Différends sur la mutualisation de la dette
Les pays européens en crise misent sur une mutualisation des dettes, ce que l'Allemagne refuse en l'absence de contrôle central des budgets nationaux. Les Etats de l'euro doivent-ils renoncer à leur souveraineté pour sauver la monnaie unique ?

Süddeutsche Zeitung - Allemagne | jeudi, 11. avril 2013
L'investisseur américain George Soros s'est prononcé en faveur de l'introduction d'eurobonds et a critiqué la position de Berlin, qui rejette les obligations communautaires. Mais celles-ci ne sont pas la panacée, lui rétorque le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : » suite
L'investisseur américain George Soros s'est prononcé en faveur de l'introduction d'eurobonds et a critiqué la position de Berlin, qui rejette les obligations communautaires. Mais celles-ci ne sont pas la panacée, lui rétorque le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Les eurobonds ... réduiraient indubitablement les primes de risque liées aux obligations d'Etat des pays périphériques. Mais Soros reconnaît lui-même que la possibilité de contracter des dettes bon marché ne constitue pas en soi une incitation à améliorer sa compétitivité. C'est ce qu'ont montré aussi, au final, les expériences consécutives à l'introduction de l'euro. A cela s'ajoute le fait que les euro-obligations présentent un problème de légitimation dans le système politique actuel : car on engagerait l'argent du contribuable sans que les électeurs ne puissent se prononcer sur la question. … Mais [outre les eurobonds et une sortie de l'Allemagne de la zone euro] une troisième alternative est possible : que les pays d'Europe réforment leurs structures - dans les budgets publics, mais aussi dans les systèmes sociaux et les institutions européennes. Car ce n'est que lorsque l'Europe sera viable en tant qu'Etat que les gouvernements de cette entité pourront recourir de manière judicieuse à des euro-obligations communes."
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Spiegel Online - Allemagne | mercredi, 10. avril 2013
L'Europe doit enfin recourir aux eurobonds pour sortir de la crise, écrit le grand financier américain d'origine hongroise George Soros : » suite
L'Europe doit enfin recourir aux eurobonds pour sortir de la crise, écrit le grand financier américain d'origine hongroise George Soros : "Le risque de défaut disparaîtrait, de même que les primes de risque. Les bilans des banques bénéficieraient d'un coup de fouet immédiat, de même que les budgets des Etats lourdement endettés. L'Italie, par exemple, pourrait économiser jusqu'à 4 pour cent de son PIB, son budget s'orienterait vers l'excédent, et la relance budgétaire pourrait remplacer l'austérité. Ainsi, son économie entrerait en croissance, et son ratio de la dette diminuerait. La plupart des problèmes à priori insolubles s'évaporeraient littéralement, et nous nous réveillerions du cauchemar. Conformément au Pacte budgétaire, les États membres seraient autorisés à émettre de nouveaux euro-bonds, uniquement pour remplacer ceux arrivés à maturité ; au bout de cinq ans, l'encours de la dette serait progressivement ramené à 60 pour cent du PIB. … L'Allemagne a bien sûr le droit de s'opposer aux euro-bonds. Mais elle n'a pas le droit d'empêcher les pays lourdement endettés de s'extraire de leur misère en s'unissant pour émettre des euro-bonds."
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taz - Allemagne | vendredi, 7. décembre 2012
Une semaine avant le sommet européen, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a présenté des propositions de réforme de l'Union économique et monétaire. Les eurobonds, rejetés par l'Allemagne, n'en font pas partie, déplore le quotidien de gauche taz : » suite
Une semaine avant le sommet européen, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a présenté des propositions de réforme de l'Union économique et monétaire. Les eurobonds, rejetés par l'Allemagne, n'en font pas partie, déplore le quotidien de gauche taz : "Le fossé dans la zone euro, entre ceux qui souffrent de la crise et ceux qui en profitent, continue à se creuser. Il est pourtant évident que les membres d'une union monétaire censée perdurer paient tous les mêmes intérêts. En Allemagne, personne ne remet en question le fait que les Länder de Brême et de Bavière soient soumis aux mêmes taux, mais sur la plan européen, on qualifie les taux d'intérêt harmonisés et basés sur une garantie communautaire de 'taux d'intérêt communistes'. Cette entorse faite à un objectif prioritaire ne laisse rien présager de bon dans d'autres domaines. Que Van Rompuy propose un équilibre financier entre les Etats et leurs sécurités sociales est une bonne idée. Il semble toutefois peu probable qu'il arrive à s'imposer face à la résistance que Berlin risque de lui opposer."
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Lidové noviny - République tchèque | mardi, 23. octobre 2012
Le différend anglo-allemand sur le montant du prochain budget européen s'envenime. D'après le Financial Times Deutschland, la chancelière Angela Merkel envisage d'annuler le sommet budgétaire prévu en novembre si le Premier ministre David Cameron s'entête à maintenir son veto. Le quotidien conservateur Lidové noviny craint un caprice des Britanniques : » suite
Le différend anglo-allemand sur le montant du prochain budget européen s'envenime. D'après le Financial Times Deutschland, la chancelière Angela Merkel envisage d'annuler le sommet budgétaire prévu en novembre si le Premier ministre David Cameron s'entête à maintenir son veto. Le quotidien conservateur Lidové noviny craint un caprice des Britanniques : "Dans ce domaine, Cameron a évidemment raison. Pourquoi devrait-on faire une exception pour la Commission européenne si les gouvernements qui financent cette commission sont contraints à l'austérité ? … Mais comparée aux différends sur l'union bancaire, cette question est secondaire. Londres poursuit sur le fond une ligne dure face à l'UE. Il semblerait que Cameron promette aux citoyens un référendum sur la poursuite de leur adhésion à l'UE. Une sortie des Britanniques de l'UE serait une catastrophe. A long terme, cela aurait des répercussions bien plus graves qu'une sortie de la Grèce de la zone euro."
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Il Sole 24 Ore - Italie | vendredi, 19. octobre 2012
Lors du sommet européen, on tente par tous les moyens d'éviter de dire à quoi correspond véritablement une union bancaire, critique le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : » suite
Lors du sommet européen, on tente par tous les moyens d'éviter de dire à quoi correspond véritablement une union bancaire, critique le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : "Les derniers mois ont montré que les deux étapes décisives pour le sauvetage de l'euro - les unions bancaire et financière - se chevauchent de telle manière qu'il n'est pas du tout crédible d'établir une supervision bancaire sans union financière, c'est-à-dire sans mutualisation des moyens financiers. Berlin, qui veut discuter des deux points, en est bien conscient ; mais au lieu d'accélérer ces deux initiatives, Merkel tente de retarder l'union bancaire. L'Allemagne vient de se rallier à la France pour ouvrir le chapitre d'un mini fonds de secours pour la zone euro, qui devrait être financé par la taxe sur les transactions financières [Merkel l'a proposé jeudi dans une déclaration gouvernementale]. On veut ainsi détourner l'attention du véritable problème. Car il est évident qu'il importe surtout pour Berlin qu'on évite de se rappeler des eurobonds."
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À la une de jeudi, 18. octobre 2012
Dans un entretien accordé à six journaux européens, François Hollande a appelé à plus de solidarité au sein de la zone euro. Dans un plaidoyer ... » suite
Dans un entretien accordé à six journaux européens, François Hollande a appelé à plus de solidarité au sein de la zone euro. Dans un plaidoyer pour les eurobonds et contre le tout austérité, il a pris ouvertement position contre l'Allemagne avant le sommet européen de ce jeudi. Si certains commentateurs saluent Hollande pour son intervention en faveur des pays en crise, d'autres déplorent une confrontation qui repousse un peu plus l'entente nécessaire entre les pays de l'UE.
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Público - Portugal | jeudi, 18. octobre 2012
S'adressant aux pays en crise, le président François Hollande a souligné que "l'on ne peut condamner à perpétuité des nations qui ont déjà fait d'énormes sacrifices, si les efforts demandés à leur population n'aboutissent à rien." Le quotidien libéral Público salue ces propos : » suite
S'adressant aux pays en crise, le président François Hollande a souligné que "l'on ne peut condamner à perpétuité des nations qui ont déjà fait d'énormes sacrifices, si les efforts demandés à leur population n'aboutissent à rien." Le quotidien libéral Público salue ces propos : "Il ne s'agit pas seulement d'une déclaration éthique sur le tout austérité, c'est aussi une estimation réaliste de ses répercussions. Le budget d'austérité [portugais] qui nous a été proposé en 2013 est bien une 'condamnation à perpétuité'. Le fardeau fiscal va renforcer la crise financière, saper la stabilité politique et faire perdre aux Portugais toute confiance dans 'l'aboutissement de leurs efforts'. La déclaration de Hollande doit aussi être comprise comme sa participation à une stratégie qui tend à équilibrer les forces au sein de l'UE. Si sa proposition d'introduire des eurobonds ne pourra être mise en œuvre rapidement, sa proposition de changer les priorités allemandes constitue une aide inestimable aux pays en difficulté."
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Die Zeit - Allemagne | jeudi, 18. octobre 2012
La proposition de Schäuble, qui prévoit un commissaire chargé des affaires monétaires censé contrôler les finances des Etats de l'euro, est aussi idéaliste qu'illusoire, juge l'hebdomadaire libéral Die Zeit : » suite
La proposition de Schäuble, qui prévoit un commissaire chargé des affaires monétaires censé contrôler les finances des Etats de l'euro, est aussi idéaliste qu'illusoire, juge l'hebdomadaire libéral Die Zeit : "Peut-on croire sérieusement qu'un tel régime fonctionnerait ? Qu'un commissaire bruxellois empêche par exemple l'Assemblée nationale française d'augmenter les salaires des enseignants, ou d'accroître l'aide publique pour un porte-avions moderne ou soutenir l'industrie automobile nationale ? C'est pure illusion. Le modèle du pacte de stabilité, avec son plafond de déficit de trois pour cent bientôt dépassé, montre la manière dont les Européens (du moins les puissants, les Allemands) s'accommodent de leurs obligations si elles les gênent. L'UE, dans sa forme actuelle, n'est pas un club qui respecte scrupuleusement ses propres règles. Elle devrait bien réfléchir avant de chercher son salut dans de nouvelles règles ambitieuses, des structures institutionnelles et des gains de compétences. … On court le risque de tomber de Charybde en Scylla."
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Le Figaro - France | mercredi, 17. octobre 2012
Dans son interview de jeudi, François Hollande a déclaré que pour lui, la solidarité prévalait sur le contrôle budgétaire. Ce point de vue s'opposant à la position allemande, le quotidien conservateur Le Figaro doute que le sommet européen d'aujourd'hui et de demain aboutisse à un accord : » suite
Dans son interview de jeudi, François Hollande a déclaré que pour lui, la solidarité prévalait sur le contrôle budgétaire. Ce point de vue s'opposant à la position allemande, le quotidien conservateur Le Figaro doute que le sommet européen d'aujourd'hui et de demain aboutisse à un accord : "Le malentendu est profond. Il rappelle le paradoxe de l'œuf et de la poule. L'Allemagne veut le contrôle budgétaire avant la solidarité. La France veut la solidarité avant le contrôle. ... Le grand malentendu franco-allemand a pour enjeu immédiat l'union bancaire, dont il a été convenu à la fin juin. Paris, comme Madrid, y voyait un instrument pour soulager les banques en difficulté, sans peser sur la dette souveraine. Pas si vite, rétorque la chancelière, peu soucieuse d'écoper les pertes des banques espagnoles accumulées avant d'être soumises à un contrôle européen. Confrontés à la question de l'œuf et de la poule, François Hollande et Angela Merkel vont avoir bien du mal à se mettre d'accord."
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Die Presse - Autriche | jeudi, 18. octobre 2012
La politique de sauvetage de l'euro s'apparente de plus en plus à une querelle stérile et frustre la population, critique le quotidien libéral-conservateur Die Presse : » suite
La politique de sauvetage de l'euro s'apparente de plus en plus à une querelle stérile et frustre la population, critique le quotidien libéral-conservateur Die Presse : "Les chefs d'Etat et de gouvernement européens, qui tentent cette semaine à Bruxelles, une fois de plus, de trouver une solution pour la Grèce et l'euro, poursuivent leurs querelles. Le président français François Hollande et le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble, en présentant des exigences impossibles et relativement absurdes, essaient de tenir au chaud leur propre clientèle, afin de pouvoir dire ensuite 'J'ai bien essayé !' Le premier propose à nouveau les eurobonds et suggère que la politique salariale des différents pays soit déterminée à Bruxelles, le second veut qu'un puissant commissaire budgétaire puisse contrôler entièrement la politique d'austérité de pays tels que la Grèce, l'Italie ou l'Espagne. … Mais ce bras de fer ne fait qu'alimenter la frustration croissante de la population quant à l'incapacité des gouvernements européens à négocier une solution commune."
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Jyllands-Posten - Danemark | jeudi, 18. octobre 2012
Le sommet européen ne sera probablement pas en mesure de fournir les résultats attendus, craint le quotidien économique libéral Jyllands-Posten : » suite
Le sommet européen ne sera probablement pas en mesure de fournir les résultats attendus, craint le quotidien économique libéral Jyllands-Posten : "Même si le ministre allemand des Finances Schäuble parvient à imposer sa proposition et que les 27 Etats membres acceptent de modifier les traités, le plan ne prendra effet que dans un an et demi, voire deux ans. L'Europe ne peut se permettre d'attendre. Car l'économie allemande rencontre désormais des difficultés, alors que c'est elle qui maintenait l'Europe à flot. La modeste croissance allemande se trouve sous la barre des un pour cent. Si l'économie des pays de la zone euro ne se stabilise pas dans son ensemble, afin de redevenir attractive pour les investisseurs étrangers, les perspectives sont plutôt sombres. Le sommet européen doit tenir compte de cette réalité. Le temps des beaux discours est révolu. Il faut agir, mais rien n'est moins sûr."
» article intégral (lien externe, danois)
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À la une de mercredi, 17. octobre 2012
Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble entend proposer de grandes réformes, jeudi, à l'occasion du sommet européen. L'une d'entre elles sera par exemple d'accorder ... » suite
Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble entend proposer de grandes réformes, jeudi, à l'occasion du sommet européen. L'une d'entre elles sera par exemple d'accorder au commissaire aux Affaires économiques et monétaires le pouvoir de rejeter un budget national. Si certains commentateurs estiment que Schäuble veut modifier les traités européens pour stabiliser la zone euro, d'autres y voient la tentative d'accroître la marge de manœuvre de l'Allemagne.
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Trouw - Pays-Bas | mercredi, 17. octobre 2012
L'initiative de Schäuble est une contre-proposition au projet pour une intégration économique accrue de l'UE, présenté par le président de l'UE Herman Van Rompuy et jugé trop vague par le ministre allemand des Finances. Le quotidien social-chrétien Trouw estime de son côté que le plaidoyer de Van Rompuy pour une supervision bancaire, une mutualisation des dettes et un budget supplémentaire pour la zone euro va trop loin : » suite
L'initiative de Schäuble est une contre-proposition au projet pour une intégration économique accrue de l'UE, présenté par le président de l'UE Herman Van Rompuy et jugé trop vague par le ministre allemand des Finances. Le quotidien social-chrétien Trouw estime de son côté que le plaidoyer de Van Rompuy pour une supervision bancaire, une mutualisation des dettes et un budget supplémentaire pour la zone euro va trop loin : "Le plan de Van Rompuy n'est pas vraiment convaincant pour les pays riches d'Europe du Nord. Le Belge va tellement loin qu'il risque de perdre complètement ces pays de son champ de vision. Van Rompuy souhaite logiquement moins d'approximations et plus d'unité pour la monnaie unique. … Il veut plus d'intégration dans la politique budgétaire, dans le sens d'une monnaie plus forte, mais il ne tient absolument pas compte de l'opinion dans toute une série de pays, dont les Pays-Bas. … C'est ce qui prévaut également pour la proposition des euro-obligations. Il demande ainsi plus de solidarité aux pays septentrionaux, alors que dans le même temps, l'opinion publique la met durement à l'épreuve ."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Die Presse - Autriche | mercredi, 17. octobre 2012
Avant le sommet européen, le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble échauffe les esprits, écrit le quotidien libéral-conservateur Die Presse. Ressortir la vieille idée d'un commissaire européen en charge de la discipline budgétaire est une initiative purement stratégique : » suite
Avant le sommet européen, le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble échauffe les esprits, écrit le quotidien libéral-conservateur Die Presse. Ressortir la vieille idée d'un commissaire européen en charge de la discipline budgétaire est une initiative purement stratégique : "L'actuel commissaire aux Affaires économiques et monétaires devrait selon lui pouvoir décider seul de la conformité des lois budgétaires des pays de la zone euro. … Ce serait une rupture nette dans la façon de concevoir la politique budgétaire au sein de l'UE. … Schäuble s'était déjà fait remballé en faisant la même proposition en novembre 2011 et en février 2012. La France, notamment, y est allergique. Car ce commissaire imposerait toutes les idées de gestion budgétaire proscrites par le président François Hollande pendant sa campagne. … La proposition de Schäuble est donc surtout tactique. Elle donne à sa chancelière une marge de manœuvre pour le sommet de jeudi. Si Angela Merkel renonce à cette demande absolue, elle obtiendra des avantages sur des questions qu'elle juge réalistes, comme celle d'un budget propre à la zone euro."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Il Sole 24 Ore - Italie | mercredi, 17. octobre 2012
Avec sa proposition d'union budgétaire élargie portant sur la modification des traités européens, le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble poursuit un double-objectif, estime le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : » suite
Avec sa proposition d'union budgétaire élargie portant sur la modification des traités européens, le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble poursuit un double-objectif, estime le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : "Après avoir défendu pendant des années l'importance du marché intérieur européen, l'Allemagne est-elle désormais prête à sacrifier de quelque manière la communauté des 27 Etats à l'intégration indispensable de la zone euro à 17 ? Cette question est légitime au regard de la demande (répétée) de réforme des traités européens. … L'objectif allemand est double. D'un côté, il vise à asseoir la stabilité avec un contrôle mutuel accru des comptes publics et des réformes économiques. De l'autre, l'idée de modifier les traités européens cache le souhait d'apaiser l'opinion allemande avant les élections législatives, en lui assurant qu'on trouvera de nouvelles règles pour mieux gérer l'union monétaire."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Tous les textes disponibles de » Romano Beda
Süddeutsche Zeitung - Allemagne | mercredi, 17. octobre 2012
Avec sa proposition, le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble cherche délibérément l'affrontement avec l'UE, la Grande-Bretagne et la Cour constitutionnelle allemande, constate le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : » suite
Avec sa proposition, le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble cherche délibérément l'affrontement avec l'UE, la Grande-Bretagne et la Cour constitutionnelle allemande, constate le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Le mécontentement de Schäuble vis-à vis du projet de réforme des présidents respectifs de la Commission européenne, du Conseil européen, de l'Eurogroupe et de la BCE est manifeste. Dans leur proposition, les quatre n'ont pas omis de proposer les eurobonds, honnis par le gouvernement allemand. Schäuble semble maintenant vouloir faire une contre-proposition. L'idée d'une réunion rapide de la Convention européenne [censée préparer dès le mois de décembre une modification des traités européens] est en outre un signal à la Grande-Bretagne. … Anti-européen sur le plan intérieur, apaisant vis-à-vis du continent - voilà le double-jeu du gouvernement britannique. Il est justifié de lui demander si celui-ci daignera au moins ne pas se mettre en travers du sauvetage de l'euro. Et Karlsruhe ? … Si Schäuble veut aussi obtenir des juges constitutionnels l'instauration d'un superviseur de l'UE pour les parlements nationaux, on est enclin à penser qu'en plus de modifier les traités européens, il veut aussi retoucher la Constitution allemande."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Daniel Brössler
À la une de vendredi, 12. octobre 2012
La directrice du FMI, Christine Lagarde, a demandé aux pays de la zone euro d'accorder plus de temps aux pays en crise pour appliquer les ... » suite
La directrice du FMI, Christine Lagarde, a demandé aux pays de la zone euro d'accorder plus de temps aux pays en crise pour appliquer les programmes de rigueur. Elle a reconnu que l'austérité affaiblissait davantage l'économie qu'on ne le pensait. Certains commentateurs jugent ce revirement du FMI bénéfique et espèrent que l'UE s'en inspirera. Pour d'autres, cette proposition est un signe d'embarras
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Kathimerini - Grèce | vendredi, 12. octobre 2012
Après la visite d'Angela Merkel à Athènes et la critique du tout austérité par le FMI, le quotidien conservateur Kathimerini espère un assouplissement de l'austérité : » suite
Après la visite d'Angela Merkel à Athènes et la critique du tout austérité par le FMI, le quotidien conservateur Kathimerini espère un assouplissement de l'austérité : "Le FMI fait pression pour que la Grèce obtienne plus d'argent et un délai pour la mise en œuvre des objectifs d'austérité. Mais les pays et les institutions de la zone euro réagissent avec réserve. Il y a donc des difficultés et rien n'est certain pour le moment. Le sentiment qui prédomine est toutefois moins menaçant et le contexte plus positif. Dans le même temps, la décision audacieuse de Samaras d'inviter Merkel en Grèce a porté ses fruits. Elle a dit voir la lumière au bout du tunnel, une affirmation qui n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Comme lorsqu'elle a déclaré qu'elle aidera la Grèce si le pays maintient le cap et effectue rapidement les réformes structurelles, comme Samaras le lui a promis."
» article intégral (lien externe, grec)
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Sydsvenskan - Suède | vendredi, 12. octobre 2012
La proposition de la directrice du FMI, Christine Lagarde, ne résout rien au dilemme dans lequel se trouve l'UE, déplore le quotidien libéral Sydsvenskan : » suite
La proposition de la directrice du FMI, Christine Lagarde, ne résout rien au dilemme dans lequel se trouve l'UE, déplore le quotidien libéral Sydsvenskan : "Maintenir la Grèce encore deux années à flot, dans l'espoir que les réformes seront mises en œuvre et auront un effet, coûtera cher. La Grèce et les autres pays en crise doivent réformer leur économie. Mais il ne faut pas transformer l'UE en union de transfert, avec une mutualisation automatique de la dette d'un pays. Les principes sont importants, mais un certain pragmatisme est aussi nécessaire. Les demandes faites à la Grèce doivent être réalistes et l'échéancier approprié. Car le risque que le traitement prescrit soit fatal à la Grèce est évident."
» article intégral (lien externe, suédois)
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À la une de mercredi, 10. octobre 2012
Lors de sa visite à Athènes mardi, la chancelière allemande Angela Merkel a souligné que la Grèce doit rester dans la zone euro et a ... » suite
Lors de sa visite à Athènes mardi, la chancelière allemande Angela Merkel a souligné que la Grèce doit rester dans la zone euro et a promis de nouvelles aides financières allemandes. Certains commentateurs voient dans sa rencontre avec le Premier ministre grec Antonis Samaras un signe d'unité courageux. Pour les autres, ces belles paroles apaiseront les marchés mais n'aideront pas la Grèce.
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De Volkskrant - Pays-Bas | mercredi, 10. octobre 2012
Les annonces de solidarité d'Angela Merkel ne sont que des paroles en l'air, critique la chroniqueuse Sheila Sitalsing dans le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : » suite
Les annonces de solidarité d'Angela Merkel ne sont que des paroles en l'air, critique la chroniqueuse Sheila Sitalsing dans le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "Les mots sont là pour estomper la crise de l'euro. Si l'on tient le bon discours, la crise reflue pendant un certain temps. Ceux qui suivent les marchés déduisent alors de ces propos que les Grecs toucheront de toute façon la prochaine enveloppe pleine d'argent. Quelque part, dans la typographie microscopique de règles du jeu incompréhensibles, il est écrit qu'il est ennuyeux qu'un participant arrête de jouer. Les individus grimés de moustaches hitlériennes [dans les manifestations à Athènes] savent que les fonds qu'ils reçoivent du Nord pour pouvoir honorer leurs engagements vis-à-vis de ce dernier, ne sont que des billets de Monopoly. Ils ne pourront pas acheter beaucoup de sandwichs avec cet argent. Ils ne récupéreront ni leur travail, ni leur retraite et leur dignité. Alors ils continuent d'avancer en claudicant. Mais Angela Merkel est solidaire."
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Les Echos - France | mercredi, 10. octobre 2012
L'Assemblée nationale française a approuvé mardi le pacte budgétaire européen. Un traité qui est de toute façon surtout symbolique, estime le journal économique libéral Les Echos : » suite
L'Assemblée nationale française a approuvé mardi le pacte budgétaire européen. Un traité qui est de toute façon surtout symbolique, estime le journal économique libéral Les Echos : "Les poubelles de l'histoire sont remplies d'accords qui n'ont jamais été mis en œuvre. Et l'application de traités inapplicables, comme celui de Versailles, peut déboucher sur des catastrophes. Les Européens en sont conscients. Ces dernières années, ils ont allégrement violé des règles communes pour sauver leur union. L'essentiel dans un traité est plus souvent le fait de le signer que le fait de le respecter. ... Dépassons désormais ce traité, brique exigée par les Allemands pour continuer d'avancer ensemble, en bâtissant une union plus forte et plus solidaire. ... De toute façon, nous n'échapperons pas à l'esprit du traité budgétaire, même si nous ne l'appliquerons pas forcément à la lettre : quand la dette publique s'emballe, il faut la mettre sous contrôle, d'une manière ou d'une autre."
» article intégral (lien externe, français)
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Blog Pitsirikos - Grèce | mardi, 9. octobre 2012
La visite de Merkel à Athènes n'a aucun sens pour les Grecs et ne contribuera en rien au sauvetage du pays, écrit le blogueur Pitsirikos : » suite
La visite de Merkel à Athènes n'a aucun sens pour les Grecs et ne contribuera en rien au sauvetage du pays, écrit le blogueur Pitsirikos : "Des milliers d'Athéniens ont manifesté hier, comme si Merkel - et non le peuple grec lui même - avait élu ce gouvernement aux dernières élections. Mais nous sommes comme ça, nous, les Grecs ; nous rejetons la responsabilité de la faillite de notre pays sur les Allemands et les immigrés, qui ont ourdi un complot pour nous anéantir. … Merkel souhaite donc le maintien de la Grèce dans la zone euro. On a le sentiment que Merkel veut se moquer de nous, car tout individu rationnel sait que la Grèce doit quitter la zone euro, et ce dès aujourd'hui. La visite de Merkel n'avait aucun sens. Lorsqu'elle viendra la prochaine fois ou la troisième fois pour entériner la liquidation officielle du pays auprès des politiques grecs, personne ne lèvera le petit doigt. Tout le monde sera sage et obséquieux. Auf Wiedersehen, Angela."
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Financial Times - Royaume-Uni | mercredi, 10. octobre 2012
Angela Merkel a fait preuve de courage et fait passer le bon message, se félicite le quotidien économique libéral Financial Times : » suite
Angela Merkel a fait preuve de courage et fait passer le bon message, se félicite le quotidien économique libéral Financial Times : "Sa visite était également un message à l'intention de ses détracteurs en Allemagne, qui se divisent en deux camps : à gauche les sociaux-démocrates, qui critiquent le traitement de choc réservé à la Grèce, à droite ses partenaires de coalition, qui la jugent trop clémente. C'est un exercice périlleux pour la chancelière allemande, et elle ne s'en sort pas si mal, vu la détérioration de la crise de la dette européenne ces derniers mois. Elle a joué gros en soutenant le programme de rachat de dettes par la BCE contre la volonté du président de la Bundesbank Jens Weidmann, et elle a joué tout aussi gros en se rendant à Athènes. Quant à Samaras, il a seulement eu à reconnaître que Merkel a pris des risques considérables. Ce n'est qu'en appliquant au plus vite le nouveau programme d'austérité et en effectuant les réformes structurelles tant attendues qu'il saura définitivement prouver à une Allemagne encore sceptique que son pays est un partenaire crédible pour la reconstruction de l'Europe."
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tagesschau.de - Allemagne | mardi, 9. octobre 2012
Merkel et Samaras ont montré à Athènes que le sort de leurs deux pays est inévitablement lié, constate avec soulagement le portail d'information tagesschau.de : » suite
Merkel et Samaras ont montré à Athènes que le sort de leurs deux pays est inévitablement lié, constate avec soulagement le portail d'information tagesschau.de : "La chancelière a du cran. Elle aurait pu rencontrer le chef du gouvernement Antonis Samaras et son cabinet en Crète, à Rhodes ou à Santorin. Un endroit à l'écart, sur une île au large. Mais elle s'est jetée dans la gueule du loup. Ce devait être la capitale. C'est un signal fort, le message approprié ! … L'amitié germano-grecque a fortement souffert. Ce qui a été bâti pendant des décennies menace de s'effondrer, d'être littéralement anéanti. La raison principale à cela, c'est l'argent. … L'argent commun ne doit pas entraîner la fin d'une amitié. L'Europe est plus qu'une idée ou qu'une communauté d'intérêts. L'Europe est aujourd'hui plus que jamais une communauté de destin. A Athènes, Samaras et Merkel ont envoyé un signal fort d'unité."
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Tous les textes disponibles de » Reinhard Baumgarten
À la une de mardi, 9. octobre 2012
La chancelière allemande Angela Merkel se rend en Grèce ce mardi, pour la première fois depuis le déclenchement de la crise de l'euro. Sa venue ... » suite
La chancelière allemande Angela Merkel se rend en Grèce ce mardi, pour la première fois depuis le déclenchement de la crise de l'euro. Sa venue sera émaillée de protestations - dès lundi soir, des milliers de personnes ont manifesté à Athènes contre la politique de crise de la chancelière. Merkel entend montrer que la Grèce doit rester dans la zone euro, jugent les commentateurs, pour lesquels les problèmes du pays sont toutefois loin d'être résolus.
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Les Echos - France | lundi, 8. octobre 2012
D'après les prévisions de trois grands instituts économiques européens, l'économie de la zone euro devrait se rétracter d'ici la fin de l'année et stagner au premier semestre 2013. Le journal économique Les Echos appelle les pays de la zone euro à s'unir enfin pour lutter contre la crise : » suite
D'après les prévisions de trois grands instituts économiques européens, l'économie de la zone euro devrait se rétracter d'ici la fin de l'année et stagner au premier semestre 2013. Le journal économique Les Echos appelle les pays de la zone euro à s'unir enfin pour lutter contre la crise : "Son origine fait désormais l'objet d'un large consensus, et c'est une bonne nouvelle : une union monétaire ne peut pas être seulement monétaire. Elle doit aussi être budgétaire et bancaire, sociale et financière. ... Mais il faut maintenant aller de l'avant. Or l'Allemagne rechigne à l'union bancaire, l'Espagne repousse l'appel à la solidarité financière, la France fait semblant d'accepter la contrainte budgétaire en escomptant son prochain relâchement, et les pays de l'euro n'ont pas avancé d'un pouce sur la question de l'union sociale. La première récession, celle de 2009, a été un choc extérieur. La deuxième, celle que nous traversons aujourd'hui, a provoqué la prise de conscience. Il faudra peut-être une troisième récession pour parvenir enfin au temps de la décision."
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Tous les textes disponibles de » Jean-Marc Vittori
À la une de lundi, 1. octobre 2012
Des dizaines de milliers de Français ont manifesté ce dimanche à Paris contre la politique austéritaire de François Hollande et le pacte budgétaire européen. Les ... » suite
Des dizaines de milliers de Français ont manifesté ce dimanche à Paris contre la politique austéritaire de François Hollande et le pacte budgétaire européen. Les débats parlementaires sur la ratification du traité budgétaire commenceront mardi à l'Assemblée nationale. Les commentateurs insistent sur le fait que la France doit approuver ce traité et exigent de Hollande non seulement des mesures d'économie budgétaire mais également des réformes du marché du travail.
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Die Presse - Autriche | samedi, 29. septembre 2012
Le comité directeur des sociaux-démocrates allemands (SPD) va désigner ce lundi l'ancien ministre des Finances, Peer Steinbrück, comme son candidat officiel à la chancellerie pour les élections législatives de 2013. Le quotidien libéral-conservateur Die Presse s'en réjouit car pour lui, Steinbrück n'est pas un représentant de la gauche dure : » suite
Le comité directeur des sociaux-démocrates allemands (SPD) va désigner ce lundi l'ancien ministre des Finances, Peer Steinbrück, comme son candidat officiel à la chancellerie pour les élections législatives de 2013. Le quotidien libéral-conservateur Die Presse s'en réjouit car pour lui, Steinbrück n'est pas un représentant de la gauche dure : "Contrairement à François Hollande, charmant mais peu au courant des réalités, dont le soufflé politique continue de peser sur l'économie et le budget, alors que la France aurait exactement besoin du contraire, Peer Steinbrück croit absolument que le poids de la dette est sans doute le problème le plus urgent et le plus dangereux pour les pays en général et pour les Etats de la zone Euro en particulier. L'ancien ministre des Finances s'inscrit clairement dans la tradition de la gauche pragmatique de Tony Blair ou de Gerhard Schröder qui le soutiennent ouvertement. L'aile gauche du parti, qui dans un contexte de crise économique a pris la tête des partis sociaux-démocrates dans de nombreux autres pays, est pour l'instant aux abonnés absents. En outre, avec Steinbrück nous n'assisterons sans doute pas à la campagne massive contre l'euro-discipline (relativement) sévère de Merkel sur des thèmes tels la Grèce, les eurobonds et l'accumulation des programmes d'aide. … Steinbrück renforce ainsi la position allemande et par conséquent également l'euro."
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Tages-Anzeiger - Suisse | jeudi, 27. septembre 2012
Dans une analyse publiée mardi, l'agence de notation américaine Standard & Poor's a accusé les rachats de devises par la Banque nationale suisse pour soutenir le franc de renforcer indirectement les déséquilibres des taux d'intérêts dans la zone euro. Plus la crise de l'euro s'aggrave, moins la Suisse pourra rester à l'écart, prédit le quotidien libéral Der Tages-Anzeiger : » suite
Dans une analyse publiée mardi, l'agence de notation américaine Standard & Poor's a accusé les rachats de devises par la Banque nationale suisse pour soutenir le franc de renforcer indirectement les déséquilibres des taux d'intérêts dans la zone euro. Plus la crise de l'euro s'aggrave, moins la Suisse pourra rester à l'écart, prédit le quotidien libéral Der Tages-Anzeiger : "L'automne amène une nouvelle épreuve entre le Nord et le Sud, entre le noyau dur des élèves modèles rassemblés autour de l'Allemagne et les lanternes rouges criblées de dettes en périphérie. ... Pas étonnant, face à la nervosité générale, que l'outsider soit porté sur le devant de la scène : la critique formulé par l'agence de notation Standard & Poor's, selon laquelle la politique monétaire suisse renforcerait le clivage de la zone euro, n'est peut-être qu'un début. D'importantes sommes d'argent en provenance de Grèce, d'Italie et d'Espagne ont fui vers la Suisse, des sommes qui manquent aujourd'hui aux gouvernements des pays périphériques. Si la crise de l'euro continue à s'aggraver, la pression exercée sur la Suisse pourrait également augmenter."
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De Groene Amsterdammer - Pays-Bas | mercredi, 26. septembre 2012
Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a présenté la semaine dernière avec le soutien de dix de ses homologues européens un document élaborant une "nouvelle vision pour l'Europe". Des propositions fallacieuses de nains politiques, voilà le verdict acerbe de l'économiste Ewald Engelen dans l'hebdomadaire de gauche De Groene Amsterdammer : » suite
Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a présenté la semaine dernière avec le soutien de dix de ses homologues européens un document élaborant une "nouvelle vision pour l'Europe". Des propositions fallacieuses de nains politiques, voilà le verdict acerbe de l'économiste Ewald Engelen dans l'hebdomadaire de gauche De Groene Amsterdammer : "Beaucoup de bla-bla sur une politique de défense commune, des contrôles aux frontières et davantage de participation des citoyens. … Mais pas un mot sur la façon dont tout cela est censé fonctionner et, plus important encore, si c'est vraiment ce que veulent les citoyens. Par ailleurs, tout est axé sur la discipline fiscale, les normes budgétaires et l'équilibre entre dépenses et ressources. Le fait que la gestion de crise bruxelloise ne fait qu'aggraver une situation déjà difficile (pas de croissance) est occulté. Un Etat membre après l'autre se retrouve en récession, on rogne les dépenses publiques dans toute l'Europe et l'austérité de l'un freine la croissance de l'autre. Ainsi toute l'Europe sombre lentement mais sûrement dans le cloaque d'une atonie économique qu'elle a elle-même engendrée."
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Dienas Bizness - Lettonie | lundi, 24. septembre 2012
Les Etats qui ont adhéré à l'UE en 2004 se sont contractuellement engagés à introduire l'euro. Mais il faut d'abord qu'ils respectent les critères de Maastricht, et de nombreux pays n'y sont pas encore. Pour le journal économique Dienas Bizness, la Lettonie devrait remettre en question son adhésion à l'euro prévu pour 2014 : » suite
Les Etats qui ont adhéré à l'UE en 2004 se sont contractuellement engagés à introduire l'euro. Mais il faut d'abord qu'ils respectent les critères de Maastricht, et de nombreux pays n'y sont pas encore. Pour le journal économique Dienas Bizness, la Lettonie devrait remettre en question son adhésion à l'euro prévu pour 2014 : "La Lettonie pourrait contractuellement exiger de ne pas participer à la résolution des problèmes financiers qui ont provoqué la crise de la zone euro. Il est bien sûr peu probable que la Commission européenne soit d'accord. Nous devons toutefois formuler clairement l'évidence : le contribuable letton ne veut pas et ne peut pas se permettre d'être garant des dettes amassées de manière irresponsable par les autres pays de la zone euro. Du reste, ce ne serait pas marginal si la Lettonie agissait de la sorte. Une partie des Etats européens ont déjà signifié qu'ils n'avaient pas du tout envie d'adhérer à une zone euro aux prises avec de tels problèmes."
» article intégral (lien externe, letton)
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Wiener Zeitung - Autriche | jeudi, 20. septembre 2012
Pour résoudre la crise, l'Allemagne pourrait sortir de la zone euro, préconise le financier américain George Soros dans le journal public d'obédience libérale Wiener Zeitung : » suite
Pour résoudre la crise, l'Allemagne pourrait sortir de la zone euro, préconise le financier américain George Soros dans le journal public d'obédience libérale Wiener Zeitung : "Selon moi, la meilleure option est de convaincre l'Allemagne de faire un choix entre être une puissance bienfaitrice ou quitter la zone euro. Si l'Allemagne s'en va, l'euro pourra alors être dévalué. On pourrait alors vraiment réduire la charge de la dette, et les pays endettés retrouveraient leur compétitivité. Les pays créanciers devraient accepter des pertes, mais s'efforceraient par la suite de les limiter autant que possible. Cela réaliserait enfin le rêve de John Maynard Keynes d'avoir une monnaie internationale pour laquelle créanciers et débiteurs partagent la responsabilité du maintien de la stabilité. Cela peut surprendre, mais sans l'Allemagne, la zone euro s'en sortirait mieux que la Grande-Bretagne, le Japon et les Etats-Unis d'un point de vue de la solvabilité financière. Une sortie de l'Allemagne de la zone euro serait une événement dérangeant mais supportable et préférable à une série chaotique de départs de pays surendettés, suite à la spéculation ou aux fuites de capitaux."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Turun Sanomat - Finlande | lundi, 17. septembre 2012
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a défendu ce week-end sa proposition de fédération européenne d'Etats-nations. Une vision toutefois difficile à mettre en oeuvre, juge le quotidien libéral Turun Sanomat : » suite
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a défendu ce week-end sa proposition de fédération européenne d'Etats-nations. Une vision toutefois difficile à mettre en oeuvre, juge le quotidien libéral Turun Sanomat : "Si l'on prend les Etats-Unis en référence, alors on est encore loin d'un Etat fédéral. La fiscalité, la politique sociale et l'éducation sont décidées au niveau national. Le budget européen commun est très limité. Sans la volonté commune des pays membres, on ne pourra céder aucune compétence essentielle à l'Union. Barroso a raison, il ne faut pas avoir peur d'une fédération. En matière de politique économique notamment, il y a suffisamment d'espace et de besoin pour mettre en œuvre une intégration accrue. On ne pourra toutefois pas aller très loin sur la voie du fédéralisme. Il manque au projet le soutien des citoyens et le réalisme politique."
» article intégral (lien externe, finnois)
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À la une de jeudi, 13. septembre 2012
La Cour constitutionnelle a approuvé mercredi l'adhésion de l'Allemagne au Mécanisme européen de stabilité. La garantie financière apportée par le pays ne pourra toutefois être ... » suite
La Cour constitutionnelle a approuvé mercredi l'adhésion de l'Allemagne au Mécanisme européen de stabilité. La garantie financière apportée par le pays ne pourra toutefois être augmentée sans l'approbation du Bundestag. Le verdict des juges de Karlsruhe ne va faire qu'amplifier l'endettement des pays en crise, déplorent certains commentateurs. Pour les autres, ce verdict ouvre la voie à l'Union économique et au sauvetage de l'euro.
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Il Sole 24 Ore - Italie | jeudi, 13. septembre 2012
Le fait que la garantie allemande plafonnée à 190 milliards d'euros pour le MES ne puisse être augmentée sans l'approbation du Parlement illustre bien la double morale allemande, estime le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : » suite
Le fait que la garantie allemande plafonnée à 190 milliards d'euros pour le MES ne puisse être augmentée sans l'approbation du Parlement illustre bien la double morale allemande, estime le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : "Ce n'est pas un hasard si Merkel soutient d'un côté l'union bancaire seulement pour s'opposer par la suite à la supervision centralisée de toutes les banques européennes. … La même chose vaut pour la limitation de la garantie allemande [à 190 milliards d'euros]. Les juges de Karlsruhe se sont prononcés ici au nom de la souveraineté budgétaire. … L'Allemagne demande d'un côté à ses partenaires, au nom de l'européanisation devenue depuis longtemps inévitable des structures économiques et politiques, de ratifier le pacte budgétaire et donc de renoncer à leur souveraineté budgétaire respective. D'un autre côté, les juges font-ils valoir dans leur verdict sur le Mécanisme européen de stabilité la logique exactement opposée ? Cela ressemble à une double morale, ou à un nationalisme aveugle."
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Spiegel Online - Allemagne | jeudi, 13. septembre 2012
La Cour constitutionnelle allemande a décidé de revenir sur les verdicts qu'elle avait pris jusqu'à présent dans la réglementation des rapports entre les Etats et l'UE et a ouvert la voie à une Union économique européenne, estime le journaliste économique Wolfgang Münchau dans sa chronique pour le portail Spiegel Online : » suite
La Cour constitutionnelle allemande a décidé de revenir sur les verdicts qu'elle avait pris jusqu'à présent dans la réglementation des rapports entre les Etats et l'UE et a ouvert la voie à une Union économique européenne, estime le journaliste économique Wolfgang Münchau dans sa chronique pour le portail Spiegel Online : "On prétendait [encore] avec audace dans le verdict sur Maastricht que seuls les Etats membres étaient les garants de la souveraineté de l'UE. Une souveraineté prétendument indivisible. Les pays membres ne devaient donc pas céder les domaines primordiaux de l'action publique nationale. Dans le verdict sur le traité de Lisbonne, on a explicité que la politique budgétaire en faisait partie. Dans l'hypothèse d'une transmission à l'UE, il fallait nécessairement organiser un référendum. Dans le verdict sur le FESF, on a confirmé que le Bundestag ne devait pas céder ses droits souverains essentiels de façon permanente. Cela excluait donc toute union économique. Avec le verdict actuel, la Cour constitutionnelle donne au contraire son feu vert. Car la combinaison d'un fonds de secours permanent, d'un pacte budgétaire irrévocable et d'un rachat illimité d'obligations publiques par la BCE mène directement à une union économique."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Hospodárske noviny - Slovaquie | jeudi, 13. septembre 2012
Par son verdict, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe élimine les obstacles pour tous ceux qui voudront s'endetter facilement à l'avenir, déplore le journal économique Hospodárske noviny : » suite
Par son verdict, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe élimine les obstacles pour tous ceux qui voudront s'endetter facilement à l'avenir, déplore le journal économique Hospodárske noviny : "La lutte contre le fonds de secours étendu et contre l'irrespect de toutes les règles est terminée. C'est une défaite pour tous ceux qui visent une gestion saine et ne veulent pas dépenser plus qu'il n'encaissent. Dans cette lutte inégale, les Parlements nationaux ont été les premiers à être mis de côté. Ceux qui voulaient décider librement se sont soudainement vus mis en pâture. Le 12 septembre, le dernier obstacle a enfin été éliminé par la Cour constitutionnelle allemande. … L'Union ne se fonde plus sur les principes de la liberté et de la démocratie que Bruxelles nous a enseignés autrefois, mais sur les principes d'une oligarchie. C'est une poignée de privilégiés qui a le mot de la fin dans le sauvetage du système : les grands Etats endettés, les banques multinationales et les investisseurs anonymes."
» informations complémentaires (lien externe, slovaque)
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Polityka Online - Pologne | jeudi, 13. septembre 2012
Le verdict de la Cour constitutionnelle allemande a contribué au sauvetage de l'euro, se félicite le portail d'information de centre-gauche Polityka : » suite
Le verdict de la Cour constitutionnelle allemande a contribué au sauvetage de l'euro, se félicite le portail d'information de centre-gauche Polityka : "La situation de l'Espagne et de l'Italie se serait aggravée et toute l'Europe aurait accusé l'Allemagne de vouloir éradiquer la devise commune - et peut-être même l'UE entière. L'opinion publique allemande est saturée par les informations récurrentes sur les aides apportées à un nombre toujours croissant de pays et à leurs banques. Mais il n'est désormais plus possible de faire marche arrière, le fonds de secours viendra. Si la zone euro doit vraiment survivre, la discipline financière ne suffira pas à l'avenir, la solidarité sera également primordiale. C'est le prix que les Etats riches devront payer. Il est possible qu'il s'élève dans les années à venir à plusieurs milliards d'euros. La seule alternative serait la fin de l'euro, qui coûterait plus cher de toute façon."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Rzeczpospolita - Pologne | mardi, 11. septembre 2012
La Commission européenne présentera mercredi une proposition de supervision bancaire centrale. Celle-ci ne doit en aucun cas être liée à une mutualisation des dettes, demande Paweł Borys, responsable stratégie au sein de la banque polonaise semi-publique PKO BP, dans le quotidien conservateur Rzeczpospolita : » suite
La Commission européenne présentera mercredi une proposition de supervision bancaire centrale. Celle-ci ne doit en aucun cas être liée à une mutualisation des dettes, demande Paweł Borys, responsable stratégie au sein de la banque polonaise semi-publique PKO BP, dans le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "Car sur le plan pratique, cela signifie que l'on reporte les problèmes d'un pays sur un autre ou bien du niveau d'un Etat à celui de l'UE, plutôt que d'y apporter une solution. Un système de garantie commun pour les apports, destiné par exemple à sauver les banques en Grèce et au Portugal, signifierait un transfert des coûts partiels sur le secteur bancaire polonais. … Nous ferions en outre partie des plus gros contributeurs dans le système de garantie. La perspective d'accroître les coûts pour sauver d'autres banques n'est pas très favorable. Une étroite collaboration entre les différentes instances de supervision aux niveaux nationaux et européen est toutefois indubitablement nécessaire."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Tous les textes disponibles de » Paweł Borys
Süddeutsche Zeitung - Allemagne | mercredi, 5. septembre 2012
Le passé a montré que l'intervention de la BCE ne peut rien faire contre la crise financière à long terme, note le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung, qui s'oppose au rachat d'emprunts publics : » suite
Le passé a montré que l'intervention de la BCE ne peut rien faire contre la crise financière à long terme, note le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung, qui s'oppose au rachat d'emprunts publics : "Oui, la BCE peut à l'envi injecter autant d'argent qu'elle le souhaite. Mais non, ce privilège particulier de la planche à billets n'a jusque-là pas servi à grand-chose. Voici donc la nouvelle tentative. … Mais la planche à billets recèle des risques. Il y a bien sûr le risque d'inflation, le fait que les nombeux milliards injectés poussent les prix à la hausse. Il y aussi le risque de perte : si l'Italie quitte par exemple la zone euro, la BCE détiendra alors des emprunts d'Etat menacés d'annulation. Le contribuable [allemand] en sera garant à hauteur de 27 pour cent. Le Bundestag s'est-il prononcé sur cela ? Non. … Si les politiques veulent sauver la zone euro, ils devraient le faire eux-mêmes, en consultant préalablement la population. Il existe de nombreuses possibilités, allant de l'introduction des eurobonds à un pacte d'annulation de la dette. Le joker de la BCE est alléchant, mais on oublie trop vite qu'il ne permet pas d'emporter le pli à long terme."
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Le Monde - France | mercredi, 5. septembre 2012
Trois grands intellectuels allemands, les philosophes Julian Nida-Rümelin et Jürgen Habermas ainsi que l'économiste Peter Bofinger, préconisent dans le quotidien de centre-gauche Le Monde l'intégration politique de l'Europe : » suite
Trois grands intellectuels allemands, les philosophes Julian Nida-Rümelin et Jürgen Habermas ainsi que l'économiste Peter Bofinger, préconisent dans le quotidien de centre-gauche Le Monde l'intégration politique de l'Europe : "La crise de l'euro reflète l'échec d'une politique européenne dépourvue de perspectives. Malgré d'impressionnants plans de sauvetage et de nombreux sommets de crise, la situation de la zone euro depuis deux ans n'a cessé de se dégrader. Il n'existe que deux stratégies cohérentes pour surmonter la crise : le retour aux monnaies nationales dans l'UE … ou la protection institutionnelle d'une politique fiscale, économique et sociale commune, ayant pour objectif plus ambitieux de faire qu'à un niveau transnational la politique regagne sa capacité d'action sur les impératifs du marché perdue au niveau national. Ne serait-ce que parce qu'elle ouvre cette perspective, la seconde option l'emporte sur la première. Nous plaidons pour que l'on ne cache rien : on ne peut pas souhaiter maintenir l'union monétaire sans combler le déficit institutionnel dont elle souffre."
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Tous les textes disponibles de » Jürgen Habermas, » Julian Nida-Rümelin, » Peter Bofinger
La Tribune - France | jeudi, 30. août 2012
La Cour constitutionnelle allemande va rendre son verdict le 12 septembre sur la légitimité du pacte budgétaire et du fonds de secours européen (MES). Une décision primordiale pour l'avenir de l'Europe, estime l'economiste allemand Hans-Werner Sinn dans le journal économique libéral La Tribune : » suite
La Cour constitutionnelle allemande va rendre son verdict le 12 septembre sur la légitimité du pacte budgétaire et du fonds de secours européen (MES). Une décision primordiale pour l'avenir de l'Europe, estime l'economiste allemand Hans-Werner Sinn dans le journal économique libéral La Tribune : "De tous cotés, on s'inquiète de la décision que prendra la Cour. Les contribuables et les retraités européens qui ont des économies substantielles craignent qu'une décision favorable au MES n'ouvre la voie à une mutualisation de la dette de la zone euro et que ce soit alors à eux de supporter les pertes des investisseurs. En cas de décision défavorable au MES, ce sont ces derniers qui craignent d'avoir à prendre en charge la totalité des pertes qu'ils ont subies. ... On ne peut prévoir la décision de la Cour, ce qui est une bonne chose, et cela en est une encore meilleure que l'on ne puisse faire pression sur elle ou lui adresser des pétitions. L'Union européenne ne peut se fonder que sur l'Etat de droit. Si, suivant le cas, les dirigeants parviennent à s'affranchir de la loi, l'UE ne pourra jamais parvenir à la stabilité indispensable à la paix et à la prospérité."
» article intégral (lien externe, français)
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Süddeutsche Zeitung - Allemagne | lundi, 20. août 2012
Après le secrétaire général du parti Sigmar Gabriel et le président du groupe au Bundestag Frank-Walter Steinmeier, un autre membre éminent des sociaux-démocrates allemands du SPD, en la personne de l'ancien ministre des Finances Peer Steinbrück, s'est exprimé la semaine dernière pour une mutualisation des dettes de la zone euro. Mais une grande réforme européenne serait trop difficile à digérer actuellement pour l'Union monétaire, met en garde le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung, appelant à plus de patience : » suite
Après le secrétaire général du parti Sigmar Gabriel et le président du groupe au Bundestag Frank-Walter Steinmeier, un autre membre éminent des sociaux-démocrates allemands du SPD, en la personne de l'ancien ministre des Finances Peer Steinbrück, s'est exprimé la semaine dernière pour une mutualisation des dettes de la zone euro. Mais une grande réforme européenne serait trop difficile à digérer actuellement pour l'Union monétaire, met en garde le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung, appelant à plus de patience : "Au-delà de la sphère allemande, on ne trouve pas en effet d'Etats et de peuples européens dans lesquels une grande majorité serait prête à franchir le pas d'une Union d'Etats souverains à un Etat fédéral européen. … Une réforme précipitée restera à l'état d'ébauche. Elle ne ferait qu'amplifier la défiance, surtout si la réforme est promue par l'Allemagne. Il faut donc freiner le débat : les Etats opposés aux réformes doivent en premier lieu indiquer à quoi devra ressembler l'Europe à l'avenir et quelles seront ses compétences. On ne pourra pas répondre à cette question centrale pour l'identité de l'Union européenne sous l'emprise de la panique de la crise - cela mène inévitablement au désastre. Si l'on veut aider l'Europe, il faut cesser de fantasmer sur de grandes solutions."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Blog EUROPP - Royaume-Uni | jeudi, 16. août 2012
Le président de la BCE Mario Draghi et le Premier ministre italien Mario Monti se sont exprimés une nouvelle fois pour la mise en œuvre rapide d'une Union européenne bancaire et budgétaire. Cela pourrait toutefois mener à une forte dépendance des pays en crise, redoute Antonio Lettieri, président du think-tank Center for International Social Studies, dans le blog EUROPP de la London School of Economics : » suite
Le président de la BCE Mario Draghi et le Premier ministre italien Mario Monti se sont exprimés une nouvelle fois pour la mise en œuvre rapide d'une Union européenne bancaire et budgétaire. Cela pourrait toutefois mener à une forte dépendance des pays en crise, redoute Antonio Lettieri, président du think-tank Center for International Social Studies, dans le blog EUROPP de la London School of Economics : "Les gouvernements espagnol et italien peuvent peut-être être à l'abri des spéculations mais ils auraient dû demander les aides du fonds de sauvetage européen (FESF/MES). Vu la situation, d'autres gouvernements européens dicteront les conditions. … En substance, deux des quatre principaux pays fondateurs de l'euro seront placés sous séquestre. Pour assouplir cette mesure, celle-ci sera considérée comme une étape vers une union budgétaire et une anticipation d'une Union européenne politique. C'est une perspective particulière qu'il est difficile de vendre aux électeurs, car elle s'apparente plus à un processus qui soumet certains pays à d'autres dans des conditions de semi-colonialisme. … L'Allemagne peut prendre des décisions pour écarter des gouvernements dans les pays en crise et largement réduire leur souveraineté, mais elle ne tolérera aucun doute sur la souveraineté de son Bundestag et de sa Cour constitutionnelle."
» informations complémentaires (lien externe, anglais)
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La Repubblica - Italie | mercredi, 15. août 2012
Malgré une nouvelle plainte des eurosceptiques contre le fonds de secours MES, la Cour constitutionnelle allemande entend respecter son échéance et faire part le 12 septembre de sa décision sur la conformité du nouveau fonds avec la Constitution. C'est une bonne nouvelle qui ne change rien au fait que Karlsruhe garde en otage la zone euro, déplore le quotidien de centre-gauche La Repubblica : » suite
Malgré une nouvelle plainte des eurosceptiques contre le fonds de secours MES, la Cour constitutionnelle allemande entend respecter son échéance et faire part le 12 septembre de sa décision sur la conformité du nouveau fonds avec la Constitution. C'est une bonne nouvelle qui ne change rien au fait que Karlsruhe garde en otage la zone euro, déplore le quotidien de centre-gauche La Repubblica : "Une fois encore, le sort de l'Union financière dépend de la décision de la Cour constitutionnelle allemande. Karlsruhe réduit la marge de manœuvre du gouvernement car chaque accord passé entre Berlin et Bruxelles doit auparavant obtenir la bénédiction du Parlement. … Du point de vue de la légitimité d'un gouvernement démocratique, il n'y a rien à redire. Mais cela signifie aussi que l'Europe est régulièrement prise en otage par une institution qui ne fait pas partie de l'UE, qui ne l'a pas nommée et sur laquelle elle n'a pas de juridiction. … En outre, cela révèle un paradoxe. Au nom de la Constitution allemande, les juges de Karlsruhe doivent défendre la souveraineté allemande juste au moment où l'Allemagne réclame des autres pays européens qu'ils renoncent à leur souveraineté pour sauver l'Union monétaire."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Imerisia - Grèce | jeudi, 9. août 2012
Sigmar Gabriel, le chef des sociaux-démocrates allemands dans l'opposition, s'est exprimé lundi, dans un entretien accordé au journal Berliner Zeitung, en faveur de l'introduction durable d'une garantie communautaire des dettes de la zone euro. Cela indique un changement de cap à Berlin, écrit le journal économique Imerisia, estimant que cette réorientation pourrait changer le climat en Allemagne mais aussi dans toute l'Europe : » suite
Sigmar Gabriel, le chef des sociaux-démocrates allemands dans l'opposition, s'est exprimé lundi, dans un entretien accordé au journal Berliner Zeitung, en faveur de l'introduction durable d'une garantie communautaire des dettes de la zone euro. Cela indique un changement de cap à Berlin, écrit le journal économique Imerisia, estimant que cette réorientation pourrait changer le climat en Allemagne mais aussi dans toute l'Europe : "Il est clair désormais que les politiques et les observateurs en Allemagne ont de plus en plus le sentiment qu'on ne peut plus attendre les élections nationales de septembre 2013 et que le gouvernement actuel devrait déjà privilégier un changement de cap. … Une chose est sûre : le consensus national sur la stratégie européenne est brisé, et l'opposition est aujourd'hui bien plus proche des positions du Premier ministre italien Mario Monti que de celles de la chancelière. Le débat en Allemagne influencera [d'autres Etats], mais il sera aussi influencé par la détermination de partenaires importants comme la France et l'Italie. Cette dépendance mutuelle pour ainsi dire inévitable trouve sa confirmation dans l'histoire."
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À la une de mardi, 7. août 2012
Le Premier ministre italien Mario Monti s'est attiré les foudres de Berlin et Bruxelles après un entretien accordé à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel. Dans la ... » suite
Le Premier ministre italien Mario Monti s'est attiré les foudres de Berlin et Bruxelles après un entretien accordé à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel. Dans la dernière édition du magazine, il déclare que les gouvernements doivent préserver une marge de manœuvre dans la crise face aux parlements. Pour les commentateurs, Monti énonce une vérité désagréable, les principes démocratiques étant déjà sacrifiés dans la crise.
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Die Presse - Autriche | mardi, 7. août 2012
L'attitude technocratique de Monti illustre clairement le déficit démocratique des élites de l'UE, lequel nuira à la longue au projet européen, estime le quotidien libéral-conservateur Die Presse : » suite
L'attitude technocratique de Monti illustre clairement le déficit démocratique des élites de l'UE, lequel nuira à la longue au projet européen, estime le quotidien libéral-conservateur Die Presse : "Monti et d'autres maîtres éclairés ne pensent certainement pas à mal. Mais leur compréhension de la politique se situe quelque part entre la technocratie et l'autocratie. De quelle manière sinon le Premier ministre italien pourrait-il enseigner sérieusement que tous les gouvernements ont le devoir d'éduquer le Parlement ? Dans l'Europe de Monti, le pouvoir n'émane pas du peuple et on ne fait même pas illusion. Les citoyens et les Parlements ne sont que des entraves au sauvetage de l'euro. … Si sous le diktat de la crise, les institutions démocratiques et d'Etat de droit sont mises de côté, cela pourrait davantage desservir le projet européen sur le long terme que que tel ou tel report de décision sur l'euro. Sans parler de la brigade des pompiers européenne, qui ne donne pas l'impression, trois ans après les premiers signaux de fumée en Grèce, qu'elle sache exactement comment éteindre l'incendie qui se propage dans les pays de la zone euro."
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Corriere del Ticino - Suisse | mardi, 7. août 2012
Les propos de Monti s'adressaient à l'Allemagne, car il est malheureusement devenu habituel au sein de l'UE de faire de l'Allemagne un bouc émissaire, déplore le quotidien libéral Corriere del Ticino : » suite
Les propos de Monti s'adressaient à l'Allemagne, car il est malheureusement devenu habituel au sein de l'UE de faire de l'Allemagne un bouc émissaire, déplore le quotidien libéral Corriere del Ticino : "Par un formidable retournement de situation, de nombreux acteurs rendent aujourd'hui responsables l'Allemagne et la Bundesbank de la crise persistante de la dette. … La réalité est toute autre, et cela le Premier ministre Monti le sait. Mais dans la détresse, on cherche un bouc émissaire. La Suisse est bien payée pour le savoir, elle qui joue aussi ce rôle au niveau international en matière fiscale et financière. La quête d'un bouc émissaire est un comportement incorrect qui ne résout pas les problèmes et ne fait que rejeter la responsabilité sur les autres. … L'austérité réclamée par l'Allemagne sert aussi certainement ses propres intérêts, mais davantage ceux de la zone euro. Car l'unique possibilité de la maintenir en vie réside dans l'élimination du surendettement, comme l'exige l'Allemagne."
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Il Sole 24 Ore - Italie | mardi, 7. août 2012
Les réactions hypersensibles des politiques allemands montrent qu'avec ses réflexions sur les droits des parlements nationaux, Mario Monti a touché un point sensible de l'Allemagne, se moque le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : » suite
Les réactions hypersensibles des politiques allemands montrent qu'avec ses réflexions sur les droits des parlements nationaux, Mario Monti a touché un point sensible de l'Allemagne, se moque le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : "Mais où se trouvait donc l'actuel bataillon d'indignés allemands quand le renforcement du pacte de stabilité européen et le pacte budgétaire de l'UE s'arrogeaient le droit de s'immiscer dans les décisions budgétaires prises par les parlements, ou quand, comme le propose Angela Merkel, on promeut avec l'Union économique la fin des souverainetés nationales ? ... Si le sacrifice de la dynamique démocratique normale est perçu comme un remède fondamental anticrise, pourquoi est-il scandaleux de souhaiter une plus grande marge de manœuvre à Berlin pour répondre vivement à la crise, en évitant des coûts ajoutés inutiles et souvent astronomiques. Peut-être qu'il existe une loi prévoyant deux poids deux mesures en Allemagne, permettant de prescrire aux autres ce que l'on refuse de se voir appliquer."
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À la une de vendredi, 3. août 2012
La BCE rachètera à l'avenir des emprunts publics des pays en crise, à condition que ces derniers sollicitent cette aide auprès du fonds de sauvetage ... » suite
La BCE rachètera à l'avenir des emprunts publics des pays en crise, à condition que ces derniers sollicitent cette aide auprès du fonds de sauvetage de l'euro et satisfassent les exigences qui sont liées. C'est ce qu'a déclaré jeudi le président de la BCE Mario Draghi. Pour certains commentateurs, il ne respecte pas sa promesse de sauver l'euro et sape la crédibilité de la BCE. Pour d'autres, il est normal que les pays en crise soient davantage responsables.
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Diário Económico - Portugal | vendredi, 3. août 2012
Il est malvenu que Draghi n'honore pas la promesse qu'il a faite la semaine dernière, juge le journal économique libéral Diário Económico : » suite
Il est malvenu que Draghi n'honore pas la promesse qu'il a faite la semaine dernière, juge le journal économique libéral Diário Económico : "Il a commencé en faisant la promesse qu'il ferait tout le nécessaire pour sauver l'euro, mais il n'a rien fait . … C'est déjà devenu tellement habituel au sein des institutions européennes : on étudie d'abord le problème et l'on voit ensuite. … Les marchés n'apprécient ni les nouvelles cryptées, ni les individus qui font le contraire de ce qu'ils déclarent. … C'est pourtant précisément la pratique quotidienne des politiques de l'UE : des déclarations d'amour pour l'euro qui ne vont pas plus loin. … La crédibilité des institutions européennes est en ruine. Cette décision de la BCE a été clairement influencée par les pressions de l'Allemagne et l'orthodoxie financière allemande s'est une nouvelle fois imposée. … Pour l'Allemagne, le rachat d'emprunts publics par la BCE est un sacrilège. Draghi voulait emprunter cette voie, mais il a dû battre en retraite. Dorénavant, on n'interviendra que lorsque les pays en crise solliciteront les fonds de soutien."
» article intégral (lien externe, portugais)
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De Tijd - Belgique | vendredi, 3. août 2012
Avec sa politique de communication catastrophique, Draghi galvaude la crédibilité de la BCE, critique le journal économique libéral De Tijd : » suite
Avec sa politique de communication catastrophique, Draghi galvaude la crédibilité de la BCE, critique le journal économique libéral De Tijd : "Qu'est-il donc passé par la tête de Draghi ? Croit-il vraiment que l'on peut promettre, telle semaine, aux investisseurs - de la City de Londres, rappelons-le - de faire 'tout le nécessaire' pour soutenir l'euro, et capituler la semaine d'après ? Quelqu'un doit faire comprendre à l'Italien que les investisseurs forment un groupe d'individus surexcités. En faisant à Londres des promesses qu'il n'a pas pu réaliser, Draghi a dilapidé la crédibilité de la BCE. C'est regrettable. … La contre-annonce de Draghi a fait grimper hier les taux espagnols à 7,17 pour cent. La plus forte hausse dans la même journée depuis 18 ans, a évalué Reuters. Draghi trouvera tout cela certainement très irrationnel. Mais avec une communication aussi mauvaise, il est tout à fait rationnel que les investisseurs décampent."
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Corriere della Sera - Italie | vendredi, 3. août 2012
Le président de la BCE Draghi a raison de responsabiliser les pays, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : » suite
Le président de la BCE Draghi a raison de responsabiliser les pays, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "Avec leurs régressions, les bourses accusent le président de la BCE de ne pas transformer ses paroles en actes. Mais ici les marchés ont tort. … Un programme de soutien illimité de la BCE en faveur de l'Italie et de l'Espagne, comme le souhaitent le prix Nobel Paul Krugman et de nombreux autres experts dans le monde, est en opposition avec les traités européens. … [Il] saborderait en outre la règle d'or budgétaire, à laquelle les pays souffrants de la pression de l'augmentation des primes de risque se sont engagés. L'Europe politique refusant obstinément de collaborer pour s'attaquer à la crise, la marge de manœuvre que Draghi se réserve a des avantages qui pourraient être honorés par des marchés financiers moins nerveux. D'abord, elle laisse à la BCE toutes les portes ouvertes et ensuite, elle rappelle la politique à une vérité déterminante : le sauvetage de l'euro ne dépend pas de la BCE mais des gouvernements et de leurs électeurs."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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El País - Espagne | vendredi, 3. août 2012
La BCE a indiqué qu'elle ne procédera à un rachat massif d'emprunts d'Etat des pays en crise que si ces derniers sollicitent officiellement des mesures de soutien. Cette perspective implique de graves conséquences pour la société espagnole, redoute le quotidien de centre-gauche El País : » suite
La BCE a indiqué qu'elle ne procédera à un rachat massif d'emprunts d'Etat des pays en crise que si ces derniers sollicitent officiellement des mesures de soutien. Cette perspective implique de graves conséquences pour la société espagnole, redoute le quotidien de centre-gauche El País : "Pour l'Espagne, les conséquences sont plutôt claires. La possibilité d'une intervention directe de la BCE étant exclue, le gouvernement doit réfléchir à l'option de solliciter des aides du fonds de secours de l'euro et décider du meilleur moment pour le faire. … Depuis le sauvetage des banques, le gouvernement a souligné avec insistance que l'économie espagnole n'avait pas besoin de nouveaux fonds. Aujourd'hui, les conditions pour le financement des obligations publiques espagnoles montrent qu'il devra à nouveau rompre l'une de ses grandes promesses annoncées. … Mais on a l'impression que la monnaie unique ne se maintiendra qu'avec des mesures draconiennes en Espagne et en Italie, avec des conséquences imprévisibles pour la société."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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À la une de jeudi, 2. août 2012
D'après les médias, le président de la BCE, Mario Draghi entend présenter ce jeudi une double-stratégie pour enrayer la crise de la dette. La BCE comme le fonds ... » suite
D'après les médias, le président de la BCE, Mario Draghi entend présenter ce jeudi une double-stratégie pour enrayer la crise de la dette. La BCE comme le fonds de sauvetage MES devraient pouvoir acquérir des bons du trésor de pays en difficulté. Les commentateurs sont en faveur d'un rôle accru de la BCE malgré les risques d'inflation, jugeant l'institution plus crédible que les gouvernements européens.
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Delo - Slovénie | jeudi, 2. août 2012
Le quotidien de centre-gauche Delo ne parvient tout simplement pas à comprendre que l'Europe n'ait toujours pas trouvé de solution à la crise de l'euro : » suite
Le quotidien de centre-gauche Delo ne parvient tout simplement pas à comprendre que l'Europe n'ait toujours pas trouvé de solution à la crise de l'euro : "Les discussions sur la crise de l'euro ressemblent de plus en plus à celles sur le réchauffement climatique. Tous les politiques agitent la menace d'une catastrophe aux dimensions bibliques et à laquelle nous ne pourrons pas échapper si nous n'agissons pas immédiatement. Nous observons une surenchère de mots et de menaces, les sommets fatidiques se succèdent et ne cessent d'apporter de nouvelles recettes, qui ne fonctionnent pas, et l'Union monétaire continue de fondre comme les glaciers. … On se demande inévitablement si toutes ces craintes - comme pour les problèmes environnementaux - ne relèvent pas de la pure spéculation. On ne veut tout simplement pas croire que l'intelligence globale accumulée au XXIe siècle ne peut trouver de solution au problème qu'elle nomme elle-même crise de la dette de la zone euro".
» article intégral (lien externe, slovène)
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Süddeutsche Zeitung - Allemagne | mercredi, 1. août 2012
D'après un article du journal allemand Süddeutsche Zeitung, de grands Etats de la zone euro comme la France et l'Italie veulent que le fonds de secours MES obtienne une licence bancaire pour qu'il puisse contracter des crédits illimités auprès de la Banque centrale et ainsi racheter davantage d'obligations publiques. Le quotidien de centre-gauche s'applique à apaiser la nervosité des Allemands : » suite
D'après un article du journal allemand Süddeutsche Zeitung, de grands Etats de la zone euro comme la France et l'Italie veulent que le fonds de secours MES obtienne une licence bancaire pour qu'il puisse contracter des crédits illimités auprès de la Banque centrale et ainsi racheter davantage d'obligations publiques. Le quotidien de centre-gauche s'applique à apaiser la nervosité des Allemands : "Le fonds doit assurer la sécurité. Une fois pour toutes, il faut mettre un point final à cette discussion sans cesse ravivée pour savoir s'il y a suffisamment d'argent dans le pot pour sauver tel ou tel pays. Ce ne sera que lorsque le fonds disposera de crédits illimités que les spéculations cesseront pour savoir si 300, 500 ou 700 milliards d'euros de garantie suffiront pour financer les pays de la zone euro pendant une durée limitée. Cette limite temporelle … reste un moyen d'inciter les Etats en crise à mettre de l'ordre dans leur marché du travail, leur système de retraite et leur budget. … Ce sera même un progrès si à l'avenir, la Banque centrale européenne intervient sur le marché au nom du fonds. Car jusqu'à maintenant, la banque centrale a acheté [des obligations publiques] pour son propre compte - et donc sans conditions pour les pays concernés. A l'avenir, les gouvernements devront apporter des contreparties, à savoir réformer et épargner."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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La Repubblica - Italie | mercredi, 1. août 2012
Une étape décisive pour le sauvetage de l'euro est attendue jeudi de la part de la Banque centrale européenne. Le président de la BCE Mario Draghi, qui a laissé entrevoir le rachat d'obligations publiques, obtient dans le quotidien de centre-gauche la Repubblica le soutien du prix Nobel d'économie Paul Krugman : » suite
Une étape décisive pour le sauvetage de l'euro est attendue jeudi de la part de la Banque centrale européenne. Le président de la BCE Mario Draghi, qui a laissé entrevoir le rachat d'obligations publiques, obtient dans le quotidien de centre-gauche la Repubblica le soutien du prix Nobel d'économie Paul Krugman : "Le coût des crédits pour l'Europe méridionale doit être diminué et il faut donner aux pays européens endettés la possibilité de trouver eux-mêmes une issue à la crise grâce aux exportations. … Draghi - qui à mon avis a bien évalué la situation - propose pour cela de racheter les obligations publiques des pays méridionaux, mais il se heurte à la résistance de l'Allemagne. … L'euro ne pourra être sauvé que si les Allemands sont prêts à accepter une hausse du taux d'inflation ces prochaines années. Mais ils ne semblent même pas prêts à imaginer cette possibilité, sans parler de l'accepter. Au lieu de cela et en dépit de la mauvaise expérience (l'apparente relance rapide de l'Irlande), ils continuent d'insister en disant que tout ira bien si les pays endettés continuent leur programme d'austérité. … Mais l'écroulement de l'euro ne serait pas seulement une catastrophe économique, il serait aussi fatal au projet européen, qui a apporté la paix et la démocratie à un continent au passé tragique."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Corriere della Sera - Italie | mercredi, 1. août 2012
Avant la réunion du Conseil de la Banque centrale européenne jeudi, les Etats en crise espèrent de nouvelles réductions de taux ainsi qu'un signal dans le sens d'un rachat par la BCE d'emprunts publics des pays en difficulté. L'Italie aussi attend ce soutien, que les économistes Alberto Arlesina et Francesco Giavazzi jugent totalement inadapté, dans le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : » suite
Avant la réunion du Conseil de la Banque centrale européenne jeudi, les Etats en crise espèrent de nouvelles réductions de taux ainsi qu'un signal dans le sens d'un rachat par la BCE d'emprunts publics des pays en difficulté. L'Italie aussi attend ce soutien, que les économistes Alberto Arlesina et Francesco Giavazzi jugent totalement inadapté, dans le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "Les banques centrales peuvent réduire les taux et tenter d'influer sur le tarissement du crédit. Mais leur mission s'arrête là. Ce serait une erreur qu'elles prennent la place des gouvernements et rachètent des emprunts publics pour des raisons de politique budgétaire. La politique budgétaire et la politique monétaire doivent rester deux choses distinctes. … Par ailleurs, le chef de la banque centrale ne doit pas oublier la leçon de l'été dernier, lorsque la BCE avait commencé à acquérir des bons du trésor italiens : les primes de risque pour les obligations publiques avaient certes diminué, mais elles avaient aussi malheureusement anéanti les bonnes velléités de réforme du gouvernement de l'époque. … Nous aider nous-mêmes est notre unique alternative. Nous pouvons encore y parvenir, mais pour cela, la détermination du gouvernement et du Parlement est nécessaire."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Jornal de Negócios - Portugal | mardi, 31. juillet 2012
Le chef de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker a critiqué lundi dans une interview publiée par le Figaro et la Süddeutsche Zeitung le comportement de Berlin dans la crise de l'euro et a ainsi déclenché de vives contre-attaques de la part de la coalition gouvernementale allemande. C'est un différend dangereux car il amplifie encore la défiance vis-à-vis de l'euro, estime le quotidien économique Jornal de Negócios : » suite
Le chef de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker a critiqué lundi dans une interview publiée par le Figaro et la Süddeutsche Zeitung le comportement de Berlin dans la crise de l'euro et a ainsi déclenché de vives contre-attaques de la part de la coalition gouvernementale allemande. C'est un différend dangereux car il amplifie encore la défiance vis-à-vis de l'euro, estime le quotidien économique Jornal de Negócios : "Juncker a reproché à l'Allemagne de traiter la zone euro comme une filiale. … La réaction ne s'est pas faite attendre longtemps : Alexander Dobrindt, le secrétaire général de la CSU a déclaré qu'une telle effronterie n'était pas soutenable. … Son ami du parti Hans Michelbach a critiqué Draghi, le chef de la BCE qui a annoncé tout faire pour sauver l'euro. … Cette juxtaposition de bêtises prononcées ouvertement révèle une tendance dangereuse au sein de l'Eurogroupe. Elle fait remonter de vieux sentiments de haine que le projet européen souhaite en fait éviter. … Les Allemands doivent enfin admettre que l'euro n'est plus un projet monétaire mais qu'il est de nature politique et que la survie de l'Europe en dépend. … Cela alimente la défiance vis-à-vis de l'euro et avec elle le déclin de l'économie dans l'Union européenne."
» article intégral (lien externe, portugais)
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À la une de vendredi, 27. juillet 2012
Le président de la BCE, Mario Draghi, a annoncé jeudi le renforcement de l'engagement de la Banque centrale dans la crise de la dette et ... » suite
Le président de la BCE, Mario Draghi, a annoncé jeudi le renforcement de l'engagement de la Banque centrale dans la crise de la dette et de nouvelles aides pour les Etats en crise. Ses propos assurant que la BCE fera tout ce qui est nécessaire pour sauver l'euro peuvent indiquer qu'elle rachètera des obligations d'Etat. Alors que certains commentateurs se montrent soulagés par ces déclarations tant attendues, d'autres s'alarment et mettent en garde contre un financement indirect des dettes nationales.
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Naftemporiki - Grèce | vendredi, 27. juillet 2012
Après les propos tenus par Mario Draghi selon lesquels la BCE entreprendra tout ce qui est nécessaire dans la crise de l'euro pour éviter que la zone euro ne s'effondre, et ses vagues allusions quant au rachat d'obligations, le quotidien conservateur Naftemporiki espère qu'il tiendra aussi ses promesses : » suite
Après les propos tenus par Mario Draghi selon lesquels la BCE entreprendra tout ce qui est nécessaire dans la crise de l'euro pour éviter que la zone euro ne s'effondre, et ses vagues allusions quant au rachat d'obligations, le quotidien conservateur Naftemporiki espère qu'il tiendra aussi ses promesses : "Draghi a agi comme un banquier de sa carrure devrait le faire. … La journée d'hier pourrait être qualifiée de victoire des partisans de l'euro mais les marchés continueront à tester dans les jours à venir si Draghi mettra réellement en pratique ce qu'il a promis. … Si le président de la BCE n'a toutefois pas le courage ni la détermination de s'expliquer avec les principaux politiques européens ou simplement d'agir de manière autonome, les jours sombres réapparaîtront très vite et avec violence, et la BCE perdra toute crédibilité ainsi que sa capacité par une déclaration à faire changer d'avis les marchés."
» article intégral (lien externe, grec)
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La Repubblica - Italie | vendredi, 27. juillet 2012
Une intervention autonome de la BCE, bien qu'elle aille à l'encontre d'Angela Merkel, permettrait de résoudre la crise de l'euro sans que la chancelière allemande perde la face, analyse le quotidien de centre-gauche La Repubblica : » suite
Une intervention autonome de la BCE, bien qu'elle aille à l'encontre d'Angela Merkel, permettrait de résoudre la crise de l'euro sans que la chancelière allemande perde la face, analyse le quotidien de centre-gauche La Repubblica : "Draghi a probablement obtenu l'accord tacite d'une partie du pouvoir politique allemand avec lequel il peut vaincre la résistance des faucons [la ligne dure dans la question de l'euro qui représente la position allemande]. ... Si la BCE agit de manière autonome pour désamorcer une crise que personne n'a souhaitée en Allemagne non plus, elle permet ainsi à la chancelière de rester fidèle sur la forme à ses principes. Ainsi la chancelière peut éviter que la lutte pour le sauvetage de la monnaie unique ne se transforme en un choc frontal entre les gouvernements tel qu'il s'était fait pressentir lors du dernier sommet et qui lui ferait perdre la face."
» page d'accueil (lien externe, La Repubblica)
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Blog EUROPP - Royaume-Uni | vendredi, 27. juillet 2012
La juriste Michelle Everson juge douteuse l'introduction d'une supervision bancaire européenne. Le déficit démocratique de l'Union européenne serait ainsi gravement renforcé au profit des structures technocratiques, écrit-elle sur le blog de la London School of Economics : » suite
La juriste Michelle Everson juge douteuse l'introduction d'une supervision bancaire européenne. Le déficit démocratique de l'Union européenne serait ainsi gravement renforcé au profit des structures technocratiques, écrit-elle sur le blog de la London School of Economics : "Face aux crises galopantes de la souveraineté et de la dette, et à la peur d'une contagion au sein de la zone euro, les membres de cette dernière accompagnés de la Commission européenne ont sorti un nouveau lapin de leur chapeau en s'engageant à créer une union bancaire d'ici à la fin de l'année. … Evidemment, cette fois les propositions de solutions censées sauver l'euro et l'Union ont été placées dans un contexte politique plus large : on nous promet que les mesures immédiates seront complétées par un plan sur plusieurs dizaines d'années pour une meilleure intégration politique au sein de l'Europe. Néanmoins, étant donné l'aspect rudimentaire des propositions d'intégration politique existantes, ou, plus important, leur nature technocrate, font que ce nouveau 'lapin' est aussi basé sur une expansion radicale des structures technocratiques de gouvernance de l'UE."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Tous les textes disponibles de » Michelle Everson
Neue Zürcher Zeitung - Suisse | mercredi, 25. juillet 2012
Le véritable message que Moody's vient de faire passer est que l'Allemagne paiera pour les problèmes de la zone euro quel que soit son comportement, écrit le quotidien libéral conservateur Neue Zürcher Zeitung : » suite
Le véritable message que Moody's vient de faire passer est que l'Allemagne paiera pour les problèmes de la zone euro quel que soit son comportement, écrit le quotidien libéral conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Si les partenaires européens n'aident pas les pays tels que la Grèce, l'Espagne ou l'Italie, cela coûtera cher à l'Allemagne car une nouvelle vague de crise financière pourrait s'emparer de l'Europe. Si en revanche, ils les aident, cela sera également une entreprise coûteuse car l'Allemagne et d'autres pays européens septentrionaux apporteront la principale contribution. L'indication très anglo-saxonne de Moody's qui dit que la situation délicate serait principalement due aux hésitations des politiques et que tout pourrait rentrer dans l'ordre s'ils se montraient généreux, est fausse. Si l'Allemagne endossait une plus large responsabilité pour d'autres pays de la zone euro, la peur de la surcharge des finances publiques allemandes augmenterait alors très fortement. La confiance sur les marchés obligataires pourrait alors disparaître de manière désagréablement rapide. Pour l'Allemagne, tout cela n'est pas réjouissant. Quoi que l'on fasse, l'Etat allemand et ses citoyens devront passer à la caisse pour corriger les erreurs et les omissions de la zone euro. C'est finalement la nouvelle douloureuse que Moody's a révélée."
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Diário de Notícias - Portugal | mardi, 24. juillet 2012
Après les récentes turbulences qui ont secoué les marchés européens, le quotidien Diário de Notícias critique le blocage exercé par Berlin : » suite
Après les récentes turbulences qui ont secoué les marchés européens, le quotidien Diário de Notícias critique le blocage exercé par Berlin : "Les primes de risques pour les obligations espagnoles (et italiennes) atteignent de nouveaux records, malgré le terrible plan de reformes ficelé par Berlin et Bruxelles pour Madrid visant à autoriser les aides aux banques espagnoles. Des régions telles que Valence sont en faillite et doivent être renflouées par le gouvernement central. Parallèlement, le cynique Weidmann, le président de la Bundesbank, appelle l'Espagne à demander un sauvetage total. Quelle cruauté ! Le FESF a été réduit à de l'argent de poche et le nouveau Mécanisme européen de stabilité (MES) est jusqu'au 12 septembre au moins sous la loupe de la Cour constitutionnelle allemande. La BCE refuse toujours d'acheter des emprunts d'Etat sur le marché secondaire. Promettre quelque chose qui n'existe pas est la plus grave insulte que l'on puisse faire à ceux qui en ont besoin. Le silence des lâches persiste dans la plupart des capitales européennes."
» article intégral (lien externe, portugais)
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Kathimerini - Grèce | vendredi, 20. juillet 2012
L'accord conclu pour 100 ans par lequel l'île d'Ikaria, au nord de la mer Egée, obtenait son indépendance de l'empire ottoman et était annexée à la Grèce, est arrivé à son terme mardi. Le quotidien Libero a saisi l'occasion mardi pour lancer une plaisanterie en annonçant que les habitants de l'île envisageaient maintenant de se séparer d'Athènes et de se rattacher à l'Autriche. Le quotidien conservateur Kathimerini s'étonne des vives réactions que cela a entraîné en Grèce : » suite
L'accord conclu pour 100 ans par lequel l'île d'Ikaria, au nord de la mer Egée, obtenait son indépendance de l'empire ottoman et était annexée à la Grèce, est arrivé à son terme mardi. Le quotidien Libero a saisi l'occasion mardi pour lancer une plaisanterie en annonçant que les habitants de l'île envisageaient maintenant de se séparer d'Athènes et de se rattacher à l'Autriche. Le quotidien conservateur Kathimerini s'étonne des vives réactions que cela a entraîné en Grèce : "C'est une preuve supplémentaire de manque total d'humour et de réflexes totalement hystériques déclenchés par le moindre soupçon que nous puissions abandonner notre souveraineté à d'autres. … Et ce cirque a lieu alors qu'une discussion sérieuse est en cours dans le reste de l'Europe sur le transfert de souveraineté des pays de la zone euro et la construction d'une union politique. Ce n'est donc pas seulement la faiblesse de la Grèce dans les réformes économiques qui pousse le pays hors de la zone euro. Ce sont aussi notre croyance acharnée et complexée en une théorie du complot et notre infantilisme nationaliste qui nous empêchent de moderniser notre pays et de suivre les évolutions mondiales."
» article intégral (lien externe, grec)
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Tous les textes disponibles de » Xenia Kounalaki
Frankfurter Rundschau - Allemagne | mardi, 17. juillet 2012
La Cour constitutionnelle allemande a communiqué la date à laquelle elle rendra son verdict au sujet du mécanisme européen de stabilité (MES) et du pacte budgétaire européen. Le jugement concernant les demandes en référé correspondantes est ainsi attendu pour le 12 septembre. Il est positif que les juges se laissent du temps malgré la crise de l'euro, estime le quotidien de centre-gauche Frankfurter Rundschau : » suite
La Cour constitutionnelle allemande a communiqué la date à laquelle elle rendra son verdict au sujet du mécanisme européen de stabilité (MES) et du pacte budgétaire européen. Le jugement concernant les demandes en référé correspondantes est ainsi attendu pour le 12 septembre. Il est positif que les juges se laissent du temps malgré la crise de l'euro, estime le quotidien de centre-gauche Frankfurter Rundschau : " En indiquant si tôt la date à laquelle ils rendront leur verdict, les juges montrent clairement que les conséquences de leurs actes ne leur sont pas indifférentes. Ils revendiquent le droit d'étudier une affaire difficile de manière approfondie. Mais ils ne se ferment pas aux avertissements selon lesquels le temps presse. … La chancelière Merkel aurait souhaité que cela aille plus rapidement. Elle pousse tous les autres en Europe à mettre en œuvre rapidement les accords, les réformes approuvées et les plans d'austérité. Mais pour la principale action de sauvetage, l'élargissement du MES, l'Allemagne traîne la patte et c'est embarrassant pour elle. La procédure des juges a deux avantages : chacun sait désormais quand la situation sera claire et Karlsruhe utilise la demande en référé pour s'engager déjà dans le nœud du problème. Le 12 septembre, le monde apprendra si le sauvetage de l'euro est compatible avec la Constitution allemande et s'il a un avenir."
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Blog Lse Europp - Royaume-Uni | mercredi, 11. juillet 2012
Malgré la crise de la dette persistante, Alexander Görlach, rédacteur en chef du magazine The European ne croit pas en une dissolution de l'union monétaire. Au contraire, l'euro pourrait même devenir la nouvelle monnaie de réserve, écrit-il sur le blog de la London School of Economics : » suite
Malgré la crise de la dette persistante, Alexander Görlach, rédacteur en chef du magazine The European ne croit pas en une dissolution de l'union monétaire. Au contraire, l'euro pourrait même devenir la nouvelle monnaie de réserve, écrit-il sur le blog de la London School of Economics : "Si l'on réussit à mettre en place une politique commune de la dette, une supervision bancaire commune, un ministre des Finances européen, si l'on réussit à créer des structures permettant à l'avenir la gestion de la dette dans un cadre européen et sous une égide européenne, les écarts entre les différentes économies nationales qui constituent paradoxalement déjà un espace économique commun diminueront. ... Ces démarches permettront également de regagner la confiance des marchés financiers : en Europe, on attaque les problèmes à la racine au lieu de masquer l'origine du malaise en démarrant la planche à billets. … L'Europe est en bonne voie. Si les chefs d'Etats prennent maintenant le bon cap vers davantage d'intégration et en cédant leur souveraineté nationale au bénéfice d'une politique des finances commune, l'euro sera dans dix ans la seule monnaie de réserve et personne ne se souviendra plus de cette crise."
» article intégral (lien externe, anglais)
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À la une de mercredi, 11. juillet 2012
Les ministres des Finances européens ont préparé à Bruxelles un élargissement du MES. Le fonds de sauvetage devra à l'avenir pouvoir racheter des obligations d'Etat. ... » suite
Les ministres des Finances européens ont préparé à Bruxelles un élargissement du MES. Le fonds de sauvetage devra à l'avenir pouvoir racheter des obligations d'Etat. Le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker estime également qu'il sera possible de recapitaliser directement les banques moribondes. La consolidation du MES est exactement ce qu'il faut aux Etats en difficulté, estiment certains commentateurs qui parlent d'une expérience où l'Espagne a le rôle de cobaye.
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Cinco Días - Espagne | mercredi, 11. juillet 2012
L'accord sur les sauvetages des banques en Espagne peut devenir un fil directeur pour la surveillance des banques dans la zone euro, estime le quotidien économique Cinco Días : » suite
L'accord sur les sauvetages des banques en Espagne peut devenir un fil directeur pour la surveillance des banques dans la zone euro, estime le quotidien économique Cinco Días : "Le mémorandum fixant les conditions de l'UE pour le sauvetage des banques espagnoles en crise est le meilleur guide pour l'institution qui assurera à l'avenir la supervision commune des banques de la zone euro. Elle permettra de recapitaliser des banques en difficulté sans avoir recours à l'Etat, d'isoler le risque de la banque sans affecter les dettes publiques et d'équilibrer les conditions générales pour tous les établissements bancaires du continent. L'Espagne a servi de cobaye pour faire les premiers pas dans une direction contre laquelle les pays du Nord se sont opposés : dans le sens d'une union bancaire européenne et d'une supervision commune des banques de sorte que les banques espagnoles en difficultés, en particulier les caisses d'épargnes nationalisées, puissent être sauvées."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Il Sole 24 Ore - Italie | mercredi, 11. juillet 2012
La Cour constitutionnelle allemande aura probablement besoin de plusieurs mois après la première journée d'audience mardi pour l'examen des demandes en référé déposées contre le pacte budgétaire et le MES, qui ont déjà été ratifiés par le Bundestag. Un report risqué au nom de la démocratie, estime le journal économique libéral conservateur Il Sole 24 Ore qui espère que cette attente sera récompensée : » suite
La Cour constitutionnelle allemande aura probablement besoin de plusieurs mois après la première journée d'audience mardi pour l'examen des demandes en référé déposées contre le pacte budgétaire et le MES, qui ont déjà été ratifiés par le Bundestag. Un report risqué au nom de la démocratie, estime le journal économique libéral conservateur Il Sole 24 Ore qui espère que cette attente sera récompensée : "L'idée selon laquelle les pays de la zone euro se trouvent dans une situation de dépendance réciproque, que l'UE est menacée dans son essence-même et que la souveraineté de l'Etat est relative n'est manifestement pas encore parvenue jusqu'à Karlsruhe. La Cour constitutionnelle a restreint la validité du principe démocratique aux seules limites d'une communauté politiquement homogène de la nation. … Le rapport de forces est compréhensible, à la croisée des chemins où se trouvent l'Allemagne et tous les pays de la zone euro, il s'agit de choisir entre la démocratie nationale avec ses limites toujours plus marquantes chaque jour et l'unité politique de l'Europe. Une décision réfléchie et approfondie des juges de Karlsruhe en faveur de l'euro serait une preuve de maturité politique et institutionnelle. Cela vaut alors la peine d'attendre quelques semaines de plus."
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Tous les textes disponibles de » Carlo Bastasin
La Stampa - Italie | mercredi, 11. juillet 2012
Les ministres des Finances de l'Eurogroupe ont préparé lors de leur rencontre d'autres démarches afin de permettre à l'avenir au MES de racheter des obligations d'Etat de pays en difficulté. L'Italie et l'Espagne avaient imposé cette évolution du Fonds européen de stabilité financière lors du sommet de l'UE fin juin. Le quotidien libéral La Stampa se réjouit que les efforts du Premier ministre italien Mario Monti semblent porter leurs fruits : » suite
Les ministres des Finances de l'Eurogroupe ont préparé lors de leur rencontre d'autres démarches afin de permettre à l'avenir au MES de racheter des obligations d'Etat de pays en difficulté. L'Italie et l'Espagne avaient imposé cette évolution du Fonds européen de stabilité financière lors du sommet de l'UE fin juin. Le quotidien libéral La Stampa se réjouit que les efforts du Premier ministre italien Mario Monti semblent porter leurs fruits : "Il s'agit d'un mécanisme d'aides appliqué dans l'intérêt de la zone euro pour atténuer des problèmes causés par des tiers. C'est pourquoi ce mécanisme présente deux caractéristiques : ce n'est pas au pays concerné de demander l'aide, mais c'est le fonds chargé d'assurer la stabilité du système de la zone euro qui décide de façon autonome les aides à accorder. De plus, le mécanisme ne dépend pas de la réussite des mesures d'austérité supplémentaires car il est utilisé par des pays respectant le pacte de stabilité européen. … La tentative de Monti de convaincre ses homologues européens d'une interprétation des traités européens permettant cette nouvelle forme d'aides semble être couronnée de succès."
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Tous les textes disponibles de » Franco Bruni
Der Standard - Autriche | mercredi, 11. juillet 2012
Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a été reconduit à la tête de l'Eurogroupe. Le fait que les ministres des Finances à Bruxelles n'aient pas pu se mettre d'accord sur un autre successeur à Juncker, bien que ce dernier veuille quitter sa fonction, montre à quel point les pays de l'Euro sont déchirés, commente le quotidien de centre-gauche Der Standard : » suite
Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a été reconduit à la tête de l'Eurogroupe. Le fait que les ministres des Finances à Bruxelles n'aient pas pu se mettre d'accord sur un autre successeur à Juncker, bien que ce dernier veuille quitter sa fonction, montre à quel point les pays de l'Euro sont déchirés, commente le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Ce Juncker fatigué devient involontairement le symbole de ce qui en réalité fait le plus défaut aux gouvernements des pays de l'Union européenne : la confiance réciproque. Mais si cette union monétaire apparemment si puissante et forte n'est même pas capable de résoudre une simple question de ressources humaines, comment ses membres arriveraient-ils à trouver des accords pour toutes ces décisions de fond complexes et d'un prix exorbitant nécessaires pour maîtriser la crise ? ... La zone euro se présente comme une communauté marquée par des querelles et dont la puissance motrice est faible. Leurs dirigeants manquent d'autorité dans leur prise de décisions. Tant que cette situation perdurera, on pourra continuer à donner autant de milliards d'aides européennes qu'on veut sans que cela ne change la donne."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Frankfurter Rundschau - Allemagne | mardi, 10. juillet 2012
La politique européenne de la chancelière Angela Merkel est fondée sur une politique des intérêts unilatérale, critique l'auteur Stephan Hebel dans le quotidien de centre-gauche Frankfurter Rundschau : » suite
La politique européenne de la chancelière Angela Merkel est fondée sur une politique des intérêts unilatérale, critique l'auteur Stephan Hebel dans le quotidien de centre-gauche Frankfurter Rundschau : "La crise de l'euro nous montre surtout une chose et c'est justement de celle-ci que la chancelière ne parle pas : la monnaie unique portait déjà en soi les traits d'une politique impériale allemande, orientée avant tout vers l'intérêt national. Et c'est précisément cette suprématie allemande que Merkel cherche à sauver lorsqu'elle dit qu'elle sauve l'Euro. … Si elle voulait ... mener une politique qu'elle pourrait expliquer de façon honnête, il lui faudrait œuvrer dès maintenant pour une Europe solidaire et donc porteuse d'avenir. Elle devrait commander ceux qui développent des stratégies et des institutions démocratiques en faveur d'une véritable politique économique européenne. En faveur d'une Europe où la lutte pour des budgets équilibrés et contre le gaspillage a certes sa place, mais non la loi du plus fort qui s'enrichit au détriment du plus faible. Elle a fait un autre choix. Merkel mène une politique des intérêts unilatérale, qu'elles qu'en soient les conséquences et ce, jusqu'au moment où la France ou la Cour constitutionnelle allemande émettent quelques réserves. Et elle nous dit que ce jeu avec le feu serait dans l'intérêt de l'Allemagne. C'est en cela que consiste le mensonge d'Angela Merkel."
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Tous les textes disponibles de » Stephan Hebel
Corriere del Ticino - Suisse | mardi, 10. juillet 2012
Les ministres des Finances de l'Eurogroupe à Bruxelles ont décidé d'accorder une aide immédiate aux banques espagnoles pour un montant de 30 milliards d'euros et des mesures d'assouplissement devraient suivre pour la Grèce et Chypre. Celles-ci ne dispensent en aucun cas les gouvernements de mettre en place des mesures drastiques de rigueur, estime le quotidien libéral Corriere del Ticino : » suite
Les ministres des Finances de l'Eurogroupe à Bruxelles ont décidé d'accorder une aide immédiate aux banques espagnoles pour un montant de 30 milliards d'euros et des mesures d'assouplissement devraient suivre pour la Grèce et Chypre. Celles-ci ne dispensent en aucun cas les gouvernements de mettre en place des mesures drastiques de rigueur, estime le quotidien libéral Corriere del Ticino : "La mise en œuvre des décisions prises au sommet dépend toujours des gouvernements des différents pays et s'applique particulièrement au redressement des budgets publics. Et c'est là que le bât blesse, car, il existe encore des sujets tabous pour certains gouvernements et la coupe drastique des dépenses publiques en fait partie. L'intention de l'Eurogroupe d'utiliser aussi le fonds de sauvetage pour racheter des obligations d'Etat et pour aider directement les banques ne change en rien le fait que le redressement doit être la première priorité nationale et n'autorise en aucun cas son report."
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Tous les textes disponibles de » Lino Terlizzi
Il Sole 24 Ore - Italie | mardi, 10. juillet 2012
Malgré l'enveloppe immédiate de 30 milliards d'euros attribuée aux banques espagnoles, le taux d'intérêt des obligations d'Etat espagnoles atteignait lundi un niveau record dépassant les sept pour cent. L'Allemagne de son côté a bénéficié la même journée d'intérêts négatifs pour ses obligations d'Etat. Manifestement, la crise ne nuit pas à tout le monde et c'est pourquoi l'ordre du jour de cette rencontre est remise à plus tard, analyse le journal économique libéral conservateur Il Sole 24 Ore : » suite
Malgré l'enveloppe immédiate de 30 milliards d'euros attribuée aux banques espagnoles, le taux d'intérêt des obligations d'Etat espagnoles atteignait lundi un niveau record dépassant les sept pour cent. L'Allemagne de son côté a bénéficié la même journée d'intérêts négatifs pour ses obligations d'Etat. Manifestement, la crise ne nuit pas à tout le monde et c'est pourquoi l'ordre du jour de cette rencontre est remise à plus tard, analyse le journal économique libéral conservateur Il Sole 24 Ore : "Au cours de la semaine qui s'est écoulée entre le sommet de l'UE à Bruxelles et la rencontre hier de l'Eurogroupe, les marchés sont repassés à l'offensive. En effet, les signaux positifs et encourageants envoyés par les chefs de gouvernement sur les thèmes de l'union bancaire, de la recapitalisation des banques, de la BCE, de l'Autorité bancaire et du fonds de sauvetage ont été anéantis aussitôt par les objections de la Finlande, des Pays-Bas et de l'Allemagne. En outre, les sommets à répétition ont des répercussions négatives. Au lieu de concrétiser les décisions prises par les chefs de gouvernement, l'Eurogroupe appelle à un nouveau sommet le 20 juillet et il est question d'un autre qui suivra le 25. La confusion grandissante alimente les doutes quant à la réussite de l'UE de surmonter la crise en restant unie."
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Sme - Slovaquie | mardi, 10. juillet 2012
La Cour constitutionnelle allemande, basée à Karlsruhe, se penche ce mardi sur la question de savoir si le fonds de sauvetage de l'euro, le MES, et le pacte budgétaire ne sont pas anticonstitutionnels. Les juges doivent rendre leur verdict d'ici quelques semaines. Le quotidien libéral Sme parle de "l'imminence du point de rupture" de l'euro : » suite
La Cour constitutionnelle allemande, basée à Karlsruhe, se penche ce mardi sur la question de savoir si le fonds de sauvetage de l'euro, le MES, et le pacte budgétaire ne sont pas anticonstitutionnels. Les juges doivent rendre leur verdict d'ici quelques semaines. Le quotidien libéral Sme parle de "l'imminence du point de rupture" de l'euro : "Nous sommes juste au moment où l'Allemagne doit prendre position et dire si elle donne son accord à la procédure commune qui permette de résoudre la crise. Avec sa stratégie de vision à long terme, qui va d'une union bancaire à une union politique en passant par une union budgétaire, que la chancelière Merkel prescrit à ses propres électeurs à dose homéopathique, elle s'assure la popularité dans son pays. L'Europe méridionale a toutefois besoin d'autre chose que des projets à long terme. Elle a besoin très rapidement qu'on prenne en charge ses dettes. … Même si Karlsruhe devait s'exprimer politiquement en faveur du sauvetage de l'euro, une modification constitutionnelle et un référendum deviendraient alors inévitables. Nous en saurons plus fin juillet."
» informations complémentaires (lien externe, slovaque)
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Kainuun Sanomat - Finlande | mardi, 10. juillet 2012
La ministre finlandaise des Finances Jutta Urpilainen a déclaré dans un interview avant la rencontre avec ses collègues européens que la Finlande préférerait sortir de l'euro plutôt que de payer les dettes des autres. Helsinki ne passera pas aux actes si elle est seule, pourtant la Finlande et l'Allemagne ne peuvent que difficilement supporter les prochaines étapes visant la résolution de la crise, évoque le quotidien libéral Kainuun Sanomat : » suite
La ministre finlandaise des Finances Jutta Urpilainen a déclaré dans un interview avant la rencontre avec ses collègues européens que la Finlande préférerait sortir de l'euro plutôt que de payer les dettes des autres. Helsinki ne passera pas aux actes si elle est seule, pourtant la Finlande et l'Allemagne ne peuvent que difficilement supporter les prochaines étapes visant la résolution de la crise, évoque le quotidien libéral Kainuun Sanomat : "La Finlande ne s'attaquera certainement pas toute seule à la dissolution de la zone euro mais une fois que le processus sera enclenché, la Finlande en fera partie. Au cours des dernières décennies, le capital politique et économique investi dans l'euro a été si important que l'union monétaire n'est pas si facile à dissoudre. Son échec conduirait en Europe à des discordes, à la concurrence entre Etats et à un choc vigoureux dont l'économie mondiale tout entière aurait du mal à se remettre. Cela toucherait le plus durement les citoyens des pays endettés. … La problématique reste l'internationalisation du monde financier qui exige très rapidement des solutions convaincantes pour l'Union fiscale et économique alors qu'elles sont pratiquement irréalisables sur le plan politique, notamment pour les Finlandais et les Allemands."
» article intégral (lien externe, finnois)
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Profil - Autriche | lundi, 9. juillet 2012
Le programme d'aide aux banques espagnoles s'élevant à 100 milliards d'euros et sur lequel les ministres des Finances de la zone euro se sont mis ... » suite
Le programme d'aide aux banques espagnoles s'élevant à 100 milliards d'euros et sur lequel les ministres des Finances de la zone euro se sont mis d'accord lundi est raisonnable, estime l'hebdomadaire libéral Profil. Il rappelle qu'en 2009 des banques allemandes ont dû être renflouées à l'aide de plusieurs milliards "alors qu'à l'époque les banques espagnoles n'avaient pas besoin de 'sauvetage' car elles n'avaient pratiquement pas acheté de titres américains à risque. … Que les banques espagnoles importantes pour le système reçoivent des subventions du MES pour les stabiliser n'est objectivement pas moins justifié que les subventions monétaires de l'époque versées aux banques importantes en Allemagne. Si l'on considère la zone euro comme une entité économique, il ne peut pas en être autrement. Si l'argent du MES n'était utilisé que pour 'sauver' également les petits instituts financiers espagnols superflus, cela serait tout aussi déraisonnable que cela l'a été pour le sauvetage des 'banques populaires' ou du 'Crédit communal' chez nous [en Autriche] . En soi, la construction du MES et le pacte budgétaire donnent la possibilité d'éviter la même situation."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Corriere della Sera - Italie | lundi, 9. juillet 2012
La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande visent certes le même objectif, à savoir le sauvetage de l'euro, mais avec des priorités différentes, analyse le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera qui place son espoir dans le leadership de Merkel : » suite
La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande visent certes le même objectif, à savoir le sauvetage de l'euro, mais avec des priorités différentes, analyse le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera qui place son espoir dans le leadership de Merkel : "Au-delà de la question des deux vitesses, la zone euro souffre de deux calendriers différents. Mais malheureusement, un calendrier de cure inapproprié peut engendrer la mort du patient. Lors du dernier sommet de l'UE à Bruxelles, une brèche a été ouverte. On a rapproché les deux calendriers et un grand pas en avant a été fait, d'autres sont nécessaires. Angela Merkel endosse un rôle décisif. Après le sommet, on a dit qu'elle a 'trop cédé'…. En même temps, elle et sa politique européenne recueillent de meilleurs scores dans les sondages. Une contradiction ? Non, plutôt une revendication de confiance en faveur d'un leadership, d'une prévoyance politique et d'une habileté diplomatique que Merkel n'a pas toujours eus et dont on a tant besoin pour harmoniser les deux calendriers afin d'éviter qu'ils ne finissent dans la poubelle de l'histoire."
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Il Sole 24 Ore - Italie | jeudi, 5. juillet 2012
L'unité affichée par la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre italien Mario Monti mercredi lors de leur rencontre à Rome peut difficilement masquer les désaccords entre les deux pays, estime le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : » suite
L'unité affichée par la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre italien Mario Monti mercredi lors de leur rencontre à Rome peut difficilement masquer les désaccords entre les deux pays, estime le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : "Il y a une grande harmonie sur les plans linguistique et culturel. Mais elle ne signifie pas pour autant un consensus sur les orientations et les objectifs dans une zone euro où il n'y a ni responsabilité politique commune, ni répartition juste de la charge des différents pays. L'harmonie renforce encore la frustration de ne pas être capable de surmonter les distances. Nous pouvons nous imaginer l'embarras dans lequel a été abordé hier à Rome le thème principal : le fonds de sauvetage de l'euro et la possibilité de l'utiliser pour acheter des emprunts d'Etat. Monti n'a plus beaucoup de temps, Merkel a les mains liées. … Le 10 juillet, la Cour constitutionnelle allemande étudiera la demande en référé déposée contre le MES. Il est peu probable qu'elle accepte les accusations, mais il est certain qu'elle restreindra fortement les objectifs et les domaines d'intervention du fonds de sauvetage."
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Kurier - Autriche | jeudi, 5. juillet 2012
Le Parlement autrichien a voté mercredi pour le fonds de sauvetage de l'euro MES et le pacte budgétaire. Les débats acharnés et notamment les discours du populiste d'extrême droite Karl Heinz Strache du FPÖ, Parti autrichien de la liberté, étaient lamentables, critique le quotidien libéral Kurier : » suite
Le Parlement autrichien a voté mercredi pour le fonds de sauvetage de l'euro MES et le pacte budgétaire. Les débats acharnés et notamment les discours du populiste d'extrême droite Karl Heinz Strache du FPÖ, Parti autrichien de la liberté, étaient lamentables, critique le quotidien libéral Kurier : "Des dates chargées historiquement ont été utilisées à mauvais escient. En s'appuyant sur des lois d'habilitation (Strache), Hitler a renforcé sa dictature en Allemagne, [le chancelier autrichien de 1932 à 1934] Dollfuß a dissous le Parlement de la même manière en Autriche. En comparant la tentative de stabiliser la construction financière européenne avec les années 1930, Strache s'est discrédité pour tout mandat à responsabilité dans le pays. … La question qui se pose alors à la politique et à la population c'est de savoir si nous sommes prêts, en tant que participants d'une communauté européenne, à vivre solidairement avec d'autres peuples. Cela peut nous apporter beaucoup mais nous coûter de l'argent et de la souveraineté. Les Autrichiens doivent le savoir et une majorité doit également véritablement le vouloir. Nous avons rapidement besoin que les Autrichiens se prononcent clairement en faveur de plus d'Europe. Le gouvernement doit aller dans ce sens."
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La Repubblica - Italie | mardi, 3. juillet 2012
Le gouvernement finlandais a annoncé lundi qu'il entendait opposer son veto au rachat d'emprunts d'Etat par le Mécanisme de stabilité européen (MES), comme cela a été envisagé lors du sommet européen de la semaine dernière. Le gouvernement néerlandais a lui aussi fait part de ses réticences. Les réserves exprimées par les deux pays montrent que les décisions du sommet de crise n'ont pas été suffisamment mûries, écrit le quotidien de centre-gauche La Repubblica : » suite
Le gouvernement finlandais a annoncé lundi qu'il entendait opposer son veto au rachat d'emprunts d'Etat par le Mécanisme de stabilité européen (MES), comme cela a été envisagé lors du sommet européen de la semaine dernière. Le gouvernement néerlandais a lui aussi fait part de ses réticences. Les réserves exprimées par les deux pays montrent que les décisions du sommet de crise n'ont pas été suffisamment mûries, écrit le quotidien de centre-gauche La Repubblica : "La sortie du Premier ministre finlandais, Jyrki Katainen, lequel a menacé d'opposer son veto au mécanisme contre l'augmentation des taux d'intérêt décidé lors du sommet de vendredi dernier, ne doit pas être prise au pied de la lettre. Mais elle offre une idée claire de la difficulté de la bataille qui s'annonce. ... Les conditions du mémorandum auxquelles devra souscrire chaque pays pour solliciter l'intervention du fonds en sa faveur n'ont pas été précisées. Il n'a pas été spécifié non plus si le rachat de titres devra être une opération ponctuelle ou si elle peut devenir un mécanisme semi-permanent une fois satisfaites les conditions d'une demande d'intervention. Au final, on ignore à quoi ressemblera le rôle de la BCE en tant qu''agent' du MES. Tous ces détails, techniques en apparence mais primordiaux en réalité, devront être définis lors de la réunion du 9 juillet. Et on peut facilement comprendre que l'Allemagne jouera un rôle crucial lors de cette réunion : c'est peut-être justement le sens du message que les interventions finlandaises et hollandaises ont voulu émettre."
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Financial Times - Royaume-Uni | dimanche, 1. juillet 2012
Sans l'introduction d'euro-obligations communes, l'avenir de la zone euro ne tient qu'à un fil, estime le journal économique libéral Financial Times après le sommet européen de jeudi et vendredi derniers : » suite
Sans l'introduction d'euro-obligations communes, l'avenir de la zone euro ne tient qu'à un fil, estime le journal économique libéral Financial Times après le sommet européen de jeudi et vendredi derniers : "L'évènement le plus important la semaine dernière n'était vraisemblablement pas l'accord lors du sommet, mais la déclaration de Merkel selon laquelle il n'y aurait pas d'eurobonds 'de [son] vivant'. Cela montre qu'elle n'est pas sérieuse quand elle parle d'union politique, qu'elle n'a évoquée que pour la forme ces dernières semaines. … Si Merkel a raison et qu'il n'y a pas d'euro-obligations de son vivant, la zone euro ne survivra pas. Sans eurobonds ou changement de la politique de la BCE, l'adhésion à la zone euro de l'Italie et de l'Espagne n'est pas viable. C'est aussi vrai aujourd'hui que mercredi dernier."
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Il Sole 24 Ore - Italie | dimanche, 1. juillet 2012
Lors des négociations du sommet européen de crise, la chancelière allemande Angela Merkel a selon les médias cédé au chantage des chefs de gouvernement italien et espagnol. En réalité, Merkel a reculé sur des points formels mais a enregistré une grande victoire inavouée, souligne le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : » suite
Lors des négociations du sommet européen de crise, la chancelière allemande Angela Merkel a selon les médias cédé au chantage des chefs de gouvernement italien et espagnol. En réalité, Merkel a reculé sur des points formels mais a enregistré une grande victoire inavouée, souligne le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : "Le sommet de Bruxelles a été unanimement considéré comme une victoire du bon sens européen sur l'arrogance et l'étroitesse d'esprit allemandes. En réalité, Merkel a fait une concession, mais elle a obtenu beaucoup plus que ce qu'il n'y paraît. … En contrepartie de tout cela, elle a gagné le principe de la supervision européenne. Dans la déferlante rhétorique européiste de ces dernières années, tout le monde a donné sa bénédiction. Mais plus d'Europe signifie moins de souveraineté. Il est facile d'accepter des paroles, mais les problèmes surviendront quand on se rendra compte qu'il ne s'agit pas en réalité de céder sa souveraineté au Luxembourg ou à Chypre, mais à l'Allemagne."
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Handelsblatt - Allemagne | vendredi, 29. juin 2012
Le Premier ministre italien Mario Monti et son homologue espagnol Mariano Rajoy ont obtenu que les Etats puissent à l'avenir bénéficier plus facilement des aides des fonds de secours (FESF et MES), afin de réduire les taux liés à leurs emprunts d'Etat. Il n'y a toutefois pas eu de véritable avancée dans ce sommet, regrette le journal économique libéral Handelsblatt : » suite
Le Premier ministre italien Mario Monti et son homologue espagnol Mariano Rajoy ont obtenu que les Etats puissent à l'avenir bénéficier plus facilement des aides des fonds de secours (FESF et MES), afin de réduire les taux liés à leurs emprunts d'Etat. Il n'y a toutefois pas eu de véritable avancée dans ce sommet, regrette le journal économique libéral Handelsblatt : "Le bilan de la nuit dernière au final, c'est que le risque de défaut des contribuables européens dans le sauvetage de l'euro s'est accru. Dans quelle mesure, c'est qui reste à voir. Car les décisions n'ont pas encore été formulées la nuit dernière. … Le dernier marathon de négociations montre également que les sauveteurs de l'euro ne maîtrisent toujours pas la situation au bout de trois ans de crise. Une fois encore se sont affrontés les intérêts des deux camps - d'un côté les pays financièrement forts, avec à leur tête Angela Merkel, et de l'autre les pays en difficulté financière, menés par Mario Monti. La chancelière allemande et le président du conseil européen Herman Van Rompuy ne s'attendaient manifestement pas à ce que les pays méridionaux se rebiffent."
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Tous les textes disponibles de » Ruth Berschens
La Repubblica - Italie | vendredi, 29. juin 2012
L'UE progresse péniblement de sommet en sommet sans vraiment aborder le sauvetage de l'euro, critique le quotidien de centre-gauche La Repubblica : » suite
L'UE progresse péniblement de sommet en sommet sans vraiment aborder le sauvetage de l'euro, critique le quotidien de centre-gauche La Repubblica : "Quand on ignore la réponse, on occulte la question. On passe à la prochaine question - ce n'est pas ça qui manque. Les sommets européens sont principalement dominés par cette règle quand ils sont jugés déterminants. Quant à la question fondamentale portant sur les moyens de sauver l'euro, les protagonistes de la énième thérapie de groupe bruxelloise n'ont toujours pas de réponse. Pas parce que le sauvetage est impossible. Au contraire. Il suffirait de compléter la monnaie par une union politique, et ce dès maintenant. Mais aucun des dirigeants européens n'ose vendre un Euro-Etat à son électorat. Aujourd'hui pas plus que demain. … C'est la raison pour laquelle chaque rencontre européenne se contente du plus petit dénominateur commun. Ce qui prime, c'est seulement de préserver la raison d'être. En d'autres termes, l'objectif de chaque sommet est de pouvoir en organiser un autre par la suite."
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To Vima Online - Grèce | vendredi, 29. juin 2012
L'Allemagne ne changera rien à son attitude jusqu'à ce que l'euro s'effondre, déplore le journal en ligne de centre-gauche To Vima, par rapport au sommet européen à Bruxelles : » suite
L'Allemagne ne changera rien à son attitude jusqu'à ce que l'euro s'effondre, déplore le journal en ligne de centre-gauche To Vima, par rapport au sommet européen à Bruxelles : "Nous devons enfin comprendre que ce que de nombreux pays européens ainsi que l'économie internationale perçoivent comme une crise énormément dangereuse est perçue par Berlin comme une opportunité d'accroître son pouvoir politique, économique et institutionnel. Nous devons enfin cesser de sous-estimer la gestion allemande en feignant de ne pas comprendre ce qu'elle fait. … Les Allemands sont incapables de contrôler leur force. Elle les a toujours enivrés. Et ils sont aujourd'hui aveuglés par le 'rêve' d'une Europe sous hégémonie allemande. … Ils ne renonceront pas à ce rêve, pas même dans les derniers instants du naufrage. … Pour cette ivresse de pouvoir, nous devrons payer tous. L'Europe paiera, et au final, les Allemands aussi."
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Financial Times - Royaume-Uni | dimanche, 1. juillet 2012
Sans l'introduction d'euro-obligations communes, l'avenir de la zone euro ne tient qu'à un fil, estime le journal économique libéral Financial Times après le sommet européen de jeudi et vendredi derniers : » suite
Sans l'introduction d'euro-obligations communes, l'avenir de la zone euro ne tient qu'à un fil, estime le journal économique libéral Financial Times après le sommet européen de jeudi et vendredi derniers : "L'évènement le plus important la semaine dernière n'était vraisemblablement pas l'accord lors du sommet, mais la déclaration de Merkel selon laquelle il n'y aurait pas d'eurobonds 'de [son] vivant'. Cela montre qu'elle n'est pas sérieuse quand elle parle d'union politique, qu'elle n'a évoquée que pour la forme ces dernières semaines. … Si Merkel a raison et qu'il n'y a pas d'euro-obligations de son vivant, la zone euro ne survivra pas. Sans eurobonds ou changement de la politique de la BCE, l'adhésion à la zone euro de l'Italie et de l'Espagne n'est pas viable. C'est aussi vrai aujourd'hui que mercredi dernier."
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Sme - Slovaquie | jeudi, 28. juin 2012
Les chefs d'Etat et de gouvernement discutent aujourd'hui à Bruxelles d'une restructuration de l'Union monétaire. Le rejet catégorique des euro-obligations par Merkel avant le sommet est logique, estime le quotidien libéral Sme : » suite
Les chefs d'Etat et de gouvernement discutent aujourd'hui à Bruxelles d'une restructuration de l'Union monétaire. Le rejet catégorique des euro-obligations par Merkel avant le sommet est logique, estime le quotidien libéral Sme : "Merkel est d'abord Allemande, ensuite Européenne. Elle a formulé son refus de manière drastique : de son vivant, il n'y aura pas d'eurobonds et l'Allemagne ne sera pas mise à mal pour sauver l'Europe. … Pour Merkel, les eurobonds sont anticonstitutionnels, en Allemagne comme en Europe. C'est pourquoi la moindre discussion est inutile. Si les euro-obligations devaient finalement voir le jour, ce sera seulement si Bruxelles contrôle les budgets nationaux. Alors seulement la chancelière serait satisfaite."
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Spiegel Online - Allemagne | lundi, 25. juin 2012
Lors du sommet européen de cette fin de semaine, la chancelière allemande Angela Merkel peut prouver qu'elle a confiance en l'Europe. Elle n'a pas d'autre choix, estime le chroniqueur Jakob Augstein sur le site d'information Spiegel Online, prédisant l'inéluctable avènement d'une gouvernance européenne commune : » suite
Lors du sommet européen de cette fin de semaine, la chancelière allemande Angela Merkel peut prouver qu'elle a confiance en l'Europe. Elle n'a pas d'autre choix, estime le chroniqueur Jakob Augstein sur le site d'information Spiegel Online, prédisant l'inéluctable avènement d'une gouvernance européenne commune : "Si les Allemands pouvaient se prononcer aujourd'hui, ils laisseraient tomber l'Europe. Merkel doit gagner l'assentiment de la population, même si cela doit au final lui coûter son mandat. … Il y aura à la fin un référendum [portant sur une modification de la Constitution allemande, permettant l'extension des compétences de l'UE]. … L'union bancaire et les eurobonds sont les seules mesures d'urgence qui permettront d'éteindre l'incendie. Les Allemands disposeront alors d'une nouvelle Loi fondamentale et le continent d'un gouvernement commun, d'une politique commune, d'un destin commun. Cela s'inscrit dans la logique de toute l'intégration européenne depuis les traités de Rome. Il est trop tard pour faire demi-tour."
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taz - Allemagne | lundi, 25. juin 2012
Les chefs d'Etat et de gouvernement des quatre grands pays de la zone euro - Allemagne, France, Italie et Espagne - se sont rencontrés vendredi à Rome pour un sommet de crise. Ils n'ont pas abordé les questions brûlantes, déplore le quotidien de gauche taz : » suite
Les chefs d'Etat et de gouvernement des quatre grands pays de la zone euro - Allemagne, France, Italie et Espagne - se sont rencontrés vendredi à Rome pour un sommet de crise. Ils n'ont pas abordé les questions brûlantes, déplore le quotidien de gauche taz : " Les [marchés financiers] ne se laisseront pas impressionner par le programme de croissance, la taxe sur les transactions, pas plus que par les progrès prévus en matière d'intégration. Pour eux, ce qui compte seulement, c'est la manière dont les gouvernements de la zone euro et la BCE réagiront quand, dans les jours à venir, les obligations espagnoles - et dans leur sillage, les obligations italiennes - se retrouveront de nouveau sous une pression accrue. C'est justement sur cette question que l'entente, mise en scène lors du sommet à quatre, a atteint ses limites. … Les eurobonds, les eurobills, le rôle de la BCE - tous ces mots qui fâchent n'ont pas été abordés et toutes les grandes questions sont restées en suspens. Malgré tout, les Européens peuvent se réjouir de l'éventuelle prochaine apparition de l'union bancaire, suivie quelques années plus tard par l'union fiscale et l'union politique. Mais d'ici là, l'euro existera-t-il encore ?"
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Spiegel Online - Allemagne | jeudi, 21. juin 2012
La chancelière allemande Angela Merkel provoquera par sa politique de crise la faillite nationale la plus importante de l'histoire mondiale, craint le chroniqueur Wolfgang Münchau sur le portail d'information Spiegel Online : » suite
La chancelière allemande Angela Merkel provoquera par sa politique de crise la faillite nationale la plus importante de l'histoire mondiale, craint le chroniqueur Wolfgang Münchau sur le portail d'information Spiegel Online : "Une fin effroyable serait coûteuse justement pour l'Allemagne. Dans un premier temps, le marché intérieur européen ne survivrait pas au retour de la flexibilité des changes. L'industrie exportatrice allemande ne s'en remettrait pas. Il existe également un risque d'effondrement financier. … La politique du report menée par Angela Merkel est encore plus coûteuse. Avec chaque mois qui passe, les charges de l'Allemagne dans le système augmentent. … Si dorénavant l'Espagne et l'Italie devaient également glisser dans le programme de sauvetage, l'Allemagne et la France prendraient alors la responsabilité de plus de quatre mille milliards d'euros de dettes. Cette somme représente plus que le revenu annuel des deux pays réunis. Nous nous dirigeons tout droit vers la faillite nationale la plus importante de l'histoire mondiale. Je ne vois que deux issues pour l'éviter : la Banque centrale européenne assume la responsabilité ou bien les dettes sont partiellement communautarisées par les eurobonds et une union bancaire. La politique de Merkel nous mène dans l'enfer de Dante. 'Vous qui êtes entrés, abandonnez toute espérance."
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De Volkskrant - Pays-Bas | jeudi, 21. juin 2012
Au sommet du G20 à Mexico, les chefs de gouvernement européens ont souligné qu'une union politique permettrait de trouver une issue rapide à la crise de l'euro. C'est une utopie, juge le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : » suite
Au sommet du G20 à Mexico, les chefs de gouvernement européens ont souligné qu'une union politique permettrait de trouver une issue rapide à la crise de l'euro. C'est une utopie, juge le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "Selon la théorie économique, une intégration européenne, une direction européenne et des euro-bonds chasseraient la crise en un clin d'œil. Il est toutefois peu réaliste que les chefs de gouvernement tels qu'Obama, (Etats-Unis), Singh (Inde) et Calderón (Mexique) plaident en faveur d'une telle union politique européenne. Cette union politique reste illusoire, voire même inutile. Par ces mesures d'austérité, l'Europe a entre-temps mis sur pied un système qui lui permet de maîtriser les crises à venir. … Désormais se pose surtout la question de savoir comment l'Europe peut gagner du temps de sorte que l'Italie et l'Espagne réforment leurs économies nationales et assainissent leurs finances. Les sommes en question sont très élevées et les risques d'échec tout autant. Ce n'est pas avec des visions futuristes d'unité politique que le trou sera comblé."
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Público - Portugal | jeudi, 21. juin 2012
Le Premier ministre italien Mario Monti a demandé lors du sommet du G20 au Mexique que le fonds de secours FESF, ou bien son successeur l'ESM, achète des obligations publiques de pays en crise pour faire diminuer les taux d'intérêt. Même l'Allemagne doit comprendre que c'est une stratégie raisonnable, estime le quotidien libéral Público : » suite
Le Premier ministre italien Mario Monti a demandé lors du sommet du G20 au Mexique que le fonds de secours FESF, ou bien son successeur l'ESM, achète des obligations publiques de pays en crise pour faire diminuer les taux d'intérêt. Même l'Allemagne doit comprendre que c'est une stratégie raisonnable, estime le quotidien libéral Público : "Il est encore trop tôt pour savoir si Berlin approuvera cette proposition, mais la simple mention de cette éventualité a suffit à alléger la pression pesant sur les obligations espagnoles. Pour la première fois depuis des semaines, il semble y avoir à l'horizon davantage que de vagues professions de foi pour une union budgétaire, bancaire ou des eurobonds. Ce progrès dépend donc de la capacité de l'Allemagne à comprendre qu'elle devra renoncer à quelque chose pour éviter un scénario catastrophe qui menacerait également sa propre économie. … Merkel et l'Allemagne symbolisent une gestion de crise défaillante. … Etre exposé aux critiques de la Grèce ou de l'Espagne est une chose, devoir reconnaître sa propre responsabilité devant Washington ou Pékin en est une autre."
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La Tribune - France | jeudi, 21. juin 2012
La France veut introduire des euro-obligations, l'Allemagne renforcer la discipline budgétaire. Il faudrait concilier ces deux positions et introduire des "eurobills", estiment les experts financiers Christian Hellwig et Thomas Philippon dans le journal économique libéral La Tribune : » suite
La France veut introduire des euro-obligations, l'Allemagne renforcer la discipline budgétaire. Il faudrait concilier ces deux positions et introduire des "eurobills", estiment les experts financiers Christian Hellwig et Thomas Philippon dans le journal économique libéral La Tribune : "L'élaboration de la politique doit ... considérer les euro-obligations et les mesures d'austérité comme les composantes complémentaires d'une stratégie globale. C'est dans cet objectif que nous avons récemment proposé la création d''Eurobills', c'est-à-dire l'émission conjointe de titres de créances à court terme des pays de la zone euro, afin de concilier discipline à long terme et stabilité à court terme. La création d'un tel marché pour des actifs sûrs et hautement liquides libellés en euro, similaires aux bons du trésor américains, permettrait aux États de refinancer un montant donné de leur dette à court terme (par exemple 10 % du PIB) à des taux d'intérêt faibles et garantis. Les États devraient toutefois financer leur dette restante à long terme sans protection. Le renouvellement des garanties pourrait être subordonné à la mise en œuvre de politiques fiscales durables."
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Corriere della Sera - Italie | mercredi, 20. juin 2012
La prime de risque pour les emprunts d'Etat espagnols et italiens a réaugmenté en début de semaine. Pour éviter une nouvelle propagation de la crise, l'UE doit recourir à ses réserves d'or, appelle l'économiste Alberto Quadrio Curzio dans le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : » suite
La prime de risque pour les emprunts d'Etat espagnols et italiens a réaugmenté en début de semaine. Pour éviter une nouvelle propagation de la crise, l'UE doit recourir à ses réserves d'or, appelle l'économiste Alberto Quadrio Curzio dans le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "En raison du risque de contagion, il faut prioritairement bloquer la vague de panique et relancer la croissance. Dans les deux cas, on pourrait valoriser les réserves d'or de la zone euro, lesquelles s'élèvent à 347 millions d'onces. Ce qui correspond, par rapport au prix actuel de l'or et à la valeur du dollar, à environ 433 milliards d'euros. … La proposition initiale de recourir aux réserves d'or comme capital permettant de financer un fonds européen commun, pour introduire des euro-obligations communes, s'est heurtée à la résistance de l'Allemagne aux eurobonds. On pourrait pourtant réfléchir à se servir de ces réserves d'or pour garantir le fond de secours des pays endettés. … Les prétextes étant finalement de nature plus psychologique que juridico-économique, le moment semble être venu de les récuser avant qu'il ne soit trop tard."
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Il Sole 24 Ore - Italie | jeudi, 14. juin 2012
La prime de risque liée aux emprunts d'Etat italiens a de nouveau connu une forte hausse mercredi. L'Italie étant de plus en plus sous pression financièrement, le Premier ministre italien Mario Monti doit absolument obtenir des gages de confiance de la part de ses partenaires européens, écrit le journal économique Il Sole 24 Ore : » suite
La prime de risque liée aux emprunts d'Etat italiens a de nouveau connu une forte hausse mercredi. L'Italie étant de plus en plus sous pression financièrement, le Premier ministre italien Mario Monti doit absolument obtenir des gages de confiance de la part de ses partenaires européens, écrit le journal économique Il Sole 24 Ore : "On peut souhaiter que le Premier ministre italien achève son tour d'Europe sur une victoire finale, comme avait su le faire le légendaire cycliste Fausto Coppi. ... L'Allemagne a renouvelé hier son opposition aux euro-obligations et, par l'intermédiaire de son ministre des Finances Schäuble, a rejeté l'idée chère à Monti (depuis des années) de déduire les investissements publics du calcul du déficit. Il y a en chantier des propositions, à commencer par la garantie européenne pour les dépôts bancaires et l'accès direct des banques au fond de secours européen. Si la voie d'un engagement différent de la BCE n'est pas praticable, si les euro-bonds restent une chimère et si l'on veut vraiment sauver l'euro, il convient de battre ces sentiers."
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Il Sole 24 Ore - Italie | vendredi, 8. juin 2012
La chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique David Cameron ont appelé jeudi, lors d'une rencontre bilatérale à Berlin, à une intégration renforcée de la zone euro. Facile de parler pour Londres, qui veut seulement protéger ses intérêts, estime le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : » suite
La chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique David Cameron ont appelé jeudi, lors d'une rencontre bilatérale à Berlin, à une intégration renforcée de la zone euro. Facile de parler pour Londres, qui veut seulement protéger ses intérêts, estime le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore : "David Cameron affiche une passion inédite pour l'Europe et l'euro. Le Premier ministre britannique s'est prononcé hier pour les eurobonds, pour l'union bancaire et en dernier recours pour une union politique plus étroite. Il a indiqué la marche à suivre pour sauver l'euro. S'entend la voie que suivront les autres, pas Londres. … Il a surtout appelé Merkel à accepter les propositions de ses partenaires, car le sort de l'économie britannique dépend du sauvetage de la monnaie unique. Ainsi, alors qu'elle encourage les autres à agir, Londres élève des barricades censées la protéger. Exemple le plus récent, la charge du ministre des Finances George Osborne qui, pendant que David Cameron chantait les louanges de l'union bancaire, annonçait vouloir ménager des clauses pour sauvegarder les banques britanniques."
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Süddeutsche Zeitung - Allemagne | mercredi, 6. juin 2012
Dans le débat sur les moyens susceptibles de résoudre la crise bancaire en Espagne, le Premier ministre Mariano Rajoy s'est pour la première fois déclaré publiquement favorable à l'introduction des eurobonds, mardi, à Madrid. Mais pour réaliser ce projet, la France et l'Allemagne devront engager ce qu'elles ont de plus sacré, explique le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : » suite
Dans le débat sur les moyens susceptibles de résoudre la crise bancaire en Espagne, le Premier ministre Mariano Rajoy s'est pour la première fois déclaré publiquement favorable à l'introduction des eurobonds, mardi, à Madrid. Mais pour réaliser ce projet, la France et l'Allemagne devront engager ce qu'elles ont de plus sacré, explique le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Il ne saura y avoir d'euro-obligations pour financer la dette publique sans union et démocratisation accrues en Europe. Pourquoi les Allemands devraient-ils se porter garant des dettes d'autres Etats s'ils n'ont pas leur mot à dire sur leur politique budgétaire, économique et structurelle ? En d'autres termes, si les Français travaillent 35 heures par semaine, partent à la retraite à 60 ans et embauchent des dizaines de milliers de nouveaux fonctionnaires, les Allemands doivent-ils dès lors répondre des déficits engendrés ? Ni la Cour constitutionnelle ni les électeurs allemands ne l'approuveraient. … Pour sauver l'euro et le projet sans égal sur le plan historique d'une Europe unie, les deux Etats les plus puissants doivent mettre en jeu leur bien le plus précieux : l'argent pour l'Allemagne et la souveraineté pour la France."
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Langue originale Allemand
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