Désaccord européen sur les réfugiés
Nombreux sont ceux qui quittent leur pays chaque année espérant trouver une vie meilleure en Europe. Les Etats de l'UE ne parviennent toutefois pas à s'entendre sur l'attitude à adopter vis-à-vis de ces réfugiés et ils se rejettent mutuellement la responsabilité, estime la presse.

Jyllands-Posten - Danemark | vendredi, 13. mai 2011
Sur l'initiative du Danemark, 15 des 27 ministres de l'Intérieur de l'UE ont approuvé jeudi à Bruxelles une nouvelle réglementation dans le cadre de l'accord de Shengen. Les critiques relatives à la restauration des contrôles aux frontières relèvent de l'hystérie, estime le quotidien conservateur Jyllands-Posten : » suite
Sur l'initiative du Danemark, 15 des 27 ministres de l'Intérieur de l'UE ont approuvé jeudi à Bruxelles une nouvelle réglementation dans le cadre de l'accord de Shengen. Les critiques relatives à la restauration des contrôles aux frontières relèvent de l'hystérie, estime le quotidien conservateur Jyllands-Posten : "Certains experts et politiques soulignent avec un air de la plus haute gravité que cela constitue une atteinte à la liberté de circulation au sein de l'UE. Mais la liberté de circulation dont il s'agit - commerce, main-d'œuvre, capital, voyages - est peu concernée. En réalité, les raisons qui se dissimulent derrière l'hystérie autour des contrôles aux frontières ne sont pas uniquement d'ordre pratique. L'attaque portée contre les contrôles permanents aux frontières est une attaque contre l'Etat-nation. Le fait que l'on ressente une cohésion nationale et que l'on souhaite la protéger doit sembler suspect. Il n'existe cependant pas de communauté européenne qui puisse remplacer la communauté nationale. … Les Danois par exemple n'ont pas l'impression qu'ils ont une quelconque forme de contrôle sur la capacité des Grecs à protéger leur partie des frontières de l'UE. Ils se sentent ainsi rassurés s'il existe aussi la possibilité au sein de l'UE de mener des contrôles aux frontières du Danemark."
» article intégral (lien externe, danois)
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Süddeutsche Zeitung - Allemagne | jeudi, 12. mai 2011
Malgré le traité de Schengen, le Danemark effectue à nouveau des contrôles aux frontières avec l'Allemagne et la Suède. Il existe pourtant au Danemark beaucoup de partisans de l'idée européenne mais ils sont trop lâches, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : » suite
Malgré le traité de Schengen, le Danemark effectue à nouveau des contrôles aux frontières avec l'Allemagne et la Suède. Il existe pourtant au Danemark beaucoup de partisans de l'idée européenne mais ils sont trop lâches, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Le Parti populaire a montré combien il était facile de détourner les valeurs européennes comme la libre circulation pour des magouilles de politique interne. Le gouvernement libéral-conservateur s'est empressé de concéder aux populistes une victoire de communication au détriment de l'Europe - afin de s'acheter leur clémence en vue d'une réforme des retraites. L'opposition ne s'est pas non plus opposée à ces contrôles - probablement pour éviter un débat désagréable. La plupart des partis danois sont pourtant pro-européens et ne songeraient jamais à remettre vraiment en cause la liberté de circulation. Mais ils ne veulent pas non plus défendre cet acquis. Le problème de l'UE, ce ne sont pas ses opposants comme le Parti populaire. Le problème, c'est la lâcheté de ses partisans."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Sme - Slovaquie | jeudi, 12. mai 2011
Les demandes de l'Italie et de la France notamment, pour une restriction de la liberté de circulation en raison des réfugiés d'Afrique du Nord sont déplacées, estime le quotidien libéral Sme : » suite
Les demandes de l'Italie et de la France notamment, pour une restriction de la liberté de circulation en raison des réfugiés d'Afrique du Nord sont déplacées, estime le quotidien libéral Sme : "Si l'Italie et la France se retrouvaient un jour dans la situation d'une véritable vague de réfugiés, alors les autres pays européens devraient apporter leur aide. Mais cette situation ne s'est pas présentée pour le moment. Les réfugiés sont effectivement plus nombreux à arriver en Italie, mais il s'agit seulement de quelques dizaines de milliers de personnes. Si l'Italie ne parvient pas à gérer le problème, ce n'est pas le résultat d'une apocalypse imminente mais un nouvel échec de ce pays, de sa politique et de ses autorités. … La solution ne réside certainement pas dans la remise en question de la liberté de circulation au sein de l'Union, et donc au renoncement à l'un des avantages fondamentaux de l'intégration. … Cela ne veut pas dire que l'Union ne doit pas aider certains pays comme l'Italie ou Malte. L'Union doit en même temps veiller à faire quelque chose pour les pays dont sont originaires les réfugiés, afin que ces derniers restent chez eux."
» informations complémentaires (lien externe, slovaque)
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Libération - France | jeudi, 12. mai 2011
La France mène déjà des contrôles sur sa frontière avec l'Italie pour accepter moins de réfugiés maghrébins. Cela doit rester une exception bien définie au sein de l'espace Schengen, demande la commissaire européenne à la Justice,Viviane Reding, dans le quotidien de centre-gauche Libération : » suite
La France mène déjà des contrôles sur sa frontière avec l'Italie pour accepter moins de réfugiés maghrébins. Cela doit rester une exception bien définie au sein de l'espace Schengen, demande la commissaire européenne à la Justice,Viviane Reding, dans le quotidien de centre-gauche Libération : "Il faut éviter que des gouvernements définissent eux-mêmes les conditions de réinstauration des contrôles aux frontières. Une telle décision, parce qu'elle nous affecterait tous, devrait nécessairement être approuvée par les institutions européennes. Il en va, en effet, du respect des règles de l'Union européenne et de la préservation des droits que nous avons acquis de haute lutte. A cet égard, la Commission européenne a récemment proposé de renforcer l'intégrité des règles de Schengen et de protéger la plus grande réalisation de l'Union européenne : la libre circulation. Après deux guerres mondiales dévastatrices, de nombreuses années ont été nécessaires pour parvenir à supprimer les frontières et à créer un climat de confiance. Aujourd'hui, la libre circulation à l'intérieur de l'Europe raccourcit les distances et est un facteur d'unité. Il nous faut exercer ce droit et en prendre soin."
» article intégral (lien externe, français)
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Postimees - Estonie | jeudi, 12. mai 2011
Le quotidien Postimees critique les nouveaux contrôles aux frontières en Europe et la tendance à l'esprit de clocher : » suite
Le quotidien Postimees critique les nouveaux contrôles aux frontières en Europe et la tendance à l'esprit de clocher : "Le fait que de plus en plus d'Européens s'isolent est plus qu'une simple réaction à des conflits culturels ou à une xénophobie croissante. Les opposants à Schengen ne se soucient guère des spécificités culturelles ou politiques, ils veulent simplement que ce monde en pleine ouverture se rétrécisse, se referme et redevienne soi-disant plus sûr. … En Finlande, les Vrai Finlandais sont perçus comme des rénovateurs radicaux, dans le sens où leur nouvelle force remet en cause la politique du consensus en usage jusque-là. Mais leur politique n'apporte en réalité rien de nouveau ni de radical, au contraire : il s'agit de la nostalgie d'un passé et d'une exiguïté qui doivent protéger de l'Europe et de l'économie mondialisée, mais surtout de l'art décadent, de la confusion babylonienne des langues et des termes compliqués."
» article intégral (lien externe, estonien)
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Correio da Manhã - Portugal | dimanche, 8. mai 2011
L'UE a longtemps été considérée comme une alliance exemplaire de solidarité entre ses Etats, mais cette cohésion est désormais menacée, estime José Alberto Loureiro dos Santos dans le journal à sensation Correio da Manhã : » suite
L'UE a longtemps été considérée comme une alliance exemplaire de solidarité entre ses Etats, mais cette cohésion est désormais menacée, estime José Alberto Loureiro dos Santos dans le journal à sensation Correio da Manhã : "Les Etats européens ont toujours mené jusque-là une politique d'intérêt réciproque, comme dans toute alliance interétatique. C'est ce que révèle l'attitude de l'Allemagne et des autres pays dans l'aide d'urgence que ceux-ci garantissent à leurs partenaires. Mais il y a aussi de tout autres indices. La continuité de l'espace Schengen est menacée, comme le montre la réaction de la France aux immigrés qui ont submergé l'Italie. Les Etats membres ne parviennent pas non plus à s'entendre sur l'essentiel : la sécurité. Ils ne savent pas par exemple comment poursuivre la guerre en Libye. Si l'on regarde la réalité en face, on constate que la solidarité n'était qu'un mythe. 'Charité bien ordonnée commence par soi même.' Ce sont les puissants qui ont le dernier mot, au détriment des plus faibles."
» article intégral (lien externe, portugais)
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Dagens Nyheter - Suède | jeudi, 5. mai 2011
La commissaire européenne chargée des Affaires intérieures, Cecilia Malmström, a présenté mercredi ses propositions sur l'immigration au sein de l'UE. Celles-ci seront discutées jeudi prochain par les ministres européens de l'Intérieur et de la Justice. Le quotidien libéral Dagens Nyheter salue d'ors et déjà son travail : » suite
La commissaire européenne chargée des Affaires intérieures, Cecilia Malmström, a présenté mercredi ses propositions sur l'immigration au sein de l'UE. Celles-ci seront discutées jeudi prochain par les ministres européens de l'Intérieur et de la Justice. Le quotidien libéral Dagens Nyheter salue d'ors et déjà son travail : "Les forces xénophobes en Europe dramatisent la vague d'immigration [d'Afrique du Nord] et tentent de l'exploiter pour fermer les frontières. ... Cecilia Malmström appelle à la modération et rappelle que l'UE a l'obligation d'accepter les individus qui doivent être protégés contre les persécutions. … Elle rappelle également que l'Union a besoin de main d'œuvre, et qu'il faut donc ouvrir les frontières à une certaine immigration autorisée issue d'Afrique du Nord. Elle propose parallèlement de renforcer les contrôles aux frontières extérieures de l'UE pour endiguer la traite des êtres humains et l'immigration clandestine. … Ceux qui souhaitent une politique d'asile généreuse pour l'Europe doivent aussi défendre des contrôles légitimes et humains aux frontières."
» article intégral (lien externe, suédois)
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The Irish Times - Irlande | mercredi, 4. mai 2011
La commissaire européenne chargée des Affaires intérieures, Cecilia Malmström, présente ce mercredi ses plans pour la politique européenne des réfugiés. Suite au litige sur le traitement des réfugiés tunisiens, le président français Sarkozy et le chef du gouvernement italien Berlusconi avaient demandé le contrôle des frontières internes de l'espace Schengen. Le quotidien libéral-conservateur Irish Times exhorte les politiques à défendre le traité de Schengen: » suite
La commissaire européenne chargée des Affaires intérieures, Cecilia Malmström, présente ce mercredi ses plans pour la politique européenne des réfugiés. Suite au litige sur le traitement des réfugiés tunisiens, le président français Sarkozy et le chef du gouvernement italien Berlusconi avaient demandé le contrôle des frontières internes de l'espace Schengen. Le quotidien libéral-conservateur Irish Times exhorte les politiques à défendre le traité de Schengen: "Les Européens doivent comprendre qu'une approche protectionniste cause plus de mal que de bien. Les tendances démographiques au sein de l'UE montrent que nous avons besoin de plus d'immigrés pour renforcer la main d'œuvre, et les leaders politiques ont la responsabilité de l'expliquer. Cela vaut également pour la Commission européenne, qui contrôle Schengen. … Sa réponse initiale à la proposition franco-italienne a fait entrevoir la possibilité de rétablir certains contrôles aux frontières. Ce serait une tendance délicate qui ouvrirait la perspective dangereuse d'une concurrence politique pour des restrictions accrues. Cela saperait le projet tout entier."
» article intégral (lien externe, anglais)
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La Repubblica - Italie | dimanche, 1. mai 2011
La Cour de justice de l'UE conteste à l'Italie le droit le placer en détention les immigrés clandestins lorsque ceux-ci s'opposent à une expulsion. Le quotidien de centre-gauche La Repubblica salue ce jugement et voit dans cette prise de conscience des réfugiés une chance d'évolution pour l'Europe : » suite
La Cour de justice de l'UE conteste à l'Italie le droit le placer en détention les immigrés clandestins lorsque ceux-ci s'opposent à une expulsion. Le quotidien de centre-gauche La Repubblica salue ce jugement et voit dans cette prise de conscience des réfugiés une chance d'évolution pour l'Europe : "Au sein de cette humanité apatride semble s'être formée une nouvelle identité politique, née des lacunes des lois, dans la répression du pays d'origine et l'illégalité du pays de destination. … C'est une nouvelle expression d'identité politique, de citoyen apatride, qui ne repose plus sur une appartenance institutionnalisée mais sur l'autodétermination et le droit à la liberté. … C'est un défi majeur pour les forces progressistes et démocratiques d'Europe, car la nécessité logique de réguler les flux migratoires doit indubitablement être associée à un projet qui reconnaisse une dignité citoyenne aux immigrés, comme la reconnaissance d'une capacité à proposer et contester, de négocier et d'avoir une représentation au-delà et indépendamment d'une appartenance à un corps politique. … C'est la condition minimale pour faire avancer l'idée d'une communauté politique européenne qui s'ancre dans la réalité."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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La Razón - Espagne | mercredi, 27. avril 2011
La crise des réfugiés que connaît actuellement l'UE est l'occasion de résoudre enfin un conflit qui couve depuis longtemps, écrit le quotidien conservateur La Razón, suite à la demande par la France et l'Italie d'une réforme du traité de Schengen : » suite
La crise des réfugiés que connaît actuellement l'UE est l'occasion de résoudre enfin un conflit qui couve depuis longtemps, écrit le quotidien conservateur La Razón, suite à la demande par la France et l'Italie d'une réforme du traité de Schengen : "La crise offre l'occasion d'ouvrir un débat qui, de par sa complexité et les intérêts contradictoires au sein de l'UE, a trop longtemps été reporté. Jusque là, les pays dépourvus de frontières extérieures ont montré trop peu de solidarité et la volonté de développer des instruments efficaces fait défaut. L'objectif doit être de trouver enfin une réponse commune à l'immigration - et non une solution qui soit dictée par la France ou l'Italie. … Un égoïsme national mal compris nuit à tout le monde. Nous devons trouver une solution dans ce sens pour sauver la libre circulation des personnes et prendre en même temps des mesures pour donner des réponses au défi de l'immigration. Ces mesures pourraient inclure la répartition des charges parmi les pays, le renforcement des crédits accordés à Frontex et une politique d'asile commune."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Der Standard - Autriche | mercredi, 27. avril 2011
La demande par la France et l'Italie de modifier le traité de Schengen constitue une menace pour l'UE, écrit le quotidien de centre-gauche Der Standard : » suite
La demande par la France et l'Italie de modifier le traité de Schengen constitue une menace pour l'UE, écrit le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Paris et Rome remettent désormais ouvertement en question la liberté de circulation établie par Schengen. La vague de réfugiés en provenance d'Afrique du Nord offre une occasion d'actualité, mais le traité dérange en fait depuis longtemps déjà les gouvernements conservateurs. Il est clair qu'après l'euro, c'est maintenant un pilier très concret et hautement symbolique de l'UE qui vacille : la liberté de circulation de 400 millions d'Européens. Cela ne doit pas signifier la fin de l'Union européenne. Mais après son expansion fulgurante au cours des décennies, le nouveau débat sur les frontières montre dans quelle mesure l'UE a atteint ses limites. Et ni Sarkozy ni Berlusconi, ni d'autres dirigeants européens ne semblent se formaliser malgré tous les credo pro-européens."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Stefan Brändle
Ouest-France - France | mercredi, 27. avril 2011
Les projets de l'Italie et de la France de modifier le traité de Schengen menacent l'intégration européenne, estime le quotidien Ouest France : » suite
Les projets de l'Italie et de la France de modifier le traité de Schengen menacent l'intégration européenne, estime le quotidien Ouest France : "Cet épisode met en lumière la cohabitation d'autant de politiques étrangères qu'il existe d'Etats. Sous la pression d'extrémismes nourris par les peurs, chaque régime surréagit selon sa proximité historique, géographique et économique avec les pays 'menaçants' et selon ses enjeux de politique intérieure. ... Ces contradictions paralysent l'action et même la parole de Catherine Asthon, chef d'une non-diplomatie européenne depuis près de dix-huit mois. Cette absence de vision commune et dynamique pousse au chacun pour soi et encourage le recours, doublement vain, à la forteresse migratoire."
» article intégral (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Michel Urvoy
Libération - France | mardi, 26. avril 2011
Le Premier ministre italien Silvio Berlusconi et le président français Nicolas Sarkozy se réunissent ce mardi à Rome pour discuter d'une réforme du traité de Schengen, sur fond d'une vague de réfugiés venant d'Afrique du Nord. Un retour aux contrôles frontaliers profiterait aux forces europhobes, met en garde le quotidien de centre-gauche Libération : » suite
Le Premier ministre italien Silvio Berlusconi et le président français Nicolas Sarkozy se réunissent ce mardi à Rome pour discuter d'une réforme du traité de Schengen, sur fond d'une vague de réfugiés venant d'Afrique du Nord. Un retour aux contrôles frontaliers profiterait aux forces europhobes, met en garde le quotidien de centre-gauche Libération : "C'est là le sens de l'espace Schengen : un progrès historique et une avancée démocratique, restés en travers de la gorge des nationalistes et des politiciens opportunistes de tous bords qui rêvaient de récupérer à la première occasion les attributs anciens de la souveraineté des Etats-nations. Qu'on ne s'y trompe donc pas : 'revoir' les clauses de sauvegarde de ces accords, c'est attaquer en réalité ce qu'il reste de la dynamique européenne. C'est flatter les fractions xénophobes et europhobes des électorats nationaux en pointant ... l'incurie de Bruxelles."
» article intégral (lien externe, français)
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taz - Allemagne | mercredi, 20. avril 2011
La formation d'une volonté commune dans l'intérêt général européen a échoué, écrit Dominic Johnson dans le journal de gauche tageszeitung. Il en voit l'illustration la plus récente dans les insinuations réussies du parti populiste de droite des Vrais Finlandais contre le programme de sauvetage de l'UE : » suite
La formation d'une volonté commune dans l'intérêt général européen a échoué, écrit Dominic Johnson dans le journal de gauche tageszeitung. Il en voit l'illustration la plus récente dans les insinuations réussies du parti populiste de droite des Vrais Finlandais contre le programme de sauvetage de l'UE : "En principe, cette forme de populisme est une réaction démocratique saine, mais elle ne reste malgré tout qu'une réaction. L'Italie répartit les réfugiés tunisiens dans d'autres pays, la France déporte des Roms bulgares, l'Allemagne se démarque de la politique étrangère européenne au Conseil de sécurité de l'ONU, la Grande-Bretagne bloque les régulations des marchés financiers : tout cela ne reflète en rien un projet politique propre. Ce sont des signes de limitation en vue des prochaines élections. Le fait que ce réflexe en principe protodémocratique s'avère désormais toujours populiste et quelque peu douteux, et que les beaux parleurs les moins scrupuleux le découvrent donc les premiers et se l'accaparent, est le nouvel indice d'une crise de sens en Europe. … L'apparition d'une volonté démocratique tout à fait normale et tranquille n'est pratiquement plus possible."
» article intégral (lien externe, allemand)
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De Volkskrant - Pays-Bas | mardi, 19. avril 2011
Suite à l'attribution par l'Italie de visas temporaires à des réfugiés tunisiens, le traité de Schengen est sous pression. La France a déjà repoussé un train de Tunisiens et d'autres pays européens annonce également des mesures strictes. Mais l'exode des Tunisiens n'est pas qu'un problème italien, prévient le quotidien De Volkskrant : » suite
Suite à l'attribution par l'Italie de visas temporaires à des réfugiés tunisiens, le traité de Schengen est sous pression. La France a déjà repoussé un train de Tunisiens et d'autres pays européens annonce également des mesures strictes. Mais l'exode des Tunisiens n'est pas qu'un problème italien, prévient le quotidien De Volkskrant : "Les Italiens ont omis de consulter leurs partenaires de l'espace Schengen avant de délivrer largement des visas temporaires. On peut certes leur reprocher, mais ce n'est pas totalement incompréhensible. Car les partenaires ont qualifié l'afflux de plusieurs milliers de Tunisiens … de 'problème italien'. Mais cela ne peut rester ainsi. C'est un problème italien et européen. Cette affaire désagréable montre une fois de plus combien il est important qu'un changement se produise en Afrique du Nord et que les perspectives s'y améliorent. Car une surveillance efficace des frontières européennes ne suffira pas à stopper la vague de migration."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Tous les textes disponibles de » Paul Brill
El País - Espagne | lundi, 18. avril 2011
La France a provisoirement arrêté dimanche un train venant d'Italie pour empêcher l'entrée sur son territoire de réfugiés tunisiens ayant obtenu des visas Schengen temporaires délivrés par l'Italie. Le président français Sarkozy mène ici une campagne électorale facile qui remet en cause les fondements de l'UE, met en garde le quotidien de centre-gauche El País : » suite
La France a provisoirement arrêté dimanche un train venant d'Italie pour empêcher l'entrée sur son territoire de réfugiés tunisiens ayant obtenu des visas Schengen temporaires délivrés par l'Italie. Le président français Sarkozy mène ici une campagne électorale facile qui remet en cause les fondements de l'UE, met en garde le quotidien de centre-gauche El País : "Il n'est pas difficile de mettre en relation cette mesure, qui enfreint le traité de Schengen sur la libre circulation des personnes au sein de l'UE, avec la chute rapide du président Nicolas Sarkozy dans les sondages et les préparatifs intensifs de celui-ci pour les présidentielles de 2012. … L'UE ne traverse manifestement pas le meilleur moment de son histoire, comme le montrent les réactions faibles et plutôt rhétoriques aux bouleversements dans le monde arabe. Tout cela pousse les Etats à mener des politiques bilatérales qui s'opposent à l'unité européenne, comme l'intervention militaire de la France et la Grande-Bretagne dans le conflit libyen. Si c'est maintenant au tour de Schengen de tomber, il faut se demander quel sens a encore l'Union des 27."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Delo - Slovénie | mardi, 12. avril 2011
Lors de leur réunion de lundi, les ministres de l'Intérieur de l'UE ont refusé une aide directe à l'Italie pour l'accueil des nombreux réfugiés venus d'Afrique du Nord. Le projet de Rome de délivrer des visas touristiques aux immigrés clandestins a suscité de vives critiques. Le quotidien Delo ne voit toutefois aucune raison de paniquer : » suite
Lors de leur réunion de lundi, les ministres de l'Intérieur de l'UE ont refusé une aide directe à l'Italie pour l'accueil des nombreux réfugiés venus d'Afrique du Nord. Le projet de Rome de délivrer des visas touristiques aux immigrés clandestins a suscité de vives critiques. Le quotidien Delo ne voit toutefois aucune raison de paniquer : "Seuls les réfugiés dotés de papiers d'identité et pouvant prouver qu'ils sont financièrement autonomes pourront en effet obtenir un visa. C'est ce qu'a indiqué la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Cecilia Malmström. La crainte d'un exode massif, qui provoque la grogne de la France, de l'Allemagne et de l'Autriche, est donc improbable. Il ne faut pas oublier que la Slovénie a été touchée par deux grandes vagues de réfugiés après son indépendance. La guerre des Balkans au début des années 1990 et la [seconde] guerre du Golfe dix ans plus tard ont respectivement fait affluer 70.000 et 40.000 réfugiés en Slovénie, un pays pourtant 30 fois plus petit que l'Italie."
» article intégral (lien externe, slovène)
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Salzburger Nachrichten - Autriche | lundi, 11. avril 2011
Le land allemand de Bavière entend empêcher l'immigration de réfugiés tunisiens en procédant si nécessaire à des contrôles à la frontière germano-autrichienne. Le quotidien chrétien-libéral Salzburger Nachrichten critique le manque de solidarité parmi les Etats membres de l'UE sur la question des réfugiés : » suite
Le land allemand de Bavière entend empêcher l'immigration de réfugiés tunisiens en procédant si nécessaire à des contrôles à la frontière germano-autrichienne. Le quotidien chrétien-libéral Salzburger Nachrichten critique le manque de solidarité parmi les Etats membres de l'UE sur la question des réfugiés : "Dès que les réfugiés passent en grand nombre les frontières de l'Europe, l'amitié que se témoignent mutuellement les pays de l'UE disparaît très rapidement. … Cette situation désastreuse le montre : l'Europe s'est fourvoyée sur la question des réfugiés et des immigrés. La responsabilité des demandeurs d'asile et des réfugiés se limite exclusivement à ceux qui surveillent les frontières de l'Europe. Et si les Italiens, les Grecs ou les Espagnols sont dépassés, on les isole plutôt que de les aider, comme le font aujourd'hui la Bavière et d'autres pays d'Europe centrale. La pression migratoire ne cessera pas. L'Europe devra trouver une autre voie pour résoudre le problème de manière solidaire au lieu de le laisser aux autres."
» article intégral (lien externe, allemand)
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El País - Espagne | lundi, 11. avril 2011
En raison de la vague de réfugiés venus d'Afrique du Nord, les ministres de l'Intérieur des 27 Etats membres discutent ce lundi d'une position commune de l'Union européenne. Les réfugiés doivent être équitablement répartis entre les différents pays membres, demande le quotidien de centre-gauche El País : » suite
En raison de la vague de réfugiés venus d'Afrique du Nord, les ministres de l'Intérieur des 27 Etats membres discutent ce lundi d'une position commune de l'Union européenne. Les réfugiés doivent être équitablement répartis entre les différents pays membres, demande le quotidien de centre-gauche El País : "Les politiques des grandes puissances européennes - dont l'Espagne - ont tenu de grands discours pour souligner leur intention de soutenir les mouvements de protestation démocratique dans le monde arabe. On pourrait commencer en répartissant équitablement les réfugiés parmi les Etats membres, tout en aidant les pays concernés à stabiliser la situation pour garantir un retour rapide des réfugiés. Cela pourrait peut-être empêcher des tragédies comme le chavirement d'un bateau mercredi dernier au large de Lampedusa, où plus de 200 personnes ont perdu la vie. L'UE ne peut pas fermer les yeux."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Público - Portugal | dimanche, 10. avril 2011
L'Italie a l'intention de délivrer des visas provisoires à des milliers de réfugiés tunisiens pour que ceux-ci puissent voyager dans tous les pays de l'espace Schengen. Mais cette initiative ne résoudra pas le problème des réfugiés, estime le quotidien Público : » suite
L'Italie a l'intention de délivrer des visas provisoires à des milliers de réfugiés tunisiens pour que ceux-ci puissent voyager dans tous les pays de l'espace Schengen. Mais cette initiative ne résoudra pas le problème des réfugiés, estime le quotidien Público : "C'est le temps des populistes : Berlusconi … est salué parce qu'il a 'libéré l'île'. … Mais il n'interrompra pas le flux et ne 'libérera' pas l'île. … Le problème ne peut être résolu que de l'autre côté de la Méditerranée, lorsque leurs pays d'origine offriront une vie digne aux immigrés clandestins. Mais cela ne se fera pas en un jour. L'Europe ne connaît aucune solution à ce problème et répond de manière aveugle et inhumaine. Nous ne devons pas ignorer les personnes qui risquent leur vie chaque jour pour atteindre les portes du 'paradis européen'."
» informations complémentaires (lien externe, portugais)
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Trouw - Pays-Bas | jeudi, 7. avril 2011
Un bateau surchargé de réfugiés venant de Libye a chaviré mercredi au large de l'île italienne de Lampedusa. 20 corps ont été repêchés jusque-là et jusqu'à 250 personnes sont portées disparues. L'Europe doit enfin agir dans la crise des réfugiés, estime le quotidien Trouw : » suite
Un bateau surchargé de réfugiés venant de Libye a chaviré mercredi au large de l'île italienne de Lampedusa. 20 corps ont été repêchés jusque-là et jusqu'à 250 personnes sont portées disparues. L'Europe doit enfin agir dans la crise des réfugiés, estime le quotidien Trouw : "Il est ici question de la répartition des charges assumées surtout par l'Italie à l'heure actuelle. Mais il s'agit aussi de trouver des solutions et de réduire le désespoir qui pousse les individus à mettre leur vie en jeu. Une collaboration avec les pays nord-africains est ici indispensable. … Mais cela est seulement possible avec des pays qui garantissent un minimum de sécurité à leurs citoyens. Pour des pays comme la Libye, l'Érythrée ou la Somalie, ce n'est pas le cas actuellement. … Les personnes en provenance de ces pays doivent être accueillies en Europe et l'UE doit agir en tant qu'Union : répartir les réfugiés entre les différents Etats membres et assumer ensemble les coûts."
» informations complémentaires (lien externe, néerlandais)
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Süddeutsche Zeitung - Allemagne | mercredi, 23. mars 2011
Environ 6.000 réfugiés d'Afrique du Nord, notamment de Tunisie, se trouvent actuellement sur la petite île méditerranéenne de Lampedusa. C'est le revers de la stratégie contre l'immigration clandestine, basée principalement sur des contrats avec le dictateur libyen Kadhafi, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : » suite
Environ 6.000 réfugiés d'Afrique du Nord, notamment de Tunisie, se trouvent actuellement sur la petite île méditerranéenne de Lampedusa. C'est le revers de la stratégie contre l'immigration clandestine, basée principalement sur des contrats avec le dictateur libyen Kadhafi, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Si Kadhafi tombe, personne ne sait quand un nouvel ordre étatique apparaîtra en Libye et s'il y aura un gouvernement avec lequel on pourra négocier sur le contrôle des frontières. Si le dictateur dérangé reste au pouvoir, il est probable qu'il mette ses menaces à exécution et ouvre ses ports aux migrants en direction de l'Europe. Les 15.000 émigrés qui ont quitté la petite Tunisie de dix millions d'habitants rien que le trimestre dernier montrent le potentiel que cela représente. Les premiers bateaux en provenance d'Egypte ont déjà accosté en Italie. Les calculs du ministre de l'Intérieur Roberto Maroni montrent les chiffres auxquels l'Italie doit s'attendre prochainement : il a demandé aux régions d'accueillir jusqu'à 50.000 immigrés. … Toute l'Europe doit se préparer à de nouvelles vagues d'immigration."
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Respekt - République tchèque | mardi, 1. mars 2011
Lors de la séance mensuelle du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies lundi à Genève, de nombreux ministres des Affaires étrangères se sont penchés sur la question des travailleurs immigrés fuyant la Libye, mais n'ont toujours pas trouvé de solution, note l'hebdomadaire libéral Respekt : » suite
Lors de la séance mensuelle du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies lundi à Genève, de nombreux ministres des Affaires étrangères se sont penchés sur la question des travailleurs immigrés fuyant la Libye, mais n'ont toujours pas trouvé de solution, note l'hebdomadaire libéral Respekt : "La volonté du dictateur Kadhafi de s'accrocher au pouvoir sans tenir compte de la révolution qui se poursuit contre lui a mené la Libye au bord d'une crise humanitaire. Tandis que le riche Occident évacuait rapidement ses ressortissants par avion, des milliers de réfugiés originaires de pays pauvres et qui travaillaient dans le riche Etat pétrolier se sont rassemblés aux frontières de la Libye. Les ministres des Affaires étrangères du monde entier cherchent désormais une solution pour faire quelque chose contre la catastrophe qui s'étend. On peut toutefois se demander s'ils trouveront une solution. Si le siège de Kadhafi vacille sérieusement, il repose toujours sur les barils d'un pétrole sans lequel l'Occident, pauvre en énergie, ne peut s'en sortir."
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Die Presse - Autriche | jeudi, 24. février 2011
Vu le délitement de l'ordre public en Libye, l'Europe craint de nouvelles vagues de réfugiés venus d'Afrique. Le ministre des Affaires étrangères italien Franco Frattini évoque même 200.000 à 300.000 immigrés supplémentaires. L'Europe a sa part de responsabilité dans ce scénario, estime le quotidien libéral conservateur Die Presse : » suite
Vu le délitement de l'ordre public en Libye, l'Europe craint de nouvelles vagues de réfugiés venus d'Afrique. Le ministre des Affaires étrangères italien Franco Frattini évoque même 200.000 à 300.000 immigrés supplémentaires. L'Europe a sa part de responsabilité dans ce scénario, estime le quotidien libéral conservateur Die Presse : "De nombreux Européens, Italiens et Maltais en tête, n'ont pas eu honte de conclure un sale marché avec Kadhafi. Le dictateur libyen avait ouvertement demandé des milliards d'euros à l'UE pour continuer à contenir en Afrique les flux d'émigrés économiques maghrébins, et les tenir à distance de l'UE. On se demande comment les politiques ont pu être naïfs ou vaniteux au point d'espérer sérieusement des avantages durables de ce terrible chantage. … Le mal est ailleurs : presque aucun pays ne tire un trait clair entre réfugiés et immigrés. Presque aucun politique ne reconnaît que rien n'a été fait pendant des décennies en matière d'immigration contrôlée."
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Avvenire - Italie | jeudi, 24. février 2011
Si l'Europe et les Etats-Unis condamnent la violence en Libye, ils hésitent encore à prendre des sanctions. La communauté internationale ne peut pourtant pas rester les bras croisés, met en garde le quotidien catholique Avvenire : » suite
Si l'Europe et les Etats-Unis condamnent la violence en Libye, ils hésitent encore à prendre des sanctions. La communauté internationale ne peut pourtant pas rester les bras croisés, met en garde le quotidien catholique Avvenire : "En Libye, il y a le risque que le peuple soit abandonné à lui-même et devienne ainsi une victime facile des bandes djihadistes. Nous sommes devant une nouvelle Somalie potentielle. Ou pire encore, un Afghanistan méditerranéen. … Un cauchemar avec un flux massif de réfugiés en perspective. … Pour faire cesser la folie meurtrière de ce tyran sanguinaire, l'Occident - et pas seulement - doit être prêt à tout, même à une intervention humanitaire des Casques bleus de l'ONU. Mais l'Europe doit surtout réagir. La crise libyenne est l'occasion de donner enfin un sens au mirage que constitue la politique étrangère européenne et de donner un travail digne de ce nom à sa représentante, l'indicible baronne Ashton."
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De Groene Amsterdammer - Pays-Bas | jeudi, 17. février 2011
Après la chute des présidents tunisien et égyptien, d'autres mouvements de contestation apparaissent au Proche-Orient contre des gouvernements autoritaires. L'Occident doit pour cela sortir de son mutisme, insiste le chroniqueur Henk A. Hofland dans l'hebdomadaire de gauche De Groene Amsterdammer : » suite
Après la chute des présidents tunisien et égyptien, d'autres mouvements de contestation apparaissent au Proche-Orient contre des gouvernements autoritaires. L'Occident doit pour cela sortir de son mutisme, insiste le chroniqueur Henk A. Hofland dans l'hebdomadaire de gauche De Groene Amsterdammer : "Si la révolte du monde arabe touche d'autres pays et que l'Occident persiste dans la paralysie perplexe qui caractérise désormais notre politique, alors il faut nous attendre à une tout autre évolution. Une nation en plein bouleversement est économiquement improductive, plus ou moins chaotique sur le plan organisationnel et donc sur la voie d'un appauvrissement social. … Les plus énergiques fuient les premiers. La Tunisie a déjà atteint ce stade. Les îles italiennes de Pantelleria et de Lampedusa connaissent actuellement la première vague de réfugiés. Une avant-garde ? … Chez nous, l'aversion à l'égard des étrangers musulmans et arabes a pris de l'ampleur et s'est émancipée ces dix dernières années. Pas seulement aux Pays-Bas, mais aussi en Belgique, en France et en Allemagne. De nouvelles révolutions arabes, comme celles qui se dessinent actuellement, peuvent avoir une grande influence sur la société européenne."
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Süddeutsche Zeitung - Allemagne | mercredi, 16. février 2011
Silvio Berlusconi pourrait une fois de plus échapper à la justice, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung, dans le cadre du procès intenté contre le Premier ministre italien pour une affaire de mœurs : » suite
Silvio Berlusconi pourrait une fois de plus échapper à la justice, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung, dans le cadre du procès intenté contre le Premier ministre italien pour une affaire de mœurs : "Le dégoût de nombreux citoyens est devenu palpable ces dernières semaines. Ils sont nombreux à faire part de leur honte pour leur gouvernement et leur pays. … Un sentiment de colère contre un individu doté d'une conception archaïque du pouvoir, qui se croit au-dessus des lois et pense pouvoir tout se permettre. … Attendons de voir comment Berlusconi et ses brillants avocats tenteront probablement d'empêcher le procès. L'afflux d'immigrants tunisiens pourrait peut-être même l'avantager. Dans les situations de crise, Berlusconi se présente souvent comme un élément indispensable. Il suscite volontiers un débat qui détourne l'attention des scandales. En raison de Lampedusa, il se peut que tel ou tel délai devienne nécessaire, et que cela l'empêche au final de comparaître devant un tribunal."
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La Stampa - Italie | mardi, 15. février 2011
La chancelière allemande Angela Merkel a refusé d'accueillir en Allemagne les réfugiés tunisiens arrivés sur l'île italienne de Lampedusa. Cela montre une fois de plus l'absence de politique commune de l'UE en matière d'immigration, déplore le quotidien libéral La Stampa : » suite
La chancelière allemande Angela Merkel a refusé d'accueillir en Allemagne les réfugiés tunisiens arrivés sur l'île italienne de Lampedusa. Cela montre une fois de plus l'absence de politique commune de l'UE en matière d'immigration, déplore le quotidien libéral La Stampa : "Il existe en théorie une politique européenne pour l'immigration. De même qu'il existe l'agence Frontex, dont la tâche est de coordonner des missions communes des Etats nationaux pour contrôler les frontières extérieures de l'UE. Mais les mécanismes de décision européens sont lents. Ce que l'on qualifie de politique commune n'est en vérité rien de plus qu'un squelette de principes généraux sur lesquels les différents Etats doivent s'orienter. … La priorité des Etats sur les institutions communautaires n'est pas seulement caractéristique de la politique étrangère et de la sécurité intérieure. Ces dernières années, le Conseil européen (l'instance qui représente les Etats) et le Parlement de Strasbourg ont gagné en influence, tandis que la Commission européenne n'a cessé de s'affaiblir."
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Der Standard - Autriche | mardi, 15. février 2011
L'UE doit se montrer solidaire avec les pays d'accueil du sud, demande le quotidien de centre-gauche Der Standard, après l'arrivée de milliers de réfugiés tunisiens sur l'île méditerranéenne de Lampedusa : » suite
L'UE doit se montrer solidaire avec les pays d'accueil du sud, demande le quotidien de centre-gauche Der Standard, après l'arrivée de milliers de réfugiés tunisiens sur l'île méditerranéenne de Lampedusa : "Les flux de réfugiés dans la Méditerranée en provenance de Tunisie montrent bien que le besoin de liberté ne se limite pas au pays en lui-même, mais se tourne aussi vers l'Europe. Comme l'Espagne et la Grèce, Rome se plaint depuis des années, et à juste titre, que les autres pays européens laissent les Italiens se débrouiller seuls avec le problème des réfugiés. Répartir cette charge en Europe est plus urgent que jamais. Car jusqu'à aujourd'hui, les Etats du sud de l'Europe, de par une situation géographique à laquelle ils ne peuvent rien, sont bien plus touchés que les autres. Il s'agit d'un cas de solidarité européen. Savoir ce que l'on proposera à ces pays est une affaire de plus en plus pressante. La politique de voisinage menée actuellement en Europe ou l'Union pour la Méditerranée ont été conçues comme un placebo, pour remplacer une adhésion - tout en sachant pertinemment que ces Etats ne remplissent pas les critères d'adhésion déterminants."
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La Stampa - Italie | mardi, 15. février 2011
La chancelière allemande Angela Merkel a refusé d'accueillir en Allemagne les réfugiés tunisiens arrivés sur l'île italienne de Lampedusa. Cela montre une fois de plus l'absence de politique commune de l'UE en matière d'immigration, déplore le quotidien libéral La Stampa : » suite
La chancelière allemande Angela Merkel a refusé d'accueillir en Allemagne les réfugiés tunisiens arrivés sur l'île italienne de Lampedusa. Cela montre une fois de plus l'absence de politique commune de l'UE en matière d'immigration, déplore le quotidien libéral La Stampa : "Il existe en théorie une politique européenne pour l'immigration. De même qu'il existe l'agence Frontex, dont la tâche est de coordonner des missions communes des Etats nationaux pour contrôler les frontières extérieures de l'UE. Mais les mécanismes de décision européens sont lents. Ce que l'on qualifie de politique commune n'est en vérité rien de plus qu'un squelette de principes généraux sur lesquels les différents Etats doivent s'orienter. … La priorité des Etats sur les institutions communautaires n'est pas seulement caractéristique de la politique étrangère et de la sécurité intérieure. Ces dernières années, le Conseil européen (l'instance qui représente les Etats) et le Parlement de Strasbourg ont gagné en influence, tandis que la Commission européenne n'a cessé de s'affaiblir."
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Tous les textes disponibles de » Marta Dassù
Bild - Allemagne | mardi, 15. février 2011
Après l'afflux massif de réfugiés tunisiens sur l'île italienne de Lampedusa, le journal à sensation Bild demande à l'Occident de soutenir financièrement les Etats du Maghreb : » suite
Après l'afflux massif de réfugiés tunisiens sur l'île italienne de Lampedusa, le journal à sensation Bild demande à l'Occident de soutenir financièrement les Etats du Maghreb : "Les despotes renversés actuellement seront certainement suivis par d'autres à l'avenir, et cela confère une certaine responsabilité au monde occidental. Nous devons aider les réfugiés. Ce n'est pas seulement un devoir humanitaire ! Il s'agit aussi de préserver la stabilité dans ces régions du monde. Il est clair que l'aide apportée nous coûtera de l'argent. Mais ce que nous refusons d'accorder aujourd'hui, nous le payerons au centuple lorsque les problèmes arriveront un jour chez nous. Le monde est devenu trop petit pour que l'on puisse rester dans son petit chez-soi et détourner le regard des événements extérieurs."
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La Repubblica - Italie | lundi, 14. février 2011
Suite à la révolution tunisienne, plusieurs milliers de Tunisiens ont fui le pays ces derniers jours et sont arrivés sur l'île italienne de Lampedusa. Rome a sa part de responsabilité dans cette situation, en raison de l'accord douteux passé avec la Libye pour lutter contre l'immigration clandestine, estime le quotidien de centre-gauche La Repubblica : » suite
Suite à la révolution tunisienne, plusieurs milliers de Tunisiens ont fui le pays ces derniers jours et sont arrivés sur l'île italienne de Lampedusa. Rome a sa part de responsabilité dans cette situation, en raison de l'accord douteux passé avec la Libye pour lutter contre l'immigration clandestine, estime le quotidien de centre-gauche La Repubblica : "Sur les côtes de Lampedusa échouent les victimes de toute une ère politique, caractérisée par la collaboration de Rome avec Mouammar Kadhafi et par l'indifférence de notre société. … La politique laisse derrière elle un paysage de ruines sociales et de victimes humaines. Depuis les morts par noyade pendant les traversées aux immigrés clandestins livrés à l'exploitation et à la traite des êtres humains, en passant par les expulsions arbitraires d'individus qui se retrouvent tous dans les geôles libyennes. … Il faut reconnaître que cette situation est d'une part le résultat d'un éloignement de l'Europe, d'autre part de relations toujours plus étroites avec Kadhafi, que nous avons promu gardien de nos côtes. En échange, nous le rétribuons en l'approvisionnant en armes."
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Tous les textes disponibles de » Adriano Prosperi
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