L'Europe et ses vitesses
Le président français Nicolas Sarkozy a remis au goût du jour l'idée d'une Europe à deux vitesses : une zone euro aux avant-postes suivie par les autres Etats de l'UE. Mais peut-on approfondir l'intégration de la zone euro sans diviser l'Union ?

Magyar Narancs - Hongrie | vendredi, 29. juin 2012
Si les Etats membres ne sont pas prêts à céder leurs droits souverains à Bruxelles, l'UE ne pourra survivre sur le long terme, prédit l'essayiste Mátyás Eörsi dans l'hebdomadaire de centre-gauche Magyar Narancs : » suite
Si les Etats membres ne sont pas prêts à céder leurs droits souverains à Bruxelles, l'UE ne pourra survivre sur le long terme, prédit l'essayiste Mátyás Eörsi dans l'hebdomadaire de centre-gauche Magyar Narancs : "Beaucoup pensent aujourd'hui, en raison de la crise grave qui touche certains pays membres, qu'il est impossible de mettre en œuvre de grandes réformes. C'est une erreur : l'histoire de l'UE est liée aux crises. Il suffit de se rappeler que c'est la Seconde Guerre mondiale qui a mené à la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA), la matrice de l'Union actuelle. … L'UE est marquée par une contradiction depuis sa création : elle veut d'un côté être un super-Etat qui veut préserver son rôle de puissance économique et politique mondiale, de l'autre ses Etats membres privilégient une Europe des nations et ne sont pas prêts à céder leur souveraineté à Bruxelles. Cela a généré l'impossible situation sur laquelle a mis un jour le doigt le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker : 'Nous savons tous ce qu'il faut faire, mais nous ignorons comment nous pourrons alors remporter les prochaines élections'. … Si les pays membres s'entêtent à vouloir préserver leur souveraineté, l'UE ne sera pas en mesure d'honorer sa mission, ce qui pourrait contribuer à son délitement."
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Jyllands-Posten - Danemark | jeudi, 28. juin 2012
Il manque aux gouvernements européens la volonté de résoudre durablement la crise de l'euro, déplore le quotidien libéral-conservateur danois Jyllands-Posten, redoutant une Europe à deux vitesses : » suite
Il manque aux gouvernements européens la volonté de résoudre durablement la crise de l'euro, déplore le quotidien libéral-conservateur danois Jyllands-Posten, redoutant une Europe à deux vitesses : "Pour l'essentiel, on s'est évertué à résoudre la crise dans l'instant et aucun sommet européen n'a jusque-là tenté de trouver une solution durable à la crise de la dette. … Quelles que soient les décisions prises à Bruxelles, il est clair que l'Europe évoluera à des vitesses différentes l'année prochaine. L'Allemagne déterminera l'agenda des pays de la zone euro. Et elle ne craint plus les conséquences, dans l'hypothèse du départ d'un ou plusieurs pays de la zone euro. La Grande-Bretagne prend de plus en plus ses distances de l'UE, et chez nous, le gouvernement et les partis europhiles au Parlement ont des doutes croissants quant au rôle futur du Danemark au sein de l'UE."
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Les Echos - France | lundi, 5. mars 2012
Si chefs d'Etat et de gouvernement européens ont décidé à l'unanimité de reconduire Herman Van Rompuy en tant que président permanent du Conseil européen, sa réélection jeudi est pratiquement passée inaperçue dans les médias. Cela est lié à l'extrême discrétion du président, estime le journal économique libéral Les Echos : » suite
Si chefs d'Etat et de gouvernement européens ont décidé à l'unanimité de reconduire Herman Van Rompuy en tant que président permanent du Conseil européen, sa réélection jeudi est pratiquement passée inaperçue dans les médias. Cela est lié à l'extrême discrétion du président, estime le journal économique libéral Les Echos : "Ce n'est cependant pas faire injure à ce diplomate belge que de dire que la façon dont il conçoit son poste ne correspond en rien à ce que tout le monde avait compris au moment de la signature du traité de Lisbonne. Et encore moins à ce que Valéry Giscard d'Estaing, un des 'pères' de la construction européenne, avait en tête : un patron visionnaire. Discret jusqu'à la caricature, le président Van Rompuy rapproche les points de vue, mais n'aspire nullement à incarner l'Europe. C'est manifestement ce que veulent Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et les autres, qui considèrent … que l'on est allé au bout de l'intégration et qui ne jurent que par l'intergouvernemental."
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Mladá fronta Dnes - République tchèque | jeudi, 1. mars 2012
Les Premiers ministres britannique et tchèque sont arrivés ensemble de Londres pour assister au sommet européen de deux jours qui débute ce jeudi à Bruxelles. David Cameron et Petr Nečas entendent ainsi souligner leur strict refus du pacte budgétaire, estime le quotidien libéral Mladá fronta Dnes, qui pense que Nečas fait fausse route : » suite
Les Premiers ministres britannique et tchèque sont arrivés ensemble de Londres pour assister au sommet européen de deux jours qui débute ce jeudi à Bruxelles. David Cameron et Petr Nečas entendent ainsi souligner leur strict refus du pacte budgétaire, estime le quotidien libéral Mladá fronta Dnes, qui pense que Nečas fait fausse route : "La République tchèque ne décroche pas le gros lot avec son attitude économique. En politique étrangère, elle n'est pas à son avantage - tant par son peu de sérieux que par ses faibles possibilités de codécision. Même si Petr Nečas avait raison et que l'Europe s'oriente vers une fédération, quels avantages pourrions-nous retirer de notre exclusion ? Quels avantages l'Iowa aurait-il de ne plus faire partie des Etats-Unis ? Nečas devrait serrer la main de David Cameron et se rendre à Bruxelles pour préserver les intérêts nationaux tchèques, pas ceux des Britanniques."
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Der Spiegel - Allemagne | lundi, 13. février 2012
L'Allemagne ne parviendra pas à sortir l'UE de la crise sans les Français et les Britanniques, écrit l'historien britannique Timothy Garton Ash dans le magazine hebdomadaire Der Spiegel, comparant l'Europe à une voiture dont la chancelière allemande Angela Merkel serait la conductrice réticente : » suite
L'Allemagne ne parviendra pas à sortir l'UE de la crise sans les Français et les Britanniques, écrit l'historien britannique Timothy Garton Ash dans le magazine hebdomadaire Der Spiegel, comparant l'Europe à une voiture dont la chancelière allemande Angela Merkel serait la conductrice réticente : "L'Allemagne s'est jusque-là avérée être une conductrice prudente, nerveuse et pas particulièrement habile. … On peut s'amuser des facéties de Sarkozy sur le siège passager ('Non, non, ma chérie! Tout droit, tout droit!') mais il a pourtant la bonne idée. Le fait que David Cameron, dans cette phase déterminante, se trouve sur le siège arrière - voir même dans le coffre - défie toute description. Au début de la semaine dernière, Merkel à une nouvelle fois souligné combien l'Allemagne espérait que la Grande-Bretagne, avec sa libre économie de marché nord-européenne, revienne au cœur des affaires européennes. … Il serait peu clairvoyant, voire même idiot, que la Grande-Bretagne abandonne l'Allemagne alors que celle-ci vient d'assumer un rôle aussi déterminant pour l'Europe - un rôle qu'elle n'a pas cherché à assumer, pour lequel elle est mal préparée et où elle aurait bien besoin d'aide."
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Dagens Nyheter - Suède | jeudi, 9. février 2012
Les chefs de gouvernement des pays baltes, scandinaves et de la Grande-Bretagne se sont réunis mercredi à Stockholm pour deux jours de débats. Lors de ce Northern Future Forum, ils discuteront des défis communs pour l'avenir. Il ne faut pas que cette rencontre divise davantage l'Europe, estime le quotidien libéral Dagens Nyheter : » suite
Les chefs de gouvernement des pays baltes, scandinaves et de la Grande-Bretagne se sont réunis mercredi à Stockholm pour deux jours de débats. Lors de ce Northern Future Forum, ils discuteront des défis communs pour l'avenir. Il ne faut pas que cette rencontre divise davantage l'Europe, estime le quotidien libéral Dagens Nyheter : "On court le risque que David Cameron veuille défier Bruxelles par cette collaboration. La Grande-Bretagne a refusé le nouveau pacte budgétaire de l'UE. La Suède et d'autres pays misant sur le libre-échange et sur une baisse des régulations ont besoin des Britanniques pour défendre et étendre leur marché intérieur. Il serait préférable pour l'Europe que celle-ci préserve sa cohésion. … Il ne reste qu'à espérer que le sommet d'aujourd'hui ne creuse pas davantage la division de l'Europe."
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Hospodářské noviny - République tchèque | jeudi, 2. février 2012
Le "non" de la République tchèque au nouveau pacte budgétaire de l'UE isolera davantage le pays, craint l'économiste Tomáš Sedláček dans le journal économique libéral Hospodářské noviny : » suite
Le "non" de la République tchèque au nouveau pacte budgétaire de l'UE isolera davantage le pays, craint l'économiste Tomáš Sedláček dans le journal économique libéral Hospodářské noviny : "Notre politique, que ce soit celle du président ou de plus en plus celle du gouvernement, s'oppose par principe au moindre terme qui, comme l'Europe, commence par la lettre E. Le rejet du pacte budgétaire en est le triste exemple. Si celui-ci tombait à point nommé pour le gouvernement, il avait pourtant le défaut d'avoir été proposé par l'UE. Pour les économistes et les politiques, il y a de quoi s'arracher les cheveux. Il est vraiment très courageux de gâcher une chance d'empêcher le surendettement de notre pays. … Croyons-nous vraiment que nous prouvons notre souveraineté en disant non ? Même le président américain, la puissante Allemagne ou la France orgueilleuse doivent faire des compromis, trouver des alliés. Combien en avons-nous encore ? De moins en moins. De plus en plus d'Etats nous désapprouvent."
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Hospodářské noviny - République tchèque | vendredi, 20. janvier 2012
La République tchèque ne se comporte pas de manière rationnelle envers l'Europe dans la crise actuelle, regrette Jacques Rupnik, politologue français natif de Prague, dans un entretien accordé au journal économique Hospodářské noviny : » suite
La République tchèque ne se comporte pas de manière rationnelle envers l'Europe dans la crise actuelle, regrette Jacques Rupnik, politologue français natif de Prague, dans un entretien accordé au journal économique Hospodářské noviny : "Il est aussi dans l'intérêt de la République tchèque que la crise soit résolue le plus vite possible. Si la zone euro se disloque, cela aura des conséquences considérables pour le pays. Mais il n'est pas seulement question de finances ici ; les conséquences sont surtout de nature politique. Elles reposent sur la question de notre orientation à long terme, de ceux que nous voulons suivre. Si l'on prend nos distances du courant principal européen, on ne peut pas venir déplorer que les autres décident pour nous. Il faut savoir si l'on veut rester dans l'Europe et participer aux décisions, ou bien en sortir et voir ce qui se passe. Mais on ne peut en aucun cas rester en retrait, tout en voulant avoir voix au chapitre."
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Lidové noviny - République tchèque | jeudi, 19. janvier 2012
L'adhésion de la République tchèque au pacte budgétaire sera votée par la population à l'occasion d'un référendum. Cette décision a été prise mercredi par le gouvernement, contre la volonté de son partenaire de coalition pro-européen TOP 09 du ministre des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg. Pour le quotidien conservateur Lidové noviny, ce référendum est une victoire pour les opposants à l'euro : » suite
L'adhésion de la République tchèque au pacte budgétaire sera votée par la population à l'occasion d'un référendum. Cette décision a été prise mercredi par le gouvernement, contre la volonté de son partenaire de coalition pro-européen TOP 09 du ministre des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg. Pour le quotidien conservateur Lidové noviny, ce référendum est une victoire pour les opposants à l'euro : "C'est en tous cas une bonne avancée, même s'il y a encore beaucoup à faire pour qu'il soit mis en œuvre. TOP 09 pourrait déclencher une grave crise gouvernementale, même si cela reste peu vraisemblable. Il est également nécessaire de négocier avec les sociaux-démocrates [dans l'opposition] sur le déroulement du référendum. Il se peut que dans cinq ou sept ans, la zone euro soit totalement différente et qu'un référendum devienne superflu. Mais même ainsi, la journée d'hier a constitué une victoire pour ceux qui veulent conserver la couronne tchèque. Et un référendum aura un caractère obligatoire beaucoup plus durable que la déclaration d'un gouvernement qui ne survivra probablement pas aux prochaines élections."
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Le Monde - France | mardi, 17. janvier 2012
Les Etats européens se laissent monter les uns contre les autres par les agences de notation au lieu de se concentrer sur les points forts de l'Europe, déplore le conseiller de dirigeants d'entreprise Edouard Tétreau, dans le quotidien de centre-gauche Le Monde : » suite
Les Etats européens se laissent monter les uns contre les autres par les agences de notation au lieu de se concentrer sur les points forts de l'Europe, déplore le conseiller de dirigeants d'entreprise Edouard Tétreau, dans le quotidien de centre-gauche Le Monde : "La balkanisation de l'Europe par S&P : quel bonheur de pouvoir, à l'abri derrière un bureau londonien, jouer l'Allemagne contre la France, l'Espagne contre la Grande-Bretagne, l'Italie contre l'Autriche. L'Europe rêvée des agences serait-elle une Europe en guerre ? En attendant cette promesse, l'Europe comblerait de bonheur lesdites agences si elle devenait enfin une Europe ruinée. Au-delà de l'apparence, rien ne serait plus atroce pour le business des agences qu'une Europe prospère, dont les Etats, les entreprises et les ménages seraient si riches qu'ils se passeraient des marchés financiers, et donc des agences. L'horreur absolue serait un système où les banques européennes ne fassent plus de spéculation, mais leur métier d'origine, transformant l'abondante épargne des Européens en des fonds propres pour les entreprises, et des prêts bien rémunérés pour les Etats et les collectivités locales. De vraies banques qui seraient capables d'envoyer paître les courtiers de Wall Street et de leur annexe, la City de Londres."
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Mladá fronta Dnes - République tchèque | vendredi, 13. janvier 2012
En République tchèque, une dispute a éclaté entre le président, Václav Klaus, et le ministre des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, sur la nécessité de se soumettre ou non aux règles plus strictes de l'UE. Le quotidien libéral Mladá Fronta Dnes appelle à la modération, car la République tchèque n'a pas d'autre choix que de participer : » suite
En République tchèque, une dispute a éclaté entre le président, Václav Klaus, et le ministre des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, sur la nécessité de se soumettre ou non aux règles plus strictes de l'UE. Le quotidien libéral Mladá Fronta Dnes appelle à la modération, car la République tchèque n'a pas d'autre choix que de participer : "Schwarzenberg menace de retirer son parti du gouvernement si la République tchèque ne se soumettait pas aux mesures d'austérité de l'UE. De son côté, Klaus menace de ne pas ratifier le traité. … Ici se manifeste une différence fondamentale dans l'attitude vis-à-vis de l'Europe et de l'UE. … Le vice-Premier ministre, Schwarzenberg, est avant tout européen. Séparer le pays de l'Europe est pour lui une catastrophe. Klaus est aux abois, il redoute une union fiscale et l'évolution vers une fédération qu'il veut éviter à tout prix. … Quand les directives seront contraignantes pour nous, quand nous aurons introduit l'euro, nous ne risquerons plus rien avec notre signature. … Nous n'avons en outre pas d'autre alternative."
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Lidové noviny - République tchèque | mardi, 10. janvier 2012
La rencontre franco-allemande qui a eu lieu à Berlin lundi a augmenté la pression exercée sur les autres pays de l'UE pour engager des réformes en les contraignant à prendre des décisions rapides, résume le quotidien conservateur Lidové noviny : » suite
La rencontre franco-allemande qui a eu lieu à Berlin lundi a augmenté la pression exercée sur les autres pays de l'UE pour engager des réformes en les contraignant à prendre des décisions rapides, résume le quotidien conservateur Lidové noviny : "Nous n'avons plus beaucoup de temps à consacrer à un débat sérieux sur la question existentielle, à savoir une limitation de la souveraineté concernant la participation au noyau dur de l'intégration européenne. La chancelière et le président souhaitent faire passer le traité sur une Union budgétaire d'ici fin janvier. ... Laissons de côté le fait qu'aucun des projets ne permet de résoudre la crise de la dette. Le contrôle des budgets est avant tout censé calmer le public allemand. La taxe sur les transactions financières doit aider Sarkozy à prolonger son mandat. La pression est énorme et nous, les Tchèques, devons décider de ce que nous voulons. Il s'agit de prendre des mesures concrètes vers un gouvernement économique commun."
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Lidové noviny - République tchèque | lundi, 9. janvier 2012
Le ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, a lors d'une interview mis en garde l'Allemagne contre une tendance mégalomane dans la défense de l'euro. Les petits Etats n'apprécient pas trop que Merkel et Sarkozy s'associent, déterminent la politique ensemble et communiquent simplement les résultats aux autres, a-t-il déclaré au magazine d'information Der Spiegel. Le quotidien conservateur Lidové noviny salue Schwarzenberg pour son discours sans ambigüité : » suite
Le ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, a lors d'une interview mis en garde l'Allemagne contre une tendance mégalomane dans la défense de l'euro. Les petits Etats n'apprécient pas trop que Merkel et Sarkozy s'associent, déterminent la politique ensemble et communiquent simplement les résultats aux autres, a-t-il déclaré au magazine d'information Der Spiegel. Le quotidien conservateur Lidové noviny salue Schwarzenberg pour son discours sans ambigüité : "Tout tourne autour de Berlin. Les autres Etats ne sont des partenaires égaux qu'en théorie. Ils ne rentrent dans le collimateur que s'ils refusent leur accord aux Allemands. Jamais encore la position de Berlin n'avait été aussi claire : 'Si vous n'êtes pas avec nous, vous êtes contre nous.' … Schwarzenberg a raison quand il dit que l'euro n'est qu'un instrument sans lequel l'Europe pourra tout de même survivre. Berlin n'a pas encore décidé du sort de l'euro. On ferait preuve de naïveté si l'on déclarait dans ces conditions qu'on ne peut aller que dans le sens de l'Allemagne et que les autres alliés ne sont pas importants."
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Politiken - Danemark | lundi, 2. janvier 2012
Pendant ses six mois de présidence, le Danemark doit empêcher que l'UE ne se désintègre, estime le quotidien de centre-gauche Politiken : » suite
Pendant ses six mois de présidence, le Danemark doit empêcher que l'UE ne se désintègre, estime le quotidien de centre-gauche Politiken : "Nous vivons dans une nouvelle Europe et le Danemark dispose au cours des six prochains mois de la grande opportunité de préserver cette Europe. … Il y a un risque accru de division - risque qui n'a pas vraiment été dissipé par le rejet britannique de participer au pacte devant établir une discipline budgétaire renforcée. L'UE est désormais divisée en trois groupes : les 17 pays de la zone euro, les neuf pays (dont le Danemark) qui veulent se rallier au pacte, et la Grande-Bretagne, qui suit un cap dissident. Empêcher que l'UE ne se désintègre davantage sera un critère déterminant pour évaluer le succès de cette présidence. Pour le rôle de médiateur du Danemark, il pourra être utile que nous ne fassions pas partie de l'Union monétaire. … La communauté européenne représente davantage que son économie et que sa monnaie : il en va de la paix, de la liberté et des valeurs européennes."
» article intégral (lien externe, danois)
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La Stampa - Italie | lundi, 2. janvier 2012
En période de crise de l'euro, il est absurde de transmettre la présidence de l'UE à un pays qui ne fait pas partie de l'Union monétaire, estime le quotidien libéral La Stampa : » suite
En période de crise de l'euro, il est absurde de transmettre la présidence de l'UE à un pays qui ne fait pas partie de l'Union monétaire, estime le quotidien libéral La Stampa : "Après la Pologne, le Danemark. En pleine tempête de l'euro, c'est à nouveau un pays qui ne fait pas partie de la zone euro et donc qui ne dispose pas du poids nécessaire pour agir efficacement contre la crise de la dette européenne qui assume la présidence de l'UE. La priorité à l'ordre du jour de ce semestre, c'est l'accord intergouvernemental visant à établir le nouveau pacte budgétaire. La question concerne en premier lieu les pays de la zone euro. Copenhague entend ici faire le médiateur entre le club des pays de la zone euro et les pays disposant de leur propre monnaie. … C'est toutefois le tandem Merkel-Sarkozy qui continuera à prendre les décisions importantes. Au grand dam des autres pays, d'autant que les décisions du duo semblent être essentiellement marquées par des considérations politiques nationales."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Blog Del alfiler al elefante - Espagne | mercredi, 28. décembre 2011
Tout comme l'on ne retient des gens que quelques souvenirs au fil du temps, il en va de même pour les années, estime Lluís Bassets dans son blog Del Alfiler al Elefante, jugeant que 2011 est une année plus historique que la chute du communisme : » suite
Tout comme l'on ne retient des gens que quelques souvenirs au fil du temps, il en va de même pour les années, estime Lluís Bassets dans son blog Del Alfiler al Elefante, jugeant que 2011 est une année plus historique que la chute du communisme : "Ainsi, cette année 2011 s'inscrit à la suite de 1989 et la surpasse même à de nombreux égards. Une vague révolutionnaire a ébranlé les fondements du pouvoir et les alliances du monde arabe tout entier. La renaissance du nucléaire attendue a été étouffée par le tsunami et la catastrophe de Fukushima. Les générations de conformistes habitués à ne manquer de rien se sont transformées en manifestants indignés et ont occupé les rues et les places de l'Espagne aux Etats-Unis, dans des mouvements tels que nous n'en avions plus vus depuis 1968. Finalement, l'Europe a réagi face à la crise financière, elle a dû abandonner les Britanniques - une rupture aux conséquences historiques et la plus importante de l'histoire des relations agitées entre le Royaume-Uni et le continent européen depuis l'adhésion de la Grande-Bretagne en 1973."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Corriere della Sera - Italie | lundi, 19. décembre 2011
Le débat se poursuit après les décisions du sommet de crise de Bruxelles, en vue du sauvetage de l'euro. Celles-ci ne vont pas dans la bonne direction, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : » suite
Le débat se poursuit après les décisions du sommet de crise de Bruxelles, en vue du sauvetage de l'euro. Celles-ci ne vont pas dans la bonne direction, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "N'étant scellées par aucun traité européen officiel, elles ne peuvent être mises en œuvre ni par la Commission européenne ni par d'autres institutions communautaires. Il n'existe ainsi aucun mécanisme contraignant permettant de faire respecter les nouvelles règles budgétaires. … Et même si la chancelière allemande, Angela Merkel, le président français, Nicolas Sarkozy, et le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, ont tenté de se servir de la crise de la dette pour suivre leur objectif politique de l'intégration européenne, leur incapacité à atteindre ce but n'empêchera pas la réduction des taux d'intérêt pour les emprunts d'Etat des pays en difficulté. Les primes de risque pourront être réduites si les différents pays prennent des mesures pour assainir leurs budgets. … Le tandem Merkel-Sarkozy doit reconnaître qu'il a pris la mauvaise voie. L'Europe a besoin de réformes adaptées aux différents pays. Une nouvelle tentative dans le sens de l'Union fiscale et de l'intégration politique ne servira à rien."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Upsala Nya Tidning - Suède | dimanche, 18. décembre 2011
La Suède n'étant pas membre de la zone euro, le nouveau pacte de stabilité européen adopté le 9 décembre lors du sommet européen fait débat. Sur les quatre partenaires de coalition, d'obédience de centre-droit, seuls les libéraux soutiennent ouvertement le pacte de stabilité, les autres partis restant quant à eux réservés. Le quotidien libéral Upsala Nya Tidning se rallie au camp des sceptiques : » suite
La Suède n'étant pas membre de la zone euro, le nouveau pacte de stabilité européen adopté le 9 décembre lors du sommet européen fait débat. Sur les quatre partenaires de coalition, d'obédience de centre-droit, seuls les libéraux soutiennent ouvertement le pacte de stabilité, les autres partis restant quant à eux réservés. Le quotidien libéral Upsala Nya Tidning se rallie au camp des sceptiques : "Qu'en sera-t-il d'une Union où le noyau interne assume la responsabilité de la monnaie unique et décide donc en matière d'impôts, de marché du travail et de politique économique générale, tandis que les autres pays sont contraints d'accepter en principe les décisions ? Quelle est la pérennité d'un ordre où les voix de tous les pays et de tous les citoyens européens n'ont même plus pour la forme le même poids ? Combien de temps la centralisation d'autant de compétences sera-t-elle acceptée avant que des grandes réformes démocratiques ne lui succèdent ?"
» article intégral (lien externe, suédois)
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The Economist - Royaume-Uni | vendredi, 16. décembre 2011
En apposant son veto lors du sommet européen la semaine dernière, le Premier ministre britannique, David Cameron, s'est isolé et s'est mis dans une situation politique difficile, redoute le magazine hebdomadaire économique-libéral The Economist : » suite
En apposant son veto lors du sommet européen la semaine dernière, le Premier ministre britannique, David Cameron, s'est isolé et s'est mis dans une situation politique difficile, redoute le magazine hebdomadaire économique-libéral The Economist : "Sarkozy a déclaré que Cameron voulait transformer la City de Londres en quelque chose qui ressemblerait aux îles Caïmans. La Grande-Bretagne cherche à se ménager un avantage compétitif 'inacceptable', s'est emporté le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, pourtant allié proche de la Grande-Bretagne. Le gouvernement Cameron est donc pris en étau entre un pacte pour l'euro hostile d'un côté, une grogne politique nationale et une pression croissante pour tenir un référendum [sur l'adhésion à l'UE] qui ne peut être gagné de l'autre. Quoi qu'on en dise à Westminster, la politique dans cette crise gagne un nouveau niveau. Les rapports de la Grande-Bretagne à l'Europe sont désormais indissociables de la survie de l'euro. C'est la seule véritable leçon du sommet de Bruxelles. Les prochains évènements pourraient mettre à l'épreuve les capacités diplomatiques du gouvernement, mais aussi son imagination."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Právo - République tchèque | jeudi, 15. décembre 2011
Le gouvernement tchèque continue à hésiter à accepter les dernières décisions prises au sommet européen concernant le sauvetage de l'euro. Ce faisant, il retombe dans les vieilles erreurs, se comporte de manière opportuniste et inconséquente, critique le quotidien de gauche Právo : » suite
Le gouvernement tchèque continue à hésiter à accepter les dernières décisions prises au sommet européen concernant le sauvetage de l'euro. Ce faisant, il retombe dans les vieilles erreurs, se comporte de manière opportuniste et inconséquente, critique le quotidien de gauche Právo : "Le comportement à Bruxelles du Premier ministre Petr Nečas a été le prolongement de l'attitude opportuniste de la scène politique de la République tchèque, non seulement face à l'UE, mais aussi face au monde extérieur en général. Alors que dans d'autres pays les discussions concernant les possibilités de sauvetage de l'euro allaient bon train à la veille du sommet, le silence régnait à ce sujet en République tchèque. Et lorsqu'un politique tchèque avait raison par le passé en critiquant l'UE, il ne proposait pas de solution mais se limitait à la remarquable narquoise 'Nous l'avons toujours dit'. … Comment se peut-il que nous nous servions des centaines de milliards de l'UE mais que nous lui refusions toute solidarité lorsqu'elle nous demande de l'aide ?"
» informations complémentaires (lien externe, tchèque)
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Público - Portugal | mercredi, 14. décembre 2011
L'idée d'une Europe unie ne doit pas être abandonnée par temps de crise, estime Ian Buruma, professeur spécialisé dans les questions de démocratie et de droits de l'homme, dans le quotidien Público : » suite
L'idée d'une Europe unie ne doit pas être abandonnée par temps de crise, estime Ian Buruma, professeur spécialisé dans les questions de démocratie et de droits de l'homme, dans le quotidien Público : "Le problème est que l'UE n'est ni un Etat-nation ni une démocratie. Il n'y donc pas de 'peuple européen' prêt à faire les sacrifices voulus lors des moments difficiles. Les riches Allemands et Hollandais ne veulent pas payer pour les imprudences économiques qui ont conduit les Grecs, les Portugais et les Espagnols dans la situation dans laquelle ils se trouvent aujourd'hui. Ils moralisent au lieu de faire preuve de solidarité, comme si tous les problèmes des pays du sud de l'Europe étaient dus à une paresse innée de leurs peuples. … Il faut d'abord convaincre les habitants des pays riches du Nord qu'il est de leur intérêt de renforcer l'UE - ce qui est véritablement le cas. Ce sont eux qui ont bénéficié le plus de l'euro, il leur a permis d'exporter à bas prix vers les pays du Sud de l'Europe. … La démocratie peut sembler un rêve inaccessible dans une communauté de 27 Etats-nations. Sauf à renoncer à construire une Europe plus unie, ce sont là des propositions qui méritent d'être examinées."
» article intégral (lien externe, portugais)
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Dnevnik - Slovénie | jeudi, 15. décembre 2011
Les pays membres de l'UE d'Europe orientale sont aujourd'hui des élèves modèles en matière de discipline budgétaire, alors que les pays de l'Ouest redoutaient le contraire lors de l'élargissement de l'UE. C'est pourtant les anciens membres qui menacent aujourd'hui d'entraîner la faillite de l'Europe, constate le quotidien de centre-gauche Dnevnik : » suite
Les pays membres de l'UE d'Europe orientale sont aujourd'hui des élèves modèles en matière de discipline budgétaire, alors que les pays de l'Ouest redoutaient le contraire lors de l'élargissement de l'UE. C'est pourtant les anciens membres qui menacent aujourd'hui d'entraîner la faillite de l'Europe, constate le quotidien de centre-gauche Dnevnik : "La crainte que nous détruisions l'Europe, anéantissions l'euro et pillions les fonds structurels était considérable. La question était seulement de savoir qui de la Bulgarie, de la Roumanie, de la Pologne, de la Hongrie ou de la Slovénie serait le fautif. C'est la raison pour laquelle Bruxelles avait fixé des conditions aussi rigoureuses à l'adhésion à l'UE. Nous avons honoré ces conditions de manière disciplinée et obéissante. Nous, les citoyens des nouveaux Etats de l'UE, sommes les Européens les plus disciplinés et tentons fanatiquement de compenser nos budgets, souvent à nos propres dépens. La Grèce et l'Italie ont complètement déboussolé l'UE avec l'aide des banques françaises et allemandes. … Ce sont donc les anciens Etats membres qui ont conduit l'Europe au bord de la faillite."
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Hospodářské noviny - République tchèque | mercredi, 14. décembre 2011
Le gouvernement tchèque doit décider ce mercredi s'il ira dans le sens du sommet européen et participera au crédit destiné à renforcer le Mécanisme européen de stabilité (MES). Tout semble indiquer que Prague le rejettera. Le journal économique Hospodářské noviny appelle néanmoins à regarder plus loin que le bout de son nez : » suite
Le gouvernement tchèque doit décider ce mercredi s'il ira dans le sens du sommet européen et participera au crédit destiné à renforcer le Mécanisme européen de stabilité (MES). Tout semble indiquer que Prague le rejettera. Le journal économique Hospodářské noviny appelle néanmoins à regarder plus loin que le bout de son nez : "Les politiques tchèques - notamment le Premier ministre et le président - font comme si la République tchèque pouvait faire cavalier seul sur le plan économique et politique. Le président Klaus a même donné l'impression qu'il se réjouissait de l'effondrement de l'euro, car cela confirmerait qu'il avait raison depuis le début. … Rejeter le crédit serait suicidaire. La politique tchèque retrouverait ainsi ses vieux démons : elle s'efforcerait de participer le moins possible aux œuvres communautaires tout en s'employant à bénéficier le plus possible de l'Union."
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Libération - France | mercredi, 14. décembre 2011
Le pacte budgétaire pourvu de sanctions automatiques sur lequel se sont entendus vendredi à Bruxelles les pays de l'UE, à l'exception de la Grande-Bretagne, est insuffisant et arrive trop tard, estime François Heisbourg, expert en stratégie et politique de sécurité, dans le quotidien de centre-gauche Libération : » suite
Le pacte budgétaire pourvu de sanctions automatiques sur lequel se sont entendus vendredi à Bruxelles les pays de l'UE, à l'exception de la Grande-Bretagne, est insuffisant et arrive trop tard, estime François Heisbourg, expert en stratégie et politique de sécurité, dans le quotidien de centre-gauche Libération : "Comme d'habitude, nos pays continuent à agir comme si les demi-mesures permettaient de gagner du temps, alors que le temps joue contre l'euro : les mesures décidées le 9 décembre n'offrent pas un tremplin suffisant pour préparer en temps utile la suite des opérations. La politique actuelle de la BCE aurait créé de l'oxygène, si elle avait été appliquée il y a deux ans, au début de ce qui n'était encore que la crise grecque. L'annonce du nouveau traité lors des réunions «décisives» de l'automne 2010 ou du printemps 2011 aurait peut-être calmé le jeu sur une durée suffisante pour entreprendre les réformes de fond. ... Le général Mac Arthur disait que la cause des guerres perdues pouvait être résumée par quatre mots : trop peu, trop tard."
» article intégral (lien externe, français)
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Turun Sanomat - Finlande | mercredi, 14. décembre 2011
Le principe de décision majoritaire exigé par le sommet européen pour le Mécanisme européen de stabilité (MES) est rejeté notamment par les sociaux-démocrates en Finlande. Le SDP, qui participe au gouvernement, a des scrupules d'ordre constitutionnel. La Finlande doit toutefois honorer ses responsabilités dans la résolution de la crise de l'euro, estime le quotidien libéral Turun Sanomat : » suite
Le principe de décision majoritaire exigé par le sommet européen pour le Mécanisme européen de stabilité (MES) est rejeté notamment par les sociaux-démocrates en Finlande. Le SDP, qui participe au gouvernement, a des scrupules d'ordre constitutionnel. La Finlande doit toutefois honorer ses responsabilités dans la résolution de la crise de l'euro, estime le quotidien libéral Turun Sanomat : "Aspirer à la pleine unanimité est une politique étrangère à la Finlande. Cela ne fait qu'inciter à privilégier les alternatives les plus lentes dans la résolution de la crise économique. Les marchés ne fonctionnent pas ainsi. … Le SDP devrait donc rester fidèle à sa ligne habituelle et ne pas céder au populisme nationaliste qui se manifeste dans l'UE. Celui-ci ne fait que créer de nouveaux problèmes au lieu de trouver des solutions communes. La Finlande ne pourra ni empêcher ni surmonter une récession si elle mène la politique de l'autruche et s'emploie à dire toujours non. On ne peut pas être à la fois à l'intérieur et à l'extérieur de la zone euro."
» article intégral (lien externe, finnois)
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Politiken - Danemark | mercredi, 14. décembre 2011
Le gouvernement et le Parlement du Danemark débattent depuis le sommet européen de la semaine dernière de l'adhésion au pacte pour l'euro. La position du Parti socialiste populaire au pouvoir est beaucoup plus critique que celle de ses partenaires de coalition, la Gauche radicale et les sociaux-démocrates. Mais pour le quotidien de centre-gauche Politiken, il manque dans l'accord des mesures visant à stimuler la croissance : » suite
Le gouvernement et le Parlement du Danemark débattent depuis le sommet européen de la semaine dernière de l'adhésion au pacte pour l'euro. La position du Parti socialiste populaire au pouvoir est beaucoup plus critique que celle de ses partenaires de coalition, la Gauche radicale et les sociaux-démocrates. Mais pour le quotidien de centre-gauche Politiken, il manque dans l'accord des mesures visant à stimuler la croissance : "On a oublié la croissance dans ce nouveau pacte. Celui-ci se concentre uniquement sur les économies. Il est pourtant important que les pays d'Europe septentrionale, qui disposent de la marge de manœuvre nécessaire dans leur budget, relancent la consommation, pour que les pays d'Europe méridionale sortent eux-mêmes de la crise grâce à leur propre productivité. Si le pacte ne prend pas cela en compte, toute l'Europe se verra imposer une politique d'austérité qui anéantira globalement la consommation : un suicide politico-financier contrôlé."
» article intégral (lien externe, danois)
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Göteborgs-Posten - Suède | mercredi, 14. décembre 2011
Le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, a sollicité mardi devant le Parlement un plus grand délai de réflexion sur la question de se rallier ou non au nouveau pacte pour l'euro. Pour le quotidien Göteborgs Posten, ce serait dans l'intérêt de la Suède : » suite
Le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, a sollicité mardi devant le Parlement un plus grand délai de réflexion sur la question de se rallier ou non au nouveau pacte pour l'euro. Pour le quotidien Göteborgs Posten, ce serait dans l'intérêt de la Suède : "L'objectif du pacte est d'empêcher la formation de déficits budgétaires trop conséquents. De telles règles ont été introduites en Suède lors de la crise des années 1990 et ont contribué à donner au pays les finances publiques les plus saines du continent. Si la Suède se rallie au pacte, il n'y aura pas besoin de modifier la politique économique suédoise. Cet élément suffit à dire oui. Il est dans l'intérêt de la Suède de ne pas générer une Europe à deux vitesses, dans laquelle une certaine minorité serait à la traîne. Mais la raison déterminante en faveur du oui, c'est la politique économique. Au cœur de l'UE réside le marché intérieur, garantissant la liberté de circulation pour les individus, les marchandises, les services et le capital."
» article intégral (lien externe, suédois)
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Financial Times Deutschland - Allemagne | mardi, 13. décembre 2011
En apposant son veto à la modification des traités européens, David Cameron abandonne le leadership britannique en Europe, critique Jonathan Powell, chef de cabinet de l'ancien Premier ministre Tony Blair, dans le journal économique-libéral Financial Times Deutschland : » suite
En apposant son veto à la modification des traités européens, David Cameron abandonne le leadership britannique en Europe, critique Jonathan Powell, chef de cabinet de l'ancien Premier ministre Tony Blair, dans le journal économique-libéral Financial Times Deutschland : "Nous sommes dans le fond comme des Norvégiens dépourvus de pétrole, contraints à subir les décisions européennes sans pouvoir les influencer. Bien sûr, nous pouvons mettre un veto sur certaines questions. Mais pour la plupart des décisions relatives au marché intérieur, la majorité qualifiée est nécessaire. Combien de temps encore les 26 autres membres accepteront-ils la politique d'obstruction d'un seul membre, lequel ne cesse d'avoir recours à la politique du veto ? … Les gouvernements britanniques des deux [grands] partis s'étaient opposés à une Europe à deux vitesses pour une bonne raison : nous ne voulions pas perdre de pouvoir sur le continent auquel nous appartenons. En 200 ans, depuis la bataille de Waterloo, nous avons entrepris d'énormes efforts pour préserver notre leadership en Europe. Tourner le dos au continent revient aujourd'hui à trahir cette histoire."
» article intégral (lien externe, allemand)
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The Guardian - Royaume-Uni | mardi, 13. décembre 2011
Si le veto opposé par Cameron à l'UE a enchanté le Parti conservateur, le Parlement s'est en revanche prononcé majoritairement en faveur de l'UE lors du débat de lundi, estime le quotidien de centre-gauche The Guardian : » suite
Si le veto opposé par Cameron à l'UE a enchanté le Parti conservateur, le Parlement s'est en revanche prononcé majoritairement en faveur de l'UE lors du débat de lundi, estime le quotidien de centre-gauche The Guardian : "Cameron a réalisé vendredi [lors du sommet de Bruxelles] quelque chose d'aberrant, pas le haut-fait qu'a célébré son parti ce week-end. Il est clairement préoccupé par les forces qu'il a déchaînées. … Le veto de Cameron a fait exulter son parti, mais on semble progressivement reconnaître qu'il mène la Grande-Bretagne vers un monde imaginaire. Les échanges d'hier à la chambre des Communes ont été la voix d'un Parlement qui, en dépit de l'agitation, refuse de cautionner une politique isolationniste. Il y a plus de soutien pour le rapprochement que pour la dérive. A juste titre. Cameron n'aurait jamais dû quitter la table des négociations. Il faut désormais le contraindre à y retourner."
» article intégral (lien externe, anglais)
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El País - Espagne | mardi, 13. décembre 2011
Si l'Europe perd la Grande-Bretagne, elle perdra en même temps son pays le plus innovant, estime le quotidien de centre-gauche El País : » suite
Si l'Europe perd la Grande-Bretagne, elle perdra en même temps son pays le plus innovant, estime le quotidien de centre-gauche El País : "Malgré une attitude qui a compliqué certaines avancées, il faut également songer aux contributions importantes de ce pays. Comme le dit le sociologue Charles Grant, 'il a poussé l'UE à tourner son regard vers l'extérieur et à voir la mondialisation comme une opportunité et non comme une menace.' De la coopération pour le développement à l'Espace européen de la recherche, nombre de projets européens auraient été bien différents de ce que nous connaissons aujourd'hui sans la contribution de la Grande-Bretagne. Et il aurait été difficilement concevable de briser les monopoles nationaux disposant d'une influence considérable, tels que les groupes de télécommunications et certaines compagnies aériennes. Si la Grande-Bretagne devait partir, l'UE perdrait non seulement un poids militaire, académique et financier, mais aussi un pays qui a fait montre d'une capacité d'innovation bien meilleure en matière d'administration et de politique que l'Europe continentale."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Delo - Slovénie | mardi, 13. décembre 2011
Le veto britannique à l'encontre des nouveaux plans de l'UE peut aussi être perçu comme une initiative démocratique et citoyenne, estime le quotidien de centre-gauche Delo : » suite
Le veto britannique à l'encontre des nouveaux plans de l'UE peut aussi être perçu comme une initiative démocratique et citoyenne, estime le quotidien de centre-gauche Delo : "Même si les Britanniques n'ont jamais cessé de créer des problèmes et de compliquer les choses avec leur attitude eurosceptique, on ne peut pas leur reprocher de ne pas s'être engagés pour une Union libre, d'envergure et ouverte au monde. Et ce sont des objectifs qui en valent la peine. C'est d'autant plus vrai dans la crise actuelle, à l'heure où la grande majorité des 'citoyens européens moyens et démocrates' leur donnent raison. Ceux-ci portent le même regard sceptique sur Bruxelles que les Britanniques. En revanche, les sauveteurs autoproclamés de l'euro et de l'UE, au nom de 'l'efficacité', veulent désormais les priver de ce zeste de citoyenneté européenne, et même du droit à la souveraineté nationale."
» article intégral (lien externe, slovène)
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Népszabadság - Hongrie | samedi, 10. décembre 2011
L'accord pour une plus grande discipline budgétaire adopté par les chefs d'Etat et de gouvernement européens vendredi à Bruxelles ouvre la voie à une véritable Union fiscale, estime le quotidien de centre-gauche Népszabadság : » suite
L'accord pour une plus grande discipline budgétaire adopté par les chefs d'Etat et de gouvernement européens vendredi à Bruxelles ouvre la voie à une véritable Union fiscale, estime le quotidien de centre-gauche Népszabadság : "Le pacte plaît aux Français car il prive les institutions européennes, la Commission et le Parlement européen de certaines compétences. Mais il plaît aussi aux Allemands car il entérine la discipline budgétaire, établit constitutionnellement la règle d'or et sanctionne tous ceux qui enfreignent les nouvelles règles. En outre, les budgets nationaux devront être présentés à l'UE avant d'être adoptés. Cela porte atteinte à la souveraineté nationale mais soulève aussi des questions économiques. L'Union monétaire ne pourra cependant survivre à la crise qu'en prenant la forme d'une Union fiscale. Cela signifie que les Etats de l'UE prêts à coopérer peuvent créer un nouveau marché intérieur, une nouvelle instance commune de surveillance financière et un nouveau centre financier, à l'aide d'une politique sociale et fiscale harmonisée."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Trud - Bulgarie | dimanche, 11. décembre 2011
L'accord de rigueur budgétaire conclu vendredi à Bruxelles par tous les Etats de l'UE à l'exception de la Grande-Bretagne n'a pas apaisé les marchés financiers internationaux, critique le quotidien Trud : » suite
L'accord de rigueur budgétaire conclu vendredi à Bruxelles par tous les Etats de l'UE à l'exception de la Grande-Bretagne n'a pas apaisé les marchés financiers internationaux, critique le quotidien Trud : "'Verboten' ! Le plus germanique de tous les mots est devenu le mot d'ordre des budgets européens. Les déficits sont interdits, les dettes sont interdites. … Sinon ? Les primes de risque liées aux emprunts d'Etat italiens se situent toujours autour de 6,55 pour cent - juste en dessous de celles de la Grèce, de l'Irlande et du Portugal lorsque ceux-ci avaient sollicité l'aide financière européenne. La seule et unique chose qui intéresse les marchés financiers désormais est de savoir comment se financeront les pays menacés ces trois prochains mois, lorsque l'Union fiscale sera en cours de ratification. … Dans la partie de poker sur la crise de la dette, le moment viendra où la formule française 'rien ne va plus' sera de mise. Celle-ci est au moins aussi connue que le 'verboten' allemand. Alors toutes les cartes seront posées sur la table, et quelqu'un devra payer."
» article intégral (lien externe, bulgare)
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Tous les textes disponibles de » Vesselin Jelev
Der Standard - Autriche | lundi, 12. décembre 2011
Lors du sommet européen de vendredi, le Premier ministre britannique David Cameron a rejeté la modification des traités européens visant à imposer une discipline budgétaire plus stricte. La Grande-Bretagne montre une fois de plus qu'elle se base sur les Etats-Unis pour définir sa politique financière, écrit le quotidien de centre-gauche Der Standard : » suite
Lors du sommet européen de vendredi, le Premier ministre britannique David Cameron a rejeté la modification des traités européens visant à imposer une discipline budgétaire plus stricte. La Grande-Bretagne montre une fois de plus qu'elle se base sur les Etats-Unis pour définir sa politique financière, écrit le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Londres a même quelques atouts en main. Le maintien de l'euro ne l'intéresse pas, des médias tels que l'Economist ou le Financial Times, tout deux très lus sur le continent, prédisent sa fin depuis des années. Si les Britanniques continuent à miner la force politique de l'UE (condition sine qua non à un euro fort), Bruxelles se trouvera lentement mais sûrement paralysée. Dans la guerre économique et financière entre les Etats-Unis et l'Europe, cela joue un rôle important. Pour reprendre une image antique : il semble que la Grande-Bretagne soit le cheval de Troie des intérêts financiers anglo-saxons ayant pénétré l'UE. Paris dissimule ses faiblesses en s'alliant à Berlin. On est en droit de douter que Berlin tienne tête aux Britanniques."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Mladá fronta Dnes - République tchèque | lundi, 12. décembre 2011
Le président tchèque, Václav Klaus, a appelé jeudi lors d'une visite officielle à Prague de son homologue russe, Dmitri Medvedev, à un renforcement important des relations entre les deux pays. Avec en toile de fond la position hésitante de la République tchèque vis-à-vis du pacte budgétaire adopté vendredi lors du sommet européen, l'ex-ministre des Affaires étrangères tchèque Cyril Svoboda s'inquiète des intentions de Klaus, dans le quotidien libéral Mladá fronta Dnes : » suite
Le président tchèque, Václav Klaus, a appelé jeudi lors d'une visite officielle à Prague de son homologue russe, Dmitri Medvedev, à un renforcement important des relations entre les deux pays. Avec en toile de fond la position hésitante de la République tchèque vis-à-vis du pacte budgétaire adopté vendredi lors du sommet européen, l'ex-ministre des Affaires étrangères tchèque Cyril Svoboda s'inquiète des intentions de Klaus, dans le quotidien libéral Mladá fronta Dnes : "Le président tchécoslovaque Edvard Beneš voulait en 1943 que la nouvelle République devienne un pont entre Est et Ouest après la Seconde Guerre mondiale. C'est allé de travers pour nous. Nous avons été intégrés au bloc de l'Est. Aujourd'hui non plus, nous n'avons pas besoin d'un tel pont. Nous sommes déjà en dehors du courant principal européen. Ce n'était pas le cas auparavant. Nous nous comportions différemment. Nous avons participé à la construction de la politique européenne. Aujourd'hui, nous agissons en râleurs. Mais cela peut encore changer. Les Etats qui veulent renforcer l'Union européenne se comportent de manière responsable. Même s'il s'agit là d'une tâche ardue et complexe, il vaudra la peine de la relever."
» informations complémentaires (lien externe, tchèque)
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Handelsblatt - Allemagne | vendredi, 9. décembre 2011
Les décisions de Bruxelles mènent inévitablement à une Europe à deux vitesses, critique le journal économique-libéral Handelsblatt : » suite
Les décisions de Bruxelles mènent inévitablement à une Europe à deux vitesses, critique le journal économique-libéral Handelsblatt : "L'Europe n'a toujours pas saisi la gravité de la situation. C'est d'autant plus catastrophique que même la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Nicolas Sarkozy, avaient placé la barre très haut pour ce sommet de crise de deux jours à Bruxelles. … Mais le plus grave, c'est que la voie empruntée par Merkel et Sarkozy entérine de facto la conception d'une Europe à deux vitesses et disperse les Etats membres. Jusqu'à présent, on était toujours parvenu à maintenir tout le monde dans le même bateau et à trouver des solutions pour l'ensemble des pays de l'UE. Mais tout cela est révolu. La réalité concrète et tout autant amère, c'est que les 17 pays de la zone euro veulent adopter des règles plus strictes de contrôle budgétaire via leur propre traité, en acceptant les pays de l'UE disposés à les rejoindre. Difficile de diviser davantage l'Europe."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Il Sole 24 Ore - Italie | vendredi, 9. décembre 2011
Les créanciers privés ne seront plus appelés à l'avenir à participer à une décote de la dette des pays en difficulté. Cette initiative arrive toutefois trop tard, estime le journal économique libéral Il Sole 24 Ore : » suite
Les créanciers privés ne seront plus appelés à l'avenir à participer à une décote de la dette des pays en difficulté. Cette initiative arrive toutefois trop tard, estime le journal économique libéral Il Sole 24 Ore : "La proposition la plus surprenante concerne l'exclusion des créanciers privés de toute action de sauvetage qui s'inscrira dans le cadre du futur Mécanisme européen de stabilité (MES). C'est un grand revirement de la part de Merkel, car la participation du secteur privé au sauvetage des pays endettés était jusque-là un fondement incontournable de sa gestion de crise. … Il existe en effet de nombreux éléments indiquant que l'exigence d'une éventuelle participation du privé au remboursement des dettes ne contribue pas à faire baisser les taux d'intérêt associés aux emprunts d'Etat des pays périphériques, en dépit des rigoureuses mesures d'austérité adoptées par ceux-ci. Cela signifie également que nous ne serions pas aujourd'hui au bord de l'effondrement du système financier européen si ce changement de cap avait été envisagé plus tôt. … Il est à craindre que cette proposition arrive trop tard car le mal est fait."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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NRC Handelsblad - Pays-Bas | vendredi, 9. décembre 2011
Les 17 Etats de la zone euro et six autres pays ont décidé d'adopter leur propre traité. La Grande-Bretagne et d'autres pays ne veulent pas se joindre à l'initiative. Cela entraînera la partition de l'Europe, estime le quotidien libéral NRC Handelsblad : » suite
Les 17 Etats de la zone euro et six autres pays ont décidé d'adopter leur propre traité. La Grande-Bretagne et d'autres pays ne veulent pas se joindre à l'initiative. Cela entraînera la partition de l'Europe, estime le quotidien libéral NRC Handelsblad : "La division semble logique. Car pourquoi les pays non-membres de la zone euro devraient-ils se prononcer sur des règles que le groupe central s'est appliqué à lui-même ? Mais d'un point de vue politique, il convient de voir qui s'est réellement opposé à l'initiative, à savoir le Premier ministre britannique, David Cameron. Bien que le pays ne participe pas à l'euro, le gouvernement britannique a un avis clair sur l'euro. Quand il est question de discipline budgétaire, Cameron se range derrière Merkel. Mais à l'instar de ses prédécesseurs, il s'oppose à toute avancée de la centralisation européenne aux dépens des Etats-nations. … La Grande-Bretagne pourrait par la suite s'associer au traité, mais il faut reconnaître que les chances sont plutôt faibles. Nous devrons nous habituer à l'idée qu'il existera bientôt deux Europe."
» informations complémentaires (lien externe, néerlandais)
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Libération - France | vendredi, 9. décembre 2011
Suite aux décisions du sommet européen à Bruxelles, le quotidien de centre-gauche Libération appelle désormais à une intégration politique renforcée en Europe : » suite
Suite aux décisions du sommet européen à Bruxelles, le quotidien de centre-gauche Libération appelle désormais à une intégration politique renforcée en Europe : "La crise de la dette est le signe que les marchés ne croient pas à la pérennité d'une monnaie sans Etat, c'est-à-dire sans pouvoir politique et économique fédéral capable d'imposer aux Etats fédérés une discipline commune et de les aider financièrement en cas de besoin. Une partie des responsables politiques européens, notamment en Allemagne, l'ont parfaitement compris, en demandant la création des 'Etats-Unis d'Europe'. Ce serait le seul moyen de donner une légitimité démocratique à la zone euro. A l'heure où les pays vont perdre leur souveraineté budgétaire, il faut associer le Parlement européen et les Parlements nationaux."
» article intégral (lien externe, français)
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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | jeudi, 8. décembre 2011
Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a estimé que la modification des traités européens envisagée par Berlin et Paris n'était pas nécessaire. L'Allemagne a alors mis en garde contre les 'combines de Bruxelles'. Des propos exagérés, estime le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : » suite
Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a estimé que la modification des traités européens envisagée par Berlin et Paris n'était pas nécessaire. L'Allemagne a alors mis en garde contre les 'combines de Bruxelles'. Des propos exagérés, estime le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Le Belge avait le devoir de proposer un modèle dans lequel tous les Etats s'y retrouvent. C'est également sa fonction, en tant que passerelle institutionnelle entre la zone euro et le reste de l'UE, de maintenir la boutique tant que cela est possible. C'est ce qu'il a essayé de faire, en tant que courtier sincère, et c'est ce qui explique la grogne de Berlin. … Elle [Merkel] sait également que l'objectif à long terme - une union de stabilité basée sur les modifications des traités - ne sera réalisable que si l'on accepte dans un premier temps des demi-mesures telles que Van Rompuy les propose, c'est-à-dire sans laisser retomber la pression et sans déresponsabiliser les 'mauvais élèves'."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Rzeczpospolita - Pologne | jeudi, 8. décembre 2011
La chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Nicolas Sarkozy, ont appelé mercredi dans une lettre commune le président conseil européen, Herman Van Rompuy, à soutenir le projet de modification des traités européens afin de surmonter la crise de la dette. Les formulations obscures que comporte cette missive recèle néanmoins un certain potentiel de conflit, redoute le quotidien conservateur Rzeczpospolita : » suite
La chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Nicolas Sarkozy, ont appelé mercredi dans une lettre commune le président conseil européen, Herman Van Rompuy, à soutenir le projet de modification des traités européens afin de surmonter la crise de la dette. Les formulations obscures que comporte cette missive recèle néanmoins un certain potentiel de conflit, redoute le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "La lettre contient des passages qui peuvent susciter l'émoi. Premièrement, il est suggéré que les 17 pays de la zone euro ainsi que d'autres 'Etats disposés à le faire' ratifient le nouveau traité, mais pas l'ensemble des 27 membres de l'UE. Deuxièmement, s'il est proposé de prendre des sanctions automatiques en cas de dépassement du seuil de trois pour cent du déficit public, il est par contre aussi précisé que l'Eurogroupe peut décider de rejeter les sanctions. Cela revient à dire qu'on n'établira pas de sanctions automatiques."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Expansión - Espagne | mardi, 6. décembre 2011
L'Allemagne et la France font avancer l'idée d'un gouvernement économique de la zone euro, salue le journal économique libéral Expansión, en demandant des mesures supplémentaires : » suite
L'Allemagne et la France font avancer l'idée d'un gouvernement économique de la zone euro, salue le journal économique libéral Expansión, en demandant des mesures supplémentaires : "Remettre en ordre les budgets publics ne suffira pas pour nous sortir de la zone à risque. Nous avons besoin d'urgence d'une stratégie commune qui impulse la relance. Nous avons besoin d'urgence de réformes structurelles qui éliminent les différences entre les pays. ... Nous avons donc besoin d'urgence de soutenir la discipline budgétaire au moyen d'une politique économique qui rétablisse une croissance stable. Une véritable union économique doit désormais emboîter le pas à la politique budgétaire commune."
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Financial Times - Royaume-Uni | mardi, 6. décembre 2011
Si les traités européens devaient être renégociés, la Grande-Bretagne doit absolument être présente, estime le quotidien libéral-conservateur Financial Times. Le pays risquerait sinon ... » suite
Si les traités européens devaient être renégociés, la Grande-Bretagne doit absolument être présente, estime le quotidien libéral-conservateur Financial Times. Le pays risquerait sinon d'être "évincé de la négociation des traités, ce qui pourrait avoir des conséquences pour l'adhésion de la Grande-Bretagne à l'UE. Il n'est pas dans notre intérêt national que Cameron ne fasse pas partie du cercle restreint des décideurs. Il se peut que la Grande-Bretagne doive remettre en cause sa relation à l'UE, mais ce n'est pas le moment. Clôturer la City de Londres de fil de fer barbelé n'est pas la bonne stratégie. Quelles que soient les solutions trouvées pour sauver la zone euro, il est dans l'intérêt de la Grande-Bretagne de garantir l'intégrité du marché unique, même dans une Union qui comprend des pays membres et non-membres de la zone euro. Mais pour défendre ce point, il faut une certaine autorité morale. Si nous appuyons maintenant sur la pédale de frein, nous nous tirerons une balle dans le pied."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Lidové noviny - République tchèque | mardi, 6. décembre 2011
Dans les négociations avec la chancelière allemande Angela Merkel à Paris, Nicolas Sarkozy a capitulé sur tous les points, critique le quotidien conservateur Lidové noviny : » suite
Dans les négociations avec la chancelière allemande Angela Merkel à Paris, Nicolas Sarkozy a capitulé sur tous les points, critique le quotidien conservateur Lidové noviny : "Jeudi dernier, Sarkozy appelait encore au retour de la démocratie dans l'Union monétaire. Hier, il a approuvé que des sanctions soient automatiquement appliquées aux pays dont le déficit dépasse trois pour cent du PIB. Le traité de Lisbonne doit être modifié dans ce sens. Paris n'a imposé aucune de ses propres idées. Ni les euro-obligations, ni le rôle accru de la Banque centrale européenne. … Si une surveillance automatique peut apaiser les électeurs allemands, il ne faut toutefois pas s'attendre à ce que cela renouvelle la confiance des investisseurs dans la zone euro. Cette atteinte fondamentale à la souveraineté des pays de la zone euro ne résoudra pas les graves problèmes de l'Union monétaire."
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Les Echos - France | mardi, 6. décembre 2011
La Cour de justice de l'UE pourra à l'avenir contrôler le respect du pacte de croissance et de stabilité, et il n'y aura plus de décote comme en Grèce. C'est une étape importante vers le sauvetage de l'euro, estime le journal économique libéral Les Echos : » suite
La Cour de justice de l'UE pourra à l'avenir contrôler le respect du pacte de croissance et de stabilité, et il n'y aura plus de décote comme en Grèce. C'est une étape importante vers le sauvetage de l'euro, estime le journal économique libéral Les Echos : "On sait depuis longtemps que l'Europe est championne pour inventer des règles, et encore plus pour les violer. Ni les forces économiques ni a fortiori la réalité politique ne se laissent ficeler dans un traité ou dompter par la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne. Le point fondamental est ailleurs. Il réside dans l'engagement pris par les deux plus grands pays de la zone euro que l'expérience désastreuse du traitement de la dette grecque ne sera pas renouvelée. Cela peut sembler technique, mais c'est une avancée qui change radicalement le paysage et qui, s'il est permis d'être pour une fois un peu optimiste, constitue la première étape d'un plan ... de nature à sauver la zone euro. La première étape, formalisée hier, est cruciale : il n'y aura plus de participation forcée du secteur privé à la restructuration de la dette d'un Etat de la zone euro."
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Die Welt - Allemagne | mardi, 6. décembre 2011
C'est une bonne chose que la France et l'Allemagne fassent pression pour réformer les traités européens avant même le sommet européen jeudi et vendredi, écrit le quotidien conservateur Die Welt : » suite
C'est une bonne chose que la France et l'Allemagne fassent pression pour réformer les traités européens avant même le sommet européen jeudi et vendredi, écrit le quotidien conservateur Die Welt : "On écrit souvent que les marchés n'auraient plus confiance dans certains gouvernements de la zone euro. Mais ce qui est plus grave encore, c'est la perte de confiance entre les gouvernements européens. Les pays donateurs ne croient tout simplement plus à ce que leur promettent Athènes et Rome. C'est la raison pour laquelle la chancelière n'a pas d'autre solution que d'exiger des conditions béton ou de se servir du marché comme levier. … Les nouvelles propositions franco-allemandes de modification des traités européens sont donc un pas de plus sur la corde raide de l'euro. Si un rapprochement sur le plan fiscal est d'ores et déjà inéluctable, alors les pays donateurs doivent au moins avoir la garantie que les pays problématiques ne retomberont pas dans les affres d'une politique irresponsable."
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Gândul - Roumanie | lundi, 5. décembre 2011
Le président français, Nicolas Sarkozy, et la chancelière allemande, Angela Merkel, veulent présenter ce lundi à Paris leurs propositions de modification des traités européens dont discuteront ensuite les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE lors du Conseil européen de vendredi à Bruxelles. Si le sommet devait les approuver, il sera néanmoins difficile de convaincre la population dans les pays de l'UE, estime le quotidien de centre-gauche Gândul : » suite
Le président français, Nicolas Sarkozy, et la chancelière allemande, Angela Merkel, veulent présenter ce lundi à Paris leurs propositions de modification des traités européens dont discuteront ensuite les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE lors du Conseil européen de vendredi à Bruxelles. Si le sommet devait les approuver, il sera néanmoins difficile de convaincre la population dans les pays de l'UE, estime le quotidien de centre-gauche Gândul : "Une modification des traités internationaux impose aux politiques de se rapprocher des contribuables. Ces derniers pensent actuellement qu'ils paient l'incapacité de ces mêmes politiques à œuvrer pour la stabilité et le développement économique. En outre, les arguments nationalistes ont de nouveau le vent en poupe. Les Néerlandais ou les Français accepteront-ils que leurs budgets nationaux puissent être rejetés par Berlin avant même d'être examinés par leurs Parlements nationaux ? C'est difficile à croire."
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Nasz Dziennik - Pologne | mardi, 29. novembre 2011
L'agence de notation américaine Moody's a prévenu lundi pour la première fois que la crise pourrait menacer la note souveraine de pays jugés stables jusque-là. La toute-puissance des agences pourrait saper la souveraineté des Etats nations, critique le quotidien national-catholique Nasz Dziennik : » suite
L'agence de notation américaine Moody's a prévenu lundi pour la première fois que la crise pourrait menacer la note souveraine de pays jugés stables jusque-là. La toute-puissance des agences pourrait saper la souveraineté des Etats nations, critique le quotidien national-catholique Nasz Dziennik : "Il n'est pas exclu que les autres agences se joignent à Moody's. Car elles ont récemment demandé d'autres coupes drastiques. Les chefs de gouvernement savent que leurs citoyens n'accepteront pas une politique qui ne sauve l'euro et les banques qu'au détriment du contribuable. C'est pourquoi ils prendront leur décision sans consulter les Parlements nationaux ni organiser de référendums. Et cela sera fait au prétexte de lutter contre la crise. … Au final, on aboutira à la mutualisation de la politique économique et financière de l'UE, ce qui tombe bien, notamment pour les principaux dirigeants de l'Union. En fin de compte, un gouvernement économique supranational pourrait même apparaître."
» article intégral (lien externe, polonais)
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The Guardian - Royaume-Uni | mardi, 29. novembre 2011
Avec la crise de l'euro, l'Europe a la chance de transformer l'Europe des bureaucrates en démocratie d'Etats voisins, écrit le sociologue Ulrich Beck dans le quotidien de centre-gauche The Guardian : » suite
Avec la crise de l'euro, l'Europe a la chance de transformer l'Europe des bureaucrates en démocratie d'Etats voisins, écrit le sociologue Ulrich Beck dans le quotidien de centre-gauche The Guardian : "Nous ne devons pas craindre la démocratie directe. Sans opportunités transnationales d'intervention depuis le bas et sans des référendums européens sur les questions européennes qui fassent trembler le paquebot européen, l'édifice s'effondrera. Pourquoi ne pas avoir un président de la Commission européenne élu directement par tous les citoyens européens le même jour, ce qui constituerait le premier évènement véritablement européen ? … Comment une démocratie européenne est-elle possible sans mettre sur la touche les Parlements nationaux ? Si l'on part du principe que la mise en place de droits démocratiques implique et nécessite de nombreux moyens, la réalisation démocratique d'une Europe cosmopolite pourra-t-elle être accompagnée du renforcement des démocraties nationales au sein des Etats membres ? Cette nouvelle Europe ne doit pas suivre le modèle de l'euro-nationalisme allemand, mais marquer l'émergence d'une Communauté européenne des démocraties. Le partage de la souveraineté démultiplierait le pouvoir et la démocratie."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Corriere della Sera - Italie | lundi, 28. novembre 2011
Les gouvernements allemand et français travaillent d'après les médias à l'élaboration d'un pacte de stabilité pour la zone euro censé préserver des attaques des marchés financiers les pays économes et respectant une stricte discipline budgétaire. Il faut empêcher cette division au profit d'une Europe à une vitesse, demande l'ex-ambassadeur italien en Allemagne, Antonio Puri Purini, dans une lettre ouverte à la chancelière allemande Angela Merkel et reprise par le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : » suite
Les gouvernements allemand et français travaillent d'après les médias à l'élaboration d'un pacte de stabilité pour la zone euro censé préserver des attaques des marchés financiers les pays économes et respectant une stricte discipline budgétaire. Il faut empêcher cette division au profit d'une Europe à une vitesse, demande l'ex-ambassadeur italien en Allemagne, Antonio Puri Purini, dans une lettre ouverte à la chancelière allemande Angela Merkel et reprise par le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "L'heure de vérité est venue. Le tournant vers l'unité est nécessaire. ... Mme Merkel, expliquez-nous ce que signifient pour l'Allemagne un gouvernement économique commun et le renforcement du pacte de stabilité. Intégrez les euro-obligations et la mise en lien du FESF avec la BCE dans la liste des mesures de stabilité. ... Justifiez la nécessité d'une modification des traités européens par la nécessité d'un nouveau pas en direction d'une unité politique. ... Limitez le rôle exclusif de l'axe franco-allemand et améliorez le profil européen de votre gouvernement. ... La chancelière du pays dont dépend le destin de l'Europe a le droit de revendiquer la discipline auprès des autres, mais elle doit de son côté garantir la transparence et la solidarité."
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De Volkskrant - Pays-Bas | vendredi, 25. novembre 2011
Les eurobonds seront le bon moyen de lutter contre la crise de la dette seulement quand on aura favorisé une plus grande intégration de la zone euro, estime le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : » suite
Les eurobonds seront le bon moyen de lutter contre la crise de la dette seulement quand on aura favorisé une plus grande intégration de la zone euro, estime le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "L'émission d'euro-obligations pour l'ensemble de la zone euro constituera au mieux l'acte final d'une nécessaire intégration des pays de l'euro. Si des Etats comme l'Espagne et l'Italie n'assainissent pas leurs budgets, la confiance dans les euro-obligations restera faible. Les propositions présentées officiellement mercredi par la Commission européenne proposent une meilleure approche de résolution. Le président de la Commission, Barroso, constate à juste titre que l'Europe doit être en mesure d'intervenir avec rigueur quand des pays ne jugulent pas leur budget. Pour les dirigeants politiques sceptiques à Berlin et à Paris, cela doit être perçu comme une incitation à surmonter la résistance à l'encontre d'une intégration renforcée. Les euro-obligations viendront après."
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Cinco Días - Espagne | vendredi, 25. novembre 2011
Avec pour objectif la création d'une union fiscale et l'instauration de sanctions plus sévères à l'encontre des mauvais élèves budgétaires, Berlin et Paris adoptent un nouveau rythme, estime le journal économique Cinco Días : » suite
Avec pour objectif la création d'une union fiscale et l'instauration de sanctions plus sévères à l'encontre des mauvais élèves budgétaires, Berlin et Paris adoptent un nouveau rythme, estime le journal économique Cinco Días : "L'introduction d'une discipline budgétaire stricte en Europe avance rapidement, et ceux qui ne veulent pas le reconnaître ou le voir risquent de rester à quai ou de voyager en seconde classe. … Berlin et Paris ont clairement fait savoir qu'ils présenteront le 9 décembre [lors du sommet européen] une proposition commune de modification des traités européens - quelles que soient les conditions. L'objectif est de renforcer le gouvernement économique et l'union fiscale, et ainsi entériner l'obligation pour les pays de la zone euro de respecter la discipline budgétaire. Merkel et Sarkozy ont fait savoir que la proposition était déjà presque prête et qu'ils n'entendaient pas laisser leurs plans de sauvetage de l'euro dépendre de l'accord des autres partenaires."
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De Volkskrant - Pays-Bas | jeudi, 24. novembre 2011
La crise de la dette souligne l'échec de l'Union européenne dans sa forme actuelle, estime l'ex-eurodéputé social-démocrate Michiel van Hulten, qui préconise dans le quotidien de centre-gauche De Volkskrant une Europe à deux vitesses : » suite
La crise de la dette souligne l'échec de l'Union européenne dans sa forme actuelle, estime l'ex-eurodéputé social-démocrate Michiel van Hulten, qui préconise dans le quotidien de centre-gauche De Volkskrant une Europe à deux vitesses : "Ce serait un nouveau départ pour la collaboration européenne. On répondrait ainsi aux grandes différences entre les Etats membres, et cela permettrait aussi à la Grande-Bretagne de se sentir enfin chez elle dans une Europe moins contraignante. En revanche, les pays qui le souhaitent pourraient collaborer de façon plus étroite. Ce serait une réponse crédible à la critique selon laquelle l'UE constitue un projet aussi mégalomane qu'antidémocratique. Les Etats candidats à l'UE disposeraient en outre d'une perspective d'adhésion plus rapide. Toute l'attention se porte pour le moment sur le sauvetage de l'euro. Mais si nous voulons que l'Europe joue aussi à l'avenir un rôle significatif et ne disparaisse pas tristement dans la rhétorique populiste de gauche et de droite, une réorientation fondamentale s'impose."
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Õhtuleht - Estonie | mercredi, 16. novembre 2011
Le Premier ministre estonien Andrus Ansip a tenu mardi devant le Parlement un discours sur la ligne politique européenne du pays. Selon l'avis du journal à sensation Õhtuleht, il n'a toutefois pas répondu à certaines questions importantes : » suite
Le Premier ministre estonien Andrus Ansip a tenu mardi devant le Parlement un discours sur la ligne politique européenne du pays. Selon l'avis du journal à sensation Õhtuleht, il n'a toutefois pas répondu à certaines questions importantes : "Si une Europe à deux vitesses devient réalité, quels seront alors les arguments de l'Estonie pour appartenir au groupe moteur ? Simplement parce que nous-mêmes le souhaitons. Il s'agit du souhait du peuple estonien, a déclaré le chef du gouvernement qui expliquait dans le même temps que l'on continuerait toutefois de privilégier à l'avenir une EU à 27 membres. Mais quel est notre point de vue dans le cas d'une transformation éventuelle de l'UE en un Etat fédéral ? Sommes-nous prêts à céder des compétences pour nous adapter au moteur européen ? La seule réponse apportée est que le Premier ministre ne veut pas discuter de l'avenir de l'UE comme Etat fédéral et non comme une fédération d'Etats telle qu'elle existe actuellement."
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Trud - Bulgarie | mardi, 15. novembre 2011
Suite à la crise de l'euro, les politiques sont de plus en plus nombreux à parler d'un développement de l'UE en une Europe à deux vitesses. La Bulgarie serait mieux placée si elle se trouvait à l'extérieur du moteur principal de l'UE, estime le politologue Evgueni Daïnov dans le quotidien Trud : » suite
Suite à la crise de l'euro, les politiques sont de plus en plus nombreux à parler d'un développement de l'UE en une Europe à deux vitesses. La Bulgarie serait mieux placée si elle se trouvait à l'extérieur du moteur principal de l'UE, estime le politologue Evgueni Daïnov dans le quotidien Trud : "Ce se serait pas si mal que Merkozy nous exclut de son 'moteur' de la zone euro car celui-ci va rembourser les dettes de la Grèce et de l'Italie et sauver les banques françaises. En revanche nous restons dans le cercle des économies de marché plus libéralisées au budget discipliné. La force motrice de notre club sera la Grande-Bretagne, alternative à privilégier contre Merkozy. Dans tous les cas, les Britanniques n'auront pas l'idée de majorer nos impôts ou d'instaurer un modèle français d'économie dirigée. Les journaux britanniques appellent déjà le Premier ministre Cameron à reprendre la direction des dix pays bannis de la zone euro. D'après les critères de politique britannique, il le fera tôt ou tard."
» article intégral (lien externe, bulgare)
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Tous les textes disponibles de » Jevgeniy Daynov
Lietuvos Žinios - Lituanie | lundi, 14. novembre 2011
La Lituanie veut introduire l'euro en 2014 mais étant donné le débat qui court sur une Europe à deux vitesses, le quotidien conservateur Lietuvos Žinios s'interroge sur les conséquences : » suite
La Lituanie veut introduire l'euro en 2014 mais étant donné le débat qui court sur une Europe à deux vitesses, le quotidien conservateur Lietuvos Žinios s'interroge sur les conséquences : "Plus il y a d'intégration, plus la marge de manœuvre économique de chaque pays membre est réduite. Vue sous cet angle, une adhésion à la zone euro est moins attrayante : davantage d'Europe signifierait moins de Lituanie. Mais il ne faut pas surestimer la souveraineté économique. La mondialisation ne permet plus l'existence d'économies en autarcie. Dorénavant, les observateurs soulignent que ce sont les membres de la zone euro qui donnent le ton en matière de politique économique européenne et que cet écart continuera de se creuser avec le temps. Tout cela n'est pas encore pour demain mais le gouvernement lituanien doit suivre les évolutions avec attention, évaluer les conséquences des différents scénarios pour la Lituanie et défendre les intérêts du pays. Et même si la marge de manœuvre doit en être réduite, l'adhésion à la zone euro doit rester un objectif."
» article intégral (lien externe, lituanien)
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Cinco Días - Espagne | vendredi, 11. novembre 2011
Une Europe à deux vitesses mettrait en danger l'unité de la zone euro, critique le journal économique de centre-gauche Cinco Días, après l'annonce des projets du président français Nicolas Sarkozy : » suite
Une Europe à deux vitesses mettrait en danger l'unité de la zone euro, critique le journal économique de centre-gauche Cinco Días, après l'annonce des projets du président français Nicolas Sarkozy : "L'Allemagne et la France travaillent, au grand dam des institutions européennes, à l'élaboration d'un cadre juridique qui génère les deux vitesses dont on parle beaucoup et qui permette aux pays qui y sont disposés de lier davantage leur politique en matière d'économie, de finance et d'emploi. Cette initiative semble inévitable dans une Union qui ne peut pas continuer à se faire bloquer par des décisions comme celles prises dernièrement par les Parlements finlandais ou slovaque. Mais le projet d'Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy représente également un risque énorme pour l'unité de la zone euro et les autres pays de l'UE. Une scission nuirait aux économies nationales plus faibles, mais aussi à toute la région. Si ce projet est un avertissement de Berlin aux pays en retard, Bruxelles doit empêcher que cet avertissement ne menace la survie d'un euro que l'on cherche en fait à renforcer."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Blog Charlemagne's Notebook - Royaume-Uni | vendredi, 11. novembre 2011
Le président français Nicolas Sarkozy a préconisé mardi dans un débat avec des étudiants une Europe à deux vitesses dans laquelle les pays de la zone euro seraient plus intégrés que les autres pays de l'Union. Pour le blog Charlemagne's Notebook, hébergé par le site du magazine hebdomadaire libéral-conservateur The Economist, c'est une bonne idée dont la mise en œuvre risque de poser problème : » suite
Le président français Nicolas Sarkozy a préconisé mardi dans un débat avec des étudiants une Europe à deux vitesses dans laquelle les pays de la zone euro seraient plus intégrés que les autres pays de l'Union. Pour le blog Charlemagne's Notebook, hébergé par le site du magazine hebdomadaire libéral-conservateur The Economist, c'est une bonne idée dont la mise en œuvre risque de poser problème : "Effectuée convenablement, en maintenant la zone euro ouverte à des pays (tels la Pologne) qui veulent la rejoindre et en approfondissant le marché unique pour ceux (comme la Grande-Bretagne) qui ne le veulent pas, la création d'une UE plus flexible à géométrie variable pourrait apaiser nombre de tensions existantes. Les futurs élargissements n'ont pas à être aussi problématiques et l'intégration future n'a pas à être imposée à ceux qui ne le veulent pas. Mais mal effectuée, comme certains craignent que Sarkozy ne le fasse, celle-ci ne servirait qu'à démanteler l'Europe. Ce ne serait alors pas une Europe à deux vitesses, mais deux Europe séparées."
» article intégral (lien externe, anglais)
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La Tribune - France | mardi, 4. octobre 2011
Les ministres des Finances de l'UE ont décidé lors de leur sommet au Luxembourg lundi de reporter à début novembre la décision relative au déblocage de la prochaine tranche de l'aide à la Grèce. Cela donne 30 jours à l'Europe pour se réinventer, espère le journal économique La Tribune : » suite
Les ministres des Finances de l'UE ont décidé lors de leur sommet au Luxembourg lundi de reporter à début novembre la décision relative au déblocage de la prochaine tranche de l'aide à la Grèce. Cela donne 30 jours à l'Europe pour se réinventer, espère le journal économique La Tribune : "On évoque en effet depuis plusieurs mois la création d'une structure européenne de gouvernance économique. ... L'hypothèse d'un nouveau traité, d'une fédération d'États-nations ou celle d'une Europe à deux ou trois vitesses sont sérieusement évoquées, même par les plus 'européistes'. L'intergouvernementalité est de retour. Les chefs d'Etat sont directement aux manettes du vaisseau européen avec, à leur tête, le tandem fondateur franco-allemand. Hélas, celui-ci fonctionne mal, on l'a vu ces derniers mois. Sa vision est tantôt communicante, tantôt comptable, rarement historique. L'opportunité de réinventer l'Europe est pourtant là. C'est même une ardente obligation, si l'on veut éviter que le G20 de novembre soit celui du désastre."
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