L'Espagne en pleine crise bancaire
L'Espagne reçoit des milliards du fonds de sauvetage européen pour assainir ses banques en difficulté sans pour autant devoir mettre en œuvre des mesures d'austérité de grande ampleur. Combien de temps l'Europe pourra-t-elle encore se permettre de telles actions de sauvetage ?

WOZ - Die Wochenzeitung - Suisse | jeudi, 7. février 2013
Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, accusé de corruption, compte désormais parmi les 300 politiques espagnols actuellement visés par une enquête pour abus de pouvoir et corruption. Si les procédures ont été laxistes jusqu'à maintenant, la patience des Espagnols est à bout en cette dure période d'austérité, estime l'hebdomadaire de gauche WOZ : » suite
Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, accusé de corruption, compte désormais parmi les 300 politiques espagnols actuellement visés par une enquête pour abus de pouvoir et corruption. Si les procédures ont été laxistes jusqu'à maintenant, la patience des Espagnols est à bout en cette dure période d'austérité, estime l'hebdomadaire de gauche WOZ : "Le principe de 'donner et se servir' pu survivre si longtemps car les politiciens n'avaient pas grand-chose à craindre. En matière d'infractions contre la loi de financement des partis, il y a prescription après quatre ans, et il faut cinq ans en moyenne à la Cour des Comptes, dont les fonds ont été diminués dans le dernier budget, pour rédiger ses rapports de contrôle. Et si, malgré tout, cela aboutit à une condamnation, les perspectives d'acquittement ne sont pas mauvaises. … Des milliers d'Espagnols demandent désormais des élections anticipées. Le Premier ministre Rajoy fera cependant tout pour les éviter. Un récent sondage a montré que son parti atteignait tout juste 24 pour cent, contre 45 aux élections de novembre 2011."
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Expansión - Espagne | vendredi, 25. janvier 2013
L'Institut national espagnol de statistiques a présenté jeudi les nouveaux chiffres du chômage attestant un chiffre record en 2012. Ainsi, près de six millions de personnes seraient sans emploi en Espagne. Pour sortir de la crise, il faudra que le gouvernement lance de nouvelles réformes et que les employés renoncent à leur salaire, écrit le journal économique conservateur Expansión : » suite
L'Institut national espagnol de statistiques a présenté jeudi les nouveaux chiffres du chômage attestant un chiffre record en 2012. Ainsi, près de six millions de personnes seraient sans emploi en Espagne. Pour sortir de la crise, il faudra que le gouvernement lance de nouvelles réformes et que les employés renoncent à leur salaire, écrit le journal économique conservateur Expansión : "Le gouvernement doit continuer à favoriser la croissance au moyen de réformes structurelles, et entrepreneurs et employés doivent recourir à la flexibilité que leur impose la réforme du marché du travail. A la table des négociations, le maintien et la création d'emplois doivent avoir la priorité quand cela est possible. En contrepartie, le travail doit être organisé de manière plus stricte. Il s'agit pour cela de renoncer aux salaires, de restructurer les trois-huit et le temps de travail, et favoriser les mutations internes. La lutte contre le chômage nécessite l'engagement du gouvernement, des régions, des partis, des entrepreneurs et de toute la société."
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El País - Espagne | mercredi, 23. janvier 2013
Le ministre espagnol de l'Economie, Luis de Guindos, n'a pas approuvé lundi le choix du Néerlandais Jeroen Dijsselbloem en tant que nouveau président de l'Eurogroupe, évoquant la représentation insuffisante de l'Espagne au sein des institutions européennes. Mais cette critique isolée n'apportera rien, déplore le quotidien de centre-gauche El País : » suite
Le ministre espagnol de l'Economie, Luis de Guindos, n'a pas approuvé lundi le choix du Néerlandais Jeroen Dijsselbloem en tant que nouveau président de l'Eurogroupe, évoquant la représentation insuffisante de l'Espagne au sein des institutions européennes. Mais cette critique isolée n'apportera rien, déplore le quotidien de centre-gauche El País : "L'abstention du ministre de l'Economie voulait envoyer un signal d'alarme à l'UE. Cela n'a toutefois pas été très efficace. Les partenaires européens, auxquels était destinée cette protestation contre la représentation en baisse de l'Espagne aux postes-clés, ont à peine relevé ce geste isolé. … Avec la profonde récession, l'appel à l'aide pour sauver le système financier et tous les doutes liés à l'économie espagnole, l'Espagne n'a pas les meilleures cartes en main aujourd'hui dans le jeu diplomatique. ... Plutôt que de continuer à se plaindre, le gouvernement espagnol ferait bien de corriger ses propres erreurs et de trouver des alliés pour changer sa situation en Europe."
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La Vanguardia - Espagne | lundi, 21. janvier 2013
Le constructeur automobile japonais Nissan a annoncé vendredi qu'il n'allait finalement pas produire son nouveau modèle à Barcelone, comme cela était prévu, les syndicats ayant refusé l'adoption de conditions de travail plus strictes. Les représentants syndicaux doivent céder, écrit le quotidien libéral-conservateur La Vanguardia : » suite
Le constructeur automobile japonais Nissan a annoncé vendredi qu'il n'allait finalement pas produire son nouveau modèle à Barcelone, comme cela était prévu, les syndicats ayant refusé l'adoption de conditions de travail plus strictes. Les représentants syndicaux doivent céder, écrit le quotidien libéral-conservateur La Vanguardia : "Les syndicats ont commis une grave erreur en faisant échouer provisoirement les négociations avec la direction de Nissan à Barcelone. Ils ont d'abord rejeté les propositions de l'entreprise, lesquelles consistaient à accroître le temps de travail effectif pour un salaire équivalent. Cela ne plaît bien sûr à personne. Mais de nombreux travailleurs y sont contraints dans le pays pour conserver leur emploi. … Les dirigeants syndicaux et le personnel de Nissan feraient bien de revoir leur position actuelle et de faire en sorte que la multinationale produise sa nouvelle voiture à Barcelone. C'est bien plus que le contrat pour la fabrication d'une nouvelle auto qui est en jeu. Il s'agit ici de préserver les bases de la productivité du pays."
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Cinco Días - Espagne | mercredi, 9. janvier 2013
Le gouvernement espagnol compte aussi s'en sortir en 2013 sans recourir complètement au fonds de secours européen, a annoncé mardi le ministère des Finances. L'Espagne doit surtout l'amélioration de sa situation financière à l'intervention de la BCE, rappelle le journal économique de centre-gauche Cinco Días : » suite
Le gouvernement espagnol compte aussi s'en sortir en 2013 sans recourir complètement au fonds de secours européen, a annoncé mardi le ministère des Finances. L'Espagne doit surtout l'amélioration de sa situation financière à l'intervention de la BCE, rappelle le journal économique de centre-gauche Cinco Días : "La décrispation de la situation financière a commencé pour l'Espagne il y a six mois, avec l'annonce par la BCE de racheter si nécessaire les emprunts de pays en difficulté. Ce coup de poker de Mario Draghi a constitué un tournant dans l'attitude des marchés et a incité une série d'investisseurs étrangers à racheter des emprunts d'Etat espagnols. La baisse de la prime de risque espagnole a également été favorisée par l'anticipation d'une sollicitation par l'Espagne des aides européennes - une éventualité sur laquelle le gouvernement ne s'est jamais exprimé clairement. C'est la raison pour laquelle il convient de se demander, à juste titre, comment les marchés réagiront maintenant que l'on a exclu l'option d'un appel à l'aide."
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Cinco Días - Espagne | vendredi, 28. décembre 2012
Pour les Espagnols, la crise économique s'est aggravée en 2012. Les conservateurs du Parti populaire au pouvoir depuis un peu plus d'un an attisent les conflits dans la société, estime le journal économique de centre-gauche Cinco Días : » suite
Pour les Espagnols, la crise économique s'est aggravée en 2012. Les conservateurs du Parti populaire au pouvoir depuis un peu plus d'un an attisent les conflits dans la société, estime le journal économique de centre-gauche Cinco Días : "L'Espagne a toujours été un pays avec un chômage structurel relativement élevé et une faible productivité, de telle sorte que les produits, en dépit de bas salaires à l'échelle européenne, n'ont jamais été vraiment compétitifs. Vis-à-vis de la crise économique internationale, sans la possibilité de dévaluer la monnaie, on a réagi avec la plus simple des réponses : la réduction des salaires, l'augmentation de tous les impôts et une cure d'austérité qui, en raison de l'idéologie de ce gouvernement, s'est accompagnée de fortes atteintes aux droits civiques. … Si le gouvernement s'obstine à suivre sa position absolutiste et vaniteuse, il ne fera qu'attiser un peu plus la grogne sociale et installer dans la durée des mouvements de protestation. Il sera le seul responsable des conséquences."
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Cinco Días - Espagne | mardi, 4. décembre 2012
Fin novembre, l'échéance fixée par le gouvernement espagnol autorisant les fraudeurs fiscaux à déclarer volontairement leur argent sale placé sur des comptes à l'étranger, a expiré. Douze milliards d'euros sont ainsi revenus en Espagne, comme l'annonçait lundi le gouvernement. Désormais, le fisc doit sanctionner de manière exemplaire ceux qui n'ont pas encore reconnu leur fraude, demande le journal économique de centre-gauche Cinco Días : » suite
Fin novembre, l'échéance fixée par le gouvernement espagnol autorisant les fraudeurs fiscaux à déclarer volontairement leur argent sale placé sur des comptes à l'étranger, a expiré. Douze milliards d'euros sont ainsi revenus en Espagne, comme l'annonçait lundi le gouvernement. Désormais, le fisc doit sanctionner de manière exemplaire ceux qui n'ont pas encore reconnu leur fraude, demande le journal économique de centre-gauche Cinco Días : "Mis à part les douze milliards d'euros qui viennent d'apparaître (la quasi totalité de cette somme a été déclarée juste avant l'échéance), le fisc a désormais une image claire de la vraie dimension de la fraude fiscale à grande échelle, dont certaines grandes entreprises du pays sont responsables. Indépendamment du contrôle sur les nouvelles modalités qui vont toucher les nouveaux riches, il faut s'activer à la recherche des sommes toujours à l'abri. Tous les instruments autorisés par la nouvelle loi contre la fraude fiscale doivent être mis en place."
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Gazeta Wyborcza - Pologne | mardi, 4. décembre 2012
L'Espagne a demandé lundi 39,5 milliards d'euros au fonds de sauvetage MES pour renflouer ses banques en difficulté. L'économiste en chef du fonds d'investissement polonais XTB, Przemysław Kwiecień, ne s'est pas départi de son calme dans une tribune parue dans le quotidien libéral Gazeta Wyborcza : » suite
L'Espagne a demandé lundi 39,5 milliards d'euros au fonds de sauvetage MES pour renflouer ses banques en difficulté. L'économiste en chef du fonds d'investissement polonais XTB, Przemysław Kwiecień, ne s'est pas départi de son calme dans une tribune parue dans le quotidien libéral Gazeta Wyborcza : "Tout a déjà été négocié et décidé et il est difficile de parler de surprise. Cette décision n'a pas grande importance non plus. Il sera bien plus intéressant de voir quand le gouvernement espagnol et pas seulement les banques demanderont de l'aide. Mais pour l'instant il n'en est pas question. On sait seulement qu'il s'agit d'une condition formelle pour que la Banque centrale européenne puisse acheter dans un tel cas de figure des emprunts [espagnols] de manière illimitée. Mais cette solution reste peu probable. L'Espagne ne se résoudra à entreprendre une telle mesure que si elle y est contrainte et forcée, si par exemple, les intérêts d'emprunts étaient très élevés. Mais ceux-ci ont dernièrement chuté. … Le marché se montre en effet plutôt bienveillant à l'égard de l'Espagne."
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El Mundo - Espagne | jeudi, 29. novembre 2012
La Commission européenne a approuvé mercredi les projets de restructuration de quatre banques espagnoles et ainsi ouvert la voie au versement de fonds du MES prévu en juillet. C'est une bonne nouvelle pour l'économie espagnole, se réjouit le quotidien conservateur El Mundo : » suite
La Commission européenne a approuvé mercredi les projets de restructuration de quatre banques espagnoles et ainsi ouvert la voie au versement de fonds du MES prévu en juillet. C'est une bonne nouvelle pour l'économie espagnole, se réjouit le quotidien conservateur El Mundo : "Si le manque de crédits est actuellement l'un des principaux obstacles à la reprise économique, l'aide au secteur financier, associé à la création de la bad bank, la Sareb, contribuera à dissiper les doutes planant sur l'économie espagnole. Ces derniers temps, Mariano Rajoy a répété sans cesse que la croissance était impossible sans octroi de crédits. … La concrétisation du sauvetage bancaire est un élément important de l'assainissement d'un secteur clé pour la reprise. Le plan a plu également aux marchés, comme l'a montré l'évolution de la prime de risque, qui est repassée hier, pour la première fois depuis le 23 octobre, sous la barre des 400 points."
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Expansión - Espagne | mardi, 20. novembre 2012
Le ministère espagnol de l'Economie a présenté lundi un projet qui prévoit d'octroyer un permis de séjour aux citoyens extracommunautaires si ceux-ci effectuent un achat supérieur à 160.000 euros dans l'immobilier. Le journal économique conservateur Expansión approuve une idée qu'il faut selon lui préciser davantage : » suite
Le ministère espagnol de l'Economie a présenté lundi un projet qui prévoit d'octroyer un permis de séjour aux citoyens extracommunautaires si ceux-ci effectuent un achat supérieur à 160.000 euros dans l'immobilier. Le journal économique conservateur Expansión approuve une idée qu'il faut selon lui préciser davantage : "La proposition du secrétaire d'Etat au Commerce Jaime García-Legaz semble un peu improvisée. Les socialistes et plusieurs ONG ont immédiatement qualifié cette proposition de 'mercantile' et 'discriminatoire' car selon eux, on conditionne le permis de séjour à la richesse des candidats. Mais la critique de l'opposition est trop hâtive, même si cette proposition gouvernementale est loin de répondre à toutes les questions. La somme proposée par García-Legaz pourrait attirer des immigrés très qualifiés, qui pourraient de leur côté générer des emplois. Des pays tels que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis font de même, avec des montants de départ encore plus élevés."
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Corriere della Sera - Italie | lundi, 19. novembre 2012
L'Espagne a évité jusque-là de solliciter les aides du fonds de secours européen en raison des incertitudes liées aux conditions à remplir. Mais il n'y a plus de raison de continuer à le faire, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : » suite
L'Espagne a évité jusque-là de solliciter les aides du fonds de secours européen en raison des incertitudes liées aux conditions à remplir. Mais il n'y a plus de raison de continuer à le faire, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "La nouvelle date de sauvetage est fixée pour fin novembre. Peut-être que cela fonctionnera cette fois-ci. Mais ce n'est pas dit, car toutes les dates précédentes sont tombées à l'eau. Jusque-là, [le chef de gouvernement Mariano] Rajoy a été paralysé par les exigences assorties au fonds de secours. Il a l'exemple de la Grèce devant lui. … En coulisse cependant, les choses bougent. Mercredi dernier, Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires monétaires, a annoncé que l'Espagne n'aurait pas à mener des mesures d'austérité supplémentaires, même si elle ne remplissait pas les conditions du pacte de stabilité. Même si le déficit devait continuer à tourner autour des huit pour cent du PIB, Bruxelles est fermement décidée : la Commission européenne empêchera l'Allemagne d'imposer des sacrifices impossibles. Madrid peut donc tranquillement faire appel au MES."
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La Razón - Espagne | vendredi, 16. novembre 2012
Le gouvernement espagnol a adopté jeudi un moratoire qui protège des expulsions forcées les personnes dans le besoin, comme les familles pauvres et nombreuses, pour une durée de deux ans. En soutenant les familles en difficulté, il faut toutefois éviter de mettre en péril la stabilité des établissements financiers, met en garde le quotidien conservateur La Razón : » suite
Le gouvernement espagnol a adopté jeudi un moratoire qui protège des expulsions forcées les personnes dans le besoin, comme les familles pauvres et nombreuses, pour une durée de deux ans. En soutenant les familles en difficulté, il faut toutefois éviter de mettre en péril la stabilité des établissements financiers, met en garde le quotidien conservateur La Razón : "En principe, cette initiative semble adaptée pour offrir une solution aux familles se trouvant dans des situations désespérées. Il ne faut cependant pas perdre la vue d'ensemble et prendre des décisions hâtives dans un domaine où équilibres et garanties revêtent une grande importance. On pourrait sinon provoquer des dommages collatéraux auxquels il sera difficile de remédier. Le système financier relatif à l'octroi d'hypothèques repose sur la sécurité juridique. … Il est important de protéger les foyers menacés. Mais il est tout aussi important de garantir les droits de tous les participants et de préserver l'équilibre du système hypothécaire."
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El Mundo - Espagne | lundi, 12. novembre 2012
Une femme de 53 ans, du village basque de Barakaldo, s'est suicidée vendredi par défenestration alors qu'on venait l'expulser de chez elle. En Espagne, de plus en plus de familles dans l'incapacité de payer leurs traites sont jetées à la rue par les banques. Le syndicat de police SUP a garanti un soutien juridique et moral aux agents qui refusent de participer aux expulsions. Cela va trop loin, s'insurge le quotidien conservateur El Mundo : » suite
Une femme de 53 ans, du village basque de Barakaldo, s'est suicidée vendredi par défenestration alors qu'on venait l'expulser de chez elle. En Espagne, de plus en plus de familles dans l'incapacité de payer leurs traites sont jetées à la rue par les banques. Le syndicat de police SUP a garanti un soutien juridique et moral aux agents qui refusent de participer aux expulsions. Cela va trop loin, s'insurge le quotidien conservateur El Mundo : "Il est vrai qu'expulser une personne de son logement est une situation extrême que personne ne souhaite. Mais le travail de la police consiste à exécuter les ordres des supérieurs, si ceux-ci reposent sur des injonctions judiciaires. Un syndicat ne doit pas soutenir un refus d'obtempérer. Car si l'on incite les fonctionnaires à ne pas suivre les injonctions, on sabote l'Etat de droit. Le SUP devrait revoir sa promesse absurde et la retirer."
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El Mundo - Espagne | mardi, 6. novembre 2012
Le nombre de chômeurs a atteint le niveau record de 4,8 millions en Espagne, a annoncé lundi le ministère du Travail. Il sera d'autant plus difficile de respecter l'objectif fixé pour le déficit, souligne le quotidien conservateur El Mundo : » suite
Le nombre de chômeurs a atteint le niveau record de 4,8 millions en Espagne, a annoncé lundi le ministère du Travail. Il sera d'autant plus difficile de respecter l'objectif fixé pour le déficit, souligne le quotidien conservateur El Mundo : "Les 128.000 chômeurs supplémentaires enregistrés en octobre montrent clairement que l'économie espagnole est loin d'être rétablie. Les chiffres attestent que la croissance du chômage a doublé cette année : 620.000 emplois supprimés ces douze derniers mois contre 305.000 sur la même période l'année précédente. Rien ne laisse penser que cette tendance ne s'inverse au dernier trimestre, de sorte que le nombre de chômeurs calculé par l'Office statistique national atteindra vraisemblablement la barre des six millions à la fin de l'année. Ce qui complique les choses, c'est qu'avec la perte de ces emplois augmente également le volume des allocations chômage versées - 7,1 pour cent de plus, tandis que le gouvernement avait tablé sur 5,5 pour cent de moins. Il sera ainsi encore plus difficile d'atteindre la limite de déficit fixée."
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El País - Espagne | jeudi, 25. octobre 2012
Malgré un chômage élevé et la présence de nombreux immigrés, il n'y a pour l'instant en Espagne aucun signe d'une hausse de la xénophobie, note le politologue José Ignacio Torreblanca, dans son blog sur le site du quotidien de centre-gauche El País : » suite
Malgré un chômage élevé et la présence de nombreux immigrés, il n'y a pour l'instant en Espagne aucun signe d'une hausse de la xénophobie, note le politologue José Ignacio Torreblanca, dans son blog sur le site du quotidien de centre-gauche El País : "Il est remarquable que la crise, en dépit du chômage élevé et de l'effondrement de l'Etat-providence, n'ait pas entraîné une hausse de la xénophobie, comme on l'observe dans d'autres pays européens, du Danemark aux Pays-Bas en passant par la Finlande, l'Allemagne, la France, l'Italie et la Grande-Bretagne. Dans tous ces pays, la crise a affaibli les partis traditionnels et favorisé les partis xénophobes, attisant la haine contre les immigrés pour en récupérer ensuite les fruits dans les urnes. En Espagne, malgré la forte immigration de la dernière décennie et un taux de chômage de 25 pour cent, personne ne se présente aux élections avec des slogans comme 'Les Espagnols d'abord' ou 'Achetez espagnol'. Les rares exceptions, comme la commune de Badalona [où un politique du Parti populaire PP a tenté de gagner des voix en sortant des slogans anti-roumains] ne font que confirmer la règle."
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La Razón - Espagne | lundi, 22. octobre 2012
Le Parti populaire a conservé la majorité absolue lors des élections régionales en Galice. Ces résultats permettent de soutenir la politique de réforme et d'austérité du PP du Premier ministre Mariano Rajoy, au pouvoir à Madrid, analyse le quotidien conservateur La Razón : » suite
Le Parti populaire a conservé la majorité absolue lors des élections régionales en Galice. Ces résultats permettent de soutenir la politique de réforme et d'austérité du PP du Premier ministre Mariano Rajoy, au pouvoir à Madrid, analyse le quotidien conservateur La Razón : "Le résultat des élections en Galice soutient clairement le gouvernement de Mariano Rajoy et représente pour les socialistes de Pérez Rubalcaba [le dirigeant de l'opposition à Madrid] un revers cuisant. … La politique régionale mise à part, le renforcement marqué de la majorité absolue de Núñez Feijóo [le président de la Galice] a aussi eu l'effet d'un référendum sur la politique de Rajoy, au moment où les partis de gauche l'avaient le plus critiqué. Ce n'est pas pour rien que les socialistes ont appelé pendant la campagne électorale à un vote de protestation contre le gouvernement PP. Et cette stratégie a été soutenue par l'UGT et le CCOO [les principaux syndicats] qui ont déposé mercredi dernier un préavis de grève générale [pour le 14 novembre]."
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Financial Times Deutschland - Allemagne | mardi, 16. octobre 2012
Les aspirations indépendantistes ne peuvent donner aucune réponse aux crises actuelles en Europe, interpelle le journal économique libéral Financial Times Deutschland : » suite
Les aspirations indépendantistes ne peuvent donner aucune réponse aux crises actuelles en Europe, interpelle le journal économique libéral Financial Times Deutschland : "Seul le dépassement des frontières et du nationalisme a donné à l'Europe prospérité et sécurité. La même chose vaut pour surmonter les crises bancaires, économiques et financières qui ont submergé des petits pays comme l'Irlande. Seule une grande communauté est en mesure d'aider à résoudre des problèmes qu'un Etat isolé ne peut surmonter. Les séparatistes le voient également : les Catalans aimeraient bien se séparer de l'Espagne mais réclament en même temps une aide financière à Madrid. Mais on ne peut revendiquer d'un côté les succès et les richesses et de l'autre déléguer les problèmes et les fardeaux à l'Etat central ou à l'UE. L'Europe doit préserver sa diversité régionale, comme cela est possible dans le fédéralisme allemand, sans pour autant proclamer à chaque fois un Etat indépendant. Cela ne ferait que miner les capacités de l'Europe à résoudre les problèmes."
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Il Sole 24 Ore - Italie | vendredi, 12. octobre 2012
Les marchés financiers n'ont pas vraiment réagi, jeudi, au rabaissement de la note souveraine espagnole par l'agence Standard & Poor's à BBB-, soit le dernier niveau avant la catégorie spéculative. Si les marchés partent déjà du principe que l'Espagne sollicitera le fonds de secours européen, Berlin hésite à l'envisager, pour des raisons électorales, critique le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : » suite
Les marchés financiers n'ont pas vraiment réagi, jeudi, au rabaissement de la note souveraine espagnole par l'agence Standard & Poor's à BBB-, soit le dernier niveau avant la catégorie spéculative. Si les marchés partent déjà du principe que l'Espagne sollicitera le fonds de secours européen, Berlin hésite à l'envisager, pour des raisons électorales, critique le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : "Angela Merkel espère remporter tranquillement les élections de septembre 2013, c'est-à-dire sans avoir à quémander une nouvelle fois au Bundestag des aides pour les partenaires européens. Si la stratégie est claire depuis des semaines, son succès est encore plus incertain. Le problème est moins Athènes que Madrid. … En raison de l'opacité des conditions assorties à ces aides, l'Espagne, qui vient d'adopter son cinquième programme d'austérité en moins d'un an, hésite à les solliciter. Ces atermoiements de Rajoy, qui ne déplaisent pas à Merkel, bloquent finalement l'intervention de la BCE et ralentissent la construction d'une nouvelle gouvernance efficace de la zone euro."
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eldiario.es - Espagne | jeudi, 4. octobre 2012
Le ministère espagnol de l'Intérieur a annoncé mercredi vouloir enquêter sur l'attitude de certains policiers lors de la manifestation du 25 septembre devant le Parlement. Des vidéos montrent de violents affrontements entre la police et d'autres citoyens aux alentours et dans la gare d'Atocha, située à quatre kilomètres de la Chambre des députés. Dans le journal en ligne eldiario.es, le blogueur Ignacio Escolar doute du sérieux de l'enquête : » suite
Le ministère espagnol de l'Intérieur a annoncé mercredi vouloir enquêter sur l'attitude de certains policiers lors de la manifestation du 25 septembre devant le Parlement. Des vidéos montrent de violents affrontements entre la police et d'autres citoyens aux alentours et dans la gare d'Atocha, située à quatre kilomètres de la Chambre des députés. Dans le journal en ligne eldiario.es, le blogueur Ignacio Escolar doute du sérieux de l'enquête : "Les faits sont connus, les vidéos sont claires. Les forces de l'ordre ont tiré [au flashball] dans la gare, ont frappé des passagers sur les quais et ont menacé des journalistes. Mais s'il y avait des manifestants violents, ils ne se trouvaient certainement pas dans la gare. … Je n'attends pas grand-chose de cette 'enquête interne', qualifiée déjà de 'simple routine'. Après avoir déjà salué les policiers pour leur travail 'particulièrement bon' et décoré leur chef d'une médaille du mérite - laquelle donne droit à un revenu supplémentaire à vie - il est peu probable que l'enquête apporte de véritables résultats."
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Cinco Días - Espagne | mardi, 2. octobre 2012
Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy rencontre ce mardi les présidents des régions. On s'attend à de fortes oppositions dont l'Espagne n'a vraiment pas besoin, écrit le journal économique de centre-gauche Cinco Días : » suite
Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy rencontre ce mardi les présidents des régions. On s'attend à de fortes oppositions dont l'Espagne n'a vraiment pas besoin, écrit le journal économique de centre-gauche Cinco Días : "Les fortes coupes dans le budget public ont détruit l'harmonie entre les présidents du Parti populaire. Avec l'avancée des revendications indépendantistes catalanes, on peut partir du principe que la rencontre des présidents sera marquée par des disputes et des requêtes ulcérées. Pourtant Mariano Rajoy veut précisément éviter ces discussions et ces brouilles. Car elles pourraient détourner momentanément l'Espagne de son objectif principal, à savoir que les autorités respectent cette année le programme budgétaire à tous les niveaux."
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El Mundo - Espagne | vendredi, 28. septembre 2012
Le gouvernement espagnol a présenté jeudi son projet de budget 2013. Il part toutefois sur des bases bien trop optimistes, estime le quotidien conservateur El Mundo : » suite
Le gouvernement espagnol a présenté jeudi son projet de budget 2013. Il part toutefois sur des bases bien trop optimistes, estime le quotidien conservateur El Mundo : "Pour l'approbation du budget de l'année prochaine, le cabinet s'est appuyé sur un postulat risqué, à savoir que les recettes fiscales augmenteront de 3,8 pour cent en dépit de la récession, de la hausse du chômage et de la baisse de la consommation. Il est déjà très optimiste de partir du principe que l'économie ne se rétractera que de 0,5 pour cent en 2013, alors que le FMI a prédit en juillet une récession de 1,2 pour cent. Mais l'évaluation se base en plus sur la hausse des recettes liées à l'impôt sur le revenu et la TVA, ce qui sera difficile à atteindre. On a l'impression que le gouvernement se montre délibérément optimiste pour éviter de nouvelles coupes budgétaires ou des augmentations d'impôts impopulaires."
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El Mundo - Espagne | mardi, 25. septembre 2012
Alors que l'Espagne gagne en popularité auprès des touristes étrangers, les Espagnols eux-mêmes ont passé nettement moins de vacances dans leur propre pays. Cette tendance montre que le pays a besoin de plus que de simples mesures d'austérité pour vaincre la crise, conclut le quotidien conservateur El Mundo : » suite
Alors que l'Espagne gagne en popularité auprès des touristes étrangers, les Espagnols eux-mêmes ont passé nettement moins de vacances dans leur propre pays. Cette tendance montre que le pays a besoin de plus que de simples mesures d'austérité pour vaincre la crise, conclut le quotidien conservateur El Mundo : "Même si le nombre de visiteurs étrangers a rarement été aussi élevé que cette année, le tourisme intérieur est fortement touché par la crise et a des effets négatifs sur un des secteurs-clés de l'économie espagnole. Selon une information publiée hier, le nombre des nuitées de clients espagnols a chuté de 10,5 pour cent pendant la haute saison de juillet-août. Le signe net que la consommation est fortement impactée par la crise. Cette situation démontre également la nécessité d'introduire des réformes structurelles pour permettre à l'économie de se rétablir. Car les seules mesures d'austérité et hausses d'impôts ne contribuent qu'à appauvrir les familles et empêchent la relance de l'économie."
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ABC - Espagne | lundi, 17. septembre 2012
Lors de sa visite à Madrid mardi dernier, le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen a voyagé à bord d'un avion de ligne régulière en classe économique. Le quotidien conservateur ABC y voit un exemple dont les politiques espagnols devraient s'inspirer : » suite
Lors de sa visite à Madrid mardi dernier, le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen a voyagé à bord d'un avion de ligne régulière en classe économique. Le quotidien conservateur ABC y voit un exemple dont les politiques espagnols devraient s'inspirer : "Il s'agissait d'un voyage d'affaires, mais les politiques finlandais ne se déplacent pas à bord d'avions privés ou militaires s'il n'y pas d'urgence. … L'Etat finlandais entretient moins de voitures de fonction que chacune de nos régions, pas à cause de la crise ou de certaines mesures d'économie, mais par principe. Il préfère affecter l'argent à son système éducatif modèle. Katainen n'apprécie pas vraiment que l'UE apporte son aide financière à un pays dans lequel un élu régional, aussi insignifiant soit-il, se déplace avec sa foule de conseillers dans une flotte de voitures de fonction. … Il n'est pas crédible de demander de l'aide à ceux qui ont déjà supprimé depuis longtemps de tels privilèges, et ce non par nécessité, mais par respect et conviction."
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El Mundo - Espagne | mardi, 11. septembre 2012
Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a donné lundi sa première interview télévisée depuis son arrivée au pouvoir. Le quotidien conservateur El Mundo voit dans ses réponses évasives une manière de se dérober : » suite
Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a donné lundi sa première interview télévisée depuis son arrivée au pouvoir. Le quotidien conservateur El Mundo voit dans ses réponses évasives une manière de se dérober : "La plupart des questions que les cinq journalistes ont posées hier au Premier ministre se rapportaient à une éventuelle demande d'aide du fonds de secours européen. Rajoy s'est dérobé et a seulement assuré qu'il devait encore réfléchir à la question. Il a récusé vivement le fait que le gouvernement aurait déjà négocié avec les partenaires européens sur les conditions correspondantes. Il n'a pas souhaité évoquer concrètement d'autres mesures économiques. Ses réponses laconiques au sujet des conséquences sur les retraites attestaient qu'elles seraient prises en compte 'le mieux possible'. Les autres réponses sont restées du même acabit, vagues et réservées. Rajoy n'a ainsi pas vraiment rassuré l'opinion publique, qui demande des explications et des mesures concrètes."
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Blog Gavin Hewitt's Europe - Royaume-Uni | dimanche, 9. septembre 2012
La décision de la BCE de racheter de manière illimitée les obligations des pays en crise de la zone euro procure à l'Espagne un temps précieux, analyse Gavin Hewitt dans son blog hébergé par la BBC : » suite
La décision de la BCE de racheter de manière illimitée les obligations des pays en crise de la zone euro procure à l'Espagne un temps précieux, analyse Gavin Hewitt dans son blog hébergé par la BBC : "Pour Madrid, il convient d'éviter tout sauvetage accompagné de contraintes supplémentaires. … Le ministre du Commerce Jaime García-Legaz a déclaré que l'Espagne n'avait pas besoin de soutien supplémentaire. Selon lui, les exportations vers les pays hors zone euro ont enregistré une hausse rapide, les salaires sont de nouveau compétitifs et la balance des paiements sera bientôt excédentaire. Pour lui, ces nouvelles sont suffisamment bonnes pour justifier une pause avant de se remettre a chercher de l'aide. C'est un moment important dans la crise de la zone euro. La BCE a joué son meilleur atout et gagne clairement du temps. Il ne faut toutefois pas oublier que l'économie de la zone euro continuera à se détériorer dans les mois à venir, et que l'espoir d'un tournant reste fragile."
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El Mundo - Espagne | jeudi, 6. septembre 2012
La chancelière allemande Angela Merkel rend visite ce jeudi à son homologue espagnol Mariano Rajoy à Madrid. Elle ne doit pas abuser de son énorme pouvoir, préconise le quotidien conservateur El Mundo : » suite
La chancelière allemande Angela Merkel rend visite ce jeudi à son homologue espagnol Mariano Rajoy à Madrid. Elle ne doit pas abuser de son énorme pouvoir, préconise le quotidien conservateur El Mundo : "Angela Merkel se rend à Madrid avec un pouvoir supérieur à celui qu'avait Hitler lors de son entrevue avec le dictateur Franco à Hendaye [à la frontalière franco-espagnole]. … La chancelière profite du fait qu'elle peut emprunter à un taux d'intérêt de près d'un pour cent, tandis que l'Italie et l'Espagne paient six à sept pour cent. L'Allemagne ne devrait toutefois pas trop serrer l'Espagne et l'Italie à la gorge, car l'étouffement des deux grandes nations menacerait la prospérité allemande. Il est malsain de se montrer trop cupide. La chancelière ne doit pas profiter davantage de la situation. Il serait déjà positif que l'Espagne et l'Italie payent des taux de trois à quatre pour cent pour leurs dettes et que la prime de risque ne dépasse pas 300 points, tandis que les Allemands se maintiennent à un pour cent."
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ABC - Espagne | mercredi, 5. septembre 2012
La BCE s'exprimera jeudi sur d'éventuels rachats d'emprunts d'Etat, tandis que la chancelière Angela Merkel se rend à Madrid. Une journée décisive pour l'Europe, juge le quotidien conservateur ABC, qui doute cependant que des décisions importantes seront prises : » suite
La BCE s'exprimera jeudi sur d'éventuels rachats d'emprunts d'Etat, tandis que la chancelière Angela Merkel se rend à Madrid. Une journée décisive pour l'Europe, juge le quotidien conservateur ABC, qui doute cependant que des décisions importantes seront prises : "L'avenir de l'Espagne et de toute l'Europe va-t-il se décider ce jeudi à Madrid et Francfort ? Ce devrait être le cas, mais en Europe les choses ne vont pas aussi vite, elles vont même trop lentement. Et de nombreuses dates au départ qualifiées de décisives se sont écoulées sans que rien ne change. … A Madrid, Merkel voudra certainement aider son homologue Rajoy, dont elle reconnaît les efforts. Mais en politique, ce sont les intérêts et non les amitiés qui comptent. Merkel doit avant tout préserver ses propres intérêts. Et même si l'on entend des deux côtés une ribambelle de belles paroles, il n'est pas sûr que celles-ci accouchent d'actes concrets. Il se pourrait donc que l'on ne soit pas plus avancé vendredi qu'aujourd'hui."
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Cinco Días - Espagne | vendredi, 17. août 2012
L'indice boursier espagnol IBEX a grimpé jeudi à 7.417 points et les primes de risque liées aux obligations publiques ont largement baissé. Les marchés partent manifestement du principe que l'Espagne va bientôt passer sous la protection du fonds de secours, analyse le journal économique Cinco Días : » suite
L'indice boursier espagnol IBEX a grimpé jeudi à 7.417 points et les primes de risque liées aux obligations publiques ont largement baissé. Les marchés partent manifestement du principe que l'Espagne va bientôt passer sous la protection du fonds de secours, analyse le journal économique Cinco Días : "Lentement mais sûrement, des signaux positifs apparaissent sur le marché quant à l'évolution de la dette publique espagnole. En effet, les investisseurs sont de plus en plus convaincus que l'Espagne va solliciter l'aide du fonds de secours européen, afin de couvrir les remboursements en cours de la dette publique. C'était la condition posée début août par le président de la BCE Mario Draghi pour que la BCE rachète de nouvelles obligations souveraines. … Depuis lors, les acteurs impliqués partagent de plus en plus le point de vue selon lequel le gouvernement ne vas pas tarder à demander l'aide et que la BCE effectuera un rachat massif d'obligations."
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ABC - Espagne | vendredi, 10. août 2012
Cinq ans après le début de la crise financière internationale, les politiques ne sont toujours pas parvenus à maîtriser la situation, écrit le quotidien conservateur ABC, rappelant le 9 août 2007, jour où a commencé la crise avec les difficultés de la grande banque française BNP Paribas : » suite
Cinq ans après le début de la crise financière internationale, les politiques ne sont toujours pas parvenus à maîtriser la situation, écrit le quotidien conservateur ABC, rappelant le 9 août 2007, jour où a commencé la crise avec les difficultés de la grande banque française BNP Paribas : "Pas grand monde - pour ne pas dire personne - ne pensait à l'époque que débutait alors la plus grande crise économique depuis la Grande dépression des années 1930. … Sur le plan politique, la crise a fait chuter des gouvernements de divers bords des deux côtés de l'Atlantique : les républicains aux Etats-Unis, Berlusconi en Italie et Zapatero en Espagne. Le fait que la récession n'est toujours pas surmontée cinq ans plus tard montre l'incapacité de la plupart des gouvernements occidentaux, divisés sur la nécessité de mesures conjoncturelles ou bien celle de mesures d'austérité pour relancer l'économie. Mais certains ont remporté plus de succès que d'autres. Les Etats-Unis ont résolu leurs problèmes bancaires à toute vitesse et l'Allemagne s'est cramponnée malgré la récession à sa politique d'austérité, tandis que les socialistes espagnols niaient simplement la crise."
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El Mundo - Espagne | jeudi, 9. août 2012
Juan Manuel Sánchez Gordillo, député de gauche au Parlement d'Andalousie, a organisé mardi, avec quelque 400 membres du syndicat andalou des travailleurs SAT, un vol de protestation public dans deux supermarchés de la région. Les denrées alimentaires de base dérobées devraient être données à une ONG de Séville qui distribue de la nourriture aux pauvres. Le quotidien conservateur El Mundo juge de telles actions superflues et dangereuses : » suite
Juan Manuel Sánchez Gordillo, député de gauche au Parlement d'Andalousie, a organisé mardi, avec quelque 400 membres du syndicat andalou des travailleurs SAT, un vol de protestation public dans deux supermarchés de la région. Les denrées alimentaires de base dérobées devraient être données à une ONG de Séville qui distribue de la nourriture aux pauvres. Le quotidien conservateur El Mundo juge de telles actions superflues et dangereuses : "Les politiques devraient donner l'exemple et défendre la loi. S'ils appellent à ne pas la respecter, c'est un non-sens. La situation est délicate. L'incident pourrait faire des émules et inciter à de nouveaux actes délictueux. Certains pourraient détourner le sens de cette action et manipuler l'insatisfaction de la société pour la transformer en émeute. En outre, cette action fait apparaître l'Espagne comme un pays en voie de développement, ce qui n'est pas le cas. Nombreux sont les Espagnols qui souffrent de graves difficultés financières mais personne ici ne meurt de faim. Le réseau social est efficace. Et il existe bien évidemment d'autres possibilités que de voler de la nourriture dans les magasins par la force."
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Expansión - Espagne | lundi, 6. août 2012
Après la faillite de plusieurs régions espagnoles, le débat sur la réforme du fédéralisme s'est ravivé dans le pays. Le différent degré d'autonomie des régions est un défaut congénital du système difficile à dépasser, déplore Francisco Cabrillo, du think-tank Civismo, dans le journal économique conservateur Expansión : » suite
Après la faillite de plusieurs régions espagnoles, le débat sur la réforme du fédéralisme s'est ravivé dans le pays. Le différent degré d'autonomie des régions est un défaut congénital du système difficile à dépasser, déplore Francisco Cabrillo, du think-tank Civismo, dans le journal économique conservateur Expansión : "Avec les années, il apparaît de plus en plus clairement que le statut spécial de souveraineté financière accordée en 1978 à la Navarre et au Pays basque constitue une grande erreur dans la Constitution. … Le problème fondamental de notre fédéralisme singulier ne résiste pas dans le degré de décentralisation ou dans le nombre plus ou moins important de compétences régionales. Il réside dans le fait que nous avons créé un système qui accorde des privilèges à certaines régions. Dans le même temps, il place l'Etat central dans une position de faiblesse vis-à-vis des régions. Car celles-ci recouvrent l'ensemble des impôts et négocient ensuite avec le gouvernement central sur la proportion qu'elles affecteront aux affaires nationales."
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Ependytis - Grèce | dimanche, 5. août 2012
Le journal économique Ependytis s'étonne de la passivité des dirigeants de la zone euro au mois d'août alors que l'avenir de l'Union monétaire est en jeu : » suite
Le journal économique Ependytis s'étonne de la passivité des dirigeants de la zone euro au mois d'août alors que l'avenir de l'Union monétaire est en jeu : "Ils se comportent comme s'il n'y avait pas de problème. Comme s'il n'y avait rien d'urgent, comme si l'existence de la zone euro, qu'ils sont si disposés à défendre, n'était pas en jeu. Laissons donc tout simplement passer le mois d'août sans rien dire, ce n'est qu'en septembre que tout se jouera ! Laissons donc tranquillement mariner la Grèce, l'Italie et l'Espagne et leurs primes de risque en hausse, … et la petite Chypre et son strict programme d'austérité. Il suffit de ne pas perturber les bonnes habitudes : les vacances estivales de l'élite, la routine passive. … En août, l'Europe est en vacances mais pas les Européens, en tout cas pas tous. L'Europe se repose mais les Européens s'inquiètent. L'Europe dort alors que les Européens font des cauchemars. Les dirigeants européens récupèrent de leurs éprouvants atermoiements."
» article intégral (lien externe, grec)
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De Tijd - Belgique | vendredi, 3. août 2012
Avec sa politique de communication catastrophique, Draghi galvaude la crédibilité de la BCE, critique le journal économique libéral De Tijd : » suite
Avec sa politique de communication catastrophique, Draghi galvaude la crédibilité de la BCE, critique le journal économique libéral De Tijd : "Qu'est-il donc passé par la tête de Draghi ? Croit-il vraiment que l'on peut promettre, telle semaine, aux investisseurs - de la City de Londres, rappelons-le - de faire 'tout le nécessaire' pour soutenir l'euro, et capituler la semaine d'après ? Quelqu'un doit faire comprendre à l'Italien que les investisseurs forment un groupe d'individus surexcités. En faisant à Londres des promesses qu'il n'a pas pu réaliser, Draghi a dilapidé la crédibilité de la BCE. C'est regrettable. … La contre-annonce de Draghi a fait grimper hier les taux espagnols à 7,17 pour cent. La plus forte hausse dans la même journée depuis 18 ans, a évalué Reuters. Draghi trouvera tout cela certainement très irrationnel. Mais avec une communication aussi mauvaise, il est tout à fait rationnel que les investisseurs décampent."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Corriere della Sera - Italie | vendredi, 3. août 2012
Le président de la BCE Draghi a raison de responsabiliser les pays, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : » suite
Le président de la BCE Draghi a raison de responsabiliser les pays, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "Avec leurs régressions, les bourses accusent le président de la BCE de ne pas transformer ses paroles en actes. Mais ici les marchés ont tort. … Un programme de soutien illimité de la BCE en faveur de l'Italie et de l'Espagne, comme le souhaitent le prix Nobel Paul Krugman et de nombreux autres experts dans le monde, est en opposition avec les traités européens. … [Il] saborderait en outre la règle d'or budgétaire, à laquelle les pays souffrants de la pression de l'augmentation des primes de risque se sont engagés. L'Europe politique refusant obstinément de collaborer pour s'attaquer à la crise, la marge de manœuvre que Draghi se réserve a des avantages qui pourraient être honorés par des marchés financiers moins nerveux. D'abord, elle laisse à la BCE toutes les portes ouvertes et ensuite, elle rappelle la politique à une vérité déterminante : le sauvetage de l'euro ne dépend pas de la BCE mais des gouvernements et de leurs électeurs."
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El País - Espagne | vendredi, 3. août 2012
La BCE a indiqué qu'elle ne procédera à un rachat massif d'emprunts d'Etat des pays en crise que si ces derniers sollicitent officiellement des mesures de soutien. Cette perspective implique de graves conséquences pour la société espagnole, redoute le quotidien de centre-gauche El País : » suite
La BCE a indiqué qu'elle ne procédera à un rachat massif d'emprunts d'Etat des pays en crise que si ces derniers sollicitent officiellement des mesures de soutien. Cette perspective implique de graves conséquences pour la société espagnole, redoute le quotidien de centre-gauche El País : "Pour l'Espagne, les conséquences sont plutôt claires. La possibilité d'une intervention directe de la BCE étant exclue, le gouvernement doit réfléchir à l'option de solliciter des aides du fonds de secours de l'euro et décider du meilleur moment pour le faire. … Depuis le sauvetage des banques, le gouvernement a souligné avec insistance que l'économie espagnole n'avait pas besoin de nouveaux fonds. Aujourd'hui, les conditions pour le financement des obligations publiques espagnoles montrent qu'il devra à nouveau rompre l'une de ses grandes promesses annoncées. … Mais on a l'impression que la monnaie unique ne se maintiendra qu'avec des mesures draconiennes en Espagne et en Italie, avec des conséquences imprévisibles pour la société."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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La Vanguardia - Espagne | jeudi, 2. août 2012
Dans la réunion du Conseil des gouverneurs ce jeudi, le président de la BCE Mario Draghi doit répondre aux fortes attentes qu'il a suscitées la semaine dernière, écrit le quotidien libéral La Vanguardia : » suite
Dans la réunion du Conseil des gouverneurs ce jeudi, le président de la BCE Mario Draghi doit répondre aux fortes attentes qu'il a suscitées la semaine dernière, écrit le quotidien libéral La Vanguardia : "L'arme principale de la BCE est sa crédibilité. Le directeur de la BCE est donc contraint de satisfaire aujourd'hui les attentes qu'il a laissé entrevoir la semaine dernière, lorsqu'il avait déclaré que l'institution ferait tout le nécessaire pour sauver l'euro et que cela suffirait. Tous les observateurs politiques et économiques ont interprété ces propos en y décelant la volonté de la gardienne de la monnaie à promouvoir des mécanismes propres à stabiliser le marché obligataire. Et sa disposition à offrir à tous les membres de l'Union monétaire - notamment à l'Espagne et à l'Italie - un financement raisonnable. Les deux pays souffrent de la défiance des marchés, et leurs problèmes de financement pourraient se détériorer sérieusement et devenir un fardeau insoutenable si Mario Draghi n'agissait pas de manière adéquate aujourd'hui."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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La Repubblica - Italie | mercredi, 1. août 2012
Une étape décisive pour le sauvetage de l'euro est attendue jeudi de la part de la Banque centrale européenne. Le président de la BCE Mario Draghi, qui a laissé entrevoir le rachat d'obligations publiques, obtient dans le quotidien de centre-gauche la Repubblica le soutien du prix Nobel d'économie Paul Krugman : » suite
Une étape décisive pour le sauvetage de l'euro est attendue jeudi de la part de la Banque centrale européenne. Le président de la BCE Mario Draghi, qui a laissé entrevoir le rachat d'obligations publiques, obtient dans le quotidien de centre-gauche la Repubblica le soutien du prix Nobel d'économie Paul Krugman : "Le coût des crédits pour l'Europe méridionale doit être diminué et il faut donner aux pays européens endettés la possibilité de trouver eux-mêmes une issue à la crise grâce aux exportations. … Draghi - qui à mon avis a bien évalué la situation - propose pour cela de racheter les obligations publiques des pays méridionaux, mais il se heurte à la résistance de l'Allemagne. … L'euro ne pourra être sauvé que si les Allemands sont prêts à accepter une hausse du taux d'inflation ces prochaines années. Mais ils ne semblent même pas prêts à imaginer cette possibilité, sans parler de l'accepter. Au lieu de cela et en dépit de la mauvaise expérience (l'apparente relance rapide de l'Irlande), ils continuent d'insister en disant que tout ira bien si les pays endettés continuent leur programme d'austérité. … Mais l'écroulement de l'euro ne serait pas seulement une catastrophe économique, il serait aussi fatal au projet européen, qui a apporté la paix et la démocratie à un continent au passé tragique."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Cinco Días - Espagne | mercredi, 1. août 2012
Lors d'une réunion avec le gouvernement central espagnol mardi, les ministres des Finances de plusieurs régions espagnoles se sont exprimés contre la stricte politique d'austérité menée par Madrid. Pourtant la pression des marchés financiers ne se relâchera que lorsque les finances des banques et des régions seront réglées de manière claire et transparente, met en garde le journal économique de centre-gauche Cinco Días : » suite
Lors d'une réunion avec le gouvernement central espagnol mardi, les ministres des Finances de plusieurs régions espagnoles se sont exprimés contre la stricte politique d'austérité menée par Madrid. Pourtant la pression des marchés financiers ne se relâchera que lorsque les finances des banques et des régions seront réglées de manière claire et transparente, met en garde le journal économique de centre-gauche Cinco Días : "On ne pourra mettre fin aux problèmes espagnols persistants sur les marchés que lorsque les bilans des banques et ceux des régions autonomes seront traités avec une transparence absolue, et lorsqu'on aura en outre garanti que les régions respectent leurs objectifs de déficit. … Les régions autonomes continuent d'alimenter les doutes des marchés financiers et même des partenaires européens. Il est certes de la responsabilité du gouvernement central de respecter les objectifs d'austérité convenus avec Bruxelles. Mais cela ne sera possible qu'avec la collaboration des régions autonomes, lesquelles sont désormais placées sous un contrôle serré, afin d'éviter les déformations dans le budget, comme ce fut le cas en 2011."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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À la une de vendredi, 27. juillet 2012
Le président de la BCE, Mario Draghi, a annoncé jeudi le renforcement de l'engagement de la Banque centrale dans la crise de la dette et ... » suite
Le président de la BCE, Mario Draghi, a annoncé jeudi le renforcement de l'engagement de la Banque centrale dans la crise de la dette et de nouvelles aides pour les Etats en crise. Ses propos assurant que la BCE fera tout ce qui est nécessaire pour sauver l'euro peuvent indiquer qu'elle rachètera des obligations d'Etat. Alors que certains commentateurs se montrent soulagés par ces déclarations tant attendues, d'autres s'alarment et mettent en garde contre un financement indirect des dettes nationales.
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Naftemporiki - Grèce | vendredi, 27. juillet 2012
Après les propos tenus par Mario Draghi selon lesquels la BCE entreprendra tout ce qui est nécessaire dans la crise de l'euro pour éviter que la zone euro ne s'effondre, et ses vagues allusions quant au rachat d'obligations, le quotidien conservateur Naftemporiki espère qu'il tiendra aussi ses promesses : » suite
Après les propos tenus par Mario Draghi selon lesquels la BCE entreprendra tout ce qui est nécessaire dans la crise de l'euro pour éviter que la zone euro ne s'effondre, et ses vagues allusions quant au rachat d'obligations, le quotidien conservateur Naftemporiki espère qu'il tiendra aussi ses promesses : "Draghi a agi comme un banquier de sa carrure devrait le faire. … La journée d'hier pourrait être qualifiée de victoire des partisans de l'euro mais les marchés continueront à tester dans les jours à venir si Draghi mettra réellement en pratique ce qu'il a promis. … Si le président de la BCE n'a toutefois pas le courage ni la détermination de s'expliquer avec les principaux politiques européens ou simplement d'agir de manière autonome, les jours sombres réapparaîtront très vite et avec violence, et la BCE perdra toute crédibilité ainsi que sa capacité par une déclaration à faire changer d'avis les marchés."
» article intégral (lien externe, grec)
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La Repubblica - Italie | vendredi, 27. juillet 2012
Une intervention autonome de la BCE, bien qu'elle aille à l'encontre d'Angela Merkel, permettrait de résoudre la crise de l'euro sans que la chancelière allemande perde la face, analyse le quotidien de centre-gauche La Repubblica : » suite
Une intervention autonome de la BCE, bien qu'elle aille à l'encontre d'Angela Merkel, permettrait de résoudre la crise de l'euro sans que la chancelière allemande perde la face, analyse le quotidien de centre-gauche La Repubblica : "Draghi a probablement obtenu l'accord tacite d'une partie du pouvoir politique allemand avec lequel il peut vaincre la résistance des faucons [la ligne dure dans la question de l'euro qui représente la position allemande]. ... Si la BCE agit de manière autonome pour désamorcer une crise que personne n'a souhaitée en Allemagne non plus, elle permet ainsi à la chancelière de rester fidèle sur la forme à ses principes. Ainsi la chancelière peut éviter que la lutte pour le sauvetage de la monnaie unique ne se transforme en un choc frontal entre les gouvernements tel qu'il s'était fait pressentir lors du dernier sommet et qui lui ferait perdre la face."
» page d'accueil (lien externe, La Repubblica)
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El País - Espagne | vendredi, 27. juillet 2012
Après la déclaration de Mario Draghi indiquant que la BCE entendait faire le nécessaire dans la crise de l'euro, le principal indice boursier espagnol, l'IBEX 35, a grimpé jeudi de six pour cent. Le quotidien de centre-gauche El País se demande pourquoi cette annonce s'est fait si longtemps attendre : » suite
Après la déclaration de Mario Draghi indiquant que la BCE entendait faire le nécessaire dans la crise de l'euro, le principal indice boursier espagnol, l'IBEX 35, a grimpé jeudi de six pour cent. Le quotidien de centre-gauche El País se demande pourquoi cette annonce s'est fait si longtemps attendre : "Si la simple annonce d'une intervention a suffi à stopper la chute des obligations d'Etat espagnoles et italiennes, pourquoi la BCE n'a-t-elle pas pris cette décision plus tôt ? Eventuellement, la banque voulait sanctionner le gouvernement [espagnol] pour sa mauvaise gestion de la crise financière. Et lorsque cette sanction s'est répercutée sur l'Italie, la gardienne des devises a modifié sa politique, cédé aux demandes et freiné la spéculation sur les dettes nationales. Une autre explication serait que Draghi n'ait voulu s'exprimer qu'une fois le sauvetage des banques espagnoles irrévocable et le nouveau mécanisme de stabilité mûri."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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i - Portugal | jeudi, 26. juillet 2012
Les pays de la zone euro envisagent, nous dit la presse, d'acheter des obligations d'Etat espagnoles de banques privées avec l'aide du fonds de sauvetage FESF pour faire baisser les intérêts qui restent à leur niveau élevé. En dépit de la situation qui s'aggrave sur le marché obligataire, le gouvernement espagnol souligne qu'il n'y aura pas de recours au fonds de sauvetage de l'euro. Toutefois la marge de manœuvre de Madrid s'amenuise, estime le quotidien Jornal i : » suite
Les pays de la zone euro envisagent, nous dit la presse, d'acheter des obligations d'Etat espagnoles de banques privées avec l'aide du fonds de sauvetage FESF pour faire baisser les intérêts qui restent à leur niveau élevé. En dépit de la situation qui s'aggrave sur le marché obligataire, le gouvernement espagnol souligne qu'il n'y aura pas de recours au fonds de sauvetage de l'euro. Toutefois la marge de manœuvre de Madrid s'amenuise, estime le quotidien Jornal i : "Ces dernières semaines, l'Espagne a remplacé la Grèce dans son rôle principal dans la crise de l'euro. Les problèmes de l'Espagne se sont multipliés. Après les banques, ce sont désormais les régions qui ont d'urgence besoin d'aide. Il devient de plus en plus probable que l'Espagne tout entière se voit contrainte de recourir aux aides internationales. Cette aide peut revêtir deux formes, soit Madrid demande que le fonds de sauvetage achète des obligations d'Etat espagnoles, soit le gouvernement demande un sauvetage complet comme l'a fait le Portugal. Les primes de risque toujours plus élevées pour les emprunts d'Etat espagnols ne laissent pratiquement plus de marge de manœuvre à notre voisin."
» informations complémentaires (lien externe, portugais)
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eldiario.es - Espagne | mercredi, 25. juillet 2012
Malgré les efforts du gouvernement espagnol, la BCE n'est toujours pas intervenue pour réduire les primes de risque en hausse des obligations publiques espagnoles. Dans le blog Zona Crítica du nouveau journal en ligne eldiario.es, un économiste, sous le pseudonyme de S. Horse, met en garde contre une demande d'aides précipitée : » suite
Malgré les efforts du gouvernement espagnol, la BCE n'est toujours pas intervenue pour réduire les primes de risque en hausse des obligations publiques espagnoles. Dans le blog Zona Crítica du nouveau journal en ligne eldiario.es, un économiste, sous le pseudonyme de S. Horse, met en garde contre une demande d'aides précipitée : "La BCE n'intervenant pas, il ne reste plus beaucoup de possibilités à l'Espagne. Et toutes sont compliquées. Une de ces possibilités serait de demander un 'sauvetage complet', comme le Portugal, l'Irlande ou la Grèce. L'autre option serait de quitter la zone euro. … Si l'on demandait aux Espagnols laquelle de ces solutions représenterait pour eux un moindre mal, ils opteraient pour la première. Je suis sur le principe du même avis, mais avec une restriction : même si nous demandons un sauvetage aujourd'hui, il se peut que dans un avenir proche nous devions tout de même quitter la zone euro. Et là, ce serait la pire option. … Nous devrions alors contracter toutes les dettes en euros, et les rembourser en euros, quelle que soit la devise que nous aurions à ce moment-là."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Financial Times - Royaume-Uni | mardi, 24. juillet 2012
En considérant les économies nationales dévastées par la crise en Espagne et en Grèce, Martin Feldstein, professeur d'économie à l'université américaine de Harvard explique dans une tribune au quotidien économique libéral Financial Times de quelle manière une devise communautaire moins chère peut apporter la solution : » suite
En considérant les économies nationales dévastées par la crise en Espagne et en Grèce, Martin Feldstein, professeur d'économie à l'université américaine de Harvard explique dans une tribune au quotidien économique libéral Financial Times de quelle manière une devise communautaire moins chère peut apporter la solution : "La dévaluation de l'euro ferait baisser le coût des exportations tout en augmentant le prix des importations et réduirait ainsi, voire même éliminerait le déficit de la balance des comptes des pays européens périphériques. En effet, pratiquement la moitié de leurs revenus commerciaux proviennent de pays hors de la zone euro. Un euro plus faible relancerait en outre les exportations allemandes et augmenterait les salaires et les prix en Allemagne de même qu'il réduirait le déséquilibre commercial au sein de la zone euro. Des exportations nettes en hausse dans les pays périphériques augmenteraient leur produit intérieur brut et diminueraient leurs baisses de croissance dues en premier lieu à la hausse des taxes et des mesures d'austérité nationales. Ainsi, il serait également plus facile sur le plan politique d'obtenir les consolidations fiscales nécessaires. Couper court à la récession pour reprendre le cours de la croissance augmenterait les revenus commerciaux et l'emploi tout en réduisant les mauvais crédits et les défauts de paiement dans le cadre des hypothèques qui rongent les banques actuellement."
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À la une de mardi, 24. juillet 2012
Les spéculations sur une sortie de l'euro par la Grèce et la situation difficile de l'Espagne font des vagues sur les bourses européennes. L'euro est ... » suite
Les spéculations sur une sortie de l'euro par la Grèce et la situation difficile de l'Espagne font des vagues sur les bourses européennes. L'euro est tombé lundi à son cours le plus bas depuis deux ans, l'Espagne doit payer des taux d'intérêt record et les primes de risque pour les obligations italiennes sont elles aussi en forte hausse. Les commentateurs appellent à un achat d'emprunts d'Etat par la BCE et critiquent l'attitude obstinée de Berlin dans la crise de l'euro qui s'amplifie.
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Diário de Notícias - Portugal | mardi, 24. juillet 2012
Après les récentes turbulences qui ont secoué les marchés européens, le quotidien Diário de Notícias critique le blocage exercé par Berlin : » suite
Après les récentes turbulences qui ont secoué les marchés européens, le quotidien Diário de Notícias critique le blocage exercé par Berlin : "Les primes de risques pour les obligations espagnoles (et italiennes) atteignent de nouveaux records, malgré le terrible plan de reformes ficelé par Berlin et Bruxelles pour Madrid visant à autoriser les aides aux banques espagnoles. Des régions telles que Valence sont en faillite et doivent être renflouées par le gouvernement central. Parallèlement, le cynique Weidmann, le président de la Bundesbank, appelle l'Espagne à demander un sauvetage total. Quelle cruauté ! Le FESF a été réduit à de l'argent de poche et le nouveau Mécanisme européen de stabilité (MES) est jusqu'au 12 septembre au moins sous la loupe de la Cour constitutionnelle allemande. La BCE refuse toujours d'acheter des emprunts d'Etat sur le marché secondaire. Promettre quelque chose qui n'existe pas est la plus grave insulte que l'on puisse faire à ceux qui en ont besoin. Le silence des lâches persiste dans la plupart des capitales européennes."
» article intégral (lien externe, portugais)
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El Mundo - Espagne | mardi, 24. juillet 2012
La pression des marchés financiers qui persiste malgré le récent programme d'austérité du gouvernement espagnol est injustifiée, estime le quotidien conservateur El Mundo, qui demande à la BCE d'intervenir : » suite
La pression des marchés financiers qui persiste malgré le récent programme d'austérité du gouvernement espagnol est injustifiée, estime le quotidien conservateur El Mundo, qui demande à la BCE d'intervenir : "Car il n'est pas rationnel que [les marchés financiers] ignorent les réformes du gouvernement espagnol. C'est pourquoi nous devons désormais nous tourner vers l'Allemagne et la BCE. C'est elles qui ont le pouvoir de mettre un terme à cette pression qui ébranle notre nation. L'Allemagne ne peut pas se cacher derrière une contradiction : d'une part elle approuve les euro-crédits, de l'autre elle laisse l'Espagne au bord du gouffre. Cela ne peut que masquer l'intention de se débarrasser de certains pays de l'UE, et d'une UE mal conçue parce qu'elle ne dispose pas d'établissement financier de dernier recours. Il est indispensable que Merkel permette à Draghi [le président de la BCE] de peser sur les marchés, comme il l'a déjà fait deux fois ces derniers mois, pour apaiser cette situation intenable."
» informations complémentaires (lien externe, espagnol)
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Il Sole 24 Ore - Italie | mardi, 24. juillet 2012
Si la Banque centrale européenne (BCE) n'intervient pas maintenant dans la crise européenne de la dette qui s'aggrave, c'en sera fini de l'Union monétaire, met en garde Roberto Napoletano dans le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : » suite
Si la Banque centrale européenne (BCE) n'intervient pas maintenant dans la crise européenne de la dette qui s'aggrave, c'en sera fini de l'Union monétaire, met en garde Roberto Napoletano dans le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : "La BCE doit apporter sa contribution au sauvetage de l'euro et elle doit le faire immédiatement. Il faut maintenant changer radicalement de manière de penser car la crise de la Grèce montre bien qu'annoncer le rachat limité d'obligations d'Etat n'est pas une mesure suffisante. Il faut dire clairement aux marchés financiers que le pouvoir et les moyens de la BCE ne sont pas limités. Si nous en avons le courage et la force, nous sauverons l'euro. Sinon, personne (je dis bien, personne) n'a de quoi rire car tôt ou tard les pays de la série A du Vieux Continent devront payer cher les ruines que leur myopie aura causée. … Le prétexte selon lequel la BCE n'a pas les pouvoirs d'intervenir ainsi est dépassé car l'impératif de la protection de la zone euro légitime la banque centrale. La Bundesbank sera bien obligée de l'accepter."
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Gazeta Wyborcza - Pologne | mardi, 24. juillet 2012
Les taux d'intérêt record appliqués aux obligations espagnoles sont l'occasion pour l'économiste en chef de la banque polonaise Invest Bank, Wiktor Wojciechowski, de dresser un tableau sombre de l'ensemble de l'économie mondiale dans le quotidien libéral Gazeta Wyborcza : » suite
Les taux d'intérêt record appliqués aux obligations espagnoles sont l'occasion pour l'économiste en chef de la banque polonaise Invest Bank, Wiktor Wojciechowski, de dresser un tableau sombre de l'ensemble de l'économie mondiale dans le quotidien libéral Gazeta Wyborcza : "La prime de risque pour les obligations espagnoles, qui atteint un record historique, reflète d'une certaine manière l'inquiétude qui règne actuellement dans le monde entier. Je crains que les 100 milliards d'euros promis au secteur bancaire espagnol ne suffisent pas à stabiliser la situation. C'est pourquoi le gouvernement du Premier ministre Rajoy devrait demander des aides supplémentaires aux institutions européennes, par sécurité, pour lutter contre la récession galopante. Une décision à ce sujet pourrait être prise début 2013, mais si le niveau des obligations reste aussi élevé, elle devra l'être plus tôt. La situation en Espagne est diamétralement opposée à celle de la Grèce, où le principal problème est la dette publique qui doit être restructurée. … En Espagne, si la hausse rapide des dettes publiques pose problème, l'endettement du secteur privé, plus du double du PIB espagnol, est encore plus problématique."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Corriere del Ticino - Suisse | vendredi, 20. juillet 2012
Suite au feu vert accordé jeudi par le Bundestag, la voie est libre pour le programme de sauvetage des banques espagnoles. Une goutte d'eau dans la mer, estime le quotidien libéral Corriere del Ticino, sceptique, car le problème principal, les primes de risque élevées des obligations d'Etat, n'est pas résolu, pas même pour le deuxième candidat vacillant, l'Italie : » suite
Suite au feu vert accordé jeudi par le Bundestag, la voie est libre pour le programme de sauvetage des banques espagnoles. Une goutte d'eau dans la mer, estime le quotidien libéral Corriere del Ticino, sceptique, car le problème principal, les primes de risque élevées des obligations d'Etat, n'est pas résolu, pas même pour le deuxième candidat vacillant, l'Italie : "Les programmes d'austérité décidés par les gouvernements de Madrid et de Rome n'ont pas diminué les coûts à supporter par ces pays pour s'approvisionner en argent frais sur le marché financier. Pire encore, la fuite des investisseurs vers des havres plus sûrs se poursuit, comme l'ont montré les intérêts devenus même négatifs des emprunts à court terme de l'Allemagne, de la Finlande et de l'Autriche. Cela confirme la crédibilité dérisoire des décisions prises lors du dernier sommet de crise de l'euro. … Sans le nouveau fonds de sauvetage, l'été risque de devenir embarrassant pour l'Espagne et l'Italie. Elles ne pourront se retourner que vers la centaine de milliards mise à disposition dans le cadre de l'ancien fonds de sauvetage FESF, une somme ridicule qui n'impressionnera pas vraiment les spéculateurs."
» article intégral (lien externe, italien)
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El Mundo - Espagne | vendredi, 20. juillet 2012
Des centaines de milliers d'Espagnols ont manifesté jeudi contre les mesures d'austérité qui venaient d'être adoptées par le Congrès. La colère de la population est compréhensible mais le gouvernement ne peut pas la prendre en compte, estime le quotidien conservateur El Mundo : » suite
Des centaines de milliers d'Espagnols ont manifesté jeudi contre les mesures d'austérité qui venaient d'être adoptées par le Congrès. La colère de la population est compréhensible mais le gouvernement ne peut pas la prendre en compte, estime le quotidien conservateur El Mundo : "Il est logique que l'augmentation de la TVA, la baisse de l'allocation chômage et la diminution des salaires des fonctionnaires mécontentent les citoyens au plus haut point, parmi eux également les électeurs du Parti populaire [au pouvoir]. Mais aussi compréhensibles et justifiées ces manifestations puissent-elles être, il est tout aussi exact que le gouvernement ne dispose plus de marge de manœuvre car le niveau des caisses de l'Etat et la dépendance du financement extérieur ne le permettent pas. … Le gouvernement est coincé entre la pression des marchés et les protestations de la rue. Car c'est justement le jour où les citoyens espagnols manifestent que la prime de risque des obligations d'Etat espagnoles a atteint des records."
» informations complémentaires (lien externe, espagnol)
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Süddeutsche Zeitung - Allemagne | vendredi, 20. juillet 2012
Le Bundestag a voté jeudi à une grande majorité en faveur du programme de sauvetage européen pour l'Espagne. Malgré cela, le pays restera encore longtemps une cause de soucis pour l'Europe, craint le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : » suite
Le Bundestag a voté jeudi à une grande majorité en faveur du programme de sauvetage européen pour l'Espagne. Malgré cela, le pays restera encore longtemps une cause de soucis pour l'Europe, craint le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung :"Pas une seule institution du domaine public n'est épargnée par une grave crise de confiance. La maison royale, la politique, l'élite économique, la justice et les médias aussi ont largement perdu leur bonne réputation. L'Espagne économise et réforme comme jamais, instaure la règle d'or dans la Constitution et est en pleine restructuration. Mais l'espoir est devenu un bien rare. Il y a quelques jours seulement, le président du conseil économique et social, un organe consultatif du gouvernement, a communiqué ses prévisions : l'Espagne ne pourra revenir à son niveau économique de 2007, juste avant la crise, qu'en 2025 au plus tôt et dans le meilleur des cas. … Encore faut-il qu'un nombre faramineux d'emplois soient créés à partir de 2014, 300.000 par an. On se demande d'où pourrait venir un tel élan. Le pays va continuer à s'enliser dans la récession en 2013."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Marianne2 - France | vendredi, 20. juillet 2012
Au moins 100.000 personnes ont manifesté jeudi rien qu'à Madrid contre la politique d'austérité du gouvernement espagnol et des affrontements ont eu lieu avec la police. La violence menaçant de s'aggraver, le portail Internet de gauche Marianne2 mise sur une véritable alliance entre le gouvernement et la société : » suite
Au moins 100.000 personnes ont manifesté jeudi rien qu'à Madrid contre la politique d'austérité du gouvernement espagnol et des affrontements ont eu lieu avec la police. La violence menaçant de s'aggraver, le portail Internet de gauche Marianne2 mise sur une véritable alliance entre le gouvernement et la société : "Si le gouvernement était responsable et courageux, il devrait faire un ultimatum public à l'Europe en expliquant qu'il ne peut pas tuer sa jeunesse et qu'il faut un plan qui ait du sens. ... Rien de cela n'est fait, l'élite refuse de proposer un avenir voir un présent à ses jeunes et à sa population en général. La violence monte. Tout ceci relève d'une totale irresponsabilité. A tous les citoyens de comprendre qu'il faut s'unir et proposer un programme réaliste à des dirigeants qui ne maîtrisent plus la situation. L'indignation pure sert à peu de choses. Il faut du courage, il faut de la solidarité, il faut reprendre les bonnes idées des autres et les défendre. Nous sommes tous responsable : nous devons ensemble faire bouger les dirigeants politiques pour qu'ils sortent de l'idéologie. Sinon la violence montera cran par cran. Jusqu'à l'impensable ?"
» article intégral (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Philippe Murer
ABC - Espagne | jeudi, 19. juillet 2012
Le Congrès espagnol vote ce jeudi les mesures d'austérité présentées la semaine dernière par le gouvernement. Le quotidien conservateur ABC demande à l'opposition de ne pas trop échauffer les esprits pour ne pas entraîner de nouvelles manifestations contre le gouvernement : » suite
Le Congrès espagnol vote ce jeudi les mesures d'austérité présentées la semaine dernière par le gouvernement. Le quotidien conservateur ABC demande à l'opposition de ne pas trop échauffer les esprits pour ne pas entraîner de nouvelles manifestations contre le gouvernement : "L'annonce des nouvelles réformes a attisé un mouvement de protestation qui appelle, par des mots incendiaires, à une 'guerre' contre le gouvernement. Il est regrettable que les syndicats et d'autres groupes de gauche veuillent que la situation en Espagne se rapproche de celle de la Grèce. ... Les socialistes d'Alfredo Pérez Rubalcaba [l'opposition au Parlement] ont désormais le choix, soit ils prennent la tête de ces manifestations de rue dont les conséquences sont imprévisibles et incontrôlables, soit ils prennent le rôle d'une opposition critique et vigilante qui pourrait bien voter contre les mesures du gouvernement mais contribuer tout de même à la stabilité et à la relance du pays."
» informations complémentaires (lien externe, espagnol)
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Aamulehti - Finlande | mercredi, 18. juillet 2012
La Finlande et l'Espagne se sont mises d'accord pour que Madrid garantisse la part finlandaise des aides européennes pour le pays en crise. Ainsi Helsinki voit ses revendications acceptées et plus aucun obstacle ne bloque le programme de sauvetage pour l'Espagne, que les ministres des Finances de la zone euro entendent faire progresser vendredi lors d'une conférence téléphonique. Ces garanties sont toutefois principalement importantes pour la politique intérieure finlandaise, estime le quotidien libéral Aamulehti : » suite
La Finlande et l'Espagne se sont mises d'accord pour que Madrid garantisse la part finlandaise des aides européennes pour le pays en crise. Ainsi Helsinki voit ses revendications acceptées et plus aucun obstacle ne bloque le programme de sauvetage pour l'Espagne, que les ministres des Finances de la zone euro entendent faire progresser vendredi lors d'une conférence téléphonique. Ces garanties sont toutefois principalement importantes pour la politique intérieure finlandaise, estime le quotidien libéral Aamulehti : "Les garanties sont avant tout un cache-misère pour le gouvernement, qui le protège de l'opposition rigide et de la population mécontente de l'aide apportée aux pays en crise. Le gouvernement peut désormais déclarer qu'il a protégé les impôts des Finlandais et que parallèlement il participe au sauvetage de l'Europe. Le prochain épisode du feuilleton politique sera projeté jeudi et vendredi au Parlement quand tous se retrouveront en pleine période estivale pour traiter du rapport du gouvernement concernant le programme d'aide à l'Espagne. … C'est une bonne chose que l'accord sur les garanties avec l'Espagne ne soit pas traité de manière confidentielle comme cela a été le cas pour celui de la Grèce. La transparence est un des principes de base de la démocratie sans lequel un débat sur le programme de sauvetage serait inutile."
» article intégral (lien externe, finnois)
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Cinco Días - Espagne | mercredi, 18. juillet 2012
Les obligations publiques espagnoles ont été émises mardi à un taux d'intérêt plus modéré que celles du mois précédent. Toutefois les investisseurs étrangers sont de moins en moins nombreux à acheter de la dette publique du pays, ce sont surtout les banques espagnoles qui interviennent, met en garde le journal économique Cinco Días : » suite
Les obligations publiques espagnoles ont été émises mardi à un taux d'intérêt plus modéré que celles du mois précédent. Toutefois les investisseurs étrangers sont de moins en moins nombreux à acheter de la dette publique du pays, ce sont surtout les banques espagnoles qui interviennent, met en garde le journal économique Cinco Días : "La rencontre d'hier avec les marchés financiers, la première depuis l'annonce du nouveau programme d'austérité de 56 milliards, s'est bien déroulée pour les caisses de l'Etat espagnol. Les obligations avec des échéances de 12 et de 18 mois ont été assez demandées et les taux d'intérêts, comparés à ceux du mois dernier, se sont détendus. A première vue, cela indique un apaisement des marchés et l'on pourrait penser que les investisseurs ont vu d'un bon œil les plans d'austérité de Rajoy. Mais il ne faut pas se fier aux apparences. Ces émissions ont été principalement achetées par des banques espagnoles alors que les investisseurs étrangers se montraient réticents. C'est un indice supplémentaire montrant la méfiance croissante face à la situation budgétaire et à l'évolution économique en Espagne."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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El País - Espagne | mardi, 17. juillet 2012
D'après les dernières estimations du FMI présentées lundi, l'économie espagnole restera en récession l'année prochaine. Pour le quotidien de centre-gauche El País, la mauvaise politique de communication du gouvernement est aussi responsable de la situation : » suite
D'après les dernières estimations du FMI présentées lundi, l'économie espagnole restera en récession l'année prochaine. Pour le quotidien de centre-gauche El País, la mauvaise politique de communication du gouvernement est aussi responsable de la situation : "Les prévisions du FMI sont réalistes. Les crédits n'afflueront pas avant fin 2013, et seulement si le sauvetage des banques réussit au premier trimestre de l'année prochaine. Les investissements étrangers quittent l'Espagne en raison des faibles perspectives de croissance et des incertitudes liées à la réforme du secteur financier. … D'autres facteurs pèsent en outre sur la confiance. Parmi eux, la mauvaise politique d'information du gouvernement, qui lui hôte toute crédibilité. … On ne gagne pas la confiance des marchés par de vagues allusions. Et il devient plus difficile d'exiger de la BCE ce qui est évident pour les Espagnols et le FMI : qu'elle mette un terme aux coûts fluctuants des emprunts d'Etat tout en concrétisant le sauvetage des banques et l'union bancaire."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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ABC - Espagne | lundi, 16. juillet 2012
Dans la région de Madrid, les horaires officiels de fermeture des magasins ont été supprimés dimanche, ces derniers peuvent désormais ouvrir aux heures qu'ils souhaitent. Le quotidien conservateur ABC se réjouit car cela va permettre de créer des emplois : » suite
Dans la région de Madrid, les horaires officiels de fermeture des magasins ont été supprimés dimanche, ces derniers peuvent désormais ouvrir aux heures qu'ils souhaitent. Le quotidien conservateur ABC se réjouit car cela va permettre de créer des emplois : "La libéralisation des horaires d'ouverture des magasins est une mesure positive qui va dans le bon sens pour nous libérer de la crise économique. Au lieu de créer des obstacles bureaucratiques à effet de sanction, il s'agit de permettre aux commerçants de proposer leurs offres de manière flexible et de pouvoir les adapter aux besoins des consommateurs. L'argumentation selon laquelle ce règlement favorise les grands supermarchés au détriment des petits commerces dans les zones résidentielles n'a pas sa place dans le cadre de la législation du libre marché dans un monde internationalisé. … Plus il y aura de libertés, plus cela sera appréciable pour tous, car cela permettra de créer de nouveaux emplois."
» informations complémentaires (lien externe, espagnol)
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À la une de vendredi, 13. juillet 2012
Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a annoncé un nouveau programme d'austérité drastique suite aux aides promises par l'Eurogroupe et il veut, entre autres, augmenter ... » suite
Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a annoncé un nouveau programme d'austérité drastique suite aux aides promises par l'Eurogroupe et il veut, entre autres, augmenter la TVA. Lors des manifestations contre cette politique de crise, plusieurs personnes ont été blessées à Madrid. Les commentateurs espèrent que les coupes budgétaires porteront leurs fruits mais doutent que l'Espagne puisse éviter la faillite.
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Polityka Online - Pologne | vendredi, 13. juillet 2012
Pour tenter de retrouver son équilibre budgétaire, l'Espagne a augmenté le 1er juillet les taxes aéroportuaires. Le portail d'information de centre-gauche Polityka Online estime que cela est une aberration dans un pays dont l'économie dépend largement du tourisme : » suite
Pour tenter de retrouver son équilibre budgétaire, l'Espagne a augmenté le 1er juillet les taxes aéroportuaires. Le portail d'information de centre-gauche Polityka Online estime que cela est une aberration dans un pays dont l'économie dépend largement du tourisme : "La décision du gouvernement espagnol est d'autant plus bizarre qu'en juin dernier le pays se vantait d'enregistrer une baisse du taux de chômage, fait inédit depuis longtemps. Quelque 100 000 Espagnols ont trouvé un emploi au début de la saison estivale sans qu'il soit question de reprise économique dans l'industrie ou le BTP. Par conséquent, les Espagnols doivent uniquement l'amélioration de la situation aux millions de touristes. … Le gouvernement de Mariano Rajoy a plumé la poule aux œufs d'or au lieu de la choyer. … Cette décision est une excellente nouvelle pour les Grecs et les Portugais qui peuvent ainsi espérer reprendre les touristes qui ne veulent pas payer de supplément pour les billets qu'ils ont achetés il y a plusieurs mois."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Handelsblatt - Allemagne | vendredi, 13. juillet 2012
C'est seulement à la fin de l'année que l'on tirera le bilan des réformes espagnoles, analyse le quotidien économique libéral Handelsblatt, sans pour autant être sûr que le pays ne fasse pas faillite avant : » suite
C'est seulement à la fin de l'année que l'on tirera le bilan des réformes espagnoles, analyse le quotidien économique libéral Handelsblatt, sans pour autant être sûr que le pays ne fasse pas faillite avant : "En tout cas, les Ibériques ont reçu une bonne nouvelle cette semaine : ils ont un an de plus, jusqu'en 2014, pour passer leur déficit public de 8,9 pour cent (fin 2011) sous la barre des déficits autorisée de trois pour cent. ... A court terme, la pression des marchés financiers ne sera pas pour autant atténuée par cette concession. Si l'Espagne démontre d'ici la fin de l'année qu'elle est capable d'atteindre son nouvel objectif budgétaire, que les réformes structurelles engagées sont couronnées de succès et que l'économie ne continue pas à dégringoler, la confiance pourrait être regagnée et aboutir à une diminution des coûts de financement. Avec le niveau actuel des intérêts, l'Espagne ne tiendra cependant plus le coup bien longtemps."
» article intégral (lien externe, allemand)
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De Standaard - Belgique | vendredi, 13. juillet 2012
Le programme d'austérité draconien annoncé par le premier ministre Mariano Rajoy conduit l'Espagne à sa perte, estime le quotidien libéral De Standaard : » suite
Le programme d'austérité draconien annoncé par le premier ministre Mariano Rajoy conduit l'Espagne à sa perte, estime le quotidien libéral De Standaard : "Il est évidemment illusoire de prétendre que le déficit budgétaire va être endigué de cette manière, ce sera tout le contraire. … C'est comme si Madrid voulait justement prouver que ce dogme strict mène tout droit dans le gouffre. Manifestement, il faut boire le calice jusqu'à la lie pour pouvoir enfin s'éloigner de cette aberration. Et un autre signal montre que la crise de l'euro frise la démence. … Un groupe de pays forts de la zone euro peut financer ses dettes à un taux qui n'a encore jamais été aussi bas. Leurs budgets profitent de la crise. … Mais c'est sans aucun doute le calme avant la tempête. Si le moteur ne veut pas démarrer avec des intérêts à ce niveau, le problème n'est alors pas le manque de crédits et l'argent pas cher n'est pas la solution qui convient. Cela signifie que le système est en panne. La confiance n'est alors plus de mise et personne ne sait comment réparer l'engin."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Cinco Días - Espagne | vendredi, 13. juillet 2012
Les mesures d'austérité du gouvernement espagnol retarderont certes la relance mais au final elles amèneront une croissance plus saine, espère le journal économique de centre-gauche Cinco Días : » suite
Les mesures d'austérité du gouvernement espagnol retarderont certes la relance mais au final elles amèneront une croissance plus saine, espère le journal économique de centre-gauche Cinco Días : "La société espagnole a longtemps été habituée à financer les investissements et, de plus en plus aussi, la consommation par des crédits. Il est donc normal qu'elle dépense désormais moins quand le robinet du crédit est fermé et que les recettes sont en recul, que ce soit à cause de la baisse des salaires, du chômage ou de l'augmentation des impôts. Aujourd'hui, ces trois éléments sont réunis. … La demande n'augmentera donc pas dans les trimestres à venir et la relance se fera attendre quelques mois de plus. Si, il y a quelque temps, nous avons vu une lumière au bout du tunnel, nous constatons maintenant qu'il s'agit d'un train qui venait à contre-sens. Mais le remède de cheval de Rajoy finira bien par porter ses fruits. Il peut avoir des effets contre-productifs à court et moyen terme mais sur le long terme il génèrera une croissance plus saine. Tout cela évoluera dès que les acteurs économiques, des ménages à l'Etat, auront retrouvé leur équilibre et que les coûts, les prix et les marges se seront adaptés."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Cinco Días - Espagne | mercredi, 11. juillet 2012
L'accord sur les sauvetages des banques en Espagne peut devenir un fil directeur pour la surveillance des banques dans la zone euro, estime le quotidien économique Cinco Días : » suite
L'accord sur les sauvetages des banques en Espagne peut devenir un fil directeur pour la surveillance des banques dans la zone euro, estime le quotidien économique Cinco Días : "Le mémorandum fixant les conditions de l'UE pour le sauvetage des banques espagnoles en crise est le meilleur guide pour l'institution qui assurera à l'avenir la supervision commune des banques de la zone euro. Elle permettra de recapitaliser des banques en difficulté sans avoir recours à l'Etat, d'isoler le risque de la banque sans affecter les dettes publiques et d'équilibrer les conditions générales pour tous les établissements bancaires du continent. L'Espagne a servi de cobaye pour faire les premiers pas dans une direction contre laquelle les pays du Nord se sont opposés : dans le sens d'une union bancaire européenne et d'une supervision commune des banques de sorte que les banques espagnoles en difficultés, en particulier les caisses d'épargnes nationalisées, puissent être sauvées."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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El País - Espagne | mardi, 10. juillet 2012
Le gouvernement espagnol a annoncé lundi une hausse de la TVA dans les semaines à venir. Pour le quotidien de centre-gauche El País, il s'agit d'un mal nécessaire : » suite
Le gouvernement espagnol a annoncé lundi une hausse de la TVA dans les semaines à venir. Pour le quotidien de centre-gauche El País, il s'agit d'un mal nécessaire : "Au regard de la situation économique déplorable, la hausse de la TVA est certainement la mesure la moins néfaste. Les conséquences négatives sont connues : elle constitue un frein à la consommation et entrave la relance. Mais sans le recours aux impôts, il serait impossible de respecter les objectifs de déficit de cette année et des trois années à venir. L'Eurogroupe [selon une décision prise lors de sa rencontre lundi] repousse certes l'objectif de déficit de trois pour cent à 2014 et accepte six pour cent pour 2012. Cette flexibilisation donne une certaine marge de manœuvre au gouvernement. Mais le manque de contrôle des dépenses et la baisse des recettes obligent de recourir à des impôts indirects, l'impôt sur l'alcool et le tabac inclus."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Cinco Días - Espagne | lundi, 9. juillet 2012
Peu après que l'Espagne a demandé officiellement des aides pour sauver ses banques, les ministres des Finances de l'Eurogroupe doivent se démener ce lundi pour que ce sauvetage bancaire réussisse, analyse le journal économique Cinco Días : » suite
Peu après que l'Espagne a demandé officiellement des aides pour sauver ses banques, les ministres des Finances de l'Eurogroupe doivent se démener ce lundi pour que ce sauvetage bancaire réussisse, analyse le journal économique Cinco Días : "Cela fait un mois aujourd'hui que l'Espagne a confirmé à l'Eurogroupe, c'est-à-dire aux ministres de l'Economie de la zone euro, qu'elle demanderait de l'aide pour recapitaliser une partie des banques du pays. Quatre semaines se sont écoulées qui n'ont servi qu'à confirmer les craintes du gouvernement espagnol. En effet, si l'opération n'est pas effectuée correctement, la partie du secteur privé la moins bien gérée pèsera trop lourd pour l'Etat qui aura alors besoin que son économie entière soit secourue. … Si [la rencontre d'aujourd'hui] ne devait pas suffire à rompre le cercle vicieux, ou du moins si les marchés l'interprètent ainsi, les chances de réussite de la première expérience d'un sauvetage bancaire dans la zone euro sont bien minces."
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Blog Ignacio Escolar - Espagne | mercredi, 27. juin 2012
Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a annoncé mardi de nouvelles mesures d'austérité. Au même moment, on a appris que le gouvernement planchait sur l'augmentation de la TVA. Ignacio Escolar critique dans son blog que Rajoy n'adresse pas ses explications aux citoyens espagnols : » suite
Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a annoncé mardi de nouvelles mesures d'austérité. Au même moment, on a appris que le gouvernement planchait sur l'augmentation de la TVA. Ignacio Escolar critique dans son blog que Rajoy n'adresse pas ses explications aux citoyens espagnols : "Mariano Rajoy a enfin avoué ce que nous redoutions tous déjà, que le sauvetage n'est pas gratuit et que 'prochainement' de nouvelles 'mesures pénibles' seront communiquées. Mais cette déclaration, il ne l'a pas faite au Parlement. Il ne l'a pas faite non plus du siège de son gouvernement, ni à l'occasion d'une conférence de presse, pas plus que lors d'une interview ou d'un discours officiel. Le chef du gouvernement, le représentant de tous les Espagnols, le Premier ministre qui avait promis de répondre personnellement aux défis et de toujours dire la vérité, a annoncé de nouvelles mesures d'austérité lors de l'assemblée générale de la confédération patronale. On ne peut imaginer d'endroit plus opportun ! … S'il annonce les coupes devant les patrons, il devrait peut-être également expliquer dans la foulée l'augmentation prévue de la TVA, là où réside la vraie souveraineté du peuple : au Parlement allemand."
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ABC - Espagne | lundi, 25. juin 2012
L'Espagne sollicite officiellement ce lundi les aides du fonds de secours européen. Le quotidien conservateur ABC juge que l'avenir de la zone euro dépend des conditions précises de ce crédit de plusieurs milliards : » suite
L'Espagne sollicite officiellement ce lundi les aides du fonds de secours européen. Le quotidien conservateur ABC juge que l'avenir de la zone euro dépend des conditions précises de ce crédit de plusieurs milliards : "La survie de l'Espagne dépend de l'issue des négociations pour la recapitalisation de ses banques. C'est la seule possibilité qu'elle a de surmonter l'impasse financière générée par la crise bancaire et de libérer les forces nécessaires pour relancer l'économie. Il y a encore de la marge pour les négociations, car les conditions définitives ne seront adoptées que lors de la prochaine rencontre de l'eurogroupe le 9 juillet. Tous les politiques européens doivent comprendre qu'il ne s'agit pas cette fois d'un simple accord, comme cela a été le cas lors d'autres sommets. Cette fois, c'est la crédibilité de toute la zone euro qui est en jeu. Une avancée décisive dans le sens d'une union bancaire serait le meilleur résultat possible, profitable autant pour l'UE que pour les besoins spécifiques de l'Espagne et des autres pays en crise."
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Blog Mauro Guillén - Espagne | vendredi, 22. juin 2012
Les banques espagnoles en difficulté ont besoin au plus de 62 milliards d'euros d'après l'expertise présentée jeudi par deux sociétés de consultants indépendantes. Il est toutefois plus important de savoir à quoi l'argent sera employé, explique l'économiste Mauro Guillén dans son blog du journal en ligne Huffington Post, où il souhaite que les banques dont l'avenir est compromis ne soient pas soutenues : » suite
Les banques espagnoles en difficulté ont besoin au plus de 62 milliards d'euros d'après l'expertise présentée jeudi par deux sociétés de consultants indépendantes. Il est toutefois plus important de savoir à quoi l'argent sera employé, explique l'économiste Mauro Guillén dans son blog du journal en ligne Huffington Post, où il souhaite que les banques dont l'avenir est compromis ne soient pas soutenues : "Que feront les banques de ces pluies de milliards ? Continueront-t-elles à acheter des titres obligataires publics pour aider l'Etat ou faciliteront-elles les crédits pour le secteur privé ? Une recapitalisation sans définir d'objectifs, de critères, de motivations ou de priorités clairs serait à mon avis une erreur, et ce, pour deux raisons : premièrement parce que les marchés et les investisseurs ne changeront pas leurs analyses pessimistes de l'économie espagnole tant que la croissance économique ou la baisse du chômage ne seront pas en vue. … Mais il est encore plus problématique que le gouvernement et la Banque centrale ne soient pas prêts à différencier entre les banques qui ont un avenir et celles qui, malgré des recapitalisations de plusieurs milliards, ne sont pas compétitives."
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El Mundo - Espagne | jeudi, 21. juin 2012
Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a annoncé mercredi son intention de ne pas tenir cette année le débat au Parlement sur l'état de la nation, lequel a habituellement lieu lors de la dernière session avant la pause estivale. Il compte ainsi éviter d'avoir à rendre des comptes aux citoyens sur des décisions importantes, critique le quotidien conservateur El Mundo : » suite
Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a annoncé mercredi son intention de ne pas tenir cette année le débat au Parlement sur l'état de la nation, lequel a habituellement lieu lors de la dernière session avant la pause estivale. Il compte ainsi éviter d'avoir à rendre des comptes aux citoyens sur des décisions importantes, critique le quotidien conservateur El Mundo : "La décision de Rajoy de se passer du débat sur l'état de la nation est une grave erreur politique. … Le prétexte avancé, à savoir que le débat n'a aucun sens dans les années où ont eu lieu des élections, ne vaut pas. [Son prédécesseur] Zapatero ayant fait tenir des élections anticipées, huit mois se seront déjà écoulés entre l'issue des élections et le mois de juillet. Huit mois chargés de décisions et de transformations importantes qui nécessiteraient une analyse exacte. Le débat sur l'état de la nation n'a peut-être jamais été aussi important que cette année. Le gouvernement, qui exige chaque jour de nouveaux sacrifices de la part des citoyens, a l'obligation morale de leur expliquer ces décisions. Négliger cet impératif revient à traiter les citoyens espagnols comme des enfants."
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El Periódico de Catalunya - Espagne | mercredi, 13. juin 2012
L'opposition espagnole pousse le Premier ministre Mariano Rajoy à expliquer les dessous du sauvetage bancaire. Mardi, ce dernier a déclaré par l'intermédiaire d'un porte-parole qu'il se justifierait devant le Parlement en juillet. Rajoy ne semble pas réaliser la gravité de la situation, lui reproche le quotidien de centre-gauche El Periódico de Catalunya : » suite
L'opposition espagnole pousse le Premier ministre Mariano Rajoy à expliquer les dessous du sauvetage bancaire. Mardi, ce dernier a déclaré par l'intermédiaire d'un porte-parole qu'il se justifierait devant le Parlement en juillet. Rajoy ne semble pas réaliser la gravité de la situation, lui reproche le quotidien de centre-gauche El Periódico de Catalunya : "Rajoy ne paraîtra pas devant le Congrès avant le mois de juillet pour expliquer pourquoi il a demandé le sauvetage des banques, lesquelles exproprient de leur côté les ménages insolvables de leurs maisons. Cette situation nous éloigne un peu plus de l'Irlande et de ses débats civilisés sur l'épargne, et nous rapproche d'une société divisée devant supporter un Etat failli, comme en Grèce. Le Parti populaire [au pouvoir] ne semble pas vraiment comprendre ce qui se passe ; que la crise détruit la classe moyenne et indirectement l'harmonie politique et sociale. L'attitude arrogante vis-à-vis de Bruxelles, un sauvetage que personne ne veut qualifier de tel, l'absence de Rajoy au Congrès et le veto de la commission d'enquête sur l'affaire Bankia, nous rapprochent de plus en plus de la Grèce."
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | jeudi, 14. juin 2012
L'agence de notation Moody's a abaissé de trois crans la note souveraine de l'Espagne, qui se trouve désormais à peine un cran au-dessus de la catégorie spéculative. En outre, Moody's laisse présager une nouvelle dégradation. Le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung n'est pas surpris : » suite
L'agence de notation Moody's a abaissé de trois crans la note souveraine de l'Espagne, qui se trouve désormais à peine un cran au-dessus de la catégorie spéculative. En outre, Moody's laisse présager une nouvelle dégradation. Le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung n'est pas surpris : "Si les difficultés financières de l'Espagne ont pris de l'ampleur, cela ne dépend pas seulement de l'insécurité générale, mais surtout de la nature de l'action de sauvetage. L'injection de milliards d'euros de la part de l'UE pourrait débarrasser l'Espagne de son énorme problème bancaire. Mais au sein de l'UE, il n'existe actuellement aucun instrument permettant la recapitalisation directe des banques. C'est pourquoi l'imbrication entre l'Etat et les banques ne peut être dénouée. L'Espagne, au contraire, s'en est trouvée encore plus liée à son secteur bancaire. Les aides financières sont versées à des établissements faibles et l'Etat est garant des crédits."
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Diário Económico - Portugal | mardi, 12. juin 2012
La décision de renoncer à imposer de larges mesures d'austérité dans le programme d'aide à l'Espagne montre que les mêmes critères ne valent pas pour tous les pays en crise, critique le journal économique Diário Económico : » suite
La décision de renoncer à imposer de larges mesures d'austérité dans le programme d'aide à l'Espagne montre que les mêmes critères ne valent pas pour tous les pays en crise, critique le journal économique Diário Económico : "Avec l'Espagne, l'acronyme PIGS [Portugal, Irlande, Grèce, Espagne] (Cochons) est enfin complet. ... Comme dans La ferme des animaux de George Orwell, certaines bêtes sont plus égales que d'autres au sein de l'UE. Contrairement au Portugal, à l'Irlande et à la Grèce, Madrid recevra une aide de plusieurs milliards sans devoir mettre en œuvre de mesures d'austérité. ... Mais quand Lisbonne réclame d'obtenir de meilleures conditions pour leur propre programme, les maîtres de Bruxelles ont alors l'impudence de juger cela abscons. Le SMS d'encouragement que le Premier ministre Rajoy a envoyé samedi à son ministre de l'Economie en dit long : 'Tenez bon, l'Espagne est la quatrième économie européenne, pas l'Ouganda'. C'est peut-être vrai, mais si l'on regarde les rapports de forces et les conditions favorables - ou plutôt inexistantes - associées au programme d'austérité espagnol, alors les Portugais ont de quoi se percevoir un peu comme l'Ouganda."
» article intégral (lien externe, portugais)
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Politiken - Danemark | mardi, 12. juin 2012
Suite à l'annonce ce week-end du nouveau plan de sauvetage bancaire pour l'Espagne, le quotidien de centre-gauche Politiken se prononce expressément pour la stricte séparation des banques et de l'Etat : » suite
Suite à l'annonce ce week-end du nouveau plan de sauvetage bancaire pour l'Espagne, le quotidien de centre-gauche Politiken se prononce expressément pour la stricte séparation des banques et de l'Etat : "La solution réside dans la création d'une union bancaire au sein des pays de l'UE. … L'objectif est simple : aucune banque en Europe ne pourra plus disposer du statut d'établissement financier vital pour le système. … Au moyen d'une stricte réglementation de l'octroi de crédit et des exigences de solvabilité, les banques doivent pouvoir être en mesure de se financer elles-mêmes. Ce ne serait alors plus les contribuables, mais les actionnaires, qui répondraient des pertes en cas de dérapage des transactions spéculatives. Un système bancaire viable revêt une importance fondamentale pour l'économie et les emplois en Europe. Une régulation renforcée des banques ne doit donc pas être déterminée par la soif de vengeance, l'économie planifiée ou la convoitise."
» article intégral (lien externe, danois)
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Les Echos - France | mardi, 12. juin 2012
Avec le plan de sauvetage de 100 milliards d'euros destiné aux banques espagnoles, l'Europe se limite à un nouveau programme d'urgence. On oublie donc de lutter contre les causes de la crise financière, déplore le journal économique libéral Les Echos : » suite
Avec le plan de sauvetage de 100 milliards d'euros destiné aux banques espagnoles, l'Europe se limite à un nouveau programme d'urgence. On oublie donc de lutter contre les causes de la crise financière, déplore le journal économique libéral Les Echos : "L'Union apporte une solution ponctuelle, sans régler le problème de fond. Et le fond du problème pour l'Espagne, c'est aussi la santé financière vacillante de certaines régions autonomes et le risque bien réel que l'économie nationale ne puisse pas soutenir l'effort d'assainissement budgétaire drastique engagé ces derniers mois. Deux sujets qui pourraient nécessiter l'injection de fonds européens supplémentaires à un horizon pas forcément si lointain. Or le problème c'est que, en plus d'être inefficace sur la durée, cette politique à courte vue ... coûte très cher à l'Europe. Au total, l'addition cumulée s'élève à 500 milliards d'euros aujourd'hui. Résultat : la capacité d'intervention du pompier européen s'épuise, alors même que l'heure de vérité approche."
» article intégral (lien externe, français)
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Helsingin Sanomat - Finlande | mardi, 12. juin 2012
Le programme d'aide à l'Espagne est censé empêcher la propagation de la crise financière à l'ensemble de la zone euro. Le FMI a indiqué lundi que les banques finlandaises pouvaient aussi être concernées. Le quotidien libéral Helsingin Sanomat déplore cependant les risques que comporte l'extension des aides, notamment pour les petits pays : » suite
Le programme d'aide à l'Espagne est censé empêcher la propagation de la crise financière à l'ensemble de la zone euro. Le FMI a indiqué lundi que les banques finlandaises pouvaient aussi être concernées. Le quotidien libéral Helsingin Sanomat déplore cependant les risques que comporte l'extension des aides, notamment pour les petits pays : "Il devient de plus en plus clair qu'il est impossible de renforcer davantage la responsabilité solidaire. Cela serait dangereux en particulier pour les petits pays de la zone euro comme la Finlande. Le programme de sauvetage de l'Espagne montre clairement qu'un traitement différencié est appliqué aux petits et aux grands pays. L'Espagne n'a pas été placée sous tutelle comme l'Irlande, laquelle a pourtant sollicité les aides européennes pour les mêmes raisons. L'Espagne ne sera pas non plus contrainte d'appliquer un programme d'austérité aussi strict par exemple que celui de la Belgique. Si la crise des banques et de la dette se propage aux pays plus importants, les petits pays devront de surcroît assumer le rôle du trésorier obéissant."
» article intégral (lien externe, finnois)
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De Volkskrant - Pays-Bas | mardi, 12. juin 2012
Mark Rutte, le chef du gouvernement d'affaires courantes néerlandais, a garanti le remboursement des aides de plusieurs milliards accordées aux banques espagnoles. Ce n'est pas sincère, critique le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : » suite
Mark Rutte, le chef du gouvernement d'affaires courantes néerlandais, a garanti le remboursement des aides de plusieurs milliards accordées aux banques espagnoles. Ce n'est pas sincère, critique le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "Une partie des milliards que l'Europe débloque à la Grèce, au Portugal, à l'Irlande et maintenant à l'Espagne ne sera jamais remboursée. Avec cette perte, les politiques européens entendent prévenir une évolution chaotique susceptible d'engendrer des dommages économiques plus importants encore. En outre, une Europe intégrée a également des objectifs politiques. Les politiques doivent avoir le courage d'expliquer ce choix. Ils doivent 'vendre' l'Europe et ne pas dissimuler les risques aux électeurs. Mais en se limitant à pointer du doigt leur porte-monnaie, ils font le lit des eurosceptiques. Même dans le cas de l'Espagne, il est finalement clair qu'une partie des 100 milliards promis ne sera probablement pas restituée. Celui qui prétend le contraire perdra la confiance des électeurs. C'est ainsi que s'effritera le soutien aux opérations de sauvetage."
» informations complémentaires (lien externe, néerlandais)
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Il Sole 24 Ore - Italie | dimanche, 10. juin 2012
Les aides apportées au secteur bancaire espagnol ne remplissent pas les conditions nécessaires au sauvetage de l'euro, estime le journal économique libéral conservateur Il Sole 24 Ore, qui appelle à l'intensification immédiate du développement de l'UE : » suite
Les aides apportées au secteur bancaire espagnol ne remplissent pas les conditions nécessaires au sauvetage de l'euro, estime le journal économique libéral conservateur Il Sole 24 Ore, qui appelle à l'intensification immédiate du développement de l'UE : "Les 100 milliards d'euros jugés nécessaires pour les banques espagnoles viendront des fonds constitués par les contribuables de la zone euro. Nous avons donc affaire à une forme de coresponsabilité fiscale dépourvue d'union fiscale, pour s'accommoder d'une interdépendance financière dépourvue d'union bancaire. ... La crise espagnole démontre le caractère inadapté des politiques nationales et la nécessité d'une union politique. Tout cela pour 2012, non pour 2020, comme cela a été annoncé dans un 'grand projet' d'intégration financière, fiscale, politique [la stratégie de croissance Europe 2020] qui constitue, plutôt qu'un projet, un véritable trompe-l'œil."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Naftemporiki - Grèce | lundi, 11. juin 2012
Pour le journal économique conservateur Naftemporiki, l'aide européenne accordée à l'Espagne sans la contrepartie d'un programme d'austérité rigoureux recèle l'opportunité pour la Grèce de renégocier son propre programme de rigueur : » suite
Pour le journal économique conservateur Naftemporiki, l'aide européenne accordée à l'Espagne sans la contrepartie d'un programme d'austérité rigoureux recèle l'opportunité pour la Grèce de renégocier son propre programme de rigueur : "C'est clairement un développement positif pour la Grèce. Notre pays peut désormais réclamer les changements nécessaires afin d'avoir plus de temps pour mettre en œuvre les mesures d'austérité et favoriser la croissance. Le moment est venu pour notre pays de négocier avec détermination un plan alternatif avec ses créanciers. Nous n'arriverons à rien en agitant la menace d'une annulation du programme d'austérité, nous ne ferons au contraire qu'accélérer les évolutions négatives déjà visibles. ... Une sortie ou un maintien du pays dans la zone euro dépendra de nous-mêmes."
» article intégral (lien externe, grec)
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Gazeta Wyborcza - Pologne | lundi, 11. juin 2012
Si le programme d'aide octroyé à l'Espagne n'est pas la panacée, il constitue actuellement la meilleure solution pour garantir le remboursement des dettes à long terme, écrit le quotidien libéral Gazeta Wyborcza : » suite
Si le programme d'aide octroyé à l'Espagne n'est pas la panacée, il constitue actuellement la meilleure solution pour garantir le remboursement des dettes à long terme, écrit le quotidien libéral Gazeta Wyborcza : "Les aides européennes aux banques espagnoles ne résolvent bien sûr pas les problèmes fondamentaux de l'économie espagnole. Mais elles confèrent au gouvernement espagnol, et au final à l'ensemble de l'UE, le temps nécessaire pour que les réformes portent enfin leurs fruits. Si l'économie espagnole retrouve la voie de la croissance et devient plus compétitive, elle pourra rembourser ses dettes. Sans le moindre doute, sa situation est nettement meilleure que celle de la Grèce. L'Espagne est un grand pays et représente la cinquième économie européenne. En cas d'insolvabilité, cela provoquerait une catastrophe financière dans toute la zone euro. C'est la raison pour laquelle les politiques européens n'hésitent pas à l'aider. Au contraire, ils ont même fait pression sur le Premier ministre espagnol pour que celui-ci sollicite ces fonds."
» article intégral (lien externe, polonais)
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El Mundo - Espagne | lundi, 11. juin 2012
Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a déclaré dimanche qu'il avait négocié des "conditions favorables" pour l'aide accordée aux banques. Le quotidien conservateur El Mundo laisse aux marchés l'interprétation de ces propos : » suite
Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a déclaré dimanche qu'il avait négocié des "conditions favorables" pour l'aide accordée aux banques. Le quotidien conservateur El Mundo laisse aux marchés l'interprétation de ces propos : "On peut l'appeler crédit exceptionnel ou sauvetage. Ce qui prime au final c'est l'interprétation que feront les marchés financiers de cet accord. Ceux-ci y verront soi la garantie de l'assainissement de notre système financier, soit le discrédit d'un pays supplémentaire de la zone euro. … Mais un appel à l'aide ne devrait jamais constituer un motif de satisfaction ou même d'allégresse. Les taux que l'Espagne devra rembourser, environ 1,8 milliard d'euros par an, sont certes supportables, et le report de l'objectif de déficit nous accorde un an de répit. Mais ces taux nous contraignent à enfoncer un peu plus le clou de l'austérité. Une chose est sûre, personne ne prête 100 milliards d'euros sans contreparties."
» informations complémentaires (lien externe, espagnol)
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The Economist - Royaume-Uni | lundi, 11. juin 2012
Bien que le gouvernement espagnol et ses banques en crise se soient vus promettre une aide allant jusqu'à 100 milliards d'euros, le magazine économique libéral The Economist doute que cela suffise à sauver l'Espagne : » suite
Bien que le gouvernement espagnol et ses banques en crise se soient vus promettre une aide allant jusqu'à 100 milliards d'euros, le magazine économique libéral The Economist doute que cela suffise à sauver l'Espagne : "Comment le programme de sauvetage impactera-t-il la capacité de l'Espagne à emprunter sur les marchés ? Assainir le système bancaire serait une bonne initiative, mais insuffisante à elle seule. On s'attend à ce que l'économie du pays se rétracte cette année et l'année prochaine. Il est peu probable que le programme de sauvetage des banques inverse la tendance à la baisse, même s'il atténue l'assèchement du crédit. Si la Grèce quitte la zone euro, il se pourrait que l'Espagne se trouve exclue des marchés."
» article intégral (lien externe, anglais)
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La Razón - Espagne | vendredi, 8. juin 2012
La présidente conservatrice de la région de Madrid, Esperanza Aguirre, a proposé mercredi de réduire de moitié le nombre de députés du Parlement de sa région pour des raisons économiques. Le quotidien conservateur et centraliste La Razón applaudit : » suite
La présidente conservatrice de la région de Madrid, Esperanza Aguirre, a proposé mercredi de réduire de moitié le nombre de députés du Parlement de sa région pour des raisons économiques. Le quotidien conservateur et centraliste La Razón applaudit : "Les économies directes en termes de salaires à elles-seules ne doivent pas être sous-estimées : trois millions d'euros par an à Madrid et près de 33 millions au total dans toutes les régions autonomes. Si l'on ajoute à cela les coûts supplémentaires que génère un député, on obtient une somme considérable pour ces temps difficiles. Cette proposition nécessiterait bien sûr le soutien des socialistes et il faudrait se lancer dans une grande réforme des Constitutions régionales. Mais quels que soient les obstacles bureaucratiques, Esperanza Aguirre a abordé un thème tabou sur lequel plus personne ne pourra fermer les yeux. Il est temps de réduire les structures coûteuses de régions qui vivent au-dessus de leurs moyens, et d'alléger la caste surdimensionnée des députés."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Diário Económico - Portugal | vendredi, 8. juin 2012
L'Espagne en crise a réussi à rassembler 2,1 milliards d'euros sur le marché des capitaux mais a dû appliquer des taux d'intérêt de plus de six pour cent pour attirer les investisseurs. Les craintes liées à l'enfant terrible poussent même la chancelière allemande obstinée Angela Merkel à être plus conciliante, estime le journal économique Diário Económico : » suite
L'Espagne en crise a réussi à rassembler 2,1 milliards d'euros sur le marché des capitaux mais a dû appliquer des taux d'intérêt de plus de six pour cent pour attirer les investisseurs. Les craintes liées à l'enfant terrible poussent même la chancelière allemande obstinée Angela Merkel à être plus conciliante, estime le journal économique Diário Económico : "L'Espagne a dû mettre le prix fort, ce qui ne pourra durer encore bien longtemps. Malgré tout, Madrid a soupiré de soulagement. Si cette action avait échoué, il aurait fallu bon gré mal gré faire appel à Merkel et demander de l'aide. Cette humiliation a été évitée mais la situation reste précaire. Le seul point positif apparent c'est que Merkel, d'habitude si obstinée et qui jusqu'à présent disait non à tout comme un enfant, semble enfin avoir reconnu le problème. Elle plaide subitement en faveur d'une union financière et fiscale. Elle a même annoncé la présentation d'un projet de travail pour le sommet de l'UE fin juin."
» article intégral (lien externe, portugais)
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | jeudi, 7. juin 2012
L'Europe aurait besoin dès aujourd'hui de la loi de gestion des crise bancaires, note le quotidien libéral-conservateur NZZ : » suite
L'Europe aurait besoin dès aujourd'hui de la loi de gestion des crise bancaires, note le quotidien libéral-conservateur NZZ : "Si l'on doit prochainement décider de la marche à suivre pour gérer les banques en difficulté en Espagne et dans d'autres autres pays en crise, il serait préférable de faire comme si les nouvelles directives s'appliquaient déjà. Il faudrait procéder à des recapitalisations publiques dans de strictes conditions seulement. Et si les fiers Espagnols ne se décident pas à liquider leurs banques et demandent une aide extérieure, cette dernière ne devrait être garantie que par un programme de soutien bancaire. Assorti de strictes conditions définies et contrôlées par des experts de la Banque centrale européenne, de la Commission et éventuellement du Fonds monétaire international."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Público - Portugal | mercredi, 6. juin 2012
L'Espagne a admis mardi avoir des difficultés à se financer sur le marché obligataire, ce qui augure un sombre avenir, selon le quotidien Público : » suite
L'Espagne a admis mardi avoir des difficultés à se financer sur le marché obligataire, ce qui augure un sombre avenir, selon le quotidien Público : "Le pire cauchemar est devenu réalité. Il semble ne plus y avoir de doute : l'Espagne sollicitera vraisemblablement une aide. Too big to fail ? Ce n'est plus le cas actuellement. Le gouvernement a reconnu qu'il n'aurait probablement pas d'autre choix que de s'appuyer sur l'Europe. Selon le président de la banque Santander, les banques espagnoles ont besoin à court terme de 40 milliards d'euros de capital supplémentaire. Bien plus grave toutefois, l'évaluation de l'Institut de la finance internationale (association des grandes banques mondiales), lequel redoute que les banques espagnoles enregistrent ses deux prochaines années des pertes astronomiques allant jusqu'à 260 milliards d'euros. UE et G7 ont confirmé lundi qu'en aucun cas ils ne laisseraient tomber l'Espagne. Mais ils doivent se hâter. Nous avons besoin d'une solution au cauchemar que nous sommes en train de vivre, et le plus tôt sera le mieux."
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Die Presse - Autriche | mercredi, 6. juin 2012
Il ne restera pas d'autre choix à l'Espagne que de recourir au fonds de sauvetage, écrit le quotidien libéral-conservateur Die Presse, estimant que contrairement à la Grèce, cette action pourrait porter ses fruits : » suite
Il ne restera pas d'autre choix à l'Espagne que de recourir au fonds de sauvetage, écrit le quotidien libéral-conservateur Die Presse, estimant que contrairement à la Grèce, cette action pourrait porter ses fruits : "La probabilité que tout cela fonctionne dans ce cas est nettement meilleure que pour la Grèce. ... Car l'Espagne dispose encore, du moins dans le nord-est du pays, d'une puissante base industrielle et d'un gouvernement qui met en œuvre de grandes réformes (notamment sur le marché du travail). Elle a par ailleurs moins un problème de dette publique que de dette privée. Les problèmes bancaires, qui pèsent si fortement sur les caisses de l'Etat actuellement, sont en grande partie liés au fait que de nombreux chômeurs espagnols ne sont plus en mesure de rembourser des crédits immobiliers trop élevés, contractés pendant les années fastes. Il vaudra donc probablement la peine pour l'Europe de se résoudre à mettre la main à la poche. Si les Espagnols le veulent aussi."
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Süddeutsche Zeitung - Allemagne | mercredi, 6. juin 2012
Dans le débat sur les moyens susceptibles de résoudre la crise bancaire en Espagne, le Premier ministre Mariano Rajoy s'est pour la première fois déclaré publiquement favorable à l'introduction des eurobonds, mardi, à Madrid. Mais pour réaliser ce projet, la France et l'Allemagne devront engager ce qu'elles ont de plus sacré, explique le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : » suite
Dans le débat sur les moyens susceptibles de résoudre la crise bancaire en Espagne, le Premier ministre Mariano Rajoy s'est pour la première fois déclaré publiquement favorable à l'introduction des eurobonds, mardi, à Madrid. Mais pour réaliser ce projet, la France et l'Allemagne devront engager ce qu'elles ont de plus sacré, explique le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Il ne saura y avoir d'euro-obligations pour financer la dette publique sans union et démocratisation accrues en Europe. Pourquoi les Allemands devraient-ils se porter garant des dettes d'autres Etats s'ils n'ont pas leur mot à dire sur leur politique budgétaire, économique et structurelle ? En d'autres termes, si les Français travaillent 35 heures par semaine, partent à la retraite à 60 ans et embauchent des dizaines de milliers de nouveaux fonctionnaires, les Allemands doivent-ils dès lors répondre des déficits engendrés ? Ni la Cour constitutionnelle ni les électeurs allemands ne l'approuveraient. … Pour sauver l'euro et le projet sans égal sur le plan historique d'une Europe unie, les deux Etats les plus puissants doivent mettre en jeu leur bien le plus précieux : l'argent pour l'Allemagne et la souveraineté pour la France."
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Dagens Nyheter - Suède | mardi, 5. juin 2012
Des experts indépendants dressent actuellement un rapport de la situation du secteur financier espagnol. Malgré la bonne gestion de crise espagnole, le résultat du rapport ne présage rien de bon, redoute le quotidien libéral Dagens Nyheter : » suite
Des experts indépendants dressent actuellement un rapport de la situation du secteur financier espagnol. Malgré la bonne gestion de crise espagnole, le résultat du rapport ne présage rien de bon, redoute le quotidien libéral Dagens Nyheter : "Si l'on parvenait à se débarrasser de ce qui ne va pas dans le secteur bancaire, on rétablirait la confiance dans tout le pays. La crainte principale cependant, c'est que le trou s'avère important au point d'engloutir l'ensemble des finances publiques, comme en Irlande. C'est la raison pour laquelle un sauvetage alternatif consiste à ce que l'UE contribue à injecter du capital dans les banques espagnoles. L'Espagne souhaiterait toutefois que l'argent aille directement aux banques plutôt qu'à l'Etat. On espère ainsi pouvoir contourner les strictes règles de l'UE. Et c'est précisément pour cette raison que l'Allemagne dit non. … Le Premier ministre Mariano Rajoy prétend que l'Espagne n'est pas au bord de l'Apocalypse. S'il résout le problème bancaire, on serait tenté de le croire."
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | mardi, 5. juin 2012
Avant que l'Espagne et Chypre sauvent elles-mêmes leurs banques en difficulté, une recapitalisation directe des banques par le fonds de secours européen (MES) pourrait en principe être une solution, estime le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung. Mais même cette hypothèse présuppose des règles claires : » suite
Avant que l'Espagne et Chypre sauvent elles-mêmes leurs banques en difficulté, une recapitalisation directe des banques par le fonds de secours européen (MES) pourrait en principe être une solution, estime le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung. Mais même cette hypothèse présuppose des règles claires : "La recapitalisation directe de banques par le MES contribuerait à éviter que des pays comme l'Espagne et Chypre ne s'embarquent dans des errements politico-fiscaux et que les primes de risque liées aux emprunts d'Etat continuent à augmenter. On mettrait fin à l'interaction négative entre dette publique et solvabilité bancaire. Ce serait en outre une aide ciblée qui soutiendrait directement les banques dans le vif du problème. ... Comme pour d'autres aides publiques, la Commission européenne doit pouvoir fixer des conditions pour éviter le faussement de la concurrence. Il serait nettement préférable que le MES puisse aussi en contrepartie liquider des banques. On arrivera à cette conclusion au plus tard au moment où il n'y aura plus d'argent pour les recapitalisations."
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Blog Delito de Opinião - Portugal | lundi, 4. juin 2012
Si José María Beneyto est le premier grand politique du Parti populaire, parti conservateur au pouvoir en Espagne, à envisager un recours au fonds de secours de l'UE, l'insupportable lenteur continue de prévaloir dans la résolution de la crise de l'euro, critique Luís Menezes Leitão dans son blog Délito de Opinião : » suite
Si José María Beneyto est le premier grand politique du Parti populaire, parti conservateur au pouvoir en Espagne, à envisager un recours au fonds de secours de l'UE, l'insupportable lenteur continue de prévaloir dans la résolution de la crise de l'euro, critique Luís Menezes Leitão dans son blog Délito de Opinião : "'L'Espagne a besoin d'un programme de sauvetage. Qui paiera la facture ?' Voilà le titre qui figurait récemment dans un journal allemand. On dirait que les Allemands perdent progressivement patience : les pays de l'UE exigent systématiquement des aides pour sauver leurs banques en difficulté. Les Espagnols ne sont plus les seuls désormais à s'être résolus à solliciter un sauvetage. Non, maintenant Chypre se présente comme le prochain candidat. Officiellement, il n'y a toujours pas de faillite de la Grèce, et pourtant la crise de la dette inonde l'Europe comme un tsunami. Dans tous les cas, l'inefficacité des institutions européennes reste accablante. Avec la lenteur qui caractérise l'Europe actuellement, l'euro ne peut que sombrer."
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Cinco Días - Espagne | vendredi, 1. juin 2012
La requête de Mario Draghi de mettre en place une instance de supervision bancaire centralisée montre que la stratégie du Premier ministre espagnol Mariano Rajoy pourrait marcher, se réjouit le journal économique Cinco Días : » suite
La requête de Mario Draghi de mettre en place une instance de supervision bancaire centralisée montre que la stratégie du Premier ministre espagnol Mariano Rajoy pourrait marcher, se réjouit le journal économique Cinco Días : "L'offensive du gouvernement pour trouver une solution qui permette d'une part d'enrayer la défiance vis-à-vis du système bancaire espagnol et d'autre part de ne pas reléguer l'Espagne dans le club des économies en cours de sauvetage - avec l'Irlande, la Grèce et le Portugal - semble porter ses premiers fruits. Jusqu'à maintenant, le gouvernement a souligné que la campagne de dénigrement des marchés financiers contre l'Espagne était un problème européen et pas exclusivement espagnol. Et que la réponse à ce problème devait par conséquent être européenne. C'est la raison pour laquelle l'Espagne a rejeté un sauvetage qui aurait vraisemblablement stigmatisé durablement le pays, et duquel on connaît certes le début mais on ignore souvent la fin. Cette obstination - certainement marginale et insuffisamment expliquée - semble enfin assouplir quelque peu l'attitude bornée de l'Union européenne."
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Blog Ignacio Escolar - Espagne | jeudi, 31. mai 2012
Les primes de risque liées aux emprunts publics espagnols ont atteint mercredi leur niveau le plus élevé depuis l'adoption de l'euro. Nombreux sont ceux qui redoutent désormais une intervention de l'UE. Dans son blog, Ignacio Escolar explique pourquoi solliciter le fonds de secours devrait être la dernière option : » suite
Les primes de risque liées aux emprunts publics espagnols ont atteint mercredi leur niveau le plus élevé depuis l'adoption de l'euro. Nombreux sont ceux qui redoutent désormais une intervention de l'UE. Dans son blog, Ignacio Escolar explique pourquoi solliciter le fonds de secours devrait être la dernière option : "Le problème consiste dans le fait qu'un sauvetage serait assorti de conditions aussi strictes que celles dont souffrent la Grèce, l'Irlande et le Portugal. Celui-ci signifierait que les créanciers prennent les décisions politiques. Le premier intérêt des créanciers, c'est le remboursement garanti de leur argent, et non l'avenir économique du pays ou le bien-être accru de la population. Le sauvetage est donc bien le dernier recours. … Dans le meilleur des cas, le gouvernement Rajoy tentera de tenir jusqu'au 1er juillet, date à laquelle entrera effectivement en vigueur le Mécanisme européen de stabilité (MES). Si un sauvetage devait être nécessaire, les conditions imposées seraient alors préférables à celles de l'actuel FESF."
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El Mundo - Espagne | mercredi, 30. mai 2012
Le gouverneur de la Banque centrale espagnole, Miguel Ángel Fernández Ordóñez, a annoncé mardi vouloir démissionner dès le 10 juin, soit un mois avant la fin officielle de son mandat. Le Premier ministre Mariano Rajoy du Parti populaire (PP), conservateur, a imposé cette démission pour minimiser le rapport d'Ordóñez peu flatteur pour le gouvernement, estime le quotidien conservateur El Mundo, qui cite d'autres combines : » suite
Le gouverneur de la Banque centrale espagnole, Miguel Ángel Fernández Ordóñez, a annoncé mardi vouloir démissionner dès le 10 juin, soit un mois avant la fin officielle de son mandat. Le Premier ministre Mariano Rajoy du Parti populaire (PP), conservateur, a imposé cette démission pour minimiser le rapport d'Ordóñez peu flatteur pour le gouvernement, estime le quotidien conservateur El Mundo, qui cite d'autres combines : "Quelques heures avant qu'Ordóñez ne jette l'éponge, le PP a recouru à sa majorité absolue pour veiller à ce que le gouverneur de la Banque centrale n'ait pas de comptes à rendre devant le Parlement, mais juste devant une commission confidentielle. … L'incident autour du chef de la Banque centrale est lié à la volonté du PP et du gouvernement de ne pas faire examiner par le Parlement la gestion exécrable de Bankia, qui a mené à sa nationalisation. Le Parti populaire a justement fait supprimer de l'ordre du jour une requête visant à établir une commission d'enquête."
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Cinco Días - Espagne | mardi, 29. mai 2012
Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a tenté lundi dans un discours de dissiper les doutes quant à la stabilité du secteur bancaire national. Pourtant, les signes indiquant que le pays en difficulté nécessite l'aide de ses partenaires européens et de la BCE ne cessent de s'accumuler, estime le journal économique Cinco Días : » suite
Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a tenté lundi dans un discours de dissiper les doutes quant à la stabilité du secteur bancaire national. Pourtant, les signes indiquant que le pays en difficulté nécessite l'aide de ses partenaires européens et de la BCE ne cessent de s'accumuler, estime le journal économique Cinco Días : "Dans les cercles gouvernementaux se répand lentement la crainte insidieuse que les mesures engagées arrivent trop tard. Si cette crainte s'immisce aussi chez les entrepreneurs et les citoyens, elle risque de menacer la confiance dont l'Espagne a tant besoin. Pour la reconquérir, Mariano Rajoy ferait bien de demander à l'Europe de soutenir sans équivoque l'euro et l'économie espagnole. L'Union européenne est tenue d'envoyer des signes clairs dans ce sens. Pour montrer aussi que l'Espagne peut compter sur l'appui indéfectible de ses partenaires et de la Banque centrale européenne pour surmonter la crise de la dette et conclure l'assainissement du secteur financier."
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El País - Espagne | mardi, 22. mai 2012
Le ministère espagnol des Finances a mandaté les cabinets de consultants Roland Berger et Oliver Wyman pour réaliser une sorte de test de résistance des banques du pays. Les audits devront être terminés mi-juin, a indiqué le ministère lundi. Mais cette nouvelle analyse n'améliorera pas leur crédibilité, redoute le quotidien de centre-gauche El País : » suite
Le ministère espagnol des Finances a mandaté les cabinets de consultants Roland Berger et Oliver Wyman pour réaliser une sorte de test de résistance des banques du pays. Les audits devront être terminés mi-juin, a indiqué le ministère lundi. Mais cette nouvelle analyse n'améliorera pas leur crédibilité, redoute le quotidien de centre-gauche El País : "Il est peu probable que Roland Berger et Oliver Wyman parviennent à obtenir ce que les tests de résistance européens n'ont pas atteint. … L'Europe fait pression sur le gouvernement espagnol pour qu'il résolve le problème de la grande banque Bankia et l'équipe économique du cabinet perd tout de suite les pédales. Mais cette politique provisoire ne fonctionne pas vis-à-vis des marchés. Et la nationalisation de Bankia s'est mal passée parce qu'il ne suffit pas de savoir ce qu'il faut faire, mais aussi comment le faire. Le Premier ministre réfute formellement une intervention de l'Europe, mais il ne lui reste plus d'alternatives si les dettes publiques augmentent encore et qu'il continue à refuser un pacte avec l'opposition."
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Diário Económico - Portugal | mardi, 15. mai 2012
Une sortie de la Grèce de la zone euro pourrait aussi faire plonger le Portugal, l'Irlande et l'Espagne, redoute le journal économique libéral Diário Económico : » suite
Une sortie de la Grèce de la zone euro pourrait aussi faire plonger le Portugal, l'Irlande et l'Espagne, redoute le journal économique libéral Diário Económico : "La Grèce pourrait quitter l'Union monétaire dès le mois prochain. Les Allemands semblent en avoir assez de l'obstination grecque et sont prêts à risquer cette exclusion. Ils payeront volontiers pour que cela se réalise. Même les responsables des banques centrales ont déjà élaboré des plans d'urgence. … Mais personne ne pourra prédire toutes les conséquences si l'on ouvre la boîte de Pandore. Y aura-t-il suffisamment de fonds pour protéger le Portugal, l'Irlande et l'Espagne ? Ou assisterons-nous plutôt à une contagion qui signifiera la fin définitive de l'euro ? La chute des cours de la bourse hier est révélateur de la nervosité des marchés."
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La Vanguardia - Espagne | jeudi, 10. mai 2012
L'Etat espagnol va prendre le contrôle de la grande banque en difficulté Bankia, a annoncé mercredi le gouvernement. Le quotidien libéral La Vanguardia craint que les Espagnols aillent retirer en masse leur argent : » suite
L'Etat espagnol va prendre le contrôle de la grande banque en difficulté Bankia, a annoncé mercredi le gouvernement. Le quotidien libéral La Vanguardia craint que les Espagnols aillent retirer en masse leur argent : "Mal, nous allons très mal si le leader d'opposition espagnol Alfredo Pérez Rubalcaba est contraint d'annoncer publiquement qu'il a placé son épargne chez Bankia et qu'il ne songe pas à retirer un seul euro, déclarant avoir une confiance aveugle dans l'avenir de l'établissement failli. L'homme politique socialiste avait annoncé il y a des mois que son épargne s'élevait à environ un million d'euros. La crainte d'un 'bank run' de grande ampleur s'étend dans notre société comme un nouvel épouvantail de la crise. Personne n'ose en parler ouvertement mais chacun peut sentir la panique. La grande dépression de 1929 avait commencé exactement de la même façon."
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ABC - Espagne | mardi, 8. mai 2012
Le directeur de la banque espagnole en difficulté Bankia a donné lundi sa démission suite aux pressions du gouvernement. Le Premier ministre Mariano Rajoy entend communiquer vendredi les mesures prévues pour l'assainissement de certains établissements de crédit. Le quotidien conservateur ABC juge nécessaire cette intervention de l'Etat : » suite
Le directeur de la banque espagnole en difficulté Bankia a donné lundi sa démission suite aux pressions du gouvernement. Le Premier ministre Mariano Rajoy entend communiquer vendredi les mesures prévues pour l'assainissement de certains établissements de crédit. Le quotidien conservateur ABC juge nécessaire cette intervention de l'Etat : "L'assainissement des banques espagnoles est une base sur laquelle s'appuyer pour réamorcer le flux des crédits, dont l'interruption ces dernières années a causé d'importantes difficultés aux entreprises et aux ménages, et a renforcé le chômage. La politique doit traiter la réaction sans doute négative de la population avec responsabilité et courage, d'autant que le coût des opérations de sauvetage du secteur financier instable augmente sans cesse. Tout soutien financier doit être rentable pour l'Etat et être compris comme un investissement censé et déterminé, permettant de rouvrir le robinet du crédit en Espagne et l'aider à rétablir une fois pour toutes les secteurs qui en ont besoin."
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