nucléaire a toujours des répercussions mondiales et les compétences de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) devraient être élargies, demande le journal économique libéral Financial Times Deutschland, car "celle-ci ne peut intervenir que lorsque les Etats l'y autorisent expressément, et ses indications en matière de sécurité n'ont en outre aucun caractère contraignant. Ce manque de contrôle n'est absolument pas adapté aux dommages qu'un accident nucléaire peut provoquer, comme la destruction de l'environnement ou le bouleversement de l'économie mondiale en raison de l'interruption de la chaîne d'approvisionnement. Ainsi, les Etats du G20 et l'UE devraient montrer l'exemple en imposant des directives de sécurité. En outre, les droits de l'AIEA devraient être étendus : elle devrait déjà pouvoir contrôler et intervenir dans le cas d'un dérangement et non pas seulement lorsqu'on l'y invite. Actuellement, le choc provoqué par Fukushima ébranle l'opinion publique mondiale. C'est l'occasion de renforcer la surveillance de l'énergie nucléaire et de la placer là où il faut : au niveau international."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | mardi, 5. avril 2011
Des reportages occidentaux relatifs à la centrale nucléaire accidentée de Fukushima-1 soulignent des différences culturelles face aux catastrophes. Dans le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung, la japonologue allemande Lisette Gebhardt critique l'entretien des clichés du sens communautaire et de la capacité à endurer la souffrance accolés au Japon, car ils établissent une distance inutile : » suite
Des reportages occidentaux relatifs à la centrale nucléaire accidentée de Fukushima-1 soulignent des différences culturelles face aux catastrophes. Dans le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung, la japonologue allemande Lisette Gebhardt critique l'entretien des clichés du sens communautaire et de la capacité à endurer la souffrance accolés au Japon, car ils établissent une distance inutile : "Dans un monde globalisé, il convient de se poser d'autres questions que celles touchant aux normes de comportement culturel dans une catastrophe naturelle. Justement parce que les sociétés industrielles occidentales sont, à l'instar du Japon, à la merci des avantages et des inconvénients technologiques, nous devons nous demander quelle leçon tirer de Fukushima. … Comment la communauté mondiale peut-elle aider au mieux le Japon ? Quelles sont les alternatives au nucléaire dans un pays au sein duquel la politique et le lobby nucléaire vont de pair, où l'on a cruellement oublié l'ancienne vertu des économies d'énergie et qui dispose en outre d'un important potentiel d'énergie thermique ? … Si un horizon optimiste s'ouvre à nous avec Fukushima, alors il doit être basé sur un débat mondial factuel et permettre une compréhension dépassant une exotisation de l'étranger et de soi-même."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Lisette Gebhardt
Vilniaus diena - Lituanie | mardi, 5. avril 2011
La défiance à l'égard du nucléaire grandit en Lituanie. Peu étonnant, estime le quotidien Vilniaus Diena : » suite
La défiance à l'égard du nucléaire grandit en Lituanie. Peu étonnant, estime le quotidien Vilniaus Diena : "Un nouveau sondage montre que les évènements préoccupants dans la centrale nucléaire japonaise de Fukushima ont des répercussions : neuf Lituaniens sur dix ne souhaitent pas que l'on construise une nouvelle centrale dans leur pays, alors que partisans et opposants avaient jusque-là pratiquement le même poids. La crainte de la radioactivité en cas de catastrophe a ainsi dépassé le désir d'indépendance énergétique. D'autres sondages montrent en même temps que les Lituaniens rejettent les projets russes et biélorusses de construire des centrales atomiques directement à leur frontière. … Mais Moscou et Minsk ne se laisseront pas influencer par cette position négative, ne montrant déjà pas beaucoup d'intérêt à l'opinion de leur propre pays."
» article intégral (lien externe, lituanien)
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De Standaard - Belgique | mardi, 5. avril 2011
Suite à la catastrophe nucléaire au Japon, plusieurs chaînes de télévision en Allemagne, en Autriche et en Suisse ont renoncé à diffuser les épisodes de la série d'animation satirique The Simpsons évoquant une catastrophe nucléaire. C'est une mauvaise décision, estime le président des nationalistes flamands, Bart de Wever, dans sa chronique régulière au quotidien De Standaard : » suite
Suite à la catastrophe nucléaire au Japon, plusieurs chaînes de télévision en Allemagne, en Autriche et en Suisse ont renoncé à diffuser les épisodes de la série d'animation satirique The Simpsons évoquant une catastrophe nucléaire. C'est une mauvaise décision, estime le président des nationalistes flamands, Bart de Wever, dans sa chronique régulière au quotidien De Standaard : "Peut-être que pour l'opinion publique allemande, les Simpsons et Fukushima confinent trop à la limite entre comédie et tragédie. L'idée que la centrale japonaise est gérée impunément par des individus qui ressemblent plus à Homer Simpson et à Monty Burns qu'on ne souhaite l'imaginer est trop pénible. Nous préférons penser que la tragédie qui touche les courageux japonais, qui luttent de manière surhumaine contre le sort, est davantage due à un aléa divin qu'à des individus faillibles. Quand la peur règne, il n'y a pas de place pour l'humour."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Tous les textes disponibles de » Bart De Wever
Die Welt - Allemagne | mercredi, 30. mars 2011
Près de trois semaines après l'accident nucléaire de Fukushima, la situation reste critique mais l'intérêt international diminue, déplore le quotidien conservateur Die Welt : » suite
Près de trois semaines après l'accident nucléaire de Fukushima, la situation reste critique mais l'intérêt international diminue, déplore le quotidien conservateur Die Welt : "Fukushima n'est pas encore comparable à Tchernobyl. … La situation à Fukushima reste floue, on pourrait même dire imprévisible. Elle peut basculer à tout moment. … Tout est envisageable, même bien sûr un contrôle progressif de la situation. Mais aussi un échauffement croissant, jusqu'à une véritable catastrophe, une explosion. Les Japonais concernés portent un lourd fardeau, bien plus que les Allemands, dont la crise émotive irrationnelle à l'autre bout du monde était flagrante. La politique a désormais fait volte-face et annoncé dans la précipitation un tournant énergétique. Le principal, c'est que les Allemands soient propres. Le pire pour Fukushima, c'est le désintérêt progressif. Et celui-ci a déjà commencé."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Diário de Notícias - Portugal | mardi, 29. mars 2011
La victoire des Verts dans le land de Bade-Wurtemberg souligne le rôle de précurseur mondial du parti écologiste allemand, estime le quotidien Diário de Notícias : » suite
La victoire des Verts dans le land de Bade-Wurtemberg souligne le rôle de précurseur mondial du parti écologiste allemand, estime le quotidien Diário de Notícias : "Lorsqu'en octobre 2010, un sondage du magazine d'information Stern a indiqué que 24 pour cent des Allemands voteraient pour les Verts, l'Allemagne a vu ces chiffres d'un œil dubitatif. Mais lors des élections de dimanche [dans le land de Bade-Wurtemberg], les Verts ont obtenu ces mêmes 24 pour cent, leur permettant ainsi de former un gouvernement avec leurs alliés sociaux-démocrates et d'évincer les chrétiens-démocrates du pouvoir pour la première fois depuis plus de 50 ans. Le litige sur le nucléaire a nui au parti de Merkel : les Verts ont été récompensés pour leur critique constante à l'encontre des centrales nucléaires sur le sol allemand, alors que la CDU ne s'en est inquiétée qu'après la tragédie au Japon. … Le résultat dans le Bade-Wurtemberg est un mauvais signe pour Merkel et son gouvernement de coalition avec les libéraux à Berlin. Mais il confirme que le parti écologiste allemand est le plus important au monde."
» article intégral (lien externe, portugais)
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Élet és Irodalom - Hongrie | vendredi, 25. mars 2011
Le séisme au Japon et le tsunami qui a suivi auront des répercussions plus lourdes sur l'économie mondiale que la plupart des catastrophes naturelles déjà survenues, estime l'économiste Miklós Losoncz dans l'hebdomadaire de centre-gauche Élet és Irodalom : » suite
Le séisme au Japon et le tsunami qui a suivi auront des répercussions plus lourdes sur l'économie mondiale que la plupart des catastrophes naturelles déjà survenues, estime l'économiste Miklós Losoncz dans l'hebdomadaire de centre-gauche Élet és Irodalom : "Outre les grands groupes japonais (Toyota, Suzuki, etc.) et leurs filiales étrangères, il existe également de par le monde de nombreuses multinationales (General Motors, Sony Ericsson, Volkswagen, Boeing, etc.) dont la production dépend de l'approvisionnement permanent d'éléments de construction et de pièces de rechange venant du Japon. En raison de la catastrophe naturelle, ces livraisons sont désormais interrompues. L'arrêt de la production au Japon pourrait aussi freiner très rapidement la dynamique de la production industrielle dans d'autres pays. Si la situation n'évolue pas à court ou long terme, les multinationales pourraient rechercher d'autres fournisseurs, ce qui provoquerait une perte sur le marché pour les entreprises japonaises. … Les dédommagements à payer par les compagnies d'assurances suite à la catastrophe naturelle sont également faramineux."
» informations complémentaires (lien externe, hongrois)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Catastrophe naturelle, » Catastrophe naturelle, » Economie, » Mondial, » Japon
Tous les textes disponibles de » Miklós Losoncz
The Guardian - Royaume-Uni | vendredi, 25. mars 2011
Une étude de l'université publique d'Arizona aux Etats-Unis analyse les racines de l'altruisme humain, qu'illustrent les travailleurs qui s'exposent chaque jour aux radiations élevées au sein de la centrale de Fukushima. Son fondement est plus culturel que génétique, estime Johnjoe McFadden dans le quotidien de centre-gauche The Guardian : » suite
Une étude de l'université publique d'Arizona aux Etats-Unis analyse les racines de l'altruisme humain, qu'illustrent les travailleurs qui s'exposent chaque jour aux radiations élevées au sein de la centrale de Fukushima. Son fondement est plus culturel que génétique, estime Johnjoe McFadden dans le quotidien de centre-gauche The Guardian : "La plupart des individus au sein des groupes modernes de chasseurs et de cueilleurs ne font pas partie de la même famille, ce sont plutôt des amis que des parents. Evidemment nous ignorons si nos ancêtres vivaient comme les chasseurs et les cueilleurs contemporains. Mais la prédominance de ce schéma dans de nombreux groupes différents suggère qu'il est inné et explique probablement ce qui fait de nous des êtres humains. Les chercheurs argumentent que ce schéma de relations humaines largement répandu permettait aux hommes préhistoriques de conclure des alliances tolérantes et larges avec des amis et des voisins de groupes proches. Un des éléments clés de ces alliances reposait probablement sur une attitude aimable vis-à-vis de l'étranger, non pas de nature génétique mais comme produit culturel."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | jeudi, 24. mars 2011
La catastrophe nucléaire au Japon a déclenché dans divers pays européens un débat sur l'avenir de l'approvisionnement énergétique. Le quotidien libéral conservateur Neue Zürcher Zeitung souligne que les énergies renouvelables ont elles aussi un prix, même si celui-ci n'est pas toujours chiffrable : » suite
La catastrophe nucléaire au Japon a déclenché dans divers pays européens un débat sur l'avenir de l'approvisionnement énergétique. Le quotidien libéral conservateur Neue Zürcher Zeitung souligne que les énergies renouvelables ont elles aussi un prix, même si celui-ci n'est pas toujours chiffrable : "Nos habitudes de pensée font que nous attribuons plus de poids aux valeurs que nous pouvons exprimer en chiffres. Aujourd'hui, alors que les biens environnementaux sont globalement menacés, et même s'ils ne sont pas chiffrables et ne peuvent donc être compensés par de l'argent, il devient nécessaire de leur donner une valeur. Elle pourra alors être prise en compte dans la comparaison des biens et dans les processus de prise de décision politique, au même titre que les valeurs matérielles quantifiables. Le conflit entre la production d'énergie et la protection de l'environnement n'est qu'un exemple. On peut ici rappeler également que l'énergie hydraulique s'est développée à grande échelle depuis longtemps et qu'il reste seulement quelques cours d'eau non utilisés et à l'état naturel."
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The Daily Telegraph - Royaume-Uni | mercredi, 23. mars 2011
Suite à la catastrophe nucléaire japonaise de Fukushima Daiichi, l'Allemagne a décidé d'arrêter sept anciens réacteurs et le chargé des questions énergétiques de l'Union européenne exige la sortie de l'atome. Une attitude alarmiste, estime le quotidien conservateur The Daily Telegraph : » suite
Suite à la catastrophe nucléaire japonaise de Fukushima Daiichi, l'Allemagne a décidé d'arrêter sept anciens réacteurs et le chargé des questions énergétiques de l'Union européenne exige la sortie de l'atome. Une attitude alarmiste, estime le quotidien conservateur The Daily Telegraph : "En cas d'incident nucléaire sérieux, la panique l'emporte sur la raison, à moins qu'une personne fiable et qualifiée prenne la parole et prêche le bon sens. De telles situations doivent être soumises à de bonnes analyses de risques pouvant être transmises aux médias, afin d'apaiser le débat. Ce qui a manqué au Japon, à la Commission européenne et à l'Allemagne, c'est la voix autoritaire d'un conseiller scientifique qui aurait pu contenir la panique et démontrer les problèmes. Car avant de savoir tout ça, personne ne peut comprendre comment gérer les risques liés aux désastres, que ceux-ci soient provoqués par la nature, par l'homme, ou les deux."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Les Echos - France | mardi, 22. mars 2011
La catastrophe nucléaire japonaise de Fukushima a relancé dans le monde entier la question de la sortie du nucléaire, même en France, où 70 pour cent de l'électricité est issue de l'atome. Pour le journal économique Les Echos, des mesures de sécurité devraient être prises contre des accidents dont les coûts ont une répercussion énorme sur le prix de l'électricité : » suite
La catastrophe nucléaire japonaise de Fukushima a relancé dans le monde entier la question de la sortie du nucléaire, même en France, où 70 pour cent de l'électricité est issue de l'atome. Pour le journal économique Les Echos, des mesures de sécurité devraient être prises contre des accidents dont les coûts ont une répercussion énorme sur le prix de l'électricité : "On peut faire foisonner les scénarios dits 'alternatifs'. Les plus responsables constatent que l'énergie la meilleure est celle qu'on ne consomme pas. Ils fondent là-dessus des programmes contraignants de 'sobriété énergétique'. Mais les consommateurs et les industriels ont résolument opté pour une consommation libre d'énergie bon marché. Le scénario qui, affrontant le problème à la racine, oserait préconiser en première approximation un décuplement du prix directeur de l'énergie aurait toutes les chances d'assurer le financement des sécurités extrêmes du nucléaire (s'il en reste). … Mais celui qui le soutiendrait serait sans doute exécuté. Pour avoir dit la vérité."
» article intégral (lien externe, français)
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Lietuvos rytas - Lituanie | lundi, 21. mars 2011
L'accident sur les réacteurs de la centrale japonaise de Fukushima a relancé le débat sur le nucléaire en Europe. La Lituanie veut remplacer sa centrale d'Ignalina par une nouvelle et doit donc de nouveau débattre de l'atome, demande le quotidien Lietuvos Rytas : » suite
L'accident sur les réacteurs de la centrale japonaise de Fukushima a relancé le débat sur le nucléaire en Europe. La Lituanie veut remplacer sa centrale d'Ignalina par une nouvelle et doit donc de nouveau débattre de l'atome, demande le quotidien Lietuvos Rytas : "Le pouvoir soviétique ne nous a pas demandé si nous voulions une centrale nucléaire ou pas. Quatre réacteurs devaient être construits à l'origine, au final il n'y en a eu que deux. … La Lituanie est ainsi devenue un Etat nucléaire contre sa volonté et cela n'a pas réduit le prix de l'électricité : nous payions souvent le kilowatt-heure plus cher qu'en Lettonie ou en Estonie, où il n'y a pas de nucléaire. Personne ne nous demande aujourd'hui non plus si nous voulons une telle centrale et personne n'a demandé de sondage à ce sujet. Il n'est même pas venu à l'idée du Parlement de discuter sérieusement de cette question si importante avec des experts et des représentants de l'opinion publique. … La population pourrait avoir une tout autre opinion concernant une nouvelle centrale nucléaire. Nous sommes les citoyens de notre pays, pas une masse amorphe manipulée par des groupes d'intérêts."
» article intégral (lien externe, lituanien)
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Dagens Nyheter - Suède | lundi, 21. mars 2011
La situation dans la centrale nucléaire japonaise de Fukushima s'est stabilisée ce week-end. Ce lundi, les ingénieurs sont parvenus à raccorder de nouveau au réseau électrique les derniers des six réacteurs. Même si l'énergie nucléaire reste nécessaire, nous devons tirer les leçons de Fukushima, demande le quotidien Dagens Nyheter : » suite
La situation dans la centrale nucléaire japonaise de Fukushima s'est stabilisée ce week-end. Ce lundi, les ingénieurs sont parvenus à raccorder de nouveau au réseau électrique les derniers des six réacteurs. Même si l'énergie nucléaire reste nécessaire, nous devons tirer les leçons de Fukushima, demande le quotidien Dagens Nyheter : "A court terme, nous devront vivre avec le nucléaire. … C'est un fait, continuer à utiliser l'énergie nucléaire est une des principales conditions pour éviter au moins que les émissions de gaz à effet de serre n'augmentent. … L'accident au Japon est très grave, mais ne constitue pas pour le moment une catastrophe mortelle. … D'un point de vue mondial et suédois, il existe toutefois une menace persistante : les centrales nucléaires de l'ex-Union soviétique, toujours en service malgré les défauts de sécurité. La tâche principale est de contribuer à les fermer ou à les remplacer afin de réduire le risque d'un nouvel accident atomique."
» article intégral (lien externe, suédois)
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Népszabadság - Hongrie | samedi, 19. mars 2011
Le séisme dévastateur au Japon et ses terribles conséquences ont montré dans quelle mesure l'être humain est livré aux forces de la nature, écrit Miklós Hargitai dans le quotidien de centre-gauche Népszabadság. On peut selon lui d'ores et déjà prédire que l'humanité disparaîtra à la suite d'une catastrophe naturelle : » suite
Le séisme dévastateur au Japon et ses terribles conséquences ont montré dans quelle mesure l'être humain est livré aux forces de la nature, écrit Miklós Hargitai dans le quotidien de centre-gauche Népszabadság. On peut selon lui d'ores et déjà prédire que l'humanité disparaîtra à la suite d'une catastrophe naturelle : "C'est le réchauffement climatique mondial qui pourrait générer le désastre le plus imminent. Si le niveau mondial des mers et des océans augmente de deux mètres en moyenne, c'est au moins un tiers des contrées du globe les plus densément peuplées qui seront submergées, ainsi que 20 à 25 pour cent des surfaces agricoles actuellement exploitées. Cela aura dans tous les cas des conséquences apocalyptiques. L'éruption volcanique en Islande l'année dernière a montré qu'un seul volcan suffit à générer des changements climatiques. … Mais l'être humain est bien sûr aussi un facteur de troubles. … Vu l'excès actuel des habitudes consuméristes et le gaspillage des matières premières, la planète ne pourra pas supporter beaucoup plus longtemps autant d'êtres humains. Il faudra vraisemblablement nous habituer à un constat : la phase de croissance pacifique qui perdure depuis l'avènement de la modernité ne constitue qu'une situation exceptionnelle et éphémère."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Der Standard - Autriche | vendredi, 18. mars 2011
Suite à la catastrophe nucléaire au Japon, les sociaux-démocrates allemands et autrichiens entendent élaborer ensemble une initiative populaire européenne pour une sortie définitive du nucléaire. Si un million de citoyennes et de citoyens issus d'au moins sept Etats membres y sont favorables, la Commission européenne devra prendre position. Mais une telle initiative n'apporte rien, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : » suite
Suite à la catastrophe nucléaire au Japon, les sociaux-démocrates allemands et autrichiens entendent élaborer ensemble une initiative populaire européenne pour une sortie définitive du nucléaire. Si un million de citoyennes et de citoyens issus d'au moins sept Etats membres y sont favorables, la Commission européenne devra prendre position. Mais une telle initiative n'apporte rien, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Mobiliser un million d'Européens pour signer une pétition contre les centrales nucléaires en Europe est actuellement un exercice relativement simple, car le choc de Fukushima et l'insécurité générale sont profonds. Mais cela n'apporte rien pour le moment. Car une telle initiative populaire européenne ne sera légalement réalisable qu'à partir de 2012, et les lecteurs des journaux à sensation s'intéresseront alors à d'autres questions. En outre, l'abandon du nucléaire en Europe est une affaire à long terme, avec des alternatives incertaines. Les développer demandera beaucoup d'efforts. Des décisions politiques précipitées n'apporteront rien."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Kauppalehti - Finlande | vendredi, 18. mars 2011
En réaction à l'accident nucléaire au Japon, l'Allemagne a suspendu sa politique de prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires allemandes et décidé de retirer du réseau les sept réacteurs les plus anciens. Pour le journal économique Kauppalehti, il s'agit uniquement d'une stratégie électoraliste liée aux prochains scrutins régionaux : » suite
En réaction à l'accident nucléaire au Japon, l'Allemagne a suspendu sa politique de prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires allemandes et décidé de retirer du réseau les sept réacteurs les plus anciens. Pour le journal économique Kauppalehti, il s'agit uniquement d'une stratégie électoraliste liée aux prochains scrutins régionaux : "Sept élections régionales auront lieu cette année en Allemagne, la prochaine dans un peu plus d'une semaine dans le land de Bade-Wurtemberg. L'activisme de Merkel et de ses acolytes est une manœuvre purement électorale. … Un sondage récent a montré que 70 pour cent des Allemands étaient contre le nucléaire. En arrêtant les centrales nucléaires et diverses 'prolongations', le gouvernement essaie de sauver ce qui peut encore l'être. Cela montre en tout cas l'absurdité que l'on a essayé de faire gober aux électeurs en Allemagne avant le séisme au Japon. … Objectivement, les raisons qu'a l'Allemagne aujourd'hui de renoncer à l'atome sont aussi nombreuses qu'avant le séisme au Japon. L'une d'elles est le stockage final non élucidé des déchets nucléaires. Ce risque réel a toutefois été minimisé."
» informations complémentaires (lien externe, finnois)
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El Periódico de Catalunya - Espagne | vendredi, 18. mars 2011
La mise en place d'une zone d'exclusion aérienne est la moindre des choses que l'on pouvait attendre de la communauté internationale, indique le quotidien de centre-gauche El Periódico de Catalunya avec soulagement : » suite
La mise en place d'une zone d'exclusion aérienne est la moindre des choses que l'on pouvait attendre de la communauté internationale, indique le quotidien de centre-gauche El Periódico de Catalunya avec soulagement : "La résolution adoptée hier soir par le Conseil de sécurité des Nations unies a dissipé le sentiment que la catastrophe japonaise éclipsait les massacres sauvages en Libye et que le colonel Kadhafi pouvait intervenir impunément contre l'opposition jusqu'au dernier homme. … La résolution adoptée autorise la communauté internationale à faire cesser toute tentative du dictateur libyen à poursuivre les bombardements aériens. Elle s'engage en même temps à protéger la population civile dans la mesure de ses pouvoirs mais sans recourir à une intervention terrestre. C'est le minimum que l'on pouvait attendre des grandes puissances pour mettre fin au massacre, surtout après la requête par la Ligue arabe à l'ONU de fermer l'espace aérien."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Eesti Päevaleht - Estonie | vendredi, 18. mars 2011
Si tous les médias ne parlaient que des troubles dans le monde arabe au départ, c'est désormais le Japon qui fait la une pratiquement partout, critique le quotidien Eesti Päevaleht : » suite
Si tous les médias ne parlaient que des troubles dans le monde arabe au départ, c'est désormais le Japon qui fait la une pratiquement partout, critique le quotidien Eesti Päevaleht : "Le séisme et la catastrophe nucléaire qui a suivi mettent tout le reste de côté. La situation en Côte d'Ivoire n'a par exemple reçu qu'une faible attention dans les nouvelles d'hier, bien que le pays soit au bord de la guerre civile et que 380.000 personnes tentent de fuir devant la menace de la violence. Cela confirme une fois de plus le vieil adage selon lequel l'attention publique ne peut se concentrer sur plus d'un grand thème à la fois. Si les individus se consacrent exclusivement à un sujet d'actualité, beaucoup d'autres évènements désagréables passeront à la trappe sans pouvoir susciter la moindre réaction."
» article intégral (lien externe, estonien)
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Finance - Slovénie | vendredi, 18. mars 2011
Depuis la catastrophe nucléaire au Japon, les écologistes annoncent la fin de l'atome et louent les énergies renouvelables. Mais celles-ci ne constituent pas une solution à elles seules, estime le journal économique Finance : » suite
Depuis la catastrophe nucléaire au Japon, les écologistes annoncent la fin de l'atome et louent les énergies renouvelables. Mais celles-ci ne constituent pas une solution à elles seules, estime le journal économique Finance : "Nous voulons tout avoir et ne renoncer à rien. Tout le monde est favorable à une nature préservée, dans laquelle il y aurait suffisamment d'énergie à disposition et suffisamment de routes où se déplacent des voitures rapides et écologiques. Tout n'est pas tout noir ou tout blanc, mais de grâce restons raisonnables. Les sources d'énergie renouvelable n'apportent pas encore suffisamment d'énergie pour satisfaire nos besoins. L'autre problème, c'est leur coût nettement plus élevé. Savez-vous que sans subventions publiques, un mégawatt d'énergie renouvelable coûte quatre fois plus cher que la même quantité d'électricité issue du nucléaire ? Si vous décidez donc d'écouter à l'avenir un partisan exclusif des énergies vertes, il faudra d'abord que vous mettiez la main au porte-monnaie."
» article intégral (lien externe, slovène)
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Tous les textes disponibles de » Jurij Šimac
Sega - Bulgarie | mercredi, 16. mars 2011
En réaction à la catastrophe nucléaire au Japon, le commissaire européen à l'Energie Günther Oettinger a annoncé des tests de résistance pour toutes les centrales nucléaires européennes. C'est une pure hypocrisie, critique le quotidien Sega : » suite
En réaction à la catastrophe nucléaire au Japon, le commissaire européen à l'Energie Günther Oettinger a annoncé des tests de résistance pour toutes les centrales nucléaires européennes. C'est une pure hypocrisie, critique le quotidien Sega : "Il suffit de nous remémorer l'échec des tests de résistance des banques opérés l'année dernière pour savoir où tout cela mènera. Pas un seul réacteur ne sera désactivé. … Lors du sommet exceptionnel à Bruxelles, il s'agissait moins d'élaborer et de mettre en œuvre des critères communs pour la sécurité nucléaire que de faire croire 'qu'en matière de sécurité, l'Europe est unie', comme l'a déclaré le commissaire européen à l'énergie Günther Oettinger. Il est en même temps apparu clairement que la standardisation sera facultative, que les différents types de centrales ne peuvent pas être aisément comparés entre eux, que certaines sont menacées par les vagues venant de la mer et d'autres par les séismes, que personne ne peut évaluer les menaces terroristes potentielles etc."
» article intégral (lien externe, bulgare)
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Tous les textes disponibles de » Svetoslav Tersiev
taz - Allemagne | jeudi, 17. mars 2011
Le gouvernement japonais a demandé l'aide internationale pour maîtriser les réacteurs nucléaires devenus incontrôlables. On ne sait pas encore qui sera prêt à se sacrifier pour ce combat potentiellement mortel. L'espoir de la planète repose actuellement sur les travailleurs héroïques de la centrale nucléaire de Fukushima, estime le quotidien de gauche tageszeitung : » suite
Le gouvernement japonais a demandé l'aide internationale pour maîtriser les réacteurs nucléaires devenus incontrôlables. On ne sait pas encore qui sera prêt à se sacrifier pour ce combat potentiellement mortel. L'espoir de la planète repose actuellement sur les travailleurs héroïques de la centrale nucléaire de Fukushima, estime le quotidien de gauche tageszeitung : "On n'attend vraiment maintenant des connaissances, des expertises qui endigueraient définitivement les énergies déchaînées. Mais même cela ne suffirait pas. Il faut désormais une intervention qui aille au delà et ces travailleurs s'y emploient. Le monde entier sait combien ces individus sont exténués, le stress qu'ils doivent affronter, l'intensité de la radioactivité à laquelle ils sont soumis et la nature probablement désespérée de leur combat. … Non seulement parce que leurs efforts sont gigantesques mais aussi parce qu'ils mettent en jeu leur santé et leur vie. Sans compter. Surmonter son propre instinct de conservation est quelque chose de surhumain. Le dernier espoir des Japonais est entre leurs mains. C'est pourquoi ce sont des héros."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Isolde Charim
Avgi - Grèce | mercredi, 16. mars 2011
Le réalisateur Akira Kurosawa avait prédit en 1990 l'explosion d'une centrale nucléaire dans son film Rêves composé de plusieurs courts-métrages. L'épisode intitulé Le mont Fuji en rouge relate cette crainte. Mais cette critique prémonitoire sur les dangers du nucléaire était l'une des rares qui existaient au Japon, déplore la chroniqueuse Kaki Balli dans le quotidien de gauche Avgi : » suite
Le réalisateur Akira Kurosawa avait prédit en 1990 l'explosion d'une centrale nucléaire dans son film Rêves composé de plusieurs courts-métrages. L'épisode intitulé Le mont Fuji en rouge relate cette crainte. Mais cette critique prémonitoire sur les dangers du nucléaire était l'une des rares qui existaient au Japon, déplore la chroniqueuse Kaki Balli dans le quotidien de gauche Avgi : "Au Japon, le souvenir d'Hiroshima a laissé des blessures plus profondes que les séismes quasi quotidiens. Il n'y avait alors pas d'issue possible par la mer, pas même pour les dauphins qui ont pu s'éloigner. La radioactivité est plus rapide. … Il est étrange que le Japon, bien qu'étant le seul pays à avoir connu le feu nucléaire et le traumatisme atomique ayant marqué la conscience sociale d'après-guerre, n'ait jamais remis en cause la sécurité de ses centrales. ... Par manque de reportages critiques [sur les dangers de l'atome], les Japonais n'ont jamais su que leur technologie n'était pas aussi parfaite qu'ils le pensaient. Ils l'apprennent brutalement aujourd'hui. Dans un cauchemar en rouge."
» article intégral (lien externe, grec)
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Tages-Anzeiger - Suisse | mercredi, 16. mars 2011
Si l'Allemagne se détourne de l'énergie nucléaire, le quotidien de centre-gauche Tages-Anzeiger est persuadé que d'autres pays européens se joindront à elle : » suite
Si l'Allemagne se détourne de l'énergie nucléaire, le quotidien de centre-gauche Tages-Anzeiger est persuadé que d'autres pays européens se joindront à elle : "Plus rien ne sera comme avant, même après l'échéance du moratoire. Par sa réaction rapide et soudaine aux évènements japonais, Berlin a engendré un tournant dans la politique énergétique. Même la physicienne Angela Merkel, pourtant partisane du nucléaire, se demande désormais si l'électricité bon marché issue des réacteurs vaut ce danger potentiellement mortel. La conséquence, c'est que le nucléaire allemand est définitivement sur le point de disparaître. Si la puissante industrie allemande commence maintenant à chercher sérieusement de nouvelles technologies pour un avenir sans atome, cela générera un mouvement qui gagnera tout le continent. Les autres Européens seraient bien avisés de ne pas rester à quai."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | mercredi, 16. mars 2011
En annonçant l'interruption de l'activité de sept centrales nucléaires et son intention de vérifier la sécurité de toutes les centrales, le gouvernement allemand jusque-là pronucléaire engage un tournant énergétique, commente le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : » suite
En annonçant l'interruption de l'activité de sept centrales nucléaires et son intention de vérifier la sécurité de toutes les centrales, le gouvernement allemand jusque-là pronucléaire engage un tournant énergétique, commente le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "La catastrophe nucléaire japonaise a rendu caduque la politique de prolongation de la durée de vie des réacteurs menée par la coalition. Les actuels et prochains gouvernements nationaux et régionaux doivent opérer la 'transition énergétique' plus rapidement, sans pour autant mettre en péril la sécurité énergétique de l'Allemagne et sa compétitivité ; la foi des autres peuples ou du moins de leurs présidents dans l'atome ne semble pas encore si ébranlée, même dans les pays voisins. Il faudrait aussi se garder des exagérations en Allemagne. L'ère de l'énergie à bas coût - dans une vision à court terme - est en tout cas révolue. Elle achève de se consumer dans le feu nucléaire des ruines atomiques de Fukushima."
» article intégral (lien externe, allemand)
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La Repubblica - Italie | mercredi, 16. mars 2011
La fermeture provisoire de sept centrales nucléaires est une mesure de sécurité que l'Allemagne prend par peur légitime, estime le quotidien de centre-gauche La Repubblica : » suite
La fermeture provisoire de sept centrales nucléaires est une mesure de sécurité que l'Allemagne prend par peur légitime, estime le quotidien de centre-gauche La Repubblica : "Il y a des moments dans l'histoire de l'humanité où l'on doit réagir avec raison mais aussi avec émotion. Car l'émotion appelle à la vigilance. … Il y a des moments où s'ouvre une plaie sur le monde, au sens physique comme au sens psychique, qui impose de recourir à divers remèdes : à l'intelligence, au débat public mais aussi à la peur. … Le philosophe Hans Jonas parle à juste titre de peur heuristique dans sa demande de responsabilité pour l'avenir de la Terre : pas la peur tétanisante, mais la peur qui tente de comprendre. ... Elle génère la curiosité et prévient le mal par l'appréhension, pose des questions et demande à rectifier ce qui a été pensé et fait jusque-là."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Les Echos - France | mercredi, 16. mars 2011
Les conséquences du séisme, du tsunami et de l'accident nucléaire au Japon impactent les bourses dans le monde entier. Les actionnaires cherchent désormais la sécurité, analyse le journal économique Les Echos : » suite
Les conséquences du séisme, du tsunami et de l'accident nucléaire au Japon impactent les bourses dans le monde entier. Les actionnaires cherchent désormais la sécurité, analyse le journal économique Les Echos : "Dès qu'un événement aux conséquences potentiellement importantes à l'échelle mondiale se produit ... les investisseurs privilégient dans le doute le scénario du pire et appliquent le principe de précaution à l'ensemble de leurs positions à l'échelle globale. Du coup, ils cherchent immédiatement un refuge où loger leurs avoirs. ... Brocarder ce mouvement moutonnier est évidemment tentant. ... Mais il faut bien reconnaître que dans la crise actuelle, des facteurs objectifs justifient la fuite vers les actifs plus sûrs. Si le risque nucléaire devait se confirmer - à Dieu ne plaise - les conséquences humaines bien sûr, mais aussi économiques seraient majeures et durables aussi bien à l'échelle japonaise que mondiale."
» article intégral (lien externe, français)
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Rzeczpospolita - Pologne | mercredi, 16. mars 2011
L'annonce par le gouvernement allemand de désactiver provisoirement sept centrales nucléaires aura des répercussions sur les rapports de force en Allemagne, estime le quotidien conservateur Rzeczpospolita : » suite
L'annonce par le gouvernement allemand de désactiver provisoirement sept centrales nucléaires aura des répercussions sur les rapports de force en Allemagne, estime le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "C'est non seulement un tournant pour la politique énergétique allemande mais aussi une défaite sensible pour le programme nucléaire du gouvernement. 'Ce soudain changement de cap devrait être perçu négativement par la majeure partie de l'électorat du CDU', a déclaré [le politologue] Gerd Langguth. L'opposition ne doute pas que la chancelière agit ainsi pour des raisons électorales. Les évènements au Japon ont un impact direct sur les rapports de force en Allemagne. Les Verts se voient déjà vainqueurs : ils demandent déjà depuis des années une sortie généralisée du nucléaire en Europe. Le commissaire européen à l'Energie, Günther Oettinger [CDU], partage leurs réticences. Il appelle à un contrôle accru des centrales nucléaires."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Hospodářské noviny - République tchèque | mardi, 15. mars 2011
En raison de la catastrophe nucléaire au Japon, les politiques commencent à réagir dans le monde entier face à la peur du nucléaire qu'éprouvent les gens, constate le journal économique Hospodářské noviny : » suite
En raison de la catastrophe nucléaire au Japon, les politiques commencent à réagir dans le monde entier face à la peur du nucléaire qu'éprouvent les gens, constate le journal économique Hospodářské noviny : "Le gouvernement allemand est revenu hier sur sa décision de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires du pays. L'Autriche demande que l'on opère un test de résistance des réacteurs atomiques européens et des experts doivent également délibérer cette semaine à Bruxelles. … La renaissance nucléaire américaine pourrait également être très rapidement abandonnée. … Le Japon pourra un jour ou l'autre évaluer le triste nombre des victimes et les conséquences pour son économie. Il est difficile d'évaluer exactement le revirement spectaculaire dans la position relative à l'énergie nucléaire. La psychologie des sociétés qui utilisent l'atome est aussi instable que celui-ci. Il suffit d'un neutron d'incertitude pour que la réaction en chaîne du doute et de la peur devienne difficile à contenir."
» article intégral (lien externe, tchèque)
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Polityka Online - Pologne | mardi, 15. mars 2011
La catastrophe au Japon a durement touché le pays mais elle a surtout ébranlé son économie, analyse l'édition en ligne du magazine d'information Polityka : » suite
La catastrophe au Japon a durement touché le pays mais elle a surtout ébranlé son économie, analyse l'édition en ligne du magazine d'information Polityka : "La catastrophe atteint un pays particulier qui est très riche, doté de citoyens au niveau de formation élevé et d'entreprises innovantes. Parallèlement, le pays se trouve depuis deux ans dans une période de stagnation ou les phases de récession succèdent à de courtes phases de croissance. A cause du tremblement de terre, le Japon mettra vraisemblablement plus de temps à se relever de la récession actuelle. Et ce bien qu'il ne manque pas d'optimistes convaincus que les efforts de reconstruction économique donneront une impulsion considérable. C'est toutefois trop peu pour sortir du cercle vicieux des faibles intérêts et de la chute des prix. Voilà la véritable catastrophe du pays des cerisiers en fleurs."
» article intégral (lien externe, polonais)
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La Repubblica - Italie | mardi, 15. mars 2011
Le moratoire allemand sur la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires devrait servir d'exemple à l'Italie, préconise le quotidien de centre-gauche La Repubblica, pour lequel le débat italien sur le nucléaire emprunte toutefois une voie totalement erronée : » suite
Le moratoire allemand sur la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires devrait servir d'exemple à l'Italie, préconise le quotidien de centre-gauche La Repubblica, pour lequel le débat italien sur le nucléaire emprunte toutefois une voie totalement erronée : "L'Allemagne agit au nom de la sécurité, c'est-à-dire de la santé et de la survie de la communauté. Il est en revanche surprenant et consternant de voir que la ministre italienne de l'Environnement, Stefania Prestigiacomo, méprise l'exigence de prudence et de responsabilité et annonce sur un ton quasi défiant que Rome maintiendra son programme nucléaire. On peut redouter qu'en raison du nucléaire civil (sur l'usage duquel un référendum est prévu), le gouvernement italien envisage de mener une croisade susceptible de créer de nouvelles tensions et de nouvelles ruptures."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Berliner Zeitung - Allemagne | mardi, 15. mars 2011
En raison de la catastrophe nucléaire au Japon, la chancelière allemande Angela Merkel vient de suspendre pour trois mois la décision de prolonger la durée de vie des réacteurs allemands. Le temps est enfin venu de sortir du nucléaire, estime le quotidien de centre-gauche Berliner Zeitung : » suite
En raison de la catastrophe nucléaire au Japon, la chancelière allemande Angela Merkel vient de suspendre pour trois mois la décision de prolonger la durée de vie des réacteurs allemands. Le temps est enfin venu de sortir du nucléaire, estime le quotidien de centre-gauche Berliner Zeitung : "Que nous révèle la terrible catastrophe au Japon que nous ne sachions pas déjà depuis Tchernobyl ? L'énergie nucléaire n'est pas maîtrisable, quelle que soit l'ampleur des différences de normes de sécurité. … La politique nucléaire de la coalition jaune-noire est terminée, et la chancelière a entièrement raison sur un point : rien ne sera plus comme avant après le moratoire. Après trois jours de télévision et d'Internet, les citoyens savent tout ce qu'il est possible de savoir sur les systèmes de refroidissement, la fusion du cœur d'un réacteur nucléaire et les nuages radioactifs. Le Japon est en outre plus proche de l'Allemagne aujourd'hui que ne l'était la Russie à l'époque - c'est là que réside la différence avec la catastrophe de Tchernobyl il y a 25 ans. … Pour tous ceux qui espèrent sérieusement un abandon rapide du nucléaire, un créneau s'ouvre dans la dynamique actuelle."
» article intégral (lien externe, allemand)
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De Standaard - Belgique | mardi, 15. mars 2011
La catastrophe au Japon a attisé le débat sur le nucléaire dans le monde. Il n'en va pas seulement de la sécurité des centrales, met en garde le quotidien De Standaard : » suite
La catastrophe au Japon a attisé le débat sur le nucléaire dans le monde. Il n'en va pas seulement de la sécurité des centrales, met en garde le quotidien De Standaard : "Presque chaque gouvernement promet désormais qu'il tirera les leçons des événements japonais. C'est très bien et tout à fait compréhensible. Mais avec la catastrophe japonaise, le débat sur l'atome risque d'être restreint à des dégâts provoqués par des 'incidents' tels que des catastrophes naturelles, des crashs aérien ou des attaques terroristes. Des incidents provoquant potentiellement des conséquences graves sont peu probables. Ce n'est pas là que réside le principal risque de l'énergie nucléaire, mais dans les déchets qu'elle produit. Les rebuts radioactifs sont une réalité, pas une probabilité. Et plus d'un demi-siècle après la mise en service du premier réacteur, nous ne savons toujours pas quoi en faire."
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Õhtuleht - Estonie | lundi, 14. mars 2011
On envisage depuis longtemps la construction d'une centrale nucléaire en Estonie. Après l'accident de Fukushima au Japon, il convient de réviser ce projet car il subsiste toujours un risque, estime le journal à sensation Õhtuleht : » suite
On envisage depuis longtemps la construction d'une centrale nucléaire en Estonie. Après l'accident de Fukushima au Japon, il convient de réviser ce projet car il subsiste toujours un risque, estime le journal à sensation Õhtuleht : "Nous nous rappelons de Tchernobyl - les autorités ont tenté à l'époque de dissimuler l'incident. Nous n'étions encore au courant de rien officiellement, alors que les Finlandais changeaient déjà le sable des parcs pour enfants et que des centaines de jeunes Estoniens étaient amenés sur le lieu de l'accident pour participer aux travaux de sauvetage, où ils ont sacrifié leur santé sans qu'on leur ait demandé leur avis. La centrale nucléaire de Fukushima est vieille de plusieurs décennies mais était jugée beaucoup plus sûre que celle de Tchernobyl. Les partisans du nucléaire soulignent que la technologie ne cesse d'évoluer et qu'il existe déjà depuis longtemps une nouvelle génération de réacteurs encore plus sûre. … Mais aucune technologie n'est à même de garantir un risque zéro."
» article intégral (lien externe, estonien)
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The Observer - Royaume-Uni | lundi, 14. mars 2011
Le risque de fusion des réacteurs de la centrale japonaise de Fukushima ébranlera définitivement la confiance dans l'atome, prédit le journal dominical The Observer, en mettant toutefois en garde contre une sortie du nucléaire en Grande-Bretagne : » suite
Le risque de fusion des réacteurs de la centrale japonaise de Fukushima ébranlera définitivement la confiance dans l'atome, prédit le journal dominical The Observer, en mettant toutefois en garde contre une sortie du nucléaire en Grande-Bretagne : "Nous serions perdants. Il y a une raison importante à tenir au développement d'une énergie fiable, universellement disponible et pauvre en émissions de CO2, qui permet de produire d'énormes quantités d'énergie. Sans nouvelles centrales nucléaires, ce pays n'a aucune chance de se débarrasser des énergies fossiles autrement qu'en procédant à une réduction massive de la consommation énergétique, ce qu'aucun Etat démocratique n'est à même d'imposer. Les répercussions du changement climatique sont ici tout aussi importantes que la perspective peu probable d'un désastre nucléaire."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Welt am Sonntag - Allemagne | dimanche, 13. mars 2011
Compte tenu de la catastrophe nucléaire au Japon, il est nécessaire de relancer le débat sur la sécurité des centrales nucléaires en Allemagne, estime le journal du dimanche conservateur Welt am Sonntag : » suite
Compte tenu de la catastrophe nucléaire au Japon, il est nécessaire de relancer le débat sur la sécurité des centrales nucléaires en Allemagne, estime le journal du dimanche conservateur Welt am Sonntag : "Les arguments selon lesquels un tel scénario serait inimaginable car nos centrales nucléaires ne sont pas bâties sur une faille sont faciles. Car le Japon montre surtout que lorsque les choses vont de travers, les conséquences peuvent vraiment être graves. De nombreuses centrales nucléaires allemandes ne sont pas protégées contre les attaques terroristes aériennes. Utopique ? Inimaginable ? Aucun scénario n'est assez fou après le 11 mars. Mais ceux qui ont toujours mis en garde contre de tels cas de force majeure doivent renoncer à la tentation de profiter politiquement d'une catastrophe. Il est nécessaire de relancer le débat sur le nucléaire et c'est ce que l'on fera après ces derniers jours, car trop de questions sont en suspens. Il faut toutefois se donner le temps d'apporter tranquillement des réponses. Il faut de vraies réponses, et non de quelconques promesses électorales."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Hospodářské noviny - République tchèque | lundi, 14. mars 2011
Ce serait une erreur d'exclure totalement l'utilisation du nucléaire civil sous l'influence de la catastrophe au Japon, estime le journal économique Hospodářské noviny : » suite
Ce serait une erreur d'exclure totalement l'utilisation du nucléaire civil sous l'influence de la catastrophe au Japon, estime le journal économique Hospodářské noviny : "Cela peut paraître cynique mais c'est ainsi : plus les conséquences des incidents dans les centrales nucléaires japonaises seront graves, plus cela sera favorable aux opposants du nucléaire. Mais avant de refuser l'atome en bloc, il faut considérer certains points. Il n'y a pas beaucoup d'alternatives. Le gaz et le pétrole proviennent principalement de régions en conflit telles que le Proche-Orient ou la Russie. Jusqu'à présent, les sources d'énergie alternatives restent chères et ne sont pas compétitives. Le lignite est certes une matière première peu coûteuse dont nous disposons sur notre sol, mais elle ne peut être extraite qu'au prix d'une destruction brutale du paysage et un déplacement de populations. Au niveau européen, l'énergie nucléaire est une ressource économique et écologique car elle ne contribue pas au réchauffement climatique mondial. … La bonne réaction à l'incident de Fukushima est d'augmenter les normes de sécurité des centrales nucléaires. Et d'expliquer les risques et les avantages du nucléaire par rapport aux autres énergies dans nos conditions."
» article intégral (lien externe, tchèque)
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | lundi, 14. mars 2011
La catastrophe nucléaire au Japon remet entièrement en question l'usage futur du nucléaire, écrit le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : » suite
La catastrophe nucléaire au Japon remet entièrement en question l'usage futur du nucléaire, écrit le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Une discussion franche sur la stratégie d'approvisionnement est inévitable. Le Japon lui-même, qui tire près d'un tiers de son énergie de l'atome, ne pourra échapper à ce débat. La renaissance tant annoncée du nucléaire est en tout cas largement remise en question depuis vendredi dernier. … A la lumière des évènements dramatiques au Japon, on ne pourra éviter la question désagréable de savoir quels intérêts on entend privilégier. Quel risque résiduel sommes-nous prêts à supporter pour apaiser notre insatiable soif d'énergie - vu les objectifs climatiques de plus en plus exigeants et la nécessité d'opérer une réduction drastique de notre dépendance aux énergies fossiles au cours des prochaines décennies ? Il est bien possible que le 11 mars 2011 s'avère déterminant dans ce débat."
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