Critique de l'islam et liberté d'opinion
Des protestations violentes ont répondu au film anti-islam réalisé aux Etats-Unis et des magazines européens publient des satires de Mahomet. La liberté d'opinion s'arrête-t-elle à l'offense religieuse, quand la vie d'êtres humains est en danger ? N'a-t-elle pas de limites ?

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | jeudi, 27. septembre 2012
Au Caire, le Parquet a décidé de poursuivre pour blasphème deux islamistes, dont l'un est accusé d'avoir brûlé une bible au cours de la manifestation contre l'ambassade américaine il y a deux semaines dans la capitale. D'après l'agence de presse d'Etat Mena, la procédure débutera dimanche. Une procédure qu'approuve, optimiste, le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : » suite
Au Caire, le Parquet a décidé de poursuivre pour blasphème deux islamistes, dont l'un est accusé d'avoir brûlé une bible au cours de la manifestation contre l'ambassade américaine il y a deux semaines dans la capitale. D'après l'agence de presse d'Etat Mena, la procédure débutera dimanche. Une procédure qu'approuve, optimiste, le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Ce n'est pas vraiment la laïcité. Mais au moins la justice égyptienne ne privilégie pas une religion par rapport à une autre. … La société égyptienne est profondément religieuse, cela vaut pour les musulmans comme pour les chrétiens. La nouvelle constitution doit pour la première fois incorporer un paragraphe ne faisant pas du droit islamique, comme auparavant, la source principale de la législation, mais instaurant pour les chrétiens et les Juifs le droit civil relatif à leur confession. Cela ne s'inscrit pas dans les ordres séculiers de l'Occident. Mais cela peut permettre toutefois d'espérer que les chrétiens ne seront pas à l'avenir moins bien traités que les musulmans."
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The European - Allemagne | mardi, 25. septembre 2012
Après que la vidéo controversée sur Mahomet a déclenché des incidents violents dans le monde entier, les islamistes radicaux appellent aux attentats. Mais la résistance civile contre les prédicateurs de la haine augmente, écrit Jörg Armbruster, correspondant pour le Proche-Orient, sur le portail de débats The European : » suite
Après que la vidéo controversée sur Mahomet a déclenché des incidents violents dans le monde entier, les islamistes radicaux appellent aux attentats. Mais la résistance civile contre les prédicateurs de la haine augmente, écrit Jörg Armbruster, correspondant pour le Proche-Orient, sur le portail de débats The European : "Si l'on insulte le prophète, on insulte tous les musulmans. C'est pourquoi ils descendent dans la rue, la plupart du temps sans violence, mais de temps en temps, la colère explose et se répand sous forme de haine contre l'Occident en général et les Etats-Unis et Israël en particulier. ... La haine envers l'Amérique est l'une des constantes politiques les plus importantes dans cette région, de l'huile que les politiques et les prédicateurs jettent délibérément sur le feu. Dans presque toutes les manifestations, on voit des drapeaux américains et israéliens brûler. 'C'est faux !', s'indignent les jeunes Egyptiens qui ont occupé l'année dernière la place Tahrir pendant onze jours. Aucun drapeau américain n'avait brûlé, Israël n'avait joué aucun rôle. Des centaines de milliers avaient manifesté sur la place Tahrir, contre deux milles tout au plus devant l'ambassade américaine au Caire ces derniers jours. Les jeunes Egyptiens ont cessé de se mettre à la remorque du premier venu qui prétend vouloir défendre l'islam."
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Komment - Hongrie | lundi, 24. septembre 2012
Le film anti-islam qui a suscité la colère du monde musulman aurait fait rire le prophète, infiniment conciliant, estime le chroniqueur Bálint Szlankó sur le portail d'opinion Komment : » suite
Le film anti-islam qui a suscité la colère du monde musulman aurait fait rire le prophète, infiniment conciliant, estime le chroniqueur Bálint Szlankó sur le portail d'opinion Komment : "Il est faux de dire que l'islam ne présente pas une tradition de tolérance et de l'échange libre d'opinions. Mais celle-ci a été occultée par la fange du XXe siècle, celle des dictatures et du radicalisme. … Que dirait Mahomet ? Le prophète est perçu dans la conception occidentale comme un personnage querelleur, alors qu'il était en vérité un être pacifique. Dans l'une des histoires à son sujet, une femme lui jette quotidiennement des déchets. Le jour où celle-ci ne vient pas, Mahomet la cherche pour lui demander si tout va bien. Dans le Coran, il y a également le passage suivant (25 : 63) : 'Les serviteurs du Tout Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre, qui, lorsque les ignorants s'adressent à eux, disent : 'Paix'.' Si Mahomet voyait le film, il en rirait."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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The Economist - Royaume-Uni | mardi, 25. septembre 2012
Seule une petite minorité en colère manifeste contre le film anti-islam, estime le magazine économique libéral The Economist, critiquant la couverture médiatique exagérée du mouvement de protestations : » suite
Seule une petite minorité en colère manifeste contre le film anti-islam, estime le magazine économique libéral The Economist, critiquant la couverture médiatique exagérée du mouvement de protestations : "Comme lors d'évènements antérieurs lors desquels des musulmans se sont plaints d'attaques occidentales contre leur foi, des scènes similaires se sont déroulées cette fois encore dans le monde islamique, avec des conséquences tragiques. Leur rage était certainement authentique et partagée par de nombreux musulmans. Mais les reportages ont dissimulé un clair état de fait : comme dans les précédents rassemblements, il y avait seulement quelques centaines de manifestants réunis vendredi dans un prêche au Caire - sur une place où on a l'habitude de voir des mobilisations de plusieurs milliers de personnes. Au cœur d'une ville de 20 millions d'habitants, la majorité des gens ont poursuivi leurs activités quotidiennes. Il y avait peut-être une dizaine de jeunes qui lançaient des pierres, et leur colère s'orientait tout autant contre la police que contre le monde occidental. Les combats de rue ont davantage rappelé des échauffourées lors d'un évènement sportif qui dégénère que le choc des civilisations."
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À la une de lundi, 24. septembre 2012
Le ministre pakistanais des Chemin de fer Ghulam Ahmed Bilour promet une prime de 100.000 dollars à qui tuera le réalisateur du film anti-islam. Le ... » suite
Le ministre pakistanais des Chemin de fer Ghulam Ahmed Bilour promet une prime de 100.000 dollars à qui tuera le réalisateur du film anti-islam. Le Premier ministre Raja Pervez Ashraf a quant à lui pris ses distances vis-à-vis de ces propos. Pour les commentateurs, cet appel au meurtre révèle l'impuissance du gouvernement. Ils appellent le Pakistan à condamner l'islamisme radical.
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Politiken - Danemark | lundi, 24. septembre 2012
Le ministre pakistanais des Chemin de fer, Ghulam Ahmed Bilour, a aussi fait les yeux doux samedi à Al-Qaida et aux talibans. Le quotidien de centre-gauche Politiken appelle le gouvernement pakistanais à prendre clairement ses distances : » suite
Le ministre pakistanais des Chemin de fer, Ghulam Ahmed Bilour, a aussi fait les yeux doux samedi à Al-Qaida et aux talibans. Le quotidien de centre-gauche Politiken appelle le gouvernement pakistanais à prendre clairement ses distances : "Si l'affaire n'était pas aussi sérieuse, on pourrait voir dans l'attitude de Bilour l'expression misérable d'une folie politique. Mais on ne peut malheureusement pas l'occulter en le qualifiant d'idiot. Un ministre pakistanais qui emboîte le pas à Al-Qaida ne peut laisser indifférent. … Si le Pakistan veut être perçu comme un Etat de droit responsable, il doit le prouver. Il ne peut pas se contenter de dire que Bilour s'est disqualifié en tant que ministre. Il ne suffit pas non plus que celui-ci soit logiquement poursuivi en justice pour cet appel au meurtre. … Bilour a certainement spéculé sur le fait que son appel marquera des points au Pakistan où la réalité politique exalte la violence. Ça le disqualifie en tant que ministre. C'est embarrassant pour les Pakistanais et une honte pour le Pakistan."
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Die Presse - Autriche | lundi, 24. septembre 2012
Avec l'appel au meurtre lancé par le ministre pakistanais a été franchie une nouvelle étape de la menace islamiste, selon le quotidien libéral-conservateur Die Presse, car celle-ci émane maintenant officiellement du gouvernement : » suite
Avec l'appel au meurtre lancé par le ministre pakistanais a été franchie une nouvelle étape de la menace islamiste, selon le quotidien libéral-conservateur Die Presse, car celle-ci émane maintenant officiellement du gouvernement : "Depuis que le guide spirituel de la révolution iranienne Khomeini a condamné à mort l'auteur indo-britannique Salman Rushdie en 1989 pour son livre prétendument blasphématoire Les versets sataniques et qu'il a mis à prix sa tête, on s'est quelque peu habitué à cette facette de la 'culture du débat' islamiste. ... Mais si Ghulam Bilour, ministre du gouvernement pakistanais, appelle désormais à assassiner le réalisateur de ce film idiot sur Mahomet, c'est autre chose : même si cet individu n'est que responsable des chemins de fer, et que le gouvernement a qualifié ses déclarations de 'personnelles', il s'agit sans doute du premier appel au meurtre islamiste de la part d'un membre d'un gouvernement. Le fait que Bilour ait désigné les talibans et Al-Qaida comme des 'frères' doit également donner à réfléchir. On pourrait l'appeler le 'ministre terroriste'. Mais son cas montre aussi qu'au Pakistan, le soi-disant allié des Etats-Unis, le gouvernement est une composante du problème islamiste."
» article intégral (lien externe, allemand)
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La Croix - France | lundi, 24. septembre 2012
Après la publication de caricatures de Mahomet dans le journal satirique Charlie Hebdo, le gouvernement français a interdit des manifestations ce week-end. Pour le quotidien catholique La Croix, l'absence de protestations violentes en France est due au bon fonctionnement du dialogue entre les religions : » suite
Après la publication de caricatures de Mahomet dans le journal satirique Charlie Hebdo, le gouvernement français a interdit des manifestations ce week-end. Pour le quotidien catholique La Croix, l'absence de protestations violentes en France est due au bon fonctionnement du dialogue entre les religions : "La violence liée à l'islam extrémiste reste sans cesse présente dans l'actualité et le restera certainement encore longtemps. Dans ce contexte préoccupant voire tragique, il faut saluer le calme qui a prévalu en France durant ces derniers jours alors que l'on craignait une flambée de tensions : une série de caricatures parues dans Charlie Hebdo aurait pu fortement y contribuer. On dira, à juste titre, que ce calme a été fortement accompagné par les forces de l'ordre. L'exceptionnel déploiement policier était de nature à calmer toute velléité de rassemblement. On voit là les acquis de longues années d'efforts menés au sein des religions présentes en France pour mieux se connaître, mieux se comprendre et concourir ainsi à la paix civile. Dialogue fragile, souvent mal compris, mais qui reste un des moyens les plus sûrs d'empêcher les tentations extrémistes de se répandre davantage."
» article intégral (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Guillaume Goubert
Le Monde - France | vendredi, 21. septembre 2012
Le fait qu'un film à petit budget sur le prophète Mahomet déclenche une telle vague de violence dans les pays d'obédience musulmane est lié aux carences démocratiques, estime l'écrivain marocain Tahar Ben Jelloun dans le quotidien de centre-gauche Le Monde : » suite
Le fait qu'un film à petit budget sur le prophète Mahomet déclenche une telle vague de violence dans les pays d'obédience musulmane est lié aux carences démocratiques, estime l'écrivain marocain Tahar Ben Jelloun dans le quotidien de centre-gauche Le Monde : "Des morts, des blessés, des incendies, des cris de haine, de l'incompréhension, bref, un besoin de vengeance qui ne surprend que ceux qui refusent de reconnaître que certains Etats musulmans, à défaut d'entrer dans la modernité et de cultiver la démocratie, encouragent cette passion qui occupe les populations. Elle leur fait oublier l'essentiel : instaurer un Etat de droit et de justice qui favoriserait l'émergence de l'individu. Or, l'individu reconnu, c'est la rupture avec le clan, c'est le droit à la liberté, le droit de conscience, la porte ouverte à la réflexion critique. Ce que les Etats islamiques ne peuvent tolérer."
» article intégral (lien externe, français)
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Corriere della Sera - Italie | vendredi, 21. septembre 2012
Le gouvernement français a interdit une manifestation prévue samedi contre la vidéo américaine hostile à l'islam. Paris rend ainsi service aux fondamentalistes, critique le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera, qui appelle l'Occident à rester fidèle à ses idéaux : » suite
Le gouvernement français a interdit une manifestation prévue samedi contre la vidéo américaine hostile à l'islam. Paris rend ainsi service aux fondamentalistes, critique le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera, qui appelle l'Occident à rester fidèle à ses idéaux : "Dix jours après la fatwa de [l'Ayatollah] Khomeini qui condamnait à mort Salman Rushdie pour ses Versets sataniques, le ministre de l'Intérieur britannique de l'époque Douglas Hurd s'était rendu dans une mosquée de Birmingham. C'était le 24 février 1989. 'La loi vous garantit le droit de protester en paix et avec dignité', avait alors déclaré Hurd à la communauté musulmane en ébullition. … Les violences et les manifestations de ces derniers jours génèrent une question fondamentale : faut-il poursuivre la voie empruntée ces dernières années, en perfectionnant nos instruments juridiques et sociaux, ou faut-il changer de cap ? Les diplomaties arabo-musulmanes proposent de revenir en arrière. Elles veulent notre soutien pour forger une législation mondiale contre la 'diffamation religieuse' qui muselle la liberté et les droits. Ils espèrent nous convaincre au nom de la lutte conjointe contre la christianophobie et l'islamophobie. Ils nous invitent à une grande bataille contre les athées et le blasphème. C'est une voie erronée. Elle trahit notre parcours et nos idéaux. Ceux évoqués par Douglas Hurd à Birmingham il y a 23 ans."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Trouw - Pays-Bas | vendredi, 21. septembre 2012
Le président du Parlement européen Martin Schulz est critiqué dans de nombreux médias aux Pays-Bas pour avoir condamné le film L'Innocence des musulmans après l'attaque contre le consulat américain en Libye. Le quotidien social-chrétien Trouw juge aussi que Schulz aurait dû s'engager davantage pour la liberté d'opinion : » suite
Le président du Parlement européen Martin Schulz est critiqué dans de nombreux médias aux Pays-Bas pour avoir condamné le film L'Innocence des musulmans après l'attaque contre le consulat américain en Libye. Le quotidien social-chrétien Trouw juge aussi que Schulz aurait dû s'engager davantage pour la liberté d'opinion : "Ceux qui produisent des films, des livres, des pamphlets ou des caricatures islamophobes bénéficient de la liberté d'opinion, dans le cadre des limites légales existantes. Dans le même temps, d'autres individus ont la liberté de manifester contre ces publications et même de porter l'affaire devant les tribunaux. Mais ils n'ont jamais le droit de réagir par la violence. Schulz aurait dû aborder ce lien entre les droits d'un côté et une grande responsabilité de l'autre. … Car il en va ici de la liberté des citoyens vis-à-vis de l'Etat : aucune politique, aucune idéologie ou aucune religion ne procure à un Etat le droit de réprimer le libre cours de la pensée. Chacun sait que ce n'est pas non plus l'intention de Schulz. Mais s'il est le visage de l'Europe, il doit aussi l'afficher clairement."
» informations complémentaires (lien externe, néerlandais)
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Alfa - Lituanie | jeudi, 20. septembre 2012
Suite aux manifestations dans les pays d'obédience musulmane contre le film anti-islam réalisé aux Etats-Unis, les médias internationaux ont commencé à prédire la mort du printemps arabe. Le portail Alfa est toutefois d'un autre avis : » suite
Suite aux manifestations dans les pays d'obédience musulmane contre le film anti-islam réalisé aux Etats-Unis, les médias internationaux ont commencé à prédire la mort du printemps arabe. Le portail Alfa est toutefois d'un autre avis : "Il est encore trop tôt pour verser des larmes d'amertume. Derrière les photos d'agitateurs publiés par les médias du monde entier se cache une vérité bien plus intéressante. Jamais aussi peu de personnes n'ont participé à un mouvement de protestation. Au Caire, ville de neuf millions d'âmes, se sont réunis sur la place Tahrir près de 1.000 manifestants, alors que des centaines de milliers de personnes s'y réunissaient régulièrement l'année dernière, en dépit du risque très réel d'être tués. Ils ont finalement renversé le dictateur Hosni Moubarak. Aujourd'hui, peu de manifestants sont résolus à escalader les clôtures des représentations diplomatiques américaines ou à tuer des diplomates."
» article intégral (lien externe, lituanien)
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Tous les textes disponibles de » Antanas Manstavicius
Le Soir - Belgique | jeudi, 20. septembre 2012
Le journal satirique Charlie Hebdo en appelle à la liberté d'opinion pour attiser un peu plus un conflit grandissant, s'irrite le quotidien de centre-gauche Le Soir : » suite
Le journal satirique Charlie Hebdo en appelle à la liberté d'opinion pour attiser un peu plus un conflit grandissant, s'irrite le quotidien de centre-gauche Le Soir : "Ne pas publier lesdits dessins n'aurait nullement remis en cause nos principes. En se drapant de vertu, Charlie Hebdo n'a pas servi la liberté d'expression, il s'est servi d'elle pour attiser un brûlot. Le mal est fait. Comment appeler à la raison à présent ? Comment éviter d'autres morts ? Comment expliquer aux musulmans que les vrais démocrates ne rêvent pas de les offenser volontairement en publiant des dessins insultants ou en diffusant un film débile ? Pas plus que l'immense majorité des musulmans ne remet en cause nos principes de liberté d'expression et notre droit à la caricature. C'est vain. Il se trouve dans chaque camp des boutefeux qui ont intérêt à faire la sourde oreille à ces mots d'apaisement."
» article intégral (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Didier Hamann
Le Nouvel Observateur - France | mercredi, 19. septembre 2012
Charlie Hebdo malmène la liberté d'opinion pour augmenter son tirage, critique l'hebdomadaire de centre-gauche Le Nouvel Observateur : » suite
Charlie Hebdo malmène la liberté d'opinion pour augmenter son tirage, critique l'hebdomadaire de centre-gauche Le Nouvel Observateur : "'Charlie Hedbo' est multi-récidiviste contre les musulmans. ... Si 'Charlie Hebdo' est à nouveau pris à partie, il pourra se délecter de dire : 'On vous avait prévenu que c'était des fous'. C'est un cercle vicieux qu'il ne faut surtout pas entretenir. Le pire service à rendre à ce journal serait qu'un acte violent soit commis contre lui. Il faut donc opter pour la critique politique. Il faut faire tomber les masques et dire que 'Charlie Hebdo' est devenu journal populiste et non plus libertaire. Il n'y a rien de courageux à taper sur les musulmans en France à notre époque. L'argument mis en avant par rédaction est celui de la liberté d'expression, l'objectif réel est de relancer les ventes en baisse du journal, en faisant des coups réguliers contre les musulmans."
» article intégral (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Pascal Boniface
Financial Times Deutschland - Allemagne | jeudi, 20. septembre 2012
Le rôle de la satire est d'explorer les limites et peut donc prendre pour sujet la peur des fondamentalistes religieux, argumente le quotidien libéral Financial Times Deutschland : » suite
Le rôle de la satire est d'explorer les limites et peut donc prendre pour sujet la peur des fondamentalistes religieux, argumente le quotidien libéral Financial Times Deutschland : "Il est même préférable que cette initiative vienne désormais du camp de la gauche libérale et non plus du cloaque de l'extrême droite. Depuis que l'islam s'est fortement politisé, on craint de plus en plus en Occident les fondamentalistes religieux. Ce sont ces fanatiques qui exercent la violence, pas de quelconques caricatures. La conséquence de cela, c'est la peur en Occident de dire, montrer ou diffuser quelque chose de mal, comme dans le cas du film controversé sur Mahomet. … Mais presque personne n'a encore vu le film, seule la bande-annonce circule, et certains pays musulmans l'ont déjà bloquée depuis longtemps sur Internet. Malgré tout, les fanatiques qui luttent dans leurs pays pour le pouvoir et leurs partisans, ou bien désireux de détourner l'attention de leurs propres méfaits, sont descendus dans les rues. Et si ce n'était pas en raison d'un quelconque film obscur ou d'une caricature, ce serait pour autre chose. Ce n'est qu'un prétexte aux violences, pas la raison de celle-ci."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Corriere della Sera - Italie | jeudi, 20. septembre 2012
L'Occident ne doit pas battre en retraite par crainte des fondamentalistes islamistes et céder à l'autocensure, exhorte le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : » suite
L'Occident ne doit pas battre en retraite par crainte des fondamentalistes islamistes et céder à l'autocensure, exhorte le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "La réaction colérique et même assassine des fondamentalistes qui ont mis à feu et à sang les ambassades occidentales n'a pas pour cible une image stupide ou un film d'opérette, mais les démocraties qui en permettent la diffusion et n'exercent pas de manière systématique la censure d'Etat. Elle ne veut pas sanctionner un simple acte 'blasphématoire', elle honnit les Etats qui n'ont pas pris pour fondement légal les textes sacrés. Elle considère la laïcité comme un péché, la liberté d'expression comme un sacrilège, une communauté non tyrannisée par les gardiens de l'orthodoxie comme un monde pourri méritant d'être anéanti. La tentation de la censure refleurit dans un Occident effarouché par les conséquences négatives qu'un usage irresponsable de la liberté peut provoquer. Mais c'est précisément hypocrite que de motiver ce syndrome de neo-censure par une interprétation restrictive du traité sur la tolérance de Voltaire. Il y a une seule raison : la peur. La peur d'une réaction disproportionnée, violente et furieuse du radicalisme islamiste."
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Der Standard - Autriche | mardi, 18. septembre 2012
Le mouvement d'extrême droite allemand Pro Deutschland veut diffuser le film L'innocence des musulmans. Ce film antimusulman, à petit budget et réalisé aux Etats-Unis est depuis plusieurs jours à l'origine de manifestations anti-occidentales dans le monde musulman. La chancelière Angela Merkel a ainsi annoncé lundi envisager une interdiction de sa projection. Ce serait faire fausse route, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : » suite
Le mouvement d'extrême droite allemand Pro Deutschland veut diffuser le film L'innocence des musulmans. Ce film antimusulman, à petit budget et réalisé aux Etats-Unis est depuis plusieurs jours à l'origine de manifestations anti-occidentales dans le monde musulman. La chancelière Angela Merkel a ainsi annoncé lundi envisager une interdiction de sa projection. Ce serait faire fausse route, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Car pour les émeutiers et les mouvements derrière eux, il ne s'agit pas de provocations concrètes, seulement de défouler leur mécontentement, quel qu'en soit l'origine, sur un bouc-émissaire. … Interdire le film ne serait pas seulement un viol de la législation existante et une atteinte aux droits fondamentaux, cela reviendrait à abdiquer devant une foule dépourvue d'arguments rationnels. Il faudrait montrer L'innocence des musulmans dans son intégralité pour pouvoir comprendre pleinement les absurdités provoquées par ce film. Car les 14 minutes diffusées sont tellement risibles que le film tout entier ne peut être qu'une injure au moindre intellect."
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Tous les textes disponibles de » Kim Son Hoang
Süddeutsche Zeitung - Allemagne | lundi, 17. septembre 2012
Les attaques contre les ambassades occidentales sont symptomatiques du processus de quête identitaire de nombreux pays musulmans, pas nécessairement opposés au mode de vie occidental en soi, analyse le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : » suite
Les attaques contre les ambassades occidentales sont symptomatiques du processus de quête identitaire de nombreux pays musulmans, pas nécessairement opposés au mode de vie occidental en soi, analyse le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Les Yéménites et les Egyptiens qui jettent des cocktails Molotov sur les ambassades américaines s'appellent entre eux avec leur iPhone et se rafraîchissent avec un Coca-Cola après les émeutes. … Le monde arabe se libère de l'aliénation qu'il connaît depuis la fin de l'Empire ottoman en 1918. Les despotes déchus, Moubarak ou Kadhafi, étaient des dictateurs locaux. Mais ils étaient aussi les larbins de l'Occident ou de Moscou. La rébellion poursuit les révolutions séculières et les coups d'état militaires des années 1950 n'ayant abouti à rien : il s'agit de cogestion depuis l'intérieur, mais aussi d'autodétermination en tant qu'Egyptiens, Tunisiens et Arabes. … Dans la région, l'identité est indissociablement liée à l'islam. … C'est la raison pour laquelle les idéologies religieuses jouent un rôle dans cette quête propre - que ce soit au Parlement ou parmi la foule en colère."
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Der Standard - Autriche | lundi, 17. septembre 2012
La dynamique des manifestations provoquées par le film islamophobe rappelle au quotidien de centre-gauche Der Standard les révolutions du printemps arabe : » suite
La dynamique des manifestations provoquées par le film islamophobe rappelle au quotidien de centre-gauche Der Standard les révolutions du printemps arabe : "En fait les manifestants d'aujourd'hui, dont on ne devrait pas surestimer le nombre, ne sont pas très différents des révoltés de 2011. Un slogan commun les unit mais derrière, on découvre un contexte et des motivations différents. Ceux-ci dévoilent plus que le kitsch annoncé par les médias au moment de l'explosion de la révolution : reporter la responsabilité de la situation sur les conflits extérieurs n'est plus d'actualité, les problèmes ont été identifiés, étiquetés et administrés comme des problèmes intérieurs. Même si des drapeaux américains n'ont pas été brûlés pendant ces révolutions, les anciens régimes ont été détestés et privés de toute légitimité car considérés comme les marionnettes de la politique impérialiste. Les ressentiments n'ont pas disparu, d'autres s'y sont même ajoutés : ceux des laïcs et des libéraux qui accusent désormais les Etats-Unis de pactiser avec les islamistes."
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Kaleva - Finlande | vendredi, 14. septembre 2012
Les attaques contre les corps diplomatiques américains dans le monde arabe en réaction à un film manifestement islamophobe montre une fois de plus le fossé qui existe entre les pays occidentaux et musulmans, constate le quotidien libéral Kaleva : » suite
Les attaques contre les corps diplomatiques américains dans le monde arabe en réaction à un film manifestement islamophobe montre une fois de plus le fossé qui existe entre les pays occidentaux et musulmans, constate le quotidien libéral Kaleva : "Les caricatures de Mahomet il y a quelques années avaient déjà montré les différences de valeurs notables entre les mondes occidentaux et musulmans, incompatibles en pratique. … Dans de nombreux pays musulmans semble prédominer la conception erronée que les dirigeants peuvent simplement museler la liberté d'opinion. Ou peut-être sait-on que ce n'est pas le cas, mais on refuse de l'accepter. … Dans les Etats séculiers occidentaux par contre, on semble avoir oublié le rôle central de la foi dans la vie de beaucoup de gens sur de nombreux continents. Cet aspect semble aussi avoir surpris de nombreux citoyens occidentaux lors de la polémique autour de Pussy Riot en Russie."
» article intégral (lien externe, finnois)
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | vendredi, 14. septembre 2012
Plusieurs personnes ont trouvé la mort ces derniers jours dans les manifestations violentes survenues contre les représentations américaines dans des pays musulmans, dont l'ambassadeur américain en ... » suite
Plusieurs personnes ont trouvé la mort ces derniers jours dans les manifestations violentes survenues contre les représentations américaines dans des pays musulmans, dont l'ambassadeur américain en Libye. Pour le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung, ces événements sont un choc pour les Etats-Unis car "il s'agit justement de quatre pays qui ont destitué leurs dirigeants au moment du 'printemps arabe'. Les Américains n'avaient pas tenté d'empêcher ces bouleversements, ils les avaient même favorisés dans une certaine mesure. Mais leur position dans la région n'a pour autant pas été renforcée, comme cela apparaît de plus en plus aujourd'hui. … La mort violente d'un ambassadeur, le plus haut représentant d'une nation dans un pays d'accueil, est fortement symbolique. … La dernière fois, les Etats-Unis avaient connu une attaque similaire en Afghanistan en 1979, suivie par la crise dramatique des otages dans leur ambassade en Iran. Ce n'est donc pas un hasard si ressurgit le souvenir de l'ère Carter, une période de faiblesse en politique extérieure dans la mémoire des Américains. Si une telle image restait liée à Obama, cela aurait des conséquences désastreuses sur ses chances de réélection."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Andreas Rüesch
Kurier - Autriche | jeudi, 13. septembre 2012
Un film amateur américain sur le prophète Mahomet a déclenché mardi et mercredi de violents mouvements de protestation en Libye, en Egypte et en Tunisie. A Benghazi en Libye, l'ambassadeur américain, trois de ses collaborateurs et dix Libyens ont été tués. Les responsables islamiques devraient prendre position et mettre fin à la violence, demande le quotidien libéral Kurier : » suite
Un film amateur américain sur le prophète Mahomet a déclenché mardi et mercredi de violents mouvements de protestation en Libye, en Egypte et en Tunisie. A Benghazi en Libye, l'ambassadeur américain, trois de ses collaborateurs et dix Libyens ont été tués. Les responsables islamiques devraient prendre position et mettre fin à la violence, demande le quotidien libéral Kurier : "Dans le dialogue critique avec les citoyens, les extrémistes resteront là où ils sont, en marge de la société et finalement insignifiants. Il fallait malheureusement s'attendre au soulèvement sanglant dans certaines parties du monde musulman contre la récente provocation. Celle-ci doit être condamnée avec vigueur. Critiquer oui, recourir à la violence non. Lorsque des Juifs ultra-orthodoxes ont - présume-t-on - gribouillé sur le mur d'un cloître près de Jérusalem 'Jésus est un singe', des synagogues ont-elles ensuite été incendiées ou des ambassadeurs israéliens attaqués ? Non, heureusement. Les autorités musulmanes sont désormais appelées à juguler la populace. Si elles se taisent, elles deviendraient complices. Et continueraient à entraver un dialogue interreligieux en mauvaise passe et pourtant indispensable."
» article intégral (lien externe, allemand)
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